La fuite des cerveaux fait de gros dégâts à l’INS

La fuite des cerveaux fait de gros dégâts à l’INS

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Le système des statistiques en Tunisie souffre de plusieurs difficultés relatives au manque de ressources financières et humaines, a indiqué Lamia Zribi, présidente du Conseil National de la Statistique (CNS), vendredi, lors d’une journée d’étude sur “l’élaboration d’une stratégie nationale pour le développement de la statistique”.

La responsable, a précisé, dans une déclaration à l’agence TAP, que la migration des cadres de l’Institut National de la Statistique (INS), vers les pays de Golfe, constitue ” l’un des principaux problèmes qui se répercutent négativement sur la production de statistiques et de données. Ce phénomène va crescendo, depuis 2011″.

“Plusieurs ingénieurs tunisiens ont préféré partir travailler dans les pays de Golfe, après avoir acquis une expérience de deux ans ou plus, au sein de l’INS. Aujourd’hui, nous devons mobiliser les moyens nécessaires pour développer notre système de statistique, pour se conformer aux critères internationaux”.
“Le non comblement des postes laissés vacants par le départ à la retraire des ingénieurs de l’INS (dans le cadre du gel des recrutements dans la fonction publique), a eu des effets négatifs sur la production des statistiques et des données”, d’après Zribi

“Les utilisateurs des statistiques, notamment parmi les universitaires, les chercheurs et les experts, se sont déclarés insatisfaits des résultats de ces données. D’ailleurs, certaines statistiques publiées sur les sites des structures officielles ne sont pas actualisées”.

Elle a également fait savoir que plusieurs activités ne font pas l’objet de statistiques, actuellement, en Tunisie, en l’occurrence l’économie solidaire, verte, numérique et le système de gestion par objectifs, lesquels ont été inclus dans la nouvelle Loi de finances, ce qui affectera négativement la prise de décision.

La présidente du CNS, a appelé, aussi, à restructurer le CNS, à lui conférer l’indépendance financière et administrative, ainsi qu’à renforcer ses ressources financières, afin qu’il puisse contribuer au développement du système statistique tunisien. Depuis sa création, en 1999, le CNS reçoit ses financements de la part de l’INS.

Zribi a espéré voir le projet de loi relatif au système national de statistiques soumis, récemment, à l’ARP, être adopté, pour que le CNS devienne un établissement public, placé sous la tutelle du ministère du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale.

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