La Méditerranée tue plus de migrants en 2018, par la faute des...

La Méditerranée tue plus de migrants en 2018, par la faute des Européens

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La Méditerranée n’a pas été plus clémente avec les migrants cette année, au contraire. D’après le rapport semestriel du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés publié lundi 3 septembre, un clandestin sur 18 essayant de joindre les rives de l’Europe a trouvé la mort ou a disparu entre janvier et juillet 2018. L’an dernier à la même période on avait enregistré un décès pour 42 personnes, indique le rapport du HCR dénommée “Voyages du désespoir“.

Depuis le début de cette année, plus de 1 600 migrants sont morts noyés ou ont disparu en tentant de rallier l’Europe, précise le rapport du Haut-commissariat des Nations unies. Globalement la masse des personnes qui se ruent verts les cotes de l’Europe a diminué en 2018, mais le taux de morts a lui sensiblement évolué, notamment pour les personnes qui bravent la mer Méditerranée.
Le HCR explique cette situation macabre par la baisse “de capacité de sauvetage en mer. Le nombre d’ONG qui font du sauvetage en mer a diminué depuis l’année dernière“, déclare, sur Franceinfo, Céline Schmitt, porte-parole du HCR. “Selon notre rapport, il y a deux ONG qui continuent à faire ce travail de sauvetage en mer. L’an dernier, à la même époque, il y en avait huit qui opéraient au large des côtes libyennes.

L’explication est aussi à trouver dans “la complication de trouver des ports de débarquement sûrs pour les personnes qui ont été sauvées en mer, on l’a vu encore au cours de ces dernières semaines, et le risque est aussi que d’autres navires, par exemple des embarcations commerciales, prennent plus de précaution et peuvent ne pas répondre à des signaux de sauvetage en mer.
Le HCR pointe du doigt la responsabilité des pays européens, qui ont la possibilité d’accueillir les migrants qui parviennent à débarquer.  “La situation est totalement gérable” puisque le nombre de voyageurs a diminué, affirme la porte-parole du HCR.
Nous ne sommes plus du tout dans la situation de 2015, où plus d’un million de personnes sont arrivées par la mer. Cette année, si on comptabilise les différentes routes d’arrivée par la mer en Europe, il y a un peu plus de 62 000 arrivées“, a-t-elle ajouté
On a vu que des pays ont proposé, récemment, d’accueillir des réfugiés qui arrivaient en Espagne, en Italie (…). C’est un bon geste, mais, ce qu’il faut, ce n’est pas qu’il y ait une négociation à chaque fois, alors que des personnes sont en mer et attendent, mais il faut un mécanisme prévisible pour ce débarquement, et, ensuite, l’accueil des personnes“, conclut-elle.

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