AccueilLa UNELa Tunisie appelle l’ONU à déployer des observateurs internationaux en Libye

La Tunisie appelle l’ONU à déployer des observateurs internationaux en Libye

La Tunisie, qui préside actuellement le Conseil de sécurité de l’ONU, a espéré lundi 4 janvier 2020, l’adoption d’une résolution, « dès que possible », relative à la Libye, pour le déploiement, sous l’égide des Nations Unies, d’observateurs internationaux du cessez-le-feu observé depuis l’automne, rapporte l’AFP.

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« Nous espérons qu’elle sera adoptée dès que possible », car il y a « un élan qui reste un peu fragile », a déclaré l’ambassadeur tunisien à l’ONU, Tarek Ladeb, en allusion aux négociations entreprises par les parties sur les plans politique et militaire.

« Il faut adopter ce mécanisme (de surveillance d’un cessez-le-feu) et cela dépend des négociations entre les parties libyennes et la Manul (mission de l’ONU en Libye) sur la base des suggestions du secrétaire général », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Membre non-permanent jusqu’à la fin de 2021, la Tunisie a assumé début janvier la présidence tournante du Conseil de sécurité. Son programme de travail ne prévoit, à ce stade, une réunion sur la Libye qu’en fin de mois.

Toujours selon l’AFP, dans un rapport fin 2020, Antonio Guterres a préconisé la constitution d’un groupe d’observation non armé, formé de civils et de militaires à la retraite venant de pays de l’Union africaine, de l’Union européenne et de la Ligue arabe, détaille encore l’AFP.

Le chef de l’ONU s’abstient dans son document d’en préciser le nombre souhaité. Dès l’approbation d’un mandat par le Conseil de sécurité, les observateurs commenceraient leur mission par la région de Syrte, ville natale de l’ex-leader Mouammar Kadhafi.

En vertu d’un accord conclu entre les parties libyennes le 23 octobre, ils auraient à superviser le cessez-le-feu observé depuis l’automne et vérifier le départ dans les trois mois, soit avant le 23 janvier, des mercenaires et militaires étrangers déployés en Libye.

Une « empreinte onusienne limitée »

Selon des diplomates, l’Union européenne milite depuis des mois pour un mécanisme substantiel de surveillance du cessez-le-feu mais le secrétariat de l’Organisation préférerait une empreinte onusienne limitée en Libye.

La Russie s’est opposée, de son côté, à un engagement rapide du Conseil de sécurité pour appuyer la dynamique observée en Libye, réclamé par certains pays européens, selon les mêmes sources. 

D’après l’ONU, le pays comptait toujours début décembre 20.000 soldats et mercenaires étrangers.

Homme fort de l’Est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar a bénéficié du soutien de mercenaires venant de Russie tandis que les troupes du Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli ont obtenu entre autres l’appui de l’armée turque.

Le 22 décembre, le Parlement turc a prolongé de 18 mois l’autorisation de déployer des militaires turcs en Libye, en apparente contradiction avec la demande d’un départ des troupes étrangères avant le 23 janvier.

La situation sécuritaire et sociale en Libye inquiète chaque jour encore plus la communauté nationale et internationale. De féroces combats se déroulent depuis des jours et nuits dans la capitale Tripoli.

 En faisant tomber le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, les Libyens craignaient toujours le scénario somalien ou irakien dans un pays plongé dans le chaos et livré aux milices.

De nombreux Libyens avouaient même regretter le passé. Les conflits régionaux, idéologiques et tribaux sont pires que le règne du dictateur.

Les violences quotidiennes et l’insécurité persistante à Tripoli, ont poussé la grande majorité des pays occidentaux à évacuer leurs ressortissants et à fermer ambassades et entreprises, aggravant l’isolement de ce pays !

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