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Le chef humanitaire de l’ONU, Stephen O’Brien, se rendra en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo du 16 au 21 juillet 2017. L’objectif de ses visites est de constater de près les conséquences humanitaires dévastatrices de la violence continue dans les deux pays.

En RCA, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays est passé de 503 600 en mai à 534 000 en juin 2017, soit une augmentation de 6%. La détérioration de la situation dans le pays est aggravée par un sous-financement important, où le plan d’intervention humanitaire (HRP) de 399,5 millions de dollars n’est financé qu’à 30%.

En RDC, où le HRP de 812,5 millions de dollars n’est financé que de 23%, environ 7,3 millions de personnes ont besoin d’un certain type d’aide humanitaire. La crise en pleine expansion en RDC a maintenant déplacé 3,8 millions de personnes dans le pays, créant la plus grande crise de déplacement dans toute l’Afrique.

Lors de ses visites consécutives dans les deux pays, M. O’Brien rencontrera les communautés touchées par le conflit, les autorités nationales, les partenaires humanitaires et la communauté diplomatique. Il évaluera les moyens d’aborder les problèmes de protection et d’accès humanitaire et préconisera un financement accru pour répondre aux besoins des personnes concernées.

M. O’Brien tiendra une conférence de presse sur sa mission en RCA le mardi 18 juillet et en RDC le vendredi, 21 juillet 2017.

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Des affrontements ont éclaté dimanche soir entre des forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA) et des groupes rivaux dans la région de Garabulli, à 60 km à l’est de la capitale, selon des témoins. La mission de l’ONU en Libye a exprimé sa “préoccupation”, rapporte arcinfo.

“Menacer la sécurité de la capitale est inacceptable. (La mission de l’ONU) exhorte les parties à s’abstenir d’une nouvelle escalade”, a écrit la mission sur son compte Twitter, indique la même source.

Des milices fidèles à l’ancien chef d’un gouvernement non reconnu, Khalifa Ghweil, écarté du pouvoir après la formation du GNA, venues notamment de la ville de Misrata, se sont regroupées ces derniers jours près de Garabulli.

Le GNA avait mis en garde vendredi des groupes qu’il a qualifiés d”hors la loi”, contre toute avancée vers la capitale, ajoutant avoir donné des ordres à ses forces pour repousser toute attaque sur Tripoli.

Selon des témoins, les forces loyales au GNA se sont regroupées à leur tour à l’est de la capitale pour repousser l’offensive de leurs rivaux.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a affirmé, mercredi 5 juillet 2017, au nouveau Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), Ghassen Salama, la détermination de la Tunisie à offrir les meilleures conditions possibles à la mission onusienne afin de mener à bien sa mission.
Dans un entretien téléphonique, le ministre a réitéré l’appui de la Tunisie aux efforts onusiens visant à rapprocher les points de vue entre les différentes factions et de les inciter au dialogue pour parvenir à une solution politique globale capable de rétablir la stabilité en Libye.

De son côté, le responsable onusien a salué l’engagement de la Tunisie à soutenir l’action de la mission de l’ONU en Libye et à ranger du côté du peuple libyen et de l’aider à dépasser la crise que traverse le pays.

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La présentation du programme conjoint pour l’amélioration de la prise en charge des femmes et des filles victimes de violence, a été le thème d’une conférence-débat, tenue mercredi à Tunis, avec la participation des professionnels des institutions publiques et les représentants de la société civile travaillant auprès des femmes et filles victimes de violence.
Signé le 4 mai 2017 par le ministre des Affaires étrangères, Khémais Jhinaoui et Diego Zorrilla, coordinateur résident du système des Nations Unies, le programme conjoint de l’amélioration des conditions de prise en charge des femmes et filles victimes de violence a pour objectif la prise en charge intersectorielle visant à prévenir et répondre aux violences faites aux femmes.
Impliquant les cinq ministères concernés (Justice, Intérieur, Affaires Sociales, Santé, Femme), des associations de la société civile ainsi que plusieurs agences des Nations Unis, le programme vise à l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs travaillant auprès des victimes, a fait savoir Delphine Lavaissiere, chargée du programme genre et de la lutte contre la violence fondée sur le genre au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

Financé à hauteur de 870 000 USD par les agences du système des Nations Unis (SNU) et la coopération espagnole, le programme s’étale sur deux ans (2017-2018) et pourra se prolonger en intégrant de nouveaux partenaires, a précisé Lavaissiere en soulignant le caractère “dynamique” et “interactif” du programme.
Le programme conjoint permettra l’amélioration des services apportés aux victimes selon trois axes d’interventions : la prestation de services de qualité pour la prise en charge des victimes, la gouvernance et la coordination entre les différents acteurs intervenants ainsi que la campagne d’information et de sensibilisation auprès du grand public, la société civile, institutions et décideurs sur la violence faites aux femmes et filles, a encore précisé la même source.
Le programme sera axé essentiellement sur la formation des professionnels travaillant auprès des victimes afin de mieux les aider et les accompagner dans leurs démarches de protection et de défense, a-t-elle ajouté.

Rappelons que selon une étude réalisée par l’Office National pour la Famille et de la Population (ONFP) en 2010, 47,6% des femmes tunisiennes âgées de 18 à 64 ans déclarent avoir subi une ou plusieurs formes de violence au cours de leur vie; et 73% des femmes victimes affirment ne pas savoir à qui s’adresser quand elles sont victimes de violence.

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Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et Chef de la MONUSCO, Maman Sidikou, suit de près l’évolution de la situation politique en République démocratique du Congo et en particulier les récentes déclarations de plusieurs acteurs nationaux clefs.

Le Représentant spécial tient à rappeler à tous les signataires de l’Accord du 31 décembre 2016 leur obligation de mettre en œuvre intégralement et de bonne foi cet accord.

L’Organisation des Nations Unies rappelle que cet accord constitue la seule voie viable et pacifique pour sortir de l’impasse actuelle et pour aboutir à l’organisation d’élections paisibles et crédibles. Ces mesures de décrispation sont des ingrédients essentiels pour promouvoir une vraie concorde entre tous les Congolais, dans cette phase cruciale de l’histoire du Congo

« C’est à la CENI que revient la responsabilité principale d’organiser ces élections conformément à la Constitution et à l’Accord du 31 décembre 2016. J’appelle donc la CENI à publier sans plus tarder un calendrier officiel et consensuel pour l’organisation de ces élections », a indiqué M. Sidikou.

Le Représentant spécial exhorte le gouvernement à poursuivre et assurer la mise en œuvre intégrale et rapide des mesures de décrispation prévues par l’Accord du 31 décembre 2016, afin de créer l’environnement politique et les autres conditions nécessaires pour l’organisation des élections.

« Ces mesures de décrispation sont des ingrédients essentiels pour promouvoir une vraie concorde entre tous les Congolais, dans cette phase cruciale de l’histoire du Congo », a ajouté le Représentant spécial.

L’ONU exhorte également les partis politiques à redoubler d’efforts afin de trouver, par le dialogue, une solution à l’impasse persistante.

A cet égard, le Représentant spécial Maman Sidikou réaffirme sa détermination à poursuivre ses bons offices, conformément à la Résolution 2348 du Conseil de sécurité de l’ONU, et à travailler avec tous les acteurs nationaux et les partenaires régionaux et internationaux en vue de la mise en œuvre complète et fidèle de l’Accord du 31 décembre 2016.

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Ce n’est pas uniquement chez lui que le président américain s’arrange pour s’attirer des foudres de plus en plus violentes. Le monde, surtout les alliés des Etats-Unis, ne sont pas épargnés, sauf manifestement Israël, assuré d’une enveloppe d’aide qui ne change pas et dans une bien moindre mesure l’Egypte qui voit celle de l’assistance à la sécurité passer de 143 millions de dollars à 75 millions $ au titre de l’exercice 2018 dont le projet est soumis par l’administration Trump au Congrès.

L’administration américaine sous Donald Trump ne croit pas beaucoup au « soft power » (la puissance douce), une expression qui désigne l’arsenal non-coercitif de politique étrangère d’un pays, notamment la diplomatie et l’aide étrangère. Cela est particulièrement manifeste dans le projet de budget proposé par le président américain pour l’exercice 2018. La Maison Blanche veut réduire l’aide étrangère des États-Unis de plus de 30% par rapport à l’exercice 2016, de 23,2 milliards $ à 15,4 milliards $. Elle veut faire des coupes claires dans le financement des activités du Département d’Etat américain pour le ramener de 55 milliards $ en 2016 à 40 milliards $.

Le plus choquant, et sans doute le plus révélateur du mépris de l’équipe de Donald Trump pour l’aide étrangère, a été la réduction de l’aide américaine à la Tunisie, une « success story » prometteuse mais encore fragile, selon le Middle East Online qui reprend un article du détenteur de la chaire professorale de politique mondiale et de sécurité à l’université de Georgetown à Washington, Mark Habeeb. Si la Maison Blanche parvenait à ses fins, l’aide à la sécurité de la Tunisie plongerait de 82 millions $ à 15 millions $ et l’aide économique baisserait d’un tiers.

Le Liban se voit infliger à son tour une aussi grande coupe au titre de l’aide à la sécurité, une réduction de 82%, tout comme l’Irak et Bahreïn (plus de 80% chacun). L’Irak, cependant, bénéficierait d’une augmentation de l’aide économique de 122 millions $ à 300 millions $. Le gouvernement reconnu par l’ONU en Libye devrait recevoir davantage d’aide économique. L’enveloppe de l’aide économique et sécuritaire de la Jordanie sera, elle, rabotée de plus de 20%.

La Maison Blanche n’en fera pas à sa tête

Cependant, la Maison Blanche ne pourra pas en faire à sa tête. Le Congrès américain fixe le budget final des États-Unis et définit les niveaux des dépenses pour les programmes à travers l’enveloppe des crédits annuels et les membres du Congrès des deux partis ont clairement fait savoir que les réductions proposées par Trump en matière d’aide étrangère sont vouées à l’échec.

Le sénateur américain Bob Corker, un républicain du Tennessee qui est président du comité des relations étrangères du Sénat, a annoncé au cours d’une audience que « le budget qui a été présenté ne va pas être celui auquel nous allons avoir affaire ». Dans un reproche à l’administration, Corker a ajouté que « ce serait une perte de temps » d’examiner même les propositions du président « parce que ce n’est pas la chose qui va arriver. »

 Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, dans sa déposition devant le Sénat, a affirmé que, malgré la réduction des fonds, les Etats-Unis « continuent d’être le leader en matière de développement international, de santé dans le monde, de démocratie, de bonne gouvernance et d’action humanitaire ». Les sénateurs des deux partis ont exprimé leur scepticisme quant à la façon dont les Etats-Unis pourraient maintenir le leadership mondial sur ces questions sans consacrer des fonds à cet effort.

Le sénateur Ben Cardin, un démocrate du Maryland, a déclaré que la proposition de la Maison Blanche en elle-même a eu un « impact dissuasif » sur les diplomates et les responsables de l’aide étrangère et a envoyé le mauvais message au reste du monde sur le leadership des États-Unis. « Je suis profondément préoccupé par l’approche de votre administration qui n’adjuge pas l’Amérique d’abord, mais laisse plutôt l’Amérique seule», a dit Cardin Tillerson. Il a affirmé que le Congrès élaborerait son propre budget qui ne serait pas proche de celui proposé par la Maison Blanche.

Une demande « dangereuse et irresponsable »

Mais le critique le plus virulent de l’administration Trump était le sénateur Lindsey Graham, républicain de la Caroline du Sud qui ne s’est pas fait faute de s’en prendre à Trump au sujet d’un certain nombre de questions. Graham, qui est président du sous-comité de la Commission des crédits du Sénat pour les opérations à l’étranger, s’est lâché contre l’administration pendant près de 15 minutes alors que son staff a présenté de nombreux graphiques et tableaux mettant en relief les effets des réductions proposées par l’administration.

« Je veux que le pays sache que cette demande budgétaire est dangereuse et irresponsable en matière de soft power », a déclaré Graham. « Ce compte budgétaire est durement touché non pas en raison d’un contrôle exercé sur la façon dont le Département d’Etat fonctionne, mais [en raison de] de pressions budgétaires. »

Compte tenu de l’opposition des deux partis aux niveaux de financement proposés par l’administration, il est fort probable que le Congrès en augmente le volume lors de l’adoption de la version finale du projet de loi sur les crédits alloués aux opérations à l’étranger. On sait moins comment seraient affectés les fonds supplémentaires supérieurs aux demandes de l’administration, bien que des réductions de l’aide à Israël soient tout sauf impossibles à imaginer.

Les réductions drastiques proposées par l’administration peuvent refléter simplement la façon dont Trump aime négocier: faire des demandes outrageantes sachant que l’accord final tiendra du compromis. Ainsi, bien que le Congrès ait rejeté catégoriquement la position initiale de Trump, il est presque certain que l’enveloppe finale contiendra des réductions, mais dans certains cas substantiels, conclut le Middle East Online.

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein a déclaré ce vendredi que l’ouverture d’une enquête internationale sur les violations odieuses des droits de l’homme et atteintes à ces droits dans la région du Kasaï en République démocratique du Congo envoie aux auteurs présumés le message que la communauté internationale a fermement l’intention de les traduire en justice.

La résolution, adoptée à l’unanimité au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, appelle le Haut-Commissaire à nommer une équipe d’experts internationaux pour enquêter «sur les violations du droit international humanitaire et les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits commises dans la région du Kasaï.» Depuis 2016, environ 1,3 million de personnes originaires de la région du Kasaï ont été déplacées par les violences, et 30 000 se sont réfugiées en Angola.

«Nous soutenons pleinement l’établissement d’une commission d’enquête internationale et la considérons comme un pas de plus vers l’identification et la poursuite des auteurs de graves violations des droits de l’homme, a déclaré le Haut-Commissaire Zeid.

Je présenterai un rapport complet avec les conclusions de l’équipe au Conseil des droits de l’homme. Cette équipe mènera son enquête de manière entièrement  indépendante, dans le respect des normes internationales et conformément au mandat qui lui a été conféré par le Conseil. La résolution réitère clairement l’importance d’assurer la protection de toutes les personnes qui collaborent avec l’équipe, ce qui souligne la nécessité que le groupe d’experts opère en totale indépendance. Nous comptons sur la pleine coopération des autorités, en particulier pour nous octroyer un accès illimité à tous les sites, dossiers, individus et lieux concernés.»

«Les victimes – qu’elles aient été tuées, mutilées, soumises à des violences indescriptibles ou forcées de quitter leur maison – méritent qu’on leur rende justice.»

Le Haut-Commissaire a ajouté que ses services continueront  à observer la situation des droits de l’homme, à établir des rapports et à apporter une assistance technique aux autorités de la République démocratique du Congo.

La résolution demande au Haut- Commissaire de faire une mise à jour orale au Conseil à sa session de mars 2018, suivie d’un rapport détaillé en juin 2018.

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Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, un habitué des palais présidentiels en Afrique, a déclaré ceci suite à l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’unanimité, de la résolution autorisant l’envoi d’une force dans le Sahel pour stopper les ravages des groupes djihadistes :

Je salue l’adoption à l’unanimité par le conseil de sécurité de la résolution 2359 qui salue le déploiement de la force conjointe du G5-Sahel.

Le conseil de sécurité y exprime son soutien plein, clair et entier à une initiative africaine de lutte contre le terrorisme et appelle l’ensemble de la communauté internationale à lui fournir assistance. Il est désormais saisi et aura régulièrement l’occasion de suivre la mise en œuvre des activités de la force conjointe du G5 Sahel.

Avec la création de cette force, les Etats africains ont manifesté leur volonté de s’unir pour assurer leur sécurité. C’est une initiative que je salue et que nous devons tous soutenir.

La paix et la sécurité dans le Sahel constituent une priorité de premier plan pour la France, engagée aux côtés de ses partenaires africains dans la lutte contre le terrorisme à travers notamment l’opération Barkhane“. Ces propos ont été tenus hier mercredi 21 juin 2017 de suite après le vote à l’ONU.

Pour rappel, le texte de la résolution a été élaboré et porté à bout de bras par la France. Mais il se heurtait jusqu’ici aux réticences des USA. Après un accord avec Paris la veille du vote, Washington a enfin accepté de lever son véto. Des troupes supplémentaires vont donc pouvoir renforcer le dispositif militaire déjà mis en place par le G5 Sahel, composé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad. Avec le financement de 56 millions de dollars de l’Union européenne, les choses semblent bien engagées…

C’est incontestablement une victoire pour la France et un grand motif de soulagement, car ses soldats, près de 4000, déployés dans le cadre de l’opération Barkhane, se sont retrouvés pratiquement seuls dans le bourbier sahélien, alors que le péril terroriste ne cesse de grossir. Pas plus tard que le week-end dernier, les djihadistes ont frappé à deux reprises au Mali en 24 heures. Il y a donc urgence…

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La République centrafricaine est témoin d’une situation «insoutenable» de la propagation de groupes armés et de violations croissantes des droits de l’homme, et le gouvernement doit agir maintenant, a averti une experte des Nations Unies.

L’experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum, a noté la progression très inquiétante des groupes armés dans le Centre et le Sud du pays, et en particulier dans les régions de la Ouaka, du Mbomou et de la Basse-Kotto.

« Cette situation est insoutenable et l’Etat centrafricain doit retrouver sans plus tarder l’intégrité et la souveraineté de son territoire pour y assurer sécurité et Etat de droit » a dit Mme Keita Bocoum*.

Elle a alerté sur les conséquences de ces violations inadmissibles et a regretté qu’encore une fois, les auteurs ne sont pas inquiétés, les enquêtes ne sont pas menées, laissant ainsi les rumeurs nourrir l’esprit de vengeance.

L’experte indépendante a constaté que la violence du conflit et la faible réponse de protection qui s’en est suivie, ont suscité l’indignation et les cris de détresse de la population.

« La responsabilité de protéger les populations est une obligation de l’Etat, et la communauté internationale, particulièrement la MINUSCA doit pouvoir être à ses côtés pour la mettre en œuvre efficacement », a affirmé Marie-Thérèse Keita Bocoum.

Elle a ajouté que « la lutte contre l’impunité apparaît comme essentielle à la résolution de la crise en République centrafricaine. Il est encourageant de voir quelques améliorations en ce sens, telle la nomination du Procureur Spécial de la Cour pénale spéciale et la création de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

« Mais ces avancées doivent s’articuler autour d’une politique nationale des droits de l’homme, qui tienne compte de l’égal accès  des centrafricains aux droits économiques, sociaux et culturels ».

Réitérant l’impératif d’enquêter les violations des droits de l’homme sans plus tarder et faire procéder aux arrestations de ceux qui ont pu commettre, ordonner ou laisser faire ces violations, individuellement ou collectivement.

L’experte indépendante a aussi invité le Ministère de la justice à renforcer les moyens mis à la disposition des juridictions nationales pour assurer la présence effective des autorités judiciaires dans les villes où ils ont été redéployés.

« Les autorités que j’ai rencontrées, y compris le corps diplomatique, le gouvernement et le parlement, ont unanimement affirmé leur détermination à lutter contre l’impunité et à proscrire toute possibilité d’amnistie pour les crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou crimes de génocide, conformément au forum de Bangui, à la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par la République Centrafricaine », a tenu à clarifier Mme Keita Bocoum.

Exprimant sa satisfaction pour la publication du rapport Mapping des Nations Unies, elle a insisté sur la nécessité de continuer à documenter ces violations, et de protéger et assister les victimes et les témoins afin que justice soit rendue et qu’aucun fait grave ne reste impuni.

Alors que la situation humanitaire reste critique, L’experte indépendante a souligné les richesses naturelles dont dispose la République centrafricaine, et encouragé les autorités nationales  à évaluer l’accès aux droits économiques et sociaux et à assurer le contrôle des ressources naturelles afin d’explorer les opportunités économiques qui existent dans ce pays et de démontrer aux jeunes qu’elles sont porteuses d’espoir.

Mme Keita Bocoum a également noté l’impact disproportionné du conflit centrafricain sur les femmes, réitérant sa recommandation de renforcer la présence des femmes dans les négociations pour la paix et la sécurité et dans les efforts de développement. De même, elle appelle le gouvernement et la communauté internationale à soutenir les initiatives de réconciliation et de cohésion sociale et à définir des stratégies qui facilitent l’insertion des jeunes dans le marché du travail et de l’entrepreneuriat sur toute l’étendue du territoire.

Au cours de sa visite, l’Experte a rencontré des représentants du gouvernement, du parlement, du corps diplomatique, de la société civile, des partis politiques, des organisations non gouvernementales et des Nations Unies, ainsi que des représentants de victimes et de personnes déplacées, à Bangui et à Obo.

Mme Keita Bocoum rendra compte de ses conclusions au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et présentera son rapport final en septembre 2017.

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C’est une annonce qui n’honore pas le Nigeria, déjà régulièrement épinglé par les rapports internationaux sur la corruption et les détournements de fonds publics, mais cette fois au moins le gouvernement a le mérite de reconnaitre les faits et de les porter à la connaissance des citoyens. Au moins la moitié de l’aide alimentaire destinée aux populations en proie à la faim du fait des incursions meurtrières de Boko Haram dans le nord-est s’est évaporée, ou plus précisément a été soigneusement détournée, a confié Laolu Akande, porte-parole du président par intérim, Yemi Osinbajo, rapporte l’Agence Ecofin ce lundi 19 juin 2017.

Alors la solution sera sécuritaire et militaire. En effet les autorités ont décidé de mobiliser 1376 soldats et 656 policiers pour veiller sur les chargements et s’assurer qu’ils arrivent à bon port dans les Etats de Borno, Adamawa et Yobe, les plus touchés par les ravages du groupe terroriste, a indiqué Laolu Akande…

A noter que le président par intérim a activé le 8 juin 2017 un programme destiné à approvisionner en céréales 1,8 million de personnes qui ont dû fuir leurs domiciles dans le nord-est du pays. A ajouter au dispositif mis en branle par les Nations unies, qui ont évalué leurs besoins à 1,05 milliard $ pour venir à bout de la crise alimentaire qui frappe dans cette région. Mais pour le moment on est très loin du compte avec à peine un quart du montant collecté. Les populations du nord-est ne sont pas au bout de leurs tourments…

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L’ambassadrice Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, s’est exprimée ce matin lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine.

« L’Union africaine dispose d’une capacité unique en son genre d’anticipation de crise, de médiation de conflits et de déploiement de militaires et policiers dans un court délai. Et ce, qui plus est, dans certains des environnements les plus difficiles au monde. Nous nous félicitons du leadership croissant dont l’UA a fait montre en contribuant aux opérations de paix et en luttant contre les groupes terroristes et d’insurgés. »

« Nous sommes encouragés par la perspective d’opérations de paix plus efficaces, autonomes et menées par l’Afrique. Nous comprenons toutefois que des progrès supplémentaires prendront du temps. Par conséquent, avant d’envisager une avancée vers une résolution cadre concernant le soutien financier par l’ONU, nous chercherons d’abord à voir les mises en œuvre et les résultats concrets sur base des références et échéances propres de l’UA. »

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Les frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI) à Raqqa sont “excessives”, a jugé, mercredi 14 juin, la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, rapporte France 24.

Considéré comme le principal fief syrien du groupe jihadiste, la ville est prise d’assaut depuis le début du mois par les Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance de miliciens arabes et kurdes soutenue par les États-Unis), appuyé par les frappes de la coalition internationale.

Les enquêteurs, qui n’ont pas accès à la Syrie, ont décompté 300 civils tués par les frappes aériennes de la coalition depuis le 1er mars dans l’ensemble de la province de Raqqa.

Selon la même source, plus de 320 000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011.

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L’Expert indépendant des Nations Unies sur le renforcement de capacités et de la coopération technique avec la Côte d’Ivoire dans le domaine de droits de l’homme, M. Mohammed Ayat, effectuera sa sixième et ultime visite dans le pays du 12 au 16 juin 2017.

« Cette visite sera l’occasion de faire une évaluation finale des progrès réalisés en termes de construction démocratique, renforcement de l’Etat de droit, des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en tenant compte des engagements pris par les autorités nationales depuis le remaniement ministériel de janvier 2017 », a-t-il déclaré.

« La mission, qui intervient dans le contexte de la fermeture de la Division des droits de l’homme de l’ONUCI, me permettra également de consulter les autorités ivoiriennes et en particulier la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire sur les engagements pris et actions réalisées dans le cadre de l’appropriation nationale de la protection et de la promotion des droits de l’homme », a précisé M. Ayat.

Des rencontres avec les organisations de la société civile permettront aussi de faire le point sur les avancées et défis relatifs à la situation de l’ensemble des droits économiques, sociaux et culturels, indissociables des droits civils et politiques.

« J’envisage également de faire une évaluation finale des recommandations contenues dans mes précédents rapports publics au Conseil des droits de l’homme, notamment en matière de réformes institutionnelles et de lutte contre l’impunité et de préservation de l’espace démocratique », a-t-il affirmé.

Au cours de sa visite, l’Expert indépendant rencontrera les membres du Gouvernement ivoirien, les représentants des organisations non gouvernementales et des associations de victimes. Il s’entretiendra également avec des représentants du corps diplomatique et de l’équipe pays de l’ONU en Côte d’Ivoire. Il visitera aussi des lieux de détention.

Un communiqué de presse résumant les observations préliminaires de l’expert indépendant sera rendu public à la fin de sa visite. Les informations collectées au cours de la mission serviront à appuyer le dernier rapport que l’expert indépendant présentera lors de la trente-cinquième session du Conseil des droits de l’homme à Genève, le 20 juin 2017.

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La communauté internationale doit se rallier d’urgence derrière la communauté humanitaire qui s’efforce d’assister des milliers de civils en République centrafricaine, a annoncé aujourd’hui la Coordinatrice humanitaire dans le pays lors d’une réunion d’information aux États membres de l’ONU à Genève.

« La fréquence et la brutalité des attaques à Bangassou, Bria, Alindao et d’autres localités ont atteint des niveaux qui n’avaient pas été enregistrés depuis août 2014, » a déclaré Najat Rochdi, Coordinatrice humanitaire et Coordinatrice résidente des Nations Unies en République centrafricaine. « Il existe des signes profondément inquiétants de manipulation de la religion visant à déclencher la dernière vague d’attaques qui a secoué le pays. Il faut rapidement saisir ce qui pourrait présenter la dernière occasion d’empêcher une nouvelle escalade de la crise ».

De nouveaux foyers de violence ont émergé à travers le pays et d’atroces crimes intercommunautaires divisent et éparpillent le tissu social du pays. Au cours des deux dernières semaines, plus de 100 000 personnes ont été nouvellement déplacées. Dans la ville de Bria, au centre, la violence qui a éclaté à la mi-mai a déraciné plus de 40 000 personnes. En attaquant la ville de Bangassou, au sud-est, où la coexistence pacifique a résisté à tous les épisodes violents précédents, les groupes armés ont attaqué un symbole de cohésion sociale. Les combats ont tué plus de 100 personnes et contraint des milliers à fuir leur maison.

« Les communautés déplacées par ce regain de violence ont cherché refuge dans des zones que nous pouvons difficilement atteindre. Les acteurs humanitaires font face à des défis logistiques et de sécurité, aggravés par des déficits de financement, » a déclaré Mme Rochdi. « À moins que les acteurs humanitaires ne disposent de moyens suffisants, des dizaines de milliers de personnes parmi les plus vulnérables seront exclues de l’aide, plusieurs d’entre elles seront tuées, et des zones entières du pays se retrouveront abandonnées ».

La recrudescence de la violence a engendré un accroissement considérable du nombre de déplacés à l’intérieur du pays, comptabilisant aujourd’hui plus de 500 000 personnes pour la première fois depuis 2014. Un nombre presqu’autant élevé de personnes a trouvé refuge dans les pays voisins. Au total, aujourd’hui, plus d’une famille sur cinq a été obligée de quitter leur maison.

« Cette nouvelle escalade survient à un moment où les communautés en République centrafricaine ont désespérément besoin de relèvement et de reconstruction. Cette crise de plus en plus aigüe nécessite un engagement fort de tous les partenaires, » a déclaré Mme Rochdi. « Ce n’est pas le moment de laisser tomber la population de la République centrafricaine. Ce n’est pas le moment de renoncer à la paix ».

Les nouvelles urgences augmentent les besoins déjà immenses en assistance humanitaire, découlant d’une crise de quatre ans et aggravés par le manque d’infrastructures et de développement de nombreuses régions du pays.

En République centrafricaine aujourd’hui, près d’une personne sur deux dépend de l’aide humanitaire pour survivre, un rapport parmi les plus élevés au monde. Près de la moitié de la population est confrontée à l’insécurité alimentaire. Le plan de réponse humanitaire pour 2017 qui s’élève à 399,5 millions de dollars n’a jusqu’à présent reçu que 25% de financement.

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Un rapport des Nations Unies publié le vendredi 19 mai 2017 rend public les conclusions d’une enquête approfondie sur les violations et abus des droits de l’homme commis dans et autour de la ville de Yei, Central Equatoria (150 km au Sud-Ouest de Juba) au cours de la période allant de juillet 2016 à janvier 2017.

Le rapport de la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) et du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies documente des cas de violations et d’abus dans lesquels des civils ont été pris pour cible par les deux parties au conflit en raison de leur origine ethnique et/ou de leur soutien présumé à l’autre partie y compris 114 assassinats par les forces pro-gouvernementales. L’ampleur des abus commis par les groupes d’opposition armés demeure peu claire en raison du manque d’accès aux zones où ces groupes sont actifs. Le rapport conclut que ces violations et abus pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité et justifient une enquête plus approfondie.

Le rapport met en outre en lumière des cas de bombardements indiscriminés de civils; des assassinats ciblés; de pillage et de destructions de biens civils par des incendies ainsi que des cas de violence sexuelle perpétrés contre les femmes et les filles, y compris celles fuyant les combats.

Jusqu’à une date récente, Yei était en grande partie une ville paisible, avec entre 200 000 et 300 000 habitants d’ethnies différentes. En juillet 2016, la violence a éclaté entre les forces gouvernementales et les forces de l’opposition conduisant au départ du chef de l’opposition, Riek Machar, avec un petit groupe de partisans à travers les régions d’Equatorias  jusqu’en République Démocratique du Congo. Poursuivis par les forces gouvernementales, des combats ont éclaté le long de leur route et en particulier à Yei. Cette violence a alimenté de fortes divisions à caractère ethnique entrainant ainsi des assassinats ciblés, des arrestations, des viols et des déplacements massifs de plus de la moitié de la population de la ville.

Les images satellite utilisées pour corroborer les allégations montrent de nombreuses maisons et commerces incendiées entrainant  un déplacement forcé de dizaines de milliers de civils. Même si les populations ont fui la violence, des récits laissent entendre que les parties armées ont harcelés, volés et ciblés les personnes civiles alors qu’elles se dirigeaient vers l’Ouganda afin de s’y réfugier.

« Ce rapport documente les souffrances humaines profondes causées par le conflit en cours et l’exploitation des divisions locales et ethniques à des fins politiques », indique le rapport. « Le conflit à Yei, en particulier, met en lumière le niveau d’impunité au Soudan du Sud, ce qui a contribué à nourrir des cycles de violence successifs partout dans le pays ».

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Une mission conjointe de Haut niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et des Nations Unies s’est rendue, le 17 mai 2017 en Côte d’Ivoire, dans le contexte des mutineries qui menaçaient d’aggraver les tensions sociales et de ternir l’image de la relance économique réussie de la Côte d’Ivoire.

Cette mission, composée du Président de la Commission de la CEDEAO, Marcel A. de Souza, du Ministre d’Etat, Secrétaire Général à la Présidence de la République de Guinée, Kiridi Bangoura, représentant le Président en exercice de l’Union Africaine, S.E. Prof. Alpha Condé, et du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, a été reçue en audience par S.E.M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire.

La mission a manifesté tout son soutien au Président Alassane Ouattara, au Gouvernement et au peuple ivoirien dans ces moments difficiles traversés par le pays. Elle a transmis ses félicitations au Président de la République pour la sagesse qui a conduit au règlement rapide et pacifique des revendications des mutins.

Durant ces derniers évènements, la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude quant à l’usage de la violence et ont réitéré leur attachement au recours exclusif au dialogue et aux voix légales pour résoudre les différends.

A cet égard, la mission se réjouit de l’accord qui a été trouvé et qui démontre la volonté des autorités Ivoiriennes, et à leur tête le Président Ouattara, de trouver des solutions à travers le dialogue pour garantir les droits de tous, en vue de sauvegarder la stabilité du pays.

La Côte d’Ivoire est un pays majeur de la région qui doit continuer à servir de modèle de stabilité et de développement économique. Il importe que le chemin de la paix soit toujours privilégié pour faire face à de telles tensions qui pourraient compromettre les fondements de l’expansion économique et l’émergence de la Côte d’Ivoire.

La CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies expriment leurs profondes compassions aux familles éplorées au cours de ces événements et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés.

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La Tunisie a été classée 9ème au KidsRights Index pour l’année 2017, sur un total de 165 Etats membres de l’ONU qui ont ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (1989).
Le “KidsRights Index” est l’indice mondial annuel qui classe la façon dont les pays adhèrent à l’amélioration des droits de l’enfant ainsi que les outils et mesures dont ils se dotent pour y parvenir.
Créé en 2013, l’indice KidsRights est une initiative de la Fondation KidsRights, en collaboration avec l’Université Erasmus Rotterdam (Erasmus School of Economics) et l’Institut international d’études sociales.
Les pays sont notés sur cinq domaines : Droit à la vie, droit à la santé, droit à l’éducation, droit à la protection et environnement propice aux droits de l’enfant. Une moyenne de ces scores (qui varient de 0.01 à 1) est ensuite calculée pour chaque pays et représente l’indice en question.
La Tunisie est le premier pays arabe et africain du classement avec un indice de 0.867, et a gagné une place par rapport au classement 2016 où elle était 10ème.
Le Portugal occupe la première place (0.932), suivi de la Norvège, la Suisse et l’Islande.
A titre indicatif, la France est 6ème, l’Egypte 16ème, le Japon 31ème, le Canada 45ème et le Maroc 80ème.
La Tunisie a proclamé l’année 2017 année nationale de l’Enfance et a récemment adhéré à la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (Convention de Lanzarote).

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Le ministre des Affaires Etrangères, Khemaies Jhinaoui et le coordonnateur résident du système des Nations Unies enTunisie, Diego Zorrilla, ont signé, jeudi au siège du ministère, un programme multidisciplinaire pour améliorer la prise en charge des femmes et des jeunes filles victimes de violence.
S’étalant sur deux ans (2017-2018), ce programme a pour objectif d’améliorer la prise en charge des femmes et des jeunes filles victimes de violence en assurant l’accès aux prestations médicales, sociales et judiciaires et renforcer ainsi leur sécurité.
Participent à ce programme, qui s’inscrit dans le cadre des efforts du ministère des Affaires Etrangères pour promouvoir la coopération internationale en matière de consolidation et de protection des droits de l’Homme, 9 ministères tunisiens,6 bureaux des Nations Unies ainsi que des organisations de la société civile.
Jhinaoui a, à cette occasion, souligné l’attachement du ministère à réaliser ce programme et à contribuer à la consolidation des droits de l’Homme en Tunisie.
Il a également mis l’accent sur l’importance de déployer davantage d’efforts et d’assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés afin de lutter contre les violences faites aux femmes. Jhinaoui a signalé, à ce propos, l’importance du rôle des organisations internationales et de la société civile pour s’associer dans l’effort national visant la sensibilisation des différentes catégories sociales quant au danger de ce phénomène et l’impératif de le combattre.
De son côté, le coordonnateur résident des Nations Unies à Tunis a salué la femme tunisienne et ses efforts continus pour renforcer les mécanismes judiciaires visant à la protéger. Ce programme a pour but d’appuyer les efforts de la Tunisie en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, a-t-il souligné.

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Dans le cadre de la mobilisation de nouvelles « mesures d’urgence » pour la pérennisation de la paix au Burkina Faso et conformément à la décision du Comité Exécutif, présidé par le Secrétaire général, le 23 mars 2017, le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, a rencontré ce mercredi 03 mai à Ouagadougou, le Président du Burkina Faso, M. Roch Marc Christian Kaboré.

Les deux officiels ont échangé sur l’engagement des Nations Unies et son soutien à l’initiative de ‘pérennisation de la paix’ au Burkina Faso, et sur les actions entreprises par le gouvernement pour faire face aux défis économiques et de sécurité.

« Il est essentiel que nous travaillions étroitement avec les acteurs nationaux et régionaux afin de renforcer la paix et d’accélérer le développement », a déclaré M. Ibn Chambas.

Les Nations Unies restent pleinement mobilisées pour soutenir le gouvernement dans sa détermination à jouer un rôle prépondérant pour la stabilité de la région, notamment à travers son appui au processus de réforme du secteur de la sécurité. « La volonté affichée du gouvernement d’initier la réforme du secteur de la sécurité témoigne aussi de son attachement à la consolidation de la paix au Burkina et au-delà », a ajouté M. Ibn Chambas.

M. Ibn Chambas a enfin félicité  le Président Kaboré pour son implication personnelle dans la réforme de la constitution et pour la  mise en place, le 14 avril dernier, du Haut Conseil du Dialogue Social, ainsi que pour les avancées enregistrées dans la réforme du système judiciaire.

Pour sa part, le Président Roch Marc Christian Kaboré a salué l’appui des Nations Unies en faveur de la paix, de la stabilité et du développement du Burkina Faso et de la région. Il a réaffirmé la détermination de son gouvernement à tout mettre en œuvre pour faire face aux nombreux défis.

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rendu sa copie sur le Sahara occidental. Ce qui saute aux yeux, c’est qu’il s’est échiné à éviter les écueils du parti pris et a pondu un rapport qui fourmille de propositions pour mettre un terme à un conflit qui rend la région instable depuis 41 ans. Guterres a présenté le lundi 10 avril 2017 son document aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, rapporte jeuneafrique.com. Retour à la table des négociations, les problèmes à Guergarate, les droits de l’Homme… Toutes les solutions ont été consignées. Encore faut-il que les belligérants acceptent d’écouter la voix de la raison…

Premier point : Le nouveau SG de l’ONU suggère que la Minurso reste sur place un an de plus, mettant en avant son projet « de relancer le processus de négociation avec une nouvelle dynamique ». Il a indiqué dans son rapport que «le conflit du Sahara doit se terminer pour permettre à la région de relever les défis sécuritaires, économiques et humains qui la guettent». Il appelle les parties en conflit à s’accorder sur “une solution politique mutuellement acceptable». Mais ça son prédécesseur, Ban K-moon, l’avait dit, sans obtenir les résultats escomptés. On verra si Guterres aura plus de succès…

Par ailleurs il a invité les pays voisins, notamment l’Algérie et la Mauritanie, qui attisent par moments le feu, à s’impliquer dans le règlement pacifique du conflit…

Guterres a également demandé au Polisario d’y mettre du sien pour apaiser les tensions. Il constate que ses troupes occupent toujours Guergarate, ce qui est en contradiction avec l’accord de cessez-le feu. Le secrétaire général de l’ONU demande au Conseil de sécurité de faire pression sur le Polisario pour qu’il se retire « entièrement » et « sans conditions » de cette zone tampon.

A signaler que le Maroc avait obtempéré en février dernier en retirant ses ouvrier qui avaient entamé le goudronnage de la route servant de frontière entre le mur de défense du royaume et la Mauritanie. Guterres a exprimé sa gratitude à Rabat, dans son rapport, pour « sa réponse positive ».

Enfin s’agissant des droits de l’Homme, la tradition a été respectée. Le secrétaire général de l’ONU propose un travail d’observation « indépendant, impartial et exhaustif » pour garantir l’intégrité physique des habitants du Sahara occidental. Rien sur de nouveaux dispositifs de surveillance, et encore moins le renouvellement du mandat de la
la Minurso. Guterres a décidé de changer de braquet en pariant sur la bonne volonté et la bonne foi des belligérants. Toutefois rien, à ce jour, ne permet de dire qu’il a tort ou raison. L’avenir nous le dira…

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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