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Le ministère du Commerce souvent désarmé face à la spéculation et les spéculateurs

Le  ministère du Commerce et du Développement des exportations  s’est fendu de plusieurs communiqués explicatifs concernant l’augmentation des prix des denrées alimentaires de base, bien qu’il ait démenti  tout ce qui circule sur une révision à la hausse des  prix du pain, du sucre et de l’huile.

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 C’est que les prix de vente au public confirment que « les lobbies et les spéculateurs » ont imposé leurs prix… et c’est au citoyen de « payer la facture ».

Où est passé  le contrôle ?

AfricanManager a rencontré plusieurs citoyens qui ont exprimé leur mécontentement voire leur colère face à la flambée soudaine des prix,  ce qui a détérioré davantage leur pouvoir d’achat… Donc, une question  vaut rigoureusement d’être  posée : où est passé le contrôle ?

Il y a une pénurie de l’huile végétale subventionnée, le prix des œufs a  grimpé à 1600 millimes les quatre, tandis que le sucre en vrac a disparu des étals et  a été remplacé par le sucre emballé à 1500 millimes. Cerise  sur la gâteau, le prix de l’huile végétale dépasse souvent les 7 dinars…

Ces prix ont véritablement démoli le pouvoir d’achat des Tunisiens, de telle sorte que l’Etat est désormais contraint de ranger  ceux qui perçoivent un salaire compris entre 1200 et 1500 dinars dans la liste des « familles nécessiteuses », car les prix ont atteint des niveaux très élevés et certaines familles ne sont plus en mesure d’acheter de l’huile végétale non subventionnée, selon le président de l’Organisation tunisienne d’orientation des consommateurs Lotfi Riahi.

Il a indiqué dans une déclaration à AfricanManager ar que le ministère du Commerce étudie actuellement le dossier des subventions, afin de les diriger vers  leurs  bénéficiaires, en exigeant que les mesures attendues incluent cette tranche de salariés en raison des prix élevés dans divers secteurs et de leur incapacité à faire face aux dépenses de la vie quotidienne.

Appel pour fixer  les marges bénéficiaires

Bien que Riahi n’ait pas nié les efforts  déployés par le  ministère du Commerce pour lutter contre toutes les pratiques monopolistiques et les hausses de prix illégales, il a appelé à la nécessité de promulguer des lois définissant les marges bénéficiaires à toutes les étapes  , de la production à la distribution, et a également appelé  au contrôle des  marges bénéficiaire dans les grands surfaces , qui dépassent souvent les 35%

Le  ministère du Commerce a pris soin d’assurer dans un communiqué qu’il est déterminé  à poursuivre ses missions  de contrôle au quotidien en améliorant sa coordination  avec les parties concernées  pour appliquer la loi et lutter contre toutes les tentatives de manipulation et de violation de la transparence des transactions et des accords de soutien et activer les sanctions  en coordination avec les gouverneurs et les autorités régionales compétentes, y compris la fermeture des magasins en infraction.

Il a énergiquement  nié l’intention qui lui est prêtée de lever la subvention, contrairement à ce qui circule et  rappelé que le dossier de la compensation fait partie de ceux soumis à l’examen dans le cadre d’une démarche de réforme visant à le rationaliser et à l’orienter vers ses bénéficiaires sans compromettre le pouvoir d’achat du citoyen, étant noté que cela devra se faire  dans le cadre d’une démarche participative et consensuelle avec les différentes parties nationales concernées.

Pour sa part, la directrice générale du commerce intérieur au ministère du Commerce et du développement des exportations, Karima Hammami, a affirmé que la situation d’approvisionnement du marché, que ce soit en matières premières ou en denrées fraîches, est « très normale et satisfaisante » et que les produits agricoles sont disponibles dans les quantités requises et à des prix abordables  dans la plupart des cas.

Rappelons que Hammami a expliqué dans une précédente interview avec « AfricanManager. Ar » qu' »il n’y a absolument aucun problème concernant les produits frais ». Elle a, également, souligné, à son  échelle que l’État ne réduisait pas les dépenses de subventions et maintenait les mêmes quantités habituelles pour approvisionner 

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