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Les conditions de l’UE pour un prêt de 600 millions d’euros!

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, ce jeudi, un projet de loi relatif à l’accord de prêt aux termes duquel l’Union européenne accorde à la Tunisie un crédit d’un montant d’environ 600 millions d’euros dans le cadre de son soutien financier. Le texte a été approuvé à la majorité de  89 voix, 9 abstentions alors que 21 députés ont voté contre.

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Nombre d’élus, présents à la séance plénière, ont déclaré en chœur que les finances publiques sont aux prises avec un ensemble de difficultés et de problèmes qui suscitent de vives inquiétudes confinant à la peur sur l’avenir du pays.

C’est que le déficit budgétaire a culminé à 18 milliards de dinars, d’après le député Mabrouk Kourchid, qui a relevé que la situation financière et économique du pays  s’est aggravée des suites de la pandémie du coronavirus.

Les conditions de l’UE

De son côté, l’élu du Bloc démocratique,  Anwar Bechahed , a affirmé que la Tunisie emprunte de l’argent pour financer les dépenses de l’Etat et non aux fins d’investissement, ce que le Parlement a entériné dans le budget de 2021.

Il a fourni des détails sur l’accord soumis à l’examen de la Plénière, et qui comprend deux tranches, une de 300 millions d’euros  versée immédiatement et une autre  le sera ultérieurement, plus précisément dès qu’auront été remplies des conditions assimilées par l’Union Européenne à des « réformes »,  selon ses dires.

Il a souligné que le projet de loi relatif au prêt de l’UE introduit par le gouvernement, fixe un ensembles de mesures exigées par le bailleur de fonds , entre autres le non remplacement des fonctionnaires qui quittent le service public et la limitation des recrutements de sorte qu’ils répondent aux besoins essentiels, à l’instar de l’éducation, l’enseignement, et la sécurité moyennant l’exigence contraignante d’un décret gouvernement organisant le télétravail dans les administrations , les établissements publics et les collectivités locales.

Selon le même parlementaire, l’UE pose comme autre condition la maîtrise de la compensation des carburants, de l’électricité et du gaz, la rationalisation et le contrôle de la distribution du gaz  et la lutte contre les utilisations non domestiques telles que l’agriculture, le transport et les restaurants, outre la révision des prix des carburants à un plafond de 2%.

De même, l’UE exige, d’après le même député, le changement de la configuration des recrutements dans la fonction publique, estimant que ces mesures perpétuent la politique de destruction des éléments constitutifs de l’Etat  à vocation sociale, selon ses dires.

Pour sa part, le député Hatem Karoui a affirmé que le projet de loi dont il s’agit s’inscrit dans le cadre du mécanisme de soutien financier global  et de la satisfaction des besoins spécifiques liés à la pandémie du coronavirus, soulignant que le fait d’assortir le prêt de conditions assimilées à des réformes  relève de la tromperie, selon ses dires.

Des critiques injustifiées !

Dans ses réponses aux interventions des députés, le ministre de l’Economie et des finances a indiqué que l’accord examiné par la présente Plénière est le troisième conclu avec l’UE aux mêmes conditions, expliquant que la mention de mécanismes déterminés intervient dans le cas où le prêt  ne serait pas remboursé, et ceci ne s’applique pas au gouvernement tunisien qui est soucieux de sa solvabilité.

Le ministre a ajouté que le taux de remboursement des dettes par la Tunisie s’élève à 15,5 milliards de dinars alors qu’il ne dépassait pas les 3 milliards  de dinars  au cours des trois dernières années.

S’agissant de la compensation, il a assuré que le gouvernement ne projette pas de la lever mais  de changer la façon  de la distribuer, affirmant encore que le gouvernement poursuivra le paiement des  pensions de retraite et l’investissement parallèlement au remboursement des dettes.

Il a estimé que les critiques adressées  au gouvernement au sujet d’un prêt « extrêmement important » d’un montant de 600 millions d’euros accordé par l’UE , « ne sont pas justifiées », au motif que la loi de finances 2021 a prévu ce prêt et d’autres.

En conclusion, il a assuré  qu’au cas où la Tunisie obtiendrait ce prêt, ses conditions seront « très avantageuses » , son taux d’intérêt  ne dépassant pas 0,5% et étant remboursable sur 25 ans.

2 Commentaires

  1. C’ESTBIEN !!!!!!!! MAIS DANS QUELLES POCHES VONT FINIR CES 600 MILLIONS D’EUROS ; SOIT 2 MILLIARDS DE DINARS ( pas de millimes !!!!!!)

  2. c’est normal l’emprunteur veut sécuriser le remboursement de son crédit et il a raison on accorde pas à un crédit à une personne ou une entité surendettée qui dépense à tour de bras sans faire les réformes nécessaires ou d’investissements rentables qui créent la richesse pour rembourser les crédits et les intérêts aux délais convenus

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