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La Commission européenne (CE) a approuvé, lundi, le décaissement d’un emprunt de 100 millions d’euros (soit l’équivalent de 278 millions de dinars) au profit de la Tunisie, a annoncé la CE dans un communiqué, ajoutant qu’il s’agit là de ” la troisième et dernière tranche du programme d’assistance macro-financière (MFA-I) de l’Union Européenne (UE) au profit de la Tunisie, d’un montant de 300 millions d’euros (836 millions de dinars), adopté en mai 2014.
Ce programme s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’UE pour aider la Tunisie à répondre aux graves difficultés économiques auxquelles elle est confrontée et à l’instabilité politique persistante dans la région.

Il permettra, aussi, de favoriser la reprise économique de la Tunisie tant en fournissant des fonds concessionnels qu’en encourageant la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures politiques importantes convenues dans un protocole d’accord entre l’UE et la Tunisie, a précisé la même source.
Le commissaire européen aux affaires économiques et financières, fiscalité et douanes, Pierre Moscovici, a estimé que ” ce décaissement, à la suite d’un accord sur un nouveau programme, réaffirme l’engagement continu de l’UE à soutenir la Tunisie dans ses efforts pour poursuivre sa transition économique et politique. Nonobstant un contexte régional instable, la Tunisie a démontré sa détermination à consolider un système démocratique à part entière et à assurer la prospérité de tous ses citoyens. L’UE soutiendra fermement la Tunisie et son peuple “, a-t-il assuré.

Cette première opération d’assistance macro-financière en Tunisie sera suivie d’un deuxième programme AMF (MFA-II) d’un montant de 500 millions d’euros (1395 millions de dinars), également sous forme de prêts. La nouvelle opération a été proposée suite aux attaques terroristes de 2015, qui ont engendré le blocage de la reprise économique en Tunisie. Cela a eu un impact significatif sur la situation de la balance des paiements et les besoins de financement du pays. Le programme a été approuvé par le Conseil et le Parlement européen le 6 juillet 2016, lit-on dans le communiqué .
Le décaissement des fonds MFA-II sera de nouveau lié à la mise en œuvre d’un certain nombre de conditions politiques convenues d’un commun accord. Le Mémorandum d’accord, qui définit ces conditions, a été signé à Bruxelles en avril 2017. La ratification en cours du Mémorandum par le Parlement tunisien ouvrira la voie au décaissement au titre de la deuxième opération.
La stratégie d’assistance de l’UE à la Tunisie comprend également des programmes de soutien budgétaire dans le cadre de l’instrument européen de voisinage (ENI), dont la Tunisie est un récipiendaire majeur parmi les pays voisins du Sud, ainsi que des prêts substantiels de la Banque européenne d’investissement (BEI).

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L’Autriche a interdit une visite du ministre turc de l’Economie Nihat Zeybekci qui entendait participer à un rassemblement marquant le premier anniversaire du coup d’Etat manqué en Turquie, a annoncé lundi le ministère autrichien des Affaires étrangères, rapporte rtbf.be

“Il a été interdit d’entrée car sa visite ne fait pas partie d’un échange bilatéral, mais il s’agit d’une apparition publique lors d’une événement marquant la tentative de coup d’Etat” du 15 juillet 2016. Elle aurait représenté “un danger pour l’ordre public”, a déclaré à l’AFP Thomas Schnoell, porte-parole du ministère.

Les relations entre la Turquie et les pays de l’Union européenne se sont tendues en raison notamment des purges menées par le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan après cette tentative de putsch.

Plusieurs autres pays dont l’Allemagne et l’Autriche avaient interdit des rassemblements pro-Erdogan avant un referendum en avril qui a permis au président turc de renforcer ses pouvoirs.

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Le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de l’immigration et des Tunisiens à l’étranger, Radhouane Ayara, a affirmé que la Tunisie n’est pas un pays de transit pour l’immigration clandestine, appelant à l’adoption d’une approche globale en matière de gestion consensuelle de la question de la migration afin de traiter ses véritables causes.
Ayara, qui participait à une conférence ministérielle sur les migrations organisée les 5 et 6 juillet 2017 à Rome par le ministère italien des Affaires étrangère et de la Coopération internationale et intitulée “une responsabilité partagée pour un objectif commun : solidarité et sécurité”, a passé en revue les contours de la stratégie nationale 2015/2020 dans le domaine de l’immigration et de l’encadrement des Tunisiens à l’étranger, inspirée du plan d’action issu du sommet de la Valette sur la migration (novembre 2015).
Le traitement des causes de l’immigration clandestine nécessite, selon le secrétaire d’Etat, le soutien au développement et à l’investissement dans les régions les moins avancées exportatrices de migrants clandestins. Il a appelé la partie européenne à s’inspirer des conventions bilatérales que la Tunisie a conclues avec la France, la Suisse, l’Italie et l’Allemagne et qui ont largement contribué à lutter contre le phénomène de l’immigration clandestine.

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Le 1er juin 2017, les États-Unis ont imposé des sanctions ciblées à l’encontre du chef de la « Maison militaire » du Président Joseph Kabila de la République démocratique du Congo, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Les États-Unis ont également imposé des sanctions à l’encontre d’un complexe touristique appartenant au conseiller en périphérie de la capitale, Kinshasa.

Ces mesures des États-Unis surviennent peu de temps après les nouvelles sanctions ciblées annoncées par l’Union européenne le 29 mai à l’encontre de huit hauts responsables et du chef d’une milice impliqués depuis longtemps dans de graves abus en RD Congo. Les sanctions consistent en des interdictions de voyager, des gels d’avoirs, et une interdiction de mettre des fonds ou des ressources économiques à la disposition des personnes et de l’entité inscrites sur la liste, ou de se livrer à des transactions avec elles.

« Les nouvelles sanctions ciblées de l’UE et des États-Unis à l’encontre de hauts responsables congolais et d’intérêts commerciaux envoient un message puissant : la répression violente menée par le gouvernement à l’encontre d’activistes, de journalistes et de l’opposition politique a un coût élevé », a déclaré Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Les sanctions indiquent que les auteurs des pires violations des droits humains et ceux qui repoussent les élections devront en payer le prix, quel que soit leur grade ou le poste qu’ils occupent. »

Le Président Joseph Kabila était censé quitter le pouvoir le 19 décembre 2016, à la fin de la limite de deux mandats prévue par la constitution, mais il s’est maintenu au pouvoir, alors que les élections destinées à élire son successeur ont été repoussées à de plusieurs reprises.

Les nouvelles sanctions américaines montrent que les intérêts commerciaux d’individus puissants impliqués dans des abus peuvent également être ciblés, a déclaré Human Rights Watch. En 2016, les États-Unis avaient sanctionné sept hauts responsables du gouvernement et des forces de sécurité. Les nouvelles sanctions de l’Union européenne frappent des personnes plus haut placées du gouvernement du Président Joseph Kabila que les anciennes. Elles ont ciblé le chef de l’agence de renseignements, deux ministres du gouvernement, un ancien ministre et deux gouverneurs, ainsi que deux officiers des forces de sécurité et un chef de milice. En décembre 2016, l’UE avait déjà sanctionné sept officiers supérieurs des forces de sécurité.

Les États-Unis ont sanctionné le Gén. François Olenga pour son rôle à la tête de la « Maison militaire » du président, « qui supervise la Garde républicaine, une entité qui a, ou dont les membres ont, mené des actions ou des politiques qui minent les processus ou les institutions démocratiques » en RD Congo. Le « Safari Beach », un complexe touristique en périphérie de Kinshasa, a également été ajouté à la liste de sanctions « pour être la propriété ou être contrôlé par Olenga ».

Dans une déclaration du Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain (OFAC) annonçant les nouvelles sanctions, le directeur du Bureau, John E. Smith, a affirmé : « Cette mesure contre Olenga envoie un message fort, à savoir que la persistance d’actes de violence, d’agression et de répression par l’armée congolaise contre ses propres citoyens est inacceptable. Les États-Unis sont prêts à mettre en œuvre des sanctions supplémentaires à l’encontre des personnes qui minent les processus démocratiques ou électoraux de la RDC ».

L’UE a sanctionné huit responsables pour avoir « contribué, en les planifiant, dirigeant ou commettant, à des actes constituant de graves violations des droits de l’homme » : Kalev Mutondo, directeur de l’Agence nationale du renseignement ; Évariste Boshab, ancien vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la sécurité ; Ramazani Shadari, actuel vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la sécurité ; Gédéon Kyungu Mutanga, chef d’une milice ; Muhindo Akili Mundos, commandant de l’armée ; le Gén. de brigade Éric Ruhorimbere, autre commandant de l’armée ; Jean-Claude Kazembe Musonda, gouverneur de la province du Haut-Katanga ; et Alex Kande Mupompa, gouverneur de la province du Kasaï-central. Le neuvième, le ministre de la communication et des médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a été décrit comme « responsable de la politique répressive menée envers les médias » en RD Congo, « politique qui viole le droit à la liberté d’expression et d’information et compromet une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d’élections ».

Dans sa déclaration annonçant les nouvelles sanctions, l’UE a exprimé sa préoccupation au sujet de la « détérioration de la situation » en RD Congo, y compris les restrictions persistantes sur « l’espace démocratique et les droits fondamentaux », ainsi que de la crise dans la région du Kasaï, qui « a atteint une ampleur exceptionnelle sur le plan à la fois sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme ».

L’UE a exhorté les autorités congolaises à « agir dans le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et à initier sans retard des enquêtes sérieuses et transparentes, en parallèle d’une expertise internationale de haut niveau ». Sur le plan politique, l’UE a appelé à un calendrier électoral, des « institutions de transition réellement inclusives », une mise en œuvre rapide des « mesures de décrispation » et un « espace d’expression et de débat sans entrave ».

L’UE a indiqué qu’elle suivrait de près l’évolution de la situation politique et des droits humains au cours des mois à venir et qu’elle se tenait prête à « envisager des mesures restrictives additionnelles, ou à l’inverse, d’en retirer certaines ».

En juin 2016, les États-Unis ont prononcé des sanctions ciblées à l’encontre du chef de la police de Kinshasa, le Gén. Célestin Kanyama, et en septembre, à l’encontre du Gén. Gabriel Amisi Kumba, commandant de l’armée dans la région occidentale du pays, et de l’ancien inspecteur de la police John Numbi. En décembre, les États-Unis ont élargi les sanctions visant également Évariste Boshab, qui était alors ministre de l’Intérieur, et Kalev Mutondo, chef des services de renseignements.

En décembre 2016, l’UE a imposé des sanctions ciblées contre le Gén. Amisi ; le Gén. Delphin Kahimbi, chef du service du renseignement militaire ; le Gén. Ilunga Kampete, commandant de la Garde républicaine; le Gén. Kanyama ; Roger Kibelisa, chef du département de la sécurité intérieure de l’agence nationale de renseignements (ANR) ; le Col. Ferdinand Ilunga Luyolo, commandant de la Légion nationale d’intervention (LENI), une unité anti-émeutes de la Police nationale congolaise ; et l’ancien inspecteur de la police John Numbi.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décrété des sanctions ciblées à l’encontre de nombreuses personnes et groupes armés responsables de graves violations des droits humains, principalement dans l’est de la RD Congo, mais n’a pas sanctionné de hauts responsables impliqués dans la répression gouvernementale.

Les sanctions ciblées à l’encontre des auteurs présumés d’atteintes aux droits humains semblent généralement bien accueillies en RD Congo, a déclaré Human Rights Watch. Dans une déclaration commune en date du 27 avril, 165 organisations congolaises de droits humains ont demandé une pression accrue et de nouvelles sanctions ciblées à l’encontre des hauts responsables congolais. Un nouveau sondage représentatif au niveau national, effectué par le Groupe d’Étude sur le Congo, basé à l’Université de New York, et par un institut de sondage congolais, le Bureau d’Études, de Recherches, et de Consulting International (BERCI), a conclu que 72 pour cent de toutes les personnes ayant répondu au sondage approuvaient les sanctions ciblées décidées l’an dernier par les États-Unis et l’UE à l’encontre de hauts responsables du gouvernement et des forces de sécurité.

Les annonces des États-Unis et de l’UE ont été faites à un moment où la perspective d’élections démocratiques d’ici la fin de l’année en RD Congo, comme il en avait été convenu dans un accord conclu à la Saint-Sylvestre, semble se dissiper. La coalition au pouvoir en RD Congo a remis en cause les principes fondamentaux de l’accord, qui jette les bases des élections, alors que la répression politique et les atteintes aux droits humains à grande échelle se poursuivent sans relâche, a déploré Human Rights Watch.

« Des mesures internationales plus fermes et un engagement de haut niveau sont nécessaires pour empêcher la situation en RD Congo d’échapper à tout contrôle », a déclaré Ida Sawyer. « Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait aussi imposer de nouvelles sanctions ciblant les personnes les plus responsables d’abus, tandis que l’Union africaine et les dirigeants régionaux devraient exercer des pressions sur le gouvernement de Kabila pour qu’il mette fin aux abus et organise d’urgence des élections crédibles. »

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Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères belge Didier Reynders regrette l’adoption de la nouvelle loi, restrictive, sur les ONG en Egypte et le blocage de sites d’information pour « soutien au terrorisme ».

Pour le ministre, la liberté d’expression, la liberté de la presse, ainsi que des organisations de la société civile sans entraves sont des éléments essentiels d’une démocratie prospère. Les défenseurs des droits de l’homme, une société civile active et une presse libre jouent un rôle important dans le développement démocratique et économique d’un pays. C’est aussi bénéfique à la stabilité politique.

Tout comme l’Union européenne, Didier Reynders exhorte l’Egypte à garantir la liberté de la société civile et de la presse, conformément à la Constitution égyptienne et aux obligations de l’Égypte en vertu du droit international, en particulier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

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Deux accords de coopération ont été signés, jeudi 11 Mai 2017 à Bruxelles, en marge de la treizième session du Conseil d’Association entre l’Union européenne et la Tunisie, rapporte la TAP.

Signé par le ministre des Affaires Étrangères, Khemaïes Jhinaoui et le Commissaire européen à l’éducation, à la culture, au multilinguisme à la jeunesse et au sport, le premier accord porte sur la participation de la Tunisie au programme européen de soutien aux secteurs culturels et créatifs ” Europe Créative “.
Ce programme permettra aux acteurs culturels et audiovisuels tunisiens de renforcer la mise en réseau et la coopération avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée, explique-t-on dans la déclaration conjointe rendue publique à l’issue de la treizième session du Conseil d’Association UE-Tunisie.

Il contribuera aussi à renforcer le rôle d’intégration socio-économique de la culture et à rapprocher les sociétés européenne et tunisienne, ajoute-t-on.
Signé par Johannes Hahn, Commissaire responsable de la Politique Européenne de Voisinage et des négociations de l’élargissement, le deuxième accord, il prévoit un financement relatif à ” l’Initiative pilote pour le développement local intégré “.
Dotée de 60 millions d’euros, sous forme de don, cette initiative vise à soutenir les efforts du gouvernement tunisien dans le processus de décentralisation, afin de réduire les inégalités de développement entre les régions.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui a rencontré, mercredi, au siège de la Commission européenne, en prélude de la 13ème session du Conseil d’Association Tunisie-Union européenne, Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne.
Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, l’entretien a été l’occasion de mettre l’accent sur la dynamique positive que connaissent les relations entre la Tunisie et l’Union européenne, notamment suite au premier Sommet Tunisie-UE et le discours prononcé le président de la République, Béji Caïd Essebsi, en séance solennelle au Parlement européen (1er décembre 2016).
La Haute Représentante de l’UE a réitéré l’engagement résolu de l’UE à accompagner davantage la Tunisie dans son processus de consolidation démocratique et de réformes socio-économiques, souligne le communiqué.
M. Jhinaoui et Mme Mogherini ont eu un échange de vues sur les principaux dossiers de coopération ayant trait aux volets sécuritaire et de lutte contre le terrorisme, à l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA), au Partenariat pour la Mobilité, à la jeunesse et à la culture.
Ils ont convenu d’entamer des consultations au sujet du cadre futur des relations liant la Tunisie et l’UE. Le prochain cadre devrait refléter la densité des relations politiques, économiques et sociales liant les deux partenaires. Il sera, ainsi, en adéquation avec les ambitions des deux parties pour un rapprochement plus étroit et à la hauteur des défis multiples auxquels la Tunisie est confrontée, souligne la même source.
Le ministre des Affaires étrangères et la Haute Représentante de l’UE ont, par ailleurs, évoqué les questions régionales d’intérêt commun dont notamment la situation en Libye, soulignant la nécessité de fédérer tous les efforts en faveur d’une solution politique et pacifique à la crise libyenne.

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La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente ont présenté aujourd’hui les priorités politiques et les propositions concrètes de l’UE en vue de renforcer le partenariat stratégique avec l’Afrique.

La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente de la Commission européenne présentent aujourd’hui un cadre d’action commun redynamisé visant à renforcer le partenariat stratégique entre l’Europe et l’Afrique pour plus de prospérité et de stabilité sur les deux continents. La communication contient des propositions innovantes dans un certain nombre de domaines clés – tels que la paix et la sécurité, les migrations, la création d’emplois ou l’énergie – s’appuyant sur les priorités définies par les pays africains et approfondissant la coopération fructueuse existante entre les deux continents. Elle s’inscrit dans la perspective du sommet Afrique-UE qui se tiendra en novembre de cette année et mettra un accent particulier sur la jeunesse.

À cette occasion, la haute représentante/vice-présidente, Mme Federica Mogherini, a déclaré à ce sujet: «2017 sera l’année d’un nouvel élan pour le partenariat entre l’Europe et l’Afrique: chaque obstacle auquel nous pourrons être confrontés constitue un défi commun, et l’espoir de l’Afrique est notre espoir. La solidité de l’Afrique est importante pour l’Europe tout comme notre amitié l’est pour nos populations. Ce n’est qu’en conjuguant nos forces et en travaillant en partenariat que nous pourrons offrir à nos jeunes un avenir plus prometteur et pacifique. Aujourd’hui, nous ne cherchons pas simplement ce que nous pouvons faire pour l’Afrique mais ce que nous pouvons faire ensemble avec l’Afrique».

M. Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a ajouté ce qui suit: «Nous proposons plusieurs idées ainsi que des mesures concrètes pour traduire en actions nos priorités pour les années à venir, afin, notamment, de favoriser la croissance et de créer davantage d’emplois, en particulier pour les jeunes. Nous avons mis sur la table une offre solide que nous souhaitons maintenant approfondir avec les États membres de l’UE et nos partenaires africains afin que cette offre se matérialise en un projet concret et visible. Plus que jamais, les citoyens des deux rives de la Méditerranée ont besoin de voir que le partenariat stratégique Afrique-Europe est une réalité qui va au-delà des discours.»

La proposition présentée aujourd’hui fixe trois objectifs en vue de créer une alliance UE-Afrique permettant de relever en commun les défis mondiaux et régionaux:  – un renforcement de l’engagement mutuel et une coopération accrue au niveau bilatéral et sur la scène internationale, sur la base de valeurs et d’intérêts communs; – la sécurité, sur terre et en mer, et la lutte contre les menaces transnationales; – un développement économique durable et inclusif en Afrique, l’objectif étant de créer les emplois dont le continent a besoin.

Des actions concrètes sont proposées autour de deux grands volets.

Le premier volet vise à bâtir des États et des sociétés plus résilients grâce à une coopération plus étroite et à des mesures destinées à prévenir les conflits, à améliorer la gestion des conflits, à renforcer la gouvernance des systèmes et à gérer les migrations et la mobilité.

Le second volet vise à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes. Il contient des propositions concrètes pour attirer des investissements responsables et durables, notamment au moyen du plan d’investissement extérieur proposé récemment, qui devrait mobiliser jusqu’à 44 milliards d’euros d’investissements privés. D’autres propositions concernent la coopération dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture, de l’agro-industrie et de l’économie bleue ainsi que du développement des connaissances et des compétences. La Commission propose par exemple de lancer une facilité en faveur de la jeunesse africaine, qui étendra le champ d’application du programme Erasmus+, ou de soutenir les innovations numériques en Afrique.

La communication conjointe va à présent être soumise au Conseil et au Parlement européen.

Aujourd’hui, la Commission a également présenté son approche Digital4Development, exposant des pistes sur la manière de promouvoir les technologies de l’information et de la communication dans les pays en développement et d’intégrer la numérisation dans la politique de développement de l’UE.

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La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente ont présenté, jeudi 5 mai 2017, les priorités politiques et les propositions concrètes de l’UE en vue de renforcer le partenariat stratégique avec l’Afrique, indique un communiqué.

La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente de la Commission européenne présentent aujourd’hui un cadre d’action commun redynamisé visant à renforcer le partenariat stratégique entre l’Europe et l’Afrique pour plus de prospérité et de stabilité sur les deux continents. La communication contient des propositions innovantes dans un certain nombre de domaines clés – tels que la paix et la sécurité, les migrations, la création d’emplois ou l’énergie – s’appuyant sur les priorités définies par les pays africains et approfondissant la coopération fructueuse existante entre les deux continents. Elle s’inscrit dans la perspective du sommet Afrique-UE qui se tiendra en novembre de cette année et mettra un accent particulier sur la jeunesse.

À cette occasion, la haute représentante/vice-présidente, Federica Mogherini, a déclaré à ce sujet: «2017 sera l’année d’un nouvel élan pour le partenariat entre l’Europe et l’Afrique: chaque obstacle auquel nous pourrons être confrontés constitue un défi commun, et l’espoir de l’Afrique est notre espoir. La solidité de l’Afrique est importante pour l’Europe tout comme notre amitié l’est pour nos populations. Ce n’est qu’en conjuguant nos forces et en travaillant en partenariat que nous pourrons offrir à nos jeunes un avenir plus prometteur et pacifique. Aujourd’hui, nous ne cherchons pas simplement ce que nous pouvons faire pour l’Afrique mais ce que nous pouvons faire ensemble avec l’Afrique».

M. Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a ajouté ce qui suit: «Nous proposons plusieurs idées ainsi que des mesures concrètes pour traduire en actions nos priorités pour les années à venir, afin, notamment, de favoriser la croissance et de créer davantage d’emplois, en particulier pour les jeunes. Nous avons mis sur la table une offre solide que nous souhaitons maintenant approfondir avec les États membres de l’UE et nos partenaires africains afin que cette offre se matérialise en un projet concret et visible. Plus que jamais, les citoyens des deux rives de la Méditerranée ont besoin de voir que le partenariat stratégique Afrique-Europe est une réalité qui va au-delà des discours.»

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« La coopération entre nos deux parlements sort renforcée de cette semaine tunisienne », a déclaré le vice-président du Parlement européen, David-Maria Sassoli à la clôture de l’événement jeudi. « Nous devons maintenant concrétiser les expériences et bonnes pratiques partagées au bénéfice de tous nos concitoyens », a-t-il ajouté.

Du 2 au 4 mai, des membres du Parlement européen (PE) et leurs homologues de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) de Tunisie ont partagé leurs expériences en matière de bonnes pratiques parlementaires, législatives et représentatives et ont notamment débattu :

« L’intensification de l’aide européenne à la nouvelle Tunisie sera d’une importance capitale et nous sera d’un grand apport jetant les bases d’un partenariat stratégique réel et efficace à la hauteur des défis que la Tunisie est appelée à affronter », a déclaré le Président de l’Assemblée des Représentants du Peuple, Mohammed Ennaceur. « Nous voulons un soutien économique et politique de l’UE comparable à celui fourni aux expériences de transition démocratique de l’Europe du sud et de l’est », a-t-il ajouté.

« Vous avez notre soutien, nous sommes favorables au renforcement de l’aide de l’Union européenne grâce à tous les instruments du partenariat. Il faut non seulement consolider la croissance économique, mais aussi la rendre durable », a souligné le Président du Parlement européen, Antonio Tajani, lors de l’ouverture de la Semaine tunisienne au Parlement européen mardi 2 mai.

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On savait que la sortie de l’Europe allait coûter cher au Royaume-Uni, mais on était loin d’imaginer que les Britanniques allaient trinquer autant. Eux non plus ne l’imaginaient pas, sans doute. Le Financial Times, dans son édition de ce mercredi 03 mai 2017, a fait ses comptes et a évalué l’ardoise du Brexit à près de 100 milliards d’euros. La facture de 60 milliards avancée par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est une broutille à côté du chiffre du journal britannique.

Ce dernier explique son estimation par le fait que les négociateurs européens ont pris en compte les coûts additionnels liés “au secteur agricole post-Brexit et au fonctionnement administratif de l’Union en 2019 et 2020”, comme l’exigent la France, l’Allemagne ou encore la Pologne.

Ce chiffre astronomique a affolé Londres, qui crie à la spoliation et à la vendetta de la part de l’Union européenne. Le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis, a d’ores et déjà averti, dans un entretien avec la chaîne ITV : “Ce que nous devons faire, c’est discuter en détail de ce que sont les droits et obligations“, a-t-il argué, contestant au passage le montant avancé et ajoutant que Londres n’a nullement de casser sa tirelire…

Un responsable européen, qui prend part aux pourparlers, a confié à l’agence Reuters qu’il n’agrée pas le chiffre de 100 milliards avancé par le Financial Times, mais a concédé tout de même que certaines estimations initiales ont été revues à la hausse, parfois de manière très conséquente. Par exemple le think tank bruxellois Bruegel lui parle carrément de 109 milliards d’euros, ce qui in fine pourrait aboutir à un versement net de 65 milliards d’euros, après certaines déductions…

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À l’occasion de la semaine tunisienne au Parlement européen présidée par le président de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple), la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, a réaffirmé la volonté de l’UE de soutenir pleinement la Tunisie dans sa transition démocratique et de soutenir les efforts du gouvernement pour un développement socioéconomique plus important, notamment grâce à un soutien accru aux jeunes, à des domaines connexes tels que l’emploi, l’éducation, la recherche et la mobilité des étudiants et des jeunes. «Aujourd’hui, je souhaite réaffirmer notre engagement à continuer de soutenir vos efforts en matière de réformes, y compris l’administration publique, la justice, la décentralisation et la lutte contre la corruption, et bien plus encore » a ajouté Mogherni.

Et la haute représentante de l’Union Européenne d’ajouter, en présence du président de l’ARP, Mohamed Ennaceur : « Nous espérons établir un dialogue structuré et inclusif sur la jeunesse tunisienne, mais surtout avec les jeunes tunisiens et surtout une participation active des jeunes dans la vie sociale et politique du pays».

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Plusieurs médias et sites électroniques  ont  révélé  qu'un vaste coup de filet anticorruption a été mené

La Turquie dira “au revoir” à l’Union européenne si celle-ci n’ouvre pas de nouveaux chapitres de négociations pour l’adhésion d’Ankara au bloc, a déclaré mardi 2 mai 2017 le président turc Recep Tayyip Erdogan dans une déclaration rapportée ce mercredi par Lefigaro.

“Vous n’avez d’autre choix que d’ouvrir les chapitres que vous n’avez pas ouverts”, a lancé Erdogan lors d’un discours à Ankara. “Si vous les ouvrez, très bien. Dans le cas contraire, au revoir.”, ajoute la même source.

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a appelé, dans une déclaration rapportée par la TAP, les pays membres de l’Union Européenne (UE) à tenir leurs promesses envers la Tunisie.

Ennaceur qui s’exprimait, mardi, lors d’un entretien à Bruxelles, avec le président du parlement européen Antonion Tajani, a exhorté les pays de l’UE à s’en tenir au “Plan Marshall, convenu en septembre 2016 pour la relance de l’économie tunisienne et à convertir les dettes tunisiennes en investissements.
Il a, par la même occasion, sollicité davantage d’appui à la Tunisie par le biais de l’investissement et de l’impulsion de son économie.
De son côté, Tajani s’est engagé à plaider en faveur du soutien de la Tunisie.

Le président de l’ARP effectue actuellement une visite à Bruxelles (Belgique), à l’occasion de la semaine parlementaire de la Tunisie à Bruxelles, organisée du 2 au 4 mai, à l’initiative du Parlement européen.

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Selon un communiqué rendu public par la Commission Européenne, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici, signera ce vendredi 28 avril 2017, une série de documents relatifs à un nouveau programme d’assistance macro-financière (MFA) au profit de la Tunisie, d’une valeur global de 500 millions d’euros .

Ce nouveau programme est composé d’un mémorandum d’entente et un accord sur les facilités d’un prêt et ce suite à l’approbation du Parlement européen et du Conseil en juillet 2016.

Le programme de 500 millions d’euros prendra la forme d’un prêt à moyen terme, de trois versements ou décaissements et ce au cours de l’année 2017 et 2018.

Cette aide fait partie des efforts de l’UE pour aider la Tunisie à faire face aux difficultés économiques auxquelles elle est confrontée depuis 2011, en particulier à la suite des attentats terroristes de 2015 et de la persistance de la politique Instabilité dans la région, détaille ledit communiqué.

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Durant trois jours, les députés européens et les membres de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) se réuniront au Parlement européen, à Bruxelles, lors d’une Conférence de haut niveau sur le renforcement des capacités parlementaires PE–ARP. Les membres débattront ainsi des relations de coopération entre l’ARP et le Parlement européen ainsi que du présent et du futur des relations UE-Tunisie. La semaine tunisienne sera ouverte par le Président du Parlement européen, Antonio TAJANI, et le Président de l’ARP, Mohamed ENNACEUR.

Le rôle du Parlement et des groupes politiques, l’Accord de Libre Échange UE-Tunisie ou encore la lutte contre le blanchiment de capitaux, la participation des femmes à la vie publique et les liens entre Parlement et société civile seront parmi les sujets débattus par les députés tunisiens et européens.

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La Grèce a annoncé vendredi avoir dégagé en 2016 un excédent budgétaire primaire de 3,9% du PIB, près de huit fois supérieur à l’objectif qui lui avait été assigné par ses créanciers UE et FMI, rapporte l’AFP.

L’annonce de cet excédent primaire a été faite par l’Agence statistique grecque Elstat alors que s’ouvre à Washington la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI) dont Athènes attend une avancée pour un allègement de sa dette et sa sortie de crise, en se prévalant du succès de ses efforts pour redresser le pays.

La feuille de route dictée au pays par ses créanciers en juillet 2015 en échange d’un troisième programme de prêts, d’un montant de 86 milliards d’euros, prévoyait qu’il dégage en 2016 un excédent de 0,5% du PIB pour arriver à 3,5% en 2018, a ajouté l’AFP.

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L’économie bleue, c’est un axe du futur majeur qui déterminera l’avenir économique et environnemental de la Tunisie au regard des immenses opportunités qu’elle offre pour la croissance et ses deux carburants, l’investissement et l’emploi ainsi que pour la commodité et le bien-être du citoyen. Située en plein cœur de la Méditerranée et y disposant de deux façades, avec un littoral qui se déroule sur 1 148 kilomètres dont 575 de plages sablonneuses, la Tunisie, paradoxalement, ne qu’un menu parti de ce cadeau du ciel qu’elle utilise, du reste, de façon inconsidéré, aux fins de la pêche, du tourisme et dans une moindre mesure de l’exploitation pétrolière et gazière.

Pourtant, il s’agit d’un gisement incommensurable pour opérer des bonds dans le processus industriel qui ne serait plus linéaire. Il offre la possibilité d’une industrialisation rapide prenant en compte le changement climatique et la durabilité des ressources disponibles. La Tunisie s’y essaie à une échelle très réduite au travers de projets en collaboration avec l’Italie dans le domaine de la transformation des produits aquatiques avec la biotechnologie marine vecteur d’innovation et de qualité (BioVecQ) ou encore la sécurité et la qualité des produits aquacoles avec son programme SecurAqua. Elle semble, cependant, chercher à monter en gamme en proposant aux investisseurs internationaux le projet du port en eau profonde d’Enfidha et ceux de la construction de centrales électriques et d’usines de dessalement d’eau de mer.

L’UE à la rescousse

Pourrait-on y déceler l’embryon d’une vraie économie bleue telle qu’elle est conçue par les voisins sud-européens de la Tunisie ? Tout y concourt, d’autant que Tunis est considéré par l’Union européenne comme un pôle économique à l’instar de Barcelone, Marseille, Naples et une plaque tournante du tourisme à l’égal des îles Baléares, de la Sicile et la Corse. La Commission européenne vient d’ailleurs de l’inclure dans sa nouvelle initiative pour le développement durable de l’économie bleue dans la région de la Méditerranée occidentale. Il s’agit de « permettre à l’UE et aux pays voisins d’œuvrer de concert pour renforcer la sûreté et la sécurité maritimes, de favoriser la croissance durable de l’économie bleue et la création d’emploi, et de préserver les écosystèmes et la biodiversité ». Le commissaire européen pour la politique européenne de voisinage et les négociations d’élargissement, Johannes Hahn, explique que cette nouvelle initiative régionale « reconnaît et exploite le potentiel économique de la mer Méditerranée et de son littoral afin de renforcer encore la croissance économique, de contribuer à la création d’emplois et, à terme, à la stabilisation de la région. Il s’agit d’une étape importante vers le renforcement de la coordination et de la coopération entre les pays participants». Son collègue pour l’environnement, les affaires maritimes et la pêche, Karmenu Vella, lui, a choisi un autre angle de tir, il met l’accent sur « le lien fragile existant entre la préservation des habitats et des traditions nationales et la nécessité de veiller à la viabilité économique ». L’économie bleue est importante pour chacun des pays concernés et ceux-ci ont compris que l’union faisait la force», a-t-il dit.

Et pour cause, la biodiversité maritime en Méditerranée subit une forte pression, en ce sens que selon un rapport récent rédigé par des scientifiques du Centre commun de recherche, la moitié de biodiversité a été perdue au cours des 50 dernières années. À cela s’ajoutent les préoccupations récentes en matière de sécurité et de sureté suscitées par une augmentation des flux migratoires du sud vers le nord.

Priorités et mécanismes

Trois grands objectifs sont assignés à l’initiative européenne : un espace maritime plus sûr, une économie bleue intelligente et résiliente et une meilleure gouvernance de la mer. Il s’agit d’abord de mettre en place une coopération entre les garde-côtes nationaux en termes de les réponses à apporter en cas d’accident et de marée noire. Les actions spécifiques porteront à cet effet sur la modernisation des infrastructures de surveillance du trafic, le partage de données et le renforcement des capacités. Ensuite, les priorités portent sur la collecte de nouvelles données, les biotechnologies et le tourisme côtier. Enfin, et pour ce qui est de la gouvernance, la priorité est donnée à l’aménagement du territoire, à la connaissance du milieu marin, à la conservation des habitats et à la pêche durable.

L’initiative sera financée par des fonds et instruments financiers existant au niveau international, national, régional et au niveau de l’UE, lesquels seront coordonnés et se compléteront. Cela devrait créer un effet de levier et attirer des financements d’autres investisseurs publics et privés, estime la Commission européenne.

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Aïcha Mouammar Kadhafi, la fille du défunt guide Libyen Mouammar Kadhafi a obtenu de la justice européenne d’être retirée de sa liste de sanctions.

Selon africapostnews, la décision d’inscrire Aïcha Mouammar Kadhafi sur la liste de sanctions de l’UE était motivée par sa proximité avec son père et les membres de son régime. Six ans après la chute du guide libyen et l’installation d’un autre régime à Tripoli, les avocats-conseils d’Aïcha Kadhafi ne voyaient plus l’intérêt de maintenir des sanctions à son égard.

Le Tribunal général de l’Union européenne a donc accepté de lever les sanctions à son encontre et enjoint les gouvernements des pays membres de l’UE de rembourser les frais de procédure, a encore ajouté la même source.

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Ayant déjà maille à partir avec le Fonds monétaire international très peu pressé de décaisser la 2ème et a fortiori la 3ème tranche de son prêt pour cause de retards dans la mise en œuvre des réformes agréées de part et d’autre, la Tunisie vient de s’attirer les reproches de la Cour des comptes européenne pratiquement pour les mêmes motifs mais aussi pour avoir failli à quelques engagements souscrits.

Dans son « rapport spécial n° 03/2017 : L‘aide de l’UE en faveur de la Tunisie », rendu public ce mardi 28 mars, la Cour , gardienne de la rigueur et de l’orthodoxie financière de l’UE, n’en pas moins certifié que « d’une manière générale, l’aide financière accordée par l’UE à la Tunisie après le printemps arabe de 2011 a été bien dépensée »           Elle l’a été à bon escient dans la mesure où elle a « largement contribué à la transition démocratique du pays et à sa stabilité économique après la révolution ». Mais les dièses et les bémols ne manquent pas, sous la forme d’un certain nombre d’insuffisances relevées par les auditeurs dans la gestion de l’aide par la Commission européenne, qui s’est élevée à 1,3 milliard d’euros entre 2011 et 2015.

D’abord, il est fait grief à la Commission d’avoir voulu s’occuper d’un trop grand nombre de domaines, ce qui a eu pour effet d’atténuer l’impact potentiel de son aide et de rendre ses nombreuses activités difficiles à gérer. Bien que la coordination ait été bien assurée avec les grands donateurs ainsi qu’au sein des institutions de l’UE et de leurs services, il n’y a pas eu de programmation conjointe avec les États membres. La CC explique que la grande diversité des domaines d’activité était contraire à l’objectif de la Commission qui était de centrer l’aide sur un petit nombre de domaines. D’autant que les bonnes pratiques reconnues en matière d’octroi de l’aide au développement, telles qu’elles sont exposées dans le consensus européen pour le développement et dans la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, stipulent que les donateurs de l’UE devraient chacun s’engager activement dans un maximum de trois secteurs par pays. En ne ciblant pas suffisamment ses efforts, la Commission a réduit l’impact potentiel du financement et rendu sa gestion plus difficile.

Surtout, les autorités tunisiennes n’ont pas réussi à élaborer un plan global de développement national qui soit fiable. En l’absence d’un tel plan, les donateurs n’ont pu obtenir une vue d’ensemble des priorités du pays, des fonds nécessaires et de l’évolution des indicateurs clés. Les actions de l’UE ont donc été conçues sur la base d’un dialogue politique continu et approfondi avec les autorités tunisiennes, de rapports élaborés au terme de différentes évaluations des besoins et missions d’identification organisées notamment par la Commission.

L’extrême lenteur des réformes

Tout en concédant que d’une manière générale, des progrès ont été réalisés dans les domaines couverts par les programmes, les auditeurs de la CC ont jugé que le rythme des réformes a été lent. C’est le cas, par exemple, de l’accès aux informations administratives liées au gouvernement et aux organismes publics qui constitue un « défi permanent ». Idem pour la participation de la société civile et la création d’une organisation non gouvernementale où le processus qui y mène reste très long. Bien que le cadre légal prévoie qu’une ONG puisse être créée en quelques semaines seulement, il faut en pratique compter six à douze mois en raison de blocages administratifs. Des lenteurs encore dans la gestion des finances publiques, l’adoption d’un plan national de développement et de la loi organique sur le budget qui sont nécessaires afin d’améliorer l’exécution du budget. Or, constate-t-on, la mise en œuvre de réformes relatives aux partenariats public-privé et aux marchés publics s’est effectuée lentement. Et l’un des défis majeurs encore à relever est le renforcement de la transparence, de l’obligation de rendre compte et de l’efficacité de l’audit externe et interne.

Et puis, concernant les inégalités régionales, les mesures prises dans le cadre des PAR (Programmes d’appui à la relance) ont certes permis d’améliorer les recettes des municipalités, mais la majorité des municipalités font face à des difficultés financières que seule une restructuration profonde de leurs finances peut leur permettre de surmonter. S’y ajoutent les difficultés liées à l’inclusion sociale où le système de protection sociale dont le montant des allocations mensuelles et le nombre de bénéficiaires ont pourtant augmenté, n’a pas amélioré le ciblage des bénéficiaires potentiels, qui passe par l’élaboration d’un système unique d’enregistrement des ménages. Enfin, la CC a épinglé le nouveau code des investissements qui tarde à être adopté par le Parlement, alors qu’il a vocation à protéger l’accès au marché, à limiter les restrictions sur l’investissement et à rationaliser les exemptions.

Parmi les recommandations faites par la CC à la Commission pour éviter de tels travers, figure celle appelant à réduire, en vue des prochains programmes d’appui budgétaire, le nombre de mesures nécessaires pour remplir les conditions associées à l’appui budgétaire et de s’assurer que ces mesures soient significatives. Et afin d’inciter les autorités tunisiennes à faire avancer leurs réformes de manière significative, la Commission devrait subordonner les versements à la réalisation satisfaisante des différentes mesures et à l’obtention de bons résultats concernant les indicateurs de performance, plutôt qu’à l’accomplissement de progrès en général. Enfin, il est vivement recommandé de veiller à garantir qu’une évaluation PEFA (Dépenses publiques et responsabilité financière) soit réalisée tous les quatre ans au moins, compte tenu de son importance comme outil de planification et de suivi.

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