Les experts japonais ont alerté depuis 2014 et toujours rien !

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Plus de 6 millions de m3 de sédiments seront accumulés dans le barrage de Sidi Salem qui se trouve sur le cours de l’Oued Medjerda, à cause de l’apport des sédiments dans la partie aval de l’Oued, a indiqué le représentant-résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en Tunisie, Toshifumi Egusa.

A terme, ces dépôts peuvent nuire au bon fonctionnement de l’ouvrage et augmenter le risque d’inondations, car la capacité totale du bassin en sédiments est déjà dépassée“, a expliqué Egusa, lors d’un entretien accordé à l’agence TAP.

Ce constat a été fait par les équipes japonaises au moment de la réalisation des études relatives au projet de protection contre les inondations de l’Oued Mejerda, signé en 2014 entre la JICA et le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche pour un crédit de 227 millions de dinars (MD)“, selon Egusa.

Selon les études effectuées, l’évacuation d’un volume des sédiments permet d’assurer l’efficacité du projet initial de protection contre les inondations à l’Oued Medjerda.
L’envasement du barrage de “Sidi Salem” a atteint son maximum avec des accumulations élevées de sédiments dans la partie aval de l’Oued Medjerda, ce qui réduit la capacité de stockage des eaux du barrage et le contrôle des crues, a déploré le responsable.

Egusa a rappelé que la JICA avait proposé au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche de mener un autre projet de gestion globale de la sédimentation du barrage de Sidi Salem, concomitamment avec celui du projet de la protection contre les inondations à l’Oued Mejerda, pour garantir plus d’efficacité à ce dernier, actuellement en phase de pré-sélection des sociétés qui se chargeront de son exécution.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche Abdallah Rabhi avait ainsi pris connaissance de l’expérience japonaise pour faire face aux problèmes de sédimentation, en utilisant une haute technologie, a indiqué le responsable nippon.

Cette technologie consiste en partie à installer une galerie de dérivation des sédiments, des installations pour la prévention d’apports des sédiments, afin de restaurer la capacité de stockage et d’éviter les inondations.

Les ministères de l’Agriculture, du Développement, de l’Investissement, et de la Coopération internationale sont conscients de l’importance de ce projet et également intéressés par la possibilité d’appliquer la technologie japonaise en Tunisie, tout en appliquant des mesures contre la sédimentation qui s’adaptent à l’environnement tunisien, a-t-il précisé.

Selon le responsable, la gestion globale de la sédimentation permet de garantir la capacité de stockage du barrage pour l’utilisation de ses ressources en eau dans les domaines de l’irrigation et de l’eau potable ainsi que de renforcer le contrôle des crues, contribuant ainsi à la stabilisation des communautés locales et à l’amélioration des activités socioéconomiques.

Pour ce faire, ce projet, qui sera financé par un crédit accordé par la JICA, doit être inscrit dans le plan d’investissement quinquennal du ministère de l’Investissement (2020-2025), a conclu Egusa.

TAP

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