AccueilLa UNELes forêts brûlent, et rarement du fait de la canicule !

Les forêts brûlent, et rarement du fait de la canicule !

Cela va faire bientôt quarante ans qu’il n’a pas fait aussi chaud en Tunisie avec des températures  gravitant parfois autour de 49° n’épargnant que de très rares régions côtières du pays. Une vague caniculaire qui devrait retomber à partir de vendredi mais qui laisse maintes zones, notamment les  hauteurs en proie flammes et aux cendres.

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Plus de 150 incendies se sont déclarés ces dernières 36 heures dans le pays dont 12 feux de forêt, a déclaré le porte-parole de l’Office national de la protection civile Moez Triâa. Fort heureusement « aucune perte humaine n’est à déplorer depuis le déclenchement de la vague d’incendies en juin dernier », a-t-il souligné, précisant que tous les incendies ont été maîtrisés à l’exception de 6 feux de forêt encore actifs dans les gouvernorats de Bizerte, Jendouba et le Kef.

Depuis le mois de juin, 165 incendies ont détruit 4 810 ha de forêts, contre 2 144 ha ravagés à la même période l’an dernier.

Les conséquences sociales et économiques pour les  habitants de ces régions sont importantes, notamment en ce qui concerne les zones de pâturage utilisées pour la récolte des plantes aromatiques pour l’extraction de l’huile de romarin. Une centaine de familles touchées à Jendouba ne disposent plus des ressources nécessaires pour nourrir leur bétail (bovins, ovins et caprins). Face à la perspective de perdre leur source de revenus, beaucoup ont fui les zones à risque à la recherche d’un abri et connaissent aujourd’hui des difficultés financières.

Les conditions climatiques actuelles, sèches et chaudes en Tunisie, augmentent considérablement le risque d’incendie. Les vents chauds venant du sud exacerbent la situation, permettant à tout foyer d’incendie de se propager rapidement et de causer des destructions importantes dans trois gouvernorats : El Kef, Jendouba et Kasserine. Comme les frontières algériennes avec la Tunisie restent à ce jour en proie à des incendies, l’on continuera à surveiller la situation et à réviser son plan si nécessaire, d’autant que le risque élevé de feux de forêt se poursuivra dans les jours à venir.

Des incendies….de main d’homme, pour la plupart

 La plupart des incendies forestiers enregistrés, durant cette dernière période, sont d’origine humaine, d’ailleurs 18 feux de forêts survenus, durant le mois de juillet, ont été déclenchés entre 20h du soir et 5h du matin, a indiqué, mercredi, Zouheir Ben Salem, ingénieur principal et chef de service de de la protection des forêts et de l’entretien des équipements forestiers à la Direction Générale des forêts.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Ben Salem a précisé que les incendies d’origine naturelle ne dépassent pas les 4%, pointant l’importance d’appliquer la loi sur les contrevenants. Et de rappeler que les responsables de ces incendies peuvent encourir jusqu’à 20 ans d’emprisonnement conformément au code forestier et au code pénal.
 
Par ailleurs, le responsable a indiqué que la direction générale des forêts a enregistré, durant la période du 23 juillet au 9 août, 214 incendies, lesquels ont ravagé une superficie de 3146 hectares, contre 278 incendies ayant touché une superficie de 1700 Hectares, au cours de la même période de l’année dernière, sachant que la superficie globale des forêts tunisiennes s’élève à 1 million 250 mille hectares.
 
La plupart de ces incendies sont survenus dans les gouvernorats de Béja, Jendouba, Siliana, Kairouan, Bizerte et du Kef et de Nabeul, a-t-il encore fait savoir, ajoutant que ces feux ont globalement été maîtrisés.

Il convient de rappeler que le chapitre 4 du code forestier stipule que tout individu qui porte ou allume du feu en dehors des habitations et des bâtiments d’exploitation, à l’intérieur et à la distance de 200 m de toutes forêts ou terrains broussailleux, ou incinère des chaumes, broussailles et végétaux quelconques à moins de 500 mètres de toutes forêts ou terrains broussailleux, sera puni d’une amende de 50 à 150 dinars et d’un emprisonnement de 16 jours à 3 mois, ou de l’une de ces peines seulement. En cas de récidive, la peine de prison sera obligatoirement prononcée.

Si, par le fait de l’infraction, l’incendie s’est communiqué aux forêts, son auteur sera puni d’un emprisonnement de 3 mois à deux ans sans préjudice de tous dommages-intérêts.Si par le fait de mise à feu, l’incendie se communique aux propriétés voisines et s’il n’y a pas eu négligence du promoteur de la mise à feu, celui-ci restera responsable de tous dommages-intérêts.

 Les articles 307 et 308 du code pénal, prévoient, quant à eux,  une peine de douze ans d’emprisonnement est prévu contre quiconque qui aura mis volontairement le feu, directement ou indirectement, soit à des cultures ou à des plantations ou à la paille ou au produit d’une récolte en tas ou en meules, soit au bois disposé en tas ou en stères. La peine de mort est encourue, si l’incendie a été suivi de mort.

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