Tags Posts tagged with "accords"

accords

par -

Plusieurs accords de partenariat ont été signés, mercredi 13 juin 2018, entre l’Agence Nationale de l’Emploi et du Travail Indépendant (ANETI) et six entreprises, en marge de la conférence nationale sur la promotion de l’emploi tenue à la cité de la culture.
Le premier accord a été signé avec une entreprise spécialisée dans l’industrie des pièces automobile qui envisage de recruter 1200 personnes.
Le deuxième accord a été conclu avec une entreprise spécialisée dans la production de services (PSZ) qui compte embaucher 600 demandeurs d’emploi.
Les autres accords ont été signés avec Téléperformance, l’entreprise turque ASFUR spécialisée dans la tapisserie et Enda Tamweel qui envisagent de créer 2520 postes d’emploi au total.
La signature de ces accords s’inscrit dans le cadre du partenariat public-privé et de l’approche participative menée par le ministère avec les grandes entreprises.
L’objectif étant d’inciter ces entreprises à créer des postes d’emploi dans les différentes spécialités afin de développer leur compétitivité et impulser l’économie nationale.
Ces six entreprises figurent parmi 72 firmes qui se sont montrées prédisposées à recruter près de 19 mille personnes dans les secteurs public et privé, et ce, lors de la campagne de sensibilisation menée par l’ANETI jusqu’à fin mai dernier.
Cette campagne de sensibilisation vise à inciter les entreprises à créer des postes d’emploi dans les régions.

par -

Cinq accords portant sur la mise en place de nouveaux projets au Parc d’activités économiques de Bizerte moyennant un investissement de 11 MD ont été conclus au cours des cinq premiers mois de 2018, selon des données publiées sur la page Facebook du ministère de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises.
Ainsi ce parc a pu attirer pour la première fois une société portugaise et une autre hongroise, outre les entreprises italiennes, françaises, américaines, belges et libyennes déjà installées dans cet espace qui a compté jusqu’au 30 avril de cette année, 61 sociétés opérant dans les secteurs mécanique, électrique et aéronautique et services y afférents outre les secteurs du textile, du cuir et l’industrie pharmaceutique.
Les investissements drainés par le Parc ont atteint jusqu’au 2017 environ 598 MD, dont 97% sont des investissements directs étrangers. Les exportations industrielles de cet espace qui fournit près de 4250 emplois ont atteint environ 714 MD, en hausse de 15% par rapport à 2016 et 2015.

par -

Trois accords de coopération bilatérale, dont un relatif au projet stratégique du Gazoduc Nigeria-Maroc ont été signés, dimanche 10 juin 2018 à Rabat, par le Roi Mohammed VI et le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, actuellement en visite au Maroc (10 et 11 juin), selon l’Agence de Presse Africaine (APA).

Le premier accord est une déclaration conjointe entre le Maroc et la République du Nigeria relative à la réalisation de la phase suivante du projet stratégique du Gazoduc régional connectant les ressources gazières du Nigeria aux pays de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc.

Le second document signé est un protocole d’accord entre l’Office Chérifien des Phosphates et le Fonds souverain nigérian “Nigeria Sovereign Investment Authority” pour le développement d’une plateforme industrielle au Nigeria pour la production d’ammoniaque et des produits dérivés.

Quant au troisième accord, il concerne le domaine de la formation professionnelle agricole et de l’encadrement technique entre le ministère marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, et le ministère nigérian de l’Agriculture et du Développement rural.

par -

Deux accords de partenariat ont été signés, mardi 29 mai 2018, à Tunis entre des organismes agricoles tunisiens et français, pour appuyer à la mise en œuvre du Programme d’adaptation au changement climatique dans les territoires vulnérables (PACTE) dans les gouvernorats de Bizerte, le Kef, Kairouan, Siliana et Sidi Bouzid, moyennant une enveloppe de 50 millions d’Euros (environ 150 millions de dinars).
Financé par l’Agence Française de Développement (AFD), ce programme, dont la durée est estimée à 6 ans à partir de 2018, a pour finalité de contribuer aux efforts déployés par le gouvernement tunisien pour développer les territoires vulnérables et particulièrement sensibles écologiquement et socialement.

Ces deux accords visent à améliorer la capacité du ministère tunisien de l’Agriculture à conduire des projets de développement rural intégré équilibrant l’intérêt général et les intérêts particuliers. Ils visent également à concevoir et accompagner l’émergence et la structuration progressive d’un réseau de plateformes de concertation et de planification du développement territorial impliquant une diversité d’acteurs du niveau central au niveau local organisés en un réseau de production et de partage de connaissances sur le territoire .
Il s’agit, en plus, de proposer, de planifier stratégiquement et de mettre en œuvre d’actions et d’investissements liés à la gestion des ressources naturelles.
Les actions des deux accords, qui seront réalisés sur une période de 3 ans et demi, seront financés à travers un don de l’AFD d’environ 1,170 millions euros et une contribution du Fonds français international pour l’environnement (FFEM) à hauteur de 1,620 millions euros.

par -

Cela faisait 12 ans que le roi du Maroc, Mohammed VI, n’avait pas mis les pieds à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Le moins qu’on puisse dire est que son retour a été gagnant : 14 accords de coopération paraphés, en présence de son homologue Denis Sassou Nguess.

Le roi avait par ailleurs un menu bien garni, du 28 au 30 avril 2018 : Le sommet sur le bassin du Congo et le Fonds bleu. Mais les habitants de Brazzaville se souviendront aussi de cette agitation autour de l’hôtel Radisson, où le roi avait installé ses quartiers. Ils se remémoreront également des escapades du souverain, accompagné seulement de son chauffeur congolais, le soir, pour humer l’air des quartiers de la capitale. Mohammed VI n’a manifestement pas l’intention de perdre ses habitudes partout où il va sur le continent.

Le roi était en très bonne compagnie au Congo : sept de ses ministres et quatre hauts fonctionnaires du royaume ont travaillé les dossiers qui ont permis cette belle moisson de partenariats, rapporte Jeune Afrique. Du côté du Gabon, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, abattu des records en signant à lui tout seul 11 accords.
Après les réjouissances, Mohammed VI a mis le cap sur le Gabon, pour une “visite privée” de quelques jours chez son pote Ali Bongo Ondimba. Pour du “farniente quoi. Ça aussi c’est devenu une habitude !

par -

Trois mémorandums d’entente d’une valeur de 1,5 million de dollars (3,63 MD), visant la promotion de la coopération tuniso-américaine dans le domaine de l’artisanat ont été signés vendredi, entre l’Office national de l’artisanat (ONA) et le département d’Etat américain, représenté par l’institut de développement humain IDH et l’International de santé de famille (FHI 360), ainsi que la chambre américaine de commerce en Tunisie (AmCham).

Ces mémorandums d’entente signés à l’occasion de la 35ème édition du salon de la création artisanale ( du 26 au 5 mai 2018) s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de coopération des Etats-Unis, avec la Tunisie, au cours des cinq prochaines années, d’autant plus que ce secteur est une priorité du gouvernement américain“, a relevé l’ambassadeur américain à Tunis, Daniel Rubinstein.
Il a ajouté que ce partenariat permettra d’assurer la compétitivité des entreprises tunisiennes sur le marché américain, se félicitant à cet égard de cette coopération bilatérale, basée sur la bonne gouvernance.

Le premier mémorandum signé entre le directeur général de l’ONA, Faouzi Ben Halima et la présidente de l’association IDH vise le financement du projet “Renforcement des capacités d’exportation (Cap-X), en donnant au produit artisanal tunisien la touche américaine. Près de 450 mille dollars (1, 089 millions de dinars) ont été alloué à ce projet qui a pour but de participer à l’amélioration de la capacité de vente et d’investissement sur le marché américain, ainsi que de la productivité au niveau du secteur de l’artisanat “, a indiqué Meriem El Mechti, coordinatrice du projet.

Le 2ème mémorandum d’entente, relatif au financement du projet “Action Collaborative pour des Exportations Artisanales (ACEA) ” d’une valeur de près de 817 mille dollars (1, 977 millions de dinars), vise à favoriser une meilleure compétitivité de la chaine de valeur des huiles essentielles et autres extraits naturels à caractère artisanal dans le Nord-Ouest de la Tunisie (Jendouba, Kef, Siliana et béja), a indiqué Karim Chabi , directeur du projet.

Le troisième accord, d’une valeur de près de 70 mille dollars (169,4md) conclu entre l’ONA et AmCham concerne la réalisation du projet “Export Lab” qui vise à fournir des services d’incubation, de connaissance et de veille du marché pour les entreprises artisanales, à travers le développement d’une plateforme d’exportation où les PME tunisiennes peuvent afficher leurs produits et d’un guide d’exportation.

par -

Une déclaration commune relative à la commission mixte tuniso-roumaine dont la session est prévue en 2019 a été signée, jeudi 19 avril 2018, au siège du ministère des Affaires étrangères, en présence du ministre des Affaires étrangères, Khémaies Jhinaoui, et son homologue roumain Teodor Viorel Meleşcanu.

Ont été également signés un accord de coopération en matière de formation diplomatique, un programme de formation dans les domaines de la santé et les sciences médicales 2018/2020 et un protocole de coopération entre les agences de presse des deux pays.

Lors d’une conférence de presse, à l’issue de la cérémonie de signature, le ministre roumain a déclaré que sa visite vient confirmer l’intérêt que porte la Roumanie aux relations solides avec la Tunisie, qui sont basées sur la confiance et la stabilité.

Il a, dans ce sens, rappelé que les deux pays fêteront, le 16 décembre prochain, le 55e anniversaire d’échange d’ambassadeurs.

Meleşcanu, qui effectue une visite en Tunisie les 19 et 20 avril, a indiqué que la consolidation du dialogue politique et l’élargissement des domaines de coopération avec les pays du continent africain et les partenaires traditionnels de la Roumanie figurent parmi les priorités du gouvernement actuel de son pays (2017-2020).

par -

La Tunisie a signé jeudi 05 avril 2018, avec le groupe de la BID, un document de partenariat stratégique pour la période 2018-2020, et cinq accords de crédit portant sur des projets de transport de l’électricité, de construction de deux hôpitaux régionaux, de financement du commerce extérieur et de garantie de l’investissement, outre un don au profit des régions frontalières de la Tunisie.
Zied Ladhari, ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale a indiqué dans une déclaration à la presse, à l’issue de la signature de ces accords, que le document de partenariat stratégique entre la Tunisie et la Banque Islamique de Développement (BID) résume les principaux axes de travail, qui seront développés avec le groupe, au cours des trois prochaines années ainsi que les projets qui seront programmés et réalisés avec la banque islamique.

Le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a précisé que la Tunisie a obtenu, en vertu de l’accord de transport de l’électricité, un financement d’une valeur de 121 millions d’euros (environ 360 MD) qui va contribuer avec l’autofinancement apporté par la STEG, à renforcer le réseau de transport de l’électricité de la société.
Le ministre a fait savoir que les études relatives à ce projet sont prêtes et que les travaux vont démarrer dans les plus brefs délais pour couvrir 30 stations, soulignant que cet accord va renforcer la stratégie énergétique de la Tunisie à court et long termes.

Le ministre de la santé, Imed Hammami a indiqué que le 2ème accord concerne le projet de création de deux hôpitaux régionaux à Thala (gouvernorat de Kasserine) et Dahmani (gouvernorat du Kef) pour un montant de 90 MD. Ces financements vont concerner les travaux de construction et les équipements.
Le ministre a relevé que les études sont fin prêtes et que tous les problèmes fonciers ont été résolus, annonçant que les travaux vont démarrer avant la fin de 2018, alors qu’ils avaient pris du retard depuis 2012.
De même, un accord de don d’une valeur de 280 mille dollars a été signé pour la mise en place d’un programme et l’élaboration d’une étude de faisabilité, dans l’objectif d’améliorer l’inclusion économique et sociale des catégories marginalisées dans les régions frontalières de la Tunisie.

Ladhari a affirmé que la Tunisie a encore signé un accord cadre avec la Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC), d’une valeur de 1,5 milliard de dollar (3 750 MD), pour le financement des besoins de la Tunisie dans les domaines du commerce extérieur et le financement des importations de marchandises stratégiques, par les entreprises publiques.
Enfin, un mémorandum d’entente a été signé avec la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE), portant sur la coopération dans l’exécution des programmes,visant à relever le rythme des investissements directs extérieurs en Tunisie.
La signature de ces accords intervient dans le cadre de la clôture des travaux de la 43ème édition des Réunions annuelles du groupe de la BID qui se sont déroulés du 1er au 5 avril 2018, à Gammarth, dans la banlieue Nord de Tunis.

par -

Trois accords de coopération ont été signés lundi 02 avril 2018 entre la Tunisie et l’Argentine dans les domaines de la culture et des études stratégiques.

Signés conjointement par le ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui et son homologue argentin Jorge Faurie, au terme d’une séance de travail qui a eu lieu au siège du département, ces accords prévoient un programme de coopération dans le domaine de la culture pour la période 2018-2020 et un accord de coopération dans le domaine du cinéma qui a été signé par la directrice générale du Centre national du cinéma et de l’image Chiraz Laâtiri et le vice-président de l’Institut national Argentin du cinéma et des arts audiovisuels, Fernando Juan Lima.

Il s’agit également, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, d’un accord de coopération entre le Centre argentin pour l’économie mondiale et l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).

Dans une déclaration aux médias, le ministre argentin des relations extérieures et du culte, Jorge Faurie, a déclaré avoir examiné avec son homologue tunisien l’évolution de la coopération bilatérale dans les domaines économique et commercial et les moyens d’identifier de nouvelles opportunités de coopération pour booster la croissance économique et générer de nouveaux postes d’emploi.

L’Argentine et la Tunisie portent un intérêt tout particulier à la technologie numérique“, a-t-il indiqué, faisant remarquer que l’Argentine peut offrir à la Tunisie d’importantes opportunités, particulièrement dans le secteur commercial, dans les domaines scientifiques en rapport avec l’agriculture ainsi que dans le domaine de la santé.

Il a également déclaré avoir défini avec son homologue tunisien un nombre de projets de coopération qui seront conclus d’ici septembre prochain.

Selon Faurie, la rencontre a aussi permis d’examiner les moyens de renforcer la coopération entre les deux pays au double plan bilatéral et multilatérale, surtout que l’Argentine a développé ses relations avec des pays de l’Afrique subsaharienne et lancé des projets dans certains pays de cette région.
Par ailleurs, il a fait état de l’intérêt que porte l’Argentine à la participation de la Tunisie au Sommet du G20 prévu en novembre 2018 dans la capitale argentine de Buenos Aires.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a déclaré que la rencontre a permis d’examiner les opportunités de coopération entre les deux pays et de passer en revue des documents de travail qui seront signés d’ici la fin de l’année 2018.

A ce propos, Jhianoui a souligné l’engagement commun à renforcer la coopération bilatérale en matière d’échange commercial, à identifier les moyens de favoriser l’écoulement des exportations tunisiennes dans le marché argentin et de faciliter l’exportation des marchandises des deux pays dans d’autres marchés.

Selon Jhinaoui, une équipe tuniso-argentine sera mise en place pour examiner la possibilité de développer la coopération bilatérale dans les domaines de l’agriculture, des industries agricoles, de la recherche scientifique et de l’élevage”.

Il a également déclaré avoir examiné avec son homologue argentin les moyens de développer la coopération entre l’Agence tunisienne de coopération technique et le Fonds argentin de coopération afin de renforcer la coopération avec certains pays africains, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de l’éducation et de la santé.

Première depuis 10 ans, la visite d’un ministre argentin des Affaires étrangères en Tunisie se veut une opportunité pour développer les relations d’amitié et de coopération avec l’Argentine et d’élargir la base des partenaires économiques de la Tunisie en Amérique latine, particulièrement avec les pays membres du Groupe du marché commun du sud (Mercosur).

La Tunisie avait engagé des négociations directes avec le MERCOSUR pour un conclure un accord de libre-échange avec ce marché prometteur.

Aucun ministre tunisien des Affaires étrangères n’a visité l’Argentine depuis 25 ans.

par -

Quatre accords de partenariat ont été signés, vendredi, entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ils portent sur la gestion des ressources en eau, le secteur oléicole et la coopération tripartite sud-sud entre la Tunisie, le Maroc et le FAO dans le domaine agricole.

Deux accords parmi les quatre signés concernent la gestion des ressources en eau. Le premier consiste en un projet “d’Implémentation de l’agenda 2030 pour l’efficience, la productivité et la durabilité de l’eau dans les pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord (NENA) durant la période 2016-2020.
Il profite à huit pays de la région à savoir la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, l’Iran, la Jordanie, le Liban, la Palestine et a pour objectif d’accroître l’efficacité et la productivité de l’eau dans les systèmes agricoles des pays concernés et l’amélioration de la gouvernance de l’eau à travers l’adoption de nouvelles technologies et de bonnes pratiques.

Le deuxième accord concerne un projet de coopération technique visant à évaluer le potentiel et à gérer les risques de l’irrigation solaire au Proche-Orient et en Afrique du Nord, au profit de trois pays bénéficiaires à savoir la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie.

Le troisième accord signé touche au “Développement du secteur oléicole en Tunisie : Prospective et stratégie d’amélioration”. En vertu de cet accord la FAO fournira une assistance technique aux autorités, organismes et professionnels intervenant dans ce secteur, afin de favoriser l’adoption des nouvelles technologies dans le domaine oléicole.

Le quatrième accord concerne un programme de coopération tripartite sud-sud entre la FAO, la Tunisie et le Maroc dans le domaine agricole. Il vise à échanger les expériences et à développer la coopération entre les trois partenaires en matière de valorisation des produits agricoles, d’utilisation des énergies renouvelables dans les domaines de production laitière, de transformation et de conditionnement des produits agricoles, de renforcement des capacités locales et de valorisation de la contribution de la diaspora au développement rural.

par -

La Tunisie abritera la 43ème rencontre annuelle du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), du 1er au 5 avril 2018, en présence de 57 ministres de l’économie et des finances des pays membres de la BID et près de 1000 acteurs du monde de l’économie et des affaires.
Les travaux de cette édition seront axés sur le développement de l’infrastructure en Afrique : les opportunités et les défis, les partenariats stratégiques pour le développement des affaires, l’emploi des jeunes, le financement du développement, la propriété intellectuelle et les solutions scientifiques et technologiques développées au service du développement durable.
Cette manifestation favorisera également, des discussions sur le rôle de la finance islamique dans le développement des PME et TPE, le renforcement de l’inclusion économique de la femme et la réalisation de la sécurité alimentaire, tout en maitrisant les ressources en eau.
Au programme de cette 43ème réunion figure, la 13ème Assemblée générale de la Société internationale islamique pour le financement du commerce (SIFC) et la présentation des grandes lignes du rapport annuel de la BID, outre la signature d’accords de financement.
Le ministère de développement, de l’investissement et de la coopération internationale a annoncé mercredi 28 mars 2018 que le Chef du Gouvernement, Youssef Chahed, présidera l’ouverture officielle de cette rencontre.

par -

Enfin la diplomatie Tunisienne vers l’Afrique commence à bouger. A l’occasion de la visite du Chef de l’Etat de la Guinée Equatoriale ce mardi 27 Février 2018, une annonce a été faite pour supprimer les visas entre la Tunisie et la Guinée Equatoriale et ce, dans les deux sens. Et pour l’Ouverture d’une Ambassade pour la Guinée Equatoriale en Tunisie.

Une très bonne nouvelle pour les hommes d’affaires tunisiens qui comptent se rendre dans ce pays de l’Afrique centrale, qui dispose d’un réel potentiel économique et qui se trouve entre le Gabon et le Cameroun, et qui est un producteur de pétrole.

Avant pour s’y rendre, il fallait passer via leurs ambassades au Maroc, en France ou au Gabon et attendre au moins un délai de 48 heures pour se faire délivrer un visa.

Idem pour les étudiants ou les visiteurs venant de la Guinée Equatoriale désirant de rendre en Tunisie pour affaires, études ou tourisme médical ; ils étaient obliges de passer via l’Ambassade de Tunisie au Cameroun, pour se faire délivrer un visa.

La Tunisie a tout intérêt à supprimer de suite et de manière même unilatérale tous les visas pour les Africains à l’instar du Maroc, qui a multiplié les rentrées des touristes africains par 10 et le nombre des étudiants par quatre, rien qu’en supprimant l’exigence du visa pour les voyageurs se rendant au Maroc. Cette mesure ne demande à la Tunisie ni budget, ni texte de loi, ni crédit et ni approbation par l’Assemblée des Représentants du Peuple, juste la signature du Président.

Enfin la Tunisie bouge !

par -

Cela fait 10 ans, depuis la 7ème session de la Réunion de haut niveau à Madrid, en novembre 2008, qu’il n’y avait pas eu une telle animation entre la Tunisie et l’Espagne. Cette dernière, qui vient de s’extirper de la récession de 2014, a retrouvé de l’appétit, ce que lui autorise sa croissance de 3%, selon le FMI, un taux bien meilleur que celui des autres pays de la zone euro. Mais ce n’est pas son seul titre, l’Espagne est aussi affublée du surnom de champion des «job machine” de la zone euro, en vertu de sa capacité à fabriquer des emplois. C’est donc une Espagne revigorée par le retour aux affaires de Mariano Rajoy qu’on a vue à Tunis, même si la gestion calamiteuse de la crise catalane a laissé des traces. Mais le pays en a vu d’autres !

Les travaux de la 8ème session de la réunion de Haut niveau tuniso-espagnole, tenue lundi 26 février 2018 au palais du gouvernement à la Kasbah, ont été couronnée par la signature de plusieurs conventions, mémorandums d’entente et protocoles de financement dans plusieurs secteurs.
La cérémonie de signature a été coprésidée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed et son homologue espagnol, Mariano Rajoy.
Voici la liste des conventions signées dans le cadre de la réunion de Haut niveau tuniso-espagnole:
-Convention dans le domaine de la sécurité, notamment la lutte contre le crime organisé ;
-Convention de partenariat dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ;
-Déclaration d’intention dans le domaine de la culture ;
-Accord de partenariat dans le domaine de l’agriculture, des eaux, de l’environnement et des changements climatiques ;
-Mémorandum d’entente pour le partenariat entre le domaine des technologies de l’information et de la communication ;
-Projet d’accord de partenariat entre le Centre de promotion des exportations et son homologue espagnol ;
-Mémorandum d’entente dans le domaine de la formation professionnelle ;
-Accord de partenariat dans le domaine de la protection civile ;
-Mémorandum d’entente pour le partenariat dans le domaine de lutte contre la violence à l’égard des femmes.

S’exprimant lors de la signature des conventions, Chahed a souligné que cette réunion tenue sous le signe d’un partenariat stratégique innovant intervient dix ans après la dernière session (2008). Elle constitue une occasion pour intensifier le partenariat bilatéral tuniso-espagnol dans tous les domaines, a-t-il souligné.
La réunion de Haut niveau a été sanctionnée par une déclaration commune visant la promotion de la coopération tuniso-espagnole dans tous les domaines“, a-t-il ajouté, faisant remarquer que la Tunisie s’est engagée dans un processus de grandes réformes économiques et de bonne gouvernance.
De son côté, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a souligné le soutien de son pays au processus de transition démocratique et économique.
Il a, en outre, signalé que la lutte contre le terrorisme est aujourd’hui une priorité dès lors que ce phénomène touche tous les pays du monde.

L’Espagne, de par sa trajectoire et les réformes qu’elle a engagées et accomplies, ressemble beaucoup à la Tunisie. De ce point de vue il y a matière à réflexion, et à inspiration, pour les autorités tunisiennes. Par ailleurs le 4ème client et 4ème fournisseur du berceau du printemps arabe va nettement mieux et le fait savoir. La Tunisie a donc tout à gagner en misant sur ce pays dont la résilience face aux difficultés économiques et politiques force le respect.

par -

Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, est arrivé, lundi matin, à Tunis, pour une visite de travail d’un jour. A son arrivée à l’aéroport présidentiel de l’Aouina, il a été accueilli par le chef du gouvernement, Youssef Chahed et le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui.
Accompagné d’une délégation de ministres et d’hommes d’affaires, Rajoy rencontrera au cours de sa visite le président de la République, Béji Caïed Essebsi ainsi que le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur.
Rajoy assistera avec Youssef Chahed à la 8ème session du haut comité tuniso-espagnol à l’occasion duquel ils signeront une série d’accords de partenariats dans plusieurs domaines. Le premier ministre espagnol aura, également, au programme, une visite au musée du Bardo où il déposera une gerbe de fleurs en hommage aux victimes de l’attentat terroriste du Bardo. Il assistera, par ailleurs, à la clôture des travaux du Forum d’affaires tuniso-espagnol au siège de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA).

par -

Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) a conclu six projets de coopération avec des agences multilatérales et des pays tiers, afin d’accompagner les entreprises exportatrices tunisiennes appelées à mieux appréhender les marchés extérieurs et à mieux positionner leurs produits ou services à l’international.
Selon les données publiées par le CEPEX sur son site Internet, il s’agit du programme de Coopération avec la GIZ (Agence Allemande de la Coopération Internationale) qui s’étale sur la période 2017-2020, renforçant l’accès des PMEs tunisiennes à de nouveaux marchés en Afrique, en favorisant un partenariat gagnant/gagnant avec les entreprises allemandes (et ou européennes) ciblant les marchés de la région MENA et de l’Afrique subsaharienne.

Le programme de Coopération avec la Banque Mondiale (BM), couvrant la période 2016/2020, vise à renforcer les capacités du Fonds d’Appui à la Compétitivité et au Développement des Exportations (TASDIR+), lancé en 2015, à augmenter les exportations, à l’horizon 2020.
Il s’agit également de la diversification des marchés à l’exportation, le renforcement des exportations des produits à haute valeur ajoutée et l’appui aux associations professionnelles et aux groupements d’entreprises dans leurs démarches à l’international.

Le CEPEX dispose également d’un programme de Coopération avec la Suisse, Suiss Import Promotion Programm (SIPPO) qui s’étale sur la période 2016/2020. L’objectif de ce programme est le développement à l’exportation de trois secteurs : les produits de la mer, Fruits & légumes transformés & ingrédients naturels.

S’agissant du programme de Coopération Import Promotion Desk Allemand (IPD), couvrant la période 2018/2020, il vise à renforcer les secteurs des ingrédients Naturels, les fruits et légumes Frais et les produits cosmétiques/Parapharmaceutiques.

Pour le programme de Coopération Tunisie-Wallonie, il favorise un programme de formation et de coaching de 3 entreprises tunisiennes du secteur pharmaceutique, parapharmaceutique, outre le Pôle Biotechnologique de Sidi-Thabet à Charleroi (Belgique).

Le programme de Coopération avec l’UE, Réseau Entreprise Europe EEN Tunisie, créé en 2008, regroupe plus de 4 000 experts au sein de 600 organisations partenaires dans plus de 50 pays. Le réseau a déjà aidé plus de 2,5 millions de sociétés à tirer profit du marché unique européen.

par -

Des accords de partenariat, au nombre de 24, seront conclus entre la Tunisie et la Guinée à l’occasion de la tenue les 18 et 19 février courant dans le cadre de la réunion de la commission mixte tuniso-guinéenne, a fait savoir le directeur général de l’Agence guinéenne de promotion de l’investissement privé Gabriel Curtis.
Cette institution conclura, à cette occasion, un accord de coopération avec l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) , a-t-il déclaré, dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) en marge des travaux du forum sur l’investissement et le commerce en Afrique “TIFA 2018” qui se tient les 6 et 7 février à Tunisie à l’initiative du Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC).
Le responsable a fait savoir que son pays cherche, à travers sa participation au forum, à promouvoir les investissements et les échanges commerciaux dans les domaines de l’énergie, l’agriculture, l’infrastructure de base, l’enseignement et la santé, “sauf que les projets existent mais l’accès aux financements à des coûts supportables demeure difficile”, a-t-il fait remarquer.
Il a rappelé que le forum qui s’est déroulé en Guinée en 2017 à l’occasion du démarrage de la ligne aérienne Tunisie-Conakry et la mission guinéenne qui a visité la Tunisie en 2016 ont donné lieu à des résultats probants à travers l’identification de projets et la concrétisation des accords dont les résultats seront perceptibles en 2018, notamment dans les domaines de l’éducation, la santé et les industries.
Curtis a indiqué que les échanges commerciaux tuniso-guinéens s’élèvent à huit millions de dinars, estimant que ce montant est “très faible”. Aussi, des efforts sont consentis afin de l’améliorer à la lumière de la complémentarité existant entre les compétences des deux pays et les opportunités d’investissement en Guinée, a-t-il assuré.

par -

Trois accords de coopération universitaire ont été signés, jeudi, entre la Tunisie et la France, en présence du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Slim Khalbous et son homologue française, Frédérique Vidal.
Ces accords ont été signés en marge de la première réunion du comité stratégique mixte entre les deux ministères pour la création d’une université Franco-Tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée, tenue au siège du ministère.
Le premier accord prévoit l’implantation de la représentation régionale opérationnelle du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) à Tunis.
Il a été signé par le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Slim Khalbous et l’administrateur général du CEA, Daniel Verwaerde.
Le deuxième accord porte sur le renouvellement des accords-cadres de coopération de l’Université Panthéon-Sorbonne avec six universités tunisiennes.
Cet accord a été signé par le représentant de l’Université Panthéon- Sorbonne, Francois-Guy Trebulle, le président de l’Université de Tunis El Manar, Fethi Sellaouti, le président de l’Université de Tunis, Habib Sidhom, la présidente de l’Université de la Manouba, Jouhaina Gherib, la présidente de l’Université de Carthage, Olfa Ben Ouda, le président de l’Université de Sousse, Ali Mtiraoui et le président de l’Université de Sfax, Abdelwahed Mokni.
Le troisième document est un accord-cadre portant création d’un collège franco-tunisien pour l’enseignement des sciences expérimentales.
Il a été signé par le président de l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay, Pierre Paul Zalio, le président de l’Université de Tunis El Manar, Fethi Sellaouti, le président de l’université de Tunis, Habib Sidhom et la présidente de l’université de Carthage, Olfa Ben Ouda.

par -

Le président français, Emmanuel Macron, actuellement en visite en Chine, avec une cinquantaine de grands patrons (dont ceux d’Areva, Airbus, Safran et EDF), ne va pas ramener qu’un gros chèque pour une centaine d’avions Airbus, il est aussi question d’autres méga contrats. L’Elysée parle d’une cinquantaine d’accords et de contrats, notamment sur le nucléaire civil et l’aéronautique, rapporte l’AFP ce mardi 09 janvier 2018.

On n’a jamais été aussi proche d’un accord” pour doter la Chine d’un centre de retraitement nucléaire, a précisé le cabinet de Macron. C’est un chantier colossal estimé à une dizaine de milliards d’euros, une aubaine pour Areva, groupe français spécialisé dans l’atome civil.
En vue également un réacteur EPR, que va réaliser EDF dans le sud de la Chine. Par ces projets, Paris espère “rééquilibrer” ses liens commerciaux avec la Chine, la cause de son plus gros déficit extérieur (30 milliards d’euros en 2016).
Au menu également davantage d’investissements chinois en France, “dès lors qu’ils sont créateurs d’emplois et de croissance pour nos pays et qu’ils s’inscrivent dans des partenariats équilibrés et de long-terme“, indique l’Elysée.

par -

L’UTICA et le chef du gouvernement, Youssef Chahed, même combat. Après le tir amical de Chahed, qui ne s’est pas démonté devant le redoutable et irascible président turc, Recep Tayyip Erdogan, c’est au tour de l’UTICA de porter l’attaque, dans les mêmes termes : courtois mais franc, avec un chef d’Etat que la rudesse n’effraie pas. Tout l’enjeu de la visite d’Erdogan, un séjour qui a fait jaser pour les raisons que l’on sait, était, pour les Tunisiens, de faire comprendre à un partenaire clé que les rapports économiques sont trop déséquilibrés à un point qui n’est plus supportable pour la Tunisie, et qu’il était temps de rééquilibrer les choses. Mais aussi bien Chahed que l’UTICA ont fait preuve de doigté, de sens aigu de la diplomatie devrait-on dire, en évitant d’évoquer frontalement le problème du déficit de la balance commerciale, et ont préféré mettre le curseur sur l’ouverture du marché turc aux produits tunisiens et les investissements turcs en Tunisie. C’est aussi une façon de rééquilibrer les relations économiques entre les deux pays, tout en contournant l’obsessionnelle invasion du marché tunisien par les produits turcs, sur laquelle on peut difficilement avoir une prise dans la durée, après le rétablissement des droits de douane pour une période bien déterminée.

L’UTICA (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat) a appelé les investisseurs turcs à réaliser des projets en Tunisie, de manière à leur permettre d’écouler leurs produits sur d’autres marchés, notamment africains, dans le cadre d’une approche visant à trouver des solutions au déficit de la balance commerciale avec la Turquie (1500 millions de dinars), a déclaré, jeudi, à l’agence TAP, le membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et président de la partie tunisienne du conseil d’affaires tuniso-turc, Slim Ghorbal.
Il a indiqué que la Tunisie bénéficie d’un ensemble d’avantages, tels que sa position géographique stratégique et les compétences dont elle dispose, outre un tissu industriel développé capable d’offrir la valeur ajoutée escomptée à l’investisseur turc dans plusieurs secteurs, à l’instar de la confection de prêt-à-porter, notamment la production de petites séries, la câblerie, les composants électroniques et les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le membre du bureau exécutif de la Centrale patronale a rappelé que la nouvelle loi sur l’investissement permet, également, à l’investisseur étranger de posséder son entreprise à hauteur de 100% ( à l’exception des terres agricoles), ce qui est de nature à encourager l’investisseur étranger à réaliser ses projets en Tunisie.
Ghorbal a fait savoir que la partie turque qui a rencontré, mercredi, ses homologues tunisiennes lors du Forum d’affaires tuniso-turc, organisé à l’occasion de la visite d’Etat d’Erdogan en Tunisie (26-27 décembre 2017), examinera cette proposition comme il en sera le cas pour les différents intervenants en Tunisie, ce sujet devant être étudié au niveau du Conseil de la coopération stratégique tuniso-turque qui se tiendra en 2018.
Il y a lieu de rappeler que la loi de finances pour l’exercice 2018 a adopté l’article 40 stipulant des mesures douanières exceptionnelles sur la liste des importations en provenance de la Turquie qui seront soumises à partir de janvier 2018 à des taxes douanières de 90%.

Lors des travaux du forum tuniso-turc, Ghorbal a indiqué que face aux enjeux issus de la difficulté de la transition politique et ses implications sur la situation économique et sociale, sur le développement des régions de l’intérieur et sur l’emploi des jeunes, la Tunisie n’a d’autres issues que de relancer la croissance par la relance des exportations, le redéploiement et le développement des investissements publics, privés, locaux et étrangers, selon un communiqué de l’UTICA, publié jeudi.
Et de signaler que les relations tuniso-turques ne doivent pas être traitées de manière isolée de cette donne ni encore moins se limiter à la simple problématique de la structure de la balance commerciale qui a pris des dimensions parfois démesurées mais doivent être traités dans le cadre d’une réflexion dans une perspective globale, beaucoup plus ambitieuse et débouchant le plus rapidement possible sur des actes porteurs de signaux forts.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale Zied Laâdhari, a affirmé, de son côté, que la présence de 150 hommes d’affaires turcs est une véritable opportunité pour établir des partenariats stratégiques entre les entreprises des deux pays.
Les échanges économiques tuniso-turcs sont en deçà de nos ambitions, a-t-il ajouté, mais il y a des opportunités et un grand potentiel de partenariats entre les deux pays à saisir.

Pour sa part, Ugur Dogan, président de la partie turque du Conseil d’affaires turco-tunisien, a souligné que les Turcs sont prêts à investir dans des domaines comme l’industrie automobile et les télécommunications.
La Tunisie a signé en marge de la visite du président turc plusieurs accords dont certains relatifs à la protection et au renforcement des investissements tuniso-turcs.

Le président Erdogan a souligné, au cours d’une conférence de presse tenue, mercredi, au palais de Carthage, conjointement avec le président de la République Béji Caid Essebsi, comprendre la conjoncture économique par laquelle la Tunisie passe, affirmant la volonté de la Turquie de l’aider afin que le pays puisse surmonter le déficit de la balance commerciale, à travers l’augmentation des importations des produits tunisiens.
Et de préciser que les deux parties oeuvreront a intensifier le dialogue et la concertation afin de renforcer les relations de coopération bilatérale, notamment dans les domaines du commerce et du tourisme, annonçant que la Turquie compte accorder un prêt de 300 millions de dinars à la Tunisie.

par -

Demain mardi 26 décembre 2017, le président de la République, Béji Caid Essebsi, aura un hôte très spécial : Recep Tayyip Erdoğan. Le président turc, auréolé de son nouveau statut de défenseur de la cause palestinienne, quand les président arabes se terrent dans leurs palais au luxe insolent, débarque en Tunisie à l’invitation, il faut tout de même le souligner, de BCE. L’histoire ne nous dit pas ce que le chef de l’Etat tunisien a fait exactement pour l’attirer au berceau du “printemps arabe”, que Erdogan n’a certainement pas dû voir d’un bon oeil, lui dont les moeurs politiques s’éloignent du modèle démocratique tunisien, mais on est à peu près sûr que Essebsi a fait des pieds et des mains pour l’attirer ici. La chose n’a pas dû être aisée car si Erdogan sait que les autorités lui dérouleront le tapis rouge, il sait aussi qu’il ne pourra pas en demander autant à la société civile et aux organisations de défense des droits de l’Homme, qui font feu de tout bois depuis un fameux 14 janvier 2011. Et comme sur ce plan Erdogan est très loin de pouvoir montrer patte blanche – les Kurdes, ses opposants et les journalistes en savent quelque chose -, il y aura des étincelles dans l’air.

Le SNJT (Syndicat national des journalistes tunisiens) a mis ses habits de combat, et a promis de tout faire pour pourrir la visite de l’encombrant “ami” turc. Mais ne nous leurrons pas : Erdogan est un dur, un coriace, de la trempe de Vladimir Poutine, Kim Jong-un. Cette agitation à Tunis n’est pas une première pour lui, il s’y est préparé et y fera face. Et puis les autorités tunisiennes l’y aideront, elles qui tiennent enfin une occasion de converser directement et d’arracher des engagements fermes à l’un des responsables du déficit commercial qui affole le gouvernement, sans qu’il puisse faire quoi ce soit pour l’enrayer. Alors ce ne sont pas quelques cris des défenseurs des droits de l’Homme qui vont gâcher la fête, avec les accords que le président turc a amenés dans ses valises. La Tunisie a beau monter ses muscles devant les autorités émiraties, d’ailleurs de façon un peu puérile et irréfléchie quand on sait tout ce qu’elle a à perdre dans cette affaire, on le sait tous : Elle n’a pas les moyens de s’engager dans la voie que les moralisateurs publics (spécialistes auto-proclamés, pseudo-experts et autres commentateurs plus ou moins avisés) lui suggèrent. Alors oui : La contestation aura tous ses droits, car après tout on n’est pas dans une démocratie pour rien, mais la realpolitik – en l’occurrence l’économique – aussi aura ses droits, in fine.

Ce que Erdogan a laissé chez lui

On commençait à les oublier, l’actualité étant happée par d’autres sujets chauds (Jérusalem, Corée du Nord..), mais les purges d’Erdogan continuent de plus belle, au nom de sa prétendue lutte contre le “terrorisme“. Dans les faits, c’est un combat à mort contre le mouvement de son ennemi historique, Fethullah Gülen, qui aurait, selon Ankara, fomenté le coup d’état du 15 juillet 2016. Hier dimanche 24 décembre 2017, les autorités turques ont encore taillé dans les effectifs de l’enseignement et de l’armée. 2756 fonctionnaires de plus, accusés d’être acquis à la cause de Gülen, ont été limogés. Et bien que faisait Erdogan pendant ce temps ? Et bien il signait des contrats au Soudan, où Omar el-Béchir, un autre personnage peu recommandable qui a sur sa tête plusieurs mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a multiplié les honneurs pour son invité.

Au total, près de 50.000 individus ont été placés derrière les barreaux et 150.000 autres éjectés de la fonction publique et du secteur privé depuis le dernier putsch raté. Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a fait savoir que 110.000 fonctionnaires allait être recrutées en 2018 pour résorber le trou créé par ces purges massives. Quelque 36.000 postes sont à prendre dans les services hospitaliers et 20.000 dans l’éducation, a indiqué Yildirim. Mais ce qu’il n’a pas dit c’est que les autorités vont sans nul doute s’assurer de l’allégeance à Erdogan avant toute nouvelle embauche.

Rappelons que le théologien Fethullah Gülen, qui s’est réfugié en Pennsylvanie, aux USA, depuis 1999, dément catégoriquement être derrière le coup d’état raté qui a couté la vie à quelque 240 personnes.

A chaque fois que le président russe, Vladimir Poutine ou le président chinois, Xi Jinping, bougent quelque part dans le monde, ils sont accueillis par un torrent de protestations, au nom de la défense des droits humains qu’ils piétinent au quotidien, il faut tout de même le souligner. Ce fut le cas lors de la dernière visite de Poutine en France, en mai 2017, et avant lui Jinping, en mars 2014. Mais cela n’a jamais empêché quelque signature de contrat que ce soit, après les leçons de morale d’usage des autorités, pour faire plaisir aux journalistes et activistes de la société civile, des tirades d’ailleurs de plus en plus discrètes et courtes. Le monde a changé, hélas, et la raison d’Etat – les contrats pour faire tourner la machine économique et faire manger les populations – a tendance à occulter les élans passionnels et passionnés pour la vertu, la morale, les droits des uns et des autres.

FOCUS 🔍

La BIAT, qui apporte depuis s plusieurs années, un soutien à la culture et aux industries créatives allant au-delà du mécénat, a lancé une...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Reseaux Sociaux

SPORT

voici quelques statistiques marquantes de la Coupe du monde Russie-2018 qui s'est achevée dimanche dernier avec la victoire finale de la France face à...