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La mission électorale d’observation (MEO) de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) est arrivée à Luanda, Angola, pour les élections générales du pays prévues pour le 23 Août 2017.

La mission d’observation est mandatée pour observer les élections dans les Etats Membres et pour évaluer leur conformité aux normes internationales, en particulier le Protocole de la CIRGL relatif à la Démocratie et à la Bonne Gouvernance, et pour donner une déclaration préliminaire à savoir si les élections sont paisibles, justes et transparentes selon le mandat de la CIRGL.

Les observateurs rencontreront la Commission Electorale, les autorités gouvernementales, les partis politiques et d’autres parties prenantes pour établir l’état de préparation et des défis faisant face à la conformité avec le droit électoral et les directives.

À la fin de l’observation, les représentants pourront soumettre un rapport sur le processus de vote à partager avec les autorités et le Comité interministériel régional de la CIRGL comme stipulés dans le Protocole. Ils élaboreront également des recommandations pour des améliorations de tels processus dans les Etats membres de la CIRGL et conseilleront le Secrétariat sur des actions devant être conduites à l’avenir.

La mission électorale d’observation de la CIRGL pour les élections en Angola est composée de représentants en provenance de la République du Soudan, de la République du Rwanda, de la République du Kenya, de la RDC et de la République du Burundi.

Les observateurs de la CIRGL se déploieront dans les différentes parties du pays et collaboreront avec d’autres observateurs locaux et internationaux pour couvrir une plus grande superficie, ce qui donnera une image plus large de la façon dont des élections se sont déroulées.

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En seulement deux ans, Angonix – un point d’interconnexion Internet (IXP) basé à Luanda – a connu une croissance exponentielle pour devenir le troisième plus grand IXP en Afrique. Avec un pic de trafic à 10,8 Go/s (tel qu’enregistré en juillet 2017), Angonix est devenu une force compétitive en Angola et dans la région sub-saharienne.

Géré par Angola Cables, Angonix permet aux réseaux mondiaux et locaux, tels que les fournisseurs de service Internet (ISP) et les réseaux de diffusion du contenu (CDN), de s’interconnecter directement pour échanger le trafic Internet. Angonix compte actuellement 17 membres, y compris des institutions financières leaders, des sociétés de câble et de satellite, des ISP, des opérateurs de téléphonie mobile et divers fournisseurs de services de communication opérant sur le continent. Un infographique interactif à propos d’Angonix est disponible ici (http://APO.af/MJkW1S).

Darwin Costa, gestionnaire de projet chez Angonix, explique ce qui rend IXP unique. « Nous fournissons un point d’accès physique par lequel les principaux réseaux peuvent se connecter et échanger le trafic avec leur propres Numéros de système autonome. En tant qu’IXP neutre, Angonix permet au contenu d’être localisé à des coûts de livraison par octet fortement réduits et offre une meilleure efficacité de routage. Ses offres commerciales incluent des ports d’appairage Ethernet d’1 Go et d’Ethernet 10 Go, avec des vitesses de 1 000 Mbps et 10 000 Mbps respectivement. »

Fier de l’impact de l’organisation sur l’amélioration de l’accès Internet en Afrique, Costa ajoute : « Avec une suite d’atouts stratégiques de communication sur le continent, Angonix est connecté à des multiples porteurs et systèmes qui permettent les réseaux des Amériques et de l’Europe à la troisième plus grande plateforme en Afrique. Les services d’appairage à distance seront bientôt lancés par lesquels Angonix sera disponible sur d’autres marchés. »

Il a ajouté que la croissance d’Angonix a dépassé même les prévisions les plus optimistes. « Notre croissance est une indication que le continent est fin prêt pour la croissance digitale. »

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L’achèvement du premier lien direct entre l’Afrique et l’Amérique du Sud a pris de l’ampleur aujourd’hui lors d’un lancement officiel à Sangano, en Angola. L’installation du système de câble de l’Atlantique Sud (SACS) – un câble sous-marin avec une capacité de 40 tbps qui s’étendra sur plus de 6 500 km à Fortaleza, au Brésil – a commencé sur la côte angolaise dans la municipalité de Quissama. Le système SACS est en cours de construction par NEC Corporation.

José Carvalho da Rocha, le ministre angolais des Télécommunications et Technologies, les chefs d’entreprise locaux et internationaux, ainsi que les actionnaires et invités de d’Angola Cables ont assisté au lancement. L’installation de SACS est considérée comme un projet stratégique pour l’Angola faisant progresser l’économie numérique de la région et améliorant les communications mondiales.

Lorsque l’ensemble du réseau sera terminé, ainsi que des éléments associés tels que les centres de données et les points d’échange d’Internet, le SACS offrira un changement de paradigme dans le secteur des télécommunications d’Afrique.

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Rien ne va plus pour le premier producteur de pétrole du continent africain… justement à cause de la chute vertigineuse des cours du pétrole. L’or noir, qui a fait la richesse du pays, élevant de façon insolente le niveau de vie des citoyens et faisant galoper les prix au point de faire de Luanda, la capitale, l’une des villes les plus chères au monde, est en train de causer la perte de l’économie angolaise. Rien que dans les 12 derniers mois, 60.000 emplois ont été détruits dans le pays, d’après le dernier rapport de l’Association Industrielle d’Angola. Le pays, qui faisait rêver des migrants d’un tout autre genre, les Portugais, qui l’avaient colonisé, n’est plus l’eldorado qu’il était.

Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les secteurs de l’ingénierie et du pétrole, dont les impôts versés à l’Etat ont fondu de moitié entre juin 2015 et mai 2016, qui ont trinqué le plus, a confié Jose Severino, président de l’association, dans un entretien avec la presse étrangère. Mais il est confiant sur la capacité de rebond de l’économie angolaise, à la faveur de la remontée des cours mondiaux du pétrole. “Les prix du pétrole sont en hausse et l’économie entrera dans un nouvel environnement macro-économique”, a-t-il affirmé.

Reste maintenant à savoir si les prix du pétrole reviendront à un niveau qui permettra au pays de freiner la dégradation de ses indicateurs économiques.

Par ailleurs M. Severino jette la pierre dans le jardin du Fonds monétaire international, dont il attend qu’il apporte un soutien substantiel à l’économie angolaise pour permettre de dégager des marges budgétaires.

Selon le président de l’Association Industrielle d’Angola, le taux d’inflation, qui s’était officiellement établi à 26% durant les 12 derniers mois, est de nature à favoriser les exportations de pétrole, de diamants, de produits agricoles et de matériaux de construction. Car l’Angola a grand intérêt à retrouver l’équilibre sur le front des devises étrangères pour financer les achats de matières premières et les équipements destinés au secteur industriel, a souligné M. Severino.

Enfin il a invité le gouvernement angolais à adopter une gestion plus saine des réserves de devises étrangères, et de rétablir des rapports francs entre les banques commerciales et les entreprises afin d’orienter plus de devises étrangères vers le secteur industriel.

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Il y a une semaine à peine l’Angola chipait au Nigeria la place de plus gros producteur de pétrole de l’Afrique, mais la fête a été de courte durée, gâchée par la fonte inexorable des cours du pétrole. Avec un prix du baril qui ne vaut pas plus que 38,40 dollars, alors que l’équilibre budgétaire a tablé sur 46 dollars, les caisses publiques du pays, qui tirent 75 % de leurs revenus de l’or noir, sont exsangues. L’Angola a misé sur la rencontre de Doha le dimanche 17 avril pour arracher un accord sur le gel de la production de pétrole, le temps d’assécher le marché pour faire remonter les prix, mais comme on le sait, cette réunion a été minée par les dissensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Même absent de ce rendez-vous, Téhéran, qui veut se refaire une santé après des décennies d’embargo en produisant et en exportant du pétrole en masse, a tout fait pour torpiller l’accord.

L’Angola est logé à la même enseigne que les pays producteurs du Golfe : Un énorme déficit budgétaire. Sauf que l’économie de ce pays africain est loin d’avoir les fondements et les réserves des pays du Golfe, donc quand il y a de la casse sur le front du pétrole, l’Angola souffre beaucoup plus que les autres pays producteurs. L’or noir pèse 90% dans les exportations du pays, et rien ne peut changer à moyen terme cette dépendance mortifère vis-à-vis du pétrole. L’économie angolaise avait été sévèrement malmenée l’été 2014 par la chute des cours du pétrole, mais là avec l’incapacité des pays producteurs à s’entendre sur un gel, le problème devient insoluble. Surtout qu’aucune date n’a été fixée pour une prochaine réunion. Cette incertitude, on le sait, est le meilleur ennemi des marchés.

Un élan brisé net

2002 a été une année charnière pour l’Angola. En effet elle marque la fin d’affrontements sanglants entre l’armée et les rebelles de l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA). A partir de ce moment, le pays, qui regorge de richesses – Gaz, phosphate, cuivre, fer, uranium -, a amorcé sa reconstruction. Mais c’est le pétrole qui le propulse et en fait un eldorado, avec une croissance à deux chiffres – 12% – sur plus de dix ans (entre 2002 et 2013). Surfant sur une embellie que rien ne semblait pouvoir enrayer, l’Angola croyait en avoir fini avec les vaches maigres, et s’est mis à se comporter en cigale au lieu d’être une fourmi. Les gouvernements successifs de José Eduardo dos Santos (il est au pouvoir depuis 1979) ont commis l’erreur fatale de ne pas s’extirper de la dépendance du pétrole en diversifiant l’économie du pays. Et maintenant c’est trop tard, les autorités du pays n’ont pas surfé sur les grosses marges budgétaires des années fastes pour faire les réformes qui s’imposaient.

Le FMI, comme toujours dans ces cas là, a été appelé à la rescousse pour remettre à flot les finances publiques. Cela fait une semaine qu’il y a des négociations très serrées autour de ce prêt, mais même dans l’équipe gouvernementale, il y a des désaccords profonds sur les conditions de cette aide. En effet, le FMI, là aussi comme il est de coutume pour les mauvais élèves, exige des restructurations en profondeur de l’économie angolaise pour desserrer les cordons de la bourse. Or le pouvoir en place ne veut pas entendre parler de limitation des dépenses publiques à un an des élections, ce serait tarir le clientélisme traditionnel qui est encore le meilleur allié dans une élection dans certains pays africains, hélas.

Entre l’Angola et le FMI c’est une vieille histoire. En 2009, après la plongée du cours du baril et la dilapidation d’une grosse part des réserves de la Banque centrale pour éviter l’explosion du taux de change du kwanza, le pays avait été perfusé par le FMI. Entre 2009 et 2012, plus de 400 millions de dollars de prêts avaient été injectés dans les caisses du pays.

Une petite lueur d’espoir

Le nouveau plan d’aide triennal du FMI peut être une planche de salut pour l’Angola. En effet il lui donne les moyens de rééquilibrer sa balance et d’apporter du sang neuf à son économie en diversifiant les sources de revenus. Mais les journaux locaux préfèrent pointer du doigt une autre réalité. Dans un papier publié dans le Maka Angola, un des médias qui ont le plus d’audience dans le pays, le journaliste Rui Verde aborde ainsi les enjeux actuels : « La chute des prix du pétrole a mis à nu le réel problème de l’économie angolaise : une kleptocratie où chaque représentant fait sa propre loi. Le gouvernement a échoué à créer une véritable économie de marché, en privilégiant, pour ses propres intérêts, un gamme restreinte d’entrepreneurs en charge de diversifier l’économie. Un clientélisme qui a ruiné les espoirs de compétitivité. » Justement la transparence dans les marchés publics et la fin des collusions frauduleuses sont des exigences du FMI pour aider le pays. On verra ce qu’il en sera, en attendant le ministère angolais des Finances donne des gages de bonne conduite en promettant de faire respecter « la discipline budgétaire ». De toute façon les autorités n’ont pas le choix, à partir du moment où le FMI entre dans la danse, c’est que le pays a perdu, provisoirement du moins, la main sur les grandes orientations économiques et la vertu dans les finances publiques est le seul moyen de faire fonctionner la planche à billets de l’institution de Washington…

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La main de fer, que les opposants du continent africain connaissent si bien, a encore frappé. Cette fois c’est du côté de l’Angola que ça se passe, avec dix-sept opposants politiques qui ont été inculpés pour rébellion et tentative de coup d’État contre le président José Eduardo dos Santos. Hier lundi 28 mars 2016, ils ont écopé de peines de prison allant de 2 à 8 ans, après un procès qui a trainé en longueur mais dont l’issue ne faisait guère de doute.

Le rappeur Luaty Beirao fait partie des personnes condamnées. Il avait observé une grève de la faim de 36 jours en septembre-octobre, finalement il en a pris pour cinq ans et demi pour “rébellion contre le président la République, association de malfaiteurs et falsification de documents”. Du très lourd…

Domingos da Cruz, que le juge a qualifié d’instigateur de la rébellion, a été condamné à 8 ans et demi de prison “pour tentative de coup d’État et association de malfaiteurs”.

A l’annonce des verdicts, les condamnés, qui s’étaient sûrement préparés psychologiquement, n’ont pas manifesté la moindre émotion.

La santé de l’un des condamnés, Nuno Dala, qui fait une grève de la faim depuis le 10 mars, s’est tellement détériorée qu’il n’a pas pu assister à l’annonce du jugement. Il a été admis à l’hôpital.

Un avocat qui défend dix des accusés, Michel Francisco, a fait savoir qu’il va introduire un appel. « La justice n’a pas fait son travail de transparence, car les choses ont été politisées et le juge a seulement obéi aux ordres supérieurs venant du président de la République », a-t-il déclaré à la presse.

Enfin sachez que les 17 opposants, qui exigent que le président dos Santos lâche le pouvoir – qu’il tient depuis 1979-, rejettent énergiquement les éléments du dossier à charge.

L’homme fort de l’Angola a annoncé le 11 mars 2016 qu’il sortira de la scène politique en 2018, après près de 40 ans de règne absolu où il a brillé par sa capacité à multiplier les initiatives pour empoisonner la vie de ses opposants…

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