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Suite au refus exprimé par la CONECT et ses structures professionnelles des importantes augmentations des tarifs de consommation de l’électricité et du gaz annoncées par la STEG sans aucune concertation ni explication préalables et aux contacts entrepris avec les Autorités officielles concernées dont notamment le Ministère de l’Industrie et des PME, la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie “CONECT” réitère son appel pour l’annulation immédiate de ces augmentations eu égard à leurs graves conséquences sur tous les secteurs économiques en affectant leur compétitivité tant sur le marché local qu’à l’export.

Plusieurs entreprises sont même menacées d’arrêt de leurs activités en cas d’application de ces nouvelles augmentations.

Aussi la CONECT demande que des concertations au niveau le plus élevé soient lancées par le Gouvernement en collaboration avec les organisations professionnelles concernées portant sur la restructuration du secteur de la production et de la distribution de l’électricité et de gaz et que des solutions adéquates soient apportées au problème de la maîtrise des coûts de production et la nécessité de promouvoir la concurrence dans ce secteur clé à l’instar de plusieurs pays qui ont réussi dans ce domaine.

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A l’appel de l’UGTT, les agents et les cadres de la fonction publique ont observé,  jeudi 22 novembre 2018, une grève générale sur tout le territoire de la République. Une grève qui a été vivement  critiquée et contestée par une bonne frange de la société. Une grève qui a mis le gouvernement entre l’enclume et le marteau. D’une part,  le FMI qui appelle à la réduction de la masse salariale et d’autre part,  l’UGTT qui menace d’escalade et de tout faire pour obtenir des augmentations. La réponse des experts a été plus ou moins nuancée.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le conseiller fiscal Mohamed Salah Ayari a estimé qu’on veuille ou non,  la grève de la fonction publique a eu lieu et cela est très mauvais pour L’État et l’image de la Tunisie de façon générale.

Il a toutefois dénoncé la contradiction du gouvernement entre ce qui a été dit à l’UGTT et ce qui a été confirmé au FMI sur le gel des salaires de la fonction publique. D’après lui,  le gouvernement avait conclu, selon les documents qui ont été présentés hier par l’UGTT, un accord préalable avec le syndicat pour augmenter les salaires alors qu’à la date du 14 septembre dernier, le gouvernement avait confirmé au FMI qu’il n’y aura pas d’augmentations, qualifiant ce comportement de très mauvais pour l’image de la Tunisie. Et d’ajouter, dans le même ordre d’idées, qu’augmenter les salaires dans le secteur public et privé et ne pas suivre la même logique avec la fonction publique pèche par une criante inégalité, sachant que le taux d’inflation officiellement annoncé est aux alentours de 7,4% et 7,5% alors qu’en réalité, il a atteint un taux record qui avoisine les 8% , d’autant  que dans certains secteurs, le taux d’inflation atteint 10%.

Il a souligné que devant ce dilemme, l’UGTT “s’est trouvée obligée de défendre les intérêts des fonctionnaires de l’État qui eux- mêmes font partie de la population tunisienne et subissent comme tout le monde les effets de l’inflation galopante, afin d’améliorer leur niveau de vie et de pouvoir subvenir à leurs besoins nécessiteux”, selon ses dires.

Concernant le gouvernement et sa relation avec le FMI, l’expert fiscal a tenu à préciser que le gouvernement s’est retrouvé entre le marteau et l’enclume , soulignant que depuis la Révolution, les gouvernements successifs n’ont pas trouvé de solutions radicales pour améliorer les conditions économiques et sociales de l’entreprise.

Il a indiqué  que la masse salariale prévue par le budget de l’Etat pour 2019 est estimée à 16 500 millions de dinars alors que le FMI exige qu’elle ne doit pas excéder 14% du PIB dans une première étape pour être ramenée à 12 % en 2020, précisant que l’importance de la masse salariale ne provient pas réellement des salaires élevés dans la fonction publique mais beaucoup plus du nombre élevé des fonctionnaires, autour de 690 mille, ce qui confirme que le niveau des salaires demeure très bas.

Il a exprimé le souhait que  ce bras de fer entre le gouvernement et l’UGTT soit cesse au plus vite car en fin de compte, a-t-il expliqué,  c’est le pays qui sera le plus perdant. C’est ainsi qu’il a proposé de se retrouver de nouveau autour de la table de négociation, de chercher ensemble des solutions adéquates et intermédiaires pour éviter l’aggravation de la crise qui peut avoir des effets très néfastes sur la stabilité politique, économique et sociale, la paix sociale et la sécurité du pays, selon ses dires.

Le gouvernement ne ferme pas la porte de la négociation

Le 24 octobre dernier, la centrale syndicale avait menacé de décréter une grève générale dans le secteur public, mais cette grève n’a pas eu de suite après que le gouvernement et le syndicat se sont mis d’accord sur le montant de l’augmentation et les mécanismes de sa mise en œuvre.

Dans une déclaration à TAP, le ministre des Affaires sociales, Mohammed Trabelsi, a expliqué que l’augmentation des salaires dans le secteur public serait déduite des budgets des entreprises et ne serait pas directement dépensée par le budget de l’Etat, contrairement à l’augmentation de la fonction publique qui entraînera l’approbation de dépenses spéciales par le budget.

Cependant, cette augmentation contredit la lettre d’intention adressée par le gouvernement tunisien le 14 septembre 2018 à la directrice du Fonds monétaire international (FMI) confirmant son engagement à ne pas augmenter les salaires et son intention de contrôler le ratio masse salaire /produit intérieur brut.

Alors que le ministre des Affaires sociales affirme que la porte des négociations n’a pas été fermée sur la question des augmentations des salaires, l’UGTT insiste sur le fait que le gouvernement a fermé et même bloqué toutes les portes des négociations et que la grève générale observée jeudi dont le taux de réussite selon les syndicats a atteint 95% n’est qu’un premier mouvement d’escalade afin de faire bénéficier près de 670 000 fonctionnaires d’une augmentation des salaires.

Il est à signaler par ailleurs que plus de 8 000 manifestants ont répondu à l’appel de la centrale syndicale pour porter leurs revendications devant le palais du Bardo, rapporte jeune Afrique, citant des sources proches des forces de l’ordre. Sur l’ensemble du territoire national, ils auraient été dix fois plus nombreux à exiger du gouvernement des augmentations de salaireS pour les agents de l’État. Cette mobilisation, précise la même source,  est la plus importante depuis le lancement en 2013 du dialogue national, une initiative menée par l’UGTT, le patronat et la société civile pour assurer la stabilité du pays..

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Suite aux importantes augmentations successives des tarifs de consommation de l’électricité et du gaz et aux mesures surprises et non étudiées d’augmentation des tarifs de la société Tunisienne d’Electricité et de Gaz, la confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) attire l’attention de toutes les parties concernées à tous les niveaux sur les graves conséquences de ces décisions et leurs implications fort négatives sur la compétitivité de l’économie nationale et surtout celle du secteur industriel tant au niveau local qu’international menaçant de façon directe et sérieuse la pérennité de nos entreprises industrielles, les investissements dans les secteurs productifs et l’exportation.

Face à cette situation délicate, la CONECT lance un appel urgent au Gouvernement pour l’annulation immédiate de ces augmentations des tarifs et l’annonce rapide de cette mesure.

Aussi la CONECT recommande avec insistance l’examen de la question de la restructuration du secteur de la production et de la distribution de l’électricité et du gaz en vue d’assurer la pertinence des choix et la maitrise des coûts de production de façon à épargner aux entreprises industrielles les coûts de l’inefficacité de gestion et le recours aux solutions de facilité à travers des augmentations inappropriées des tarifs dans un cadre de monopole de la production et de la distribution de l’électricité et du gaz détenu par une seule entreprise dans le pays.

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Présent lors de la séance plénière pour le vote de confiance aux membres du nouveau gouvernement qui se tient actuellement sous la coupole de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le chef du gouvernement a indiqué que l’accord portant sur les augmentations salariales dans la fonction publique tel qu’il a été signé dans le secteur public sera prochainement paraphé avec l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail). Il a souligné toutefois que cet accord doit prendre en considération les difficultés financières par lesquelles passe le pays.

Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement s’engage via cet accord à préserver le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Rappelons à ce propos que la commission administrative de l’UGTT a décrété une grève dans la fonction publique le 22 novembre 2018.

Selon un communiqué de l’UGTT, la grève intervient suite au retard des négociations dans le secteur public et la fonction publique et la politique de fuite en avant concernant la privatisation de certaines institutions publiques dans le cadre du partenariat public-privé, précise la même source.
La centrale syndicale a aussi insisté sur la mise en vigueur de l’accord conclu avec l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) concernant l’augmentation salariale dans le secteur privé au titre des années 2018 et 2019.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, vient encore d’apporter la preuve qu’il sait tailler dans le vif, sans états d’âme, du moins c’est ce qu’il laisse paraitre dans son discours musclé suite au grand nettoyage dans le secteur de l’énergie et des mines. C’est même plus qu’un coup de balai puisque c’est tout un ministère qui a été rayé des tablettes, pour être fusionné avec le département de l’Industrie (on ne sait pas comment Slim Feriani va se dépatouiller avec toute cette charge !). Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, s’en est ému, publiquement, mais c’est à peu près le seul responsable, le personnel politique commente ça avec tiédeur, en essayant de voir le bénéfice, politique, qu’il peut en tirer… en tirant sur Chahed. Quant aux citoyens, bringuebalés par mille problèmes (l’inflation ; les dépenses de la rentrée scolaire ; la hausse des prix du carburant laquelle, on le sait maintenant, s’inscrit dans la durée, etc.), ils évoquent, entre deux collations, ces têtes décapitées comme un fait divers, un de plus et dont on sait par avance qu’il ne changera en rien leur quotidien, et encore moins celui du pays. Et tout ce beau monde regarde ça comme une affaire qui ne le concerne guère, comme un dossier trop compliqué, aux embranchements complexes et où il est impossible, pour le moment, d’identifier le vrai et le faux malgré le grand déballage des acteurs de cette affaire. Reste les problèmes du pays, et de Chahed. Eux ils sont bien là, palpables.

Les experts le savent, les discours du FMI ont tendance à prendre une forte coloration politique, ou diplomatique si vous voulez, pour justement ne pas achever la bête que l’institution est en train de sauver. Parce qu’elle sait que ses communiqués sont épiés par les autres bailleurs et que le moindre signe de démobilisation de sa part peut enclencher une spirale infernale qui pourrait briser la confiance, et faire déguerpir les autres soutiens de la Tunisie. Alors le FMI fait gaffe à ce qu’il dit, et verse volontiers dans la technique de la dissertation de philosophie : Thèse, Antithèse, Synthèse. De ce point de vue sa dernière note sur l’économie tunisienne est très parlante. Certes il y a le lot habituel d’encouragements, pour ne pas plomber le moral des élèves (les autorités), il y a aussi des remarques objectives sur les progrès accomplis et les bonnes résolutions et orientations prises pour les prochaines années. Mais il y a également des recommandations sur ce qui reste à faire, et il y a un sacré paquet. Tout est là, sous nos yeux, pas besoin de lire entre les lignes pour mesurer les difficultés qui attendent Chahed, et surtout le travail qu’il faudra abattre pour toucher la quatrième tranche du prêt de 2,8 milliards de dollars, une bouffée d’air dont les caisses du pays ont cruellement besoin.

Les gros pépins, dès ce mois

Certes le FMI s’est félicité des efforts faits pour les dépenses sociales, pour justement acheter la paix sociale sans laquelle tout l’édifice pourrait s’effondrer (c’est pas dit texto dans le communiqué, mais l’argument avait déjà été exposé). Mais l’institution souligne également la nécessité de continuer à réduire sensiblement le déficit
budgétaire. Or c’est justement le contraire que demande l’UGTT au gouvernement, et a même menacé samedi 1er septembre 2018 de paralyser le secteur public par une grève générale si Chahed ne montre pas plus de célérité dans les négociations sur les augmentations de salaire. Et que dire de l’année scolaire, déjà prise en otage par le Syndicat de l’enseignement secondaire, pour les mêmes raisons, des sous, malgré les assurances du secrétaire général de l’UGTT.

De l’argent, qu’il n’a pas, c’est ce que tout le monde demande à Chahed. Or on sait que le projet de la Loi de Finances 2019 n’édicte pas de nouvelles taxes, aussi bien pour les entreprises – l’UTICA et la CONECT veillent au grain – que pour les citoyens. Cela tombe bien, ces derniers en ont soupé avec un endettement auprès des banques qui atteint des sommets, pour les besoins de la consommation. Mais si personne ne paye plus, comment le chef du gouvernement se dégagera des marges de manoeuvre pour sortir les billets que tout le monde lui demande ? Ce ne sont pas les recettes du tourisme, même à leur plus haut niveau depuis des années, qui vont tirer Chahed d’affaire ; et encore moins les revenus du phosphate, qui sont tout ce qu’il y a de plus aléatoire.

C’est pas un bon chef de gouvernement qu’il faut à la Tunisie pour la prochaine période, c’est un magicien, un illusionniste, un alchimiste des calmants économiques, mais aussi un sacré puncheur politique pour survivre face aux coups qui pleuvent de partout. Chahed se défend pas mal en ce moment, mais combien de temps tiendra-t-il encore ? Pourra-t-il passer entre les gouttes jusqu’au scrutin de 2019 ? Si les attaques depuis son propre camp se sont un peu calmées, c’est parce qu’à part Chahed et Néji Jalloul, tous les autres ténors du parti se feraient écraser aux prochaines élections. Alors on ménage un peu le chef du gouvernement, sauf quelques tirs sporadiques, juste pour montrer que les anti-Chahed ne tournent pas dans le sens du vent de la popularité du locataire de la Kasbah. Reste à savoir si Chahed, qui en a bavé avec les siens, aura envie d’être cet homme providentiel capable de sauver Nidaa Tounes d’une déroute certaine en 2019. “Qu’on me donne l’envie, l’envie d’avoir envie“, disait le chanteur français Johnny Hallyday. C’est toute la problématique avec Chahed. A moins qu’il ait un tout autre dessein : Faire cavalier seul en montant sa propre formation politique… ou larguer les amarres pour des lendemains plus paisibles et surtout plus juteux dans un de ces organismes internationaux qu’il connait bien et qui le recevraient avec les égards dus à son rang d’ex-chef de gouvernement.

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Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur, indique un communiqué. Réuni mercredi 29 août 2018 à Tunis, la BCT a noté la persistance des tensions inflationnistes malgré une légère amélioration. L’évolution du rythme de l’indice des prix à la consommation s’établit, en glissement annuel, à 7,5% durant le mois de juillet 2018 contre 7,8% en juin dernier. L’institution souligne que le rythme d’évolution des prix est de nature à impacter négativement la reprise économique, ce qui nécessite un suivi minutieux des sources de l’inflation.

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On l’avait presque oublié celui-là, et la grogne des retraités pour toucher leurs augmentations l’avait masqué davantage… Le trou des caisses sociales, colossal. Elles ont certes payé les retraités du public, et s’apprêtent à le faire pour le privé, mais elles ont aussi un sérieux problème, que le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a rappelé ce jeudi 30 août 2018, sur Shems FM. 3 Milliards de dinars, c’est le montant du déficit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS).

«305 Millions de dinars doivent être décaissés chaque mois pour les pensions de retraite du secteur public. Le déficit mensuel que l’Etat doit résorber à la CNRPS est estimé entre 65 et 85 Millions de dinars. Les arriérés des entreprises publiques auprès de la CNRPS sont de 800 Millions de dinars dont 430 depuis janvier 2018, des dettes dont ces établissements s’acquittent de manière irrégulière. C’est la raison pour laquelle la CNRPS a commencé à geler, depuis janvier 2018 et pour la première fois, les comptes bancaires et les biens de certaines entreprises publiques endettées», a indiqué le ministre.

Il a invité les parties concernées à se pencher sérieusement sur les vraies raisons de cette situation alarmante et à faire les efforts qu’il faut pour sortir de l’impasse et remettre à flot les caisses sociales.
«Il y a une paresse dans la mise en ouevre des réformes aptes à corriger les dysfonctionnements structurels du système des caisses sociales. On avait 6 actifs pour un retraité, le taux est tombé à 2,4. Le chômage a également asséché des sources de revenus importants des caisses. Il y a aussi un problème de gouvernance», a reconnu Trabelsi.

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Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, a déclaré sur Mosaïque FM que les retraités du secteur privé affiliés à la CNSS recevront leurs pensions plus les majorations avec un effet rétroactif (du 1er mai jusqu’à la fin août 2018) à la rentrée scolaire, le 15 septembre prochain. Un accord a été conclu avec tous les intervenants, a indiqué le ministre.

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Un problème technique” a empêché plus de 200 000 retraités de bénéficier du versement de la 1ère tranche des augmentations des retraites, promises par le gouvernement avant Aid Al-Adha, selon un communiqué de l’Association professionnelle tunisienne des banques et établissements financiers (APTBEF) publié jeudi.
La CNRPS (Caisse nationale de la retraite et de la prévoyance sociale) a confié à l’UBCI le traitement de plus de 200.000 virements correspondant au versement de la 1ère tranche des augmentations des retraites, mais un problème technique lié à cette forte volumétrie n’a pas permis d’assurer l’exécution de ces opérations à la date du 20 août 2018″ a reconnu l’association au troisième jour de la fête.
Pour l’APTPBEF, la mobilisation du personnel de l’UBCI a permis “d’identifier les causes de ce dysfonctionnement et de traiter les 200.000 virements jeudi 23 août 2018″.

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Il n’y a pas que le gouvernement qui enquête pour situer les responsabilités dans l’énorme raté du non-versement des augmentations des pensions de retraite avant l’Aïd El Adha, l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) investigue aussi. Ahmed El Karm, son président et président du directoire d’Amen Bank, l’a fait savoir ce jeudi 23 août 2018, sur Shems FM : «Nous sommes en train de mener une enquête, laissez-moi un peu de temps pour réunir les éléments d’information et nous allons revenir vers vous». Affaire à suivre donc…

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Le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, est revenu ce jeudi 23 août 2018, sur Shems FM, sur le couac dont le gouvernement se serait passé : Le non versement de toutes les augmentations des pensions de retraite avant l’Aïd El Idha, contrairement aux engagements du chef du gouvernement. Trabelsi a assuré que l’intégralité des montants dus aux retraités sera encaissée aujourd’hui.

Rappelons que beaucoup n’ont pas touché ces sommes malgré le fait que le gouvernement ait fait le nécessaire à temps, dit-il, les 16 et 17 août 2018. Une enquête est d’ailleurs en cours pour identifier les responsables des manquements…

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Abdelkader Nasri, secrétaire général de l’Union générale des retraités affiliée à l’UGTT, a affirmé vendredi 17 août 2018, sur Mosaïque Fm, que les retraités des secteurs public et privé ne toucheront pas les augmentations des pensions avant l’Aïd Al Idha, comme l’avait promis le chef du gouvernement. Nasri a précisé qu’ils se sont mis d’accord avec la direction de la sécurité sociale au ministère des Affaires sociales pour décaisser les augmentations le mois prochain…

Par ailleurs il a dit que le versement des pensions du secteur privé a été fait aujourd’hui.

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Lors d’un Conseil ministériel restreint (CMR), tenu ce mercredi 8 août 2018, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a ordonné la publication dans le JORT, le vendredi 10 août 2018, du décret gouvernemental relatif à la majoration du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), indique un communiqué de la présidence du gouvernement. Cela va permettre d’ajuster les pensions des retraités.

Il est à rappeler à ce propos qu’il a été décidé d’augmenter le SMIG pour les différents métiers dans le cadre de la politique sociale du gouvernement et dans l’objectif de préserver le pouvoir d’achat des salariés à faible revenu. Il s’agit d’une augmentation de 6%, applicable à compter de mai 2018.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a dévoilé, lors d’un conseil ministériel restreint, tenu ce mercredi 8 août 2018, au palais du gouvernement à la Kasbah, un ensemble de mesures, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Lors de ce CMR consacré à l’examen d’un ensemble de dossiers à caractère social, Chahed a ordonné le déblocage des augmentations et des arriérés des retraités, lesquels seront entièrement payés sur quatre tranches. La première tranche sera déboursée avant l’Aïd al-Adha.

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Le ministère du Commerce a annoncé, dans un communiqué publié, ce mercredi 1er août 2018, que 227 infractions économiques ont été relevées durant les deux journées du 28 et 29 juillet courants.

Ces infractions portent sur 119 contraventions pour augmentation illégale des prix, 89 pour cause de non-affichage des prix, 18 infractions suite à l’utilisation d’instruments de pesage illégaux et une contravention dans la commercialisation d’une marchandise d’origine inconnue.

Lors de ces campagnes menées par 18 équipes de contrôle économique et 15 agents de la police et de la police municipale, 10 instruments de pesage et une bonne quantité de pommes de contrebande ont été saisis.

Des décisions ont été également prises en collaboration avec les autorités régionales pour la fermeture des locaux et des points de vente enfreignant la loi.

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Les tarifs des interventions chirurgicales seront augmentés de 30% à partir du 1er mai courant, a indiqué, vendredi, la chambre syndicale nationale des cliniques privées.

Cette décision permettra aux propriétaires des cliniques de couvrir les charges et les pertes financières“, a indiqué le président de la chambre, Boubaker Zakhama? lors d’un point de presse tenu à Tunis.
Et d’ajouter que cette augmentation vise, également, à couvrir le coût des interventions, précisant que le volume des dépenses d’une intervention chirurgicale cardiovasculaire est estimé à 15 mille dinars alors que le plafond de remboursement fixé par la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) est fixé à 6 mille dinars.

Les responsables de la chambre nationale estiment que cette augmentation est indispensable pour sauver le secteur.
Selon eux, la dégringolade du dinar, l’augmentation de la masse salariale, l’inflation sont parmi les principaux facteurs qui ont entraîné cette crise.

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Un mouvement de protestation a été observé ce mercredi 25 avril 2018 par un grand nombre de retraités devant la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS). Les retraités râlent contre le non versement et la non-augmentation de leurs pensions, malgré les accords conclus entre le gouvernement et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) depuis le mois de novembre 2017.

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Il est connu que les derniers soubresauts des mécontents de la révolution de 2011 avaient pris l’augmentation des prix comme alibi. Il se trouve d’abord que ce soulèvement, s’il est vrai qu’il soit spontané, est bâti sur des anticipations d’augmentations de prix sur la base des mesures prises dans la loi de finances 2018. Le ministre chargé des réformes majeurs, Taoufik Rajhi, démontrera d’ailleurs par le chiffre le peu d’impact de ces mesures sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. Il se trouve ensuite, pour 2018 et depuis belle lurette, que l’Administration et le gouvernement en général ont très peu de marge, soit pour augmenter soit pour baisser les prix, la très grande partie des produits de consommation étant des produits libres.

Les prix des produits alimentaires de base en Tunisie sont soit homologués et fixés par les pouvoirs publics, soit sont libres. De manière générale, selon un tableau qui a été fourni par l’INS (Institut national de la statistique) à Africanmanager, l’indice des prix à la consommation pour les produits de base et qui font objet de compensation par le budget de l’Etat n’ont pratiquement pas augmenté en depuis 2016, à l’exception de la semoule de blé (+2,3 % en 2017) et des cafés en poudre qui figurent bizarrement sur la liste des produits de base et compensés, (+2,5 % en 2017). Idem pour le thé, un produit importé par l’Office du commerce et qui est aussi homologué par l’Etat, mais dont l’indice des prix n’a pas bougé d’un iota depuis 2016.

Le contrôle de l’Etat sur les prix ne concerne pas que les produits alimentaires de base. Une autre liste comporte des produits de plusieurs secteurs, comme les carburants, la santé, le transport ou l’éducation.

Sur les 14 produits qui forment cette liste des produits non-alimentaires et homologués par l’Etat qui en fixe les prix, quatre seulement ont augmenté. Il s’agit des médicaments, des carburants (essence, gasoil, normal et 50, et carburants pour motocycles). Des hausses, surtout pour les carburants, qui se font sur la base de l’augmentation du cours international. Des prix qui peuvent augmenter comme baisser, comme en juillet 2016. Pour le reste des produits, tel que le GPL, pourtant fortement utilisé par le petit commerce notamment de restauration, l’indice des prix n’a pas bougé depuis 2016. Idem pour le pétrole dit lampant, utilisé pour le chauffage domestique (mais pas que !) et considéré comme un produit de première nécessité.

Peu de choses ont donc augmenté, dans la liste des produits homologués où il reste en général du pouvoir de l’Etat, même de ne pas impacter la hausse des prix des carburants sur les produits homologués. Le reste, ce sont des produits aux prix libres et c’est là qu’on retrouvera l’impact aussi bien de la dépréciation de la monnaie locale par rapport aux principales devises d’importation, ainsi que l’impact des prix internationaux des carburants.

Etant une économie libre, comme voudrait le changer des partis politiques tunisiens comme le Front Populaire, la manifestation contre l’Etat se révèle pour le moins inefficace et pour le plus relevant du domaine de la manipulation et d’autres forces et lobbies, comme l’ont constaté des observateurs étrangers.

Là, ce sont plutôt des armes, plus efficaces certainement et qui ont déjà fait leurs preuves, comme le boycott qu’il faudrait utiliser pour contraindre les nouveaux circuits de distribution, comme les super et les hyper-surfaces, à baisser leurs marges et à modérer leurs prix. Et c’est là qu’il devient évident que l’alibi des hausses des prix n’a rien à voir avec les «raisins de la colère» de ceux qui se cachent derrière le «#fechtestanaw».

Il faudrait aussi que le Tunisien change son ancien mode de vie, dans une toute ancienne conjoncture politique et sociale où l’autorité de l’Etat était la plus forte, de vouloir consommer des produits hors-saison avec les mêmes prix des produits de saison. Mais ça, c’est toute une autre histoire !

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Tensions sociales obligent, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, qui a rencontré ce samedi 13 janvier 2018 les directeurs régionaux du commerce, leur a demandé de monter en régime dans les contrôles pour stopper la hausse exagérée des prix. Un communiqué du département indique la nécessité, dans le contexte actuel, de mobiliser les organes régionaux et centraux du ministère du Commerce pour casser les pratiques de monopole et faire régner la transparence dans les opérations commerciales.

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Le titre est une reprise de celui d’un film français à succès. Mais ce qui se passe avec les prix en Tunisie n’en est pas moins un véritable cinéma, plein d’effets 3D, de cascadeurs, d’effets sonores et d’effets visuels. Un cinéma où tout le monde accuse un gouvernement, avec des députés représentants du peuple qui ont pourtant librement adopté les mesures qu’il a proposées pour essayer de redresser une situation de grave crise économique. Mission dont il avait aussi pris la charge officielle du même Parlement dont les députés tentent depuis quelques jours de descendre en flammes le texte qu’ils ont voté.

Précisons d’abord, en ce qui concerne les prix, qu’il y a des prix libres où la marge bénéficiaire est librement fixée par les opérateurs commerciaux et des prix administrés par l’Etatn qui en est responsable.

En décembre2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation de l’ordre de 0,4 % par rapport au mois de novembre 2017, et ce en raison notamment de l’enchérissement des prix du groupe alimentation et boissons de 0,3 %, les prix des articles d’habillement et chaussures de 1.3% ainsi que les prix des vêtements de 1,4% et des chaussures de 1,1%, des voitures de 1,2% et au niveau des dépenses d’utilisation des véhicules de 0,6%. De plus, le groupe meuble, articles de ménage et entretien du foyer a augmenté de 0,5%, suite à la hausse des prix des appareils ménagers de 0,6% et des prix de verrerie, vaisselle et ustensiles de 0,9%.

Il est important de signaler, comme le fait l’INS, que «sur un an, les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 7,1% contre 3,9% pour les prix administrés. Les produits alimentaires libres ont connu une augmentation de 9.7% contre 0,8% pour les produits administrés». Ce ne sont donc pas les prix sur lesquels l’Etat a un certain pouvoir qui ont augmenté, mais ceux qui sont libres. Cherchez l’erreur !

Dans le tableau ci-dessus, l’INS détaille les résultats du taux d’inflation de l’année 2017 par principaux groupes. D’une année à l’autre, la variation des prix y est importante, très importante. Mais aussi, comme le montre ledit tableau, des prix de produits non administrés.

Augmentation des huiles alimentaires de 20%, des légumes de 11.9%, des fruits de 9,9%, des poissons de 8 %, des viandes de 7,6%, des boissons de 4.1% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 4.4% et des prix des cafés et thé de 3.4%.

Les prix des articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 6,7% en glissement annuel, en raison de l’augmentation des prix des chaussures de 5,2%, des vêtements de 7,4 % et des tissus de 5,4%. Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a connu une augmentation de 4.2% en glissement annuel, du fait de la hausse des loyers de 4.3%, des tarifs d’entretien des logements de 10.6% et des tarifs de l’électricité et gaz de 2.9%. Les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont également augmenté de 5.7% durant l’année 2017, suite à l’augmentation des prix des meubles, tapis et autres revêtements de 4.5% , des prix des appareils ménagers de 5.0%, des prix de verrerie, vaisselle et ustensiles de 9.9% et des prix des biens et services d’entretien courant du foyer de 6.7%. Augmentation de 4,2% du groupe santé, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,5% et des prix des services ambulatoires privés de 7,4%. Hausse des tarifs du groupe transport de 5,9%, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 9,6%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 6,3% et des services de transport de 0,4%. Rien ou presque n’a été épargné en 2017, ni l’enseignement (+6 %), ni les hôtels (+7 %), ni même les prix des services restaurants et cafés (qui ne paient par ailleurs que très très peu de taxes et fiscalités à l’Etat) de 7,4%, les soins personnels (+7,6 %) et les assurances-voitures (7,3%).

Tout cela c’est 2017, mais qui laisse des traces pour 2018. Cela s’appelle l’inflation héritée. Pour 2018 proprement, on ne connait pas encore les chiffres.

  • Les véritables responsables et là où le gouvernement devrait «sévir»

L’objet de toutes les manifestations, pacifiques faut-il le souligner sans oublier leurs effets dévastateurs en casses et incendies des biens publics et privés, sont de simples appréhesions que les mesures de la loi de finances (LF) 2018 ne viennent allourdir la note, par l’effet de la hausse généralisée d’un point de TVA. Encore faut-il rappeler que la masse des produits adminstrés ne représente que peu de choses dans le pagnier de la ménagère.

Avec des exemples concrets, le ministre conseiller du chef du gouvernement Taoufik Rajhi démontre à Africanmanager le peu de poids des mesures de la LF 2018 sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. «Selon les simulations entreprises par le gouvernement pour voir l’impact de la hausse de la TVA sur les prix, l’effet varie, selon le panier de biens, de 28 millimes à 77 millimes avec une moyenne de 72 millimes pour chaque 10 Dinars dépensés». Et Rajhi de préciser que «il n y a que 4 produits alimentaires qui sont soumis aux droits à la consommation. Il s’agit du chocolat, des biscuits, des glaces et des produits sucrés. Le reste concerne les montres en or, les yachts, le granite et les produits de beauté. Autant dire que ce sont des produits de luxe».

D’où proviendrait donc une possible détérioration du pouvoir d’achat ? La réponse est claire et n’est qu’un secret de Polichinelle. «Il y a, d’abord, les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a, ensuite, les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a, enfin, la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée. S’attaquer au problème de la hausse des prix, c’est lutter contre ces mécanismes et non contre la TVA», assure le conseiller de Youssef Chahed.

C’est là que le bât blesse. C’est là aussi que le gouvernement devrait essayer, dans la mesure du possible et face à une imminente situation de désobéissance civile en la matière, de sévir. Cela par exemple en multipliant, sinon en triplant et sextuplant, les campagnes de contrôle économique avec force présence médiatique pour donner confiance à la population et la rassurer sur le fait que l’Etat veille au grain. Tenter aussi de faire appel au sens patriotique de ces opérateurs commerciaux, pour qu’ils acceptent de diminuer leurs bénéfices au profit des moins nantis. C’est aussi cela la redistribution de la richesse !

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