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Lors d’un Conseil ministériel restreint (CMR), tenu ce mercredi 8 août 2018, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a ordonné la publication dans le JORT, le vendredi 10 août 2018, du décret gouvernemental relatif à la majoration du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), indique un communiqué de la présidence du gouvernement. Cela va permettre d’ajuster les pensions des retraités.

Il est à rappeler à ce propos qu’il a été décidé d’augmenter le SMIG pour les différents métiers dans le cadre de la politique sociale du gouvernement et dans l’objectif de préserver le pouvoir d’achat des salariés à faible revenu. Il s’agit d’une augmentation de 6%, applicable à compter de mai 2018.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a dévoilé, lors d’un conseil ministériel restreint, tenu ce mercredi 8 août 2018, au palais du gouvernement à la Kasbah, un ensemble de mesures, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Lors de ce CMR consacré à l’examen d’un ensemble de dossiers à caractère social, Chahed a ordonné le déblocage des augmentations et des arriérés des retraités, lesquels seront entièrement payés sur quatre tranches. La première tranche sera déboursée avant l’Aïd al-Adha.

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Le ministère du Commerce a annoncé, dans un communiqué publié, ce mercredi 1er août 2018, que 227 infractions économiques ont été relevées durant les deux journées du 28 et 29 juillet courants.

Ces infractions portent sur 119 contraventions pour augmentation illégale des prix, 89 pour cause de non-affichage des prix, 18 infractions suite à l’utilisation d’instruments de pesage illégaux et une contravention dans la commercialisation d’une marchandise d’origine inconnue.

Lors de ces campagnes menées par 18 équipes de contrôle économique et 15 agents de la police et de la police municipale, 10 instruments de pesage et une bonne quantité de pommes de contrebande ont été saisis.

Des décisions ont été également prises en collaboration avec les autorités régionales pour la fermeture des locaux et des points de vente enfreignant la loi.

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Les tarifs des interventions chirurgicales seront augmentés de 30% à partir du 1er mai courant, a indiqué, vendredi, la chambre syndicale nationale des cliniques privées.

Cette décision permettra aux propriétaires des cliniques de couvrir les charges et les pertes financières“, a indiqué le président de la chambre, Boubaker Zakhama? lors d’un point de presse tenu à Tunis.
Et d’ajouter que cette augmentation vise, également, à couvrir le coût des interventions, précisant que le volume des dépenses d’une intervention chirurgicale cardiovasculaire est estimé à 15 mille dinars alors que le plafond de remboursement fixé par la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) est fixé à 6 mille dinars.

Les responsables de la chambre nationale estiment que cette augmentation est indispensable pour sauver le secteur.
Selon eux, la dégringolade du dinar, l’augmentation de la masse salariale, l’inflation sont parmi les principaux facteurs qui ont entraîné cette crise.

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Un mouvement de protestation a été observé ce mercredi 25 avril 2018 par un grand nombre de retraités devant la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS). Les retraités râlent contre le non versement et la non-augmentation de leurs pensions, malgré les accords conclus entre le gouvernement et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) depuis le mois de novembre 2017.

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Il est connu que les derniers soubresauts des mécontents de la révolution de 2011 avaient pris l’augmentation des prix comme alibi. Il se trouve d’abord que ce soulèvement, s’il est vrai qu’il soit spontané, est bâti sur des anticipations d’augmentations de prix sur la base des mesures prises dans la loi de finances 2018. Le ministre chargé des réformes majeurs, Taoufik Rajhi, démontrera d’ailleurs par le chiffre le peu d’impact de ces mesures sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. Il se trouve ensuite, pour 2018 et depuis belle lurette, que l’Administration et le gouvernement en général ont très peu de marge, soit pour augmenter soit pour baisser les prix, la très grande partie des produits de consommation étant des produits libres.

Les prix des produits alimentaires de base en Tunisie sont soit homologués et fixés par les pouvoirs publics, soit sont libres. De manière générale, selon un tableau qui a été fourni par l’INS (Institut national de la statistique) à Africanmanager, l’indice des prix à la consommation pour les produits de base et qui font objet de compensation par le budget de l’Etat n’ont pratiquement pas augmenté en depuis 2016, à l’exception de la semoule de blé (+2,3 % en 2017) et des cafés en poudre qui figurent bizarrement sur la liste des produits de base et compensés, (+2,5 % en 2017). Idem pour le thé, un produit importé par l’Office du commerce et qui est aussi homologué par l’Etat, mais dont l’indice des prix n’a pas bougé d’un iota depuis 2016.

Le contrôle de l’Etat sur les prix ne concerne pas que les produits alimentaires de base. Une autre liste comporte des produits de plusieurs secteurs, comme les carburants, la santé, le transport ou l’éducation.

Sur les 14 produits qui forment cette liste des produits non-alimentaires et homologués par l’Etat qui en fixe les prix, quatre seulement ont augmenté. Il s’agit des médicaments, des carburants (essence, gasoil, normal et 50, et carburants pour motocycles). Des hausses, surtout pour les carburants, qui se font sur la base de l’augmentation du cours international. Des prix qui peuvent augmenter comme baisser, comme en juillet 2016. Pour le reste des produits, tel que le GPL, pourtant fortement utilisé par le petit commerce notamment de restauration, l’indice des prix n’a pas bougé depuis 2016. Idem pour le pétrole dit lampant, utilisé pour le chauffage domestique (mais pas que !) et considéré comme un produit de première nécessité.

Peu de choses ont donc augmenté, dans la liste des produits homologués où il reste en général du pouvoir de l’Etat, même de ne pas impacter la hausse des prix des carburants sur les produits homologués. Le reste, ce sont des produits aux prix libres et c’est là qu’on retrouvera l’impact aussi bien de la dépréciation de la monnaie locale par rapport aux principales devises d’importation, ainsi que l’impact des prix internationaux des carburants.

Etant une économie libre, comme voudrait le changer des partis politiques tunisiens comme le Front Populaire, la manifestation contre l’Etat se révèle pour le moins inefficace et pour le plus relevant du domaine de la manipulation et d’autres forces et lobbies, comme l’ont constaté des observateurs étrangers.

Là, ce sont plutôt des armes, plus efficaces certainement et qui ont déjà fait leurs preuves, comme le boycott qu’il faudrait utiliser pour contraindre les nouveaux circuits de distribution, comme les super et les hyper-surfaces, à baisser leurs marges et à modérer leurs prix. Et c’est là qu’il devient évident que l’alibi des hausses des prix n’a rien à voir avec les «raisins de la colère» de ceux qui se cachent derrière le «#fechtestanaw».

Il faudrait aussi que le Tunisien change son ancien mode de vie, dans une toute ancienne conjoncture politique et sociale où l’autorité de l’Etat était la plus forte, de vouloir consommer des produits hors-saison avec les mêmes prix des produits de saison. Mais ça, c’est toute une autre histoire !

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Tensions sociales obligent, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, qui a rencontré ce samedi 13 janvier 2018 les directeurs régionaux du commerce, leur a demandé de monter en régime dans les contrôles pour stopper la hausse exagérée des prix. Un communiqué du département indique la nécessité, dans le contexte actuel, de mobiliser les organes régionaux et centraux du ministère du Commerce pour casser les pratiques de monopole et faire régner la transparence dans les opérations commerciales.

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Le titre est une reprise de celui d’un film français à succès. Mais ce qui se passe avec les prix en Tunisie n’en est pas moins un véritable cinéma, plein d’effets 3D, de cascadeurs, d’effets sonores et d’effets visuels. Un cinéma où tout le monde accuse un gouvernement, avec des députés représentants du peuple qui ont pourtant librement adopté les mesures qu’il a proposées pour essayer de redresser une situation de grave crise économique. Mission dont il avait aussi pris la charge officielle du même Parlement dont les députés tentent depuis quelques jours de descendre en flammes le texte qu’ils ont voté.

Précisons d’abord, en ce qui concerne les prix, qu’il y a des prix libres où la marge bénéficiaire est librement fixée par les opérateurs commerciaux et des prix administrés par l’Etatn qui en est responsable.

En décembre2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation de l’ordre de 0,4 % par rapport au mois de novembre 2017, et ce en raison notamment de l’enchérissement des prix du groupe alimentation et boissons de 0,3 %, les prix des articles d’habillement et chaussures de 1.3% ainsi que les prix des vêtements de 1,4% et des chaussures de 1,1%, des voitures de 1,2% et au niveau des dépenses d’utilisation des véhicules de 0,6%. De plus, le groupe meuble, articles de ménage et entretien du foyer a augmenté de 0,5%, suite à la hausse des prix des appareils ménagers de 0,6% et des prix de verrerie, vaisselle et ustensiles de 0,9%.

Il est important de signaler, comme le fait l’INS, que «sur un an, les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 7,1% contre 3,9% pour les prix administrés. Les produits alimentaires libres ont connu une augmentation de 9.7% contre 0,8% pour les produits administrés». Ce ne sont donc pas les prix sur lesquels l’Etat a un certain pouvoir qui ont augmenté, mais ceux qui sont libres. Cherchez l’erreur !

Dans le tableau ci-dessus, l’INS détaille les résultats du taux d’inflation de l’année 2017 par principaux groupes. D’une année à l’autre, la variation des prix y est importante, très importante. Mais aussi, comme le montre ledit tableau, des prix de produits non administrés.

Augmentation des huiles alimentaires de 20%, des légumes de 11.9%, des fruits de 9,9%, des poissons de 8 %, des viandes de 7,6%, des boissons de 4.1% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 4.4% et des prix des cafés et thé de 3.4%.

Les prix des articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 6,7% en glissement annuel, en raison de l’augmentation des prix des chaussures de 5,2%, des vêtements de 7,4 % et des tissus de 5,4%. Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a connu une augmentation de 4.2% en glissement annuel, du fait de la hausse des loyers de 4.3%, des tarifs d’entretien des logements de 10.6% et des tarifs de l’électricité et gaz de 2.9%. Les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont également augmenté de 5.7% durant l’année 2017, suite à l’augmentation des prix des meubles, tapis et autres revêtements de 4.5% , des prix des appareils ménagers de 5.0%, des prix de verrerie, vaisselle et ustensiles de 9.9% et des prix des biens et services d’entretien courant du foyer de 6.7%. Augmentation de 4,2% du groupe santé, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,5% et des prix des services ambulatoires privés de 7,4%. Hausse des tarifs du groupe transport de 5,9%, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 9,6%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 6,3% et des services de transport de 0,4%. Rien ou presque n’a été épargné en 2017, ni l’enseignement (+6 %), ni les hôtels (+7 %), ni même les prix des services restaurants et cafés (qui ne paient par ailleurs que très très peu de taxes et fiscalités à l’Etat) de 7,4%, les soins personnels (+7,6 %) et les assurances-voitures (7,3%).

Tout cela c’est 2017, mais qui laisse des traces pour 2018. Cela s’appelle l’inflation héritée. Pour 2018 proprement, on ne connait pas encore les chiffres.

  • Les véritables responsables et là où le gouvernement devrait «sévir»

L’objet de toutes les manifestations, pacifiques faut-il le souligner sans oublier leurs effets dévastateurs en casses et incendies des biens publics et privés, sont de simples appréhesions que les mesures de la loi de finances (LF) 2018 ne viennent allourdir la note, par l’effet de la hausse généralisée d’un point de TVA. Encore faut-il rappeler que la masse des produits adminstrés ne représente que peu de choses dans le pagnier de la ménagère.

Avec des exemples concrets, le ministre conseiller du chef du gouvernement Taoufik Rajhi démontre à Africanmanager le peu de poids des mesures de la LF 2018 sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. «Selon les simulations entreprises par le gouvernement pour voir l’impact de la hausse de la TVA sur les prix, l’effet varie, selon le panier de biens, de 28 millimes à 77 millimes avec une moyenne de 72 millimes pour chaque 10 Dinars dépensés». Et Rajhi de préciser que «il n y a que 4 produits alimentaires qui sont soumis aux droits à la consommation. Il s’agit du chocolat, des biscuits, des glaces et des produits sucrés. Le reste concerne les montres en or, les yachts, le granite et les produits de beauté. Autant dire que ce sont des produits de luxe».

D’où proviendrait donc une possible détérioration du pouvoir d’achat ? La réponse est claire et n’est qu’un secret de Polichinelle. «Il y a, d’abord, les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a, ensuite, les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a, enfin, la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée. S’attaquer au problème de la hausse des prix, c’est lutter contre ces mécanismes et non contre la TVA», assure le conseiller de Youssef Chahed.

C’est là que le bât blesse. C’est là aussi que le gouvernement devrait essayer, dans la mesure du possible et face à une imminente situation de désobéissance civile en la matière, de sévir. Cela par exemple en multipliant, sinon en triplant et sextuplant, les campagnes de contrôle économique avec force présence médiatique pour donner confiance à la population et la rassurer sur le fait que l’Etat veille au grain. Tenter aussi de faire appel au sens patriotique de ces opérateurs commerciaux, pour qu’ils acceptent de diminuer leurs bénéfices au profit des moins nantis. C’est aussi cela la redistribution de la richesse !

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Il n’est pas le ministre des Finances, mais il en connait tous les arcanes. C’est un survivant du gouvernement «Essid» et il est l’homme des grandes réformes dans le gouvernement de Youssef Chahed. «Il y a d’abord les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a ensuite les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a enfin la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée», affirme-t-il.

Avec lui, Africanmanager a évoqué, dans le détail, la question de la hausse des prix qui secoue depuis quelques jours la Tunisie, avec une vague de protestations, pacifiques et destructrices. Interview :

Quels effets, selon vos scénarios, pourraient avoir les mesures fiscales de la LF 2018, sur les prix et dans quels domaines ?

Lors de la préparation de la loi de finances 2018, nous avons entrepris des simulations pour voir l’impact de la hausse de la TVA sur les prix. L’effet varie, selon le panier de biens, de 28 millimes à 77 millimes avec une moyenne de 72 millimes pour chaque 10 Dinars dépensés. Autant dire que l’effet est marginal et ne pourrait expliquer la hausse des prix héritée de l’année 2017. Le 1 point de TVA ne rapporte que 330 MDT sur une année, ce qui voudrait dire que ce n’est pas lui la source de la hausse des prix. En plus, il s’inscrit parfaitement dans une réforme fiscale adoptée depuis 2013. Comparativement à nos voisins et aux taux standards, en matière de TVA, nous sommes très en-dessous.

Comment cela ?

Au Maroc le taux de TVA est de 20 %. En Algérie il est de 19 %. En Italie il est de 21% et en France il est de 20%, alors qu’au Portugal il est de 23%.

Et la hausse des droits à la consommation ?

Même les biens soumis aux augmentations de droits de consommation ont été choisis de sorte que les biens essentiels ne soit pas impactés. Il n’y a que 4 produits alimentaires qui sont soumis aux droits à la consommation : Il s’agit du chocolat, des biscuits, des glaces et des produits sucrés. Le reste concerne les montres en or, les yachts, le granite et les produits de beauté. Autant dire que ce sont des produits de luxe.

En vous écoutant, on a l’impression que la loi de finances n’est pas la cause de la hausse des prix observée aujourd’hui !

La loi finances, et en particulier les mesures de TVA, ne sont pas responsables de la hausse de l’inflation observée depuis 2017. D’ailleurs, la TVA ne s’applique pas aux produis agricoles et aux produits administrés de première nécessité, qui n’ont d’ailleurs pas augmenté. Le gouvernement continue de subventionner les produits de base à hauteur de 1.500 MDT. Il a aussi pris l’engagement de ne pas augmenter ces prix. La loi de finances aura sûrement un impact, mais marginal, qui devrait se faire sentir au cours de l’année. Mais la loi de finances 2018 n’est pas responsable de la hausse des prix. Il est de toutes les façons très tôt de le constater et donc de le dire.

Es-ce que vous êtes en train de contester la hausse des prix et la baisse des pouvoirs d’achat ?

Pas du tout. Le gouvernement s’est attaqué, depuis 2017, à la hausse des prix dont l’origine est triple. Il y a, d’abord, les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a, ensuite, les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a, enfin, la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée. S’attaquer au problème de la hausse des prix, c’est lutter contre ces mécanismes et non contre la TVA.

On accuse le gouvernement de ne pas avoir accompagné ces augmentations, prévues dans la LF 2018, de mesures sociales. Pourquoi n’y avez-vous pas pensé ?

Au contraire, nous avons pensé et pris plusieurs mesures à cet effet. D’abord, nous avons maintenu les engagements d’augmentation salariaux en janvier, février, mars et avril. Nous avons aussi promis la revalorisation de la prime des familles nécessiteuses. Plusieurs mesures sont à l’étude, relatives à l’évaluation financière de cette prime qui devra tenir compte des contraintes budgétaires. Car nous ne faisons pas les choses à la légère.

Serait-il possible ou imaginable, après les manifestations, de suspendre la LF 2018, ou de faire une LF complémentaire ?

La Loi de finances de 2018 est une loi de rigueur économique et non d’austérité. Elle permettra de réduire l’endettement et de mettre les finances publiques sur une trajectoire de consolidation. La LF 2018 est cependant un simple alibi pour des considérations électorales, ce qui est irresponsable et n’a rien à avoir avec la hausse des prix constatée depuis 2017. Le pays a besoin de stabilité et de consensus autour des objectifs économiques. L’essentiel est d’avoir des mesures accompagnatrices pour alléger l’impact de certaines mesures sur les populations vulnérables. Suspendre la LF 2018 serait catastrophique pour le pays, mais une LF complémentaire est toujours envisageable.

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Une vague de protestations est en train de secouer plusieurs gouvernorats de la République, les jeunes appellent à la modification de la loi de finances 2018, qui touche plus les plus pauvres, d’après eux. Alors que le gouvernement affirme que le texte n’impacte pas les produits subventionnés !

Plusieurs manifestations, qui avaient débuté pacifiquement, ont rapidement tourné aux échauffourées avec la police, des biens publics ont été saccagés, des magasins pillés, notamment à l’Ariana, Tebourba relevant du gouvernorat de Manouba et à Béja.

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 12 janvier 2018 à Tunis, le ministre du Commerce, Omar El Bahi, a dénoncé les actes de vandalismes commis par de nombreux manifestations et a affirmé que le gouvernement reste attaché à tous les articles de la loi de finances 2018.

Il a ajouté que les récentes augmentations des prix ne concernent pas les produits subventionnés par l’Etat et que les mesures prises permettront de réduire le déficit commercial et budgétaire. Il a encore expliqué que le gouvernement a présenté ce projet de loi aux députés de l’ARP après avoir mené une série de discussions avec des organisations nationales, affirmant dans le même contexte que le projet de loi en question a été adopté et que l’Etat, démocratique, est appelé à respecter et à appliquer tous les articles de cette loi.

Sur un autre volet, El Bahi a reconnu qu’il y a quelques mesures qui sont difficiles, néanmoins elles sont nécessaires afin d’améliorer la situation des finances publiques.”Nous sommes soumis depuis ces sept dernières années à l’effet boule de neige avec l’aggravation de l’inflation, de l’endettement et une dévalorisation flagrante du dinar…”.

Après plusieurs années de marasme économique et d’embauches massives dans la fonction publique, notre pays est encore confronté à d’énormes difficultés financières. L’inflation a dépassé les 6% fin 2017 tandis que dette et déficit commercial atteignent des niveaux très inquiétants. La Tunisie, seule rescapée du Printemps arabe, est certes parvenue jusque-là à faire avancer sa transition démocratique, mais elle n’en reste pas moins engluée dans la morosité économique et sociale…

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Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Kourchid, a effectué ce jeudi 11 janvier 2018, une visite de travail au gouvernorat de Sousse et a rencontré plusieurs hauts cadres.

Kourchid a déclaré que cette visite s’inscrit dans le cadre de la prospection de lots de terrains administratifs non exploités ainsi que celle de la zone industrielle de Sidi Adel Hani et d’autres lots dans ladite région .

Il a, dans ce contexte, annoncé que des contrats de régularisation de plusieurs affaires foncières seront distribués à cinq propriétaires à Sousse.

Sur un autre volet, le ministre a démenti les informations sur son intention de rejoindre Nidaa Tounes, précisant qu’il s’agit d’un grand parti, cependant il préferr rester indépendant.

S’agissant de ses dernières déclarations sur la montée des prix et qui ont fait grand bruit sur les réseaux sociaux, Kourchid a encore précisé que la loi de finances 2018 englobe une série de mesures axées sur la prise en compte du pouvoir d’achat du Tunisien, affirmant que cette loi n’a jamais touché les produits subventionnés mais seulement des produits complémentaires – dits de luxe.

En ce qui concerne les derniers mouvements de protestation qui ont secoué plusieurs régions du pays, le ministre a dénoncé les actes de vandalisme et de pillage, ajoutant que les Tunisiens restent toujours unis.

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Alors que les mouvements de contestation se multiplient dans tout le pays contre les augmentations des prix et que des bandes suspectes sortent nuitamment, sous couvert de protestation, pour piller et détruire les biens publics et privés, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, considère dans une interview accordée à l’Agence TAP que les récentes augmentations des prix sont “louables”, puisqu’elles visent à réduire les déficits commercial et budgétaire.
Il a rappelé que ces augmentations, qui ne concernent pas les produits subventionnés, “ont été largement discutées dans le cadre de la loi de finances 2018“. Une façon de mettre dans l’embarras le parti qui a voté le texte à l’ARP et le conteste dans la rue

Pourquoi le gouvernement a décidé ces augmentations au lieu d’entreprendre d’autres réformes ?

Depuis sept ans, on vit dans le même cercle vicieux, le pays souffre d’un déficit de la balance commerciale et d’un déficit budgétaire qui créent de l’inflation, aggravent l’endettement et provoquent la dépréciation du dinar. Pour arrêter cette spirale, on prévoit de baisser le déficit du budget à 4,9% en 2018 et 3% en 2020.
Le but est de rétablir les équilibres financiers du pays et de stabiliser le dinar. Nous devons augmenter les taxes pour pouvoir générer plus de ressources au profit de l’Etat. Le fardeau fiscal, qui ne concerne pas les produits de base, est partagé entre tous. Les catégories défavorisées ou la classe moyenne ne sont pas les seules à faire face à ces taxes, les entreprises sont également concernées par ces augmentations, cela veut dire que même la classe aisée est concernée par ces augmentations.

Les augmentations des prix, décidées dans le cadre de la loi des finances 2018, consistent en une augmentation de 1% de la TVA sur plusieurs produits dont les médicaments, la hausse du droit de consommation sur certains produits ainsi que des droits de Douane, surtout pour les produits de luxe.
Les objectifs du gouvernement sont également de limiter les importations et les contrôler, d’où le rétablissement des droits de douane sur les produits d’origine turque à hauteur de 90% des tarifs appliqués dans le régime commun, à partir du 1er janvier 2018.
N’oublions pas que les produits subventionnés ne sont pas concernés par ces augmentations. L’Etat supporte un coût de subvention de 3520 millions de dinars : 1570 MD de subventions des produits de base et un montant de 1500 MD pour les hydrocarbures et un autre de 450 MD pour le transport. Il y a aussi la subvention par l’Etat du sucre qui coûte 100 MD ainsi que celles de l’eau, de l’électricité… Comment un Etat libéral peut supporter un tel niveau de subventions ?

Pour faire baisser les prix pour le consommateur, on est également en train d’importer 2300 tonnes de viandes rouges qui sont vendues à des prix étudiés (17 dinars/kg).
En ce qui concerne les augmentations dans le secteur immobilier, l’instauration d’une TVA de 13% aidera à organiser davantage le secteur et aura réellement un impact de 3% sur le prix de l’immobilier.

Quelles sont les mesures prises par l’Etat pour faire face aux augmentations incontrôlées des prix ?

Ces augmentations sont accompagnées d’une intensification du contrôle des prix. Tout cas de dépassement doit être dénoncé. Les citoyens, les médias et les politiciens sont tous concernés et sont appelés à signaler les cas d’augmentations illégales et dénoncer chaque cas de dépassement, afin de limiter les cas d’augmentation illégale des prix.
L’Etat surveille la distribution de certains produits comme le sucre ou l’huile végétale. De grandes campagnes sont organisées dans les régions pour contrôler la distribution de ces produits. Nous procédons au contrôle continu de tous les produits, même de ceux importés et ce depuis la première ligne, par exemple dans les ports, dans le but de réguler l’importation.
Le but étant de limiter ces importations, surtout que le déficit avec certains pays comme la Turquie a atteint 1850 MD. Nous procédons aussi à l’attribution de certificat de vente libre et à l’augmentation des taxes douanières afin de pouvoir rationaliser les importations et protéger l’industrie locale.
La spéculation est le résultat du manque de la production ou de l’offre, mais l’Etat fait des efforts pour faire face à ce phénomène et intervient à chaque fois pour lutter contre ce fléau. C’est un travail de tous les jours pour le département.

Quelle solution a prévu l’Etat pour faire face au problème du commerce parallèle qui représente plus de 50% de l’économie nationale ?

L’Etat n’épargne aucun effort pour lutter contre ce fléau. Un nouveau décret gouvernemental relatif à la création des bureaux de change a été récemment promulgué, dans ce cadre, par le chef du gouvernement.
Cette mesure permettra l’orientation des opérations de change effectuées illégalement vers les circuits légaux, ainsi que de soutenir les efforts de l’Etat dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Un projet de loi relatif à l’amnistie de change est également proposé à l’ARP. Il est relatif à l’amnistie des infractions de change commises par les Tunisiens résidents à l’étranger.
Il faut créer des alternatives pour les personnes actives dans le secteur informel, la répression n’est pas la seule solution. Il faut les pousser à intégrer le secteur formel et ce en restreignant leurs activités, tout en leur offrant des incitations pour entrer dans la légalité.

L’Etat fait des efforts énormes pour assurer le contrôle économique des importations et aussi pour booster les exportations vu leur importance dans la lutte contre le chômage. Toutes les parties concernées sont appelées à combiner leurs efforts pour améliorer le secteur de l’exportation, essentiel pour la croissance économique du pays.
Au cours de la première réunion du Conseil supérieur de l’exportation, tenue récemment, sous la présidence du chef du gouvernement, Youssef Chahed, 20 mesures importantes en faveur de l’export ont été annoncées. Elles concernent essentiellement l’amélioration du climat général à l’export et l’élimination des obstacles auxquels sont confrontés les exportateurs, outre la mise en place d’un cadre général pour la réforme législative et administrative de l’activité d’exportation.
L’Etat a, ainsi, mis en place un plan qui vise à relever la valeur des exportation à plus de 50 milliards de dinars, d’ici 2020.

Comment évaluez-vous la situation actuelle de l’économie nationale ?

Des signes de reprise économique sont enregistrés, c’est ainsi que nous avons réalisé une croissance de près de 2% et une augmentation des exportations de 4% à prix constants et de 18% à prix courants, en 2017.
Pour l’avenir, l’Inflation étant liée à la dépréciation du dinar, il faut sortir de cette spirale, en maîtrisant les déficits budgétaire et commercial.

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En visite d’inspection mardi matin au premier groupement territorial saharien à Remada (gouvernorat de Tataouine), le Chef du gouvernement, Youssef Chahed a annoncé une série de mesures pour renforcer les capacités combatives des unités militaires et améliorer les conditions matérielles et morales des militaires.
Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, cette visite se veut un moyen pour prendre connaissance de l’évolution de la situation sécuritaire dans les différentes zones frontalières du pays et inspecter le travail des différentes unités militaires déployées tout au long de la ceinture frontalière pour mieux sécuriser les frontières tunisiennes ainsi que pour prévenir et faire face à tout éventuel acte terroriste.

D’après la même source, les mesures décidées par Chahed portent sur :
– L’augmentation des salaires des militaires, tous grades confondus. Ces augmentations seront appliquées progressivement dès le début de l’année 2018, en raison des pressions qui pèsent sur le budget de l’Etat et des conditions économiques que traverse le pays.
– La gratuité du transport pour les militaires, tous grades confondus, à partir du 1er janvier 2018 sur les lignes du transport public national et régional.
– La prise en charge de la restauration et de la réhabilitation des logements militaires à Remada pour garantir les meilleures conditions de vie aux militaires et à leur famille dans la région.
– Le renforcement de la formation et de l’entrainement, l’amélioration des services de renseignement dans le cadre de la coopération internationale, et l’acquisition des équipements adaptés aux menaces non conventionnelles.

Au cours de cette visite, Youssef Chahed s’est félicité de l’écho favorable que le projet de Rejim Maâtoug a trouvé à l’échelle nationale et internationale, faisant remarquer que ce méga projet ambitieux va permettre de développer, de peupler et de dynamiser les zones sahariennes.
A ce propos, le chef du gouvernement a envisagé comme suit :
– L’aménagement de l’aéroport de Remada pour accueillir des avions civils,
– La construction de routes, l’aménagement des terres agricoles et l’exploitation des énergies renouvelables pour garantir l’énergie aux différentes composantes du projet,
– La construction de groupements d’habitation intégrés dotés de toutes les commodités nécessaires.
Au cours de sa visite, Chahed a tenu à saluer les missions importantes assignées au premier groupement territorial saharien à Remada, faisant remarquer que ces missions sont à la fois à caractère militaire, sécuritaire, économique, social et humanitaire.
Au cours de son déplacement, Chahed était accompagné du ministre de la Défense nationale, Abdelkarim Zbidi.

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Bien que l’information ait été officiellement démentie dans un communiqué publié, mercredi 3 janvier 2018, par le ministère du Commerce, les augmentations au niveau des prix telles qu’elles ont été constatées depuis quelques semaines, non seulement dans les grandes surfaces mais aussi les petits commerces, ont de nouveau fait jaillir la grogne populaire. Des statuts appelant à la dissolution du parti Nidaa Tounes et à la chute du régime qu’il pilote, au gel de la loi de finances 2018 et au retour de Ben Ali ont été abondamment partagés sur les réseaux sociaux. Le pire est que ces augmentations ont été déguisées. Cette hausse a été observée depuis la fin de l’année 2017 mais personne n’en parlait. Par exemple, certaines grandes surfaces ne proposent que le sucre en paquet – où est passé le sucre en poudre en vrac ?! -, et il est à 1500 le Kilo. Parallèlement, les petits commerces sont en train de liquider les stocks qu’ils ont déjà. Une fois écoulé, c’est le sucre en paquet qui sera commercialisé. Idem pour l’huile végétale qui se vend actuellement sur le marché à 1100 Millimes le litre. Un tarif qui devrait aussi augmenter une fois, comme déjà annoncé par le ministère du Commerce, le produit mis dans des bouteilles en plastique. Ces augmentations des prix du sucre et de l’huile végétale ne sont que des exemples parmi plusieurs autres, comme celles observées dans les hydrocarbures, le gaz, le café, le thé… Et la liste est encore très longue. D’ailleurs c’est ce qui a poussé la commission des Finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) à inviter les deux ministres concernés par la question, à savoir ceux des Finances et du Commerce, pour les interroger sur ces dernières augmentations.

Des augmentations qui ne pourraient que déstabiliser un peu plus la Tunisie, devant la cherté de la vie et la détérioration du pouvoir d’achat de la classe moyenne en général. Le citoyen tunisien vit aujourd’hui dans une vraie crise au point qu’il ne sait plus où donner de la tête! Il n’arrive plus à remplir son couffin du quotidien et acheter les produits de première nécessité. Imaginez alors sa situation avec les nouvelles augmentations qui n’ont épargné aucun secteur et qui pourraient être encore plus importantes que celles prévues à cause de plusieurs facteurs principalement liés à la dépréciation du dinar et l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale. Plusieurs experts en la matière ont déjà mis en garde contre une catastrophe sociale suite à la hausse des prix et la dégradation de la situation financière du Tunisien. Le président de la commission des finances à l’ARP, Mongi Rahoui, a déjà averti  sur la gravité de la situation, soulignant, dans une interview accordée récemment à Africanmanager, que la loi de finances 2018 sera celle de l’explosion sociale : “Avec cette loi, l’année 2018 sera celle d’une catastrophe au vrai sens du terme et le gouvernement ne pourra que distribuer de la pauvreté. Ce projet de loi ne pourrait pas passer sous sa forme actuelle”, avait-il affirmé. Les amendements qui ont été apportés n’ont manifestement pas suffi à atténuer les coups portés au porte-monnaie…

De son côté, le bureau exécutif de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a estimé, dans un communiqué publié le 03 janvier 2018, que les mesures prises par le gouvernement ont entraîné une forte hausse des prix de plusieurs produits de consommation quotidienne et prédit comme corollaire une hausse du taux d’inflation, une détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens et une amplification des disparités sociales.
Le bureau exécutif a fustigé ces hausses, affirmant qu’elles sont “l’aboutissement inéluctable des réserves formulées par l’UGTT sur l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée dans le budget de 2018 en tant que solution de facilité choisie par le gouvernement pour combler le déficit budgétaire aux dépens des consommateurs et essentiellement des salariés”.
Le centrale syndicale a qualifié l’augmentation des prix avant la révision du système de compensation de facteur aggravant “l’injustice sociale et de frein à la consommation en tant, un des principaux moteurs de relance de la croissance en Tunisie à la lumière du ralentissement des investissements”.
Elle a estimé d’autre part que la hausse des prix de nombreux produits est “artificielle et frauduleuses”, telle la hausse du prix du sucre, appelant le gouvernement à honorer ses engagements et à s’abstenir de relever les prix des produits de première nécessité conformément à l’accord avec l’UGTT.

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a confirmé, lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis, sur la loi de finances 2018, que d’autres majorations des prix des hydrocarbures sont attendues en 2018 et ce, suite à l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale.

Il a expliqué que la loi de finances 2018 a été établie sur une hypothèse d’un prix du baril de pétrole de 54 Dollars alors qu’il dépasse actuellement 66 Dollars, précisant qu’une hausse d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 121 millions de dinars (MD) pour le budget de l’Etat, selon ses dires.

Ridha Chalghoum a en outre expliqué que pour ajuster les prix des hydrocarbures, l’État va se retrouver dans l’obligation d’agir sur les prix à travers l’activation du mécanisme d’ajustement des prix et non sur les salaires ou la subvention des produits de base et du transport.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, l’expert-comptable, Walid Ben Salah a indiqué qu’entre 2016 et 2018, la masse salariale a augmenté de 3 milliards de dinars, qualifiant ce chiffre d’énorme. “C’est la moitié du budget du développement, un montant qui aurait pu servir à payer les intérêts de la dette sur une année”, a-t-il soutenu avant de préciser que la masse salariale est l’importante rubrique sur laquelle on doit agir.

Il a fait toutefois remarquer que la mesure portant sur le départ à la retraite volontaire instaurée par le gouvernement pour réduire la masse salariale, ne va pas résoudre le problème tout de suite car cela va se traduire par des dépenses supplémentaires de l’ordre de 255 MDT en 2018 et  se poursuivre, selon ses dires, pour plusieurs années jusqu’à la réalisation de l’équilibre. ” À ce rythme, nous devons, annuellement, casquer près de 300 MDT”, a-t-il dit.

Il a dans le même contexte indiqué que les salariés n’ont pas réellement contribué au budget de l’État et qu’ils sont les seuls qui ont été exclus de la contribution conjoncturelle instaurée au titre de l’année 2017 sur le secteur privé : “Ce que nous avons fait, c’est un report de l’application des augmentations et pas une contribution directe sous forme de paiement”, a-t-il expliqué.

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Le secrétaire général de l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail), Noureddine Taboubi, après l’inflexion d’hier sur le recul de l’âge de départ à la retraite, au nom du sauvetage des caisses sociales, a mis ses habits de combats ce vendredi 13 octobre. «Vous aurez vos augmentations, n’en déplaise à certains !», a-t-il asséné, sur Mosaïque Fm, en direction des salariés des secteurs privé et public.

A propos du bras de fer avec le gouvernement et l’UTICA, il a déclaré : «Lorsqu’un P.V. est signé, il faut le respecter. Chacun doit respecter ses engagements !». Et pour mettre toutes les parties face à leurs responsabilités, et leur agiter sous le nez les risques qu’elles prennent en cas de non respect des accords, le leader de la centrale syndicale a rappelé que le Procès-Verbal sur les hausses de 2018 a été paraphé.
Il a ajouté que ces augmentations toucheront les secteurs public et privé. «Les négociations débuteront au printemps 2018“, le but étant de renforcer le pouvoir d’achat des salariés, a conclu Taboubi…

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Les détails de l’augmentation salariale dans les secteurs privé et public ont été présentés lors d’un point de presse organisé ce jeudi 12 janvier à la Kasabah.

Ces majorations se répartissent comme suit, rapporte Shems fm :

Dans le secteur public

Le salaire de 1118dt s’élèvera à 1152dt
Le salaire de 922dt s’élèvera à 1029dt
Le salaire de 904dt s’élèvera à 940dt
Le salaire de 728dt s’élèvera à 766dt
Le salaire de 678 dt s’élèvera à 723 dt
Le salaire de 541 dt s’élèvera à 591 dt

S’agissant du secteur privé, les négociations se poursuivent entre l’UGTT et l’UTICA pour assurer ces majorations, qui prennent en considération les amendements de la fiscalité.

Le salaire de 460 dt passera à 503 dt.
Le salaire de 500 dt sera de 540 dt
le salaire de 600 dt sera de 634 dt
le salaire de 700 dt sera de 727 dt

Il est à noter que ces majorations entrent en vigueur à partir de ce mois.

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Selon des données dévoilées par des concessionnaires automobiles et rapportées, ce lundi 19 décembre 2016, par le quotidien Asarih, les prix de vente des voitures connaîtront une hausse à partir de 2017.

Les concessionnaires ont révélé qu’ils ne comptent plus s’inscrire dans le programme gouvernemental de l’importation de véhicules populaires datant de 22 ans et qu’il est ni moderne ni en harmonie avec les changements économiques, surtout la dégradation du pouvoir d’achat du Tunisien.

Toujours selon la même source, après avoir importé cinq mille voitures populaires, seuls 1500 véhicules ont été écoulés sur le marché et la liste des demandes pour ce genre de voitures était de l’ordre de 60 mille. Malgré la participation de onze concessionnaires à l’importation de ce genre de voitures en collaboration avec le ministère du Commerce, trois d’entre eux se sont retirés, étant donné que le taux de la marge bénéficiaire est limité et que les conditions de vente ne sont pas adéquates.

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A trois jours de la grève générale décidée par l’UGTT pour amener le gouvernement à revoir sa copie sur le gel des augmentations salariales, nul ne semble avoir le moindre scénario de sortie de crise. La centrale syndicale campe plus que jamais sur ses positions et, à la Kasbah, on reste sur son quant-à-soi avec la ferme certitude que l’article 3 de du projet de la loi de finances relatif au rééchelonnement salarial sera voté, ayant été adopté, ce lundi, en l’état, de même que la totalité du PLF par la commission de finances de l’ARP. Autant dire que l’affaire est pliée même si le président de la République, Béji Caïd Essebsi, entré un peu tard en lice, se démène pour           arracher aux uns et aux autres un compromis de dernière minute, sans visiblement y réussir malgré deux « rencontres de la dernière chance » avec Abassi en moins de 48 heures.

Sauf miracle ou hypothétique sursaut de sagesse, l’on s’achemine tout droit vers l’irréparable. Une paralysie générale de l’Administration sur laquelle sont en train de se greffer au fil des heures des grèves sectorielles touchant une partie significative des compartiments de l’activité nationale. Et on ne voit rien venir qui puisse arrêter cette spirale infernale nourrie par des discours maximalistes sans rapport avec la nature et la réalité du contentieux, ouvrant un cycle de déchirements sociaux forcément à répétition. D’autant qu’il s’en mêle des surenchères électorales liées au congrès de l’UGTT prévu le 14 janvier 2017. Une échéance dans la perspective de laquelle les différents courants ouvriers fourbissent leurs armes pour s’emparer de la direction de l’organisation syndicale. Et chacun pousse plus loin le bouchon pour s’afficher comme le défenseur le plus sûr et le plus ardent des droits des travailleurs.

On en a vu quelques échantillons dont le plus frappant est cette envolée jugée outrancière dont s’est fendu Houcine Abassi, qui n’est pourtant pas candidat à sa propre succession, en dénonçant avec une rare virulence les « croassements » de trois députés dont il ne s’est pas excepté de citer les noms et en enchaînant mises en garde, ultimatum et menaces contre le gouvernement s’il n’entendait pas raison et ne se rétractait pas sur le report des augmentations salariales. De surcroît, il l’a fait à la veille de la commémoration du leader syndicaliste Farhat Hached comme s’il mobilisait son héritage au service d’une revendication à laquelle il donnait les allures d’une cause syndicale majeure.

Le gouvernement droit dans ses bottes

En face, le gouvernement, sûr de son fait, ne semble point lâcher prise, et s’estime absolument fondé d’aller au bout de sa logique. Il ne s’en est pas moins signalé par des initiatives susceptibles de tempérer les rigueurs et d’arrondir en quelque sorte les angles en avançant proposition sur proposition pour ramener à quelques mois uniquement le moratoire sur les augmentations salariales. Ce n’est que peine perdue, le syndicat tenant toujours et plus fermement encore à obtenir gain de cause, invoquant la conclusion de l’accord y afférent et sa publication au journal officiel. Un argument qui, juridiquement, est valable et nullement inopérant, mais pratiquement difficile voire impossible à faire valoir dans les circonstances par lesquelles passent les finances de l’Etat, et faut-il l’avouer, sous l’effet des pressions exercées par le Fonds monétaire international au titre des recrutements et les rémunérations dans la fonction publique. Une posture d’autant plus contraignante que la croissance flirte avec la valeur nulle, que les déficits jumelés piquent du nez et que dinar bat de l’aile.

Sombre perspective !

Les positions étant à ce point diamétralement antinomiques, on ne pourrait pas envisager autre chose qu’une dangereuse escalade avec au départ la funeste grève générale du 8 décembre, et dans la foulée, une explosion de mouvements de la même eau dans bien des secteurs. L’UGTT ne s’est pas faite faute de le rappeler et de le répéter, surtout au sortir de la conférence internationale sur l’investissement « Tunisie 2020 » à laquelle, pourtant, elle a souhaité « plein succès ». Après avoir fait la grosse voix, la puissante organisation syndicale donne la nette impression de joindre l’acte à la parole en étant parfaitement consciente, et elle l’a dit, des très graves conséquences qui en découleraient.

A ne pas en douter, ce serait la pire des choses qui puisse arriver à un pays assailli déjà par de nombreux et très nocifs écueils qu’il ne réussit point à évacuer ni même à atténuer. A trois jours de la date fatidique du 8 décembre, les Tunisiens lèvent les yeux vers le ciel tout en se posant de sérieuses et angoissantes interrogations.

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