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Ce qui n’a pas été dit ou déformé, par l’UGTT, sur les négociations salariales

En matière de négociations salariales, la communication est unilatérale, de la part uniquement de l’UGTT. Intervenant hier soir sur la Wataniya TV, le SG de l’UGTT Hfaiedh Hfaiedh a indiqué que son organisation a fait des concessions pour arriver à un accord qui éviterait la grève de la fonction et des entreprises publiques, demain jeudi 17 janvier. «Nous avons accepté que les négociations soient biennales et non triennales, que la 1ère tranche de l’augmentation salariale soit servie en octobre 2018 et non mai 2018, que la seconde tranche soit servie en mai 2019, mais le gouvernement n’a pas inter-réagi avec nos concessions pour éviter la grève. Elle fait proposition d’une hausse de salaire entre 136 DT et 180 DT, mais le différend entre les deux parties était sur les délais d’application de cette augmentation. Le gouvernement a tenu à ce que cette première tranche, qui est de 70 DT pour les hauts cadres, soit servie à partir de décembre 2018 et la seconde tranche de 110 DT ne soit servie qu’en janvier 2020». Et le SG adjoint de l’UGTT d’affirmer que «le gouvernement, en définitive, a proposé que les augmentations soient servies sous forme de crédit d’impôt, ce qui fera que ces augmentations ne seront pas comptabilisées comme éléments permanents du salaire et cela voudra dire qu’elle ne s’appliquera pas aux retraités».  Il faut noter, sur ce dernier élément des retraites, que le porte-parole du gouvernement Iyed Dahmani a, dès ce matin sur une radio privée, démenti le SG adjoint de l’UGTT et confirmé que l’augmentation proposée hier soir par le gouvernement s’appliquera aussi et dans ces deux tranches aux actifs comme aux retraités.

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Ce qu’il faudrait aussi savoir, en démenti aussi à Hfaiedh Hfaiedh, c’est que le gouvernement a proposé son augmentation d’un volume global direct et immédiat pour 2019 de 600 MDT, dont 1,2 Milliards DT en 2019 et 1 Milliard DT en 2020 sous forme de crédit d’impôt. Ces augmentations devaient être servies en deux parties. Le gouvernement était soucieux d’éviter d’impacter la masse salariale sur la totalité du budget et qui alimenterait d’au moins 2,3 % l’inflation. Le gouvernement avait aussi le souci de ne pas répéter l’exemple de 2015, lorsque Habib Essid s’était engagé sur des volumes de salaires pour le gouvernement qui devait lui succéder.

La première tranche serait servie directement et non sous forme de crédit fiscal. Elle devait être servie sur le budget de l’Etat et sur la ligne budgétaire des «dépenses imprévues» d’un côté et en puisant dans l’augmentation des recettes fiscales du secteur privé. Ce n’est que la seconde tranche de 2020 qui devait être servie sous forme de crédit fiscal. Le gouvernement avait aussi assuré à l’UGTT qu’il prendra les dispositions règlementaires nécessaires pour éviter de retomber dans le cas de la dernière augmentation qui ne pouvait être servie aux retraités et qu’il avait dû par la suite corriger par la loi.  L’UGTT, selon nos sources, aurait tenu bon pour un volume d’augmentation salariale de 2 Milliards DT et avec des délais serrés d’application, ce qui mettrait le gouvernement dans une mauvaise passe financière.

Par ailleurs et avec leur habitude d’être toujours agressifs à l’encontre du FMI, nos sources indiquent que le SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi, aurait exigé que le gouvernement rompe avec le FMI et le fasse publiquement savoir. On pourrait deviner aisément la réaction du FMI et l’impact immédiat de cette rupture sur les finances de l’Etat et sur toute la situation économique du pays.

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