Tags Posts tagged with "BCT"

BCT

par -

Le déficit budgétaire (hors dons, privatisation et confiscation) s’est élargi au terme des 10 premiers mois de 2017 à 4.420 MDT contre 3.792 MDT une année auparavant. Le financement du déficit a été assuré à hauteur de 88% par des ressources extérieures nettes de l’ordre de 3885.1 MDT contre 1835.8 MDT à fin octobre 2016. C’est ce qui a été indiqué dans la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Ainsi, au terme des 11 premiers mois de 2017, les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3% respectivement, se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016). En effet, les importations ont totalisé 45,3 milliards de dinars à fin novembre 2017contre 38 milliards au terme du mois de novembre 2016, tandis que les exportations de biens n’ont rapporté que 31 milliards de dinars au cours de la même période contre 26,4 milliards une année auparavant.

Cette situation a induit une poursuite du creusement du déficit commercial qui a atteint son niveau historique le plus élevé, soit 14.362 MDT contre 11.628 MDT une année auparavant.

Au total, la balance commerciale a affiché un déficit de 14,4 milliards de dinars au terme des 11 premiers mois de 2017, soit 14,7% du PIB contre 11.6 milliards de dinars et 12,9% respectivement, une année auparavant. Du côté du secteur touristique et après l’embellie du mois d’août, le rythme des recettes s’est ralenti surtout durant les derniers mois sous l’effet du retour timide des touristes européens. Les recettes touristiques ont totalisé 2.579 MDT à fin novembre 2017, soit une hausse de 16,3% par rapport à fin novembre 2016. Hors effet de change, la hausse des recettes touristiques s’est limitée à 1,9%.

De même, les revenus du travail (en espèces) se sont inscrits en hausse de 13,9% en G.A. à fin novembre 2017 grâce à un effet change favorable. Exprimés en euro, ces revenus ont accusé un léger repli de 0,3%.

Compte tenu de ces évolutions, le solde de la balance des opérations courantes s’est davantage détérioré (-9,3,% du PIB au cours des 11 premiers mois 2017 contre -8,1% au cours de la même période une année auparavant), laissant entrevoir un déficit courant annuel autour de 10% du PIB pour toute l’année 2017. L’ampleur de ce déficit met de la pression sur le marché des changes qui souffre d’un déficit structurel de ressources en devises induisant davantage de pressions sur le taux de change du dinar et sur la liquidité bancaire.

Le solde général de la balance des paiements qui s’est établi à -597 MDT contre -1.943 MDT une année auparavant s’est ressenti de l’ampleur du déficit courant. L’atténuation du déficit général a été soutenue par la mobilisation d’importantes ressources extérieures dont tout récemment le crédit accordé par la Commission Européenne en octobre 2017 pour un montant de 571 MDT et l’amélioration des flux des IDE,(+655 MDT).

La persistance des déséquilibres extérieurs a fortement pesé sur les réserves de change qui se sont établies pour la première fois depuis 2006 sous la barre de 5 milliards de dollars américains. Depuis la fin de 2016 et jusqu’au 15 décembre 2017, le dinar a perdu 17,3% et 6,1% de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar américain respectivement.

par -

Selon les derniers chiffres, mis à jour le 9 janvier 2018 par la BCT, l’Euro est à 2,9503 Dinars tunisiens et le Dollar US valait 2,4827 DT. Selon la dernière Note de conjoncture de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), depuis la fin de 2016 et jusqu’au 15 décembre 2017, le dinar a perdu 17,3% et 6,1% de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar américain, respectivement.

N’étant pourtant pas encore dans une situation de libéralisation complète de leur monnaie locale, les Tunisiens s’intéressent à l’évolution quotidienne du dinar tunisien (DT) face aux deux principales monnaies étrangères de son commerce extérieur. Les évolutions du DT deviennent même un sujet de débat politique et la baisse de sa valeur devient un des alibis des attaques contre la politique du GUN (gouvernement d’union nationale) et contre le gouverneur Chedli Ayari, à qui opposition et expertes de tout acabit demandent d’intervenir, alors qu’il peine à tenir le niveau de réserves minimal de 90 jours en termes de couverture des importations.

  • La parité Euro/USD impacte aussi le DT et pas que … !

Ce qui est certain, selon un Cambiste d’une des salles de change tunisiennes, qui requiert l’anonymat, «les questions qui se rapportent à la dynamique des taux de change et des marchés et aux ajustements macroéconomiques qui en découlent sont très complexes et difficiles à discerner». Selon cette même source, «la valeur du dinar n’est pas seulement le reflet de l’état de l’économie nationale. L’évolution de l’euro sur le marché international et plus particulièrement sa parité face au dollar, joue un rôle déterminant dans la variation de la valeur de la monnaie nationale. La preuve est que sur toute l’année 2017 le dinar a baissé, de seulement 6% contre le dollar, alors qu’il a accusé une baisse de 18% face à l’euro suite à la hausse fulgurante de ce dernier contre pratiquement toutes les monnaies des pays avancés et émergents également». On comprend ainsi que la chute de la valeur du DT n’est pas due qu’à des facteurs économiques et financiers proprement tunisiens. Comme d’autres monnaies, le DT subit aussi et internalise l’interaction entre les deux principales monnaies de ses échanges commerciaux que sont l’USD (‎$) et l’Euro (€). Ce qu’on ne sait pas, c’est à quelle proportion, mais certains experts financiers tunisiens vont jusqu’à affirmer que ce que la Tunisie subit de son propre fait est nettement moins important que ce qu’elle subit par le biais du choc exogène qui provient d’un mouvement, indépendant de sa volonté, d’un taux de change Euro/Dollar US.

L’euro a aussi bondi en 2017 de 15% contre le dollar et de 10% contre le yen japonais. Les déboires des monnaies émergentes ont été encore plus prononcés pour certaines, avec une baisse de 18% de la livre turque, de 16% du dinar algérien, de 14% du réal brésilien, de 13% du péso philippin et du dinar jordanien, comme le montrent les deux tableaux ci-contre. Ces derniers montrent aussi que la dévaluation n’a pas touché que la monnaie tunisienne, il y a aussi le Dirham marocain, qui a baissé de 5,1 % par rapport à l’Euro, une baisse de 15,6 % pour le Dinar algérien, l’Ukraine (-18,9 %) et même le Japon (-9 % en 2017).

Variation des taux nominaux de certaines monnaies contre l’USD

Variation des taux nominaux de certaines monnaies contre l’Euro

  

Des chiffres qui devraient ainsi pousser, dans une analyse apolitique, à relativiser la baisse de la valeur du DT. Notre source cambiste estime ainsi que «le niveau des 3 DT face à l’euro du dinar qui a été évoqué récemment, ne peut pas être considéré comme un niveau représentatif de la valeur actuelle de la monnaie nationale».

  • Ce que BCT fait pour le Dinar et ce qu’elle ne peut faire !

Les banques Teneurs de Marché (TDM) et qui gèrent plus de 80% du volume du marché des changes cotent actuellement le taux de change de l’euro/dinar à 2.95 sur le marché interbancaire, et c’est le niveau du fixing publié par la Banque centrale de Tunisie (BCT) pendant les dernières journées et qui représente la moyenne des cours du dinar cotés par les TDM. Or, il se trouve que certaines banques vendent l’Euro ou l’USD plus cher au client Lambda. C’est ce qui fait constater à certains que l’Euro est déjà à plus de 3 DT.

Selon nos informations, la BCT dispose pourtant d’un système d’information qui lui permet de collecter en temps réel toutes les transactions effectuées sur le marché des changes interbancaire, ce qui lui offre un tableau de monitoring très efficient. Ce système lui permet de sanctionner les dépassements de certaines banques, et elle ne s’en prive pas, nous assure-t-on à la BCT, même si elle ne fait aucune communication officielle à ce sujet.

Le marché des changes est en effet le réceptacle de l’offre et de la demande de devises contre le dinar, sa régulation se fait aussi en réduisant le gap entre la quantité de devises offerte et demandée qui ne se fait pas seulement via les injections de devises par la BCT. L’évolution de la valeur du taux de change se trouve également au centre de cette dynamique de régulation qui implique des arbitrages qui ne sont pas toujours évidents entre le niveau des cours, le stock des réserves disponible et le rythme de renouvellement de ce stock de devises qui permet d’assurer les règlements des engagements financiers de la Tunisie vis-à-vis de l’extérieur, outre son rôle de coussin de sécurité contre le risque des crises de change.

Plus que cela, la BCT ne peut faire. Il lui faudrait sinon plus de devises à dépenser pour une régulation plus directe qui satisferait en plus tous les obnubilés, politiciens, experts et autres observateurs, par le maintien des réserves à 90 jours d’importation. La BCT s’y était déjà essayée et avait dépensé vainement quelque 400 MDT. «Injecter de des devises dans cette conjoncture économique très difficile de la Tunisie, ne servirait qu’à faire très peu bouger le taux de change du Dinar, car les fondamentaux de cette économie en crise le ramèneront sitôt à la valeur du marché», assure notre Cambiste.

Le maintien de ce stock à des niveaux confortables est toutefois tributaire d’un ensemble de facteurs, principalement une croissance pérenne et la maîtrise des déficits jumeaux via notamment la lutte contre l’économie parallèle et contre la corruption et l’évasion fiscale, le redressement de la productivité de l’économie tunisienne à travers la flexibilisation du marché de travail et la réforme de l’administration.

Un autre point focal qu’il y a lieu également de considérer et qui concerne la révision de la politique actuelle des franchises, qui constitue de plus en plus un frein pour l’industrie manufacturière et une incitation à la désindustrialisation au profit des activités de distribution des marques internationales et des biens de consommation importés. Revoir aussi la politique de distribution des dividendes pour les banques étrangères installées en Tunisie, ainsi que la politique des conventions, au sein de ces mêmes banques, qui transfèrent chaque année des dizaines de millions de DT à leurs société-mères.

par -

Le taux du marché monétaire -TMM – (taux d’intérêt auquel les banques empruntent et se prêtent de l’argent entre elles) est passé de 5,23% depuis septembre 2017, à 5,35% au 2 janvier 2018 et à 5,49% le 3 janvier 2018 pour se situer, deux jours plus tard (le 5 janvier) au niveau de 5,60%, soit le taux le plus élevé depuis 2011.
Selon les chiffres publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le TMM a enregistré une hausse de 1,31 point par rapport à la même période de l’année écoulée (4,29%).
Ce taux, qui reflète les conditions d’échange à court terme entre les banques, fluctue selon l’offre et la demande de liquidités par les établissements bancaires. Ainsi, s’il y a une forte demande de liquidités, ce taux baisse, et s’il y a un assèchement de liquidités, il augmente, mais, toujours, dans le cadre d’un intervalle bien précis, soit entre 4,75% et 5,50% pour le cas de la Tunisie, avec une moyenne de 5%.
Selon des experts économiques, ce taux sert de moyen d’intervention pour l’institut d’émission pour maîtriser certains indicateurs économiques, notamment l’inflation. C’est dans cette optique que la BCT a révisé, dernièrement, à la hausse le plafond du TMM, fixé depuis la révolution (2011), au niveau de 5,25%, à 5,50%.
En augmentant le TMM, on agit directement sur le volume de liquidités circulant au sein des banques, et par conséquence, diminue l’octroi des crédits, pour freiner la consommation, et partant l’inflation. Une mesure qui répond pleinement à l’une des directives avancées par le Fonds Monétaire International (FMI) à la Tunisie.
” Les pressions inflationnistes croissantes exigent une réponse forte… Ainsi la poursuite par la Banque centrale de Tunisie de la stratégie de resserrement de la politique monétaire, y compris en limitant le refinancement des banques, contribuera à ancrer les anticipations d’inflation et à soutenir le dinar sur le marché des changes “, a précisé le FMI dans le dernier communiqué, publié le 13 décembre 2017, suite à l’achèvement de la deuxième revue de l’accord conclu avec la Tunisie au titre du mécanisme élargi de crédit.

par -

La hausse des prix des produits de consommation, due à l’augmentation de la TVA décidée dans le cadre de la loi de finances 2018, entrainera une aggravation de l’inflation, d’au moins 1%, par rapport aux niveaux moyens de l’inflation enregistrés en 2017, a indiqué jeudi un responsable de l’Institut national de la statistique (INS), dans une déclaration à l’agence TAP.

Selon ce responsable, qui a requis l’anonymat, nous devons nous attendre à partir du mois de janvier 2018 à une inflation persistante. De fait, la hausse de 1% de la taxation de différents produits (passant de 6 à 7% pour certains, de 12 à 13% pour d’autres et de 18 à 19% pour d’autres encore) engendrera une hausse minimale de l’inflation de 0,5%. A cela s’ajoute la dernière hausse des prix du carburant qui sera à l’origine d’un accroissement d’au moins 0,5% de l’inflation.
L’augmentation des prix des produits pétroliers aura un impact direct sur le pouvoir d’achat du citoyen, mais aussi, un impact indirect sur le coût du transport des personnes et des marchandises et sur le coût de la production et de la compétitivité des entreprises.

Le droit au choix du consommateur, balayé !

Pour Foued Ajroudi, porte-parole de l’Organisation Tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), “le droit au choix du consommateur qui lui donne accès à une variété de produits et services correspondant à ses besoins, à des prix compétitifs, n’existe plus en Tunisie, surtout avec la hausse continue des prix et la dernière augmentation de la TVA qui a engendré un renchérissement excessif et incontrôlé de certains produits“.
Cela constitue désormais un réel problème en Tunisie, puisque des commerçants ont profité de cette situation pour augmenter abusivement les prix de certains produits d’usage quotidien. Confronté à la hausse des prix de la majorité des produits, le consommateur se retrouve dans une situation difficile avec la détérioration de son pouvoir d’achat“, a-t-il relevé.

La hausse de la TVA n’est pas la solution à adopter en pareille situation de crise. Imposer plus d’impôts au consommateur et au secteur organisé est une démarche erronée et inopportune, qui peut obliger certains à recourir à la fraude ou à la fermeture” s’est-il indigné.
Et de rappeler que “54% de l’économie tunisienne ne sont pas soumis actuellement, à la TVA alors que le pays souffre déjà des phénomènes de l’expansion du marché parallèle et du flux des importations anarchiques“.
La vie est chère pour le consommateur au moment où les phénomènes de fraude et de spéculation prennent de plus en plus d’importance et nécessitent des interventions fortes de la part de l’Etat. Les prix sont contrôlés et manipulés par les grands spéculateurs, à l’exemple des centaines de tonnes de pommes de terre saisies récemment et qui étaient stockées illégalement, dans le but de manipuler les prix sur le marché. Toute personnes impliquée dans des fraudes doit figurer sur une liste noire et privée de toute opération avec l’Etat“, a t-il estimé.
Il a appelé à cet effet à réviser les mécanismes de concession et de régulation ainsi que les systèmes de sous-traitance au niveau des marché de gros en particulier et des autres marchés en général, étant donné qu’ils ont laissé libre cours à la spéculation et aux fraudes.

L’enchérissement des prix touche aussi de plein fouet le secteur de l’automobile. En effet, face à la hausse de la TVA, la classe moyenne ou le fonctionnaire ordinaire trouvera des difficultés à acheter une nouvelle voiture populaire, dont le prix atteint actuellement plus de 30 mille dinars.
Il convient de rappeler que l’UGTT a estimé que les mesures prises par le gouvernement ont entraîné une forte hausse des prix de plusieurs produits de consommation quotidienne et prédit comme corolaire une hausse du taux d’inflation, une détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens et une amplification des disparités sociales.

Pour rappel, la BCT avait fait état, fin décembre 2017, de la poursuite de l’accélération de l’inflation pour atteindre 6,3%, en glissement annuel, en novembre 2017 contre 5,8% en octobre, 5% en avril et 4,6% en janvier 2017. L’institut d’émission a souligné l’accentuation des pressions inflationnistes en perspective, qui s’établirait en moyenne à 6,1%, en glissement annuel, en 2018 contre 5,2% attendue en 2017.
Dans une interview à l’Agence TAP, l’expert comptable Walid Ben Salah avait mis en garde contre l’augmentation du taux d’inflation, laquelle pousserait le citoyen à recourir à l’économie informelle, alors que l’un des principaux objectifs du gouvernement est de lutter contre l’économie parallèle.

par -

Le délai d’échange des billets de banque de 50 dinars (type 2008), 30 dinars (type 1997) et 20 dinars (type 1992) aux guichets de la Banque Centrale a été prorogé jusqu’au 31 mars 2018, a annoncé la Banque Centrale de Tunisie (BCT), dans un communiqué publié vendredi.

 

 

par -

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) rappelle que le dernier délai pour échanger les billets de banque de cinquante dinars (type 2008), de trente dinars (type 1997) et de vingt dinars (type 1992), est le 29 décembre 2017.
Ces billets, qui seront échangés aux guichets de la BCT, ont cessé d’avoir cours légal et perdu tout pouvoir libératoire à partir du 1er janvier 2013, et ce, conformément au décret n°2011-4248 du 24 novembre 2011.
La même source précise encore qu’à l’expiration de ce délai, les billets de banque dont les types sont indiqués ci-dessus et qui n’auront pas été présentés à la BCT ne seront plus acceptés à l’échange et leur contre-valeur sera versée au Trésor.
Les principales caractéristiques de ces billets sont les suivantes :
· Billets de 50 dinars type 2008
Couleurs dominantes : Vert, violet et bleu
Dessins :
– recto : Portrait d’Ibn Rachik, ” la cité de la culture ”
– verso : Aéroport d’Enfidha, pont de Rades
· Billets de 30 dinars type 1997
Couleurs dominantes : Jaune et marron
Dessins :
– recto : Portrait d’Abou El Kacem Chebbi
– verso : Thèmes agricole et industriel
· Billets de 20 dinars type 1992
Couleurs dominantes : Mauve et rouge
Dessins :
– recto : Portrait de Kheireddine Ettounsi, coupoles de la mosquée de Sidi Mehrez
– verso : Thèmes agricole et industriel

par -

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a décidé, mercredi, 27 décembre, lors de sa réunion périodique, de maintenir inchangé le taux directeur de la BCT et d’augmenter le taux de rémunération de l’épargne, de 100 points pour atteindre 5% à partir de janvier 2018.
Cette mesure pourrait promouvoir le taux réel de rémunération de l’épargne à un niveau positif, aider à encourager l’épargne et partant à renforcer le financement des investissements intérieurs à travers les ressources propres”, a indiqué la BCT, dans un communiqué.

par -

L’activité économique a connu une nette amélioration au cours du troisième trimestre de l’année 2017, a indiqué jeudi la Banque Centrale de Tunisie (BCT) dans une note de conjoncture. Le taux de croissance du PIB aux prix constants de 2010, a atteint +0,7% en variation trimestrielle (V.T) et +2,1% en glissement annuel (G.A), soit les mêmes taux pour le PIB exprimé aux prix de l’année précédente.
De ce fait, le taux de croissance, pour les neuf premiers mois de l’année, s’est établi à 1,9%.
La croissance du PIB a été tirée principalement par la bonne performance des industries manufacturières (+2,1% en V.T) et des services marchands (+1,3%). Cette évolution positive a, toutefois, été contrebalancée par la contreperformance des industries non manufacturières (-3,5%) et des activités agricoles (-0,9%) qui ont contribué négativement à la croissance.

Du côté de l’activité agricole, la valeur ajoutée (VA) dans le secteur de l’agriculture et de la pêche s’est repliée, revenant de +1,6% au 2ème trimestre à -0,9% au 3ème trimestre. Egalement, la VA, en glissement annuel, a connu une décélération en revenant à 2,0% au cours dudit trimestre contre 3,1% un trimestre auparavant. Il est intéressant de noter que hors agriculture, le PIB aurait connu au troisième trimestre de 2017, un accroissement de 0,9% (en V.T) après avoir baissé de 0,1% au deuxième trimestre.

Au niveau des industries manufacturières, la VA a affiché une progression de +2,1% au troisième trimestre, en VT, contre -0,9% au deuxième trimestre, profitant essentiellement de l’accroissement de la V.A des branches des industries agro-alimentaires (+5,8% en V.T.), des industries mécaniques et électriques (+2,6% en V.T.) et des industries diverses (+3,9% en V.T.), lesquels secteurs auraient contribué, respectivement, à raison de +0,2pp, +0,1pp et +0,1pp à la croissance. Cette amélioration porte aussi la marque d’une forte reprise de la VA des industries de raffinage (+20,7% au T3-2017 contre -10,2% au T2-2017). A l’opposé, les VA des industries chimiques (-6,8%) et du textile, habillement et cuir (-1,7%) auraient impacté négativement la croissance dans le secteur des industries manufacturières.

Pour ce qui est des industries non manufacturières, leur V.A a poursuivi sa tendance baissière en reculant de 3,5% au cours du trimestre et contribuant à raison de -0,3pp à la croissance. Cette évolution a été marquée par la poursuite de la contraction des activités d’extraction de pétrole et du gaz naturel (-12,4% en VT, soit -21,6% en GA), liée essentiellement à l’arrêt de la production dans certains champs pétroliers, en relation avec la poursuite des troubles sociaux survenus à Tataouine et Kébili. Faut-il noter que la
production du pétrole a connu une reprise durant le mois de septembre 2017 qui s’est d’ailleurs poursuivie en octobre, mais à un rythme moins important.

Les valeurs ajoutées dans les autres branches des industries non manufacturières, à savoir les industries d’électricité et gaz et les industries minières, ont progressé à un rythme relativement modéré, soit de 3,3% et 3,6% (en V.T) respectivement.
En effet, la production du phosphate n’a pas cessé de baisser, revenant de 407,8 mille tonnes en août à 356,5 mille tonnes, en septembre 2017 pour s’établir à 260,6 mille tonnes, en octobre, son niveau le plus bas de toute l’année, suite à l’arrêt de production au niveau de la région de Métlaoui qui a connu des mouvements de protestation et des revendications sociales. On notera, depuis, une amélioration de la production, en novembre (304,1 mille tonnes).

S’agissant de la VA des services marchands, elle s’est accrue de 1,3% au 3ème trimestre, contribuant à raison de +0,5 pp à la croissance globale. Cet accroissement provient, essentiellement, de la reprise de l’activité dans la branche ” hôtellerie et restauration ” (+5,3% en V.T. avec une contribution de +0,2 pp), la branche ” transports ” (+3,5% en V.T. avec une contribution de +0,2 pp) et dans la branche ” commerce ” (+1,6% en V.T. avec une contribution de +0,1 pp). Les indicateurs du secteur touristique, relatifs au 3ème trimestre 2017, montrent une amélioration au niveau du nombre des entrées des non-résidents, des nuitées et des recettes touristiques, en terme de glissement annuel, de l’ordre de 22%, 23% et 27% respectivement.

par -

Le service de la dette a atteint un niveau historique de 6.349 MD au terme des 10 premiers mois de 2017, contre 3.990 MD à fin octobre 2016, en augmentation de 59,1%, d’après la note de Conjoncture publié, jeudi, par la Banque centrale de Tunisie.
Cette nette accélération est due, notamment, au remboursement de 500 millions de dollars américains au titre de l’emprunt obligataire qatari contracté en 2012 (Avril 2017) ; de 271 MD au titre de l’échéance de SAMURAI 6 (Août 2017) ; et de trois tranches relatives au crédit STAND-BY octroyé par le FMI en 2013 pour des montants respectifs de 135 MD (Avril 2017), 200 MD (Juillet 2017) et 206 MD (octobre 2017).

par -

Le besoin moyen des banques en liquidité a totalisé, à fin novembre 2017, 10,4 milliards de dinars, soit 4,1 milliards de dinars de plus qu’une année auparavant. D’un mois à l’autre, le besoin des banques a augmenté de 400 MDT, portant la marque de l’effet restrictif exercé par le secteur extérieur, tel qu’en témoignent les achats nets par les banques de devises auprès de la Banque centrale (529 MDT en novembre 2017), a indiqué, jeudi, la BCT, dans sa note de conjoncture.

Dans ce contexte, la Banque centrale est intervenue sur le marché monétaire, essentiellement, par voie d’appels d’offres, pour une enveloppe moyenne de 7.000 MDT, en novembre. L’Institut d’émission a plafonné, depuis juillet 2017, ses interventions sous cette forme au montant susmentionné. L’intervention de la BCT a été complétée par des swaps de change, utilisés comme instrument de politique monétaire, pour une enveloppe moyenne de 937 MDT, en novembre, soit 150 MDT de plus qu’en octobre.

Le plafonnement de l’appel d’offres à 7.000 MDT a engendré un recours intensif des banques à la facilité de prêt à 24 heures (1.497 MDT en moyenne, en novembre après 1.275 MDT en octobre 2017), au taux de 5,25%, c’est-à-dire 25 pbs au-dessus du taux directeur. De ce fait, le total des opérations de politique monétaire a culminé à 10,4 milliards de dinars, en moyenne, en novembre 2017, son niveau le plus élevé historiquement.
Le déficit de liquidité sur le marché interbancaire a maintenu le taux d’intérêt quotidien sur le marché monétaire, tout au long du mois de novembre, à un niveau proche du taux de la facilité de prêt à 24 heures, soit 5,23%.

par -

Le taux d’inflation s’est aggravé, en novembre 2017, pour atteindre 6,3% en glissement annuel contre 5,8% en octobre 2017, a indiqué jeudi la Banque Centrale de Tunisie dans une note de conjoncture.
La hausse de l’inflation a concerné aussi bien les prix libres qu’administrés, qui se sont accrus respectivement de 7,2% et 3,6% en G.A au cours du mois de novembre 2017 contre 6,8% et 2,6% un moins auparavant, niveaux nettement plus élevés que ceux enregistrés en novembre 2016 (4,8% et 1,2% respectivement).

La progression notable des prix libres a été soutenue par ceux des produits alimentaires (+10,2% en novembre, en G.A contre +8,4% en octobre), surtout pour leur composante transformée (11,5% en novembre contre 10,8% en octobre 2017 et seulement 3,1% en novembre 2016).
Quant à l’affermissement de l’inflation des produits à prix administrés (+3,6% en novembre 2017 contre +2,6% le mois précédent), il est dû à la forte progression de l’inflation des produits manufacturés, en relation avec un effet de base engendré par la baisse des prix du tabac en novembre 2016.

L’analyse par branche d’activité montre que les principales composantes de l’IPC ont connu des évolutions contrastées. En effet, alors que l’inflation des produits alimentaires a connu une forte accélération, celle des produits manufacturés a progressé modérément. Quant à l’inflation des services, elle a plutôt enregistré une quasi-stabilité dans son rythme d’évolution.
La hausse conséquente des prix des produits alimentaires (+8,7% en novembre en G.A contre +7,2% en octobre), a été principalement tirée par l’accélération de l’inflation des produits alimentaires frais (+9,4% en G.A contre +7,1%) due à la diminution de l’offre sur le marché domestique de certains produits.

Concernant l’inflation des produits manufacturés, elle a enregistré, en novembre 2017, une hausse de 6,3% en G.A contre 6,1% un mois auparavant.
Cette accélération se traduit au niveau des prix des produits manufacturés (équipements ménagers (+3,6% en G.A contre +3,2%), matériaux de construction et d’entretien de logement (+10,3% en G.A contre +8,4%), produits d’entretien (+4,7% en G.A contre +4,2%) et autres produits manufacturés (+6,8% en G.A contre +5,9%). En revanche, les prix de l’habillement et chaussures ont connu une relative détente par rapport au mois précédent (+6,6% en G.A contre +7,9%).

L’inflation des services a évolué au même rythme que celui du mois d’octobre 2017 soit 4,3% en G.A. Cette hausse a résulté des évolutions disparates des principales composantes. En effet, alors que l’inflation du service de loyer et celle des autres services se sont maintenues au même niveau du mois précédent, soit respectivement 4,5% et 6,4% en G.A, l’inflation des tarifs publics a connu un léger ralentissement (+1,7% en G.A contre +1,8% un mois auparavant).

Quant à l’inflation des services de santé et d’hygiène, elle a enregistré une hausse plus soutenue (6,0% en G.A contre 5,5% un mois auparavant).
Par ailleurs, les deux principaux indicateurs de l’inflation sous-jacente sont demeurés sur un palier relativement élevé. L’inflation ” hors produits administrés et alimentaires frais “, bien qu’ayant accusé un léger recul en GA, s’est établie à 6,6% en novembre contre 6,7% un mois auparavant. Par contre, l’inflation ” hors produits alimentaires et énergie ” s’est inscrite en hausse pour atteindre 5,5% contre 5,3% en octobre 2017.

En moyenne, les deux indices sous-jacents se sont établis en moyenne à 6,3% et 5,4% respectivement, au cours des 11 premiers mois de 2017, contre 5,1% et 4,7% durant la même période de 2016, dénotant du caractère persistant de l’inflation.

par -

Le déficit commercial s’est creusé, au terme des 11 mois de 2017, pour atteindre un niveau historique le plus élevé, soit 14.362MDT contre 11.628MDT, une année auparavant, a indiqué la BCT, jeudi, dans une note de conjoncture économique.
Les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3%, respectivement se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016).
“Le déficit commercial record porte la marque, essentiellement, du maintien des déficits de la balance énergétique et celui de la balance alimentaire à des niveaux élevés, soit -3,829MDT et -1,338MDT respectivement”, lit-on dans cette note.
La BCT a fait état, dans ce contexte, d’une bonne tenue des exportations du secteur des industries mécaniques et électriques (+19,7% à fin novembre 2017 contre +15,6%) qui semble profiter de la reprise de la demande de la zone Euro, principal partenaire commercial de la Tunisie.
En revanche, la contreperformance du secteur des mine, phosphates et dérivés s’est poursuivie avec une baisse des ventes de 3% à fin novembre 2017 contre un rebond technique (+42,3%) au cours de la même période 2016, et ce en dépit de la reprise de la production dans le bassin minier.

par -

Selon les derniers indicateurs (provisoires) de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devises de la Banque se sont stabilisés à 92 jours d’importation à la date du 27 décembre 2018, soit 12,519 Millions de dinars contre des réserves couvrant 114 jours d’importation à fin décembre 2016.

Ainsi, les billets et monnaies en circulation ont atteint 11,645 MDT au 26 décembre 2017.

Quant au volume global de refinancement, il a atteint 10,807 MDT au 27 décembre 2017.

par -

Lancement officiel, jeudi 21 décembre 2017, de la courbe de taux des émissions souveraines domestiques. «Un moment historique» pour la place financière tunisienne, comme le dira le gouverneur de la BCT, vu l’importance d’une telle référence pour les banquiers, les assureurs, les caisses de retraites et autres gestionnaires de fonds pour la valorisation de leurs portefeuilles d’actifs, de passifs, d’investissements et autres instruments financiers.

Chedly Ayari a ainsi expliqué que cette «courbe de taux ou la structure par terme des taux d’intérêt sert pour les financiers à pricer ou à valoriser une large palette d’actifs financiers : obligations, actions, titres de créances négociables, produits dérivés et aussi à tirer profit des opportunités d’arbitrage entre différentes échéances et divers marchés. Elle sert aussi à accroitre les transactions sur les marchés secondaires des titres de l’Etat, des titres négociables et aussi des instruments de couverture contre le risque de change, de taux d’intérêt voire même le risque de crédit.

Pour les économistes, la courbe de taux servira à mieux lire les anticipations des marchés sur la trajectoire future des taux d’intérêt, sur les perspectives de croissance, d’inflation, etc. »

Le même jour, la BERD sortait un communiqué d’appui à la BCT du lancement de la nouvelle courbe de taux pour les bons de trésor qui sera mise à jour quotidiennement. «La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) soutient la nouvelle modélisation de la courbe des taux des emprunts d’Etat en Tunisie, élément essentiel pour le développement des marchés financiers en dinar tunisien. Cette évolution majeure met le marché en conformité avec les normes internationales (…). Cette initiative favorisera la croissance et la liquidité du marché des obligations d’État et servira de référence pour l’évaluation des instruments obligataires publics et privés libellés en dinar tunisien, dit le communiqué de la BERD.

«La courbe des taux des emprunts d’État permet aux acteurs du marché de se positionner et de valoriser leurs portefeuilles et leurs instruments financiers», a souligné Christelle Fink, en charge à la BERD du Développement des devises et marchés financiers locaux dans la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen. Et Mme Fink d’ajouter que «avec la publication de cette courbe des taux, l’ensemble des acteurs du marché disposent désormais d’un point de référence, qui contribue à la transparence dans la valorisation des instruments financiers».

Au cours de la même cérémonie de lancement de la nouvelle courbe des taux pour les BTA qui prendra effet dès le 1er janvier 2018, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie a aussi indiqué que «la BCT s’est engagée dans un nouveau programme de modernisation du secteur bancaire. Objectif, accroître sa solidité, sa compétitivité et sa capacité de résilience face aux multiples chocs auxquels il peut faire face à l’avenir. Dans le même sillage, la réforme du marché des titres de créances négociables, a été engagée et est en cours de finalisation, pour mettre fin au dysfonctionnement de ce marché, en l’occurrence la pratique de la surenchère sur les taux offerts aux gros déposants.

Notre système bancaire a intérêt à sortir des sentiers battus, en privilégiant les solutions de facilité dans la facturation du risque, dans l’octroi du crédit ou dans la rémunération des dépôts». Pour le 1er responsable de la banque des banques en Tunisie, «avec l’existence de nouvelles références de taux  d’intérêt, le Tunibor pour les taux courts et la courbe des taux pour les échéance longues, les banques de la place doivent proposer à leur clientèle de nouveaux modes de facturation des crédits et de rémunération des dépôts en mettant fin à l’utilisation du TMM». Il explique cela par le fait que «le TMM a montré certaines insuffisances (…) et se soucie peu du risque de contrepartie» alors que «toutes les composantes des marchés des capitaux doivent traduire une perception du risque qu’on peut aisément extraire du pricing». D’où l’idée, on le comprend, de mettre en place cette nouvelle courbe de taux, grâce à quoi «les investisseurs en quête de rentabilité pourraient former à leur tour d’autres références». Et Ayari de mettre l’accent sur «le rôle combien important que peut jouer la courbe de taux dans l’analyse de la structure par terme des taux servant ainsi d’appui important pour la Banque Centrale pour mener sa politique monétaire avec une meilleure efficacité», rappelant que «une telle courbe constitue un outil fondamental pour les institutions financières dans leur gestion actif-passif en vue d’estimer les risques financiers et de fixer les marges d’intérêts. Ce n’est qu’à ces conditions qu’on pourrait espérer l’émergence d’un marché des produits dérivés et le renforcement de notre système financier tout entier, ouvrant la voie à une plus grande libéralisation financière».

par -

«Le fournisseur de services touristiques à l’étranger GTA, distribué en Tunisie par l’agence de voyages Select Travel & Services, ne sera plus en mesure de continuer à opérer sur le marché ». C’est ce que rapporte notre collègue «Destination Tunisie», qui cite la directrice générale de l’agence Select Travel. Selon la même source, «cette décision est en effet la conséquence des restrictions imposées par la Banque Centrale de Tunisie et l’absence de toute rallonge budgétaire en devises permettant aux agences de voyages de proposer en toute légalité aux Tunisiens de pouvoir payer avant de partir par exemple leur hôtel à l’étranger en dinars tunisiens».

par -

La Banque centrale de Tunisie procèdera demain jeudi au lancement officiel de la courbe des taux des émissions souveraines. Lancée en projet depuis le mois de février 2017, elle a été achevée le 4 décembre 2017 après sa validation par le Comité technique composé des représentants des quatre institutions, à savoir la BCT, le CMF, le Ministère des Finances et Tunisie Clearing.

A compter de l’annonce publique par le Gouverneur de la BCT, le 21 décembre 2017, la courbe des taux sera officiellement adoptée par la place comme benchmark de valorisation «mark to market».

Pour les néophytes, les courbes des taux matérialisent la rémunération du marché (taux ou intérêts) en fonction des maturités résiduelles des titres de créances. Leur utilité l’est d’autant plus pour les analystes de marché, les assureurs…, vu qu’elles permettent d’anticiper les mouvements du marché, mais aussi de connaître la «juste valeur» des titres de créances.

Le marché obligataire Tunisien compte actuellement plusieurs courbes des taux des Bons du Trésor dont les plus importantes sont celle du CMF et celle de Tunisie Clearing, tout aussi différentes l’une de l’autre.

Cela atteste, selon la BCT, du besoin du marché tunisien pour établir une courbe des taux de place qui fait l’unanimité et le consensus de tous les intervenants et qui sera un instrument standard de référence essentiel à l’efficacité du marché et à même de répondre à de nombreux besoins. (Télécharger ici la nouvelle courbe)

par -

“L’augmentation vertigineuse de la dette publique de la Tunisie commence à se faire sentir dans le budget de l’Etat à travers le service de la dette, c’est-à-dire le remboursement annuel de la dette publique intérieure et extérieure, intérêts compris. Le service de la dette a quasiment toujours été le premier poste de dépense de l’Etat avec une moyenne de 19% des dépenses publiques sur la période 2008-2018. Alors que la part du service de la dette dans les dépenses publiques est passé de 20% en 2008 à 17% en 2011 pour se stabiliser à ce niveau jusqu’en 2016, cette part a explosé à partir de 2017, mais d’une manière assez curieuse”, c’est ce qui ressort de la note de l’observatoire tunisien de l’économie (OTE) publiée ce lundi 18 décembre 2017.

L’OTE indique également que la loi de finances 2017 votée fin 2016 prévoyait un service de la dette publique autour de 5,8 Mds de dinars, la loi de finances complémentaire 2017 votée en Décembre 2017, au même moment et donc masquée par la loi de finances 2018, ajustait ce service de la dette pour l’année 2017 à 7 Mds de dinars. Soit une différence d’estimation de 1,2 Mds de dinars ! Le Ministère des Finances explique cette différence par le remboursement du prêt qatari, dont nous connaissions la date de remboursement depuis au moins l’événement Tunisia 2020 où une partie des promesses qataris allaient servir à rééchelonner notre dette envers le Qatar.

“Les années 2017 et 2018 annoncent ainsi ce que certains appellent le « Mur de la dette » qui correspond au début du remboursement de tous les prêts octroyés par les bailleurs de fonds étrangers qui avaient accordé des périodes de grâce à la Tunisie pour le remboursement du principal de ces dettes. Ainsi, nous observons une explosion du principal de la dette extérieure à rembourser à partir de 2017. De même, à partir de la même année, nous observons également une forte augmentation des intérêts de la dette intérieure suite au vote de l’indépendance de la BCT qui a eu pour conséquence de rendre prohibitif le recours à l’endettement interne. Face à ces évolutions inquiétantes, la Tunisie va-t-elle pouvoir franchir le Mur de la dette ?”, lit-on dans cette note.

par -

Chedly Ayari, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a donné le jeudi 14 décembre 2017 à travers une téléconférence avec Arnaud de Bresson délégué général de « Paris Europlace », le coup d’envoi pour l’organisation de l’«Africa Blockchain Summit».

Ce sommet, qui se tiendra à Tunis en mai 2018, portera sur la thématique de la technologie des registres distribués (Blockchain) et les perspectives qu’elle offre dans les domaines bancaire et financier.

Cette conférence de haut niveau, qui regroupera principalement, des gouverneurs des banques centrales africaines, des institutions multinationales, des acteurs africains de la finance, des académiciens et chercheurs, viserait un dialogue et un échange d’expériences sur les avancées réalisées en matière d’applications pratiques de la nouvelle technologie «Blockchain».

par -

Selon les chiffres publiés sur le site officiel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devise de la Tunisie plongent à 90 jours d’importation, soit l’équivalent de 12,323 Millions de dinars à la date du 14 décembre 2017 contre 92 jours d’importation ( 12,420MDT) à la date du 24 novembre dernier et des réserves couvrant 98 jours d’importation (12,954 MDT) à la date du 27 octobre de la même année.

Ce niveau de réserves place la Tunisie au dessus du seuil d’insécurité en termes de réserves en devises, fixé par les experts à 110 jours d’importation.

Selon les indicateurs de la banque centrale, les billets et monnaies en circulation ont atteint 11,339 MDT au 13 décembre 2017.

par -

Qui dit déficit commercial dit poids excessif des importations. Et de ce point de vue, la Tunisie est très bien lotie, avec son tout nouveau record, établi fin novembre 2017 : -14,3 Milliards de dinars affiche la balance commerciale. Le hic c’est que cette machine infernale est entretenue par des devises, que la Banque centrale est contrainte d’acheter pour honorer les engagements extérieurs des opérateurs économiques.
Résultat des courses : le volume global de refinancement des banques par la BCT vient d’atteindre un seuil historique, 11,11 Milliards de dinars, à la date du mardi 12 décembre 2017. Il est bon de rappeler, pour faire le tour de la question, qu’on en était, à peine, ose-t-on dire, à 7,88 Milliards de dinars à la même période l’an dernier. Chedly Ayari, qui fait tout pour garder au chaud les devises dans le pays, n’est pas au bout de ses tourments !

Le meilleur des RS

Expert-comptable de son état et chroniqueur économique sur plusieurs plateaux TV, Walid Ben Salah surprend le ministre Zied Laadhari en «délit de communication politicienne»....

INTERVIEW

Il n’est pas le ministre des Finances, mais il en connait tous les arcanes. C’est un survivant du gouvernement «Essid» et il est l’homme...

AFRIQUE

Ghassan Salamé, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, a informé mercredi matin le Conseil de sécurité que l'ONU était maintenant prête à...

Reseaux Sociaux

SPORT

La sélection nationale olympique de football a fait match nul (1-1) face à son homologue algérienne, en match amical disputé mercredi au stade Omar-Hamadi...