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En réaction aux récentes campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux suite à ses déclarations sur le recours à la planche à billets de la part du ministère des Finances et de la Banque centrale, l’expert en économie Ezzeddine Saidane a publié sur sa page officielle Facebook des informations encore plus précises pour justifier ses propos :

«  Je remercie tous ceux qui ont écrit des commentaires méchants à mon égard. Voici maintenant les chiffres (sources exclusives BCT, Ministère des Finances, INS) :

* Encours des crédits accordés par les banques tunisiennes et les assurances à l’Etat : Plus de 21 milliards de Dinars (21 mille milliards de millimes), Sur les 21 milliards de Dinars 15 milliards de Dinars ont été refinancés par la BCT,

* Sur quelles ressources la BCT refinance-t-elle les banques. Evidemment par la création monétaire c’est-à-dire par la planche à billets, c’est-à-dire par de l’inflation 4- 45% des dépenses de l’Etat sont des salaires.

* Les salaires sont pour une grande partie payés par la planche à billets.

* Si la journaliste (qui est brillante par ailleurs) n’a pas pu saisir la notion de création monétaire “ex-nihilo” par la BCT et a interprété cela comme de l’impression de billets de banque, ceci ne change rien à la réalité et à la situation triste et misérable du pays.

*J’avais déjà annoncé que le 6 mars que l’Etat avait emprunté aux banques 600 millions de Dinars, totalement refinancés par la BCT pour payer les salaires. Personne n’avait nié ou commenté.

* J’avais aussi annoncé que le 10 avril l’Etat avait emprunté aux banques 475 millions de Dinars, toujours refinancés par la BCT pour payer les salaires, toujours pas de commentaires ou dément.

* Même scénario en juin. Je vous remercie tous pour votre méchanceté à mon égard. Vous savez très bien que je sais ce que je dis. Vous savez très bien que les postes, quels qu’ils soient, ne m’intéressent pas. Je vous les laisse avec plaisir. Et je vous mets au défi de me contredire ou de contester ces chiffres. Allez voir les sites de la BCT, du Min des Fin et de l’INS», a-t-il conclu.

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Abdelkader Boudrigua, expert en économie, a déclaré lors de son intervention sur les ondes d’Express Fm que l’augmentation du taux directeur pourrait avoir des répercussions sur le pouvoir d’achat du consommateur tunisien vu que les prêts sont essentiellement contractés par les particuliers, notamment les crédits à la consommation et les crédits immobiliers (qui ne sont pas impactés pour le moment) qui sont indexés en général sur le TMM. Donc une montée de l’échéance de la mensualité du remboursement des prêts par les particuliers est à craindre.

Selon Boudrigua, l’augmentation du taux directeur affectera également les PME, surtout celles opérant dans des secteurs qui ont recours aux banques tels que l’immobilier et les concessionnaires automobiles.

L’expert en économie a, par ailleurs, émis le souhait que la décision de la BCT aura l’effet escompté, à savoir la baisse ou la stabilisation du taux d’inflation qui est la condition sine qua non de l’appui du FMI .

Abdelkader Boudrigua a en outre indiqué qu’en se référant à l’ensemble des indicateurs, et à la situation macroéconomique, il faut attendre les résultats de la première augmentation de 75 points de base effectuée en avril 2018 pour pouvoir établir un diagnostic. Et de conclure que le taux d’inflation pourrait augmenter en fin d’année 2018 et pourrait se stabiliser en 2019.

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Le président de la CONECT

La CONECT a exprimé, lundi, “sa grande inquiétude”, face aux graves conséquences la décision de la BCT d’augmenter le taux directeur de 100 points de base le portant de 5,75% à 6,75%.

L’organisation patronale a lancé un appel au Gouvernement et aux autorités compétentes pour instaurer une concertation large et préalable avec les milieux professionnels et économiques concernés afin que les mesures décidées soient adaptées aux exigences réelles de la situation et s’insèrent dans le cadre d’une approche globale et inclusive en harmonie avec les nombreux défis stratégiques auxquels se trouve confronté le pays.

Elle a fait remarquer, dans un communiqué, que cette nouvelle hausse aura un impact sur le coût de financement des entreprises et sur leur compétitivité tant au niveau local qu’à l’échelle internationale surtout que leurs concurrents étrangers bénéficient de taux largement inférieurs et de grandes facilités d’accès au financement.

“Ces augmentations successives et sensibles du taux directeur de la BCT au moment où le pays a besoin de relancer les investissements et les exportations pour remédier aux graves déséquilibres commerciaux et financiers et répondre aux besoins urgents de création de nouvelles opportunités d’emplois ne peuvent qu’affecter les possibilités de reprise économique et aggraver la crise”, estime l’organisation patronale.

Elle considère que l’augmentation de 35% en trois mois du taux directeur, même si elle répond à des considérations de lutte contre l’aggravation de l’inflation, ne peut constituer la solution.
Le vrai remède réside, selon la CONECT, dans l’accélération de la mise en œuvre des réformes stratégiques, l’amélioration de l’environnement des affaires dans le pays, la lutte contre l’informel et le commerce parallèle, la mise en œuvre de mesures adéquates pour lutter contre la dépréciation du dinar et assurer l’accroissement de la productivité et du degré de compétitivité des entreprises tunisiennes.

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L’APTBEF, association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers, vient de prendre une décision qui pourrait être comprise comme contraire à celle de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) d’augmenter son taux directeur de 100 points de base, dans un souci de lutter contre l’inflation, mais qui s’insère réellement dans un autre plan de mesures d’accompagnement, mis au point par les autorités financières tunisiennes. C’est ainsi que dans un communiqué rendu public ce jour, l’APTBEF annonce que «tout en marquant son adhésion à la politique monétaire visant la maitrise de l’inflation, l’APTEBEF reste sensible au renchérissement des coûts de financement pour les ménages et plus particulièrement ceux de la classe moyenne bénéficiaires de crédits d’acquisition et de construction de logement. Elle décide ainsi de suspendre l’application de l’augmentation du taux d’intérêt sur cette catégorie de crédits et de clients ». L’APTEBEF précise cependant, que «cette décision revêt un caractère exceptionnel et fera l’objet d’une évaluation périodique, en fonction de l’inflation et des mesures de politique monétaire »

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L’Utica a déploré la décision de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque de 100 points de base, passant de 5,75% à 6,75% par an, d’autant plus que cette augmentation est la deuxième du genre depuis le début de l’année en cours et à un niveau très élevé.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 14 janvier 2018, l’Union a ajouté que cette décision aura des répercussions négatives sur la compétitivité de l’entreprise économique et la relance des investissements en raison du coût élevé du financement à un moment où le pays doit prendre des mesures pour relancer l’investissement et encourager la création de projets et d’emplois.

Cette décision aggravera également les difficultés de l’institution économique, qui souffre de l’accroissement de la pression fiscale et des droits de douane ainsi que l’effondrement de la valeur du dinar et l’augmentation de la prolifération du commerce parallèle et de la contrebande.

Du coup, le patronat invite les parties concernées à prendre les mesures appropriées pour promouvoir les investissements et consulter l’Union sur les dossiers directement liés à l’activité de l’institution économique.

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Dans son dernier communiqué du 30 Mai 2018, le FMI déclare que « des mesures décisives sont nécessaires cette année pour lutter contre l’inflation ». En effet, l’inflation a atteint 7,7 % en Mai 2018, un niveau jamais atteint depuis 1991, année où la Tunisie était également sous ajustement structurel du FMI dans le cadre d’un Mécanisme élargi de crédit (1988-1992)“. C’est ce qui ressort de la dernière note de l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) publiée ce jeudi 14 juin 2018 ; elle souligne que le premier tournant de l’inflation se situe autour d’Avril 2016. A cette date, le FMI avait imposé à la Tunisie de faire passer la loi sur l’indépendance de la BCT avec pour mission principale de lutter contre l’inflation (voir notre étude) tout en libéralisant le dinar. Ce changement structurel s’est matérialisé par la publication le 10 Mars 2017, mois où le dinar a subi son plus grand décrochage, d’une circulaire de la BCT instituant la nouvelle politique monétaire de la BCT inspirée de l’idéologie du FMI.

L’OTE a également noté que l’idéologie du FMI veut que l’inflation soit partout et toujours d’origine monétaire, c’est-à-dire qu’elle ne peut provenir que d’une trop grande distribution de crédits. Pour lutter contre cette inflation d’origine monétaire, il faudrait donc augmenter les taux d’intérêt pour réduire l’inflation. Or, la réalité en Tunisie est toute autre. “L’inflation en Tunisie a augmenté principalement avec la libéralisation du dinar en Avril 2016 puis s’est accélérée notamment après le décrochage du dinar de Mars 2017. Nous avons calculé qu’entre Janvier 2013 et Mars 2016, le coefficient de corrélation entre l’inflation et le taux de change TND/EUR était faible (0,25) tandis qu’il est devenu très fort entre Avril 2016 et Mai 2018 (-0,91). Ces chiffres appuient ainsi notre interprétation que l’inflation est due principalement à la libéralisation du dinar puis à la chute de sa valeur qui augmente les prix des biens importés. Pour preuve, l’augmentation du taux directeur de la BCT en Avril et Mai 2017 n’a eu aucun impact sur l’inflation. En réalité, l’inflation n’a jamais été aussi grande que depuis que le FMI a imposé à la BCT de ne se focaliser que sur la lutte contre l’inflation“, lit-on dans cette note.

L’OTE constate aussi que l’échec de la politique monétaire promue par le FMI est donc total. “Non seulement l’inflation n’est pas monétaire, mais elle est issue directement des politiques imposées par le FMI (libéralisation du dinar, augmentation de la TVA et des prix de l’essence). De plus, dans sa deuxième revue, le FMI reconnaît que l’augmentation des taux d’intérêt n’a aucun impact sur la demande de crédit (point 15). En attendant, l’inflation et l’augmentation des taux d’intérêt sont en train d’étouffer financièrement les ménages et les entreprises en Tunisie. Il devient urgent de redéfinir la mission de la BCT en l’adaptant aux besoin de l’économie tunisienne (chômage, croissance, investissement) plutôt qu’à l’idéologie du FMI“, ajoute l’observatoire.

Il est à signaler à ce propos que le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé mercredi 13 juin de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque de 100 points de base, passant de 5,75% à 6,75% par an, pour faire face à la persistance des tensions inflationnistes. Le conseil a par ailleurs noté que ces tensions “sont susceptibles de s’intensifier au cours de la période à venir, au vu des évolutions prévisibles de l’ensemble des indicateurs conjoncturels avancés, en particulier la hausse attendue des prix internationaux des matières de base, notamment de l’énergie”. Le taux d’inflation s’est établi à un niveau élevé pour le deuxième mois consécutif, portant l’évolution de l’indice des prix à la consommation à la fin du mois de mai 2018 à 7,7% en glissement annuel.

La poursuite des pressions inflationnistes constitue “une menace pour la reprise récente de l’activité économique ainsi que pour le pouvoir d’achat des citoyens, et nécessite, par conséquent, la prise des mesures préventives appropriées pour en réduire les effets négatifs et ce, moyennant la régulation de la politique monétaire via l’instrument du taux d’intérêt”, a-t-il expliqué.

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La stabilisation du taux d’inflation à 7.7% a un aspect positif, toutefois il ne faut pas occulter qu’un pareil taux demeure très élevé. Tel est, en substance, le message de Marouane El Abassi, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), mardi 12 juin 2018, en marge de la signature d’un accord de coopération entre la BCT et l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).

Si la concertation entre les différents intervenants gouvernementaux est nécessaire, comment procéder dans une situation où le taux d’intérêt réel est négatif, comprendre un taux d’inflation qui dépasse le taux d’intérêt nominal ?

Selon les chiffres de la BCT, au 12/06/2018, le taux d’intérêt directeur est de 5,75% tandis que le taux du marché monétaire (TM) est de 6,4% alors que le taux moyen du marché monétaire (TMM) du mois de Mai 2018 est de 6,39 %. A ce titre, rapporte la TAP, El Abassi précise «que la BCT veille à intervenir via les mécanismes nécessaires pour lutter contre la hausse du taux d’inflation». Faut-il y comprendre un ajustement imminent de la politique monétaire, donc une hausse du taux directeur ?

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Trois conventions de coopération dans le domaine de la lutte contre la corruption dans les secteurs financier et bancaire ont été signées, mardi 12 juin 2018, entre la Banque Centrale de Tunisie, la Commission tunisienne des analyses financières (ATAF), L’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), d’une part, et l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).
Le président de l’INLUCC, Chawki Tebib, a précisé dans une déclaration à la presse que la convention conclue avec l’ATAF est axée sur l’échange d’informations, alors que celle établie avec la BCT et l’APTBEF mise sur le renforcement de la coopération et la formation.

Ces conventions constituent un pas en avant vers l’appui des efforts nationaux déployés en matière de lutte contre la corruption “, a-t-il noté, admettant l’existence d’un problème de coordination entre les différentes parties prenantes dans le domaine de lutte contre la corruption.
Il a, à cet égard, souligné l’importance de conjuguer des efforts afin de faire face à la corruption dans le secteur financier et bancaire, rappelant que l’INLUCC a reçu des dossiers de corruption et de mauvaise gestion dans ces deux activités.
L’INLUCC a déjà, soumis aux services judiciaires, durant l’année dernière, 5 dossiers de suspicion de corruption financière dans des banques tunisiennes, 7 autres dossiers dans le secteur de l’or et des métaux précieux (contrebande, commercialisation de métaux contrefaits …) et 9 dossiers portant sur des sociétés de commerce international non actives, ainsi que 3 dossiers portant sur le blanchiment d’argent “, a fait savoir Tebib.

De son côté, le gouverneur de la BCT, Marouane Abassi, a souligné l’importance de ces conventions pour contrecarrer le système de corruption dans le secteur bancaire, rappelant les efforts déployés par la BCT, ainsi que les professionnels du secteur, dans ce domaine.
Pour lui l’ensemble de ces conventions sont de nature à améliorer l’échange d’informations et de données nécessaires pour atteindre l’efficience optimale, dans la lutte contre les pratiques financières illégales.

Quant au président de l’APTBEF, Ahmed Karam, il a estimé que la lutte contre la corruption figure parmi les priorités du secteur bancaire tunisien, faisant savoir que l’Association a déjà entamé la mise en place des systèmes de gouvernance et de gestion vigilante dans les établissements bancaires, à même de faire face à la propagation de la corruption. Il a également souligné l’importance de la formation et de renforcement de la sensibilisation quant à la gravité de ce phénomène.

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Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, n’a pas souhaité donner des indications sur la sortie de la Tunisie sur le marché financier international pour lever un montant de 1 milliard de dollar. “Actuellement, les évolutions politiques survenues dans plusieurs régions du monde ne favorisent pas la sortie de la Tunisie sur le marché international. Il faut choisir le moment opportun pour pouvoir obtenir des taux d’intérêts adéquats“.
Il y a lieu de signaler que le dernier conseil d’administration de la BCT avait indiqué que les conditions sont idéales pour sortir sur le marché financier international et que le président de la Commission des finances à l’ARP avait également fait part de son optimisme. La réalité est donc plus proche de ce qu’a prédit l’expert comptable Walid Ben Salah, sur Africanmanager : Un taux d’intérêt de plus de 8,3% si les autorités tunisiennes s’aventuraient sur le marché international en ce moment même, alors que l’ARP l’avait fixé, tout au plus, à 5,7%…

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Dans son interview accordée ce lundi 11 juin 2018 à Africanmanager, l’expert comptable Walid Ben Salah est revenu sur la prochaine sortie de la Tunisie sur le marché financier international. Il a souligné que “cette opération sera difficile dans le sens où si on arrive à lever 1 milliard de dollars, ça sera à des conditions très coûteuses“, avant d’annoncer que le coût du prochain crédit serait au-dessus de 8,3%, très loin des prévisions de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) laquelle avait donné, au début de cette année, son accord pour un emprunt remboursable sur 5 ans à un taux d’intérêt de 5,75%.

Interrogé sur le timing, l’expert comptable a indiqué que la Tunisie n’a pas le choix puisqu’elle a besoin de fonds pour garantir l’équilibre des finances publiques qui ne cessent de se détériorer. Il a souligné toutefois que cette sortie a été initialement programmée pour ce début d’année mais a été reportée jusqu’à la publication des indicateurs économiques, lesquels étaient censés afficher une amélioration au niveau de la croissance et l’inflation. “Bien que la croissance soit positive (2,5%), elle demeure en-deça des prévisions, que ce soit celles retenues au niveau du budget de 2018 (3%) ou celles annoncées par les organismes internationaux (2,5 et 2,7%), a indiqué l’expert.

Attendre le bon moment n’est pas l’unique raison derrière le report de cette sortie, Ben Salah a avancé une autre cause qui lui parait principale : C’est le fait que la Tunisie n’a pas pu trouver des banques d’affaires de renom pour l’accompagner. Il a expliqué cette réticence par les difficultés économiques et financières qui persistent encore.

Il a par ailleurs expliqué ce retard par plusieurs facteurs pris en compte par les bailleurs de fonds étrangers pour pouvoir s’inscrire dans cette opération d’emprunt, citant la dégradation de la situation des finances publiques, l’aggravation du déficit courant et le déficit de la balance commerciale à fin mai 2018 après une légère amélioration au cours du premier trimestre, la baisse des réserves en devises (71 jours d’importations actuellement) et une baisse de 25% de l’investissement dans le secteur industriel jusqu’à avril 2018.

L’expert comptable a également évoqué l’inflation qui s’est envolée à 7,7% et le taux directeur de la BCT qui quoi qu’il ait été augmenté pour faire face à l’inflation n’a pas donné les résultats escomptés. Ajoutons à cela la baisse de la note de la Tunisie par Fitch rating et un climat international marqué par la baisse des liquidés en comparaison avec le début de cette année.

Il est à signaler à ce propos que le conseil d’administration de la BCT a récemment annoncé avoir achevé l’examen de l’émission d’un emprunt obligataire sur le marché financier international pour lever 1 milliard de dollars au profit du budget de l’Etat aux fins du financement du déficit budgétaire et de la balance des paiements. Cette opération d’emprunt s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources au profit du budget de l’Etat, prévue dans la loi de finances pour l’exercice de 2018 et pour répondre aux besoins de l’Etat en devises, soit au titre du financement du déficit budgétaire ou du déficit courant.

L’objectif est aussi de répondre aux exigences de financement, surtout avec les pressions exercées sur les réserves de change, d’une part et sur les liquidités au niveau du marché financier interne, d’autre part.

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Interrogé sur la situation économique actuelle de la Tunisie, Achraf Ayadi, expert bancaire et financier a indiqué, dans une interview accordée à Africanmanager, qu’il suffit de regarder quelques indicateurs macro-financiers à la date de l’abandon de Carthage 2 : un Euro à plus de 3 dinars, un Dollar à plus de 2,5 dinars, un TMM de 6,4% et 14 milliards de dinars de refinancement de la BCT aux banques (contre les BTA déposés en garantie). Ces chiffres sont illustratifs d’un niveau de risques monétaires très importants sur l’ensemble de l’économie.

Il a ajouté qu’avec un déficit commercial à plus de 1500 millions de TND en mai, la pression sur les réserves de change s’accentue fortement. Elle est démultipliée par le fait que les engagements de l’Etat en matière d’endettement contribuent aussi à accélérer cet effritement. En gros, nous sommes dans un contexte de fortes incertitudes. Elles pèsent aussi bien sur la mobilisation de l’épargne nationale vers l’investissement productif que sur la capacité de l’Etat à jouer un rôle positif de locomotive de l’économie.

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Et voilà, c’est la Banque Centrale de Tunisie (BCT) qui l’annonce clairement après l’avoir démenti il y a quelques jours, devant une foule de journalistes venus l’interroger sur la question : Il y aura une sortie prochainement sur le marché financier international. Dans un communiqué paru lundi 28 mai 2018 et dont une copie est parvenue à Africanmanager, la BCT a fait savoir qu’elle procédera à l’émission au nom et pour le compte de l’Etat tunisien d’un emprunt obligataire sur le marché financier international aux fins du financement du déficit budgétaire et de la balance des paiements. Il s’agira de lever selon l’agence de presse Reuters, 1 milliard de dollars. Une nouvelle qui semble bonne pour la Tunisie mais des mauvaises surprises ne sont pas à écarter et surtout cette annonce en dit long sur le mauvais état des finances publiques. Nombreux sont les économistes qui ont mis en garde contre cette sortie qui va coûter très cher à la Tunisie, sans pour autant enrayer l’hémorragie budgétaire.

Dans une déclaration ce mardi 29 mai 2018 à Africanmanager, l’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a rappelé que la Banque centrale vient de décider lors de son dernier Conseil d’administration d’autoriser une sortie sur le marché international pour lever la bagatelle de 1 milliard de dollars. Il a souligné que cette étape est nécessaire dans la forme puisqu’elle ouvre la voie à cette opération attendue depuis le début de l’année, même si la date n’est pas encore fixée, selon ses dires.

Ben Hammouda a par ailleurs expliqué cette sortie par le double déficit, celui des finances publiques et du commerce extérieur. “Le creusement de nos réserves et les pressions qu’ils font peser sur le dinar ainsi que le déficit des finances publiques justifient également cette sortie et le recours aux marchés internationaux pour éviter l’assèchement de nos ressources internes“, a-t-il précisé.

Mais, je pense que cette sortie a trop tardé et les débuts d’année sont toujours plus favorables sur les marchés. A cela il faut rajouter les nuages et les incertitudes qui ont augmenté sur le ciel de notre économie et qui font que les conditions seront certainement assez coûteuses“, a affirmé Ben Hammouda, avant d’ajouter : “L’incertitude politique, l’accroissement du prix du baril et ses effets sur notre économie, les résultats économiques modestes et les retards dans les réformes que ne cessent de souligner le FMI et les autres institutions internationales vont peser lourdement sur cette sortie et sur le coût du prêt”, a-t-il dit.

Dans un entretien récent avec Africanmanager, l’expert en économie Ezzedine Saidane avait déclaré sur ce sujet que le gouvernement n’est pas encore sorti sur le marché financier international alors que l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) l’a autorisé à le faire : “La Tunisie aurait dû sortir sur le marché financier international pendant la deuxième moitié du mois de mars pour emprunter 1 milliard de dollars, mais avec les ratios actuels, les indicateurs économiques et financiers et la dernière notation de Moodys, cela comporte un risque important dans le sens où la Tunisie sait qu’il ne lui sera pas possible de trouver le montant demandé, ou que même si elle trouve tout le montant ou une partie, cela se ferra à des taux d’intérêts exorbitants“.

Quant à lui, l’économiste et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde contre toute sortie sur le marché financier international. Dans une déclaration accordée à Africanmanager il a dit : “La Tunisie ne doit pas sortir sur le marché international (…) Toute sortie sur le marché financier international est fortement déconseillée pour le moment à cause de son image négative auprès du FMI et de la Banque Mondiale”, a soutenu Dimassi. ”Et si d’aventure elle le faisait , le taux d’intérêt serait beaucoup plus élevé que jamais”, a-t-il ajouté. Cette déclaration vient suite à la hausse des cours pétroliers à l’échelle mondiale, un constat qui devrait se refléter négativement sur la Tunisie, qui va se retrouver obligée de s’endetter pour couvrir le gap budgétaire sachant que le budget de l’État a été élaboré sur un prix de 54 dollars le baril de pétrole alors que le prix du baril de Brent a franchi le seuil des 75 dollars.

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Il travaille beaucoup, apparaît peu et n’est pas facile à l’interview. C’est qu’il est conscient de l’immensité de la tâche herculéenne pour laquelle il a signé en acceptant le poste de DG de la plus grande, mais aussi la banque publique au plus lourd cumul de pertes et qu’il doit pourtant, recapitaliser, restructurer et relever.

En contrepartie des 750 MDT injectés par l’Etat dans la STB, Samir Saied avait signé un contrat programme sur 5 ans. Il en est à mi-chemin et les résultats attestent un début de réussite. Il sait cependant que les termes de son contrat pourraient ne pas être respectés par l’Etat, qu’il lutte à armes inégales avec ses concurrents du Privé, et il tire la sonnette d’alarme, en s’excusant auprès des petits actionnaires et en demandant à ses principaux débiteurs, les hôteliers, de soutenir la banque. Sera-t-il entendu ? Interview :

A mi-parcours de la nouvelle stratégie, où en êtes-vous dans son application ?

Nous en sommes, en effet, à mi-parcours. On travaille, de manière intensive, sur 159 projets et 45 chantiers et qui couvrent l’ensemble des fonctionnalités de la banque. On a pris de lourds engagements. Mais je préfère pécher par excès que de faire le minimum et par défaut. Certains chantiers avancent lentement, d’autres commencent déjà à donner leurs fruits. Mais globalement, nous avançons. Nos résultats sont supérieurs à ce qu’on avait planifié, mais les années à venir ne seront pas nécessairement plus simples, ni plus faciles pour la banque. J’évoque ici le problème du recouvrement et plus spécialement la problématique de l’article 96 du code pénal et la nécessité de mettre les banques publiques sur le même pied d’égalité avec le privé dans les questions du transactionnel, de la résolution et de l’abandon. Cette question a été soulevée devant l’ARP et j’ai lu que mon collègue de la BNA en a parlé dans une interview sur Africanmanager, je n’y reviendrai donc pas. Cela ne m’empêche pas de rappeler qu’il était prévu, lorsque nous avions élaboré le contrat programme avec les autorités publiques, qu’à fin décembre 2016 au plus tard, l’interprétation de l’article 96 pour l’application bancaire soit clarifiée. Cela n’a pas encore été fait.

 

Cela faisait-il partie du deal avec le gouvernement, lorsqu’il avait accepté de financer le plan de recapitalisation de la banque ?

En effet. Je ne critique pas l’article 96 et ce n’est pas mon rôle. Je parle uniquement de son interprétation pour les banques publiques qui sont soumises à la loi bancaire. Cela devait être réglé par la BCT. Nous avançons dans la mise en application de notre contrat programme, alors que ce point reste toujours en suspens. Je sais et je les en remercie, que les cadres du ministère des Finances ont fait l’effort de mettre au point un projet de loi dans ce sens et qui a été soumis à l’ARP. Il y a manifestement une peur de prise de décision, compréhensible certes, alors que certains collègues sont toujours sous enquête judiciaire à ce propos, mais ce point reste un élément de perturbation pour le plan de restructuration de la banque qui risque de ne pas avoir le même degré de performance dans sa seconde moitié, si cette question de l’interprétation de               l’article 96 n’est pas définitivement traitée.

J’ai aussi parlé, lors de la dernière communication financière du jeudi 10 mai 2018, de la question des dettes du secteur touristique chez la STB. Je ne comprends pas pourquoi on n’applique toujours pas les propositions contenues dans le «livre blanc», comme l’avait déjà annoncé le chef du gouvernement. Je ne comprends pas, non plus, l’hésitation à accorder l’avantage fiscal aux entreprises hôtelières pour les encourager à recapitaliser et sauver les unités qui en ont besoin. Des unités, par ailleurs, déjà identifiées et listées …

 Elles sont au nombre de combien ?

On parle d’une soixantaine d’unités hôtelières tout au plus pour la STB. Les montants ne sont pas énormes, mais l’impact l’est. Ce sont des dettes classées et ne peuvent donc pas bénéficier de crédits bancaires, et la seule issue pour ces unités hôtelières reste l’augmentation de capital. Des ressources qu’elles ne peuvent pas mobiliser, le secteur touristique tunisien étant encore classé à risque. L’avantage fiscal exceptionnel, même pour une ou deux années, reste la seule issue pour relancer ces entreprises et les remettre en condition de remboursement de leurs dettes. Le bénéfice sera immense, pour la banque, pour l’emploi, pour les entrées de devises et pour tous les secteurs connexes du tourisme.

 Un des points d’audit importants évoqués par les commissaires aux comptes, a été celle des créances qui s’élèvent à plus de 9.950 MDT et les provisions constituées, en couverture de ce risque, de seulement 1.369 MDT. Il semble ainsi que cette question des NPL reste encore l’un des défis majeurs pour la banque, à mi-parcours de sa nouvelle stratégie de relance !

Effectivement, c’est le grand handicap qui nous empêche, aujourd’hui par exemple, de recourir aux lignes de financement extérieur et d’améliorer ainsi le coût des ressources de la STB. Les bailleurs de fonds sont très regardants sur le taux de PNL. On a beau essayer d’expliquer qu’on a un taux de couverture parmi les plus élevés de la place avec 74 % de taux de couverture des créances classées, on nous répète que ce taux reste élevé et qu’on ne peut accorder de ligne de crédit extérieur à la STB. On a vainement expliqué que la cause en est le lourd héritage des dettes de la BNDT-BDET et que cet héritage mis à part, le taux des créances classées du seul portefeuille de la STB ne dépasserait pas les 15 %.

Aujourd’hui, nous sommes en mauvaise posture, car en concurrence avec le secteur privé qui peut avoir ce genre de ligne de crédit à coût moindre alors que nous, banque publique avec un lourd héritage, ne pouvons y accéder. Du coup, nous sommes handicapés, au départ par les NPL et ensuite par l’écart qui se creuse avec les banques privées, et on n’est plus à armes égales pour l’accès à des ressources pas chères. A cela, s’ajoute l’effet de l’article 96.

 Mais il n’y a pas, chez la STB, que ces ratios-là qui vont encore mal

A ma connaissance, les autres ratios sont en amélioration. Le PNB s’améliore, le RBE se consolide, le RN aussi, avec le «Return On Asset». A simuler l’élagage du coût du plan social et l’effet des provisions additionnelles sur des hôtels front de mer à haute valeur financière récupérable dans un laps de 3 à 4 ans, nous aurions 17 % en «Return On Equity» comme les meilleures banques de la place et on doublerait même le ratio «Return On Asset» de 0,9 à 1,8 %. La réalité est cependant autre. On lèse certes la rentabilité de l’année, mais on reste confiants que cela va s’améliorer.

Le seul, en vérité lié à la série de handicaps évoqués plus haut, c’est le «Tiers 1». Le fait qu’on n’a pas pu faire recouvrement escompté de nos créances, a rendu ce ratio un peu plus serré. On n’y est pas moins bons que d’autres banques. Il reste cependant un ratio qu’on surveille de près et nous nous adaptons, en cherchant à améliorer et diversifier notre offre de placement et d’épargne, pour essayer d’y remédier au plus tôt.

En fait, je ne travaille pas sur des résultats pour 2017, 2018 ou même 2019, mais sur de meilleures perspectives pour la banque, en 2022 et même 2023, car toutes les réformes engagées, qui sont structurelles et profondes, ne donneront leurs fruits qu’à long terme. C’est en fait un message aux actionnaires pour leur dire que je suis désolé de ne pas distribuer les dividendes ou d’améliorer, de manière immédiate et spectaculaire, le cours de l’action STB. Je pense, pourtant, que le cours de l’action de notre banque se portera de mieux en mieux et les analystes financiers finiront par reconnaître que nos réformes placeront la STB nécessairement et à moyen et long terme dans un trend résolument haussier.

 Si vous tenez à insuffler plus d’optimisme et d’espoir chez vos épargnants, il suffirait de réguler comme ils vous le demandent. Chose que vous refusez !

Je ne refuse pas. En fait, je ne crois pas que créer un mécanisme pour acheter puis vendre du papier STB, puisse être la solution idoine pour relever l’action. Ma conviction profonde est que la solution radicale reste le travail sur le long terme. Dans un marché mature, les analystes finiront par le détecter et l’annoncer. D’autre part, il est pratiquement impossible, à cause du gros montant des reports différés, de procéder à une régulation de l’action STB sur la cote. Je ne donnerais donc pas de faux espoirs et je dirais plutôt que la STB ne distribuera pas de dividende, ni cette année, ni celle qui suivra, pour ne pas dire plus ; toutefois la valeur boursière finira par s’apprécier.

 Déjà que pour 2018, les provisions devront fortement impacter vos résultats, qui devraient ainsi être diminués de 90 MDT, comme vous l’aviez annoncé au cours de votre dernière communication financière

Je le confirme hélas. Ceci étant, je relance mon appel aux hôteliers pour qu’ils comprennent la situation dans laquelle se trouve la STB et qu’ils se tiennent plutôt à ses côtés et procèdent au paiement des sommes à recouvrir qu’on négocie avec eux. On ne demande pas la totalité de l’argent de la banque, mais le montant nécessaire pour économiser les provisions additionnelles. Autrement, le RN 2018 de la STB ne sera pas brillant, je le crains.

 En 2017, vous avez quand même fait de beaux gains en BTA et atteint le cumul de 1068 MDT !

Il est essentiellement dû aux efforts faits en 2016 par la banque publique qu’est la STB au profit de l’Etat, en tant que SVT. Je ne revendique pas la paternité de ces bénéfices, car c’est de l’argent facile pour une banque dont le rôle reste l’intermédiation et où le bénéfice doit provenir de l’exploitation. Signalons toutefois que ce gain demeure réversible en cas de hausse du taux long. Mais je dois agir, pour qu’on ne soit pas dépendant des BTA. Nous allons ainsi, autant que faire se peut, essayer d’être acteur dans la création d’un marché secondaire et vendre petit à petit ces BTA.

 Vous disiez, justement, vouloir les céder au PME et TPE. Comment ?

C’est ce qu’on va essayer de voir avec la Bourse et tous les professionnels de la place, comment animer un marché secondaire, pour alléger la charge des BTA sur les banques qui se retrouvent en fait à faire du «Crowding-Out» contre un rôle essentiel d’intermédiaire entre déposants et demandeurs de crédit. Et d’ailleurs, l’esprit du contrat programme qui me lie à l’Etat, est de gérer la banque de manière professionnelle, exactement comme le privé, et moi, je ne crois pas efficace, pour la banque, d’utiliser l’argent des déposants pour acheter des BTA au détriment d’un financement sain de l’économie, notamment les PME-TPE et les professionnels, pas les particuliers via les crédits à la consommation et pas les grands groupes qui ont d’autres opportunités sur le marché financier. L’objectif principal est de se désengager progressivement des BTA à travers la création et l’animation d’un marché secondaire.

 Pourquoi ne pas refuser de prendre des BTA ? Et d’ailleurs, pourriez-vous le faire ?

On peut et c’est ce que nous avions fait partiellement en 2017. Notre croissance en BTA n’a ainsi pas dépassé les 4 à 5 %. Ça m’a créé quelques moments tendus dans des négociations serrées.               Je remercie, à l’occasion, les responsables du MF (Ministère des Finances) et à leur tête Mr le ministre des Finances, qui a été compréhensif et a même contribué à maintenir l’appétit du MF. Mais je ne peux pas non plus faire la politique l’autruche. Je vis en Tunisie et je connais parfaitement la situation. Nous avons bénéficié de 750 MDT et je ne peux pas être cassant à ce sujet. On se doit de contribuer quand il le faut, mais à des doses homéopathiques et raisonnables et ne plus faire les 28 % de PdM dans les BTA de l’année 2017.

 

Quelles perspectives dessine Samir Saied pour la STB ?

Petit à petit, c’est une nouvelle STB qui émerge du plan de restructuration et qui sera mise en place dans un délai de cinq ans. Une STB moderne, rajeunie où l’élément féminin prend le dessus, comme on le voit dans les résultats des différents concours de recrutement que nous organisons, avec 70 % de taux de réussite. Nous sommes déjà dans la parité homme-femme et je pense que l’année prochaine, elles seront plus nombreuses, ce qui fera la fierté de la STB et fera quelque part son avantage dans la transformation qu’elle engage vers le digital. Si le Livre Blanc est mis en exécution, son impact sur les finances de la banque sera d’importance. Et si le recouvrement réussi et que l’article 96 est modifié et que l’Etat fait un dernier effort en matière d’avantage fiscal pour les hôteliers, les résultats de la STB suivront. Je rappelle que, côté chiffres, la STB a déjà fait plus que ce qui a été planifié. C’est déjà +25 % en PNB pour le 1er trimestre 2018 et on table d’ici fin d’année sur +20 % et peut-être plus. Tout en rappelant que l’effort de provision impactera nécessairement le résultat 2018. Je n’oublierais pas l’effort fait par les employés de la STB en matière de productivité et nous avons entamé une expérience pour l’introduction d’une partie variable, dans la rémunération des employés, selon le résultat. Pour les épargnants actionnaires, je rappelle que la banque devra, avant toute distribution de dividende, éponger les 640 MDT de pertes en report. J’en suis désolé pour eux, mais je suis sûr qu’ils sauront attendre que les finances de leur banque soient assainies.

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Les questions relatives à la modernisation tant au niveau de la réglementation que celui de la pratique de la Place de Tunis, et au développement de la culture économique et de l’inclusion financière, étaient débattues lors d’une réunion tenue, le 16 mai 2018, entre le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi et les membres de l’Association tunisienne pour la promotion de la culture financière (ATCF).
Les membres de l’ATCF ont insisté, dans ce sens, sur le besoin d’accélérer le travail de réflexion sur un nouveau modèle du secteur bancaire qui s’articulera autour de la généralisation de la transformation digitale de l’activité financière.
A cet égard, le Gouverneur a souligné que la BCT œuvre actuellement à moderniser les textes en vigueur “afin de suivre les changements et mieux répondre aux attentes des opérateurs économiques. Toutefois, ceci va s’opérer, inéluctablement, en adéquation avec la situation économique et pour servir l’économie réelle“.

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Le prix du Marathon du hacking “Hackathon International” ou “Code4chainge“, d’un montant de 30 mille dinars, a été attribué ex aequo aux équipes de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et de la société irlandaise “ConsenSys” et ce, en marge de la 1ère édition de “Africa Blockchain Summit” ouverte lundi 14 mai 2018 à Tunis, .

Une cinquantaine de professionnels de la finance et de la technique tunisiens et étrangers, répartis sur 16 équipes, ont travaillé pendant 36 heurs de codage non-stop, à produire un programme sur le transfert international de fonds en utilisant la technologie Blockchain.

L’objectif recherché est d’illustrer le potentiel de cette technologie dans le secteur bancaire, notamment en matière d’amélioration de la communication et de l’interaction entre les différents acteurs.

ConsenSys est une entreprise globale et la plus grande entreprise spécialisée dans la technologie Blockchain au monde. Son équipe était composé de trois membres du bureau de Dublin et un membre du bureau de Paris.

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Dans une déclaration faite aux médias en marge de la tenue, ce lundi 14 mai 2018, du sommet africain sur le Blockchain, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, a indiqué que les autorités n’ont pas encore fixé une date de sortie sur le marché financier international, et qu’il y aura un moment opportun pour cela.

Et d’ajouter que la Tunisie ne sortira sur le marché financier international que si elle a besoin de fonds et que le climat est propice à cela.

Il est à rappeler à ce propos que l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi, a mis en garde contre toute sortie sur le marché financier international.

Dans une déclaration récente à Africanmanager, il a dit : “La Tunisie ne doit pas sortir sur le marché international (…) Toute sortie sur le marché financier international est fortement déconseillée pour le moment à cause de son image négative auprès du FMI et de la Banque Mondiale”, a soutenu Dimassi. ”Et si d’aventure elle le faisait, le taux d’intérêt serait beaucoup plus élevé que jamais”, a-t-il dit.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a accueilli ce lundi 14 mai 2018 à son siège à Tunis le premier sommet africain “Africa Blockchain Summit“. Ayant pour thème “La technologie des registres distribués (Blockchain) et les perspectives qu’elle offre dans les domaines bancaire et financier”, ce sommet a vu la participation d’un bon nombre de financiers, banquiers, académiciens et chercheurs ainsi que des gouverneurs des banques centrales africaines, des institutions internationales et des acteurs de la finance du continent.

Dans son discours d’ouverture, le gouverneur de la BCT, Marouane El Abassi, a tenu à préciser que le Blockchain constitue une nouvelle source de croissance pour la Tunisie ainsi que pour l’Afrique. “Notre continent est indéniablement celui qui pourrait le plus bénéficier de cette technologie“, a précisé le gouverneur de la BCT, soulignant toutefois que les pays africains et arabes font face à des challenges communs dont une inclusion financière durable, un secteur informel trop volumineux et un taux de chômage élevé. Ajoutons à cela l’insuffisance des garanties de prêts en général, un déficit en infrastructure et une expansion démographique fulgurante.

Il par ailleurs indiqué que la technologie Blockchain pourrait aider nos pays à accélérer leur émancipation économique et pérenniser leur économie : “Au-delà de l’aspect monétaire, cette technologie peut ouvrir les portes aux entrepreneurs, en proposant d’innombrables opportunités bâties sur un protocole fiable, sécurisé et transparent“, a-t-il dit.

Selon lui, plusieurs projets et start-ups spécialisés dans le Blockchain sont en train de proliférer sur le continent afin de résoudre des problématiques pressantes tells que la gestion de l’identité, du tirage des terres, de l’octroi de micro-prêts et du développement de l’énergie verte, un meilleur accès à la santé ou encore une meilleure gestion de l’eau.

Le gouverneur de la BCT a toutefois relevé plusieurs défis entravant le développement de cette technologie, citant un faible taux de connectivité en Afrique, des obstacles d’intégration, les politiques publiques. “Imposer et faire appliquer des lois pour permettre aux entrepreneurs d’opérer à l’échelle mondialeIl faut mettre en place une réglementation adaptée comme catalyseur de l’innovation, comme ce fut le cas de la Tunisie à travers l’adoption en avril dernier de la start-up Act, qui devrait faciliter la naissance et l’épanouissement de start-up innovantes“, a-t-il soutenu.

Al Abassi a aussi évoqué comme défi la mobilité des ressources humaines et notamment la fuite des cerveaux. “L’Afrique est en proie à un exode des cerveaux, sa jeunesse formée localement quitte le continent pour la poursuite de meilleures opportunités ailleurs… Nous devons fournir un environnement propice à l’épanouissement des jeunes qui devraient être capables de trouver les mêmes conditions et les mêmes opportunités pour développer des projets capables de créer des emplois à haute valeur ajoutée et de conquérir le marché régional et global en utilisant les ressources humaines les plus appropriées“, a-t-il déclaré.

Abdurahman Al Hamidy, Directeur général du Fonds monétaire arabe (FMA), a souligné l’importance de parler du Blockchain dynamique, réitérant les efforts de la BCT pour soutenir cette technologie en raison de sa forte contribution dans l’économie nationale, notamment en matière de réduction du chômage et de création de richesses, selon ses dires. Al Hamidy a également souligné l’intérêt que représente cette nouvelle technologie à l’échelle mondiale, pour en faire l’outil qui pourra contribuer à hauteur de 10% au PIB mondial à l’horizon 2025. Il a affiché son espoir de voir cette technologie toucher d’autres secteurs comme les services gouvernementaux, et pas seulement financiers et bancaires. Cela permettra aussi d’offrir des opportunités sur l’offre et la demande , la réduction des dépenses, l’amélioration de l’efficacité des services financiers et bancaires et le développement de la rentabilité des institutions financières.

Pour sa part, le secrétaire général de Paris Europlace, Alain Pithon, s’est félicité de l’organisation d’un tel événement en Tunisie  : “Il s’agit certes d’un moment privilégié pour parler de cette technologie aussi puissante, appelant toutefois a être vigilant face à cette technologie et c’est le rôle, selon lui, des banques centrales“. Il a par ailleurs annoncé l’élaboration prochaine d’un livre blanc sur le Blockchain dont les principaux axes de travail seront portés sur les enjeux de cette technologie, la mise en place d’un cadre réglementaire et l’animation de l’écosystème, tout en invitant les acteurs publics maîtrisant les nouvelles technologies à s’impliquer davantage dans ce travail : “La Tunisie a une formidable chance pour s’engager la-dessus“, a-t-il soutenu.

Cette technologie va, selon lui, faciliter le financement des entreprises, notamment des PME tout en accélérant les affaires et le financement des marchés.

Un constat partagé par Mehdi Houas, co-fondateur du groupe Talan, qui a fait remarquer que l’Afrique a besoin aujourd’hui de nouvelles technologies pour pouvoir se développer et se transformer : “Le Blockchain est une technologie à deux faces, face utile et l’autre néfaste… mais il reste quand même un outil formidable et un levier technologique pour faire évoluer les affaires dans le monde arabe en général“, a-t-il expliqué.

Houas a par ailleurs indiqué que cette nouvelle technologie permettra à son détenteur de se développer, de gérer des ressources et de mieux s’organiser. “L’Afrique a des bases formidables pour mettre en place cette technologie dont elle a besoin pour sauter un pas, comme c’est le cas de la téléphonie mobile“, a affirmé Houas avant d’ajouter qu’aujourd’hui “nous avons besoin de créer un futur plus humain et plus inclusif pour le développement du continent africain (…). Le Blockchain peut nous aider à engager les réformes avec le moindre coût et sans toucher aux investissements“, a-t-il dit.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouen Abassi, a pris la parole ce lundi 14 mai 2018, sur Express FM. Il a déclaré, d’emblée, que la dégradation des indicateurs économiques n’a pas pour seule source la monnaie nationale. Il a ajouté que la politique monétaire doit aller de concert avec la politique budgétaire. Une manière de dégager sa responsabilité et d’anticiper d’éventuelles accusations de la même nature que celles qu’avaient encaissées son prédécesseur, Chedli Ayari.

Pour Abassi, la difficulté majeure en Tunisie réside plus dans l’accès aux crédits que le taux d’intérêt. «Il y a un véritable intérêt pour les microcrédits et le leasing malgré leurs taux d’intérêts élevés. Il faut reconnaitre qu’en Tunisie il y a un problème d’inclusion financière et bancaire. Cela est du à un manque de confiance. Ce manque de confiance peut être résolu grâce aux nouvelles technologies, et en l’occurrence la technologie blockchain peut être la réponse».

Par ailleurs le patron de la BCT a affirmé que l’inflation est remorquée par la montée des prix des produits frais, qui est plus conséquente que celle des produits agricoles. Il a également déclaré que le plus gros problème est le manque de productivité : «D’ailleurs, on constate que l’exportation ne s’est pas envolée en dépit du repli du taux de change. Il est d’usage qu’un taux de change compétitif propulse davantage l’exportation, or ce n’est pas le cas. Cela est du au déficit de production, à l’absence d’une bonne offre exportable ainsi qu’aux obstacles pour l’accès au marché. Il y a un problème au niveau de toute la chaîne de valeur, et pas uniquement une défaillance dans la politique monétaire».

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” La balance énergétique, dont le déficit est devenu structurel et exorbitant, risque de se détériorer davantage, au cours des prochains mois en lien avec la montée des cours de pétrole qui ont franchi la barre des 75 dollars le baril “, révèle l’analyse de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur les échanges commerciaux de la Tunisie au 1er trimestre 2018 (T1) publiée, jeudi .

Le déficit s’est élargi de 199 MDT pour atteindre -1.382 MDT, alors que la balance des biens de consommation a affiché un excédent de 254 MDT après avoir enregistré des déficits successifs depuis le second trimestre 2015, précise le document.

Face à cette situation, la BCT appelle à la nécessité de la baisse de la production nationale en produits énergétiques, la mise en place d’un programme d’efficacité énergétique qui s’articule autour de la diversification des sources ; en l’occurrence l’exploitation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, etc…), la rationalisation de la consommation et l’accélération des investissements dans les domaines d’exploration et de développement.

Selon le même document, la reprise effective de la production et la commercialisation des produits phosphatés devient impérative afin de préserver les marchés extérieurs et conforter les flux en devises.

” Il est nécessaire de remédier au dérapage des importations des produits non essentiels à travers la poursuite de la dynamique engagée pour rationaliser la consommation, notamment, des produits importés et superflus qui n’ont aucun apport dans les chaînes de valeur nationales “, souligne la BCT.

Et d’appeler à mettre en place une démarche efficiente pour la levée des obstacles entravant la conquête du marché libyen et ceux des pays de l’Afrique subsaharienne (facilités de financement, assurance et transport…)

L’analyse de la BCT fait aussi ressortir une contraction du déficit commercial qui demeure élevé, et ce malgré la forte expansion des exportations d’huile d’olive et la poursuite de la bonne performance des ventes des secteurs des industries manufacturières.

” Le déficit commercial a enregistré une contraction de 5,8% ou 224 MDT par rapport à la même période de l’année 2017, pour revenir à 3.655 MDT représentant 3,4% du PIB (contre 4% du PIB une année auparavant) “, précise le document.

///Redressement de la balance alimentaire

L’analyse de l’évolution des échanges commerciaux, au cours du T1 2018, fait ressortir un fort redressement de la balance alimentaire qui a dégagé un excédent de 223 MDT, contre un déficit de -384 MDT, au cours de la même période de 2017, suite essentiellement à l’accroissement des ventes d’huile d’olive de 543 MDT pour s’élever à 777 MDT.

///Répartition géographique des exportations totales au cours du 1er trimestre de 2018

D’après le document, l’UE demeure la 1ère destination des exportations tunisiennes, surtout pour les ventes des produits industriels (74,4%) , contre une régression de la part des pays de l’UMA dans les exportations tunisiennes en relation avec la baisse de celles destinées à l’Algérie (-26,8%) et la hausse de la part des pays de l’Asie en lien avec la progression des exportations vers les pays de cette zone, notamment, la Chine (215 MDT contre 17 MDT lors du premier trimestre de 2017).

La Russie (-22,2%), la Turquie (+25,5%) et la Chine (+31,1) continuent à être les principaux fournisseurs de la Tunisie en produits miniers, matières premières et biens de consommation.

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Selon les chiffres publiés sur le site officiel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devise de la Tunisie ont baissé à 11,090 Milliards de dinars à la date du 3 mai 2018 (76 jours d’importation) contre 12,3 Milliards (89 jours d’importation) à la date du 24 janvier 2018 et 82 jours d’importation à la date du 23 février de la même année. Avec ce niveau, la Tunisie se situe ainsi au-dessus du seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises, étant donné que ce seuil est normalement fixé, selon les spécialistes, à 110 jours d’importation.

Les avoirs en devises ont ainsi atteint 92 jours d’importation (12,42 Milliards DT) à la date du 24 novembre 2017 et 98 jours d’importation (12,954 Milliards DT) à la date du 27 octobre de la même année.

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