Tags Posts tagged with "BCT"

BCT

par -

Les guichets de banques seront ouverts samedi 13 octobre 2013, durant le congé de la Fête de l’Evacuation, a annoncé la Banque Centrale de Tunisie, jeudi. Ils assureront au public un service de caisse et de change manuel, a ajouté la BCT, dans un communiqué.
La BCT assure le même le même jour, de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses Succursales.

par -

Le secteur financier joue un rôle de catalyseur de la croissance économique, en mobilisant l’épargne de différents agents et en la répartissant entre les demandeurs de financement. Cependant, les banques tunisiennes n’ont pas fourni un effort dans la collecte des dépôts pour financer les investissements mais au contraire elles ont tiré profit de la facilité du financement de la BCT pour augmenter leurs ressources. En effet, les banques profitent de la rente en provenance de l’achat des titres de l’État à faible risque à partir du refinancement de la BCT. Cette situation a entrainé un rationnement de crédit et un sous-investissement“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de l’intermédiaire en bourse, Mac sa.

La note constate qu’en général, le ratio crédits/ dépôts est un indicateur pour mesurer la capacité des banques à financer elles-mêmes les prêts accordés. Lorsque ce ratio est au-dessous de 100%, elles peuvent financer intégralement ces prêts, au-dessus de 100% elles doivent chercher des financements extérieurs.

Par ailleurs, les banques tunisiennes affichent un ratio moyen supérieur à 100%. Concrètement, ce ratio de transformation signifie que les crédits représentent plus de 100% des dépôts des banques ou, en d’autres termes, pour chaque 100 dinars de ressources collectées, plus de 100 dinars sont transformés en crédits.

En fait, à chaque fois qu’une banque accorde un crédit, le bénéficiaire le place en principe en dépôt dans le circuit bancaire. Ce mécanisme est connu à travers la citation de Withers «les
prêts font les dépôts».

Au niveau agrégé, l’ensemble des crédits accordés devrait en principe être égal à l’ensemble des dépôts. Dans le cas où les dépôts sont inférieurs aux crédits, cela veut dire que quelques bénéficiaires de crédit n’ont pas transformé ce crédit en dépôt. Il existe en général deux explications, soit le crédit a été transféré hors la Tunisie, ce qui est marginal suite à la non ouverture du compte capital, soit il a servi à acheter des obligations non bancaires, ce qui est le plus plausible. En outre, on constate que ce ratio comporte des disparités entre les banques.

En effet, la politique financière de l’État vise à renforcer le mécanisme de financement de l’économie. Elle doit être efficace pour assurer la réalisation des objectifs stratégiques de croissance inclusive et de développement durable. Dans ce contexte, l’offre de crédit devra être ciblée, à montants adéquats et à des taux d’intérêt étudiés. Quelques options de politiques financières pour promouvoir la croissance, à savoir : Élaboration d’un ratio «crédit/dépôt» cible, Mettre des crédits à long terme à la disposition des investisseurs et Assurer une distribution sectorielle appropriée.

C’est ainsi que la note de Mac sa a fortement recommandé pour notre pays d’adopter une politique financière axée sur la croissance et le développement durable qui sera capable de diriger une partie importante des crédits vers certaines activités comme l’infrastructure, le capital humain et les secteurs stratégiques à hautes technologies. Le gouvernement à travers les institutions financières doit assumer des fonctions entrepreneuriales. Il doit déterminer le niveau de l’épargne et de l’investissement productif, le choix des technologies de pointe et des secteurs cibles ainsi que l’offre d’assistance technique.

par -

Selon les chiffres publiés sur le site officiel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les avoirs nets en devise de la Tunisie, à la date du 25 septembre 2018, ont baissé à 11743 MDT, soit 75 jours d’importation contre 78 précédemment.

En effet, au 20 septembre 2018, les avoirs nets en devises étaient de 12,229 Milliards DT, représentant 78 jours d’importation. Une remontée des réserves de 9 jours d’un coup qu’on devrait aux 500 MUSD, déjà dans les caisses de la BCT.

par -
Augmentation des réserves en devises à 77 jours d'importation après le déblocage du crédit de la BM

Les réserves en devises du pays ont progressé sensiblement, atteignant 77 jours d’importation, au 21 septembre courant, après le déblocage par la BCT, d’une somme équivalente à 500 millions de Dinars, à la suite du décaissement par la Banque mondiale d’un appui au budget tunisien, de 412,3 millions d’euros (environ 1,344 milliard de dinars).

Rappelons que ces réserves ont observé en glissement annuel, une nette régression. Elles étaient à 101 jours d’importation à la fin du mois d’août 2017.

La Banque Mondiale avait décaissé, le 20 septembre 2018, un appui au budget de 412,3 millions d’euros en faveur de la Tunisie, au titre du prêt de politique de développement ” Investissement, Compétitivité, Economie sociale et Inclusion Financière ” (octroyé à la Tunisie le 27 juin 2018).

Ce prêt est assorti de conditions financières concessionnelles, avec une durée de remboursement de 28 ans, dont 5 années de grâce. Cette ressource financière vise la promotion de l’investissement privé, de l’économie sociale et solidaire et l’amélioration de la performance énergétique de la Tunisie. Ces fonds ont largement contribué à cette amélioration des réserves en devises.

par -

Les réserves tunisiennes en devises remontent. Au 20 septembre 2019, les avoirs nets en devises étaient de 12,229 Milliards DT, représentant 78 jours d’importation. Une remontée des réserves de 9 jours d’un coup qu’on devrait aux 500 MUSD, déjà dans les caisses de la BCT.

A la même date et toujours selon la BCT, l’euro était à 3,2413 DT et le Dollar américain à 2,7789 DT, tandis qu’il fallait 2,9617 DT pour avoir 10 dirham marocains.

par -
L'inflation baissera selon la BCT... mais en 2019

Selon la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT) intitulée “Évolution économiques et monétaires et perspectives à moyen termes”, les récentes prévisions à moyen terme laissent entrevoir une poursuite des pressions haussières sur les prix à la consommation jusqu’à la fin de 2018, avant de connaître une légère décélération en 2019. En moyenne annuelle, le taux d’inflation devrait se situer au voisinage de 7,8% en 2018 avant de revenir à 7% en 2019.

La BCT a expliqué que la conjonction de plusieurs facteurs défavorables a amplifié les tensions sur les prix en 2018 avec des effets qui pourraient s’étendre à 2019 et au-delà, étant donné qu’ils devraient toucher la quasi-totalité des composantes des prix et particulièrement l’inflation sous-jacente, indicateur de la tendance «fondamentale» des prix à moyen terme. Celle-ci serait en hausse, s’établissant en moyenne à 8,1% en 2018 avant de connaître une relative détente pour s’établir à 7,5% en 2019. Les perspectives haussières de l’inflation sous-jacente traduisent en particulier la poursuite de la transmission des effets de la dépréciation du taux de change, des hausses des prix internationaux des produits de base et les effets de second-tour des augmentations des prix de l’énergie et des produits alimentaires frais. Par ailleurs, le resserrement monétaire et les perspectives modérées de la demande de consommation devraient plaider pour une atténuation des tensions sur les prix.

L’incertitude est grandissante quant au retour de l’inflation à son niveau habituel à moyen terme. En effet, les mesures visant à limiter l’impact d’une éventuelle hausse des prix internationaux sur les prix domestiques, notamment les subventions, se heurteraient à de fortes contraintes budgétaires. En outre, les pressions sur le taux de change constituent un facteur de risque à part entière, vu sa forte contribution à l’envolée de l’inflation sous-jacente durant la période passée et actuelle. Egalement, une éventuelle hausse des coûts salariaux pourrait freiner la décélération de l’inflation à moyen terme. Finalement, les perturbations des circuits de distribution constituent des risques
supplémentaires pesant sur les perspectives de l’inflation.

par -
BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Selon la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT) intitulée “Évolution économiques et monétaires et perspectives à moyen termes”, les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017. Cette évolution porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs et, d’autre part, de la hausse des retraits de billets de banques pour faire face aux dépenses occasionnées par la saison estivale et Aïd El-Idha.

Les interventions de la Banque centrale se sont stabilisées autour de 11,5 milliards de dinars, et ont pris, principalement, la forme d’opérations principales de refinancement (7 milliards de dinars) dites aussi appels d’offres, d’opérations de swap de change à des fins de politique monétaire (2,8 milliards) et d’opérations d’achats fermes de bons du Trésor (1,2 milliard).

En dépit de l’intervention de la Banque centrale, la liquidité disponible n’était pas suffisante pour répondre aux besoins des banques. Cette situation a amené à un recours accru à la facilité de prêt à 24h, portant le volume de ces facilités, en moyenne, de 3.597 MDT en juillet dernier à 4.594 MDT en août2018, contre seulement 1.263 MDT en août 2017. Faut-il noter que le resserrement quantitatif, opéré par la Banque centrale depuis juillet 2017, a fait exploser l’enveloppe des facilités de prêt, en dépit de leur coût (7,75% actuellement).

par -
La Tunisie envisage d’émettre 1 milliard de dollars

La Tunisie envisage d’émettre 1 milliard de dollars d’euro-obligations au début du mois d’octobre 2018 pour réduire le déficit budgétaire de l’exercice courant, rapporte ce lundi Reuters, citant des sources officielles.

«Nous émettrons un milliard d’euro-obligations au début du mois d’octobre prochain dès que le FMI aura décaissé la prochaine tranche de son prêt à la Tunisie», ont expliqué les sources.

La Tunisie attend l’approbation du FMI pour un nouveau versement de 250 millions de dollars sur un total de 2,8 milliards de dollars, montant du crédit accordé par le Fonds.

par -

La société Tunisie Valeurs informe, dans un communiqué public, qu’elle a déposé en date du 28 août 2018 une demande auprès de la Banque Centrale de Tunisie pour l’exercice des métiers de banque d’affaires. La future banque se positionnerait comme une banque d’affaires spécialisée dans le conseil en restructuration financière et en opérations de haut de bilan avec une forte orientation vers le marché des capitaux.

Dans le cadre de sa demande, Tunisie Valeurs a présenté à la BCT une feuille de route qui comprend des préalables juridiques à l’obtention de l’agrément. Ces préalables, qui sont tributaires de l’accord des autorités monétaires et de l’obtention de l’agrément de principe par la « Commission d’agréments » – conformément à l’article 30 de la loi n°2016-48 du 11 juillet 2016 relative aux banques et aux établissements financiers –, portent principalement sur la création de deux nouvelles sociétés qui seraient détenues à hauteur de 100% par l’entité cotée, la future banque d’affaires. Ces deux sociétés solliciteront le Conseil du Marché Financier, respectivement, pour des agréments d’intermédiation en Bourse et de Gestion d’actifs. Conformément à l’engagement pris dans le cadre du prospectus d’introduction en Bourse, Tunisie Valeurs continuera à informer le public de toute information pertinente concernant le déroulement de ce processus.

par -

Verdict autant que vade-mecum de ce qui est essentiel de faire, la note de la Banque centrale de Tunisie sur les « Evolutions économiques et monétaires et perspectives à moyens terme », rendu publique ce vendredi, a livré une analyse de référence des indicateurs qui ont marqué le deuxième trimestre de l’année en cours, qu’ils fussent bons ou inquiétants, et esquissé une trajectoire à laquelle les autorités publiques devront se conformer alors qu’elles planchent sur le projet de la loi des finances pour l’exercice prochain.

Au rang des évolutions que l’on sait déjà figure le taux de croissance qui a affiché une progression de 2,8% en glissement annuel, tirée en cela par la bonne performance des services marchands (+0,6pp) notamment les branches des télécommunications et des transports, ainsi que par une légère amélioration de l’activité au niveau des industries non manufacturières (+0,1pp) et des activités non marchandes et autres (+0,04pp). Une ombre au tableau, le secteur agricole et de pêche et celui des industries manufacturières ont contribué négativement à la croissance du deuxième trimestre 2018 à raison de -0,1pp chacun.

S’agissant de la demande, celle intérieure a été boostée par la reprise du secteur du bâtiment & génie civil (BGC) et celui des matériaux de construction, céramique et verre (MCCV) dont les VA ont évolué au T2-2018 de +4,9% (après -4,0% au T1-2018) et +2,7% (après -5,8% au T1-2018) en variations trimestrielles. Toutefois, il est fait mention de difficultés persistantes au niveau du secteur énergétique avec une valeur ajoutée de la branche « Extraction de pétrole et gaz » en baisse de 5,8% au T2-2018 après -1,9% au T1-2018, contribuant ainsi à raison de -0,2pp à la croissance globale trimestrielle.

Dans cette configuration, le secteur touristique émerge du lot grâce à une reprise s’est confirmée au cours des 6 premiers mois de 2018 avec des perspectives positives pour le restant de l’année. La valeur ajoutée de la branche « hôtels et restaurants » s’est accrue de 0,8% au T2-2018 en V.T (+11,5% en G.A) après avoir déjà progressé de 5,7% au premier trimestre (+9,2% en G.A).

L’inflation, un tourment récurrent !

Il va sans dire que la part belle dans cette note a été faite à l’inflation dont le taux, pour le deuxième mois consécutif, s’est établi à +7,5% en glissement annuel contre seulement +5,7% en août 2017. Une évolution qui s’explique, d’une part, par la décélération du rythme de progression des prix des produits alimentaires (+7,0% en G.A contre +8,3% en juillet 2018) et d’autre part, par l’accélération du rythme d’accroissement des prix des produits manufacturés (+9,2% en G.A contre +8,7%) et de ceux des services (+6,0% en G.A contre +5,3%).

Il est quand même noté qu’en variations mensuelles, l’indice des prix à la consommation a enregistré un accroissement plus modéré de 0,3% en août contre 0,6% en juillet. Cette évolution porte la marque de la nette détente des prix des produits manufacturés. Sur les huit premiers mois de l’année, le taux d’inflation s’est établi en moyenne à 7,5% contre 5% au cours de la même période de 2017. En termes de contributions à l’inflation globale, l’analyse par secteur d’activité montre que la contribution de l’inflation des produits manufacturés est demeurée la plus importante avec 3,4 points de pourcentage, en août 2018 contre 3,3 points un mois auparavant, et ce, au détriment de l’inflation des produits alimentaires dont la contribution a baissé en revenant de 2,4 points de pourcentage en juillet 2018 à 2,1 points de pourcentage en août 2018 alors qu’elle n’était que de 1,6 point de pourcentage en août 2017.

Au regard de ces évolutions, l’institut d’émission estime que « la persistance de l’inflation sous-jacente à des niveaux élevés constitue une source de préoccupation pour la Banque centrale dont le mandat est d’assurer la stabilité des prix », marquant sa détermination à « rester vigilante quant à l’évolution de l’inflation et n’hésiterait pas à resserrer sa politique monétaire afin de ramener le taux d’inflation vers sa moyenne de long terme, agissant ainsi sur les anticipations inflationnistes ».

Les importations, encore et encore !

Les échanges extérieurs ont été relativement dynamiques sur l’ensemble des huit premiers mois de 2018, constate la BCT qui pointe un déficit commercial (FOB-CAF) qui s’est élargi à 12.161 MDT après 10.069 MDT à fin août 2017. En cause, la hausse persistante des prix internationaux des matières premières, conjuguée à la dépréciation du dinar ont alimenté les pressions sur les dépenses d’importation. Au terme du mois d’août 2018, la valeur des importations de matières premières et de semi-produits a enregistré une hausse de 22,6%, contre 21,3% à fin août 2017, pour atteindre 12,9 milliards de dinars. De même, les importations de produits énergétiques ont fortement progressé de 40,9% pour avoisiner 5,4 milliards de dinars durant ladite période contre 3,8 milliards une année auparavant. De leur côté, les importations de produits de consommation ont affiché un rythme de progression encore soutenu (11,8% contre 16,2% à fin août 2017) pour dépasser 9,1 milliards de dinars.

Au demeurant, l’impact de la détérioration des paiements extérieurs continue à être perceptible au niveau des réserves en devises qui se sont établies, au 12 septembre 2018, au voisinage de 3,9 milliards de dollars, soit l’équivalent 69 jours d’importations contre 93 jours à fin 2017. Et en raison de l’acuité du déséquilibre entre l’offre et la demande, le marché de change a connu une accélération du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises, au cours de la période récente. Du premier au 12 septembre 2018 et par rapport à toute l’année 2017, le dinar s’est déprécié de 10,7% et 5% face à l’euro et au dollar américain respectivement.

Monnaie, crédit et liquidité

Les concours à l’économie ont continué à décélérer, et ce, pour le cinquième mois consécutif, évoluant au rythme de 11,3% en juillet contre 11,4% en juin et 13% en février 2018. En revanche, les créances nettes sur l’extérieur ont poursuivi leur mouvement baissier. Quant aux ressources monétaires, elles ont connu une progression, en juillet 2018, traduisant l’augmentation de l’encours des certificats des dépôts et des billets et monnaies en circulation (BMC), et à un degré moindre, celle des dépôts à vue bancaires (DAV).

Dans le même temps, les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017. Cette évolution porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs. L’impact de l’accentuation des besoins de banques en liquidité, conjugué au relèvement du taux directeur de 100 points de base, le 13 juin 2018, ont pesé sur la dynamique des taux d’intérêt sur le marché monétaire. Le taux moyen pondéré (TMP) des opérations principales de refinancement ainsi que le TMM se sont établis à 7,07% et 7,25%, respectivement, en août 2018.

par -

Les besoins moyens des banques en liquidité ont poursuivi leur hausse, à un rythme soutenu pour atteindre 16,1 milliards de dinars en moyenne, en août 2018, contre 15,1 milliards de dinars en juillet et seulement 10,9 milliards à fin 2017, a fait savoir, la Banque Centrale de Tunisie (BCT), dans son rapport publié, vendredi, sur les ” Evolutions économiques et monétaires et perspectives à moyen terme, Septembre 2018 “.

Cette progression porte la marque des effets restrictifs sur la liquidité bancaire provenant, d’une part, du recours important des banques à l’achat de devises auprès de la Banque centrale, permettant aux différents opérateurs économiques d’honorer leurs engagements extérieurs et, d’autre part, de la hausse des retraits de billets de banques pour faire face aux dépenses occasionnées par la saison estivale et Aïd El-Idha.

Les interventions de la Banque centrale se sont stabilisées autour de 11,5 milliards de dinars, et ont pris, principalement, la forme d’opérations principales de refinancement (7 milliards de dinars) dites aussi appels d’offres, d’opérations de swap de change à des fins de politique monétaire (2,8 milliards) et d’opérations d’achats fermes de bons du Trésor (1,2 milliard).

En dépit de l’intervention de la Banque centrale, la liquidité disponible n’était pas suffisante pour répondre aux besoins des banques. Cette situation a amené à un recours accru à la facilité de prêt à 24h, portant le volume de ces facilités, en moyenne, de 3.597 MDT en juillet dernier, à 4.594 MDT en août 2018, contre seulement 1.263 MDT en août 2017.

Le resserrement quantitatif, opéré par la Banque centrale depuis juillet 2017, a fait exploser l’enveloppe des facilités de prêt, en dépit de leur coût (7,75% actuellement). L’impact de l’accentuation des besoins de banques en liquidité, conjugué au relèvement du taux directeur de 100 points de base, le 13 juin 2018, ont pesé sur la dynamique des taux d’intérêt sur le marché monétaire.

Le taux moyen pondéré (TMP) des opérations principales de refinancement ainsi que le TMM se sont établis à 7,07% et 7,25%, respectivement, en août 2018.

par -
BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Les valeurs ajoutées des principaux secteurs exportateurs, à savoir, les industries mécaniques et électriques (IME), agroalimentaires (IAA) et celles du textile, habillement et cuir (THC) ont baissé respectivement de 5,2%, 5,4% et 1,3% en variation trimestrielle au cours du 2ème trimestre 2018, a indiqué la Banque Centrale de Tunisie (BCT), dans son dernier rapport ” Evolutions économiques et monétaires et perspectives à moyen terme, Septembre 2018 “, publié vendredi, sur son site web.

La BCT a expliqué cette régression par la baisse de la demande étrangère, due à une ” conjoncture moins favorable, sur l’horizon de court terme, chez les principaux pays partenaires de la Tunisie “.
Concernant le secteur touristique, la Banque a rassuré que ” la reprise s’est confirmée au cours des 6 premiers mois de 2018 avec des perspectives positives pour le restant de l’année “.

Ainsi, la valeur ajoutée de la branche ” hôtels et restaurants ” s’est accrue de 0,8% au cours du deuxième trimestre 2018, après avoir déjà progressé de 5,7% au premier trimestre.

par -

A chaque nouveau glissement du déficit de la balance commerciale, s’élèvent de nouveau en Tunisie des voix «d’experts» et de politiciens, demandant au ministre du commerce, Omar Béhi, de sévir en comprimant la liste des produits importés par la Tunisie. Avant lui et en coopération avec la BCT, une liste de 604 nomenclatures douanières déclarées «personæ non gratæ» avait été établie en octobre 2017. Le même mois, la BCT sortait une circulaire portant instruction de ne procéder à l’ouverture d’une lettre de crédit (LC) pour l’importation de certains produits qu’avec la couverture par l’importateur de sa LC par une garantie sur ses propres fonds. Des mesures qui avaient alors valu à l’ancien Gouverneur et au gouvernement le courroux de certaines parties européennes, dont l’une qui en voulait surtout à la présence sur cette liste des produits de maquillage (Nomenclatures de 330300 à 330499).

Les réprimandes, diplomatiquement correctes, arrivent encore à ce jour, au ministère du Commerce.

Les critiques internes, concernant certaines importations jugées actuellement inutiles et en tout cas non-indispensables, n’ont pourtant pas arrêté. Au ministère du Commerce, on penserait même rétablir le régime des autorisations préalables pour toutes les importations, même pour une seule année. On planche, tout de même et depuis quelque temps, sur les mesures à prendre qui pourraient contribuer à dépenser moins en importations et resserrer les cordons de la réserve en devises. De son côté, le chef du gouvernement avait remis sur la table des négociations avec les autorités chinoises la possibilité d’un accord de Swap pour couvrir les importations tunisiennes de Chine.

C’est dire tous les efforts faits ou en cours pour essayer de baisser le déficit commercial, sans pour autant toucher les matières de base, les semi produits et les importations par lesquelles l’industrie tunisienne fonctionne.

En août dernier, sur les 38,427 Milliards DT déboursés en devises par la Tunisie par en importations diverses, dont un peu plus de 24,205 Milliards DT pour seulement 9 produits, tous vitaux. Ces 9 produits représentent plus des 2/3 de toutes les importations tunisiennes. Pour plus de détails, cette liste de l’INS est encore plus explicite sur les importations tunisiennes.

Elle confirme, pour ceux qui auraient encore des doutes, non politiciens, qu’il est difficile, voire impossible pour le ministre tunisien du Commerce Omar Béhi de comprimer encore plus les importations, du moins officielles et pas celles qui passent par les circuits parallèles, qui sont un autre combat autrement plus difficile et pas encore engagé avec force et détermination par le gouvernement de Youssef Chahed.

A l’exception de quelques produits dans cette liste, rien ou très peu à notre sens pourrait être taxé d’inutile. Le ministre du Commerce pourrait certes en expurger quelques petites choses, comme les 90,4 MDT de jouets, jeux et articles de sports, les 52,4 MDT d’appareils de télécommunication comme les téléphones mobiles, etc. Mais est-ce que cela changerait quelque chose dans la balance commerciale ?

L’idéal, à notre sens, serait de se pencher sérieusement sur la question du commerce parallèle et le commerce de valises, comme par voie aérienne de Turquie. Et encore, regardez ce qui s’est passé dernièrement, lorsque la Libye a unilatéralement fermé ses frontières du côté tunisien. Le Tunisien vit, par le parallèle, avec le parallèle et en partie grâce au parallèle. Et il n’est pas prêt de s’en séparer !

par -
BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Dans l’objectif d’orienter davantage les banques vers le financement des secteurs productifs, de soutenir la croissance et de rationaliser le recours excessif au refinancement auprès de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), une nouvelle répartition des contreparties du refinancement a été introduite exigeant une quotité fixe de 40% sous forme de titres publics négociables et 60 % en créances bancaires. L’entrée en vigueur de cette nouvelle décision a été fixée pour le 5 septembre 2018, avec un délai d’un mois pour sa mise en application. D’ailleurs, cette mesure n’a pas posé de problèmes particuliers pour assurer le refinancement adéquat au secteur bancaire. Dans le cadre de ses interventions sur le marché monétaire, la BCT accorde des concours aux banques contre remise de garanties éligibles sous forme d’effets publics (Bons de Trésor Assimilables (BTA), Bons du Trésor à Court Terme (BTCT) et Emprunt national) et de créances bancaires saines. A fin décembre 2014, la quotité des effets publics a été relevée à 40% (Circulaire aux établissements de crédit n°2014-02 du 28 mars 2014) contre un minimum de 10% de l’encours de refinancement précédemment (Circulaire aux établissements de crédit n°2013-10 du 1er août 2013). En pratique, les garanties présentées par les banques dans leur ensemble sont constituées en moyenne à raison de 60% en titres publics et le reliquat (40%) sous forme de créances bancaires. Ce constat contraste avec la structure de l’actif des institutions bancaires tunisiennes composée majoritairement par les crédits accordés aux entreprises et aux particuliers. Il importe de préciser, à cet effet, que la BCT, dont l’une des missions est de contribuer à la stabilité financière, dispose d’une panoplie diversifiée d’instruments à même d’assurer la liquidité du système bancaire en toute circonstance et conformément aux objectifs assignés à la politique monétaire.

par -
BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Dans un communiqué, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a indiqué que le projet de publication par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) d’une nouvelle circulaire prévoyant l’obligation pour les banques de respecter un nouveau ratio crédits/dépôts a suscité un débat que la BCT estime intéressant. Toutefois, afin d’éviter toutes mauvaises interprétations qui pourraient induire le public en erreur, l’Institut d’Emission tient à apporter les précisions suivantes :

Contrairement aux allégations, dans la dite circulaire – encore au stade de projet – la BCT ne compte pas instituer un ratio cible de 110% mais plutôt amener les banques qui affichent des ratios très élevés – ayant même atteint un taux de 150% pour certaines – à réduire progressivement leurs ratios crédits/dépôts et ce, à hauteur de 3% trimestriellement. Les banques ayant des ratios inférieurs ou égaux à 110% ne seront pas concernées par cette mesure.

Il importe, aussi, de préciser que l’institution de ce ratio ne vise pas la réduction des crédits à l’économie. L’objectif étant d’inciter les banques à déployer davantage d’effort et à être plus innovantes en matière de mobilisation des dépôts de la clientèle moins volatiles et moins onéreux tout en les amenant à asseoir une gestion plus efficace de leur risque de transformation à la faveur d’une gestion actifs-passifs (ALM) dynamique.

Selon la BCT, cette mesure fait suite à la constatation du recours excessif des banques à des ressources de très court terme auprès de la BCT induisant ainsi une forte exposition au risque de transformation.

L’adoption du ratio crédits/dépôts – qui est actuellement en discussion avec la profession – sera limitée dans le temps et sera relayée par un ratio bâlois de liquidité à long terme qui appréhende le risque de liquidité sur la base de l’horizon temporel et des différentes maturités des éléments d’actifs et de passifs.

par -

L’idée n’est pas nouvelle. Le 12 décembre 2016, Chedly Ayari alors gouverneur de la BCT, signait avec le Gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiachuan, un mémorandum d’entente et de coopération favorisant une plus grande ouverture entre les deux secteurs bancaire et financier des deux pays. «Les deux gouverneurs s’étaient mis d’accord sur le principe de conclure une convention portant sur le swap du yuan contre le dinar tunisien dans le but de régler une partie des opérations commerciales et financières en monnaie nationale, ce qui permettra d’atténuer les risques de change pour les deux parties et d’intéresser davantage les importateurs chinois aux exportations tunisiennes», disait alors un communiqué de presse de la BCT.

Début 2018, nous apprenions que la Chine avait répondu positivement à cette tentative tunisienne de réponse financière à une problématique commerciale et économique. L’offre avait alors été jugée trop chère par la Tunisie qui l’avait refusée. La visite du chef du gouvernement, Youssef Chahed, en Chine et sa rencontre avec le président chinois et les plus hauts responsables économiques du pays du milieu avaient été l’occasion, apprenons-nous de source officielle, de relancer la Chine sur la question du Swap. Selon nos sources, la Chine aurait montré de meilleures dispositions et aurait promis de faire une nouvelle offre moins coûteuse.

par -

La BCT va publier, dans les prochains jours, une nouvelle circulaire qui prévoit l’obligation pour les banques de respecter un nouveau ratio CREDITS / DEPOTS, qui ne doit pas dépasser 110%. Or, la plupart des banques sont déjà en dépassement important dudit ratio. Les banques seraient dans l’obligation de limiter l’octroi de nouveaux crédits, d’améliorer le recouvrement et la collecte des dépôts“, a commenté l’expert comptable Walid Ben Salah, sur sa page Facebook.

La BCT a déjà publié, le 5 juin 2018, la circulaire 2018-06, qui définit de nouvelles règles de calcul du ratio de solvabilité des banques et qui prend en compte, pour la première fois, les risques de marché (change et taux d’intérêt), exclut certains éléments du calcul des fonds propres des banques et sanctionne les dépassements de certains seuils réglementaires, notamment des participations prises hors secteur bancaire et financier.

Le respect des exigences de la nouvelle circulaire nécessite l’augmentation des fonds propres de la plupart des banques (augmentation de capital, limitation de la distribution des dividendes, lancement d’emprunts subordonnés – si liquidité il y a ! – etc) et/ou la limitation de l’octroi des crédits et de l’exposition aux risques de marché, notamment de change (financement du commerce extérieur), a expliqué Ben Salah.
Toujours selon l’expert comptable,”la BCT a décidé également de limiter le volume des BTA présentés au refinancement à 40% au lieu de 60%, incitant ainsi, les banques à ne plus financer le déficit du budget de l’Etat et/ou ne plus user de cet instrument (considéré comme privilégié jusqu’à présent), pour se refinancer auprès de la BCT. La présentation de papier de qualité devient la règle de refinancement, ce qui incite les banques à accorder plutôt des crédits refinançables (financement de l’économie) au lieu des autres formes de crédits non refinançables (découvert, crédits à la consommation, etc) et/ou limiter les octrois de crédits aux bons profils de risque et selon les formes les plus adéquates“.

L’expert comptable s’est interrogé, par ailleurs, sur l’aptitude des banques en Tunisie à pouvoir respecter simultanément toutes ces nouvelles exigences : “Sont-elles préparées et suffisamment outillées pour le faire ?! A défaut, quelles seraient les conséquences de telles décisions sur l’ensemble du secteur et de l’économie, notamment en l’absence de mesures concrètes permettant de rétablir la confiance dans le système bancaire, son développement et sa sophistication, d’améliorer le taux de bancarisation, d’améliorer la liquidité du secteur en limitant le cash et en privilégiant le recours au digital et aux nouvelles technologies, et d’encourager l’épargne” ?.

par -

On aura beau s’habituer à sa lente dégringolade, on ne peut oublier à chaque fois de le remarquer et le faire remarquer. Faute de plus d’export que d’importation, faute de prise de conscience des détenteurs de CPD (Comptes provisoires en devises) sur le fait qu’il est mieux pour eux comme pour le pays d’utiliser ces devises pour leurs achats que de puiser dans les réserves des banques et de la BCT et faute aussi de soutien du Dinar par les citoyens de son pays, les réserves tunisiennes en devises étrangères ne sont plus que de 10655 MDT. Des réserves qui ne représentent plus que 69… jours d’importation. On est loin, très loin des 90 jours, considérés comme le seuil minimum pour une économie émergente

par -
BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Réuni mercredi 29 août 2018 à Tunis, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a noté l’amélioration des indices économiques, monétaires et financiers de la Tunisie. Le pays a réalisé ainsi à la fin du 2ème trimestre 2018 une croissance de 2,8% du PIB, en glissement annuel contre 2,5% durant le premier trimestre et une croissance de 1,7% durant le deuxième trimestre de l’année 2017.

Le Conseil d’administration de la BCT a dans le même contexte constaté que le taux de croissance du premier semestre de cette année serait de 2,6% contre 1,9% durant la même période de l’année 2017.

par -

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur, indique un communiqué. Réuni mercredi 29 août 2018 à Tunis, la BCT a noté la persistance des tensions inflationnistes malgré une légère amélioration. L’évolution du rythme de l’indice des prix à la consommation s’établit, en glissement annuel, à 7,5% durant le mois de juillet 2018 contre 7,8% en juin dernier. L’institution souligne que le rythme d’évolution des prix est de nature à impacter négativement la reprise économique, ce qui nécessite un suivi minutieux des sources de l’inflation.

FOCUS 🔍

Comme chaque année et pour la 8ème fois consécutive, Orange Tunisie a organisé son Orange Summer Challenge (OSC), le rendez-vous incontournable des jeunes technophiles,...

Le meilleur des RS

La loi antiraciste vient d'être votée par le Parlement, avec son lot de sanctions qui en refroidit plus d'un (fortes amendes et même peine...

INTERVIEW

Slim Feriani, le ministre de l'Industrie et des PME et de l'Energie par intérim, a récemment accordé à Africanmanager une interview exclusive où il...

AFRIQUE

Le compte satellite du tourisme en 2017 publié par le Haut Commissariat au Plan (HCP) et rapporté par Telquel.ma, fait « ressortir une nette amélioration...

Reseaux Sociaux

SPORT

La joueuse de tennis tunisienne Ons Jabeur (101e mondiale) a poursuivi son aventure réussie au tournoi "Kremlin cup" de Moscou, doté de 767.000 dollars,...