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BCT

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La légère stabilité observée du dinar s’explique par un contexte relativement favorable marqué par une série de facteurs : un emprunt de la STEG en devises auprès d’une banque de la place, des entrées des recettes de la cession de certaines entités confisquées (Zitouna, Zitouna Takaful..), des recettes touristiques en hausse au premier trimestre, des entreprises publiques qui ont différé certaines importations, a indiqué l’économiste et universitaire et membre du Conseil d’Analyses Economiques, Moez Labidi, dans un entretien avec l’agence TAP.

S’ajoute à cela le resserrement monétaire qui a freiné, à la fois, le comportement spéculatif de certains opérateurs, en les poussant à utiliser leurs avoirs en devises au lieu de recourir au robinet du crédit, et la demande de crédit pour financer des importations de biens d’équipement et des intrants, tempérant ainsi, les pressions baissières sur les réserves en devises” a-t-il souligné, en marge de la 15ème conférence annuelle de l’ASECTU, qui se tient à Hammamet (Nabeul), du 12 au 14 juin 2019.

Labidi a aussi estimé que cette appréciation de la monnaie a le mérite de neutraliser les comportements spéculatifs de certaines entreprises importatrices qui ont fortement pénalisé la monnaie tunisienne.
A la question de savoir si cette légère appréciation du dinar va se poursuivre ou pas, il a expliqué que les perspectives positives du secteur du tourisme plaident pour une certaine stabilité du dinar dans la mesure où la Banque centrale de Tunisie aura de la marge pour le défendre.

Toutefois, poursuit-il, “toute la question est de savoir si cette stabilité va se poursuivre après la saison touristique. Là je pense que cela dépendra de la qualité et des résultats de ces élections“.
Autrement dit, “la santé du dinar serait très sensible au degré d’adhésion des Tunisiens aux prochaines élections et à la crédibilité du prochain gouvernement issu des législatives. Une faible adhésion des Tunisiens aux élections avec une équipe au pouvoir qui brille par son populisme serait le pire scénario que pourrait encaisser la Tunisie démocratique, avec son cortège de creusement des équilibres macroéconomiques et de glissement du dinar. Rappelons que la force et la faiblesse d’une monnaie dépend essentiellement, de ces fondamentaux et notamment du déficit de la balance courante. Avec un déficit courant de plus de 11% de PIB, on ne peut pas espérer une véritable amélioration du dinar” a-t-il encore, expliqué.

Par contre, une adhésion forte aux élections, avec un gouvernement crédible dans son programme, suffisamment audacieux, pour faire respecter la loi (combattre la corruption et l’informel, traitement en profondeur des dossiers les plus délicats comme le phosphate et le déficit énergétique), serait de nature à favoriser le déclenchement d’une véritable dynamique de réforme capable d’améliorer les fondamentaux macroéconomique qui sont les seuls réels garants de la stabilité du dinar” a-t-il ajouté.
Pour espérer une réelle appréciation du dinar, plusieurs chantiers sont incontournables, dont notamment la résolution de la question du déficit courant et du déficit énergétique qui représente le tiers du déficit commercial. On pourrait aussi envisager une amnistie de change qui aura certainement un impact très positif sur le dinar, mais un tel pas ne pourrait pas être engagé par un gouvernement sortant, au risque d’un changement de position de la part du gouvernement issu des prochaines élections“.

Labidi pense aussi que “le stress qui pèse sur les finances publiques avec la montée de l’endettement et du service de la dette va compliquer l’équation du financement du budget : durcissement des conditions de financement externe (hausse de la prime de risque de la Tunisie sur les marchés financiers internationaux) et le tarissement des autres sources de financement externes (auprès des bailleurs de fonds), alimentant ainsi, la pression sur les réserves en devises du pays. L’autorité monétaire ne sera pas ainsi dans une situation confortable pour défendre le dinar. Et c’est la raison pour laquelle, je dirais encore une fois que la défense du dinar passe par l’amélioration des fondamentaux plutôt que par des interventions musclées de la BCT sur le marché “.
L’universitaire considère, à ce titre, “qu’utiliser les réserves en devises pour défendre une monnaie dont les fondamentaux se dégradent est, in fine, une sorte de gaspillage de l’argent public en devises, qui pourrait peser négativement sur les importations de médicaments et des pièces de rechange… Défendre de façon ponctuelle la parité du dinar oui, mais il ne faut pas que cela devienne une pratique récurrente“.

Et de conclure “le dinar se déprécie parce que les fondamentaux se dégradent, mais aussi parce que la vague spéculative qui le touche est de plus en plus forte. Cette vague se traduit par les importations anticipées et excessives, qui mettent la pression sur les réserves en devises et favorise la dépréciation du dinar. C’est le phénomène des anticipations auto réalisatrices. La légère stabilité observée a cassé cette vague et a montré que la baisse du dinar n’est pas irréversible. Reste maintenant à soutenir cette tendance vers la stabilité par un courage politique qui doit se manifester par une fermeté dans l’action pour améliorer les fondamentaux économiques“.

TAP

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En vue de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de la fête de l’Aïd El Fitr, il est décidé que :

*Au cas où le premier jour de l’Aïd coïnciderait avec le mardi 4 juin 2019 :

Les Banques assurent au public, le jeudi 6 juin 2019, de 9 heures à 12 heures, un service de caisse et de change manuel.
La Banque Centrale de Tunisie assure, le même jour, de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses succursales.

*Au cas où le premier jour de l’Aïd coïnciderait avec le mercredi 5 juin 2019

Les Banques et la Banque Centrale de Tunisie assurent les opérations susvisées, le mardi 4 juin 2019, de 9 heures à 12 heures.

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Nous croyons savoir, de source généralement très bien informée et qui est aussi proche du dossier, que la BH (Banque de l’Habitat) pourrait prendre le contrôle de la TFBank (Tunisian Foreign Bank), la seule banque tunisienne en France et en Europe. En avril dernier, la Carep (Commission d’assainissement et de restructuration des entreprises publiques) aurait en effet déclaré infructueux le dernier appel d’offres pour la cession de 65 % du capital de la TFBank.

Récemment, selon notre source, le conseil d’administration de la BH aurait validé l’option, par ailleurs aussi acceptée par le ministère des Finances, de reprendre les parts de la BCT (Banque Centrale) et de la STB dans le capital de la TFBank, dont la Banque de l’Habitat prendrait ainsi le contrôle…

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Les états financiers de la société Land’Or de Hatem Denguezli (51,94 % et presque 11 % chez Saad Haj Khalifa et Salah Ben Turkia), faisaient apparaître à la fin de l’exercice 2018, un total net de bilan de 76.237.912 DT, un résultat net bénéficiaire de 5.946.421 DT et des flux d’exploitation positifs de 4.414.680 DT

L’entreprise a deux filiales commerciales, au Maroc et aux Etats Unis d’Amérique. L’une d’entre elles est mal en point et le fondateur s’échine à essayer de la sauver. En effet, «la société Land’Or Maroc a connu des difficultés d’exploitation et financières au cours des exercices 2013 et 2014, et qui se sont poursuivies en 2015, et ce suite à l’incident technique survenu en 2013 et l’interdiction par les autorités sanitaires marocaines d’importation des produits d’origine animale à partir de la Tunisie de septembre 2014 à mai 201». Le constat est posé par les commissaires aux comptes de l’entreprise, qui le consignent dans leur rapport sur les bilans de l’exercice 2018. Et le même rapport de préciser à ce sujet que «ces deux évènements ont lourdement pesé sur la situation financière de Land’Or Maroc et sont à l’origine de ses pertes cumulées».

Le management de l’entreprise, une des rares à s’essayer à l’investissement dans un pays concurrent et qui contribue à l’excédent de la balance commerciale bilatérale en faveur de la Tunisie, n’a pas croisé les bras. En effet, depuis 2017 la société a engagé un plan de restructuration, financière et opérationnelle, précise le communiqué de la maison-mère, de Land’Or Maroc.

Le plan de restructuration financière inclut l’abandon d’une partie de la créance, la conversion d’une autre partie en un prêt à moyen terme, et la conversion d’une partie de cette créance en une participation dans le capital de la société tunisienne au Maroc, précise encore le même communiqué. Un plan qui nécessite, donc, un accord des autorités financières et plus précisément la BCT. Cette dernière se tait pourtant depuis trois ans, comme si elle refuserait le plan de sauvetage d’un investissement tunisien à l’étranger. «Ce plan a fait l’objet d’une demande d’autorisation déposée auprès de la Banque Centrale de Tunisie en date du 05/04/2016 et n’a pas encore reçu l’approbation définitive à la date de publication des états financiers», comme le font noter les commissaires aux comptes de l’entreprise. Un silence aussi, que la BCT n’explique pas et qui met ainsi la balle dans son camp.

En attendant, et pour éviter que le navire coule au Maroc, l’entreprise de Hatem Denguezli tente de maintenir et développer son activité au Maroc, en opérant «une restructuration opérationnelle de la filiale marocaine visant à améliorer le réseau de distribution [au Maroc] par la recherche de nouveaux partenaires de distribution. La filiale marocaine assure en parallèle et pour le compte de sa maison-mère, le développement des ventes pour des marques de distributeurs. Le silence de la BCT pourrait coûter cher à l’investissement tunisien à l’étranger qui tente de conquérir plus de parts de marchés.

De plus, le management est en train d’étudier la réalisation d’un projet industriel au Maroc et a conclu, courant 2018, un accord d’une levée de fonds avec le Groupe Africinvest, via la constitution d’une nouvelle holding. «L’objectif de cette opération est d’accompagner le développement du Groupe tunisien au niveau international notamment avec le projet d’implantation industrielle au Maroc», explique le management de l’entreprise. Mais ce projet demeure sous la menace d’un refus de la BCT, dont le silence sur le projet de restructuration pèse sur le projet de la Holding tunisienne au Maroc.

En attendant, l’entreprise est obligée de provisionner. «Vu le retard accusé dans l’obtention de l’approbation du plan de restructuration et en application du principe de prudence, le management a décidé en 2017 de provisionner l’intégralité de la créance antérieure à 2015 (Créance sur Land’Or Maroc pour un montant de 23.374.841 DT) et qui demeure impayée dont le montant s’élève à 14.445.020 DT ainsi que la participation de 1.629.615 DT». C’est ce que nous lisons dans le rapport des commissaires aux comptes.

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Taoufik Baccar, ancien gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a appelé à la révision de la loi régissant la BCT afin de garantir son indépendance du gouvernement et du ministère des Finances. L’objectif, selon ses dires, est d’assurer la crédibilité de la politique monétaire, rapporte mercredi 22 mai 2019 le site de langue arabe Akher Khabar On Line.

Baccar a ajouté que le Fonds monétaire international (FMI) n’a pas débloqué un seul dollar pour la Tunisie de 1991 à 2010, et ce grâce à la bonne gestion au niveau de la maîtrise des prix et la préservation de la valeur du dinar tunisien au cours de cette période…

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Les banques tunisiennes semblent rester aussi performantes et enregistrent toujours plus de bénéfices. En effet, en 2018, les 17 banques, publiques, privées et de toutes tailles, ont dégagé un résultat net bénéficiaire de plus de 1,230 Milliard DT. Un chiffre qui dépasse celui de l’exercice 2017 (1,066 Milliard DT) de 164 MDT.

L’explication réside, partiellement, dans les emprunts de l’Etat en BTA, dans le coût de l’argent, vendu par la BCT aux banques moins cher que le Taux directeur et revendu par les banques à leurs clients, plus cher qu’à l’achat. L’explication est aussi dans le taux d’intérêt, augmenté par les banques, suite à l’augmentation par la BCT de son taux directeur. Il se pourrait cependant, à en croire Marouane El Abassi, que 2019 signe la fin d’une époque pour la grande majorité des banques tunisiennes.

«L’année 2019 sera une année morose pour les banques de la place à cause de la rareté des liquidités», dans la mesure où leurs bénéfices devraient baisser et qu’elles ne gagneront pas autant d’argent qu’en 2018, a ainsi dit en substance, lundi 13.5.2019 lors d’une séance d’audition tenue par la commission de la législation générale à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abbassi.

  • Aux banques de se désintoxiquer de l’addiction au refinancement

Ce dernier pourrait très bien n’être qu’un simple lanceur d’alerte, pour que les banques tunisiennes changent dès maintenant leur business model et s’orientent plus vers une meilleure diversification de leurs ressources. En quelque sorte se désintoxiquer de l’addiction aux ressources faciles du refinancement, et elles ont entamé cette cure.

En effet, «au cours du quatrième trimestre de l’année 2018, le besoin moyen des banques en liquidité a poursuivi sa croissance, mais à une cadence moins accentuée que les trimestres précédents de l’année, augmentant de +481 MDT seulement en variation trimestrielle, contre +1.689 MDT, +1.724 MDT et +1.821 MDT respectivement aux troisième, second et premier trimestres de l’année, pour atteindre 16.161 MDT en moyenne. Ce ralentissement porte la marque d’une nette diminution des besoins des banques de 342 MDT au dernier mois de l’année 2018», remarquait déjà la note de conjoncture de la BCT.

Il n’en demeure pas moins vrai qu’il existe un réel problème de manque de liquidités en Tunisie. Le gouvernement tempère ce constat, car il est l’une des causes de l’assèchement de cette liquidité, par le volume de BTA émis sur la place financière locale. Un gouvernement qui plus est emprunte pour financer un budget dont les différents paiements et règlements retourneront ensuite dans le secteur parallèle, le consommateur ne croyant pas encore aux nouveaux moyens de paiement, notamment électroniques.

A ces ponctions gouvernementales répétées, et en One-Way, de la liquidité, il faudra ajouter l’énorme somme d’argent qui a toujours été hors des circuits bancaires traditionnels. Et d’ailleurs même pour l’Etat le volume des BTA a baissé, à cause du coût de ces ressources qui devient élevé, privant du coût les banques d’une partie des bénéfices.

Pour 2019 donc, les banques devraient voir baisser leurs encours de crédits, et donc leurs marges. Elles devraient donner moins de crédits, pour simple cause de cherté de ce crédit. Pour ce qu’elles donneront, elles le feront sans le filet de sécurité de la BCT qui devrait, au contraire, jouer le rôle de gendarme.

D’autres analystes sur la place boursière, pensent cependant, que les banques continueront à gagner de l’argent, qu’elles ont encore de la marge notamment la marge d’intérêt. Les marges d’intérêts des banques sont encore assez confortables et que les anciens crédits accordés par les banques, génèreront encore des intérêts pour de longues années encore. L’un d’eux a même estimé qu’elles ont encore 500 points de base de marge. «Il n’ y aura certes plus des taux de croissance des bénéfices de 20 %. Mais je mets ma main au feu qu’il y aura toujours croissance à 10 % ou un peu moins», affirme un autre intermédiaire boursier.

Pour l’instant, les indicateurs du 1er trimestre 2019 des banques, montrent plutôt une continuité dans la hausse. Il faudra attendre les bilans intermédiaires des six 1ers  mois de l’exercice 2019, pour trancher quant à la véracité de ce Warning du gouverner de la BCT, dont l’objectif pourrait n’être que d’attirer l’attention sur la nécessité de changer de modèle.

  • La BCT resserrera ses contrôles et sera plus vigilante

Cette crise de liquidité devrait, en plus, être accélérée par le contrôle que compterait faire la BCT sur la qualité du service, les risques de transformation et notamment le respect du ratio «Loan-to-Deposit» d’un max de 120 % alors qu’il était à 150 et même à 170 % chez certaines banques, conduisant à des risques de transformation. Des banques pourraient même être classées en PDR (Payeur de dernier ressort) et ne seront plus au même niveau que les banques en matière de refinancement auprès de la BCT.

Cette dernière compterait aussi, selon nos informations, resserrer encore plus le refinancement. Cela ne sera cependant pas fait par une nouvelle hausse du taux directeur. Elle n’en aurait jusqu’à présent pas besoin. En effet, avec un TMM à 7,83 % (Chiffre au 15.5.2019) et l’inflation à 6,9 %, la BCT réalise pour la 1ère fois un écart positif de 90 points de base, et l’argent est vendu plus cher que l’inflation. Un scénario qui traduit une meilleure cohérence de la politique monétaire, actuellement conduite en Tunisie.

  • Des banques plus inventives et mieux rémunératrices des dépôts

Les banques tunisiennes sont ainsi appelées à changer de modèle économique. Un modèle qui compte jusque-là sur les ressources des dépôts de la clientèle. Des ressources non rémunérées, ou mal rémunérées, à l’image d’une épargne dont la rémunération ne couvre même pas le coût de l’inflation. Un nouveau modèle dont la naissance pourrait même être en césarienne et occasionner des dégâts. Mais un nouveau modèle où les banques doivent mieux s’armer pour la collecte des ressources les moins chères.

Les lignes de crédits de bailleurs de fonds étrangers qui ciblent par exemple les PME ne coûtent pas cher, mais ne rémunèrent pas les banques comme elles le souhaiteraient. Elles gagneraient cependant à se faire mieux connaitre et mieux utilisées par les banques tunisiennes.

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Dans un communiqué rendu public ce mercredi 15 mai 2019, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a catégoriquement démenti les informations selon lesquelles la BCT a refusé de dévoiler à la HAICA l’état des mouvements financiers de certaines entreprises de presse (télévisions, radios).

La BCT précise dans ce contexte que la HAICA a demandé de collecter des informations sur les transferts financiers à l’étranger qui concernent les entreprises médiatiques, les associations relevant des télévisions, des radios.

Elle a ajouté que les demandes de la HAICA ne sont pas fondées sur un cadre juridique et que la BCT n’a pas le droit de transmettre des informations en dehors des dispositions légales en la matière.

On rappelle que la HAICA a annoncé ce matin sur les ondes de la radio Mosaïque fm qu’elle a déposé auprès de l’Instance nationale d’accès à l’information une plainte contre la BCT afin de pouvoir disposer des documents requis.

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Dans une déclaration accordée ce vendredi 10 mai 2019 à Africanmanager, le président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et Etablissements Financiers (APTBEF), Ahmed Karam, a catégoriquement démenti les informations selon lesquelles les banques tunisiennes ont décidé de suspendre l’octroi des crédits à la consommation aux clients.

Il a ajouté que les banques n’ont pas reçu une décision relative à cette mesure de la part de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

On rappelle que de nombreux supports médiatiques tunisiens ont relayé ce matin cette information…

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Une convention de coopération a été signée, mercredi, par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et l’ambassade de Suisse en Tunisie, couvrant la deuxième phase du programme d’assistance technique BCC (Bilateral Assistance and Capacity Buidings for Central Banks) appuyé par le Secrétariat d’Etat à l’Economie Suisse.
Cet accord, destiné au renforcement des capacités des cadres au sein des banques centrales, porte sur divers volets notamment la stabilité financière, la politique monétaire et le développement de la Recherche “, Selon un communiqué, publié jeudi par la BCT.
Le programme d’assistance technique BCC sera mis en œuvre par l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement de Genève (IHEID) et s’étendra jusqu’à 2022.
A cette occasion, l’ambassadeur de Suisse en Tunisie, Etienne Thévoz, a mis en évidence l’importance des relations entre la Confédération suisse et la Tunisie tout en soulignant la priorité accordée par son Gouvernement au soutien de la Tunisie.
Pour sa part, le gouverneur de la BCT, Marouane El Abassi, a relevé l’importance et l’efficacité de cette coopération Tuniso-Suisse et sa contribution dans le renforcement des capacités institutionnelles de la BCT et le développement des compétences des cadres de l’Institut d’émission.

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Les réserves en devises s’établissent à 12,985 milliards de dinars le 7 mai 2019, couvrant ainsi 74 jours d’importation selon les chiffres de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Pour rappel, le stock en devises étrangères avait atteint 14.585 milliards de dinars le 19 mars dernier, couvrant 86 jours d’importation.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a publié, jeudi, une circulaire destinée aux banques et à l’Office National de la Poste (ONP) relative à l’ouverture de comptes bancaires concernant la campagne électorale municipale au profit des listes candidates aux élections municipales de l’année 2019, au moment où certains arrondissements municipaux procèdent à des élections partielles.
Cette circulaire, comprenant 7 articles, fixe les procédures d’ouverture de comptes bancaires pour les listes des candidats aux élections municipales, leur fermeture et les conditions du versement des montants déposés dans le compte bancaire par l’intermédiaire financier de la liste.

La circulaire présente, également, les mesures susceptibles d’imposer l’engagement d’interdire l’ouverture de plus d’un compte bancaire pour chaque liste de candidature et l’octroi de n’importe quel relevé ouvert au nom de la campagne électorale ou l’attribution de n’importe quel type d’avance à la liste propriétaire du compte bancaire.
La BCT et l’ONP appellent à informer la Banque de chaque opération d’ouverture des comptes au nom de la campagne électorale, tel que stipulé par le 1er article et ce, à travers le système de la BCT pour l’échange des données.

La circulaire insiste sur la nécessité de garder les dossiers de ces comptes et tous les documents concernant leur ouverture, leur gestion et leur fermeture ainsi que les justificatifs des opérations et des transactions faites par le biais de ces comptes durant 10 années, à partir de la date de leur fermeture.
Il convient de signaler que la décision de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) n°20 de l’année 2014, datant du 8 août 2014, relative à la fixation des règles de financement de la campagne électorale, ses procédures et méthodes d’application, stipule dans son quatrième chapitre “qu’il importe à chaque liste de candidats et de candidates d’ouvrir un seul et unique compte bancaire où toutes les ressources financières consacrées à la campagne électorale devraient être versées, quelle que soit leur source privée ou publique et assurer les dépenses nécessaires pour cette campagne, à condition que l’ISIE en collaboration avec la BCT prenne les mesures nécessaires pour l’ouverture et la fermeture du compte unique“.

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Les Tunisiens, hommes d’affaires surtout, mais aussi particuliers, ont été presque surpris, mais positivement, par la dernière appréciation du Dinar tunisien, essentiellement vis-à-vis de  l’Euro et du Dollar américain. A la date du 23 de ce mois d’avril 2019, selon le tableau publié sur le site internet de la BCT (Banque Centrale de Tunisie), l’Euro qui était à près de 3,5 DT n’est plus qu’à 3,36 DT. Réagissant à chaud, un chef de salle de change tunisien aurait dit que «avec tout l’optimisme possible sur cette période, je n’aurais jamais été optimiste à ce point». Croisons les doigts, ou devrait-on dire, prions Dieu !

L’USD, qui était aussi à plus de 3.07 DT, n’est plus qu’à 2,99 DT. Il s’agit d’une appréciation du dinar d’environ 10 figures en moyenne sur l’euro et le dollar selon le jargon bancaire, ou de 3%.Tous, ou presque, croyaient en une intervention monétaire de la BCT, pour remonter le cours de change que certains accusaient, avec la BCT, de tous les maux économiques de la Tunisie. Certains avaient en effet fait le lien entre la baisse des réserves de devises à 77 jours d’importation et l’appréciation subite du Dinar.  La BCT avait certes payé la 1ère tranche de 250 MUSD du prêt qatari de 1 Milliard USD le 18 avril 2019, mais n’avait pas dépensé d’autres devises pour intervenir directement et corriger le taux de change.

–          La BCT décrypte et explique, cas concrets et chiffres à l’appui

«Le Dinar est juste en phase de retracement et est en train de récupérer du terrain», commente le DG des finances extérieures à la BCT, Béchir Trabelsi pour Africanmanager. Il a ajouté  qu’il «s’est déjà déprécié de manière importante, et a réussi à impacter une bonne partie de la demande d’importation». Cela fait que la Tunisie serait en train de payer de moins en moins son déficit commercial en devises.

Il faut remarquer aussi la relative baisse des prix de l’énergie qui a contribué à alléger la valeur en dollar de la facture énergétique, explique Béchir Trabelsi. Pour les 3 premiers mois de 2018, le déficit énergétique était de 567 MUSD. A la fin du 1er trimestre 2019, une année après, il n’est plus que de 464 MUSD. Une baisse, donc, de quelque 100 MUSD.

La seconde explication de cette appréciation du Dinar versus les deux plus importantes devises de règlement, résiderait dans «le retour à la croissance, en termes de recettes, de certains secteurs pourvoyeurs de devises, comme le tourisme et plus timidement le phosphate».

Mais il n’y a pas que cela. En effet, selon la même source, le marché des changes a bénéficié « depuis le début de l’année de  plusieurs flux entrants en devises. D’abord, l’argent de la privatisation de la banque Zitouna et sa filiale d’assurance, ensuite des tirages sur des lignes de financement privé. Tout a été vendu contre Dinars», alimentant par là même la liquidité sur le marché. «Il y a aussi l’apport en devises des sociétés pétrolières, pour payer leurs taxes et impôts du 1er trimestre 2019, qui ont aussi fait des rentrées de devises, transformées par la suite en Dinar. On a aussi enregistré l’achat de Dinars contre devises, par des TO étrangers, pour payer les avances pour Booking auprès des hôteliers tunisiens».

Il ne faut pas, non plus, oublier l’effet positif du «Staff Level Agreement», accordé à la Tunisie par le FMI, et qui est généralement interprété comme un signal positif aux places financières internationales et partant, au reste des bailleurs de fonds de la Tunisie qui sont aussi ses «followers». Ce document, notons-le, a crédité a Tunisie de perspectives favorables en terme de croissance et d’un satisfécit quant au réformes qui devaient être menées pour le redressement économique et financier.

–          Une tendance qui se confirmera, ou une appréciation conjoncturelle ?

Ce n’était que le marché, qui semble ainsi avoir tiré les leçons de toutes les dernières mesures, économiques et monétaires, du gouvernement et de la BCT, et s’être adapté et autorégulé.  «Derrière, disons-le à tous ceux qui en ont douté un temps, il y a toutes les mesures, structurelles, prises en matière de refinancement, comme le ratio du «Loan-To-Deposit» et notamment la hausse des taux d’intérêt, qui a aussi rendu plus cher le dinar pour se procurer des devises et a quelque part rationalisé l’achat de devises par les entreprises tunisiennes. Il s’agit ainsi des effets positifs de toute la politique monétaire restrictive de la BCT, qui est en phase de rationaliser la distribution du crédit en Dinars, ce qui permet de mieux maîtriser la demande en termes d’importation ».

Interrogé par Africanmanager si l’appréciation du Dinar face aux deux principales devises est une tendance qui va se confirmer ou s’il ne  s’agit que d’un repli conjoncturel, Béchir Trabelsi reste réaliste, sans pour autant se départir d’un certain optimisme. «Elle est conjoncturelle. Mais on n’est pas à l’abri de bonnes surprises.».

Encore faut-il que la Tunisie continue à rationaliser ses importations, à améliorer ses exportations et introduire certaines réformes, comme l’adoption du projet de loi sur l’amnistie de change.

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Dans le cadre de la coopération régionale et internationale pour bâtir une nouvelle économie inclusive dans la région MENA, la BCT a organisé conjointement avec la Banque Mondiale un Atelier de travail régional de haut niveau le 23 avril 2019 à Tunis, sous le thème « Paiements digitaux et nouvelle économie » avec la participation de Gouverneurs de Banques Centrales, d’experts et de Fintech du continent africain. Ont également pris part à cet évènement M. Férid BELHAJ, Vice-président du Groupe de la Banque Mondiale pour la région MENA et M. Anouar MAAROUF, Ministre des Technologies d’Information et de l’Economie Numérique.

A l’ouverture de cet évènement, M. Marouane El Abassi a rappelé que la BCT est consciente du potentiel des services financiers digitaux à promouvoir l’inclusion financière, le De-cashing et le développement socio-économique. L’institut d’émission est aussi préoccupé par les risques inhérents à l’utilisation de la nouvelle technologie dans l’industrie bancaire et financière. Dans ce cadre, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre sur les plans réglementaire, institutionnel et opérationnel. En guise de proposition, M. Le Gouverneur a insisté sur la nécessité de renforcer davantage la coopération régionale à travers l’élaboration d’un agenda commun de promotion des paiements digitaux pour booster l’inclusion financière, avec comme initiative concrète l’implémentation d’une plateforme digitale de paiements transfrontaliers. Au cours de cet évènement, des expériences réussies de solutions innovantes offertes par des Fintech et des établissements de paiement ont été présentées en mettant en exergue les opportunités et les risques inhérents aux paiements digitaux.

Cet évènement a été également une occasion pour convenir sur les facteurs clés de succès du développement des paiements digitaux, notamment la régulation proactive et propice à l’innovation, la tarification incitative des services de paiement, l’interopérabilité des plateformes, l’éducation financière et la mise en place d’une stratégie de cyber-sécurité. En ce qui concerne les crypto-monnaies M. Le Gouverneur a affirmé que la BCT suit de près les évolutions en la matière et demeure vigilante par rapport aux risques inhérents. Dans le même contexte, M. El Abassi a réfuté aucune intention de la BCT pour l’émission d’obligations sous forme de crypto-monnaie : ” ce n’est pas à l’ordre du jour”, a-t-il précisé. M le Gouverneur a clôturé cet atelier en saluant la détermination et l’engagement des cinq banques centrales maghrébines dans la mise en œuvre du plan d’action fixé en novembre 2018 à l’occasion de la tenue de la 8ème session du Conseil des Gouverneurs des Banques Centrales des pays de l’Union du Maghreb Arabe dont les travaux liés aux volets de la Fintech et l’inclusion financière ont déjà démarré en mars dernier.

Communiqué

 

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Les états financiers de la BTK, filiale de la française BPCE, au 31 décembre 2018, faisaient ressortir un total bilan de 1,580.450 Milliard DT et un déficit de l’exercice s’élevant à 7,727 MDT contre un résultat, toujours déficitaire, de 39,696 MDT en 2017.

Notons qu’à l’exploitation et malgré un PNB en hausse de plus de 16,3 MDT, le résultat était déjà déficitaire de 22,645 MDT. Il était essentiellement plombé par les 35,3 MDT de «dotations aux provisions et résultat des corrections de valeurs sur créances, hors bilan & passif».

Le résultat a aussi été plombé par «les provisions constituées par la Banque jusqu’au 31 décembre 2018 qui s’élèvent à 15,788 MDT et les dotations aux provisions au titre de l’exercice 2018 qui totalisent le montant de 3,693 MDT, sans oublier la dotation spécifique sur Carthage Cement de 6,809 MDT».

  • Elle se redresse, mais pas avec assez d’adresse !

On remarquera que, bien qu’elle soit désormais en phase de redressement, comme pourrait en témoigner l’importante baisse du déficit, qui a été divisé par cinq en une année (7,7 MDT en 2018, contre 39,7 MDT en 2017), on croirait presque que cette banque, certes de droit tunisien, «se tunisifie» encore un peu plus dans son bas-bilan. Comme la Tunisie, elle donne plus de salaires qu’elle n’en peut et s’endette toujours plus, sans chercher les ressources à bas prix.

Première constatation : les charges d’exploitation bouffent plus de la moitié du PEB (produit d’exploitation bancaire). Un PEB qui évolue (+20,9 MDT), mais pas assez pour couvrir la hausse des charges d’exploitation (+4,653 MDT) et les stabiliser.

Deuxième constatation : un bilan largement handicapé par le poids des salaires du personnel. En effet, chez la BTK, les 33,729 MDT de frais de personnel ont représenté la moitié du PNB. Ces frais ont augmenté de presque 3 MDT.

Mais les charges générales d’exploitation aussi ont augmenté de presqu’un MDT. Le tout, sans compter qu’autant de dotations aux provisions des corrections de valeurs sur créances (35 MDT comme en 2017) pourrait signifier une mauvaise gestion du dossier des créances à la clientèle. Où était donc passée l’expertise française en la matière ?

  • Elle s’endette plus auprès de la BCT, mais réduit les voiles en crédits !

Dans le haut de bilan on remarquera, par exemple, que les dépôts et avoirs de la clientèle, ressources réputées à bas prix, n’ont presque pas changé entre 2017 (838,502 MDT) et 2018 (828,489 MDT) et on dirait même qu’ils ont légèrement baissé.

Un effort supplémentaire, pour donner confiance aux prospects et augmenter les dépôts de la clientèle et qui n’aurait manifestement pas été fait, aurait pu contribuer à baisser la dette de la BTK envers la BCT (129,397 MDT à fin 2018), qui a même doublé d’une année à l’autre (+84,364 MDT par rapport à 2017). Il est vrai que le coût de l’argent à la BCT est plus bas que l’inflation. Pourquoi alors la banque n’a pas usé de cet artifice, pour faire comme tout le monde, vendre l’argent de la BCT plus cher et en tirer bénéfices ? Ce qu’on remarque par contre, c’est que c’est une banque qui préfère réduire les voiles sur un secteur comme le leasing (-2,841 MDT), au lieu de soutenir ce secteur en crise latente.

  • 700 DT/J au DG, qui divise le déficit par 5

Baisse donc, chez la filiale de la français BPCE en 2018, pour les créances sur la clientèle. Avec la hausse des taux qui fait le bonheur de plus d’une banque en Tunisie, la BTK a préféré baisser l’encours de ces crédits à la clientèle (1.292 MDT contre 1.198 MDT l’année 2018, soit une diminution de 94,515 MDT), se privant ainsi de bénéfices à réaliser sur ces crédits. Entretemps, on remarquera que les créances impayées ont augmenté de 15,490 MDT, dont la moitié en impayé sur le principal. Mauvaise gestion des crédits et mauvaise sélection des clients ?

Dans les frais du personnel, on retrouve les 627 mille DT de rémunération du DG, en brut et sans compter les 162 mille DT de charges sociales. Notons aussi que «la rémunération du Directeur Général est composée d’une rémunération fixe annuelle brute et d’une partie variable conditionnée par l’atteinte des objectifs qui lui seront précisés. Il bénéficie aussi, du remboursement des frais exposés dans le cadre de l’accomplissement de son mandat sur présentation de facture, d’une enveloppe forfaitaire annuelle à l’effet de couvrir les frais de transport aérien des membres de sa famille, de l’attribution de deux véhicules de fonction avec chauffeurs, de la prise en charge de ses frais de consommables et de gardiennage ainsi que des frais d’installation dans son logement de fonction».

Sans vouloir remettre en cause la compétence de quiconque dans cette banque, où l’Etat tunisien est encore actionnaire, on ne peut s’empêcher de se demander, même avec notre degré de connaissance des finances qui n’a rien à voir avec celui du DG de la BTK, si avec une rémunération mensuelle, brute mais sans charges sociales, de 52.250 DT équivalents à 1.741 DT par jour en brut, un DG ne pourrait pas faire un peu plus que baisser le déficit ! L’opération est peut-être simplette et avec des raccourcis, mais les chiffres ont la tête dure !

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

«Le rythme d’octroi des crédits aux ménages tunisiens a régressé de 48% durant les 9 premiers mois de l’année 2018, sous l’effet de l’avant dernière augmentation du taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie, selon une analyse de l’Institut national de la consommation (INC) et publiée en décembre dernier. La même source a fait savoir que l’encours des crédits aux particuliers a connu une augmentation de 1,983 milliard de dinars en 2017, de 1,895 milliard de dinars en 2016 et de 1,089 milliard de dinars en 2015. Toutefois, cette tendance a enregistré un fléchissement en 2018. L’analyse de l’Institut national de la consommation fait également état d’une augmentation de 120% de l’encours des crédits destinés aux ménages entre décembre 2010 et septembre 2018.

Selon les statistiques de la BCT, cités par l’INC, l’encours des crédits non remboursés ou faisant objet de litiges a augmenté de 15,9% durant la période 2016-2017, passant de 793 millions de dinars en 2016 à 919 millions de dinars en 2017, ce qui reflète l’incapacité d’une certaine catégorie des clients à honorer leurs engagements malgré les garanties imposées par les banques.

L’INC attire l’attention sur l’évolution de l’endettement des ménages, estimant que la tendance haussière de ce taux, en l’absence des garde-fous nécessaires, est de nature à favoriser la fragilité du système financier. Le taux d’endettement des ménages a atteint 31% en 2017, contre 29,1% en 2014.  Il considère par ailleurs que les crédits de consommation accordés par les banques ne contribuent pas à la croissance et ne favorisent pas la dynamique économique dans la mesure où ils ne reviennent pas au circuit bancaire.

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Walid Driss, fondateur & directeur de «DigtUS Tech», une Startup blockchain tunisienne, a indiqué dans une interview au site «Asia Times» que «Marouane El Abassi, le gouverneur de la Banque centrale tunisienne, et lui-même, avaient discuté du futur dinar numérique et de la façon dont une monnaie numérique pourrait permettre de lutter contre le blanchiment d’argentcombattre l’économie souterraine et, dans le même temps, autonomiser les femmes et les personnes les plus démunies».

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

L’annonce par la BCT de l’ouverture de bureaux de change “ne suffit pas à stopper l’hémorragie de devises qui circulent dans le marché noir. La solution consiste à autoriser les Tunisiens à ouvrir des comptes bancaires en devises” a déclaré à l’Agence TAP l’économiste et ex-ministre des Finances, Hassine Dimassi.
Il est à rappeler que la Banque Centrale de Tunisie a autorisé l’ouverture de 7 bureaux de change pour l’exercice de l’activité de change manuel. Trois bénéficiaires de cette autorisation sont entrés en activité, début 2019.

Dimassi a indiqué que la répartition géographique des bureaux de change est encore très limitée, appelant à les installer surtout dans les zones frontalières. Il a proposé que leur nombre se rapproche de celui des établissements bancaires .
Il a rappelé que le phénomène de change au noir est très répandu, précisant “nous avons désormais un centre principal de change de l’Euro à Tunis (Bab bhar) et un autre au Sud, pour le Dollar à Ben Guerdane. La monnaie américaine est l’une des principales devises, échangées sur le marché noir, surtout dans les zones frontalières au Sud, essentiellement par les Libyens alors que le change de l’Euro est effectué dans la capitale, surtout par les Algériens, qui ne peuvent bénéficier que d’une l’allocation touristique limitée, ne dépassant pas 130 ou 140 euros. Cela les oblige à avoir recours au marché noir“.

L’économiste a souligné l’impact négatif de ce phénomène sur l’économie nationale, précisant que le manque de liquidité en dinar ou en devises, chez les banques tunisiennes, en plus de la dépréciation du dinar, liée aux réserves en devises du pays, sont les causes de la prolifération du marché parallèle.
L’ancien ministre des Finances a souligné qu’il est impossible de faire l’estimation du volume des devises circulant dans l’informel, lequel dépasse le montant de 3 milliards de dinars, annoncé par la BCT .
La valeur du dinar se déprécie plus rapidement dans l’informel, ce qui impacte négativement la balance commerciale et contraint l’Etat à s’endetter auprès des banques locales pour financer le budget de l’Etat, avec tous les problèmes que cette situation pourrait générer, dont principalement l’assèchement des liquidités“.
Dimassi a, à ce titre, mis l’accent sur la nécessité de lancer de grandes réformes pour consolider l’économie nationale, afin de faire face à ce phénomène.

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Une convention de coopération dans les domaines de politique monétaire et de change a été conclue, à Paris, entre la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et la Banque de France (BdF), a annoncé la BCT sur son site.
Cette convention signée jeudi 28 mars 2019, par les gouverneurs Marouane El Abassi et François Villeroy de Galhau, vise à renforcer les perspectives de collaboration et d’échanges d’expertises à travers l’amélioration des échanges d’informations entre les deux Banques et la mise en œuvre d’actions concrètes et coordonnées de visites d’étude, d’assistance technique et de formations.
La convention, qui portera également sur la supervision bancaire, la finance digitale et de l’inclusion financière, a été signée en marge de la participation d’El Abassi au Symposium tenu à la BdF à l’occasion du 20ème anniversaire de l’euro (28-29 mars) sous le thème : ” Zone euro : tenir le cap dans un monde incertain ”
Par ailleurs, la BCT accueillera, au cours du mois de juin 2019, une action de formation régionale conjointement organisée par les Instituts de la BCT et de la BdF et qui aura pour thème ” Audit et Contrôle internes “.

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La photo avait enflammé les réseaux sociaux tunisiens, qui croyaient qu’il s’agissait d’une enseigne turque. Déjà échaudés, politiquement et commercialement, notamment par le fort déséquilibre commercial entre Tunis et Ankara, ainsi que par l’invasion de certains produits turcs et l’impact sur certains secteurs tunisiens, comme le textile, les Tunisiens fulminaient contre la BCT (Banque Centrale de Tunisie), croyant faussement qu’elle a accordé des autorisations de bureaux de change à des personnes de nationalité turque. Or, «Dövis» serait une marque commerciale, installée par un Tunisien de la région de Sousse et qui a reçu, en tant que tel, l’autorisation d’ouverture d’un bureau de change privé.

L’idée de privatiser le change est d’abord née de la nécessité, pour les autorités tunisiennes, de lutter contre le blanchiment d’argent, et donc contre le terrorisme. C’est ainsi que depuis le 30 juillet 2018, la BCT avait publié une circulaire autorisant l’ouverture de bureaux de change de devises, par des personnes privées, en plus des institutions financières, banques et Poste.

Selon cette circulaire, «toute personne physique résidente de nationalité tunisienne qui compte exercer l’activité de change manuel par l’ouverture d’un bureau de change doit obtenir au préalable, l’autorisation de la Banque Centrale de Tunisie, sur présentation au siège de celle-ci, contre décharge, d’une demande écrite établie conformément au modèle objet de l’annexe n°1 à la présente circulaire, accompagnée des pièces suivantes :

– Une copie de la carte nationale d’identité.

– Une copie certifiée conforme à l’original d’un certificat de formation en matière de change manuel délivré à l’intéressé par l’Académie des Banques et Finances relevant de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers.

– L’original d’une garantie bancaire à première demande émise selon modèle prévu à l’annexe n°2 à la présente circulaire au profit de la Banque Centrale de Tunisie pour un montant de cinquante mille dinars (50.000D).

– Un bulletin n°3 datant de moins de trois mois à la date du dépôt de la demande d’autorisation.

– Une attestation de non faillite datant de moins de trois mois à la date du dépôt de la demande d’autorisation.

– Un contrat de location ou un titre de propriété du local destiné à l’exercice de l’activité de change manuel».

La Banque Centrale de Tunisie affirme par ailleurs, dans la même circulaire, que «l’autorisation d’exercice de l’activité de change manuel par l’ouverture d’un bureau de change est personnelle et incessible. Une même personne physique ne peut bénéficier de plus d’une autorisation. Celle-ci habilite son titulaire à exercer l’activité de change manuel exclusivement dans le bureau de change qui y est indiqué. Elle ne permet, en aucun cas, l’exercice de ladite activité par plus d’un bureau de change. Le transfert de l’activité d’un local à un autre est toutefois possible sous réserve d’obtenir, au préalable, l’autorisation de la Banque Centrale de Tunisie».

Jusqu’à présent, la BCT a délivré sept autorisations. Toutes à des personnes physiques de nationalité tunisienne et sous diverses appellations commerciales. Trois de ces bureaux sont déjà entrés en exploitation (En blanc dans le tableau) et quatre pas encore (En gris sur le même tableau). En voici la liste, nominative et par adresse :

bureaux de change, autorisations, permis, licences, BCT, Banque Centrale de Tunisie, opérations de change, devises, circulaire

La BCT spécifie aussi, dans sa circulaire, que «l’autorisation accordée conformément à la présente circulaire habilite son titulaire à exercer par le bureau de change, exclusivement l’achat et la vente de devises convertibles contre des dinars au titre de l’achat manuel de devises convertibles contre des dinars, la conversion de devises en dinar par les voyageurs, prévue par la circulaire aux intermédiaires agréés, la rétrocession par les voyageurs résidents au titre des allocations touristiques non utilisées, prévue par la circulaire aux intermédiaires agréés, la rétrocession par les voyageurs résidents au titre de frais de missions et de stages, prévue par la circulaire aux intermédiaires agréés, la vente manuelle de devises convertibles contre des dinars, la reconversion, au profit des voyageurs non-résidents, du reliquat des dinars qu’ils détiennent suite à une cession de devises, prévue par la circulaire aux intermédiaires». Mais aussi la «vente de devises contre des dinars au titre des allocations touristiques. La vente de devises contre des dinars, au titre des frais de missions et de stages à l’étranger, au profit du personnel de l’Etat, des collectivités locales, des établissements publics à caractère administratif, des établissements et entreprises publiques, et la vente de devises contre des dinars, au titre des transferts en espèces autorisés à titre particulier par la Banque Centrale de Tunisie».

Autre précision et non des moindres, l’obligation faite au bureau de change de se faire remettre un original signé de l’autorisation de transfert en espèces, « et toute opération d’achat de devises doit donner lieu à l’établissement d’un bordereau de change, et toute opération de vente de devises doit donner lieu à l’établissement d’une autorisation d’exportation de devises ». Mieux encore : «la personne physique autorisée à exercer l’activité de change manuel par l’ouverture d’un bureau de change ne peut garder dans les caisses du bureau de change une encaisse en billets de banque étrangers que dans la limite du besoin de son activité. Cette encaisse ne peut dans tous les cas dépasser la contre-valeur de deux cents mille dinars (200.000 dinars) toutes devises confondues. Tout montant venant en dépassement du plafond indiqué au paragraphe premier du présent article doit être versé, au plus tard le premier jour ouvré dans les banques qui suit la date de son enregistrement, dans le « compte bureau de change». C’est dire que l’opération est fortement surveillée de bout en bout.

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On se rappelle l’énergie et le brio avec lesquels Mustapha Kamel Nabli avait défendu au Parlement son bilan à la tête de la Banque centrale de Tunisie (BCT), en 2011-2012. La plupart des observateurs et des experts étaient d’avis que l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale pour la région MENA n’avait pas démérité et qu’il ne méritait certainement pas cet acharnement du président de la République provisoire de l’époque, Moncef Marzouki. Mais voilà, ce dernier s’était juré d’avoir la peau du patron de la BCT, pour des motifs fallacieux et d’autres très obscurs, et comme c’est lui et les siens qui avaient le pouvoir, il en a usé et abusé; l’affaire passa comme une lettre à la poste. Nabli cria à l’injustice, de toutes ses forces, mais il cria dans le désert. La preuve qu’il n’est pas responsable de tous les maux du pays, c’est qu’aucun des problèmes n’a été réglé par son départ, bien au contraire les choses ont empiré. Beaucoup lui prédirent par la suite un destin politique, que ses contacts avec certains partis nourrissaient, mais il eut une préférence pour le consulting international et une fonction de président de North Africa bureau of Economic Studies à Tunis (NABES). Là il revient sous les feux des projecteurs avec une bonne nouvelle : “La Tunisie est en mesure de réaliser un nouveau miracle et de surmonter la crise économique“, a indiqué l’ancien gouverneur de la BCT, samedi 30 mars 2019, à la Marsa, lors de la présentation de son ouvrage intitulé “J’y crois toujours : Au delà de la débâcle… une Tunisie démocratique et prospère”.

Précisant que la crise a évolué sur trois phases, dont la troisième et la plus grave, a débuté depuis 2016, Nabli s’est voulu rassurant : “bien que la situation ne cesse de s’assombrir, il y a toujours des éclaircies qui apparaissent. Il faut juste passer à l’action et opter pour les solutions les plus adéquates pour en sortir“.
Parlant de son nouveau livre, il l’a considéré “comme un simple essai politico-économique. En réalité, je n’avais pas l’intention d’écrire un livre. J’ai commencé à écrire au départ quelques pages pour expliquer la situation économique du pays, et petit à petit les questions ont surgi, ce qui m’a poussé à terminer cet ouvrage“.

L’éclairage de Marouane El Abassi

Présentant l’essai, l’actuel gouverneur de la BCT, Marouane El Abassi, a fait savoir que cet ouvrage comporte trois principales parties. Il s’agit, primo, “de la présentation de la phase d’avant la révolution avec un aperçu général des principaux indicateurs, tout en apportant quelques réponses sur les véritables cause de la révolution, notamment la perception de l’inégalité et de l’exclusion sociale, régionale et économique“.

Secundo, l’accent a été mis sur les problèmes de manque de diversification de l’économie et du phénomène de rente qui a bloqué une partie des ressources économiques de la Tunisie.”C’est une sorte de radioscopie des 8 années qui ont succédé à la révolution ainsi que des mauvais choix et des choix qui n’ont pas été pris dans le domaine économique“, a souligné Abassi.
Et d’ajouter que “la particularité de ce volet, c’est qu’il évoque l’évolution de la situation économique, sans politiser les résultats des différents gouvernements, ni les apports ou les échecs des partis politiques“.
Le gouverneur a valorisé la distinction faite entre des secteurs économiques sinistrés, tels que celui de l’énergie et de tourisme, et d’autres non sinistrés. Une distinction qui a permis de conclure que “si nous exceptons ces activités sinistrées, nous remarquons que nous avons réussi à réaliser de la croissance“.

Tertio, la dernière partie présente une analyse de notre écosystème, accompagnée d’une série de propositions qui peuvent servir pour surmonter la crise.

Un optimisme béat ?

Pour Abassi, ce sont des voies de sorties réalistes et réalisables, en fait “c’est un investissement pour l’avenir qui fera en sorte que les lourds sacrifices consentis par les Tunisiens durant ces dernières années soient finalement récompensés“.
Car d’après Nabli, “la résolution des problèmes de la Tunisie, nécessite l’émergence d’une vision globale et intégrée qui met en cohérence les solutions technico-économiques et les solutions politiques. Une telle vision serait à même de faire renaître l’espoir“.
Pour conclure, Abassi a avancé : “je crois, pour ma part aussi, au potentiel de savoir et de savoir-faire tunisiens. Je sais que nous sommes en mesure de dépasser cette situation critique “.

SL/TAP

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