Tags Posts tagged with "BM"

BM

par -

Reprenant dans un récent Post sur sa page personnelle le dernier communiqué de la Banque Mondiale, annonçant l’accord de l’un des bailleurs de fonds de la Tunisie, pour le prêt d’appui budgétaire de 500 M$, le ministre tunisien en charge des réformes Taoufik Rajhi, qui est à Beyrouth où il représentait la Tunisie aux réunions annuelles de l’ESCWA, a terminé son Post par un «Les propagateurs de la frustration, sont inconsolables»

 

par -

La Banque mondiale a annoncé jeudi 28 juin 2018 un nouveau financement de 500 millions de dollars pour appuyer un important train de réformes en Tunisie, dans le but de stimuler l’investissement privé et la création de débouchés pour les petites entreprises et, parallèlement, de protéger les ménages vulnérables et renforcer la sécurité énergétique. Cette opération soutiendra des mesures concrètes pour simplifier les procédures d’importation et d’exportation, ouvrir des secteurs pour l’investissement, faciliter l’accès des petites entreprises au crédit et aux marchés publics, garantir une couverture sociale aux plus pauvres, renforcer le capital humain et bâtir un secteur de l’énergie plus durable et plus vert.

Le prêt à l’appui des politiques de développement pour l’investissement, la compétitivité et l’inclusion veut soutenir la réalisation des grands objectifs fixés dans le plan quinquennal de développement 2016-20 du pays. Cette opération comporte trois volets, dont le premier vise à appliquer la nouvelle loi sur l’investissement. Il s’agira entre autres de supprimer 27 des 127 formalités douanières en vigueur, les autres devant être informatisées pour rendre le processus plus prévisible et efficace. Comme le veut la loi, les marchés publics seront eux aussi informatisés pour simplifier la réponse à un appel d’offres et réaliser ainsi l’objectif qui prévoit d’attribuer 20 % des marchés publics aux petites entreprises.

« L’informatisation des formalités douanières limitera les risques de corruption et enverra un signal fort aux investisseurs, leur montrant que la Tunisie est prête à faire des affaires, explique Zied Ladhari, ministre du Développement et de la Coopération internationale. En plus de créer des opportunités pour les petites entreprises qui sont, nous le savons, une source cruciale d’emplois, nous voulons leur donner véritablement accès au crédit en appliquant la loi sur les garanties incluant les biens meubles. Au lieu de gager un actif immobilier, comme un bâtiment ou un terrain, pour emprunter, elles pourront par exemple apporter leurs stocks en garantie, sachant qu’il s’agit généralement du seul type d’actifs que possèdent les entreprises détenues par des jeunes ou des femmes. »

Le deuxième volet s’attachera à améliorer le ciblage et l’impact des filets de protection sociale et à étendre l’accès au microcrédit. Mieux ciblés, les programmes sociaux bénéficieront vraiment à ceux qui en ont le plus besoin. Mais ils faciliteront également l’application de la loi prévoyant une hausse des indemnités. Le nouveau financement devrait par ailleurs resserrer le lien entre les programmes sociaux et l’amélioration des performances en matière de santé et d’éducation. Le plafond pour les microcrédits passera de 20 000 à 40 000 dinars tunisiens, afin d’accroître le nombre de demandeurs potentiels, qu’il s’agisse de soutenir des activités rémunératrices au profit des populations les plus marginalisées ou des start-up lancées par des jeunes au chômage ou de nouveaux diplômés du supérieur. Ce faisant, le volume des microcrédits augmentera de 731 millions de dinars actuellement à 1,17 milliard, dont 600 millions destinés aux femmes.

« Des filets de protection sociale bien conçus joueront un rôle central dans l’engagement du gouvernement à ne laisser personne sur le bord du chemin, souligne Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. En plus de protéger les plus vulnérables contre les chocs ponctuels qui peuvent accompagner les réformes, ces filets sont un moyen de lutte contre la pauvreté intergénérationnelle, en incitant les familles à scolariser durablement leurs enfants et en favorisant une alimentation et une santé de qualité. Les microcrédits sont particulièrement vitaux pour les habitants des régions moins avancées, qui ont moins de possibilités d’accéder à des financements. »

Le troisième volet vise à soutenir la réforme du secteur de l’énergie, pour le rendre financièrement viable et installer les conditions permettant d’atteindre l’objectif de 30 % de la production d’électricité assurée par des sources renouvelables d’ici 2030. Une étape cruciale consistera à supprimer les subventions à l’énergie, qui pèsent excessivement lourd dans le budget national et profitent surtout aux riches, qui consomment plus d’énergie que les pauvres. Cela permettra également de rediriger de précieuses ressources publiques vers les filets de protection sociale. La hausse des tarifs, tout aussi importante, parallèlement à l’introduction de réformes pour améliorer l’efficacité du secteur, permettra aux compagnies d’électricité de récupérer l’intégralité des coûts de production. Enfin, cela enverra un signal décisif aux investisseurs tout en permettant de lever les fonds nécessaires pour financer la transition vers les énergies vertes.

Selon les deux co-responsables du projet à la Banque mondiale, Abdoulaye Sy, économiste senior, et Fadwa Bennani, spécialiste senior du secteur financier, l’augmentation des prix du pétrole va ajouter de nouvelles pressions sur le budget du pays, rendant la résolution du problème des subventions à l’énergie plus urgente que jamais. Et de souligner également que le développement des énergies renouvelables réduira la dépendance aux combustibles fossiles importés et renforcera la sécurité énergétique, sachant que, d’après l’expérience d’autres pays, des réformes adaptées pourraient attirer environ 300 millions d’investissements privés dans les énergies solaires au cours des quatre prochaines années.

Communiqué

par -

La dernière hausse du taux directeur de la BCT, expliquée par la logique du «Tout sauf l’inflation» qu’on retrouve en filigrane du communiqué de la BCT en date du 14 juin 2018, fait encore polémique et ses détracteurs mettent surtout l’accent sur les répercussions de cette seconde hausse en quelques mois sur l’investissement.

Africanmanager croit pourtant savoir, de sources financières concordantes, que la négociation pour cette hausse avec les équipes du FMI qui auraient estimé que la situation financière tunisienne est aujourd’hui accommodante plus que par le passé malgré les pressions budgétaires, était sur la base de 300 à 500 points de base. Ce seuil est jugé nécessaire par le principal bailleur de fonds international de la Tunisie, pour réussir à casser définitivement la spirale de l’inflation, assécher les crédits à la consommation et arrêter les importations non nécessaires, tous sources d’inflation. A l’instar du bombardier qui lance des contre-mesures, les autorités tunisiennes mettent en place depuis peu une batterie de mesures pour adoucir les effets de la hausse du TMM sur l’économie réelle.

  • Guichet PME, fiscalité de croissance et bonification

Et à ceux qui proposaient la mise en place de taux d’intérêt différenciés selon l’utilisation et des taux multiples, les sources financières d’Africanmanager ont estimé que les institutions financières n’y ont pas droit et agissent donc par le biais du refinancement du secteur bancaire auprès de la BCT.

En effet, pour cause de problèmes de liquidité et manque de ressources en épargne, les banques s’adressent à la BCT pour se refinancer, et nous croyons savoir que la Banque centrale de Tunisie mettra bientôt à leur disposition ce qui est déjà convenu d’appeler le «guichet PME », lequel devrait entrer en activité d’ici la semaine prochaine au plus tard. On leur permettra ainsi l’accès à une facilité préférentielle de refinancement proche de 6,75 %, sur une période de 6 mois, mais seulement au titre du financement des PME, obligeant ainsi les banques à ne financer que la petite et moyenne entreprise et donc à financer la production et la création de l’emploi et non plus la consommation ou les situations de rente.

On rappelle à ce sujet qu’à l’initiative de lAPTBEF, la hausse du TMM épargnera les crédits de logement et que la nouvelle «fiscalité de croissance» devrait être annoncée à l’occasion de la prochaine LF complémentaire, pour une mise en œuvre à partir de l’exercice 2019. On devrait ainsi s’acheminer, sans impact budgétaire notable, vers l’institution de 3 taux de l’IS, c’est-à-dire 35, 25 et 13 % et affirmer que ces taux ne seront pas changés après 2019.

Nos sources évoquent aussi une ligne de crédit de 200 MDT sur 5 ans, dont 20 à 25 MDT serviront à la bonification de 2 points, pour les crédits aux PME et aux entreprises en difficulté. Ces ressources seront soit d’origine internationale à travers un pool financier dont ferait partie l’AFD et qui pose le problème du risque de change qui crée un problème au ministre des Finances, soit dans le budget de la prochaine loi de finances complémentaire. Couplée au resserrement du financement pour qu’il aille dans le secteur productif, la mesure pourrait avoir un bon effet sur l’économie tunisienne et endiguer le crédit à la consommation,lequel baissera beaucoup.

  • Inflation & Prévisions 2018

Sous l’effet des deux dernières hausses du taux directeur de la BCT, la Tunisie escomptait une baisse de l’inflation au 4ème trimestre 2018, n’eut été la hausse du prix de baril de pétrole. Les autorités espéraient ainsi terminer l’année en cours à 7,2 % d’inflation, on la terminera peut-être à 8,2 % d’inflation, selon des sources financières concordantes, la baisse restant la première des priorités de la BCT.

Force est de constater qu’il faut désormais que les Tunisiens s’habituent au fait que si l’inflation augmente, le taux directeur suivra. Ancrer l’anticipation de l’inflation, devrait aussi être une ligne directrice majeure dans l’intervention de la BCT en matière de politique monétaire. Certains experts estiment même que La BCT avait géré l’instabilité politique et avait quelque peu retardé des hausses qui devaient être faites. Elle devrait ainsi désormais faire montre de son indépendance et agir sur le taux directeur, dès que l’inflation montera.

L’ARP devra aussi laisser passer le projet de loi sur l’amnistie fiscale et l’amnistie de change. L’Etat devra frapper un peu plus fort sur le secteur informel par le biais de la Douane. Il faudra aussi que toute la classe politique et tous les partenaires sociaux intègrent le coût de la non-réforme et de la non-prise de décisions dans leurs calculs, politiques et économiques.

La marge de manœuvre devenant de plus en plus restreinte, une certaine maturité se développe à l’ARP. On le constate comme pour la question des NPL et le passage des 3 DG de banques publiques devant les députés, et qui devrait faire que plus d’une réforme passera comme celle des caisses sociales.

  • Ce que la Tunisie aura et ce qu’il lui faudra faire

Il faudra aussi faire pression sur les circuits de distribution pour baisser les prix. Il faut encore bien étudier l’impact de l’inflation sous-jacente, hors prix administrés et produits frais, qui tire les prix vers le haut. S’occuper aussi des situations de rente de certains hommes d’affaires et tout mettre en œuvre pour recréer les conditions de la résilience et y pousser tout le monde, pour ne pas arriver à un scénario de rupture si rien ne change dans la conjoncture et le refus de toute transition économique. Il faut savoir se confronter à nos propres démons et y réussir.

Sauf complication politique qui brouillerait la visibilité politique pour les bailleurs de fonds qui l’ont ainsi signifié aux autorités financières et monétaires tunisiennes, la Tunisie devrait recevoir, le 26 juin 2018, 500 MDT en appui budgétaire de la Banque Mondiale au rebours de tout ce qui se dit de contraire en Tunisie et recevoir aussi les 250 MDT du FMI en juillet prochain suite à la conclusion de la dernière Revue.

A Tunis, on reste malgré tout optimiste et on escompte terminer 2018 avec un déficit budgétaire en baisse d’un point. «On est à 6.2 et on devrait terminer à 5.2 », assure une source financière à Africanmanager. On devrait aussi assister à une nouvelle hausse des prix de l’essence et des carburants en général, dont l’électricité et le gaz avant la fin 2018 aussi.

La Tunisie devrait également, sauf nouvelle hausse du prix du baril ou complication sécuritaire, terminer avec un taux de croissance de 3 %, malgré la prévision de seulement 2.5 du FMI, après 2.5 sinon plus pour le second trimestre 2018, ce qui confirmera un maintien de la croissance. C’est ce qu’affirment nos propres sources.

  • Remettre les pendules à l’heure de la priorité économique absolue

Jusqu’ici, le politique a primé sur l’économique et même les bailleurs de fonds, comme le FMI et la BM, s’étaient laissé aller à cet état des choses, ne mettant pas assez de pression sur la Tunisie et même bloquer les aides dès 2012, pour pousser le pays à réaliser les réformes qui deviennent désormais, non plus urgentes mais vitales.

En ces temps-là, on était bien soutenus par nos partenaires, comme les deux garanties américaines de 500 M$ du temps d’Obama, car tout le monde pensait que la transition politique s’achèverait en 2014 et que le pays s’occupera dès lors de réussir sa transition économique. Le pétrole coûtait alors moins cher et une entrée, dès 2014, dans les programmes de transition énergétique aurait pu sauver la situation. Ce reproche a été fait aux bailleurs de fonds, qui en sont conscients et l’acceptent amèrement, mais n’entendraient plus s’y plier, ce qui explique par exemple le durcissement des conditions du FMI lors de la dernière Revue et sa menace même, non officielle, de renvoyer la Revue au mois d’octobre 2018 et donc le décaissement d’une nouvelle tranche du crédit, si la stabilité politique venait à être ébranlée par un nouveau changement de gouvernement.

par -

Le système d’achat public en ligne et les achats en ligne sont les leviers de toute économie numérisée“, a affirmé la directrice des marchés publics pour la région MENA au sein de la Banque mondiale (BM), Yolanda Tayler.
Intervenant, mercredi 20 juin 2018 à la clôture de la conférence mondiale sur ” l’avenir des marchés publics à l’ère de la numérisation “, organisée du 18 au 20 juin 2018 à Tunis, la responsable a estimé que le système d’achat en ligne “est un outil très puissant qui permet de garantir la transparence et l’intégrité des appels d’offres et partant de lutter contre la corruption”.
Il faut planifier pour développer le système d’achat en ligne“, a-t-elle encore précisé.

Selon une note de la BM, les marchés publics représentent entre 15 et 20% du PIB dans la plupart des pays et encore plus dans les pays en développement. Ils sont perçus comme un puissant catalyseur de création d’emplois, de promotion et de développement des PME. De nos jours, le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC), la numérisation devient un outil puissant utilisé dans tous les secteurs en raison des avantages qu’elle procure, notamment en termes de modernisation, d’innovation, d’efficacité, de gains financiers, etc.
Parmi les différents avantages qu’elle offre, on peut citer l’augmentation de l’efficacité, l’amélioration de la concurrence par un meilleur accès aux opportunités de contrats pour les entreprises, la promotion de la transparence à travers un partage facile de l’information avec les décideurs, gestionnaires et autres parties intéressées dans le pays.

A rappeler que la conférence mondiale sur ” l’avenir des marchés publics à l’ère de la numérisation, opportunités d’efficacité, de transparence et pour la participation des PME ” est organisée à l’initiative du gouvernement tunisien, en collaboration avec le Département Passation des marchés, Pratique Globale Gouvernance de la région MENA, relevant du Groupe de la Banque mondiale.
Cette manifestation qui a pour objectif d’offrir une plate-forme d’échange Sud/Sud réunit des représentants de pays dotés de systèmes avancés de passation de marchés en ligne favorisant une participation active des PME aux marchés publics et des représentants des pays des régions Moyen-Orient, Afrique du Nord (MENA) et Afrique subsaharienne.

par -

La Banque mondiale(BM) a annoncé, le 12 juin 2018, avoir accordé un financement additionnel de 125 millions de dollars pour le développement et la construction du complexe solaire Noor-Midelt au Maroc.
Ce financement, auquel contribue le Fonds pour les technologies propres à hauteur de 25 millions de dollars, soutiendra le développement et la construction des centrales de Noor-Midelt I et II, qui cumuleront à terme une capacité de 600 à 800 MW.
Ce deuxième complexe solaire construit au Maroc après celui d’Ouarzazate, dont la première centrale a été inaugurée en 2016, sera “encore plus grand que celui de Noor-Ouarzazate“, selon HuffPost Maroc.

par -

Aux dernières nouvelles, la Tunisie n’a pas reçu un seul sou pour corser son budget depuis la grand-messe des investisseurs, “Tunisia 2020“, en novembre 2016. Pourtant le trésor de guerre de Youssef Chahed en a bien besoin, en dépit de la dernière musique rassurante du ministre des Finances, Ridha Chalghoum, sur une réduction phénoménale du déficit budgétaire. On l’a dit et redit : Le fait d’avoir loupé ses hypothèses dans la loi de Finances 2018, notamment avec le prix du baril du pétrole, coûte cher au gouvernement, et à la Tunisie. Et c’est pas près de s’arranger avec un baril de brut qui a déjà crevé le plafond des 70 dollars et file vers… 100 dollars d’après certains experts. Donc un paquet d’ennuis en perspective pour le pays. Alors si on ne peut pas de suite s’aventurer sur le marché international de la dette, au risque de recevoir une volée de bois vert (taux d’intérêt exorbitants, notamment, après avoir bien mouillé la chemise !) cela ne veut pas dire qu’il faut fermer la porte d’un appui budgétaire par les temps qui courent. Et c’est justement ce que la Tunisie a l’intention de faire. Le programme de la Banque Mondiale (BM) d’appui au budget de l’Etat tunisien sera présenté au Conseil d’administration de la Banque, durant le mois de juin prochain, a fait savoir Marie Françoise Marie Nelly, directrice du département Maghreb et Malte, Moyen-Orient et Afrique du Nord de la BM.

Intervenant, lundi 21 mai 2018, lors d’une rencontre avec le ministre du Développement, de l’Investissement et de la coopération internationale, Zied Laadhari, la responsable a réitéré l’engagement de son institution de continuer à appuyer la Tunisie pour la réalisation de ses projets de développement.
Selon un communiqué, publié par le département du Développement, la rencontre a été axée, également, sur la coopération financière entre la Tunisie et la BM et les projets futurs pour la période 2018-2019, dont notamment ceux relevant des secteurs vitaux (énergie, eau, technologie, infrastructure…)

Laadhari a saisi cette occasion pour présenter un exposé sur l’évolution de la situation économique du pays et l’avancement des réformes engagées dans le dessein de booster le rythme de croissance et de création de richesse.
Les deux parties ont, également, passé en revue l’avancement des préparatifs pour l’organisation, fin du mois de juin, du Forum de l’investissement dans les grands projets et le partenariat public/privé (PPP), et ce, en étroite collaboration avec le groupe de la BM.
Ont pris part à cette rencontre, Georges Ghorra, Représentant résident de la Société financière internationale (Groupe de la Banque mondiale) en Tunisie, et le représentant résident de la BM en Tunisie, Tony Veheijen. Du beau monde quoi, pour des urgences qui n’attendent pas…

S.L.

par -

La Banque mondiale a indiqué qu’elle mettrait en place un nouveau plan stratégique d’investissement pour un montant global de 8,8 milliards $, relate Ecofin.

Ce plan devrait être mis en œuvre, lors de l’exercice budgétaire 2019. Entrant dans le cadre de la stratégie de partenariat de l’institution avec le pays ouest-africain, il devrait être exécuté à travers l’Association Internationale de Développement (IDA), et la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD).

Ce nouveau programme d’investissement devrait porter à 10,7 milliards $, le montant total des investissements de l’institution de Bretton Woods dans le pays. En effet, la Banque mondiale a déjà investi 1,6 milliard $ dans le pays, par l’intermédiaire de la Société financière internationale (SFI) et 334 millions $, à travers l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

Rappelons que l’économie nigériane sort progressivement d’une période assez difficile due à la crise ayant frappé le pétrole, principal produit d’exportation du pays. Dans ses perspectives pour l’économie mondiale, la Banque tablait sur une reprise de la croissance économique du pays à 2,5%, cette année.

par -

La banque mondiale a annoncé mardi 17 avril 2018 que la croissance en Algérie devrait “reprendre rapidement” en 2018 sous l’effet notamment des nouvelles mesures budgétaires relatives au financement de l’investissement, relate APS.

“La croissance devrait reprendre rapidement en 2018 par suite du processus d’expansion budgétaire” et s’établir à 3,5% contre 2,1% en 2017, souligne la BM dans son rapport de suivi de la situation économique de la région Mena, publié à la veille des réunions de printemps des institutions de Bretton Woods.

Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales, publié en janvier, la BM avait tablé sur une croissance de 2,2% en 2017 et de 3,6% en 2018.

Le groupe de la Banque mondiale précise que le ralentissement enregistré en 2017 comparé au taux de 3,3% réalisé en 2016, a essentiellement tenu à la faiblesse des résultats affichés par la production des hydrocarbures qui toujours, selon les estimations, auraient diminué de 1,4% l’année dernière ce qui contraste fortement avec le dynamisme observé au premier trimestre de l’année.

Cependant, “la production des nouveaux puits pétroliers continuera d’être importante et stimulera la croissance “, note le rapport.

Toujours selon la même source, la croissance hors hydrocarbures s’est légèrement améliorée, passant de 2,3% en 2016 à 2,5% en 2017, un accroissement imputable à l’arrêt du processus de rééquilibrage des finances publiques au deuxième trimestre 2017.

par -

Une convention de partenariat a été signée entre le Conseil d’Analyses économiques (CAE) et la Banque mondiale (BM) en vue d’un échange intellectuel dans le cadre d’un partenariat stratégique pour la co-construction des analyses économiques, a indiqué la Présidence du gouvernement, dans un communiqué, publié mardi.

Cette convention, qui a été paraphée par Afif Chelbi, président du CAE et Tony Verheijen, Représentant Résident de la BM, a pour objectif la mise en place d’un cadre stratégique de collaboration et de concertation sur les études et programmes menés par la BM sur la Tunisie et les études engagées par le CAE.

Les deux parties ont convenu d’organiser des tables rondes périodiques avec l’ambition d’en faire un véritable forum économique d’échange entre le CAE, la BM et la société civile.

La mise en oeuvre et le suivi de cette convention seront assurés par un Comité composé de représentants de la BM et du CAE qui sera mis en place après la signature de cette convention, lit-on dans le communiqué.

par -

Mohamed Boussaid, ministre des Finances marocain, a effectué un séjour les 13 et 14 mars à Washington pour promouvoir la candidature du Maroc pour l’organisation des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale au Maroc pour l’édition 2021, relate le site Telquel.ma.

Après avoir organisé la COP 22, le Maroc souhaite accueillir les meetings annuels des institutions de Bretons Woods. Pour promouvoir cette candidature, le ministre s’est appuyé sur la réussite de la récente organisation de la COP22.

D’autres facteurs ont été mis en avant par le Maroc : des perspectives de croissance et de développement du royaume positif ainsi que les réformes économiques entrepris par le royaume depuis quelques années, notamment la flexibilité du dirham, réforme émanant à l’origine des institutions de Brettons Woods, et qui demande encore plus de flexibilité de la monnaie nationale, détaille encore la même source.

par -

La directrice de la région du Maghreb arabe, de Malte, du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord à la Banque mondiale (BM), Marie Françoise Marie Nelly, a examiné, mardi, à Tunis, avec le ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Zied Laadhari, le programme de la coopération pour les années 2018 et 2019 et les projets qu’il comporte, notamment dans les domaines de l’assainissement, des petites et moyennes entreprises (PME), l’eau et l’irrigation, selon un communiqué du ministère.

Nelly a mis l’accent, au cours de cette entrevue, sur l’importance du suivi de l’exécution des projets afin de réaliser les résultats escomptés dans le renforcement du développement régional et la création d’opportunités d’emplois, soulignant la volonté de la BM de poursuivre son soutien à la Tunisie dans la réalisation de ses programmes de développement.

Laadhari a, de son côté, exprimé sa satisfaction quant au niveau de la coopération existant entre la Tunisie et la BM, mettant en exergue le souci du gouvernement de suivre l’avancement des projets et leur exécution dans les meilleures conditions et délais, vu leur rentabilité économique et sociale.

par -

La Banque mondiale (BM) a relevé mardi ses prévisions de croissance en Algérie pour 2018 et 2019, un rebond qui sera notamment soutenu par les nouvelles mesures budgétaires du gouvernement concernant le financement de l’investissement.

Selon les données rapportées par APS, résolument plus optimiste, l’institution de Bretton Woods relève dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié à Washington, que la croissance du Pib de l’Algérie devrait s’établir à 3,6% en 2018 contre 1% prévu dans sa dernière édition de juin 2017, soit une hausse de 2,6 points.

La BM a également ajusté à la hausse ses prévisions de croissance pour 2017 à 2,2% contre 1,8% prévu initialement ce qui représente un écart de 0,4 point.

Si la croissance devrait se tasser légèrement en 2019 à 2,5%, elle restera cependant en hausse d’un point (1) par rapport à la prévision de 1,5% anticipée en juin dernier, selon les mêmes pronostics.

Les nouvelles dépenses d’investissement et les mesures budgétaires prévues dans la nouvelle loi de finance 2018 devraient porter à la hausse la croissance de l’Algérie à court terme, commente la BM.

par -

Le Maroc et la Banque mondiale ont signé, jeudi à Rabat, un accord de prêt de 200 millions de dollars (environ 1,8 milliard de dirhams) visant à renforcer les chaînes de valeur agroalimentaires et à améliorer les performances du secteur agricole, rapporte le site d’information marocain Yabiliadi.

Signé par le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid, et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Marie Francoise Marie-Nelly, cet accord a pour objectif de renforcer le pilier II du Plan Maroc Vert à travers l’amélioration de la compétitivité de l’industrie agroalimentaire et le renforcement de sa valeur ajoutée.

Le but est également de renforcer les fédérations interprofessionnelles des filières agrumes et olive en leur apportant un appui technique et financier afin d’en faire des plateformes ouvertes pour la coordination interprofessionnelle et le dialogue public-privé dans l’objectif de développer leur chaîne de valeur.

L’accord ambitionne également d’intégrer les petits et moyens producteurs dans un marché agroalimentaire exigeant et en forte croissance à travers l’intensification des investissements dans les installations de transformation des aliments, en coopération avec le Fonds de développement agricole, détaille la même source.

par -

La Tunisie a participé aux travaux du « Investment Competitiveness Forum 2017 » organisé par le Groupe Banque Mondiale les 25, 26 et 27 octobre 2017 à Vienne, en Autriche. Ce Forum a pour objectifs de traiter des questions importantes liées à l’investissement et les IDE (Investissement Directs Étrangers) avec les décideurs politiques, les dirigeants des multinationales, les partenaires donateurs, les universitaires et le personnel du Groupe de la Banque mondiale.

Ont pris part aux travaux de ce Forum, Khalil LAABIDI, Président de l’Instance Tunisienne de l’Investissement et Mme Mongia Khemiri, Chef du Pôle de l’Encadrement de l’Investissement au Ministère du Développement, de l’Investissement de la Coopération Internationale. Laabidi a présenté le nouveau cadre juridique et institutionnel de l’investissement et son rôle dans l’amélioration de l’environnement des affaires en Tunisie.

A cette occasion, la Tunisie a été choisie parmi 3 autres pays pour recevoir un certificat de reconnaissance pour les efforts déployés par la Tunisie pour l’amélioration du climat d’investissement. Cette distinction témoigne de la bonne conduite de la réforme relative à l’investissement et vient récompenser les efforts de toutes les parties prenantes y compris la société civile pour la mise en place et la conduite de cette réforme.

par -

Sur fond de faible croissance mondiale, les envois de fonds vers les pays en développement ne devraient afficher qu’une légère progression en 2016. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de la Banque mondiale sur les migrations et le développement. Le rapport place en effet le Maroc parmi les grands bénéficiaires des envois de fonds de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Selon ce document, publié le 6 octobre dernier par la BM, le Royaume arrive en troisième position avec 6,4 milliards de dollars, derrière l’Égypte (19,7 milliards de dollars) et le Liban (7,2 milliards de dollars). Il devance ainsi la Jordanie (3,8 milliards de dollars), le Yémen (3,4 milliards de dollars), la Tunisie (2,3 milliards de dollars), la Cisjordanie et Gaza (2,2 milliards de dollars), l’Algérie (2 milliards de dollars), la Syrie (1,6 milliards de dollars) et l’Iran (1,3 milliards de dollars).

Selon la BM, les estimations tablent ainsi sur une augmentation de 0,8 % des transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire, pour un volume total de 442 milliards de dollars. La modeste hausse enregistrée cette année est principalement due à l’augmentation des fonds envoyés en Amérique latine et aux Caraïbes. Dans d’autres régions, on constate en revanche une réduction des revenus envoyés par les migrants vers leur pays d’origine. Cette tendance fait suite à la baisse du niveau des envois de fonds observée en 2015.

La faiblesse du cours du pétrole a, de nouveau, pesé sur l’envoi de fonds depuis la Russie et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Des facteurs structurels sont également intervenus dans le ralentissement de la croissance de ces envois. Les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent ont poussé les banques à fermer les comptes d’agents de transferts de fonds, détournant cette activité vers des circuits informels. Les politiques privilégiant l’emploi des nationaux ont fait baisser la demande de travailleurs migrants dans les pays du CCG. Le contrôle des changes exercé dans certains pays, du Nigéria au Venezuela, a également perturbé les flux de transfert d’argent.

Globalement, la progression des envois de fonds vers les pays en développement devrait rester modeste, autour de 3,5 %, au cours des deux prochaines années. Mais, en dehors de la région Amérique latine et Caraïbes, la projection de croissance est de l’ordre de 2 % maximum.

À l’échelle mondiale, le coût moyen du transfert de 200 dollars s’établissait encore à 7,6 % au deuxième trimestre 2016, contre 9,8 % en 2008. C’est toujours vers l’Afrique subsaharienne que l’envoi d’argent coûte le plus cher (9,6 %) et vers l’Asie du Sud qu’il est le moins cher.

« Les envois de fonds des migrants restent une composante importante de l’économie mondiale, supérieure à l’aide internationale. Néanmoins, la faible croissance de ces transferts d’argent est en train de devenir la norme, ce qui risque de poser des problèmes à des millions de familles qui sont fortement tributaires de ces flux. Par contrecoup, cela pourrait aussi avoir de graves conséquences sur l’économie de nombreux pays du monde, au point de représenter de nouveaux défis pour la croissance économique », indique Augusto Lopez-Claros, directeur du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale

par -

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mercredi 12 octobre 2016 au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari.

A l’issue de cette rencontre, le gouverner de la BCT a indiqué qu’il a présenté au chef de l’Etat un exposé sur les récents entretiens qu’il a effectué à Washington avec de hauts fonctionnaires du groupe de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI), ainsi que des représentants d’institutions financières et de banques étrangères.

Chedly a par ailleurs confirmé la volonté de tous de continuer à soutenir la Tunisie, exprimant ainsi sa confiance par rapport à l’amélioration de la situation des finances publiques et à dépasser la crise par laquelle passe le pays.

par -

-Le rating du risque souverain de la Tunisie et les perspectives de son positionnement sur le marché international des capitaux, ont fait l’objet de réunions du Gouverneur de la BCT, Chedly Ayari avec les premiers responsables d’agences de notation ainsi que ceux de certaines banques internationales de renommée internationale et ce en marge de sa participation aux assemblées annuelles de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI), tenues à Washington (5 – 9 octobre 2016) .
Selon un communiqué publié dimanche par la Banque Centrale de Tunisie, Ayari s’est entretenu avec ses homologues aux banques Centrales de la Chine et de Russie; “afin d’établir de nouvelles pistes de coopération entre la BCT et les deux institutions précitées notamment en matière de gestions des réserves et de financement extérieur”.
A noter que le Gouverneur de la BCT a pris part à la réunion plénière des Assemblées Annuelles du FMI et de la BM, au Comité Monétaire et Financier International (CMFI) ainsi qu’aux évènements organisés par les hauts responsables du FMI, notamment la réunion présidée par sa directrice générale, Christine Lagarde avec les Ministres des Finances et les Gouverneurs de la région Moyen Orient et l’Asie Centrale(MOAC). Les discussions au cours de cette réunion ont porté sur les progrès accomplis en matière de la mise en œuvre de la stratégie pour booster la croissance inclusive depuis les assemblées annuelles de 2015.
·Ayari a aussi, pris part à une rencontre conduite par M. Masood Ahmed, Directeur du Département MOAC (Moyen Orient, Asie Centrale) avec les Ministres et Gouverneurs de la région ayant pour thème : “les conséquences économiques et financières des différentes options de financement budgétaire, notamment dans un environnement de faibles cours du pétrole et de besoins de financements accrus “.
Enfin, il a participé à une table ronde regroupant les Gouverneurs au Fonds de la région MOAC afin de débattre du rapport semestriel sur les perspectives économiques régionales pour le Moyen Orient et l’Asie Centrale.

par -

La Tunisie participera du 7 au 9 octobre 2016 aux assemblées générales d’automne de la Banque Mondiale (BM) et du FMI, aspirant à bénéficier de l’appui des deux institutions pour financer sa stratégie de développement quinquennal 2016-2020.
La délégation tunisienne rencontrera des responsables de la BM et un nombre de hauts responsables au FMI.
La Tunisie a entamé l’exécution du nouveau programme de coopération avec le FMI, lancé en avril et qui s’étale sur 34 mois. Ce programme permettra à la Tunisie de bénéficier de financements de près de 2,9 milliards de dollars dans le cadre de la facilité élargie de crédit.
Le gouvernement tunisien souhaite obtenir une tranche additionnelle avant la fin de 2016 pour financer le budget de l’Etat après avoir obtenu la première tranche d’une valeur de 319,5 millions de dollars en mai 2016.
La Tunisie a entamé quelques réformes convenues dans le cadre de l’accord. Il s’agit de l’adoption de la loi bancaire, de celle sur la loi d’investissement et l’introduction d’une flexibilité au niveau du taux de change, sauf que la Tunisie trouve des difficultés dans l’exécution de quelques réformes, tels que la maîtrise de la masse salariale. La proposition du chef du gouvernement a suscité des réactions négatives concernant le report des augmentations salariales.
La rencontre qui a réuni le président de la république Béji Caid Essebsi avec la directrice du FMI Christine Lagarde à New York, en marge du forum économique afro- américain, et au cours de laquelle, le FMI a réitéré son appui à la Tunisie, a rendu les responsables en Tunisie optimistes quant à la compréhension de l’institution internationale de la situation par laquelle le pays passe.
Le ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale Fadhel Abdelkefi donnera une conférence en marge de la participation de la Tunisie aux assemblées d’automne. Il s’adressera, à cette occasion, aux représentants des principaux médias américains. Fadhel rencontrera, par ailleurs, plusieurs investissseurs américains pour présenter la conférence internationale sur l’investissement devant se tenir les 29 et 30 novembre 2016.
Les assemblées de l’automne de la BM et du FMI se caractérisent par la tenue du conseil des gouverneurs du groupe de la BM et du FMI auxquels prennent part les gouverneurs des banques centrales, les ministres des finances et du développement, de hauts responsables du secteur privé et des académiciens de plusieurs pays du monde en vue de discuter les questions d’intérêt général, la lutte contre la pauvreté, le développement économique et l’efficience des aides.
Des conférences et des réunions d’information régionales ainsi que des conférences de presse et plusieurs autres activités mettant l’accent sur l’économie mondiale, le développement international et le système financier mondial sont également prévues.
La commission internationale des affaires monétaires et financières relevant du FMI tiendra elle aussi des réunions ainsi que celle du développement commun qui discutera des avancées des travaux du FMI et de la BM.

par -

Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, début Septembre courant, ” un financement additionnel d’un montant de 18 millions de dollars (soit 39,7 millions de dinars), destiné à la finalisation d’un système d’évacuation des eaux usées, respectueux de l’environnement dont la mise en place est capitale pour la protection des écosystèmes marins vulnérables du littoral tunisien”.
Selon un communiqué, publié sur le site de la BM, ” ce nouveau financement, alloué en faveur du Projet d’assainissement de Tunis-Nord, sera consacré à la construction d’un émissaire en mer de six kilomètres qui permettra d’acheminer les eaux usées traitées loin des côtes et d’améliorer ainsi leur dispersion et leur dilution”.
Ce financement additionnel “contribuera à la construction d’infrastructures essentielles, mais aussi au renforcement des capacités institutionnelles et à l’amélioration des systèmes de contrôle de la qualité de l’eau et de surveillance de l’environnement, ainsi qu’à la conception des prochains projets qui seront menés à l’appui du programme national d’amélioration de la gestion des eaux usées.
“Le Projet d’assainissement de Tunis-Nord, dont le coût total est estimé à 60,6 millions de dollars (133,8 MD), va contribuer, aussi, à la réutilisation des eaux usées pour l’agriculture, en remplacement de l’eau douce dans le périmètre d’irrigation de Bourj Touil”.
Approuvé en juin 2010, la date de clôture du projet d’assainissement de Tunis-Nord est prévue pour la fin de l’année 2019.

par -

Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale vient d’approuver  un financement additionnel d’un montant de 18 millions de dollars (soit 16,2 millions d’euros) destiné à la finalisation d’un système d’évacuation des eaux usées respectueux de l’environnement dont la mise en place est capitale pour la protection des écosystèmes marins vulnérables du littoral tunisien. Ce nouveau financement, alloué en faveur du Projet d’assainissement de Tunis-Nord, sera consacré à la construction d’un émissaire en mer de six kilomètres qui permettra d’acheminer les eaux usées traitées loin des côtes et d’améliorer ainsi leur dispersion et leur dilution.

Le déversement d’eaux usées non traitées ainsi que la pollution d’origine agricole menacent les écosystèmes marins et côtiers de la Tunisie. Alors que la réduction des rejets de nutriments dans le golfe de Tunis constitue une priorité nationale, le gouvernement a établi un programme national pour l’amélioration de la gestion des eaux usées en collaboration avec l’Office national de l’assainissement (ONAS).

« La Banque soutient le développement de l’ONAS depuis sa création en 1974. L’amélioration de l’évacuation des eaux usées en Tunisie contribuera considérablement aux efforts entrepris au niveau international pour lutter contre la pollution en Méditerranée ; elle profitera aussi à la population tunisienne, qui bénéficiera concrètement d’un environnement plus sain grâce à une meilleure gestion des déchets sur le territoire national », indique Eileen Murray, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie.

Relativement bien pourvue dans le domaine de la gestion de l’eau, la Tunisie dispose de compagnies des eaux et de réseaux d’adduction bien développés. Près de la totalité de sa population urbaine (et 90 % de sa population rurale) a accès à l’eau potable, tandis que 85 % des citadins tunisiens ont aussi accès à des équipements d’assainissement améliorés. Mais le pays ne possède qu’un nombre limité d’émissaires sous-marins, ce qui compromet la bonne évacuation des effluents.

« Ce financement supplémentaire va permettre de mettre en place un système de rejet des eaux usées traitées plus sûr, mais aussi de favoriser leur réutilisation, en particulier dans l’agriculture. Le recyclage des eaux usées pour l’irrigation agricole aidera la Tunisie à faire face au défi grandissant de la pénurie d’eau », explique Richard Abdulnour, spécialiste de l’eau et de l’assainissement à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet.

Le secteur de l’assainissement en Tunisie est soumis à une pression de plus en plus grande depuis quelques années. Des investissements différés et des augmentations de tarifs peu élevées ont empêché l’ONAS de moderniser ses services comme il l’aurait fallu et de satisfaire à l’essor de la demande dans les villes. Le financement additionnel approuvé aujourd’hui contribuera à la construction d’infrastructures essentielles, mais aussi au renforcement des capacités institutionnelles et à l’amélioration des systèmes de contrôle de la qualité de l’eau et de surveillance de l’environnement, ainsi qu’à la conception des prochains projets qui seront menés à l’appui du programme national d’amélioration de la gestion des eaux usées.

 

FOCUS 🔍

La BIAT, qui apporte depuis s plusieurs années, un soutien à la culture et aux industries créatives allant au-delà du mécénat, a lancé une...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Cela faisait trois ans que Barack Obama n'avait pas foulé la terre de ses ancêtres. Depuis dimanche, l'ancien président américain est au Kenya, pays...

Reseaux Sociaux

SPORT

L'attaquant portugais Cristiano Ronaldo a déclaré lundi qu'il voulait réussir son passage à la Juventus de Turin qu'il a rejoint cet été en provenance du Real...