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L’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ) a mené depuis l’année 2000 une enquête qualitative sur le climat des affaires et la compétitivité des entreprises. L’objectif étant d’évaluer le climat des affaires en vue d’identifier les principales contraintes auxquelles se heurtent les entreprises dans l’exercice de leurs activités, d’évaluer les performances qu’elles ont réalisées ainsi que les efforts qu’elles ont menés pour préserver, voire même, améliorer leur compétitivité dans un environnement de plus en plus concurrentiel et, enfin, de recueillir leurs anticipations en matière d’activité, d’emploi et d’investissement. Pour tenir compte de toutes les perceptions portées sur les domaines de l’environnement des affaires, qu’elles soient positives ou négatives, un indicateur synthétique de perception du climat des affaires (IPCA) est élaboré depuis 2007. Cet indicateur varie de 0 à 100: plus il se rapproche de 100, plus le climat des affaires est jugé favorable. Le suivi de l’évolution de l’IPCA permet de voir s’il y a ou non amélioration de la perception portée sur l’environnement des affaires.

L’indicateur de perception du climat des affaires continue de reculer, passant de 60.7 en 2015 à 58.7 en 2016 puis à 58.3, synonyme d’une moindre satisfaction des entreprises quant à l’environnement dans lequel elles œuvrent. Sur les 11 domaines couverts par l’enquête, 5 ont connu une tendance baissière de leur indicateur respectif. Il s’agit de l’infrastructure, du cadre macroéconomique et réglementaire, des ressources humaines, des pratiques dans le marché et de la corruption. Cependant, les autres domaines ont connu une amélioration relative en
2017. Notons, à ce titre, que l’indicateur de la «situation sécuritaire» a réussi à réaliser une avancée remarquable avec une valeur de 58,8 en 2017 contre 51,8 en 2016. Cette amélioration substantielle a permis, pour la première fois depuis 2012, au domaine de la «situation sécuritaire» de quitter la liste des volets les plus défavorablement perçus par les chefs d’entreprise, traduisant, ainsi, le succès des actions menées par l’appareil sécuritaire en matière de lutte contre le terrorisme.

Par ailleurs, l’examen des indicateurs partiels laisse dégager 6 principaux facteurs ayant tiré vers le bas la valeur de l’IPCA, entravant ainsi le bon déroulement des affaires en Tunisie. Il s’agit surtout de la situation sociale qui constitue le domaine le plus défavorablement perçu par les chefs d’entreprise. Viennent ensuite la situation politique et la corruption dont les répercussions négatives perdurent encore. Puis les pratiques dans le marché dont l’indicateur partiel a connu la plus importante baisse par rapport à l’année dernière. Après il y a le cadre macroéconomique et règlementaire classé en cinquième position comme facteur défavorablement perçu et enfin le financement bancaire qui présente une contrainte structurelle.

S’agissant du climat social, il ressort qu’en dépit d’une légère augmentation de l’indicateur partiel relatif au climat social (passant de 43.2 en 2016 à 43.7 en 2017), synonyme d’une relative amélioration de la perception portée sur ce volet, le climat social reste le domaine le plus défavorablement perçu avec 48% des entreprises le considérant comme contrainte majeure au bon déroulement de leur activité et à leur développement. A ce titre, ce facteur continue à constituer l’une des principales contraintes à l’investissement, dans la mesure où l’instabilité sociale serait la raison pour laquelle 20% des entreprises n’ont pas investi en 2017. Pire encore, il importe de révéler que les grèves continuent à générer des problèmes d’approvisionnement pour 8% des entreprises et ont même été derrière la suspension de l’activité au cours du premier semestre 2017 pour 2% des entreprises enquêtées.

En plus des grèves, les entreprises dénoncent l’absentéisme dont le taux continue d’augmenter Une augmentation du taux d’absentéisme a été relevée dans les entreprises, passant de 4.87% en 2014 à 5.41% en 2015 et 5.67% en 2016 (soit en moyenne 15 jours d’absence par employé).

Au sujet de la situation politique, l’enquête montre que 45% des entreprises considèrent le climat politique actuel comme instable et constitue une contrainte majeure pour le développement de leur activité et ce, indépendamment de leur taille et régime. Cette instabilité, qui perdure depuis des années, est l’une des principales raisons ayant dissuadé 22% des hommes d’affaires d’investir en 2017.

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L’adoption de la loi sur le Partenariat Public-Privé (PPP), la mise en place des réformes sur le plan économique et l’amélioration du climat d’affaires demeurent les principales revendications des investisseurs nationaux et des bailleurs de fonds internationaux qui souhaitent opérer en Tunisie. Après le FMI c’est au tour de la Banque Mondiale de demander une action de la part du gouvernement tunisien pour accélérer le lancement des réformes et se dégager du fardeau financier, la condition pour retrouver la croissance et regagner la confiance des investisseurs locaux et étrangers. Telle a été la principale requête de la Société financière internationale (SFI), représentée par son DG pour la région MENA.

Nous ne lâcherons pas la Tunisie (…) Nous n’allons pas arrêter d’y investir (…) l’IFC est disposée à aider la Tunisie avec tous les moyens“, a déclaré le patron de la SFI dans la région MENA, Mouayed Makhlouf, dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, avant d’ajouter que les objectifs de l’institution dans la région MENA et en Tunisie sont principalement le développement plutôt que l’investissement.

Il a tenu par ailleurs à préciser que la Tunisie est une partie de la SFI, voire de la Banque Mondiale et que le but du Fonds est d’aider le pays à sortir de sa crise économique, à accélérer les réformes, à relancer les investissements étrangers et à améliorer le climat des affaires. Il a fait remarquer que la SFI investit annuellement en Tunisie entre 300 et 500 Millions de dollars.

Le responsable a sous un autre angle d’idées appelé le gouvernement à accélérer les réformes afin d’améliorer le climat des affaires et mettre l’économie en marche, soulignant que la Tunisie se trouve aujourd’hui face à plusieurs difficultés dont principalement la mise en place des réformes économiques. Il a mis en garde contre la non accélération des réformes et son impact sur l’économie tunisienne.

Dans un message adressé au Parlement et au citoyen tunisien, Mouayed Makhlouf a fait remarquer que le gouvernement tunisien ne peut pas supporter le fardeau financier et que l’ARP et le citoyen tunisien sont appelés à comprendre les actions du gouvernement en matière de réformes économiques. “Il faut entamer les réformes pour relancer l’économie et préserver l’emploi“, a-t-il précisé.

Interrogé sur le climat des affaires en Tunisie, le DG de la SFI de la région MENA a déclaré que le cadre actuel n’est pas suffisant et qu’on a besoin toujours de réformes économiques pour pouvoir attirer les investisseurs étrangers, selon ses dires.

Il a en revanche regretté le retard accusé pour adopter la loi sur le PPP, faisant assumer la responsabilité au gouvernement qui doit, selon lui, améliorer le climat des affaires et le rendre favorable aux investissements nationaux et internationaux. “Bien que cela ait été défendu par le chef du gouvernement, la loi sur le PPP tarde encore à voir le jour“, a assuré Mouayed Makhlouf, faisant remarquer que “les investisseurs étrangers s’intéressent encore et toujours à la Tunisie mais il faut accélérer la mise en place de la loi sur le PPP pour pouvoir attirer les gros investisseurs“, a-t-il ajouté.

Un constat partagé par Georges Joseph  Ghorra, le Représentant résident de la SFI en Tunisie, qui a appelé, dans une déclaration récente à Africanmanager, à améliorer l’environnement des affaires qui se présente aujourd’hui comme un handicap majeur pour les investissements étrangers, selon ses dires.

Il a toutefois assuré que l’État tunisien travaille déjà en collaboration avec la SFI et la Banque Mondiale pour voir comment réduire les autorisations exigées aux investisseurs et dont le nombre s’élève actuellement à 350. “Cela va encourager les investisseurs à investir davantage en Tunisie et à réduire les délais d’attente“, a-t-il dit.

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La BM taille le maquis des 350 autorisations

Dans une interview accordée à Africanmanager, Georges Joseph Ghorra, le Représentant résident d’IFC (Groupe de la Banque Mondiale) en Tunisie, a appelé à améliorer le climat des affaires dans le pays, un handicap majeur pour les investissements étrangers, selon ses dires.

Il a en revanche indiqué que l’État tunisien travaille déjà en collaboration avec l’IFC (Société financière internationale) et la Banque Mondiale pour voir comment réduire les autorisations exigées aux investisseurs et dont le nombre s’élève actuellement à 350. “Cela va encourager les investisseurs à investir davantage en Tunisie et à réduire les délais d’attente“, a-t-il dit.

Le responsable de l’IFC a tenu par ailleurs à préciser que l’IFC a fait son premier investissement en Tunisie en 1962 et que depuis cette date, la société a investi plus d’un (1) Milliard de dollars dans 31 projets. Et d’ajouter dans le même cadre qu’aujourd’hui l’encours de l’IFC en Tunisie est d’environ 300 Millions de dollars dans une dizaine de sociétés.

Selon ses déclarations, l’IFC a investi dans des projets à Sfax, à Tunis et à Bizerte. Ces financements ont porté sur des interventions avec des banques, mais aussi dans le PPP, le transport, la manufacture légère et l’huile d’olive.

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Deux méga projets visant à améliorer le climat des affaires et à promouvoir le système hydraulique en Tunisie devront être financés par un don pouvant atteindre 1 milliard de dinars par l’agence gouvernementale américaine du “Millénium Challenge Corporation” (MCC)“, a souligné mercredi Zied Lâadhari, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.
Dans une déclaration aux médias en marge de sa participation à un débat consultatif dans le cadre du programme “Compact” en coopération avec l’agence américaine MCC, le ministre a souligné que la première proposition de méga projet concerne la création d’une plateforme électronique unique pour l’entreprise.

L’objectif étant de digitaliser tout le processus à partir de la création de l’entreprise jusqu’à son développement et de simplifier les démarches et procédures administratives“, a dit Ladhari, estimant que ce projet ambitieux devra révolutionner la relation entre l’administration et l’entrepreneur.
Laadhari a souligné que ce projet, qui devra se heurter à plusieurs résistances et difficultés, permettra de doubler les recettes fiscales et garantira la traçabilité et la transparence des opérations.
S’agissant de la deuxième proposition de projet, le ministre a indiqué qu’elle vise à promouvoir le système hydraulique tunisien à travers des projets au nord et au sud pour mobiliser les ressources en eaux et rationaliser le système.
Les deux propositions de projets sont discutées lors du débat consultatif entre les représentants des structures gouvernementales, du secteur privé, des organisations nationales et des experts.
Une fois formulées de manière détaillée, elles seront présentées au conseil d’administration de la MCC pour approbation.

Intervenant à cette occasion, Daniel Rubinstein, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie, a souligné que la Tunisie a été choisie parmi les pays éligibles à bénéficier de l’assistance du MCC sous forme du programme appelé “Compact” selon sa performance et son respect des normes rigoureuses de la bonne gouvernance et des libertés économiques.
Nous sommes confiants que la Tunisie utilisera à bon escient les financements qui lui seront accordés afin d’atténuer les contraintes majeures à la croissance économique et promouvoir le développement durable“, a-t-il assuré.
Dans ce contexte, il a rappelé qu’en mars 2018, un accord d’octroi d’un don d’un montant de 7.95 millions de dollars a été signé pour assister la Tunisie dans le développement détaillé du programme “Compact“.

A noter que le programme “Compact” est actuellement à la phase de finalisation de la proposition de projets après avoir entamé depuis février 2017 la réalisation d’une analyse des contraintes majeures à la croissance économique ayant abouti à la retenue de deux contraintes que sont le contrôle des marchés et la rareté des eaux.
A partir d’octobre 2018 jusqu’au mois de septembre 2019, ce sera la phase de développement des projets. Selon les prévisions, l’exécution des projets aura lieu entre fin 2020 et fin 2025.

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Selon les données publiées jeudi par l’Insee , le climat des affaires s’est stabilisé ce mois-ci en France, restant à un plus bas de près d’un an après son fléchissement du mois de mai, relate Reuters.

L’indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle, s’établit à 106 en juin, comme en mai, un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (100).

Dans le détail sans arrondi, il repart en très légère hausse – à 106,5 contre 106,3 en mai – interrompant la série de cinq baisses mensuelles consécutives qui a fait suite au pic de dix ans enregistré en décembre.

Par secteurs, l’indicateur de l’industrie manufacturière s’est inscrit à 110, stable par rapport à son niveau de mai qui a été révisé en hausse d’un point, après avoir été annoncé à 109 en première estimation.

Il dépasse les attentes des économistes interrogés par Reuters, qui anticipaient un recul d’un point, à 108.

De la même façon, l’indicateur des services est resté stable à 104 en juin, son niveau de mai ayant été relevé d’un point.

L’indicateur du bâtiment a progressé d’un point à 109 – un plus haut depuis décembre 2017 – et celui du commerce de détail gagne également un point, à 112.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone d’incertitude conjoncturelle pour le deuxième mois consécutif, souligne l’Insee.

Quant au climat de l’emploi, il se redresse : à 110, en hausse de deux points par rapport à son niveau de mai, il retrouve son niveau de février, bien au-dessus de sa moyenne de longue période.

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Selon les données publiées jeudi 24 mai 2018 par l’Insee, le climat des affaires s’est à nouveau dégradé en mai en France, sous l’impact notamment d’un net recul dans les services, pour revenir à son niveau de juin 2017,nous apprend Reuters.

L’indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle, s’inscrit à 106, au plus bas depuis 11 mois et en recul de deux points par rapport au mois d’avril.

Il s’agit de sa cinquième baisse consécutive depuis son plus haut de dix ans touché en décembre.

Par secteurs, l’indicateur de l’industrie manufacturière s’est stabilisé à 109, alors que les économistes interrogés par Reuters l’anticipaient à 108 en moyenne.

Celui des services décroche de trois points à 103 et tombe lui aussi à son plus bas niveau depuis juin 2017.

L’indicateur du bâtiment est resté stable à 108, sa marque d’avril ayant été relevée d’un point.

L’indicateur du commerce détail a reculé d’un point à 110 et celui du commerce de gros, calculé tous les deux mois, en a perdu six à 104.

Dans tous les secteurs, le climat des affaires continue néanmoins d’évoluer au-dessus de sa moyenne de longue période, calée à 100, note l’Insee.

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e climat des affaires s’est dégradé pour le cinquième mois consécutif en Allemagne en avril, montre mardi 24 avril 2018 l’enquête mensuelle de l’institut Ifo qui confirme le moindre dynamisme de la première économie d’Europe depuis le début de l’année.

L’indice du climat des affaires calculé par l’Ifo, qui y a intégré pour la première fois des données du secteur des services, a reculé à 102,1 contre 103,3 (révisé) en mars. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 102,7.

Le sous-indice mesurant les conditions actuelles a fléchi à 105,7 contre 106,6 (révisé) en mars et celui sur les anticipations a reculé à 98,7 contre 100,0 (révisé). Les économistes anticipaient respectivement 106,0 et 99,5.

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Des décisions audacieuses et courageuses doivent être prises pour améliorer le climat d’investissement en Tunisie“, a souligné, jeudi 12 avril 2018, Samir Majoul, le président de l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (UTICA), à l’occasion de la conférence nationale sur “l’industrie et les petites et moyennes entreprises : garantie du développement économique”, organisée à Tunis.

Le président de l’organisation patronale a appelé à l’amélioration du rendement de tous les services publics en rapport direct avec l’entreprise, essentiellement les ports et tous les services logistiques.

Il a, en outre, souligné la nécessité de simplifier les procédures administratives, de garantir le financement et d’adopter une politique fiscale qui encourage l’investissement.

Majoul a aussi recommandé de lutter contre la contrebande et le commerce parallèle et d’assurer la paix sociale en empêchant la suspension du travail sur les sites de production.

Il a également mis l’accent sur l’importance de promouvoir les secteurs du textile, de l’habillement, du cuir et chaussures, de la mécanique et de l’artisanat en aidant les entreprises à surmonter leurs difficultés.

Il convient aussi de suivre l’évolution technologique et de miser sur l’innovation et le savoir“, a-t-il signalé.

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L’Africa Investment Index 2018 vient d’être rendu public par «Quantum Global ». En présentation, le Managing Director Mthuli Ncube écrivait que «les investisseurs sont à la recherche des marchés les plus prometteurs pour y investir en soupesant les opportunités changeantes et les risques qui pèsent sur les pays. La décision finale d’investir est traditionnellement fondée sur l’analyse d’un complexe éventail de facteurs individuels mesurant les différents aspects des affaires, allant des conditions dans lesquelles l’investisseur se sentirait à l’aise dans un pays étranger, à la perspective macroéconomique globale. En d’autres termes, l’investisseur est attentif à un ensemble de maints indicateurs séparés le fondant à décider d’investir ou non dans un marché. Cependant, ce processus est à la fois coûteux et long».

La Tunisie est classée 24ème, même classement qu’en 2017, dans le «Africa Investment Index 2018», loin derrière le Maroc qui se classe 1er Africain et l’Algérie 3ème. Dans ce classement, l’Indice se base sur 13 indicateurs répartis en six grands facteurs clefs. Il y a le facteur de croissance (du PIB réel, investissement domestique, croissance économique), le facteur de liquidité (le taux d’intérêt réel, niveau de la masse monétaire), le facteur des risques (risque de change, note souveraine, taux de couverture des importations, niveau de la dette extérieure, situation de la balance courante). Mais aussi le facteur de l’environnement des affaires (rang dans le classement Doing Business), le facteur démographique (population totale) et le facteur de l’utilisation des réseaux sociaux (taux de pénétration de l’usage des réseaux sociaux).

Et si le Tunisien est un adorateur des réseaux sociaux, le reste des ratios de son économie réelle, restent détérioré depuis 2011. Avec une économie à 50 % parallèle, un PIB dont la croissance peine à atteindre les 2 %, une masse monétaire qui explose, un taux d’intérêt qui s’envolerait presque, dans une tentative de la BCT de juguler l’économie parallèle et de maitriser la consommation et l’importation de ce qui n’est pas essentiel pour l’économie. Mais aussi un DT qui glisse dangereusement devant les anticipations des propres opérateurs économiques tunisiens, qui l’empêchent de se stabiliser et déstabilisent par là même l’investissement direct étranger, une note souveraine qui n’arrête pas d’être dégradée rendant difficile l’accès aux marchés financiers internationaux à des coûts raisonnables, une dette extérieure qui représente plus de 70 % du PIB, une masse salariale qui bouffe le reste de ce PIB et des importations qui explosent avec une productivité qui diminue.

Force est de constater que ce sont tous ces facteurs qui ont fait que la Tunisie n’améliore pas son score, pour devenir attractive aux IDE. Des IDE qui pourraient booster ses exportations, équilibrer son commerce extérieur, créer plus d’opportunités d’emplois aux jeunes diplômés et des opportunités de partenariat pour les entreprises locales.

Force est tout autant d’affirmer que les classements de la Tunisie, dans ces livres de chevet de tout investisseur étranger, comme «l’Africa Investment Index», le «Forum de Davos» ou encore le «Doing Business», ne s’améliorera guère, tant que les fondamentaux économiques seront mauvais. Il n’y a, pour cela, qu’à regarder des indicateurs comme l’inflation, le déficit public et compte courant, d’où la nécessité des grandes réformes structurelles. N’eût été le sentiment patriotique qui anime chaque Tunisien, on pourrait presque se demander qui est le fou qui va mettre un centime dans un pays qui fait 10% de déficit courant et 6.2% de déficit budgétaire ?

Les réformes, pourtant entamées par le second gouvernement de la 2ème République, dans une conjoncture politique et surtout sociale où l’UGTT dont «The Economist disait qu’elle empêche la Tunisie d’avancer» tarde à jouer son vrai rôle de partenaire économique, en plus et avant le social. Une centrale syndicale qui est le principal contestataire du package de réformes, présenté par le GUN. Sans vouloir le savoir, elle se mettrait presque le doigt dans l’œil !

A méditer enfin cette conclusion de la dernière revue économique du FMI : «Le soutien continu de la communauté des donateurs pour les efforts de réforme de la Tunisie seront critiques dans le futur».

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Lors de sa venue ce jeudi 15 mars 2018 à la conférence nationale “2e édition MIGYES, santé de la PME en Tunisie”, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a fait savoir que 2018 sera l’année de l’amélioration de l’environnement des affaires, notamment pour les PME.

Il a souligné qu’aujourd’hui, la Tunisie a besoin d’une étroite collaboration entre toutes les parties prenantes et la société civile afin de relancer la machine économique.

Chahed a encore rappelé que son gouvernement s’est engagé à appliquer toutes les réformes qui ont été lancées pour accélérer la reprise.

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 «Malgré des progrès notables dans la démocratisation et les efforts de réforme en cours, la transformation de la Tunisie vers une économie plus libre et axée sur le marché a été progressive». C’est ainsi que débute l’appréciation de «Heritage Foundation» du degré de liberté de l’économie en Tunisie, dans «2018 Index of Economic Freedom». Le score de liberté économique de la Tunisie est de 58,9, faisant de son économie le 99ème plus libre de l’indice 2018. Son score global a augmenté de 3,2 points, avec des améliorations significatives de la liberté commerciale, de la liberté d’investissement et de la solidité budgétaire dépassant un score inférieur pour l’indicateur de liberté de travail. La Tunisie se classe au 10ème rang parmi les 14 pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, et son score global est inférieur aux moyennes régionale et mondiale. Pour la comparaison avec le Maroc, principal concurrent de la Tunisie en Afrique du Nord, le Royaume chérifien reste mieux classé, avec un score de 61,9 sur 100.

Pour Heritage, «la protection des droits de propriété continue d’être un sujet de préoccupation, étroitement liée à des niveaux élevés de corruption, ainsi qu’à un important arriéré de litiges en matière de propriété. Bien que le pouvoir judiciaire soit généralement indépendant, la faiblesse du gouvernement a encouragé la corruption aux niveaux inférieurs de la bureaucratie et de l’application de la loi. En 2017, la Tunisie a déclaré une guerre contre la corruption». Concernant le taux d’imposition, l’Index 2018 d’Heritage, un autre livre de chevet des investisseurs étrangers voulant opérer en Tunisie, indique que «le taux d’imposition le plus élevé sur le revenu des particuliers est de 35% et le taux d’imposition des sociétés le plus élevé est de 30%. Les autres taxes comprennent les taxes sur la valeur ajoutée et les transferts de propriété. La charge fiscale globale est égale à 24,0% du revenu national total. Au cours des trois dernières années, les dépenses publiques ont représenté 28,6% de la production totale (PIB) et les déficits budgétaires ont représenté en moyenne 4,4% du PIB. La dette publique équivaut à 60,6% du PIB». On remarque à ce sujet qu’Heritage estime que la Tunisie dispose d’un «système d’entreprise relativement efficace» mais qui «souffre d’un manque de transparence et d’une mise en œuvre incohérente. La Tunisie a développé son secteur industriel et créé des emplois peu qualifiés, mais le taux de chômage des diplômés universitaires est estimé à plus de 30%. Le gouvernement continue d’éliminer les subventions aux carburants et a éliminé les subventions au sucre». Toujours selon la même source, concernant le commerce extérieur tunisien, «les obstacles non tarifaires entravent certains échanges. L’ouverture du gouvernement à l’investissement étranger est inférieure à la moyenne. Malgré les efforts de réforme en cours, le secteur financier faible est fragmenté et dominé par l’État. L’accès au crédit reste limité et les marchés de capitaux sont sous-développés».

Pour un Benchmarking avec le Maroc, en ce qui concerne la charge fiscale, la Tunisie est dite principalement libre avec un score de 73 % contre 70,5 % pour le Maroc qualifié de modérément libre, mais perdant 0,7 points entre 2017 et 2018. La Tunisie est aussi classée meilleure que le Maroc en «Business Freedom», avec un score de 81,4 % contre 69,6 pour le Maroc, avec une légère amélioration du score de la Tunisie entre 2017 et 2018. Ce dernier prend totalement le dessus pour le «Financial Freedom» avec un score de 70 % contre seulement 30 % pour la Tunisie où elle n’a pas bougé d’un iota depuis 2011. Même chose pour la liberté d’investissement, «Investment Freedom», où la Tunisie, avec un score de 45 %, est juste au-dessous du statut de «Repressed» ou répressif pour l’investissement. La Tunisie vient pourtant de se doter d’un nouveau code. C’est, peut-être, ce nouveau texte qui a permis à la Tunisie d’améliorer son score de 10 points en une seule année. La Tunisie reste cependant toujours loin de son principal concurrent maghrébin, le Maroc, qui s’adjuge un score de 65 %, même s’il a baissé de 5 points pour revenir au niveau de 2012. Derrière le très mauvais score tunisien en liberté d’investissement il y a certainement la lourdeur administrative et la multitude d’autorisations et de paperasse administrative. L’actuel gouvernement tente de faire jouer la guillotine administrative, pour en abaisser le poids sur l’investissement. Il a dévoilé un certain nombre de mesures, lors du dernier congrès du patronat. On attend le passage à l’acte et les résultats.

En liberté commerciale, les scores des deux pays se toucheraient presque, même si la Tunisie prend un petit peu le dessus en 2018, avec un score de 82,1 % contre 79,4 % pour le Maroc. Il n’y a d’ailleurs qu’à voir la taille du marché parallèle en Tunisie pour le comprendre. Mais il est bon, pour éviter l’autoflagellation, de noter les efforts faits par la Tunisie, pour remonter de plus de 18 points en 2018, passant d’un score de 63,8 en 2017 à un score de 82,1 % une année plus tard. La Tunisie est aussi, selon l’Index 2018 d’Heritage Foundation, mieux classée que le Maroc sur le critère du «Labor Freedom» ou liberté de l’emploi. Avec un score de 52,9 % elle est certes plutôt non libre, mais reste mieux que le Maroc qui n’a qu’un score de 36 %. Force est cependant de noter, dans ce critère du «Labor Freedom», que la courbe de la Tunisie est descendante, alors que celle du Maroc est montante et a gagné 9 points depuis 2011 ; la Tunisie en a perdu plus de 21 depuis 2012, selon la fondation Heritage. Un effort est donc à faire en coopération entre le gouvernement et ses partenaires sociaux, pour que le Maroc ne prenne pas le pas sur la Tunisie dans ce critère, fortement recherché par les investisseurs étrangers ! En attendant, les observateurs étrangers du développement du climat des affaires et de l’économie en général semblent changer d’opinion sur la Tunisie. Le dernier rapport de «Renaissance Capital» en témoigne et la donne même plus performante à l’horizon 2020. La balance commerciale tunisienne commence aussi à donner des signes d’amélioration, avec un taux de couverture qui s’améliore de plus de 7 points au premier mois de 2018.

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Participant mercredi 17 janvier 2018 au panel de la conférence économique de la Biat, Noureddine Hajji, d’Ernest & Young, a évoqué la publication du prochain baromètre des entreprises.

Révélant, en avant-première, quelques-uns de ses résultats, il a indiqué que 3/5 des entreprises sondées, pour les besoins de ce baromètre, ont déclaré avoir fait de la croissance en 2017 malgré la crise.

4/5 estimaient être capables d’en faire au cours de l’exercice 2018 et 40% maintiennent leurs investissement programmés pour 2018.

Hajji a aussi révélé que 90% des entreprises questionnées jugent négatif l’environnement de l’investissement en Tunisie. Et le représentant d’Ernest & Young d’en tirer la conclusion que «les entreprises tunisiennes restent optimistes et continuent de faire leur boulot malgré la crise».

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La Fondation Friedrich Naumann et l’entrepreneure Magatte Wade, basée aux Etats-Unis d’Amérique et promotrice de Tiosane, Adina Beverage et SkinisSkin, organisent à Meckhé un atelier sur l’amélioration du climat des affaires et le développement de l’entreprenariat privé notamment endogène. L’atelier a servi de cadre de projection du film intitulé « Poverty Inc. » visant à contribuer à l’éveil des consciences et au développement du climat des affaires.

Le film montre la problématique de l’aide au développement, les problèmes de l’entreprise africaine et les perspectives afin de mieux faire face à la pauvreté qui mine le développement en Afrique.

« Nous sommes à Meckhé où je suis en train d’installer une unité de délocalisation de mes activités pour que les populations prennent conscience du besoin de conduire les réformes nécessaires à l’amélioration du monde des affaires et à la promotion du secteur privé », a déclaré Mme. Magatte Wade (à différencier de M. Magatte Wade, Maire de Meckhé). « En Afrique, le climat des affaires n’est pas favorable à l’investissement et à la création d’emplois », a ajouté l’entrepreneure Mme. Magatte Wade.

Selon Mme. Inga Herbert, directrice Afrique de l’Ouest de la Fondation « Für Die Freiheit », « c’est l’environnement ou le climat des affaires qui est la première cause du sous-emploi des jeunes en Afrique. Les entrepreneurs, les porteurs de projets et les privés doivent s’unir pour exercer la pression nécessaire sur les décideurs et influencer les politiques afin que les réformes soient menées à bon port ». Elle a fait remarquer que les entrepreneurs et les porteurs de projets doivent prendre conscience qu’ils détiennent la force d’inciter les pouvoirs publics à mener les réformes attendues.

La Fondation Friedrich Neumann et l’entrepreneure Mme Magatte Wade coopèrent depuis deux ans pour conduire sur le continent et particulièrement au Sénégal des activités et programmes de promotion de l’entreprenariat féminin et des jeunes. L’embellissement du climat des affaires constitue un élément important de promotion de la croissance.

« L’environnement des affaires est un impératif de développement », a souligné le Maire de la commune de Meckhé, M. Magatte Wade.

Les organisateurs ont rendu hommage au leadership du Maire qui a vite compris que le développement local repose sur un climat propice aux affaires. C’est ainsi qu’il a apporté tout le soutien nécessaire à la réalisation du projet de l’entrepreneure Mme Magatte Wade qui a démarré un projet de fabrication de produits cosmétiques à base d’huile naturelle à Ngaye Meckhé.

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Le rapport Doing Business de 2018, axé cette année sur les «réformes pour la création d’emploi», livré hier mardi 31 octobre 2017 par la Banque Mondiale, situe la Tunisie à la 88ème position sur 190 pays pour la «facilité de faire des affaires». Le berceau du printemps arabe est nettement distancé par le Maroc, à la 69ème place mondiale et numéro 1 en Afrique du nord. Mais ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle : En effet la Tunisie a chuté de 11 places par rapport au précédent classement (77ème)…

On lit également dans le document, qui a épluché les réformes entreprises pour assainir davantage le climat d’affaires dans 190 nations, que la Tunisie a “brillé” par une réforme «qui entrave encore plus» le business avec «l’instauration d’une nouvelle taxe sur le revenu».

Quant au Maroc, il engrange les bénéfices de deux réformes phares de nature à booster les investissements : Un dispositif de paiement des impôts en ligne et une révision des frais d’enregistrement des propriétés.

La Tunisie peut, tout de même, se consoler d’être beaucoup mieux lotie que l’Egypte, pourtant 3ème puissance économique du continent africain en termes de PIB, qui n’a pas pu faire mieux que 128ème. Quant à l’Algérie, il est carrément dans les bas fonds, au 166ème rang mondial…

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Selon le classement des meilleurs et pires pays où faire des affaires, la Tunisie a été classée 87ème, sur un total de 139 pays. Dans cette enquête, qui vient d’être publiée par le magazine Forbes, le pays a reculé de 5 places par rapport au classement de l’année dernière. Bien que la baisse soit très importante, ce recul n’était pas très surprenant vu le contexte économique, social et politique difficile que vit la Tunisie depuis la Révolution. Tout cela ne peut pas passer inaperçu. Victime de sa Révolution, la Tunisie n’a cessé depuis cette année de connaître des échecs, de reculer dans les classements internationaux et d’afficher des résultats négatifs dans plusieurs domaines d’activités. Preuve à l’appui : Une situation économique si mauvaise et une dégradation sans précédent dans les principaux secteurs économiques dont les mines, les phosphates, le tourisme et les investissements, confirme d’ailleurs la ministre des Finances. Dans une déclaration récente en marge de sa présence à l’ARP, Lamia Zribi  a dressé un tableau sombre de l’économie tunisienne. Selon elle, le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’Etat pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la LF initiale.

Les ressources d’emprunt passeront ainsi en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la première mouture de la loi de finances. Ce sont les principaux indicateurs derrière la dégradation de la place de la Tunisie dans les classements mondiaux. 

Le célèbre classement de Forbes a quant à lui expliqué que “la Tunisie fait face à toute une série de défis à la suite de la Révolution du printemps arabe en 2011”, a précisé le magazine, rappelant que la Tunisie s’est lancée, durant les dernières décennies, “dans une stratégie fructueuse axée sur le renforcement des exportations, des investissements étrangers et du tourisme, qui sont maintenant au cœur de l’économie du pays”.

Toujours selon le même rapport, la Révolution de janvier 2011 a entraîné une chute brutale de l’économie tunisienne, le tourisme et l’investissement ayant fortement baissé. “En 2015, les attaques terroristes successives contre le secteur du tourisme et les grèves des travailleurs dans le secteur du phosphate, qui représentent ensemble près de 15% du PIB, ralentissent la croissance du PIB à moins de 1%”.
Par ailleurs, sur un échantillon de 137 économies, le Maroc a enregistré une légère amélioration grimpant à la 51ème position, soit 11 places de mieux par rapport à l’édition 2015 où il se situait à la 62ème position et de 28 places de plus par rapport à l’année 2014 où il occupait le 79ème rang.

Quant à l’Algérie, elle arrive 131ème sur un total de 139 pays. Selon le même classement, l’économie algérienne est 133ème pour la protection des investisseurs, 131ème pour la liberté de commerce, 123ème pour la liberté monétaire et 115ème pour le poids de la fiscalité.

Pour rappel, le classement de Forbes porte sur 11 indicateurs qui sont : les droits de propriété, l’innovation, les taxes, la technologie, la corruption, la liberté (personnelle, commerciale et monétaire), la bureaucratie, la protection des investisseurs et la performance du marché boursier.

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Le président de l’Institut Arabe des chefs d’entreprises (IACE), Ahmed Bouzguenda a appelé dans une déclaration à Africanmanager à améliorer le climat des affaires en Tunisie, soulignant que les premières réformes devraient porter sur celle de l’administration  notamment en matière de lutte contre la bureaucratie avant même la réforme de la fiscalité.

Bouzguenda a,  dans ce contexte, appelé à alléger les contraintes administratives sur les investisseurs et accélérer la mise en place du nouveau code de l’investissement, faisant remarquer que les investisseurs sont toujours aux prises avec des procédures administratives complexes, lourdes et longues.

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