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Un forum d’affaires tuniso-indien a été organisé, mardi, à Tunis, par CONECT International (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), avec la participation de 24 hommes d’affaires indiens spécialisés dans les domaines des industries pharmaceutiques, de la fabrication d’acier, des exportations des plantes médicinales, des pièces de rechange, des machineries agricoles, des télécoms et du textile…
Le président de la Fédération des organisations indiennes d’exportation (FIEO), Khalid Khan, a mis l’accent sur la nécessité de développer la coopération tuniso-indienne, soulignant le positionnement stratégique de la Tunisie et sa proximité de l’Europe.
Il a fait savoir, à ce propos, que la délégation indienne a déjà effectué une visite en Algérie juste avant de venir en Tunisie et compte se rendre au Maroc.
L’objectif de ces visites, a-t-il avancé, est de promouvoir les relations commerciales et de développer les investissements dans les pays du Nord de l’Afrique, soulignant que les prévisions du FMI (Fonds Monétaire International) pour l’Inde table sur une croissance de 7,4% en 2018.

Khan a rappelé, dans ce cadre, que des marques indiennes de véhicules (TATA et Mahindra) ont déjà des usines d’assemblage en Tunisie, avançant qu’un potentiel d’investissement important existe dans plusieurs domaines.
Pour sa part, l’Ambassadeur de l’Inde à Tunis, Prashant Pise, a fait remarquer que la présence de cette délégation démontre la volonté de l’Inde de traduire les relations diplomatiques entre les deux pays en relations d’affaires.
Et d’ajouter que l’objectif est de développer la présence des entreprises tunisiennes et de l’Afrique du Nord en Inde, indiquant que 800 entreprises Britanniques opèrent en Inde ainsi que plusieurs sociétés européennes et américaines contre la présence de quelques sociétés africaines.
Le président de la CONECT, Tarek Cherif, a mis l’accent sur la nécessité de tirer profit de l’expérience de l’Inde qui réalise un taux de croissance annuel de 7%, en dépit d’une population de plus de 1,250 milliard.
L’Inde, a-t-il dit, peut être une source d’inspiration de la Tunisie, ce pays ayant engagé plusieurs réformes dont le changement de la monnaie pour mettre fin au commerce parallèle.
Cependant, Cherif a souligné que les échanges entre la Tunisie et l’Inde restent timides, précisant que la Tunisie exporte le phosphate vers l’Inde et importe les matières premières, notamment le textile.

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La présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Wided Bouchamaoui, a tapé sur le port de Rades, après Tarek Cherif, à la tête de la CONECT (Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie). Lors du congrès régional de l’UTICA à Ben Arous, elle a déclaré à Shems FM que le port de Rades est en grande partie responsable des blocages de l’exportation et des problèmes économiques du pays.

Elle a ajouté, là aussi comme Cherif, “qu’une étude réalisée sur le rendement du port a montré que la mise en place d’une nouvelle approche de gestion et de gouvernance de ce port peut générer des recettes importantes pour l’Etat“, évaluées à 900 millions de dinars par an.
Enfin elle a affirmé que malgré que les descentes des chefs de gouvernement successifs au Port de Rades, rien n’a bougé…

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Le président du Groupement Professionnel de la Confection et de l’Habillement (GPCH) de la CONECT, Samir Ben Abdallah, a appelé à hâter la mise en œuvre des mesures exceptionnelles de relance du secteur du textile-habillement (T-H), prises lors du conseil ministériel tenu en juin 2017, d’autant plus que le secteur du textile a enregistré, à lui seul, depuis 2010 la perte de plus de 400 entreprises.
Intervenant lors de la 2ème journée nationale du T-H tenue, mercredi, à Tunis, Ben Abdallah a précisé que si ces mesures sont appliquées, elles bénéficieront aux entreprises du secteur et sont à même d’assurer un saut qualitatif du secteur qui se heurte, depuis 2010, à des contraintes financières, commerciales et de formation.
Il a rappelé que le nombre d’entreprises opérant dans le secteur est passé de 2020 entreprises avant 2011 à 1590 actuellement, lesquelles emploient 150 mille personnes, représentant 34% des emplois dans l’industrie manufacturière.

De son côté, Tarek Chérif, président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), a souligné qu’il est temps d’arrêter cette hémorragie par des mesures urgentes et efficaces qui concernent, notamment, l’aspect financier et commercial, la franchise, les incitations à l’investissement, la pression fiscale, la logistique, l’accroissement des coûts de production, le glissement continu du dinar, la formation professionnelle et les procédures administratives.
Certes, le blocage des importations dans une économie ouverte ne constitue pas une solution mais il y a lieu de soutenir le secteur du textile-habillement, dans lequel la Tunisie dispose d’une riche expérience depuis la promulgation de la loi 1972, et d’assurer également la régularité des importations en termes de prix et qualité (pas de dumping)“, a-t-il relevé.
Cherif a recommandé d’attirer les investissements chinois dans le secteur du textile-habillement, d’autant plus que la Chine offre, aujourd’hui, 85 mille emplois dans le domaine du textile et de la confection dans plusieurs pays, tels que l’Ethiopie et le Maroc.

Pour sa part, Aziza Htira, présidente directrice générale du Centre de promotion des exportations (CEPEX), a fait savoir que parmi les mesures du CMR, l’adoption d’un budget additionnel et spécifique de 4,5 Millions de Dinars (MD), sur trois ans pour la mise en place d’un programme promotionnel du secteur du T-H, à un niveau international.
Ce programme qui aurait dû être lancé en septembre 2017 devra l’être au début de l’année 2018. Il comprend le lancement d’un plan média destiné aux pays cibles, la participation à des conférences économiques, le développement des kits promotionnels, l’intensification des participations à des salons internationaux et l’organisation de rencontres B to B avec les donneurs d’ordres du secteur à l’étranger“, a-elle ajouté.

Le ministre de l’industrie et des petites et moyennes entreprises, Slim Feriani, a mis l’accent sur l’importance du rôle de ce secteur évolutif et résistant dans la réalisation des équilibres économiques et sociaux et la promotion des exportations, rappelant que certaines de ces mesures prises lors du CMR ont été appliquées, dont le rééchelonnement des dettes des entreprises auprès de la CNSS sur 6 ans et celles auprès de la fiscalité.
Ces mesures, dont le nombre s’élève à 22, visent à améliorer la consolidation des entreprises dans le secteur, assurer leur pérennité et promouvoir les investissements nationaux et internationaux ainsi que les exportations vers de nouveaux marchés”, a-t-il précisé.

L’économie tunisienne enregistre, depuis l’année 2011, une décélération de son industrie, voire même une désindustrialisation du pays qui s’accentue de plus en plus notamment dans des secteurs stratégiques, à l’instar du textile. Pour les seuls 10 mois de l’année 2017, la Tunisie a perdu 113 sites industriels et plus de mille emplois.

TAP

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La mission d’affaires organisée par Conect International en partenariat avec la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal – CNES avec le soutien de l’Ambassade du Sénégal à Tunis et l’Ambassade de Tunisie au Sénégal fut une réussite à plus d’un titre.

La délégation tunisienne était composée de plus de quarante opérateurs économiques de divers secteurs (industrie agroalimentaire, emballage, BTP& matériaux de construction, chimie, textile et confection, santé, enseignement supérieur, formation professionnelle, études &conseil, énergie renouvelable, électricité, froid industriel, filtration industrielle, pièces automobile, meuble et ameublement…) a manifesté un grand intérêt pour la création de joint-ventures tuniso-sénégalais avec des partenaires locaux en vue de l’investissement au Sénégal.

La délégation tunisienne a eu l’honneur d’être reçu au nom du Président de la République du Sénégal par le Premier Ministre SEM. MahammedBoun Abdallah DIONNE, qui a invité les opérateurs tunisiens à investir au Sénégal et à leur apporter tout le soutien et facilités nécessaires.

Le Plan Sénégal Emergent est un cadre propice au développement du tissu industriel et l’implantation de sociétés de service.

Plus de 200 rendez-vous B2B personnalisés ainsi que des visites Door to Door furent organisés par CONECT International selon les centres d’intérêt des opérateurs économiques tunisiens.

Un entretien a réuni le Président de la CONECT avec la Présidente du Conseil Economique et Social, Madame Aminata TALL.

Il y eût également des réunions institutionnelles avec plusieursministres et décideurs du Sénégal ainsi que les structures importantes sénégalaise notamment : la SENELEC-Société Nationale d’Electricité du Sénégal, la SDE – La Sénégalaise Des Eaux, l’ANER -Agence Nationale Pour Les Énergies Renouvelables, Air Sénégal, Ordre des Architectes du Sénégal, ONECCA -Ordre National des Experts Comptables et Comptables Agréés du Sénégal, Les Ciments du Sahel, la Nouvelle Minoterie Africaine SANDERS, …

M. Abdoulaye Diouf SARR, Ministre de la Santé et de l’Action sociale a manifesté un grand intérêt à encourager des investissements dans le secteur privé dans le cadre de partenariat sénégalo-tunisien ainsi que la formation professionnelle paramédicale.

Il est entendu que l’expérience tunisienne mérite d’être valorisée.

L’entretien avec le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation fut très constructif et a porté sur la réforme de ce secteur au Sénégal avec un encouragement des partenariats tuniso-sénégalais dans ce domaine.

Les opérateurs tunisiens ont manifesté un intérêt à créer des instituts d’enseignement avec des partenaires locaux au Sénégal.

Dans le même cadre, la réunion avec Mme. Mame Sané NDIAYE, Directeur de Cabinet du Ministre de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, fut l’occasion pour les membres de la délégation tunisienne de préparer leur offre en matière de management, leadership, renforcement de capacités, finances, gestion des équipes, formation professionnelle dans le domaine de la santé… Autant de thématiques qui ont suscité l’intérêt pour la coopération en matière de formation avec le secteur privé tunisien, d’autant qu’il existe un fond qui finance les plans de formation et que le Sénégal est fermement engagé dans un plan de développement. Les ressources humaines étant le pilier.

La réunion avec M. Cheikh KANTE, Ministre auprès de Monsieur le Président de la République du Sénégal, en Charge du Plan Sénégal Emergent (PSE), fut axée sur le potentiel de partenariat entre nos deux pays en termes de transfert de savoir-faire et industrialisation de l’économie sénégalaise, sans oublier les services de santé, d’enseignement supérieur, de formation, de consulting…

La Tunisie dispose d’une expérience qu’il serait intéressant de transférer au Sénégal qui dispose d’un environnement d’affaires favorable et d’un potentiel de développement intéressant pour les entreprises tunisiennes qui souhaitent s’internationaliser dans une optique de partenariat gagnant-gagnant.

Outre son intervention au nom du Président de la République du Sénégal lors du forum économique organisé par la CONECT International le 28 novembre dernier, Madame Gnounka DIOUF, Ministre Conseiller à la Présidence, chargée des Affaires Economiques s’est entretenu avec la Présidente de CONECT International le mercredi 29 novembre. Le forum économique fut clôturé par le discours de Madame Khoudia MBAYE, Ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat.

Le Sénégal, ce pays ami de longue date de la Tunisie offre un climat d’affaires attractif et un intérêt pour le renforcement des échanges avec la Tunisie.

Il est important de rappeler que cette mission d’affaires vient commémorer la visite historique effectuée en novembre 1963 par le leader Bourguiba reçu en grande pompe par le leader Senghor.

Quid des relations économiques entre nos deux pays 54 ans après.

Nos échanges commerciaux restent faibles et en deçà de nos aspirations et du potentiel qui s’offre à nous.

Le Sénégal est le premier client de la Tunisie et son 8ème fournisseur en Afrique subsaharienne.

Il est important de noter qu’entre 2011 et 2016, la croissance annuelle moyenne des exportations tunisiennes vers le Sénégal est estimée à 10%.

Pour la même période, la croissance annuelle moyenne des importations tunisiennes depuis le Sénégal est de 26%.

Les produits agroalimentaires (Margarine, pâte alimentaire, conserves, l’huile d’olive …) représentent la plus grande part des exportations tunisiennes vers le Sénégal suivis par les produits chimiques (0,65%), les machines et les produits pharmaceutiques (0,58%).

Le poisson représente 93% des importations tunisiennes du Sénégal.

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Le président de la CONECT

Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de la CONECT, Tarek Cherif a souligné la nécessité d’élargir la base des contribuables, surtout que plus de 50% de l’activité économique est réalisée à travers les circuits parallèles, selon ses dires.

Tarek Cherif a, dans le même contexte, indiqué que plus de 400 mille acteurs économiques continuent à bénéficier du régime forfaitaire ne contribuant pas aux recettes fiscales de l’Etat que pour la somme modique de 28MDT par an, soit en moyenne 70 DT par acteur économique. “En intégrant même de manière progressive cette large population de contribuables nous n’aurons plus besoin d’accroître davantage la pression fiscale tout en assurant une plus grande équité fiscale et une nouvelle dynamique économique”, a-t-il dit.

Parallèlement, Tarek Cherif a appelé à renforcer la lutte contre l’évasion fiscale par la limitation des transactions en espèces, la digitalisation des opérations financières, la modernisation du contrôle fiscal et son renforcement par la reconversion de fonctionnaires à travers des programmes adaptés de formation.

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Le président de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarek Cherif, a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a évoqué plusieurs sujets dont le projet de la Loi de finances 2018, les attentes et les propositions de son organisation ainsi que les problèmes auxquels fait face la PME aujourd’hui.

Qu’est-ce que vous pensez du PLF 2018 ?

Le projet de la loi de finances 2018 dans sa version actuelle est loin de répondre à nos attentes et aux exigences du moment. C’est d’ailleurs une position que partagent non seulement les chefs d’entreprises mais également les experts, les économistes, les financiers, les fiscalistes et même les citoyens avertis.

Quels sont vos griefs ?

Alors qu’on s’attendait à une rupture avec l’approche “fiscaliste” suivie depuis 2011, le projet de la loi de finances 2018 a encore accentué la tendance par de nouvelles mesures fiscales touchant principalement les entreprises organisées qui s’acquittent de leurs obligations fiscales et les employés.
Avec l’augmentation continue depuis 2011 des taux d’impôt, l’institution de nouvelles contributions et la promulgation de mesures fiscales additionnelles à l’occasion de chaque loi de finances, notre système fiscal est devenu l’un des plus lourds et des plus complexes, en comparaison surtout avec les pays concurrents.

Pour la pression fiscale aussi nous occupons les premiers rangs au niveau africain et mondial. Plus grave encore ! Avec l’instabilité de notre système fiscal, le climat des affaires et la visibilité sont  directement affectés ! Les prévisions et les projections indispensables aux investisseurs deviennent pratiquement impossibles avec pour conséquence immédiate l’attentisme et la gestion du quotidien !
L’on comprend dès lors les raisons des écarts constatés chaque année au niveau des taux de croissance et des principaux agrégats économiques ! Aucun taux de croissance prévisionnel n’a été réalisé depuis 2011 !
Pourtant les solutions efficaces, rapides et équitables à l’amélioration des recettes de l’Etat existent.

Que faites-vous dans ce sens, je veux dire au niveau des solutions ?

Nous avons entamé les concertations avec nos structures professionnelles régionales et sectorielles depuis le mois de mai dernier. Nous avons transmis nos remarques et propositions au Gouvernement et à l’ARP lors de la première phase de préparation de la loi de finances et nous avons couronné toutes ces démarches par l’organisation, au début du mois d’octobre dernier, d’une importante conférence qui a regroupé plus de 350 experts et hommes d’affaires en présence de députés et de responsables.
Dans le même cadre, j’ai eu l’honneur d’être reçu par le chef du gouvernement pour un long entretien au cours duquel je lui ai présenté les propositions et les recommandations de notre Centrale Patronale.
Les représentants de la CONECT ont été aussi reçus par les membres de la Commission des Finances et de la Planification de l’ARP pour une séance d’audition qui a duré plus de trois heures et demi.

Nous avons attiré l’attention des officiels et des responsables des instances concernées sur la gravité des conséquences du projet actuel de la loi de finances sur les entreprises des secteurs organisés, sur l’environnement des affaires et sur le climat social dans le pays.
Nous avons insisté sur le fait que les objectifs annoncés de croissance, de relance économique et de création d’emplois ne peuvent être concrétisés avec les dispositions contraignantes et inadaptées prévues dans le projet de la loi de finances qui s’inscrit en distorsion totale avec les principes fondamentaux de la réforme du système fiscal tunisien.

Nous avons également attiré l’attention sur la nécessité de mettre en application de nombreuses dispositions déjà décidées, surtout en matière de transparence et de contrôle et qui sont peu ou non appliquées jusqu’à présent.
Nous avons présenté notre feuille de route que nous continuerons à défendre en tant qu’organisation patronale d’entreprises responsables et citoyennes.

Ce projet de loi résoudra-t-il concrètement, selon vous, quelques uns des problèmes auxquels fait face la PME aujourd’hui ?

Dans sa version actuelle, ce projet de loi ne peut qu’aggraver la situation des PME non seulement au niveau de leur développement et de leur internationalisation devenue indispensable mais même en ce qui concerne leurs équilibres économiques et financiers et partant leur existence !
L’aggravation de la charge fiscale pour les entreprises des secteurs organisés à travers les augmentations d’impôt, la création d’une contribution sociale solidaire, la soumission des constructions à usage d’habitation à la TVA au taux de 19% et la création d’une taxe hôtelière de 3 DT par personne pour chaque nuitée sont autant de facteurs qui vont affecter directement et sensiblement la compétitivité des entreprises, leur positionnement sur le marché local et sur les marchés extérieurs, en plus des problèmes d’application que de telles dispositions soulèvent.
Même les avantages annoncés en faveur de la création de nouveaux projets en les exonérant de l’IS sur les trois premières années ne peuvent constituer des incitations réelles dans la mesure où la quasi totalité des projets ne permettent de dégager des bénéfices au cours des premières années de leur lancement.

Du coup les entreprises existantes, les nouveaux projets et les investissements seront lourdement  handicapés et il serait pratiquement impossible de réaliser les objectifs annoncés en matière de croissance et d’emploi notamment.
Il aurait fallu commencer par une évaluation approfondie et critique des retombées des différentes mesures fiscales prises par le passé pour dégager leurs avantages éventuels, leurs inconvénients et leurs limites avant de décider de l’adoption de nouvelles dispositions !

Avez-vous des propositions ?

Il convient tout d’abord de rompre définitivement avec l’approche adoptée jusqu’à présent qui considère les dépenses budgétaires comme une donnée immuable ou une contrainte incontournable puis on cherche les moyens d’y faire face par le biais des recettes usuelles, l’endettement et pour le reste par l’accroissement des impôts sur les contribuables qui honorent déjà leurs obligations, à savoir les entreprises des secteurs organisés et les employés.
Je dois souligner à ce niveau que nous pouvons réaliser des économies substantielles en osant remettre en cause le système de compensation des produits dits sensibles et de base qui permet de graves déviations à l’instar du pain et en faisant bénéficier de la compensation la population ciblée uniquement.
Les dépenses publiques peuvent également être rationalisées par leur compression et la réaffectation de milliers de fonctionnaires vers des emplois plus productifs.

L’Etat doit également opter pour des solutions rationnelles et durables pour faire face à la lourde charge des caisses sociales et des entreprises publiques souvent déficitaires.

Êtes-vous pour la privatisation de certaines entreprises publiques ?

La privatisation des entreprises publiques y compris les banques dans les secteurs concurrentiels et la promotion du partenariat public-privé sont autant de solutions qui ont fait leurs preuves dans tous les pays et même en Tunisie. Je citerai l’exemple du secteur du ciment ou celui des banques où nous avons enregistré des réussites qu’il convient de faire connaître aux réticents et à multiplier.

Le deuxième axe concerne la nécessité d’élargir la base des contribuables, surtout que plus de 50% de l’activité économique est réalisée à travers les circuits parallèles et que plus de 400 000 acteurs économiques continuent à bénéficier du régime forfaitaire ne contribuant aux recettes fiscales de l’Etat que pour la somme modique de 28MDT par an, soit en moyenne 70 DT par acteur économique.
En intégrant même de manière progressive cette large population de contribuables nous n’aurons plus besoin d’accroître davantage la pression fiscale tout en assurant une plus grande équité fiscale et une nouvelle dynamique économique.

Parallèlement il convient de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale par la limitation des transactions en espèces, la digitalisation des opérations financières, la modernisation du contrôle fiscal et son renforcement par la reconversion de fonctionnaires à travers des programmes adaptés de formation.

Le troisième axe concerne la stimulation de l’investissement, des exportations, du développement régional et de la création d’emplois, seuls vecteurs de croissance et d’équilibres économiques et financiers durables et ce, par l’octroi d’incitations fiscales et financières conséquentes au profit de tous les investissements à réaliser sur au moins les trois prochaines années afin de stimuler la relance économique qui constitue l’objectif majeur du pays.

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La commission des finances de l’Assemblée de Représentants du peuple (ARP) entamera, demain, 31 octobre 2017, la discussion des deux projets de budget de l’État et de la loi de finances relatifs à l’exercice 2018.

La commission prévoit à cet effet, d’auditer des représentants d’organisations et de structures professionnelles et syndicales, dont l’Utica, l’Utap, la Conect, l’UGTT et la Fédération des métiers libres et des services.

Rappelons à ce propos que les deux projets de budget de l’Etat et de la Loi de finances relatifs à l’exercice 2018 ont été soumis, le 14 octobre dernier, par le ministère de Finances au bureau de l’ARP. Ils devraient être promulgués avant les délais constitutionnels fixés au 10 décembre 2017.

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Le dossier des entreprises en difficulté ne cesse de préoccuper les esprits, sachant que le nombre des fermetures dans les rangs des PME est monté en flèche ces dernières années et ce, malgré la mise en place de la loi sur les procédures collectives dont le but ultime est le sauvetage et le paiement du créancier. Joint par téléphone par Africanmanager, Douja Gharbi, vice-présidente de la CONECT, a tenu à préciser que toutes les entreprises, petites ou moyennes, se trouvent devant plusieurs difficultés dont principalement les problèmes d’accès au financement et aux marchés non traditionnels. “Les PME souffrent dans le sens où elles s’activent pour s’améliorer, pour se maintenir et préserver l’emploi mais elles n’y arrivent plus“, a-t-elle expliqué.

La responsable a également évoqué la logistique, la lourdeur des procédures administratives et la détérioration du climat des affaires, appelant ainsi à mettre en place les mesures nécessaires afin d’aider ces entreprises à dépasser leur crise, voire à exporter, trouver de nouvelles niches, obtenir les financements nécessaires et trouver les talents et les compétences afin qu’elles puissent créer de la richesse, préserver les emplois et contribuer au développement économique et social.

Douja Gharbi a en outre cité un sondage d’opinion récent réalisé par la CONECT, lequel dit que 39,3% des PME ont perdu en 2016 un ou plusieurs clients importants pour plusieurs raisons dont successivement le manque de compétitivité des prix, les difficultés financières du client, la baisse de la demande, des problèmes logistiques, l’insécurité et la concurrence informelle.

Selon le même sondage, 31,1% des entreprises n’ont pas recruté en 2016 pour inadéquation des profils, 65,7% des demandes de crédit des industriels ont été rejetées et 29,7% des PME ne sont pas arrivées à générer des bénéfices en 2015.

600 entreprises en difficulté !

Sadok Bejja, le directeur général de la PME au ministère de l’Industrie et du Commerce, a fait savoir, dans une déclaration ce lundi 9 octobre 2017, à Africanmanager, que le nombre d’entreprises (PME) qui ont besoin d’un plan de restructuration s’élève actuellement à 600. Ces entreprises souffrent, selon lui, de plusieurs difficultés d’ordre conjoncturel et découlant principalement de l’instabilité liée à la Révolution de 2011.

Selon ses déclarations, cette dernière a frappé de plein fouet une grosse partie des PME, lesquelles se trouvent actuellement face à plusieurs problèmes et à une pression provenant de la contrebande et du marché parallèle, mais aussi d’ordre social et financier du fait de la réticence des établissements financiers et bancaires.

Bejja nous a par ailleurs indiqué que son ministère a déjà préparé un plan stratégique pour venir en aide à ces PME, faisant toutefois remarquer que ce plan, qui fait du secteur du textile et habillement une priorité, devra attendre l’approbation du projet de la loi de finances 2018, lequel fera l’objet d’un conseil ministériel restreint au cours de la semaine prochaine, selon ses dires.

Montée en flèche des fermetures !

MbarekKhamassi, l’ancien président de l’Association tunisienne de suivi et de sauvetage des entreprises en difficulté a affirmé, dans une déclaration ce lundi 9 octobre 2017 à Africanmanager, que le nombre des entreprises qui sont en difficulté et qui ont été contraintes de mettre la clé sous la porte est en train d’augmenter ces dernières années.

Il a par ailleurs indiqué que l’association se trouve aujourd’hui face à un grand problème dont principalement le non recours des entreprises en difficulté à la loi relative aux procédures collectives.

Il y a lieu de souligner à ce propos que depuis 2011, le nombre des entreprises qui avaient sollicité la commission n’a pas dépassé 100 par an dont 74 en 2014 et 91 en 2015, d’après les données qu’a dévoilées Khamassi…

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On a beau chercher, dans tous les coins et recoins, le projet de la Loi de finances 2018 ne trouve grâce aux yeux de personne. Sauf peut-être son principal artisan, le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et encore, il faudrait s’en assurer, car avec la bronca qu’a suscitée son texte, dans toutes les catégories sociales, il est très probable qu’il ait quelques états d’âme. Vu d’ici, la Tunisie a plus que jamais la dégaine d’un malade dans un état critique mais qui se paye le luxe et la coquetterie de refuser le remède qui va le sauver. Alors que ce projet de loi, dont la partie la plus contestée est le volet fiscal, notamment la hausse d’un point de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée), ne suffira pas à régler tous les problèmes de trésorerie du pays. Mais peu importe, cet effort est refusé de toutes parts, avec véhémence, parfois à raison, mais le plus souvent à tort…

Les patrons, par le canal de leurs organisations nationales, l’UTICA (Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) et la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) ont dit tout le mal qu’ils pensaient de la copie de Chahed et multiplient, avec brio d’ailleurs, les propositions pour que le couperet de la taxation s’éloigne d’eux. L’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail) rue dans les brancards et dénonce le caractère inique du projet du chef du gouvernement, et elle n’a pas tort sur ce coup car c’est bien connu : La TVA est l’impôt la plus injuste dans le sens où elle frappe tout le monde de manière indistincte, ceux qui sont pleins aux as autant que ceux qui tirent le diable par la queue. Les professions libérales râlent également, avec force suggestions pour échapper à la saignée fiscale. Et pour compliquer encore plus la tâche de Chahed, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, le véritable boss de l’exécutif même s’il s’en défend et même s’il ne l’est pas constitutionnellement, exige de son poulain qu’il mette une dose de social dans la Loi de finances. Du social dont justement les caisses publiques n’ont plus les moyens, les déficits chroniques en attestent. Sale temps pour le chef du gouvernement…

Vous avez dit parrains ?!

Cette affaire prend sacrément des allures de patate chaude pour le locataire du palais de la Kasbah. Il avait sans doute sous-estimé le traumatisme profond des citoyens, que les commerçants, complètement débridés par l’absence d’autorité dans le pays depuis la dite révolution, pressent comme des citrons, avec des hausses de prix tout aussi anarchiques qu’intempestives. Certes en ce moment l’INS (Institut National de la Statistique) tente de nous vendre un repli de l’inflation en septembre 2017 après la flambée du mois d’août dernier, mais avouons que cette prétendue baisse des prix reste difficilement perceptible dans le panier de la ménagère. Mais ce qui complique la tâche de Chahed, encore plus que les exigences de son mentor, BCE, c’est la posture de l’UGTT  et de l’UTICA, deux des signataires du Pacte de Carthage et donc deux parrains du chef du gouvernement, et non des moindres.

La centrale syndicale, très schématiquement, rejette toute la partie imposition du texte de Chahed et suggère, là aussi elle n’a pas tort, de taper sur ces catégories (cafés, restaurants, commerçants, détaillants, artisans…) qui, au mieux, sont soumis à un maigrichon forfait fiscal, et au pire passent entre les mailles du filet des services du fisc, et ça fait trop longtemps que ça dure. Mais l’UGTT ne dit pas que ça, elle propose aussi de faire payer les riches, avec un vrai impôt sur la fortune. Et dans la tête de ses dirigeants, ce n’est pas nouveau, les riches ce sont les patrons, même si dans la réalité ce n’est pas du tout ça car la plupart des chefs d’entreprises sont à la tête de toutes petites boîtes qui ne fabriquent pas des Crésus. Evidemment l’UTICA et la CONECT partagent avec l’UGTT cette idée qu’il faille mettre à contribution ceux qui se soustraient à l’impôt et aux taxes, et pas toujours les mêmes. Mais les organisations patronales ne peuvent pas suivre la centrale syndicale quand il s’agit de faire payer davantage les chefs d’entreprises, et elles l’ont signifié à Chahed, très énergiquement. Alors comment le chef du gouvernement va se dépatouiller entre ces positions antagonistes ? Difficile à prédire…

Ce qu’on sait c’est que Chahed a réuni dernièrement tous les signataires du Document de Carthage, histoire de partager le lourd fardeau, voire diluer sa responsabilité dans la leur, au cas où ça tournerait au vinaigre. Mais, à ce qu’on sache, il n’y a eu au terme de la rencontre aucune inflexion de la part des détracteurs du projet de la Loi de finances, et encore moins un soutien franc. Chahed a plaidé sa cause, abattu ses cartes et tenté d’acculer ses parrains. Mais les choses en sont restées là, chacun a, semble-t-il, campé sur ses positions. Néanmoins il est très probable que le projet passe, in fine, sans doute avec quelques retouches, mais il passera parce que le pays n’a pas d’autre choix et que si c’est le crash, tout le monde va s’écraser. C’est la même logique imparable que lors du vote de confiance au Parlement : ça rechigne, ça râle, ça crie sur les toits, mais ça finit par voter pour, même avec une courte majorité. Il en sera encore ainsi pour la Loi de finances. Toutefois une chose est sûre aussi : Si Chahed se loupe, si sa potion magique ne fonctionne pas, il sera tout seul à en assumer la responsabilité…

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L’obtention de financement constitue pour la petite et moyenne entreprise en Afrique et particulièrement en Tunisie, est un parcours de combattant, ceci étant, des solutions existent et d’autres sont en cours d’identification grâce à l’émergence de plusieurs fonds d’investissement privés soutenus par des bailleurs de fonds régionaux et internationaux, ont assuré les participants à l’atelier sur le financement tenue dans le cadre des “Rencontres Africa 2017”
Pour Tarek Cherif président de la Confédération nationale des entreprises citoyennes (CONECT), le financement de l’investissement constitue un vrai problème surtout pour les PME tunisiennes dans les régions. La cherté du crédit et les difficultés d’accès aux fonds font de la quête de ce financement “une souffrance totale ” pour le chef d’entreprise tunisien, compte tenu des démarches administratives complexes et lentes, selon ses propos.

Il a évoqué le rôle joué par les banques de développement dans les années 80, en matière de développement de l’industrie, à travers le financement de la création des pme, ce qui n’est plus le cas, aujourd’hui, avec les banques universelles. En dépit de l’existence de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) et la Banque tunisienne de solidarité (BTS) dont l’offre dans ce domaine demeure insuffisante, un maillon de la chaîne manque toujours et le vide laissé par ses banques de développement se fait sentir.

Le PDG de l’UIB, Mondher Ghazali, conteste ce constat, affirmant que les banques ne doivent plus investir dans les fonds propres et l’expérience a montré que chaque fois qu’elles dérogent à cette règle, cela se solde par un échec. Cette action doit être assurée par les parties qui le font mieux, à savoir les fonds d’investissement, selon ses propos.
Les banques tunisiennes, dont le concours à l’économie est de l’ordre de 10%, sont naturellement attirées par les opérateurs d’excellence (les meilleures signatures) qui offrent une communication financière transparente, a-t-il auparavant indiqué.
L’UIB, filiale partielle du Groupe société générale offre des crédits à 2 ou 2,5%, a-t-il dit, reconnaissant que ce coût demeure peu représentatif et que l’accès au crédit peut être cher, particulièrement pour les entreprises dont la structuration est floue et la certification de leurs informations financières est faible.

Quant à Zied Oueslati, responsable à Africinvest, le problème de la Tunisie se situe au niveau de l’éco-système général lequel doit être mis à niveau, précisant que le système de microfinance tunisien est le seul en Afrique à ne pas être autorisé à collecter des dépôts, sachant que les Tunisiens ne peuvent déposer de l’argent auprès des banques de financement des PME.
Il a, à cet égard, pointé du doigt les restrictions imposées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) alors que la PME tunisienne a plus que jamais besoin d’exporter pour vivre compte tenu de la taille limitée du marché local.

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Tarek Cherif, le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), très actif en ce moment, et très critique, est revenu hier mercredi 4 octobre 2017 sur les données concernant la Tunisie qui figurent dans le dernier rapport du Forum économique mondial de Davos.
«J’aimerais avoir tort et qu’on conteste mes chiffres, mais en 2016, et pour ne prendre que cet exemple, la Tunisie a perdu 900 millions de dinars à cause de la longue attente des navires qui accostent dans nos ports. Nous reculons dans l’indifférence générale !», a asséné Cherif. Selon lui, le port de Radès est en train devenir une «zone de non-droit» et le gouvernement doit se mobiliser pour protéger cet endroit clé de l’économie du pays.

Le président de la CONECT a également abordé le sujet de l’abandon du régime fiscal forfaitaire. Il a indiqué que parmi les 650 mille institutions du pays, 400 mille sont soumises à ce régime, précisant que ces entreprises décaissent annuellement 28 millions de dinars au titre des impôts, soit à peine près de 70 dinars par an par boîte. «C’est presque drôle ! Quand je pense qu’on nous serine tout le temps qu’ils veulent faire avancer la Tunisie !» a-t-il déclaré.

A rappeler que la Tunisie figure à la même 95ème position dans le rapport de Davos sur la compétitivité, avec un score de 3,92 sur 7. Certes elle n’a pas bougé d’un iota par rapport à l’an denier, mais c’est la première fois qu’elle ne dégringole pas depuis la Révolution. En 7 ans, elle a chuté de 63 places dans le classement.

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Le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) Tarek Cherif, a déclaré, mardi, à Tunis, que tout impôt supplémentaire prévu par le projet de loi de finances pour l’exercice 2018, aura un impact négatif sur la compétitivité des entreprises, sur leur capacité à promouvoir les investissements et sur leur perspectives d’extension, “ce qui bloque la création de nouveaux postes d’emplois”.
Le premier responsable de la CONECT, qui s’exprimait à une conférence sur la thématique “La loi de finances 2018 : Contraintes budgétaires et exigences de la relance économique”, a rappelé que la pression fiscale en Tunisie est l’une des plus lourdes au monde, estimant que l’absence de stabilité fiscale aura un impact négatif sur l’investissement national et étranger.

Tarek Chérif est allé jusqu’à dire que les politiques adoptées par les différents gouvernements en matière de fiscalité “ne sont pas sérieuses”. Il a critiqué, dans ce contexte, l’absence d’études d’impact préalables des dispositions prévues par chaque loi de finances.
Le gouvernement peut tirer profit de plusieurs secteurs afin de mobiliser des revenues supplémentaires pour le budget, estime Cherif qui cite en exemple la possibilité d’intégrer les adhérents au régime forfaitaire au régime réel, rappelant que leur nombre est estimé à 400 mille sur un total de 650 mille sociétés. Ces derniers garantissent des revenus fiscaux estimés à 28 MD par an.
Le responsable a mis l’accent sur l’importance de lutter contre l’économie parallèle qui représente 50% de l’activité économique.
Evoquant la privatisation, il a appelé le gouvernement à oser privatiser certaines entreprises opérant dans des secteurs compétitifs en l’absence de bonne gouvernance, recommandant la vente des sociétés confisquées, outre la création de fonds d’investissement régionaux dont le rôle est d’appuyer les entreprises dans les régions.
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La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) organisera le mardi 03 Octobre 2017 une conférence de presse sur la loi de finances 2018 sous le thème «LOI DE FINANCES 2018 : CONTRAINTES BUDGETAIRES ET EXIGENCES DE LA RELANCE ECONOMIQUE ». Elle sera sera ouverte par le Ministre des finances, M. Ridha Chalghoum et en présence de M. Tarek Cherif, président de la Confédération et un bon nombre d’experts comptables et financiers, de hauts responsables, des banquiers et des hommes d’affaires pour enrichir le débat en exposant les caractéristiques majeures du projet de la loi de finances, les réformes économiques et les mesures qui devraient être présentes pour la relance économique, le rétablissement des équilibres budgétaires, la restauration de la croissance économique et la création de richesse. Cette conférence sera une occasion pour la CONECT pour exprimer sa position et sa vision par rapport à la loi de finances 2018.

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Le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (Conect), Tarek Cherif, a donné, sur Express FM hier vendredi 15 septembre, son sentiment sur la nouvelle équipe de Youssef Chahed et les défis qui l’attendent. «Il faut aller vite, très vite même !», a dit Cherif. «La cadence actuelle n’est plus soutenable. Les prêts que la Tunisie contracte ne sont pas affectés à la création de richesses, on est loin du cercle vertueux !», a-t-il ajouté, en direction de la masse salariale de la fonction publique.

A propos du partenariat public privé (PPP), le président de la Conect a indiqué que c’est une des planches de salut pour l’économie du pays. Mais il a demandé à l’UGTT, un partenaire dans cette affaire, de tempérer ses ardeurs et de faire preuve de «compréhension». «C’est nécessaire pour le pays ! On n’a pas le choix!».
La privatisation des entreprises publiques qui perdent de l’argent est également une des solutions, selon Cherif. Il est même allé plus loin en préconisant la cession de toutes les branches liées aux secteurs concurrentiels. «Même les banques publiques qui font des profits doivent être privatisées, car il est fort probable que les gains montent avec la privatisation !».
Pour étayer son argumentaire, il a évoqué la privatisation des cimenteries publiques il y a quelques années. «Il faut regarder les performances des cimenteries qui ont été privatisées. Combien ont-elles recruté en plus ? Combien exportent-elles de nos jours et combien de taxes payent-elles à l’Etat ?».

Il s’est également arrêté sur Tunisair. «Avec des retards de 6 à 12 heures, ce n’est plus possible. Les avions sont vieux, les pertes colossales et le nombre des salariés l’est tout autant par rapport aux besoins réels ! Nous sommes en train ainsi de priver le pays d’opportunités. Il faut aller vers la performance et l’efficacité. Il faut trouver à la compagnie nationale un partenaire stratégique pour qu’il mène la société vers la performance».

A propos du tourisme, il a déclaré qu’on ne peut pas avoir des gains substantiels sans Open Sky et en louant des appareils à d’autres compagnies. “Il faudra faire preuve de réalisme et s’attaquer aux problèmes” en fermant la porte aux idéologies, a déclaré Cherif…

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Pour un pays qui veut davantage s’ouvrir sur l’étranger et promouvoir son image, ses institutions et ses entreprises auprès de ses principaux partenaires, tel que le cas de la Tunisie, la mise en place d’une stratégie de diplomatie s’impose pour faire la promotion du produit et faire bouger, entre autres, les relations diplomatiques. Cette stratégie devrait être, selon les experts en la matière, élaborée en fonction des spécificités des différentes régions du monde – l’UE, l’Asie, le monde arabe, les Amériques ou encore l’Afrique -, sachant que la diplomatie économique est considérée comme l’interaction entre enjeux économiques et objectifs politiques ainsi que la mise en place de la politique nécessaire pour atteindre les objectif économiques escomptés.

Sur ce sujet, la présidente de CONECT International, Monia Jeguirim Essaidi, a tenu à préciser que la diplomatie économique est à la fois une science et un art ; “La diplomatie existe depuis l’indépendance mais depuis ces dernières années, la diplomatie économique est devenue une des priorités dans ce sens que c’est l’économie qui fait bouger les relations diplomatiques“, a-t-elle estimé.

Elle a par ailleurs confié que la CONECT est en train de faire la promotion du produit tunisien à l’étranger dans plusieurs secteurs d’activités dont le tourisme et ce, malgré l’insuffisance des moyens matériels et immatériels limités en comparaison avec plusieurs autres pays.

La présidente de la CONECT International a par ailleurs appelé à mettre en place une stratégie de diplomatie économique qui tient compte des spécificités de chaque région du monde. L’objectif est de promouvoir l’image de la Tunisie et d’améliorer le positionnement des entreprises nationales à l’étranger, appelant ainsi à engager des réflexions sur les grandes lignes de cette stratégie, sa structure et les moyens nécessaires pour sa mise en oeuvre.

Quant à lui, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ounaies, a salué l’adoption d’un plan Afrique fruit d’un effort commun entre les acteurs politiques et opérateurs économiques, soulignant que l’année 2017 marque un tournant et une nouvelle ère avec l’ouverture des ambassades de Ouagadougou (Burkina Faso) et de Nairobi (Kenya) et l’annonce de la candidature de la Tunisie à la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa). “Nous devons entamer une nouvelle ère de coopération avec l’ensemble de nos partenaires, préparer nos partenaires économiques à une nouvelle ère et une nouvelle diplomatie (…) Nous avons de la confiance dans le potentiel économique de la Tunisie“, a-t-il dit.

Il a recommandé la désignation d’attachés économiques dans les ambassades de l’Afrique subsaharienne et ce, dans l’objectif de suivre les évolutions commerciales, les appels d’offres et les perspectives d’avenir.

Pour sa part, Tahar Souid, président de l’Association tunisiennes des anciens ambassadeurs et consuls généraux, a indiqué que le monde économique actuel est en évolution et impose un regard politique mais essentiellement économique : “Les enjeux économiques sont devenus multiples et la Tunisie est un pays initiateur du phénomène de la démocratisation dans le monde arabe“, a affirmé Souid, avant d’assurer que la Tunisie a plusieurs atouts géopolitiques et culturels, et est connue pour la qualité de ses ressources humaines qu’on doit capitaliser tout  en mettant en place une stratégie de diplomatie économique qui mettra en valeur les enjeux de la diplomatie politique.

Il a souligné la nécessité de promouvoir l’image de la marque de la Tunisie, stimuler le tourisme, accompagner les entreprises dans leur démarches à l’export jusqu’à l’exécution de leurs projets, échanger les expériences, encourager les entreprises étrangères à s’installer en Tunisie.

Pour le président de la Conect, Tarel Cherif, la diplomatie économique nécessite aujourd’hui la création d’un ministère pour le Commerce extérieur. Selon ses déclarations, le ministère du Commerce dans sa forme actuelle passe à côté de la question de la diplomatie économique, d’où son appel à créer un département dédié au Commerce extérieur.

Il a par ailleurs appelé à essayer de faire un vrai diagnostic de la situation et de déterminer l’ensemble des éléments et conditions offrant à la Tunisie la possibilité de dépasser le stade actuel.

Quant à lui, Karim Aouij, vice-président de Conect international chargé des pays de l’Afrique subsaharienne, il a indiqué qu’on ne doit pas parler de diplomatie uniquement dans les ambassades et les consultas, mais aussi dans toutes les institutions de l’État.

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CONECT International a appelé, mercredi 23 août, à une réforme de la législation de change en vue de faciliter le développement de l’entreprise tunisienne à l’international à travers l’allègement des textes et la refonte totale de ce cadre “devenu obsolète”, d’après la Confédération.
“Il y a trop d’entraves auxquelles font face les opérateurs économiques tunisiens investissant à l’étranger dont le nombre important d’autorisations, d’agréments, d’accords préalables, de formulaires à remplir contradictoires et incohérentes qui empêchent les opérateurs d’agir sans risquer de rentrer dans l’illégalité”, a indiqué l’organisation, dans un communiqué.
Elle a attiré l’attention sur l’enchevêtrement inextricable de lois, d’arrêtés, de circulaires et de diverses dispositions, qui a suivi le code des changes et du commerce extérieur qui date de janvier 1976.
” Les entreprises tunisiennes opérant à l’étranger se retrouvent souvent face à des procédures archaïques et complexes et ladite loi ne répond plus, aujourd’hui, aux impératifs et problématiques, liés au développement des filiales à l’étranger”, lit-on dans le communiqué de la CONECT International.

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Le Groupement Professionnel de la Boulangerie de la CONECT a rejeté lundi 21 août, dans un communiqué, les déclarations du président de la Chambre syndicale des boulangeries ayant menacé de grève dans le secteur de la boulangerie, exprimant sa disposition à assurer la production de pain dans les meilleures conditions dans les différentes régions du pays.

Ce Groupement a considéré que ” ces déclarations visent en réalité à profiter davantage des défaillances du système actuel de compensation aux dépens des intérêts du citoyen et des exigences de rationalisation du budget de l’Etat surtout que les boulangeries bénéficiant de la compensation ne paient que 6 Dinars pour le quintal de farine et demandent l’augmentation de la compensation alors que les boulangeries modernes s’approvisionnent en farine à 52 Dinars le quintal sans bénéficier de la compensation et offre au consommateur une qualité supérieure de pain conforme aux normes les plus exigeantes au même prix fixé par les autorités officielles “.
Il a également attiré l’attention du Gouvernement et de l’opinion publique sur ce qu’il a qualifié de ” graves tentatives d’induction en erreur du président de la chambre syndicale des boulangeries en parlant de boulangeries non organisées alors que celles-ci travaillent dans le cadre du respect total de la loi et de leurs obligations fiscales et sociales et constituent réellement des boulangeries modernes équipées de matériel conforme aux nouvelles normes de qualité, de propreté et de santé “.

Selon le groupement les boulangeries modernes, dont le nombre dépasse actuellement 1200 unités, ont contribué à la création de plus de 12000 emplois soit en moyenne 10 emplois par boulangerie, introduisant ainsi une nouvelle dynamique dans le secteur et un passage à un palier supérieur de qualité sans recours à la compensation et à ses lourdes complications.
Le Groupement a également condamné ” les tentatives répétées de certaines parties visant à mettre davantage le système de compensation au service de leurs intérêts particuliers en recourant à la menace de grève et lancé un appel urgent ” au gouvernement “pour procéder à la refonte totale du système actuel de compensation en limitant cette dernière à une seule variété de pain afin de sauvegarder les intérêts du citoyen et son pouvoir d’achat et d’affecter les importantes ressources financières dégagées à d’autres utilisations“.

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Une convention de partenariat a été signée, samedi 25 mars 2017, entre la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Fédération Ivoirienne des Petites et Moyennes entreprises (FIPME), dans l’objectif de renforcer la coopération économique et les échanges commerciaux entre les deux pays.
Cette convention, signée lors de la cérémonie de clôture de la 6ème édition des Journées nationales promotionnelles des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, vise aussi, à encourager l’investissement commun entre les deux pays, et permettra aux deux organisations signataires, de tisser des partenariats dans divers domaines, notamment l’industrie agroalimentaire, l’agriculture, le textile, l’industrie automobile, la santé, l’enseignement supérieur et les services.
Cette convention a été signée par Tarek Chérif, Président de la CONECT et Joseph Boguifo, Président de la FIPME.

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Le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), Tarek Cherif, a déclaré que l’accord sur l’augmentation salariale dans le secteur privé qui a été signé le 10 mars dernier par l’UTICA et l’UGTT menace la pérennité du tissu économique.

Dans une déclaration ce mardi 21 mars 2017 à Express Fm, Tarek Cherif a affirmé que l’accord qui porte sur une majoration générale de 6% des salaires dans le secteur privé pour les exercices 2016 et 2017 n’a en aucun cas évoqué la question de la productivité : « La déconnexion entre « augmentation des salaires » et « gains de productivité » pose problème, cela fragilise la capacité des entreprises à survivre et à se développer », a-t-il dit

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Le bureau exécutif du groupement professionnel de la confection et de l’habillement relevant de la CONECT, a décidé à l’unanimité, mardi 14 mars 2017, “l’impossibilité d’appliquer l’accord signé entre l’UGTT et l’UTICA, relatif à la majoration des salaires sur 2017 de 6%, et rétroactivement sur l’année 2016, après consultation de nos adhérents qui lancent un cri d’alarme”.
Le bureau qui a tenu une réunion d’urgence au siège de la confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, a constaté que “cet accord a été signé sans la concertation des professionnels du secteur et ne tient pas compte des spécificités de la filière. Cette majoration aura des conséquences graves et mettra en péril la survie des entreprises et la pérennité des emplois du secteur”.
“Dans cette période ou il est attendu des mesures de sauvetage, nous demandons fortement la mise en oeuvre d’actions urgentes de sauvegarde du secteur. Nous appelons à de nouvelles négociations en tenant compte de la fragilité du secteur et de la gravité de la situation et en impliquant toutes les structures syndicales, patronales et ouvrières”.

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