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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a présidé ce jeudi 3 mai 2018 le séminaire «L’entreprise publique en Tunisie : actualités, enjeux et perspectives», organisé par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), à Tunis.

Lors de son intervention en présence de plusieurs hauts responsables, experts, hommes d’affaires, Chahed a affirmé que la décision de réformer les entreprises publiques tunisiennes ne veut pas dire que le gouvernement envisage de les céder ou d’abandonner leurs rôles, affirmant à ce propos que ces grandes institutions ont un poids très important sur les plans économique et social. Donc il est impératif de travailler d’arrache-pied pour les restructurer et les sauver, tout en garantissant leur durabilité, ce qui permettra ainsi de créer de la richesse et le développement de plusieurs autres projets dans diverses régions de la République.

Le chef du gouvernement, a dans ce contexte, ajouté que son gouvernement s’est penché sur la préparation de sa nouvelle stratégie, pour la bonne gouvernance des entreprises publiques tout en fixant une série de mesures novatrices à l’instar de :

-Le principe de la collaboration commune entre les parties prenantes du pays ; il a été décidé de lancer quatre principales grandes réformes au niveau de la gouvernance publique et interne.

-Le renforcement des ressources humaines, le lancement du dialogue social,  la restructuration du secteur financier.

Youssef Chahed a précisé que cette stratégie a été fondée sur le principe de la :

-Nécessité de traiter et d’une manière opérationnelle le dossier des institutions publiques (au cas par cas, secteur par secteur).

-Le renforcement du pouvoir concurrentiel auprès des entreprises et des institutions afin de faire face aux crises financières que connaissent ces entreprises, la mise en place d’un programme de restructuration.

-Dégager des solutions pertinentes en se basant sur des négociations ouvertes, tout en accordant un grand intérêt à l’entreprise, au citoyen et à la préservation du rôle majeur de l’Etat en tant qu’actionnaire financier.

-Accorder une priorité au dialogue social dans chaque opération de sauvetage et la restructuration des entreprises et des institutions publiques.

Et Chahed de souligner que «dans l’attente de concrétiser ces divers points, le gouvernement œuvre à rationaliser la bonne gestion des entreprises publiques. Nous avons démarré un plan de mise à niveau bien détaillé afin d’améliorer le rendement de certaines entreprises publiques à travers le lancement d’un système de contrôle dont l’objectif est de limiter les risques financiers des entreprises publiques“.

Sur un autre volet, le chef du gouvernement a affirmé que plusieurs réalisations ont été faites ; et de souligner que plusieurs décisions ont été prises et ont donné leurs fruits.

Il a rappelé que des pays ont levé la restriction des voyages vers la Tunisie, à l’instar de l’Allemagne, le Royaume-Unis et les Pays-Bas, ce qui représente un signal positif pour la Tunisie.

Chahed s’est dit optimiste affirmant qu’il s’attend à une relance économique au cours de cette année, et ce au niveau des exportations dans les secteurs du textile, de l’industrie manufacturière et de l’agriculture, les services…

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Les grands-messes économiques, ça ramène du monde. Beaucoup y viennent pour tâter le terrain, sonder ou simplement faire du tourisme. Très peu d’investisseurs paraphent des accords à la fin des réjouissances, et encore moins lâchent des billets. Ce n’est pas le but premier de ces rencontres internationales, l’essentiel se joue après, derrière les murs, et cette affaire prend du temps. D’ailleurs pour la plupart des promesses et autres engagements, plus ou moins fermes, de “Tunisia 2020“, on attend toujours… la couleur des billets. Pour le Forum Economique Africain, les 24 et 25 avril 2018, c’est pareil. C’est même pire à ce niveau puisque des promesses notables il n’y a en pas eu, du moins on n’en a pas eu vent. Cela ne veut pas dire qu’en termes de retombées ce rendez-vous avec l’Afrique ne pèse pas lourd, au contraire, il peut potentiellement dépasser tous ceux que la Tunisie a connus ces dernières années. D’ailleurs l’économiste Radhi Meddeb, le ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani et le président de l’UTICA, Samir Majoul, ne s’y sont pas trompés. La seule question c’est de savoir si la Tunisie se donne les moyens de tirer profit de l’appétit, des besoins et des énormes ressources des pays africains.

C’est un fait : La Tunisie s’est éveillée très tard sur son continent, pour les raisons que l’on a déjà dites. Un sursaut contraint et forcé, dicté par les années de récession en Europe, des bailleurs de fonds, notamment le FMI, plus regardants sur le destin réservé aux sous décaissés, une Union Euro-Méditerranéenne qui est restée dans les tiroirs, une Union du Maghreb Arabe (UMA) plus improbable que jamais, etc. Bon, retenons que la Tunisie s’intéresse à l’Afrique, et pas que dans les déclarations. L’annonce faite par le ministre tunisien du Commerce sur la ligne maritime directe Tunisie-Sénégal-Côte d’Ivoire-Ghana, c’est du solide, et un excellent placement pouvant déboucher sur des affaires très juteuses pour les opérateurs tunisiens. En effet le Sénégal est un bon élève dont le FMI dit le plus grand bien, la Côte d’Ivoire est le ténor de la zone UEMOA que l’on sait grâce aux gros revenus du café et du cacao, quant au Ghana c’est un champion de la croissance qui se paie même le luxe de refuser le coup de main du FMI. Donc de ce point de vue la Tunisie a vu juste. Mais il y a un os, et un gros : Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’a pas mis les pieds dans ces pays. C’est un handicap lourd, devant des Français, des Chinois, des Turcs et des Marocains qui assiègent littéralement les autorités de la région.

Des ratés qui s’ajoutent à d’autres

Chahed a visité la partie subsaharienne, mais peu, trop peu (2 voyages). Et surtout, étrangement, il évite soigneusement les poids lourds (Kenya, Ethiopie, Rwanda, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal..). On a entendu dire que Tunis, pour le moment, préfère s’en tenir aux pays africains où la concurrence est moins rude, pour affuter ses armes avant d’affronter les ténors étrangers qui chassent également, mais il ne faudra pas trop garder cette posture. Faire des affaires avec la Guinée Conakry, la Guinée Equatoriale, le Soudan, c’est bien, mais il y a beaucoup plus à ramasser avec les gros morceaux du continent. Par ailleurs la Tunisie s’obstine encore à dépêcher des ministres, c’est bien, on en convient, mais les têtes de l’exécutif – le chef de l’Etat et le chef du gouvernement – c’est encore mieux ! Ce sont elles qui ouvrent les portes, et indiquent la voie aux investisseurs. C’est une question d’étiquette mais aussi de protocole, à laquelle les Africains tiennent beaucoup. Emmanuel Macron, le président français, Recep Tayyip Erdoğan, à la tête de la 13e puissance économique mondiale, Xi Jinping, l’homme fort de la Chine, et le roi du Maroc, Mohammed VI, l’ont bien compris et lâchent tout pour de longs séjours sur le continent, et pas pour se payer du bon temps. La Tunisie, dont l’économie a pourtant plus besoin de l’Afrique, tarde à faire sa révolution diplomatique.

Chahed n’était pas au rendez-vous du Forum Economique Africain à Tunis, à la place il a balancé un message. Il était à Bruxelles pour désamorcer des bombes, chose qu’on peut comprendre, mais on ne lui pardonnera pas de ne pas conduire la délégation d’hommes d’affaires annoncée au Sénégal. Il avait raté la première mission d’affaires, il n’y aura pas de séance de rattrapage à la deuxième, accentuant un peu plus le sentiment d’isolement des businessmen tunisiens, alors que ceux des autres pays, tous les autres, peuvent compter sur leurs présidents. On a même vu il y a peu la chancelière allemande, Angela Merkel, faire une descente en Afrique, et elle va y revenir certainement. Pendant ce temps Chahed hésite encore à aller chercher les marchés et contrats là ils où se trouvent. Même pour son voyage au Cameroun, pourtant annoncé il y a belle lurette, on n’a toujours pas de date !

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Pour une Tunisie qui entreprend, et avec le soutien financier de l’Union Européenne, la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), ANIMA Investment Network et Expertise France organisent une Master Class qui réunira des entrepreneurs tunisiens et des talents de la diaspora tunisienne. Celle-ci initie un programme de mentorat de 9 mois basé sur le transfert de compétences entre les mentors de la diaspora et les entrepreneurs tunisiens qu’ils accompagnent. Rendez-vous est donné vendredi 27 avril 2018 à 11h15 à l‘hôtel Lac Léman, Tunis.

Un parcours d’accompagnement sur mesure pour les entrepreneurs tunisiens 

A partir de mai 2018, 17 entrepreneurs tunisiens seront accompagnés dans le développement de leur entreprise à l’international et disposeront d’outils sur mesure : ils pourront d’abord bénéficier de conseils par des talents de leur diaspora lors de la Master Class à Tunis les 26 et 27 avril 2018 à l’hôtel Lac Léman, puis participer à un forum d’affaires en novembre. La Master Class sera suivie d’une phase de mentorat de 9 mois par ces talents qui joueront le rôle de mentors. Au cours des 9 mois, la possibilité sera donnée aux entrepreneurs tunisiens de se rendre en Europe pour visiter leur mentor et bénéficier de leurs connexions d’affaires sur place.
Cette approche originale permet en outre de renforcer l’implication de hauts talents de la diaspora tunisienne et de les connecter directement à l’écosystème entrepreneurial de leur pays d’origine. A l’issue de cette étape de mentorat, une nouvelle sélection permettra aux entrepreneurs les plus prometteurs de bénéficier d’une campagne de communication et de promotion sur des plateformes de crowdfunding et d’accéder à des rencontres avec des financeurs potentiels.

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Un “atelier de plaidoyer” sera organisé, mercredi 28 mars courant, à Tunis, par la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) et ANIMA Investment Network, dans l’objectif de renforcer l’implication de la diaspora dans l’entrepreneuriat et l’investissement productif en Tunisie.
Selon un communiqué, publié mardi, par la Conect, cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre du projet “DiafrikInvest”, constituera, également, une occasion d’aborder la stratégie nationale pro-diaspora et de profiter d’échanges croisés avec d’autres pays sur les outils de mobilisation de la diaspora pour l’investissement.
Le projet DiafrikInvest, financé par l’Union européenne et coordonné par ANIMA Investment Network en partenariat avec ACIM (France), la CONECT (Tunisie), Start-up Maroc (Maroc) et le CJD (Sénégal), a pour ambition d’accélérer et d’accompagner la mobilisation des hauts talents, des entrepreneurs et des investisseurs de la diaspora pour dynamiser les relations d’affaires entre l’Europe, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie.
Ces propositions concrètes permettront d’initier une phase d’assistance technique au cours de laquelle DiafrikInvest développera des actions pilotes pour renforcer la coordination des actions ciblant la diaspora.

Un parcours d’accompagnement sur mesure pour les entrepreneurs tunisiens

D’autre part, la CONECT et ANIMA Investment Network s’associent pour lancer un parcours d’accompagnement au profit de 20 entrepreneurs tunisiens, à partir de mai 2018, afin d’assurer le développement de leurs entreprises à l’international.
S’inscrivant toujours dans le cadre du projet DiafrikInvest, le projet propose de faire bénéficier ces entrepreneurs de mentorat durant 9 mois, et de la possibilité de se rendre en Europe pour visiter l’entreprise de leur mentor, afin de bénéficier de ses connexions d’affaires sur place.
A l’issue de ces services, une nouvelle sélection permettra aux entrepreneurs les plus prometteurs de bénéficier d’une campagne de communication et de promotion sur des plateformes de crowdfunding et d’accéder à des rencontres avec des financeurs potentiels.

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Selon les résultats d’une enquête réalisée en 2017 par la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), en partenariat avec la fondation One To One et présentée ce jeudi 15 mars 2018 à Tunis, en présence du chef du gouvernement, Youssef Chahed et plusieurs hauts responsables, 30% des petites et moyennes entreprises sont menacées de faillite car elles n’ont pas pu réaliser un bénéfice net, alors que 35,6% des PME n’ont pas recruté en 2017 pour inadéquation des profils.

S’agissant de l’environnement des affaires, 59,1% des PME ont été menacées par la concurrence informelle, plus précisément 65,9% d’entre elles sont localisées dans le gouvernorat           de Sfax, dont 63,2% opérant dans le secteur industriel.

La même étude a démontré que 45% des PME souffrent encore de l’impact de la situation en Libye. Par ailleurs 24,3% du total des PME interrogées ont travaillé principalement pour l’export en 2017, ciblant plusieurs marchés : la France, l’Italie, l’Algérie, l’Allemagne, la Belgique, la Hollande, le Maroc.

Sur un autre volet, 39,3% des sondés ont déclaré que leurs chiffres d’affaires ont connu une hausse en comparaison avec l’année 2016.

Pour la gestion des PME industrielles, 60% des chefs d’entreprise gèrent par eux-mêmes la fonction commerciale et 22,7% gèrent les finances en 2017.

L’étude a, en effet, relevé que 45% de ces entreprises ne peuvent travailler sans verser des pots-de-vin. 50,3% des managers d’entreprise ne pensent pas pouvoir travailler et gagner sans recourir à la corruption.

 De même, 33,7% des entreprises ont recours aux crédits de gestion et 38,8% ont déposé des demandes de crédit en 2017 ; notons que 33,5 des chefs d’entreprise passent plus d’une heure par semaine avec le banquier.

En ce qui concerne la performance, 63,1% des PME n’ont pas réussi à lancer un nouveau produit au cours de l’année 2017, toutefois 54,6% ont affirmé leur volonté de lancer plusieurs services en 2018.

D’après la même étude, 54,9% des PME ont procédé  à une évaluation du personnel par la hiérarchie en réunions individuelles, représentant un taux d’évaluation moyen de 7,6%.

En outre, les problèmes de santé des employés et les transports publics sont les principales causes de l’absentéisme dans les PME (58,6% et 29%).

Concernant les procédures administratives, 27,6% des entreprises interrogées souffrent de blocages avec l’administration fiscale et 21,4% avec la douane.

A noter que l’enquête a également relevé que 65,3% des chefs d’entreprise, essentiellement les exportateurs, sont optimistes pour l’avenir de leurs entreprises.

«MIQYES» est un baromètre de la santé de la PME en Tunisie établi sur la base d’une enquête auprès d’un échantillon de 500 PME des 24  gouvernorats de la Tunisie et opérant dans les divers secteurs, notamment l’industrie, les services, le commerce et l’agriculture. L’étude porte sur la santé de ces PME en mettant l’accent sur l’accès au financement, le capital humain, l’accès aux marchés et le climat des affaires en général.

L’enquête a ciblé les premiers responsables et les directeurs généraux des entreprises en activité. Elle s’est articulée autour d’un certain nombre d’axes, notamment l’évolution de la situation au sein des PME en relation avec la productivité, la création d’emplois et la gestion des ressources humaines, les bénéfices réalisés, l’accès aux marchés internationaux, la baisse des rendements et l’impact de l’environnement, de l’investissement et des affaires. Elle a cerné en outre les difficultés que rencontrent les PME dans leurs relations avec l’administration, notamment les services de la douane, l’administration fiscale et le système bancaire…

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Le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie, (Conect), Tarek Cherif, a annoncé ce jeudi 15 mars 2018  lors de la conférence nationale “2e édition MiQYES santé de la PME en Tunisie” qu’entre 2005 et 2016, environ 4319 entreprises ont fermé, engendrant ainsi la perte de 250 mille emplois (ce qui fait 400 fermetures et 25 mille emplois détruits par an).

Sur un autre volet, le président de la Conect a affirmé que de  nombreuses difficultés pèsent lourdement sur le paysage économique du pays, essentiellement l’augmentation du phénomène de l’économie parallèle, la contrebande et la lenteur des procédures administratives.

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L’évolution des principaux indicateurs économiques et financiers et les défis à court et à moyen terme auxquels doit faire face l’économie nationale ont été au centre des entretiens qui ont eu lieu mercredi 28 février 2018 au siège de la BCT entre le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Marouane El Abassi et la délégation du Bureau Exécutif de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) conduite par son Président, Tarak Cherif.
Les propositions de la CONECT ont notamment porté sur la nécessité d’améliorer les conditions de financement des PME, surtout dans les régions de l’intérieur du pays, la dépréciation de la valeur du Dinar et ses répercussions sur les coûts et les équilibres financiers des entreprises, la réforme de la loi de change, la digitalisation du système de paiements et des services financiers, l’optimisation de l’utilisation des lignes de financement, la promotion du crowdfunding en Tunisie et l’amélioration du système d’information et de communication entre les institutions financières et les entreprises.
Un comité mixte BCT – CONECT veillera aux échanges d’informations et au suivi des propositions et des requêtes des entreprises.

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Une mission sur l’environnement des affaires et le développement du secteur privé a été organisée du 19 au 23 février 2018, aux Pays-Bas, dans le cadre de la coopération Tuniso-néerlandaise, par la Tunisia Investment Authority-TIA- (Instance Tunisienne de l’Investissement), conjointement avec l’Agence des Entreprises néerlandaises (RVO) et l’Ambassade des Pays Bas, en Tunisie.
Cette mission a été l’occasion de plusieurs échanges et networking entre les opérateurs économiques des deux pays. Les différentes rencontres programmées ont permis aux membres du Conseil Stratégique de la TIA d’échanger avec leurs homologues sur les différentes expériences en matière de Dialogue public-privé ainsi que les politiques et actions d’incitation aux investissements.
La CONECT a annoncé qu’en marge de cette mission, Tarak Chérif, Président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie et Hans de Boer, Président de l’organisation néerlandaise de l’industrie et des employeurs, ” VNO-NCW ” ont signé un accord de collaboration mutuelle.

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La CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) a tiré jeudi 08 février “la sonnette d’alarme sur les graves conséquences de la décision du Parlement européen d’inscrire la Tunisie sur la liste noire des Etats susceptibles d’être fortement, exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme et ce après son inclusion dans la Blacklist puis la liste grise des paradis fiscaux“.

La CONECT a précisé dans un communiqué publié jeudi que ces décisions auront des impacts sur le plan économique, l’image du pays à l’étranger et ses relations avec ses partenaires et les bailleurs de fonds. Pour cette organisation patronale, “il est impératif d’analyser de toute urgence les causes réelles de ces décisions en associant toutes les parties concernées, dont les représentants des milieux économiques du pays, de préciser dans la transparence totale les responsabilités et de prendre les mesures qui s’imposent en termes de changements, de restructuration des administrations et des organismes officiels responsables de ces dossiers et de réformes profondes concernant surtout le volet financier, bancaire et douanier, les transferts de fonds et leur origine, la contrebande et le commerce parallèle”.

Elle a également appelé à une action nationale immédiate sous l’autorité directe du Chef du Gouvernement toutes les parties concernées (ministres, corps diplomatique, experts et représentants des milieux économiques) “afin de suivre de près la situation et d’engager les concertations avec les institutions concernées de l’Union Européenne pour retirer la Tunisie de ce classement dans les plus courts délais“.
Et d’ajouter que la Tunisie, qui “a enregistré des réussites certaines dans sa lutte contre le terrorisme“, est à même de consolider ces acquis contre les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme par des mesures juridiques, financières et de contrôle des transferts de fonds adéquates et rigoureuses.

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Le groupement professionnel des promoteurs immobiliers relevant de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) appelle à consacrer le droit des promoteurs immobiliers à bénéficier de la déduction de la TVA sur leur stock en logements à usage d’habitation construits, avant le 1er janvier 2018, ou sur ceux en cours de construction, a déclaré le président du groupement, Nebil Azouz.
Intervenant, mercredi 07 février 2018, à Tunis, au cours d’une conférence, Azouz a appelé à tenir compte de la date d’obtention du permis de construire dans l’application de la déduction de la TVA.

Le Groupement recommande de constituer un groupe technique pour étudier avec l’administration l’article 9 du code de la TVA qui stipule que la taxe sur la valeur ajoutée qui a effectivement grevé les éléments (acquisitions, importations et livraisons des biens pour la construction) du prix d’une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable aux opérations taxables ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée retenue à la source.
Azouz a avancé que la non déduction de la TVA aura des répercussions sur la durabilité du secteur qui fait face à la stagnation des ventes, au cours des dernières années, ainsi que la hausse des prix et la détérioration du pouvoir d’achat des citoyens. Le groupement a appelé la commission des finances, de la planification et du développement relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) à une séance d’audition afin d’examiner les recommandations du groupement.
Et de rappeler que le secteur de l’immobilier représente 14% du total des investissements en Tunisie, 12,6% de la valeur ajoutée de l’économie et 8% des crédits bancaires.

Pour sa part, Skander Sellami, conseiller fiscal et président du Groupement professionnel des conseillers fiscaux relevant de la CONECT, a souligné que l’approche de l’Etat dans la compréhension de la loi de finances concernant la soumission des logements à usage d’habitation à la TVA est différente de la philosophie de l’article 9 du code de la TVA qui stipule la simultanéité du droit à la déduction avec la soumission d’une activité ou d’un produit à la TVA.
Et d’ajouter que l’administration a pensé à ne pas faire bénéficier les promoteurs immobiliers de la déduction de la TVA 9, car l’imposition des logements à usage d’habitation en vertu de la loi de finances pour l’exercice année 2018 causera l’endettement du secteur auprès de l’Etat vu la stagnation des ventes du secteur.
Il a souligné que l’administration aurait dû élaborer des études d’impact et consulter l’avis du tribunal administratif pour avoir une position juridique claire afin de préserver les droits de toutes les parties.

La loi de finances pour l’exercice année 2018 a soumis la vente des logements bâtis par les promoteurs immobiliers à une TVA de 13% sur les ventes réalisées, à partir du 1er janvier 2018 et à une TVA de 19% pour les ventes réalisées, à partir du 1er janvier 2020.
Il convient de noter que le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI), relevant de l’UTICA, Fehmi Chaâbane, avait déclaré, le 5 janvier courant, que le conseil supérieur de la fiscalité aurait pris la décision de ne pas faire bénéficier les promoteurs immobiliers de la déduction de la TVA sur les immeubles déjà bâtis, au 31 décembre 2017, selon des informations qui sont parvenues à la CSNPI.
Chaâbane avait annoncé que la CSNPI portera l’affaire en justice, en cas de publication d’une note portant sur cette décision.

TAP

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Un forum d’affaires tuniso-indien a été organisé, mardi, à Tunis, par CONECT International (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), avec la participation de 24 hommes d’affaires indiens spécialisés dans les domaines des industries pharmaceutiques, de la fabrication d’acier, des exportations des plantes médicinales, des pièces de rechange, des machineries agricoles, des télécoms et du textile…
Le président de la Fédération des organisations indiennes d’exportation (FIEO), Khalid Khan, a mis l’accent sur la nécessité de développer la coopération tuniso-indienne, soulignant le positionnement stratégique de la Tunisie et sa proximité de l’Europe.
Il a fait savoir, à ce propos, que la délégation indienne a déjà effectué une visite en Algérie juste avant de venir en Tunisie et compte se rendre au Maroc.
L’objectif de ces visites, a-t-il avancé, est de promouvoir les relations commerciales et de développer les investissements dans les pays du Nord de l’Afrique, soulignant que les prévisions du FMI (Fonds Monétaire International) pour l’Inde table sur une croissance de 7,4% en 2018.

Khan a rappelé, dans ce cadre, que des marques indiennes de véhicules (TATA et Mahindra) ont déjà des usines d’assemblage en Tunisie, avançant qu’un potentiel d’investissement important existe dans plusieurs domaines.
Pour sa part, l’Ambassadeur de l’Inde à Tunis, Prashant Pise, a fait remarquer que la présence de cette délégation démontre la volonté de l’Inde de traduire les relations diplomatiques entre les deux pays en relations d’affaires.
Et d’ajouter que l’objectif est de développer la présence des entreprises tunisiennes et de l’Afrique du Nord en Inde, indiquant que 800 entreprises Britanniques opèrent en Inde ainsi que plusieurs sociétés européennes et américaines contre la présence de quelques sociétés africaines.
Le président de la CONECT, Tarek Cherif, a mis l’accent sur la nécessité de tirer profit de l’expérience de l’Inde qui réalise un taux de croissance annuel de 7%, en dépit d’une population de plus de 1,250 milliard.
L’Inde, a-t-il dit, peut être une source d’inspiration de la Tunisie, ce pays ayant engagé plusieurs réformes dont le changement de la monnaie pour mettre fin au commerce parallèle.
Cependant, Cherif a souligné que les échanges entre la Tunisie et l’Inde restent timides, précisant que la Tunisie exporte le phosphate vers l’Inde et importe les matières premières, notamment le textile.

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La présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Wided Bouchamaoui, a tapé sur le port de Rades, après Tarek Cherif, à la tête de la CONECT (Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie). Lors du congrès régional de l’UTICA à Ben Arous, elle a déclaré à Shems FM que le port de Rades est en grande partie responsable des blocages de l’exportation et des problèmes économiques du pays.

Elle a ajouté, là aussi comme Cherif, “qu’une étude réalisée sur le rendement du port a montré que la mise en place d’une nouvelle approche de gestion et de gouvernance de ce port peut générer des recettes importantes pour l’Etat“, évaluées à 900 millions de dinars par an.
Enfin elle a affirmé que malgré que les descentes des chefs de gouvernement successifs au Port de Rades, rien n’a bougé…

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Le président du Groupement Professionnel de la Confection et de l’Habillement (GPCH) de la CONECT, Samir Ben Abdallah, a appelé à hâter la mise en œuvre des mesures exceptionnelles de relance du secteur du textile-habillement (T-H), prises lors du conseil ministériel tenu en juin 2017, d’autant plus que le secteur du textile a enregistré, à lui seul, depuis 2010 la perte de plus de 400 entreprises.
Intervenant lors de la 2ème journée nationale du T-H tenue, mercredi, à Tunis, Ben Abdallah a précisé que si ces mesures sont appliquées, elles bénéficieront aux entreprises du secteur et sont à même d’assurer un saut qualitatif du secteur qui se heurte, depuis 2010, à des contraintes financières, commerciales et de formation.
Il a rappelé que le nombre d’entreprises opérant dans le secteur est passé de 2020 entreprises avant 2011 à 1590 actuellement, lesquelles emploient 150 mille personnes, représentant 34% des emplois dans l’industrie manufacturière.

De son côté, Tarek Chérif, président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), a souligné qu’il est temps d’arrêter cette hémorragie par des mesures urgentes et efficaces qui concernent, notamment, l’aspect financier et commercial, la franchise, les incitations à l’investissement, la pression fiscale, la logistique, l’accroissement des coûts de production, le glissement continu du dinar, la formation professionnelle et les procédures administratives.
Certes, le blocage des importations dans une économie ouverte ne constitue pas une solution mais il y a lieu de soutenir le secteur du textile-habillement, dans lequel la Tunisie dispose d’une riche expérience depuis la promulgation de la loi 1972, et d’assurer également la régularité des importations en termes de prix et qualité (pas de dumping)“, a-t-il relevé.
Cherif a recommandé d’attirer les investissements chinois dans le secteur du textile-habillement, d’autant plus que la Chine offre, aujourd’hui, 85 mille emplois dans le domaine du textile et de la confection dans plusieurs pays, tels que l’Ethiopie et le Maroc.

Pour sa part, Aziza Htira, présidente directrice générale du Centre de promotion des exportations (CEPEX), a fait savoir que parmi les mesures du CMR, l’adoption d’un budget additionnel et spécifique de 4,5 Millions de Dinars (MD), sur trois ans pour la mise en place d’un programme promotionnel du secteur du T-H, à un niveau international.
Ce programme qui aurait dû être lancé en septembre 2017 devra l’être au début de l’année 2018. Il comprend le lancement d’un plan média destiné aux pays cibles, la participation à des conférences économiques, le développement des kits promotionnels, l’intensification des participations à des salons internationaux et l’organisation de rencontres B to B avec les donneurs d’ordres du secteur à l’étranger“, a-elle ajouté.

Le ministre de l’industrie et des petites et moyennes entreprises, Slim Feriani, a mis l’accent sur l’importance du rôle de ce secteur évolutif et résistant dans la réalisation des équilibres économiques et sociaux et la promotion des exportations, rappelant que certaines de ces mesures prises lors du CMR ont été appliquées, dont le rééchelonnement des dettes des entreprises auprès de la CNSS sur 6 ans et celles auprès de la fiscalité.
Ces mesures, dont le nombre s’élève à 22, visent à améliorer la consolidation des entreprises dans le secteur, assurer leur pérennité et promouvoir les investissements nationaux et internationaux ainsi que les exportations vers de nouveaux marchés”, a-t-il précisé.

L’économie tunisienne enregistre, depuis l’année 2011, une décélération de son industrie, voire même une désindustrialisation du pays qui s’accentue de plus en plus notamment dans des secteurs stratégiques, à l’instar du textile. Pour les seuls 10 mois de l’année 2017, la Tunisie a perdu 113 sites industriels et plus de mille emplois.

TAP

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La mission d’affaires organisée par Conect International en partenariat avec la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal – CNES avec le soutien de l’Ambassade du Sénégal à Tunis et l’Ambassade de Tunisie au Sénégal fut une réussite à plus d’un titre.

La délégation tunisienne était composée de plus de quarante opérateurs économiques de divers secteurs (industrie agroalimentaire, emballage, BTP& matériaux de construction, chimie, textile et confection, santé, enseignement supérieur, formation professionnelle, études &conseil, énergie renouvelable, électricité, froid industriel, filtration industrielle, pièces automobile, meuble et ameublement…) a manifesté un grand intérêt pour la création de joint-ventures tuniso-sénégalais avec des partenaires locaux en vue de l’investissement au Sénégal.

La délégation tunisienne a eu l’honneur d’être reçu au nom du Président de la République du Sénégal par le Premier Ministre SEM. MahammedBoun Abdallah DIONNE, qui a invité les opérateurs tunisiens à investir au Sénégal et à leur apporter tout le soutien et facilités nécessaires.

Le Plan Sénégal Emergent est un cadre propice au développement du tissu industriel et l’implantation de sociétés de service.

Plus de 200 rendez-vous B2B personnalisés ainsi que des visites Door to Door furent organisés par CONECT International selon les centres d’intérêt des opérateurs économiques tunisiens.

Un entretien a réuni le Président de la CONECT avec la Présidente du Conseil Economique et Social, Madame Aminata TALL.

Il y eût également des réunions institutionnelles avec plusieursministres et décideurs du Sénégal ainsi que les structures importantes sénégalaise notamment : la SENELEC-Société Nationale d’Electricité du Sénégal, la SDE – La Sénégalaise Des Eaux, l’ANER -Agence Nationale Pour Les Énergies Renouvelables, Air Sénégal, Ordre des Architectes du Sénégal, ONECCA -Ordre National des Experts Comptables et Comptables Agréés du Sénégal, Les Ciments du Sahel, la Nouvelle Minoterie Africaine SANDERS, …

M. Abdoulaye Diouf SARR, Ministre de la Santé et de l’Action sociale a manifesté un grand intérêt à encourager des investissements dans le secteur privé dans le cadre de partenariat sénégalo-tunisien ainsi que la formation professionnelle paramédicale.

Il est entendu que l’expérience tunisienne mérite d’être valorisée.

L’entretien avec le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation fut très constructif et a porté sur la réforme de ce secteur au Sénégal avec un encouragement des partenariats tuniso-sénégalais dans ce domaine.

Les opérateurs tunisiens ont manifesté un intérêt à créer des instituts d’enseignement avec des partenaires locaux au Sénégal.

Dans le même cadre, la réunion avec Mme. Mame Sané NDIAYE, Directeur de Cabinet du Ministre de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, fut l’occasion pour les membres de la délégation tunisienne de préparer leur offre en matière de management, leadership, renforcement de capacités, finances, gestion des équipes, formation professionnelle dans le domaine de la santé… Autant de thématiques qui ont suscité l’intérêt pour la coopération en matière de formation avec le secteur privé tunisien, d’autant qu’il existe un fond qui finance les plans de formation et que le Sénégal est fermement engagé dans un plan de développement. Les ressources humaines étant le pilier.

La réunion avec M. Cheikh KANTE, Ministre auprès de Monsieur le Président de la République du Sénégal, en Charge du Plan Sénégal Emergent (PSE), fut axée sur le potentiel de partenariat entre nos deux pays en termes de transfert de savoir-faire et industrialisation de l’économie sénégalaise, sans oublier les services de santé, d’enseignement supérieur, de formation, de consulting…

La Tunisie dispose d’une expérience qu’il serait intéressant de transférer au Sénégal qui dispose d’un environnement d’affaires favorable et d’un potentiel de développement intéressant pour les entreprises tunisiennes qui souhaitent s’internationaliser dans une optique de partenariat gagnant-gagnant.

Outre son intervention au nom du Président de la République du Sénégal lors du forum économique organisé par la CONECT International le 28 novembre dernier, Madame Gnounka DIOUF, Ministre Conseiller à la Présidence, chargée des Affaires Economiques s’est entretenu avec la Présidente de CONECT International le mercredi 29 novembre. Le forum économique fut clôturé par le discours de Madame Khoudia MBAYE, Ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat.

Le Sénégal, ce pays ami de longue date de la Tunisie offre un climat d’affaires attractif et un intérêt pour le renforcement des échanges avec la Tunisie.

Il est important de rappeler que cette mission d’affaires vient commémorer la visite historique effectuée en novembre 1963 par le leader Bourguiba reçu en grande pompe par le leader Senghor.

Quid des relations économiques entre nos deux pays 54 ans après.

Nos échanges commerciaux restent faibles et en deçà de nos aspirations et du potentiel qui s’offre à nous.

Le Sénégal est le premier client de la Tunisie et son 8ème fournisseur en Afrique subsaharienne.

Il est important de noter qu’entre 2011 et 2016, la croissance annuelle moyenne des exportations tunisiennes vers le Sénégal est estimée à 10%.

Pour la même période, la croissance annuelle moyenne des importations tunisiennes depuis le Sénégal est de 26%.

Les produits agroalimentaires (Margarine, pâte alimentaire, conserves, l’huile d’olive …) représentent la plus grande part des exportations tunisiennes vers le Sénégal suivis par les produits chimiques (0,65%), les machines et les produits pharmaceutiques (0,58%).

Le poisson représente 93% des importations tunisiennes du Sénégal.

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Le président de la CONECT

Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de la CONECT, Tarek Cherif a souligné la nécessité d’élargir la base des contribuables, surtout que plus de 50% de l’activité économique est réalisée à travers les circuits parallèles, selon ses dires.

Tarek Cherif a, dans le même contexte, indiqué que plus de 400 mille acteurs économiques continuent à bénéficier du régime forfaitaire ne contribuant pas aux recettes fiscales de l’Etat que pour la somme modique de 28MDT par an, soit en moyenne 70 DT par acteur économique. “En intégrant même de manière progressive cette large population de contribuables nous n’aurons plus besoin d’accroître davantage la pression fiscale tout en assurant une plus grande équité fiscale et une nouvelle dynamique économique”, a-t-il dit.

Parallèlement, Tarek Cherif a appelé à renforcer la lutte contre l’évasion fiscale par la limitation des transactions en espèces, la digitalisation des opérations financières, la modernisation du contrôle fiscal et son renforcement par la reconversion de fonctionnaires à travers des programmes adaptés de formation.

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Le président de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarek Cherif, a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a évoqué plusieurs sujets dont le projet de la Loi de finances 2018, les attentes et les propositions de son organisation ainsi que les problèmes auxquels fait face la PME aujourd’hui.

Qu’est-ce que vous pensez du PLF 2018 ?

Le projet de la loi de finances 2018 dans sa version actuelle est loin de répondre à nos attentes et aux exigences du moment. C’est d’ailleurs une position que partagent non seulement les chefs d’entreprises mais également les experts, les économistes, les financiers, les fiscalistes et même les citoyens avertis.

Quels sont vos griefs ?

Alors qu’on s’attendait à une rupture avec l’approche “fiscaliste” suivie depuis 2011, le projet de la loi de finances 2018 a encore accentué la tendance par de nouvelles mesures fiscales touchant principalement les entreprises organisées qui s’acquittent de leurs obligations fiscales et les employés.
Avec l’augmentation continue depuis 2011 des taux d’impôt, l’institution de nouvelles contributions et la promulgation de mesures fiscales additionnelles à l’occasion de chaque loi de finances, notre système fiscal est devenu l’un des plus lourds et des plus complexes, en comparaison surtout avec les pays concurrents.

Pour la pression fiscale aussi nous occupons les premiers rangs au niveau africain et mondial. Plus grave encore ! Avec l’instabilité de notre système fiscal, le climat des affaires et la visibilité sont  directement affectés ! Les prévisions et les projections indispensables aux investisseurs deviennent pratiquement impossibles avec pour conséquence immédiate l’attentisme et la gestion du quotidien !
L’on comprend dès lors les raisons des écarts constatés chaque année au niveau des taux de croissance et des principaux agrégats économiques ! Aucun taux de croissance prévisionnel n’a été réalisé depuis 2011 !
Pourtant les solutions efficaces, rapides et équitables à l’amélioration des recettes de l’Etat existent.

Que faites-vous dans ce sens, je veux dire au niveau des solutions ?

Nous avons entamé les concertations avec nos structures professionnelles régionales et sectorielles depuis le mois de mai dernier. Nous avons transmis nos remarques et propositions au Gouvernement et à l’ARP lors de la première phase de préparation de la loi de finances et nous avons couronné toutes ces démarches par l’organisation, au début du mois d’octobre dernier, d’une importante conférence qui a regroupé plus de 350 experts et hommes d’affaires en présence de députés et de responsables.
Dans le même cadre, j’ai eu l’honneur d’être reçu par le chef du gouvernement pour un long entretien au cours duquel je lui ai présenté les propositions et les recommandations de notre Centrale Patronale.
Les représentants de la CONECT ont été aussi reçus par les membres de la Commission des Finances et de la Planification de l’ARP pour une séance d’audition qui a duré plus de trois heures et demi.

Nous avons attiré l’attention des officiels et des responsables des instances concernées sur la gravité des conséquences du projet actuel de la loi de finances sur les entreprises des secteurs organisés, sur l’environnement des affaires et sur le climat social dans le pays.
Nous avons insisté sur le fait que les objectifs annoncés de croissance, de relance économique et de création d’emplois ne peuvent être concrétisés avec les dispositions contraignantes et inadaptées prévues dans le projet de la loi de finances qui s’inscrit en distorsion totale avec les principes fondamentaux de la réforme du système fiscal tunisien.

Nous avons également attiré l’attention sur la nécessité de mettre en application de nombreuses dispositions déjà décidées, surtout en matière de transparence et de contrôle et qui sont peu ou non appliquées jusqu’à présent.
Nous avons présenté notre feuille de route que nous continuerons à défendre en tant qu’organisation patronale d’entreprises responsables et citoyennes.

Ce projet de loi résoudra-t-il concrètement, selon vous, quelques uns des problèmes auxquels fait face la PME aujourd’hui ?

Dans sa version actuelle, ce projet de loi ne peut qu’aggraver la situation des PME non seulement au niveau de leur développement et de leur internationalisation devenue indispensable mais même en ce qui concerne leurs équilibres économiques et financiers et partant leur existence !
L’aggravation de la charge fiscale pour les entreprises des secteurs organisés à travers les augmentations d’impôt, la création d’une contribution sociale solidaire, la soumission des constructions à usage d’habitation à la TVA au taux de 19% et la création d’une taxe hôtelière de 3 DT par personne pour chaque nuitée sont autant de facteurs qui vont affecter directement et sensiblement la compétitivité des entreprises, leur positionnement sur le marché local et sur les marchés extérieurs, en plus des problèmes d’application que de telles dispositions soulèvent.
Même les avantages annoncés en faveur de la création de nouveaux projets en les exonérant de l’IS sur les trois premières années ne peuvent constituer des incitations réelles dans la mesure où la quasi totalité des projets ne permettent de dégager des bénéfices au cours des premières années de leur lancement.

Du coup les entreprises existantes, les nouveaux projets et les investissements seront lourdement  handicapés et il serait pratiquement impossible de réaliser les objectifs annoncés en matière de croissance et d’emploi notamment.
Il aurait fallu commencer par une évaluation approfondie et critique des retombées des différentes mesures fiscales prises par le passé pour dégager leurs avantages éventuels, leurs inconvénients et leurs limites avant de décider de l’adoption de nouvelles dispositions !

Avez-vous des propositions ?

Il convient tout d’abord de rompre définitivement avec l’approche adoptée jusqu’à présent qui considère les dépenses budgétaires comme une donnée immuable ou une contrainte incontournable puis on cherche les moyens d’y faire face par le biais des recettes usuelles, l’endettement et pour le reste par l’accroissement des impôts sur les contribuables qui honorent déjà leurs obligations, à savoir les entreprises des secteurs organisés et les employés.
Je dois souligner à ce niveau que nous pouvons réaliser des économies substantielles en osant remettre en cause le système de compensation des produits dits sensibles et de base qui permet de graves déviations à l’instar du pain et en faisant bénéficier de la compensation la population ciblée uniquement.
Les dépenses publiques peuvent également être rationalisées par leur compression et la réaffectation de milliers de fonctionnaires vers des emplois plus productifs.

L’Etat doit également opter pour des solutions rationnelles et durables pour faire face à la lourde charge des caisses sociales et des entreprises publiques souvent déficitaires.

Êtes-vous pour la privatisation de certaines entreprises publiques ?

La privatisation des entreprises publiques y compris les banques dans les secteurs concurrentiels et la promotion du partenariat public-privé sont autant de solutions qui ont fait leurs preuves dans tous les pays et même en Tunisie. Je citerai l’exemple du secteur du ciment ou celui des banques où nous avons enregistré des réussites qu’il convient de faire connaître aux réticents et à multiplier.

Le deuxième axe concerne la nécessité d’élargir la base des contribuables, surtout que plus de 50% de l’activité économique est réalisée à travers les circuits parallèles et que plus de 400 000 acteurs économiques continuent à bénéficier du régime forfaitaire ne contribuant aux recettes fiscales de l’Etat que pour la somme modique de 28MDT par an, soit en moyenne 70 DT par acteur économique.
En intégrant même de manière progressive cette large population de contribuables nous n’aurons plus besoin d’accroître davantage la pression fiscale tout en assurant une plus grande équité fiscale et une nouvelle dynamique économique.

Parallèlement il convient de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale par la limitation des transactions en espèces, la digitalisation des opérations financières, la modernisation du contrôle fiscal et son renforcement par la reconversion de fonctionnaires à travers des programmes adaptés de formation.

Le troisième axe concerne la stimulation de l’investissement, des exportations, du développement régional et de la création d’emplois, seuls vecteurs de croissance et d’équilibres économiques et financiers durables et ce, par l’octroi d’incitations fiscales et financières conséquentes au profit de tous les investissements à réaliser sur au moins les trois prochaines années afin de stimuler la relance économique qui constitue l’objectif majeur du pays.

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La commission des finances de l’Assemblée de Représentants du peuple (ARP) entamera, demain, 31 octobre 2017, la discussion des deux projets de budget de l’État et de la loi de finances relatifs à l’exercice 2018.

La commission prévoit à cet effet, d’auditer des représentants d’organisations et de structures professionnelles et syndicales, dont l’Utica, l’Utap, la Conect, l’UGTT et la Fédération des métiers libres et des services.

Rappelons à ce propos que les deux projets de budget de l’Etat et de la Loi de finances relatifs à l’exercice 2018 ont été soumis, le 14 octobre dernier, par le ministère de Finances au bureau de l’ARP. Ils devraient être promulgués avant les délais constitutionnels fixés au 10 décembre 2017.

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Le dossier des entreprises en difficulté ne cesse de préoccuper les esprits, sachant que le nombre des fermetures dans les rangs des PME est monté en flèche ces dernières années et ce, malgré la mise en place de la loi sur les procédures collectives dont le but ultime est le sauvetage et le paiement du créancier. Joint par téléphone par Africanmanager, Douja Gharbi, vice-présidente de la CONECT, a tenu à préciser que toutes les entreprises, petites ou moyennes, se trouvent devant plusieurs difficultés dont principalement les problèmes d’accès au financement et aux marchés non traditionnels. “Les PME souffrent dans le sens où elles s’activent pour s’améliorer, pour se maintenir et préserver l’emploi mais elles n’y arrivent plus“, a-t-elle expliqué.

La responsable a également évoqué la logistique, la lourdeur des procédures administratives et la détérioration du climat des affaires, appelant ainsi à mettre en place les mesures nécessaires afin d’aider ces entreprises à dépasser leur crise, voire à exporter, trouver de nouvelles niches, obtenir les financements nécessaires et trouver les talents et les compétences afin qu’elles puissent créer de la richesse, préserver les emplois et contribuer au développement économique et social.

Douja Gharbi a en outre cité un sondage d’opinion récent réalisé par la CONECT, lequel dit que 39,3% des PME ont perdu en 2016 un ou plusieurs clients importants pour plusieurs raisons dont successivement le manque de compétitivité des prix, les difficultés financières du client, la baisse de la demande, des problèmes logistiques, l’insécurité et la concurrence informelle.

Selon le même sondage, 31,1% des entreprises n’ont pas recruté en 2016 pour inadéquation des profils, 65,7% des demandes de crédit des industriels ont été rejetées et 29,7% des PME ne sont pas arrivées à générer des bénéfices en 2015.

600 entreprises en difficulté !

Sadok Bejja, le directeur général de la PME au ministère de l’Industrie et du Commerce, a fait savoir, dans une déclaration ce lundi 9 octobre 2017, à Africanmanager, que le nombre d’entreprises (PME) qui ont besoin d’un plan de restructuration s’élève actuellement à 600. Ces entreprises souffrent, selon lui, de plusieurs difficultés d’ordre conjoncturel et découlant principalement de l’instabilité liée à la Révolution de 2011.

Selon ses déclarations, cette dernière a frappé de plein fouet une grosse partie des PME, lesquelles se trouvent actuellement face à plusieurs problèmes et à une pression provenant de la contrebande et du marché parallèle, mais aussi d’ordre social et financier du fait de la réticence des établissements financiers et bancaires.

Bejja nous a par ailleurs indiqué que son ministère a déjà préparé un plan stratégique pour venir en aide à ces PME, faisant toutefois remarquer que ce plan, qui fait du secteur du textile et habillement une priorité, devra attendre l’approbation du projet de la loi de finances 2018, lequel fera l’objet d’un conseil ministériel restreint au cours de la semaine prochaine, selon ses dires.

Montée en flèche des fermetures !

MbarekKhamassi, l’ancien président de l’Association tunisienne de suivi et de sauvetage des entreprises en difficulté a affirmé, dans une déclaration ce lundi 9 octobre 2017 à Africanmanager, que le nombre des entreprises qui sont en difficulté et qui ont été contraintes de mettre la clé sous la porte est en train d’augmenter ces dernières années.

Il a par ailleurs indiqué que l’association se trouve aujourd’hui face à un grand problème dont principalement le non recours des entreprises en difficulté à la loi relative aux procédures collectives.

Il y a lieu de souligner à ce propos que depuis 2011, le nombre des entreprises qui avaient sollicité la commission n’a pas dépassé 100 par an dont 74 en 2014 et 91 en 2015, d’après les données qu’a dévoilées Khamassi…

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On a beau chercher, dans tous les coins et recoins, le projet de la Loi de finances 2018 ne trouve grâce aux yeux de personne. Sauf peut-être son principal artisan, le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et encore, il faudrait s’en assurer, car avec la bronca qu’a suscitée son texte, dans toutes les catégories sociales, il est très probable qu’il ait quelques états d’âme. Vu d’ici, la Tunisie a plus que jamais la dégaine d’un malade dans un état critique mais qui se paye le luxe et la coquetterie de refuser le remède qui va le sauver. Alors que ce projet de loi, dont la partie la plus contestée est le volet fiscal, notamment la hausse d’un point de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée), ne suffira pas à régler tous les problèmes de trésorerie du pays. Mais peu importe, cet effort est refusé de toutes parts, avec véhémence, parfois à raison, mais le plus souvent à tort…

Les patrons, par le canal de leurs organisations nationales, l’UTICA (Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) et la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) ont dit tout le mal qu’ils pensaient de la copie de Chahed et multiplient, avec brio d’ailleurs, les propositions pour que le couperet de la taxation s’éloigne d’eux. L’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail) rue dans les brancards et dénonce le caractère inique du projet du chef du gouvernement, et elle n’a pas tort sur ce coup car c’est bien connu : La TVA est l’impôt la plus injuste dans le sens où elle frappe tout le monde de manière indistincte, ceux qui sont pleins aux as autant que ceux qui tirent le diable par la queue. Les professions libérales râlent également, avec force suggestions pour échapper à la saignée fiscale. Et pour compliquer encore plus la tâche de Chahed, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, le véritable boss de l’exécutif même s’il s’en défend et même s’il ne l’est pas constitutionnellement, exige de son poulain qu’il mette une dose de social dans la Loi de finances. Du social dont justement les caisses publiques n’ont plus les moyens, les déficits chroniques en attestent. Sale temps pour le chef du gouvernement…

Vous avez dit parrains ?!

Cette affaire prend sacrément des allures de patate chaude pour le locataire du palais de la Kasbah. Il avait sans doute sous-estimé le traumatisme profond des citoyens, que les commerçants, complètement débridés par l’absence d’autorité dans le pays depuis la dite révolution, pressent comme des citrons, avec des hausses de prix tout aussi anarchiques qu’intempestives. Certes en ce moment l’INS (Institut National de la Statistique) tente de nous vendre un repli de l’inflation en septembre 2017 après la flambée du mois d’août dernier, mais avouons que cette prétendue baisse des prix reste difficilement perceptible dans le panier de la ménagère. Mais ce qui complique la tâche de Chahed, encore plus que les exigences de son mentor, BCE, c’est la posture de l’UGTT  et de l’UTICA, deux des signataires du Pacte de Carthage et donc deux parrains du chef du gouvernement, et non des moindres.

La centrale syndicale, très schématiquement, rejette toute la partie imposition du texte de Chahed et suggère, là aussi elle n’a pas tort, de taper sur ces catégories (cafés, restaurants, commerçants, détaillants, artisans…) qui, au mieux, sont soumis à un maigrichon forfait fiscal, et au pire passent entre les mailles du filet des services du fisc, et ça fait trop longtemps que ça dure. Mais l’UGTT ne dit pas que ça, elle propose aussi de faire payer les riches, avec un vrai impôt sur la fortune. Et dans la tête de ses dirigeants, ce n’est pas nouveau, les riches ce sont les patrons, même si dans la réalité ce n’est pas du tout ça car la plupart des chefs d’entreprises sont à la tête de toutes petites boîtes qui ne fabriquent pas des Crésus. Evidemment l’UTICA et la CONECT partagent avec l’UGTT cette idée qu’il faille mettre à contribution ceux qui se soustraient à l’impôt et aux taxes, et pas toujours les mêmes. Mais les organisations patronales ne peuvent pas suivre la centrale syndicale quand il s’agit de faire payer davantage les chefs d’entreprises, et elles l’ont signifié à Chahed, très énergiquement. Alors comment le chef du gouvernement va se dépatouiller entre ces positions antagonistes ? Difficile à prédire…

Ce qu’on sait c’est que Chahed a réuni dernièrement tous les signataires du Document de Carthage, histoire de partager le lourd fardeau, voire diluer sa responsabilité dans la leur, au cas où ça tournerait au vinaigre. Mais, à ce qu’on sache, il n’y a eu au terme de la rencontre aucune inflexion de la part des détracteurs du projet de la Loi de finances, et encore moins un soutien franc. Chahed a plaidé sa cause, abattu ses cartes et tenté d’acculer ses parrains. Mais les choses en sont restées là, chacun a, semble-t-il, campé sur ses positions. Néanmoins il est très probable que le projet passe, in fine, sans doute avec quelques retouches, mais il passera parce que le pays n’a pas d’autre choix et que si c’est le crash, tout le monde va s’écraser. C’est la même logique imparable que lors du vote de confiance au Parlement : ça rechigne, ça râle, ça crie sur les toits, mais ça finit par voter pour, même avec une courte majorité. Il en sera encore ainsi pour la Loi de finances. Toutefois une chose est sûre aussi : Si Chahed se loupe, si sa potion magique ne fonctionne pas, il sera tout seul à en assumer la responsabilité…

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L’obtention de financement constitue pour la petite et moyenne entreprise en Afrique et particulièrement en Tunisie, est un parcours de combattant, ceci étant, des solutions existent et d’autres sont en cours d’identification grâce à l’émergence de plusieurs fonds d’investissement privés soutenus par des bailleurs de fonds régionaux et internationaux, ont assuré les participants à l’atelier sur le financement tenue dans le cadre des “Rencontres Africa 2017”
Pour Tarek Cherif président de la Confédération nationale des entreprises citoyennes (CONECT), le financement de l’investissement constitue un vrai problème surtout pour les PME tunisiennes dans les régions. La cherté du crédit et les difficultés d’accès aux fonds font de la quête de ce financement “une souffrance totale ” pour le chef d’entreprise tunisien, compte tenu des démarches administratives complexes et lentes, selon ses propos.

Il a évoqué le rôle joué par les banques de développement dans les années 80, en matière de développement de l’industrie, à travers le financement de la création des pme, ce qui n’est plus le cas, aujourd’hui, avec les banques universelles. En dépit de l’existence de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) et la Banque tunisienne de solidarité (BTS) dont l’offre dans ce domaine demeure insuffisante, un maillon de la chaîne manque toujours et le vide laissé par ses banques de développement se fait sentir.

Le PDG de l’UIB, Mondher Ghazali, conteste ce constat, affirmant que les banques ne doivent plus investir dans les fonds propres et l’expérience a montré que chaque fois qu’elles dérogent à cette règle, cela se solde par un échec. Cette action doit être assurée par les parties qui le font mieux, à savoir les fonds d’investissement, selon ses propos.
Les banques tunisiennes, dont le concours à l’économie est de l’ordre de 10%, sont naturellement attirées par les opérateurs d’excellence (les meilleures signatures) qui offrent une communication financière transparente, a-t-il auparavant indiqué.
L’UIB, filiale partielle du Groupe société générale offre des crédits à 2 ou 2,5%, a-t-il dit, reconnaissant que ce coût demeure peu représentatif et que l’accès au crédit peut être cher, particulièrement pour les entreprises dont la structuration est floue et la certification de leurs informations financières est faible.

Quant à Zied Oueslati, responsable à Africinvest, le problème de la Tunisie se situe au niveau de l’éco-système général lequel doit être mis à niveau, précisant que le système de microfinance tunisien est le seul en Afrique à ne pas être autorisé à collecter des dépôts, sachant que les Tunisiens ne peuvent déposer de l’argent auprès des banques de financement des PME.
Il a, à cet égard, pointé du doigt les restrictions imposées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) alors que la PME tunisienne a plus que jamais besoin d’exporter pour vivre compte tenu de la taille limitée du marché local.

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