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La BIAT a clôturé le premier trimestre 2018 avec un PNB de 180,7MD, en accroissement de 18,1% par rapport à fin mars 2017. La formation de ce PNB est ventilée en 97,2MDT de marge en intérêts qui était en augmentation de 28,6%, plus précisément 41 MDT en marge sur commissions avec une progression de 4,1% et 42,5 MDT en autres revenus qui étaient en augmentation de 11,6%.

A la fin du 1er trimestre 2018, les charges opératoires hors cotisation au fonds de garantie des dépôts bancaires avaient atteint 80 MDT, marquant une évolution de 10,0%. Les charges opératoires compte tenu de cette cotisation se sont établies à 86,4 MDT, en augmentation de 18,9%. En dehors de ladite cotisation, le coefficient d’exploitation se serait situé à 44,3% en amélioration de 3,2 points. Les encours de dépôts étaient à 10.156,2 MDT, enregistrant un accroissement de 16,4% tiré par les dépôts à vue (+18,1%) et les dépôts d’épargne (+15,6%). Enfin, les encours de crédits nets étaient à 9.160,8 MDT, en progression de 18,7%.

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La banque a amélioré son PNB au T1-2018 (premier trimestre) de 26,4% par rapport au T1-2017, soit 4,9 MTND. Le T1-2018 a été marqué par l’accélération du rythme de déblocage tant ijara (+98%) que mourabaha (+60%). L’encours des crédits à la clientèle passe ainsi de 207 à 279,9 MTND entre mars 2017 et mars 2018. On note également la poursuite de la mobilisation des dépôts à un rythme soutenu, soit +34,2%, avec une structure à prédominance de dépôts à vue et d’épargne (74%).

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En 2017, l’Union internationale de banque (UIB) a réalisé des résultats et financiers record avec un résultat net atteignant les 90 Millions de dinars (MTND). Le produit Net bancaire (PNB) a enregistré une progression notable de +17,1% et a atteint 290,1 MTND au titre de l’année 2017. Cette hausse s’explique par la progression de composants du PNB, de la marge d’intérêt (159,4 MTND), une hausse de +13,4% des revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement (38,9MTND, hausse de 54,9%). Cette croissance soutenue par des revenus permet à l’UIB de renforcer sa position de 4e banque privée du pays par le PNB.

L’encours de dépôts chez la banque UIB s’élève à 4 143,8 MDT au 31 mars 2018 vs 3 638,6 MDT une année auparavant. Cette hausse des dépôts de +13,9% – correspondant à +505,2 MDT – résulte de la bonne tenue des dépôts à vue (+133,5 MTND), des dépôts d’épargne (+153,1 MDT), des dépôts à terme et certificats de dépôt (+188,1 MDT), ainsi que de l’augmentation des Autres Dépôts et Avoirs de la clientèle (+30,5 MDT). L’encours net des crédits à la clientèle affiche, également, une augmentation de +18 % au 31 mars 2018 correspondant à un additionnel de +739,9 MDT, pour atteindre un encours de 4 839,3 MDT vs 4 099,5 MDT une année auparavant. L’encours des emprunts et ressources spéciales atteint 427,7 MDT au 31 mars 2018 vs 346,7 MDT à fin mars 2017. L’additionnel de 81 MDT est expliqué par, (1) la contraction d’un emprunt auprès de la BERD de 40 MEUR (montant en CV de 117,5 MTND à fin mars 2018), (2) des remboursements d’emprunts obligataires de 35,9 MTND (3) la baisse de 0,4 MTND des ressources spéciales et enfin (4) la diminution de l’encours des dettes rattachées de 0,2 MDT.. Cette progression positionne l’UIB en tant que 2e banque privée par le volume additionnel de financement de l’économie en 2017. Le Ratio crédits/Dépôts s’établit à 107,9% à fin 2017, en tenant compte des emprunts de la structure de financement de la banque.

Les produits d’exploitation bancaire, présentés nets des agios réservés, affichent une progression de +28,1% pour atteindre 128,3 MTND au 31 mars 2018 vs 100,2 MTND à fin mars 2017. La marge d’intérêt a atteint 43,2 MDT au 31 mars 2018 vs 35,6 MTND à fin mars 2017, soit une progression de + 21,5%.  La marge sur les commissions affiche une baisse de -6% pour atteindre 21,4 MDT au 31 mars 2018 vs 22,78 MDT à fin mars 2017. Cette baisse est engendrée par la prise en compte à fin mars 2018 de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017, qui s’élève à 2 872 mille DT au titre du 1er trimestre 2018. Si l’on neutralise l’effet de cette prime pour les besoins de la comparabilité, l’évolution de la marge sur commissions serait de +6,6%. Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement enregistrent une progression de 51,8% pour atteindre 11,3 MDT au 31 mars 2018 vs 7,5 MDT à fin mars 2017. Cette évolution provient principalement de l’activité de change qui a généré des revenus de +8.5 MDT à fin mars 2018 vs 4.5 MTND une année auparavant.

Le Produit Net Bancaire progresse de +15,4% pour atteindre 76 MDT au 31 mars 2018 vs 65,8 MDT à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017 (2872 mille DT à fin mars 2018), le Produit Net Bancaire évolue de +19,8%. Les frais de personnel augmentent de +14,1% au 31 mars 2018 pour atteindre 27,1 MDT vs 23,7 MDT au 31 mars 2017. Les frais de personnel arrêtés à fin mars 2018 prennent en considération les effets anticipés des augmentations salariales conventionnelles à venir au titre du 1er trimestre 2018. Les charges opératoires évoluent de +13,3% à fin mars 2018 vs fin mars 2017. Le Résultat Brut d’Exploitation est en hausse de +17.5%, et s’élève à 39,6 MTND au 31 mars 2018 vs 33.7 MDT à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017 (2872 mille DT à fin mars 2018), le RBE évolue de +26%. Le coefficient d’exploitation s’établit à 48% au 31 mars 2018 vs 48,9% à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts, le coefficient d’exploitation s’établit à 46,2% au 31 mars 2018.

La stratégie 2018/2020 de l’UIB s’articule autour de nombreux axes dont notamment un résultat de 121 MTND en 2020, avec une augmentation annuelle de 13%. Le résultat avant impôt atteindrait en 2018 les 187 MTND. Le coût du risque évoluait de 8% par an pour atteindre 34 MTND pour un coefficient d’exploitation de 44,9%, gagnant 1,7 point sur trois ans. La banque table aussi sur un PNB de 401 MTND en 2018, soit une progression de 11,6% par an. Les dépôts atteindraient 5504 MTND pour des crédits de plus 6500 MTND. L’UIB mise également sur la formation de son personnel, la digitalisation de ses services, le développement de son réseau afin de mieux servir ses clients.

 

 

 

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A la fin du 1er trimestre 2018, les indicateurs d’activité de la BT (Banque de Tunisie) ont beaucoup évolué. Les crédits à la clientèle (nets des provisions constituées) ont enregistré une augmentation de +11,6%, passant de 3.801.004 mille dinars au 31/03/2017 à 4.242.036 mille dinars au 31/03/2018. Cette croissance a touché toutes les composantes des crédits accordés aux entreprises et aux particuliers. Les dépôts de la clientèle sont en croissance de +13,6% passant de 3.171.106 mille dinars au 31/03/2017 à 3.603.209 mille dinars au 31/03/2018. Cette croissance est générée essentiellement par l’augmentation des dépôts d’épargne de +19,1% et des dépôts à vue de +17,2% entre Mars 2017 et Mars 2018. L’encours des ressources spéciales a augmenté de 33,1% passant de 260.534 mille dinars fin Mars 2017 à 346.809 mille dinars à fin Mars 2018 et ce? suite aux nouveaux tirages effectués par la banque sur des nouvelles lignes de crédits extérieures accordées par des bailleurs de fonds internationaux.

Les produits d’exploitation bancaire ont progressé de +26,4% pour atteindre 118.318 mille dinars au 31/03/2018 contre 93.626 mille dinars au 31/03/2017. Cette progression concerne les intérêts (+23,4%), les commissions (+13,1%) et les revenus du portefeuille commercial et d’investissement (+54,7%). Les charges d’exploitation bancaire sont en augmentation de +36,9% passant de 35.190 mille dinars au 31/03/2017 à 48.158 mille dinars au 31/03/2018. Cette hausse des charges est engendrée essentiellement par l’augmentation du volume des dépôts et des tirages sur les ressources extérieures. Le Produit Net Bancaire a atteint à la fin du 1er trimestre 2018 un montant de 70.160 mille dinars, contre 58.436 mille dinars à la fin du 1er trimestre 2017, soit une progression de +20,1%.  Les charges opératoires ont augmenté de +22,1% pour atteindre 26.105 mille dinars au 31/03/2018 contre 21.372 mille dinars au 31/03/2017. Elles sont décomposées, en charges du personnel pour un montant de 18.840 mille dinars, en augmentation exceptionnelle de 11,1% et ce tenant compte de l’augmentation salariale sectorielle de 2017 et en frais généraux qui ont atteint une enveloppe de 7.265 mille dinars contre 4.414 mille dinars en 2017, soit une augmentation de 64,6%. Ces charges tiennent compte d’une contribution proratée au fonds de garantie des dépôts, au titre de l’exercice 2018.

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Les crédits à la clientèle, nets des provisions et d’agios réservés chez l’Amen Bank, sont passés de 5 930,6 MDT à fin mars 2017 à 6 069,0 MDT à fin mars 2018, enregistrant ainsi une augmentation de 138,3 millions de dinars. Les dépôts et avoirs de la clientèle sont établis à 5 100,9 MDT soit une progression de 40,7 MDT par rapport au 31 mars 2017. Cette hausse résulte essentiellement des dépôts à vue (8,1%) et de l’épargne (16,4%). Les ressources longues provenant des emprunts et ressources spéciales ont atteint 973,0 millions de dinars, enregistrant une augmentation de 1,5 MDT. Les produits d’exploitation bancaire ont enregistré une augmentation de 26,8 MDT ou 16,3% par rapport à la même période en 2017. Les charges d’exploitation bancaire ont enregistré une hausse de 15,0 MDT, passant de 82,9 MDT en 2017 à 97,9 millions de dinars pour la même période de 2018.

Le Produit Net Bancaire a atteint 93,9 MDT à fin mars 2018 contre 82,1 MDT pour la même période de 2017, soit une hausse de 11,8 MDT ou 14,4%. Le coefficient d’exploitation a atteint 37,7% à fin mars 2018 contre 35,6% à fin mars 2017, soit une progression de 2,1 points de pourcentage sur une année glissante. Cette évolution résulte essentiellement de la constatation de la première tranche de la contribution au fonds de garantie des dépôts. En effet, compte non tenu de ladite charge, le coefficient d’exploitation s’établit à 34,3% à fin mars 2018.

Le 1er trimestre 20158 chez l’Amen a aussi vu le lancement de nouveaux produits. Lancement ainsi du Pack Docteur. Soucieuse de satisfaire les besoins spécifiques de chacun de ses clients, tout en veillant à leur proposer les produits et les services qui leur correspondent le mieux, AMEN BANK a lancé le « Pack Docteur », un pack complet de produits et de services, adaptés aux besoins des professionnels de la santé (médecins, dentistes, biologistes, pharmaciens,…). Lancement aussi de la « Carte Salaire » sur une puce 100% tunisienne. Misant sur le savoir-faire Tunisien, AMEN BANK offre à ses clients du segment « Entreprises », la « Carte Salaire » (carte prépayée alimentée mensuellement, ou selon toute autre périodicité convenue à l’avance, sur ordre de l’employeur, du montant du salaire de l’employé), avec une puce 100% tunisienne. Cette carte totalement sécurisée permet de répondre aux attentes des entreprises, qui emploient un nombre important d’employés, n’ayant pas de comptes bancaires, dans le sens où elle leur évite une gestion fastidieuse lors de la distribution de la paye, induisant une lourde charge et un important risque, induit par la manipulation d’espèces.

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La Tunisie a signé jeudi 05 avril 2018, avec le groupe de la BID, un document de partenariat stratégique pour la période 2018-2020, et cinq accords de crédit portant sur des projets de transport de l’électricité, de construction de deux hôpitaux régionaux, de financement du commerce extérieur et de garantie de l’investissement, outre un don au profit des régions frontalières de la Tunisie.
Zied Ladhari, ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale a indiqué dans une déclaration à la presse, à l’issue de la signature de ces accords, que le document de partenariat stratégique entre la Tunisie et la Banque Islamique de Développement (BID) résume les principaux axes de travail, qui seront développés avec le groupe, au cours des trois prochaines années ainsi que les projets qui seront programmés et réalisés avec la banque islamique.

Le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a précisé que la Tunisie a obtenu, en vertu de l’accord de transport de l’électricité, un financement d’une valeur de 121 millions d’euros (environ 360 MD) qui va contribuer avec l’autofinancement apporté par la STEG, à renforcer le réseau de transport de l’électricité de la société.
Le ministre a fait savoir que les études relatives à ce projet sont prêtes et que les travaux vont démarrer dans les plus brefs délais pour couvrir 30 stations, soulignant que cet accord va renforcer la stratégie énergétique de la Tunisie à court et long termes.

Le ministre de la santé, Imed Hammami a indiqué que le 2ème accord concerne le projet de création de deux hôpitaux régionaux à Thala (gouvernorat de Kasserine) et Dahmani (gouvernorat du Kef) pour un montant de 90 MD. Ces financements vont concerner les travaux de construction et les équipements.
Le ministre a relevé que les études sont fin prêtes et que tous les problèmes fonciers ont été résolus, annonçant que les travaux vont démarrer avant la fin de 2018, alors qu’ils avaient pris du retard depuis 2012.
De même, un accord de don d’une valeur de 280 mille dollars a été signé pour la mise en place d’un programme et l’élaboration d’une étude de faisabilité, dans l’objectif d’améliorer l’inclusion économique et sociale des catégories marginalisées dans les régions frontalières de la Tunisie.

Ladhari a affirmé que la Tunisie a encore signé un accord cadre avec la Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC), d’une valeur de 1,5 milliard de dollar (3 750 MD), pour le financement des besoins de la Tunisie dans les domaines du commerce extérieur et le financement des importations de marchandises stratégiques, par les entreprises publiques.
Enfin, un mémorandum d’entente a été signé avec la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE), portant sur la coopération dans l’exécution des programmes,visant à relever le rythme des investissements directs extérieurs en Tunisie.
La signature de ces accords intervient dans le cadre de la clôture des travaux de la 43ème édition des Réunions annuelles du groupe de la BID qui se sont déroulés du 1er au 5 avril 2018, à Gammarth, dans la banlieue Nord de Tunis.

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Plus de 100 exposants, dont huit banques seront présents à la première édition de Maskan expo, qui se tiendra à la Grande Arche de la Défense“, a indiqué Emna Limam, organisatrice de la première édition du salon tunisien de l’habitat et de la finance bancaire, qui aura lieu du 31 mars au 2 avril 2018, à Paris.

Des offres spéciales seront proposées lors du salon Maskan Expo“, a déclaré jeudi après-midi, le coorganisateur de “Maskan Expo“, Sadok Chiboub lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de Tunisie, à Paris.

Chiboub a précisé que les professionnels de l’immobilier proposeront à la diaspora tunisienne en France des offres pour l’achat d’appartements, de villas, de commerces et de terrains. Il a ajouté que “des offres de crédits financiers seront également, proposées par les banques durant Maskan Expo“.

De son côté, le directeur technique du salon, Mohamed El Idrissi, a précisé que “la vocation du salon est de réunir en un même lieu, des professionnels de l’immobilier pour présenter des produits variés“.

Un espace d’animation sera aménagé et des billets d’avion pourront être gagnés lors du salon, annoncent les organisateurs. Après Paris, “Maskan expo” sera organisé à Doha (Qatar) du 10 au 12 mai prochain.

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L’augmentation des concours bancaires à l’économie a dépassé la croissance du PIB, de 10 fois en 2017, dans un contexte économique difficile. L’universitaire et président du cercle des financiers tunisiens (CFT), Abdelkader Boudriga, explique dans une interview accordée à l’Agence TAP les performances réalisées par certaines banques de la place, par “l’essor des crédits aux particuliers, le relèvement des marges d’intermédiation, la hausse du rendement des bons du Trésor, mais également par la défaillance de tout le cycle économique, qui contraint les entreprises à recourir aux banques, à des conditions très avantageuses pour ces dernières“.

Boudriga propose des solutions à même de résoudre les difficultés rencontrées par les petites banques et les banques publiques.

Comment expliquez-vous les performances réalisées par certaines banques de la place, malgré la morosité de la conjoncture économique et financière ?

Depuis quelques années, les banques les plus performantes continuent à enregistrer une forte croissance de leur produit net bancaire (PNB), souvent à deux chiffres et ce malgré une conjoncture économique morose.

L’amélioration de la performance des banques tunisiennes s’explique en premier lieu par l’augmentation soutenue des concours bancaires à l’économie, atteignant un taux de croissance de 20% en 2017, qui dépasse le taux de croissance du PIB (10 fois, en 2017). Ceci traduit une dépendance accrue de l’économie des financements bancaires, qui s’explique en partie par les besoins de financement accrus des entreprises, souffrant de difficultés de trésorerie, résultant de défaillances liées à la gestion des investissements et des dépenses publiques (retards de paiement et reports d’exécution).

D’un autre côté, les banques ont toujours financé les crédits aux particuliers (crédits de consommation ou immobiliers) considérés pendant longtemps comme étant le segment le plus performant et le moins risqué. Ce segment a bénéficié durant les 6 dernières années d’un essor remarquable porté par les augmentations salariales et les recrutements massifs dans la fonction publique. C’est l’une des raisons pour laquelle ces grands groupes bancaires réalisent de bonnes performances.

En plus du segment particulier et professionnel, le système bancaire a massivement financé le déficit public, à travers les bons du trésor, à des taux très généreux qui ont dépassé l’an dernier 7,2% pour les dernières sorties, des taux alléchants à un risque très faible.

Cette augmentation traduit également, une amélioration des marges d’intermédiation expliquée par une hausse des risques des débiteurs.

La forte dépendance du financement bancaire résulte du cycle économique proprement dit et des difficultés trouvées par l’Etat, à honorer ses engagements avec certaines entreprises, dans le cadre des marchés publics.

En d’autres termes, l’économie est aujourd’hui en difficulté, en raison de la défaillance de tout le cycle économique. Si l’Etat peine à se financer, c’est à cause notamment de son incapacité à collecter l’impôt, des déficits cumulés par les entreprises publiques, mais aussi, des fortes augmentations des salaires de la fonction publique. L’Etat se trouve dans l’incapacité d’honorer ses engagements avec les entreprises, les contraignant ainsi à recourir aux banques, à des conditions très avantageuses pour ces dernières.

S’agissant du secteur bancaire dans son ensemble, il faut faire la distinction entre trois réalités ou sous-groupes. Il y a d’un côté les grands banques privées qui sont assez performantes et assez solides, et de l’autre les banques publiques dont la réalité est différente mais qui commencent toutefois à réaliser des performances assez positives. Enfin, il y a les petites banques avec des parts de marché inférieures à 1%, dont certaines ont enregistré de grandes pertes ces dernières années. Paradoxalement, les secteurs les plus risqués sont toujours financés par les petites banques, qui sont à la recherche de parts de marché dans un contexte très concurrentiel.

Vous avez évoqué le financement de l’Etat par les banques, à travers les bons du trésor. Trouvez-vous normales ces ponctions faites par l’Etat, sur l’argent disponible chez les banques ?

L’arbitrage n’est pas facile à faire entre le financement de l’Etat, à partir du marché local ou de celui international. La première option, crée une sorte d’effet d’éviction parce qu’il s’agit d’une ponction sur la liquidité disponible dans le système bancaire, et qui devrait normalement, servir à financer les entreprises et l’économie. Mais en même temps, cette option préserve des variations du taux de change parce que les sorties sur le marché international avec les perspectives de dépréciation du dinar, entraînent une forte augmentation de l’encours de la dette publique, et partant du service de la dette.

Le vrai paradoxe en Tunisie, c’est que le budget de l’Etat qui doit normalement croître à des taux proches de celui de l’inflation, a enregisté, annuellement, durant les 7 dernières années, une croissance avoisinant les 10%, alors que l’inflation évoluait autour de 5%. Le problème c’est que ce différentiel de croissance, ne résulte pas d’une augmentation des programmes d’investissements mais, plutôt, de l’augmentation des salaires.

Le trend haussier rapide de l’endettement de l’Etat a servi à couvrir ses dépenses. Cette situation est d’autant plus inquiétante, que les banques se refinancent auprès de la Banque centrale, pour prêter à l’Etat.

Ne voyez-vous pas en cela une sorte de financement déguisé de l’Etat, par la Banque centrale ?

Légalement, la Banque centrale a le statut de prêteur de dernier ressort. Elle ne peut pas refuser à une banque une demande de refinancement qui répond à toutes les conditions légales. Tout ce qu’elle peut faire, c’est durcir les conditions de refinancement pour limiter ses niveaux et je pense que la dernière augmentation du taux directeur s’inscrit dans cette logique.

On ne peux donc, pas tout reprocher à la Banque centrale dans cette question de refinancement des banques. C’est à l’Etat de définir les conditions de son financement mais aussi, ses priorités.

Certains analystes estiment que l’économie tunisienne s’est transformée en économie de rente, sapant tout espoir de création de valeur. Qu’en pensez-vous ?

La transformation de l’économie tunisienne en économie de rente, ne date pas d’aujourd’hui. Après une période de totale dominance par l’Etat des rouages de l’économie, durant les années 60, ce système a commencé à montrer ses limites, au début des années 70.

L’expérience d’ouverture économique a été entamée sous Hedi Nouira, à travers la loi 72 et la création de banques de développement, pour accompagner les nouveaux promoteurs. Mais l’Etat a toujours gardé un rôle prépondérant, jusqu’au changement politique de 1987, qui s’est inscrit dans l’esprit du ” consensus de Washington ” fondé sur la limitation de l’intervention de l’Etat, aux activités stratégiques.
En 2006 et 2007, les limites de ce système ont commencé à se faire sentir avec l’émergence d’une véritable économie de rente, profitant aux acteurs économiques proches du pouvoir, laquelle est caractérisée par une faible valeur ajoutée et une distribution inéquitable des richesses.

Ce contexte économique n’a pas permis à de nouveaux champions nationaux de voir le jour. Les banques ne prêtant qu’aux entreprises performantes ou aux activités non productives, notamment le secteur immobilier.

Cette logique de rente renforcée par une législation favorable à une certaine catégorie d’entrepreneurs, souvent en situation de monopole, a fait que pratiquement, tous les grands groupes ont adopté des stratégies d’intégration horizontale, en diversifiant leurs activités dans les secteurs les plus rentables (santé, immobilier, hôtellerie, services financiers…).
Verrouillé et fermé à toute nouvelle initiative, le système économique est dès lors devenu incapable de créer la valeur et les emplois.

Pourtant, la croissance et le développement économique passent inévitablement, par le renforcement et la promotion de nouvelles entreprises, et tant que nos politiques publiques et notre réglementation ne vont pas dans ce sens, sortir de cette logique de rente sera difficile.

On ne peut pas, à ce titre, reprocher aux banques d’être réticentes à financer les entreprises et l’économie, car les banques sont au final des entités économiques dont l’objectif est de maximiser la valeur. Si on leur demande de financer des entreprises qui ne sont pas viables parce que l’écosystème global ne le permet pas, elles ne vont pas le faire. Le vrai problème n’est pas à au niveau du financement bancaire, mais au niveau l’écosystème rentier qui étouffe les nouvelles initiatives.
Sortir de cette philosophie de rente reste tributaire d’une véritable volonté politique de lancer des stratégies de promotion de la création de valeur.

Pensez-vous que les performances réalisées par les banques reflètent leur bonne santé, ou est-ce juste des performances conjoncturelles ?

Pour les banques les plus performantes de la place, qu’il s’agisse de groupes privés tunisiens ou de banques affiliées à des groupes internationaux, leurs indicateurs financiers positifs reflètent une certaine maîtrise de l’industrie financière et une volonté de suivre les standards internationaux.

Quelles sont les solutions possibles aux difficultés que rencontrent les petites banques ?

Je pense que le réel problème pour ces banques, c’est que notre système bancaire a toujours été fortement protégé par l’Etat, qui a permis de maintenir ces banques en vie, malgré tous leurs dysfonctionnement.
Aujourd’hui, le régulateur a changé de vision et les petites banques ne peuvent plus survivre de la sorte. Il va y avoir inévitablement, des mouvements de fusion, de regroupement de ces banques pour avoir une taille qui leur permet de faire face à la concurrence mais aussi de se conformer aux nouvelles exigences de l’industrie financière. Il y aura peut-être, également, des mouvements de rachat de certaines de ces banques, par les grandes banques dans les 5 années à venir. Autrement, ces banques seront condamnées à disparaître.

Et pour les banques publiques ?

Les banques publiques sont une réalité à part, elles sont en train de se transformer et je pense que l’Etat gagnerait à clarifier sa position envers elles. Politiquement et socialement parlant, il sera difficile d’envisager une privatisation de ces trois banques : STB, BNA et BH.
Il ne s’agit pas uniquement d’un problème de mode de gestion, de flexibilité et d’autonomie de décision. Tant que l’Etat et les ministères de tutelle ont la mainmise sur les conseils d’administration et la nomination de directeurs généraux et tant que les banques publiques sont soumises aux règles de passation de marchés, de recrutement… , alors qu’elles opèrent dans un environnement de concurrence, elles continueront à avoir des problèmes.

A mon avis, l’issue possible pour ces banques serait non pas de les privatiser, mais de faire passer la propriété de l’Etat sous les 50%, à 49%. Ainsi, ces banques ne seront plus soumises au cadre réglementaire contraignant de passation de marchés, de fonctionnement et de gestion publics, ce qui leur donnera les moyens d’être plus efficaces.

Cette solution permettrait de faire de ces banques, de vraies locomotives de développement avec tout le patrimoine dont elles disposent. C’est un changement de paradigme qui impactera toute la physionomie du paysage bancaire mais qui demande une réelle volonté politique.

TAP

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La société Electrostar a réalisé au cours de l’exercice 2017 un chiffre d’affaires de 54.142.489 TND, soit une baisse de 36 % par rapport à l’exercice 2016. Cette baisse s’explique par la stratégie adoptée par la société Electrostar consistant à sécuriser ses ventes et maîtriser son risque client. Sur le plan des engagements bancaires de la société, ils se sont élevés à 86.929.784 TND au 31 décembre 2017, soit une baisse de 25% par rapport au 31 décembre 2016. Cela étant, il y a lieu de préciser que ces engagements se répartissent comme suit : 18.410.558 TND par signature, soit une baisse de 22% par rapport à 2016 suite au règlement des retombées en matière de lettres de crédit ; 20.025.505 TND en escompte commercial et avances sur factures, en baisse de 49% par rapport à 2016 et expliquée par une meilleure maitrise des délais de règlement clients et par la baisse du chiffre d’affaires ; et 18.647.842 TND en crédits à moyen terme, soit une baisse de 6% par rapport à 2016 et ce suite au remboursement normal du principal des crédits.

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L’assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté mercredi après-midi lors d’une séance plénière deux projets loi relatifs à l’accord sur deux conventions de crédits pour la construction et l’équipement de six hôpitaux régionaux de type B à Jelma, Haffouz, Ghar Dima, Makthar, El Jem et Sbiba.
Le premier projet de loi adopté par 95 voix, 3 abstentions et 5 voix contre est relatif à la convention de crédit signée le 15 novembre 2017 entre la Tunisie et le fonds koweïtien de développement économique arabe pour un montant de 24 millions de dinars koweitiens soit l’équivalent de 197 millions de dinars tunisiens pour contribuer au financement du projet de construction et d’équipement de quatre hôpitaux régionaux de type B à Jelma, Haffouz, Ghar Dima et Makthar sur des superficies qui varient entre 3.7 et 5.5 hectares.
Ces hôpitaux visant à améliorer les prestations de soin fournies aux habitants des régions de Sidi Bouzid, Kairouan, Jendouba et Siliana auront chacun une capacité de 105 lits.

Par ailleurs, le deuxième projet adopté par 94 voix, 2 abstentions et 5 voix contre, est relatif à la convention de crédit signé le 27 juillet 2017 entre la Tunisie et le Fonds saoudien pour le développement pour un montant estimé à 95.6 millions de dinars tunisiens pour contribuer au financement d’un projet de construction et d’équipements de deux hôpitaux de type B à El Jem et Sbiba.
La majorité des députés ont souligné l’importance de ces deux projets qui permettront d’améliorer l’accès aux soins dans ces régions qui ont longtemps souffert de la pauvreté et de la marginalisation.
Les députés ont aussi appelé le ministre de l’investissement et de la coopération Zied Laadhari à créer une stratégie de communication permettant de connaitre l’avancement des projets en cours de réalisation, programmés ou en suspens.
Ils ont également souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de ces projets afin d’en faire bénéficier les habitants dans les plus brefs délais.

De son côté, Zied Laadhari a mis l’accent sur l’importance de ces deux projets qui s’inscrivent dans le cadre des orientations du gouvernement visant à créer le plus grand nombre d’hôpitaux dans les régions prioritaires, signalant que d’autres structures hospitalières seront créées dans d’autres régions intérieures selon les priorités et les budgets alloués.
Selon le ministre, le secteur de la santé connait aujourd’hui plusieurs problèmes qui se sont accumulés pendant de longues années.
Le secteur de la santé est un secteur qui touche directement la vie des citoyens et il convient aujourd’hui de conjuguer les efforts de toutes les parties pour résoudre tous les problèmes en suspens depuis des années“, a-t-il dit, soulignant que son département œuvrera au cours de la prochaine période à accélérer la mise en œuvre de ces projets pour répondre aux grandes attentes des citoyens de ce secteur vital.
A noter que la séance plénière s’est tenue en l’absence du ministre de la santé, Imed Hammami et des cadres de son département ce qui a étonné certains députés.

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«L’engagement total des hôtels tourne autour de 4300 millions de dinars dont 55% (2600 millions de dinars) sont des créances classées. De plus, il y a aujourd’hui environ 200 unités fermées dont 25% sont engagées avec la STB. Sur un total de 240.000 lits que compte le secteur, seulement 160.000 sont en service». C’est ce qu’affirme le directeur des crédits aux projets touristiques à la STB, Amor Ben Yedder, dans une longue interview publiée le 5 mars par notre confrère «Destination Tunisie».

Et Ben Yedder de préciser : «au niveau de la STB, nous avons à peu près 320 unités hôtelières pour un engagement STB uniquement s’élevant à 1700 millions de dinars“. Le directeur des crédits touristiques à la STB ajoute : «nous avons environ 70 unités concernées par l’application du Livre blanc pour un engagement de 800 millions de dinars. Nous avons donné comme deadline la fin de cette année pour que l’hôtelier puisse entrer en 2019 à l’aise et travailler tranquillement afin de rembourser les banques».

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Des crédits complémentaires destinés aux grandes cultures pour la saison 2017-2018 seront accordés aux agriculteurs du Nord. Ils (les crédits) représentent 80% des coûts de traitement et d’acquisition d’engrais, a annoncé, mardi, le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.
La Banque Nationale Agricole (BNA) a décidé d’octroyer 191 dinars par hectare dans la zone 1 (zones humides et semi-humides) et pour les céréales irriguées, et 172 dinars par hectare dans la Zone 2 qui comprend les régions semi-arides, a ajouté le département de l’Agriculture.
Ces crédits visent à assurer la réussite de la saison des grandes cultures à travers le financement des opérations de pose d’engrais et de traitement des mauvaises herbes et des maladies des céréales.
Les agriculteurs désireux de bénéficier des crédits complémentaires des grandes cultures peuvent contacter les filiales régionales de la BNA ou visiter le site web du ministère pour plus d’informations.

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Le ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire annonce que les citoyens désireux de construire une citerne souterraine (majel) pour collecter les eaux de pluie, peuvent bénéficier d’une prime ou d’un crédit accordé par le Fonds national d’amélioration de l’habitat, selon les conditions mentionnées dans l’arrêté gouvernemental n° 1125 de l’année 2016, daté du 22 août 2016.
Les personnes dont les revenus sont inférieurs au SMIG pourraient bénéficier d’une prime pour la construction de la citerne, après avoir fait l’objet d’une enquête sociale alors que les personnes dont les revenus sont supérieurs à trois fois le SMIG devront contracter des crédits, a précisé le ministère.
Le département de l’Equipement a fait savoir, dans un communiqué, publié vendredi, que cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’Etat en vue de rationaliser la consommation de l’eau, trouver des solutions permettant d’économiser l’eau et de faire face au problème de pénurie de l’eau, notamment durant la saison estivale.

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Le produit net bancaire de la BANQUE DE L’HABITAT (BH) a augmenté de 77 MD (+25%) pour s’élever à 384,1 MD. Cette croissance provient essentiellement, de la hausse de la marge sur intérêt (+22,2%), de la marge sur commission (+17,3%) et des revenus du portefeuille titres commercial et d’investissement (+34,9%). Les dépôts de la clientèle affichent un accroissement 14,3% par rapport à 2016 pour atteindre un encours de 5,93 milliards de dinars, provenant essentiellement de la hausse des dépôts à vue (+32,4%), des dépôts de l’épargne (+9,1%) et des dépôts à échéance (+7,5%).
Quant à l’encours des créances sur la clientèle, il a augmenté de 23,11% totalisant 7,72 milliards de dinars contre 6,27 milliards fin 2016. Les indicateurs d’activité de la banque arrêtés à fin décembre dernier font ressortir également un accroissement des emprunts et ressources spéciales de 20% provenant principalement, de l’émission d’un emprunt obligataire subordonné 2017 pour un montant de 70 MD et l’émission d’un emprunt BAD pour un montant de 180 MD. Par ailleurs, les charges opératoires ont augmenté de 10,4% sur un an provenant principalement de l’augmentation des salaires (+11%) et des charges générales d’exploitation (+7,3%).

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L’UBCI a vu son produit net bancaire (PNB) progresser de 19,15% par rapport à l’année précédente pour s’établir à 202 millions de dinars (MD). L’encours des crédits à la clientèle (net de provisions et d’agios réservés) a enregistré en 2017 une hausse de 7,6% pour atteindre 2,757 milliards de dinars. Dopé par les dépôts à vue, en hausse de 18%, le total dépôts de la clientèle affiche une progression de 8,9% par rapport à 2016, avec un encours de 2,449 milliards de dinars.
Les charges opératoires ont augmenté de 11,25% et ce suite à l’accroissement des frais de personnel de 7,4% et des charges d’exploitation de 25,1% (qui intègrent 4,5 MD d’élément exceptionnel non récurrent). Hors cet élément exceptionnel, la progression des charges d’exploitation serait de 10,33%. Par ailleurs, le coefficient d’exploitation de la banque s’est amélioré au niveau de 64,8% fin 2017, contre 69,4% une année auparavant.

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L’accès au crédit constitue un frein majeur à la croissance du secteur agricole, la proportion d’agriculteurs bénéficiant de prêts bancaires ne dépasse pas les 7%, pour des raisons telles que la faible marge bénéficiaire, les sécheresses fréquentes, l’endettement des agriculteurs et un mécanisme de garantie agricole mal conçu, d’où la nécessité de mettre en place une nouvelle approche de financement de proximité des petits agriculteurs, basée sur le développement des chaines agricoles“, a souligné Raouf Laajimi, DG du Financement, des Investissements et des Organismes professionnels, au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
A cette fin, “une Initiative pour la promotion des filières agricoles ” (IPFA) a été mise en place par la GIZ, en coopération avec le département de l’agriculture. Ce projet lancé en 2015 se poursuivra jusqu’à 2019. Sa zone d’intervention couvre 7 gouvernorats, à savoir Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Béjà, Siliana, Kef et Jendouba. Cette initiative a été présentée lors d’une journée organisée en marge du “SIAMAP” sur “le financement des chaînes de valeur agricoles“.

Selon Neil Fourati, responsable du Projet IPFA, “cette initiative vise à faciliter l’accès de groupements de petits agriculteurs et de PME aux financements par leur intégration dans un processus de développement de filières. Les filières soutenues par le projet sont l’huile d’olive, les fruits et légumes, les produits forestiers non ligneux et les produits laitiers“.
Pour ce faire, le projet forme les agriculteurs et agricultrices à développer et mettre en œuvre des projets d’investissement et soutient la réalisation de projets pilotes de développement durable de chaine de valeur. Par ailleurs, il encourage le développement d’une approche régionale de financement des chaines de valeur à travers des cellules régionales réunissant les principaux intervenants du secteur financier agricole ainsi que les structures de conseil et d’appui“, a-t-il précisé.
Fourati a encore indiqué “qu’au total, le projet vise à faciliter l’accès au financement pour au moins 20 groupements de petits producteurs et PME dans des filières agricoles du Nord-ouest et du centre-ouest. Au moins 20 groupements de petits producteurs et PME bénéficieront, également, d’un conseil en matière de planification de modèles d’affaires et de dépôt de projets d’investissements. Il vise à augmenter le revenu d’au moins 1500 petits agriculteurs et petites agricultrices“.

L’approche de l’IPFA repose sur des partenariats avec les institutions de financements nationales et locales. Ainsi, des modèles de financement innovants des filières agricoles ont pu être mis en place, en coopération avec la BNA, Zitouna Tamkeen, Taysir Microfinance…
Intervenant pour présenter le modèle BNA pour le financement des filières agricoles, Kamel Mabrouk, directeur régional de BNA à Kasserine, a fait savoir que l’expérience de sa banque en matière de Financement de la filière laitière à Kasserine a permis d’identifier au départ un certain nombre d’obstacles qui sont derrière la fragilité de cette filière, à savoir une forte activité informelle, une multitude d’intervenants dans la chaine de valeur, une mauvaise gestion de la filière, une tendance baissière de la productivité et de la production, une absence de politique publique adéquate pour la promotion des filières agricoles, un échec de la micro-finance à apporter les solutions adéquates …

En tenant compte de tous ces obstacles, la BNA a mis en place, selon son responsable, de nouveaux produits de financement pour les petits agriculteurs, pour pouvoir répondre à leurs besoins.
Parmi ces produits, Mabrouk a cité le crédit Interface qui est un crédit de gestion accordé à l’opérateur chargé de la valorisation d’une filière. Ce crédit est destiné à couvrir les besoins d’exploitation des petits agriculteurs. Il a aussi évoqué le crédit tripartite, un prêt d’investissement accordé aux éleveurs pour l’acquisition du cheptel, du matériel d’élevage…

Telle que présentée, l’approche de Zitouna Tamkeen et de Taysir Microfinance pour le financement des filières agricoles obéit à un schéma tripartite qui repose sur des partenariats stratégiques avec des partenaires locaux, capables de jouer le rôle d’intermédiaire entre l’organisme de financement et les groupements d’agriculteurs, voire les agriculteurs eux-mêmes, mais aussi d’assurer la garantie et le suivi des investissements en question.

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Mongi Rahoui, président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et dirigeant au Front populaire, a estimé qu’il est inadmissible que l’Etat continue à s’endetter rien que pour payer des dettes. “L’Etat est appelé à contracter des crédits à hauteur de 10 milliards de dinars dont seuls 670 millions de dinars vont bénéficier à des projets de développement. Ce qui est absurde et inacceptable pour un gouvernement d’union nationale”, a t-il dit.

Lors de son passage ce lundi sur Express Fm, il a considéré ce projet de budget comme étant un facteur d’explosion dans le sens où la loi de finances comporte surtout des mesures qui portent atteinte à la bourse de la classe moyenne qui continue à s’appauvrir, selon ses dires.

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Le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire prépare le cadre législatif relatif à la création du “Fonds de garantie des crédits accordés aux catégories disposant de revenus irréguliers“. Il s’agit de faire bénéficier à ces catégories qui sont exclues du système de crédit bancaire des financements leur permettant d’acquérir ou de construire un logement en leur offrant la garantie du fonds.
Ce projet, qui démarrera en 2018, a pour objectif de faciliter l’acquisition d’un logement et consacrer la solidarité sociale, a précisé le ministre l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire Mohamed Salah Arfaoui.
Le ministère a également entamé la révision du système de gestion du territoire en soumettant à la ARP un nouveau projet du code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme et le développement des programmes de réhabilitation des quartiers populaires qui concernent actuellement 146 quartiers moyennant 635 millions de dinars.

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La BERD et le Maroc unissent leurs forces pour promouvoir les prêts en monnaie locale aux petites entreprises et accorder des crédits à des conditions abordables aux banques marocaines et aux organismes de microfinancement.

Hier mercredi 27 septembre, dans le cadre de sa visite au Maroc, M. Alain Pilloux, Vice-Président de la BERD, a signé avec le ministère marocain de l’Économie et des Finances et la Banque centrale marocaine (Banque Al Maghrib) un Protocole d’accord ouvrant la voie pour l’octroi de prêts en monnaie locale aux petites et moyennes entreprises (PME) locales, ce qui permettra d’atténuer leur exposition aux fluctuations sur le marché des changes.

La BERD a lancé son Initiative de promotion des marchés financiers locaux et des opérations en monnaie locale (LC2) suite à la crise financière mondiale, afin de renforcer les marchés financiers locaux et d’encourager l’utilisation des monnaies locales dans les pays où elle exerce ses activités. Les marchés financiers locaux sont une source fiable de financement, contribuant ainsi à la viabilité financière et à une croissance durable. La coopération technique et le soutien des donateurs constituent un appui indispensable au programme.

Le Maroc tient à développer les opérations dans la monnaie locale, le dirham, et les marchés financiers locaux afin de faciliter, pour les entreprises privées locales, l’accès à des fonds en monnaie locale à des conditions abordables. Pour atteindre cet objectif les autorités marocaines favorisent, au niveau macroéconomique, réglementaire et sur les marchés, des conditions favorables au développement des marchés financiers et monétaires locaux, ainsi qu’aux crédits en monnaie locale.

« La signature de ce Protocole d’accord est un pas de plus vers le renforcement de notre engagement au Maroc. Ce Protocole permettra à la BERD d’accorder des prêts à des taux compétitifs en dirham marocain aux PME locales, qui forment l’épine dorsale de l’économie marocaine. Il témoigne de l’engagement de la BERD dans le pays et de sa forte volonté de soutenir le développement du secteur privé au Maroc », a déclaré Marie-Alexandra Veilleux-Laborie, Directrice de la BERD au Maroc.

Pour compléter son initiative LC2, la BERD a lancé un Programme de financement en monnaie locale en faveur des PME à hauteur de 500 millions d’euros, qui associe un financement de la BERD et des ressources des donateurs pour proposer aux emprunteurs éligibles un accès à un financement abordable. À ce jour, plus de 300 000 PME dans les pays où le programme a été déployé ont bénéficié de l’initiative conjointe des équipes de la BERD chargées d’une part de la promotion des opérations en monnaie locale et des marchés financiers locaux, et d’autre part du financement et du développement des PME.

Le Maroc, membre fondateur de la BERD, est devenu un pays d’opérations en 2012. À ce jour, la Banque a investi plus de 1,2 milliard d’euros dans plus de 30 projets répartis à travers le pays. La Banque a soutenu plus de 340 PME marocaines en leur proposant des services de conseil commercial.

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Slim Feriani, PDG de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) a déclaré, lors de son passage ce mardi 5 septembre 2017 sur Express Fm, que pas moins de 150 crédits ont été accordés, en 6 mois, pour un montant global de 125 millions de dinars, ce qui a permis de créer un millier de postes d’emploi.

Après avoir reconnu une baisse de régime durant les deux derniers mois d’été avec seulement 20 projets agréés, le PDG de la BFPME a réitéré que la banque s’est assigné l’objectif de donner l’accord pour une moyenne de dix projets par gouvernorat ayant un caractère inclusif et durable.

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