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L’accès au crédit constitue un frein majeur à la croissance du secteur agricole, la proportion d’agriculteurs bénéficiant de prêts bancaires ne dépasse pas les 7%, pour des raisons telles que la faible marge bénéficiaire, les sécheresses fréquentes, l’endettement des agriculteurs et un mécanisme de garantie agricole mal conçu, d’où la nécessité de mettre en place une nouvelle approche de financement de proximité des petits agriculteurs, basée sur le développement des chaines agricoles“, a souligné Raouf Laajimi, DG du Financement, des Investissements et des Organismes professionnels, au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
A cette fin, “une Initiative pour la promotion des filières agricoles ” (IPFA) a été mise en place par la GIZ, en coopération avec le département de l’agriculture. Ce projet lancé en 2015 se poursuivra jusqu’à 2019. Sa zone d’intervention couvre 7 gouvernorats, à savoir Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Béjà, Siliana, Kef et Jendouba. Cette initiative a été présentée lors d’une journée organisée en marge du “SIAMAP” sur “le financement des chaînes de valeur agricoles“.

Selon Neil Fourati, responsable du Projet IPFA, “cette initiative vise à faciliter l’accès de groupements de petits agriculteurs et de PME aux financements par leur intégration dans un processus de développement de filières. Les filières soutenues par le projet sont l’huile d’olive, les fruits et légumes, les produits forestiers non ligneux et les produits laitiers“.
Pour ce faire, le projet forme les agriculteurs et agricultrices à développer et mettre en œuvre des projets d’investissement et soutient la réalisation de projets pilotes de développement durable de chaine de valeur. Par ailleurs, il encourage le développement d’une approche régionale de financement des chaines de valeur à travers des cellules régionales réunissant les principaux intervenants du secteur financier agricole ainsi que les structures de conseil et d’appui“, a-t-il précisé.
Fourati a encore indiqué “qu’au total, le projet vise à faciliter l’accès au financement pour au moins 20 groupements de petits producteurs et PME dans des filières agricoles du Nord-ouest et du centre-ouest. Au moins 20 groupements de petits producteurs et PME bénéficieront, également, d’un conseil en matière de planification de modèles d’affaires et de dépôt de projets d’investissements. Il vise à augmenter le revenu d’au moins 1500 petits agriculteurs et petites agricultrices“.

L’approche de l’IPFA repose sur des partenariats avec les institutions de financements nationales et locales. Ainsi, des modèles de financement innovants des filières agricoles ont pu être mis en place, en coopération avec la BNA, Zitouna Tamkeen, Taysir Microfinance…
Intervenant pour présenter le modèle BNA pour le financement des filières agricoles, Kamel Mabrouk, directeur régional de BNA à Kasserine, a fait savoir que l’expérience de sa banque en matière de Financement de la filière laitière à Kasserine a permis d’identifier au départ un certain nombre d’obstacles qui sont derrière la fragilité de cette filière, à savoir une forte activité informelle, une multitude d’intervenants dans la chaine de valeur, une mauvaise gestion de la filière, une tendance baissière de la productivité et de la production, une absence de politique publique adéquate pour la promotion des filières agricoles, un échec de la micro-finance à apporter les solutions adéquates …

En tenant compte de tous ces obstacles, la BNA a mis en place, selon son responsable, de nouveaux produits de financement pour les petits agriculteurs, pour pouvoir répondre à leurs besoins.
Parmi ces produits, Mabrouk a cité le crédit Interface qui est un crédit de gestion accordé à l’opérateur chargé de la valorisation d’une filière. Ce crédit est destiné à couvrir les besoins d’exploitation des petits agriculteurs. Il a aussi évoqué le crédit tripartite, un prêt d’investissement accordé aux éleveurs pour l’acquisition du cheptel, du matériel d’élevage…

Telle que présentée, l’approche de Zitouna Tamkeen et de Taysir Microfinance pour le financement des filières agricoles obéit à un schéma tripartite qui repose sur des partenariats stratégiques avec des partenaires locaux, capables de jouer le rôle d’intermédiaire entre l’organisme de financement et les groupements d’agriculteurs, voire les agriculteurs eux-mêmes, mais aussi d’assurer la garantie et le suivi des investissements en question.

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Mongi Rahoui, président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et dirigeant au Front populaire, a estimé qu’il est inadmissible que l’Etat continue à s’endetter rien que pour payer des dettes. “L’Etat est appelé à contracter des crédits à hauteur de 10 milliards de dinars dont seuls 670 millions de dinars vont bénéficier à des projets de développement. Ce qui est absurde et inacceptable pour un gouvernement d’union nationale”, a t-il dit.

Lors de son passage ce lundi sur Express Fm, il a considéré ce projet de budget comme étant un facteur d’explosion dans le sens où la loi de finances comporte surtout des mesures qui portent atteinte à la bourse de la classe moyenne qui continue à s’appauvrir, selon ses dires.

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Le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire prépare le cadre législatif relatif à la création du “Fonds de garantie des crédits accordés aux catégories disposant de revenus irréguliers“. Il s’agit de faire bénéficier à ces catégories qui sont exclues du système de crédit bancaire des financements leur permettant d’acquérir ou de construire un logement en leur offrant la garantie du fonds.
Ce projet, qui démarrera en 2018, a pour objectif de faciliter l’acquisition d’un logement et consacrer la solidarité sociale, a précisé le ministre l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire Mohamed Salah Arfaoui.
Le ministère a également entamé la révision du système de gestion du territoire en soumettant à la ARP un nouveau projet du code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme et le développement des programmes de réhabilitation des quartiers populaires qui concernent actuellement 146 quartiers moyennant 635 millions de dinars.

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La BERD et le Maroc unissent leurs forces pour promouvoir les prêts en monnaie locale aux petites entreprises et accorder des crédits à des conditions abordables aux banques marocaines et aux organismes de microfinancement.

Hier mercredi 27 septembre, dans le cadre de sa visite au Maroc, M. Alain Pilloux, Vice-Président de la BERD, a signé avec le ministère marocain de l’Économie et des Finances et la Banque centrale marocaine (Banque Al Maghrib) un Protocole d’accord ouvrant la voie pour l’octroi de prêts en monnaie locale aux petites et moyennes entreprises (PME) locales, ce qui permettra d’atténuer leur exposition aux fluctuations sur le marché des changes.

La BERD a lancé son Initiative de promotion des marchés financiers locaux et des opérations en monnaie locale (LC2) suite à la crise financière mondiale, afin de renforcer les marchés financiers locaux et d’encourager l’utilisation des monnaies locales dans les pays où elle exerce ses activités. Les marchés financiers locaux sont une source fiable de financement, contribuant ainsi à la viabilité financière et à une croissance durable. La coopération technique et le soutien des donateurs constituent un appui indispensable au programme.

Le Maroc tient à développer les opérations dans la monnaie locale, le dirham, et les marchés financiers locaux afin de faciliter, pour les entreprises privées locales, l’accès à des fonds en monnaie locale à des conditions abordables. Pour atteindre cet objectif les autorités marocaines favorisent, au niveau macroéconomique, réglementaire et sur les marchés, des conditions favorables au développement des marchés financiers et monétaires locaux, ainsi qu’aux crédits en monnaie locale.

« La signature de ce Protocole d’accord est un pas de plus vers le renforcement de notre engagement au Maroc. Ce Protocole permettra à la BERD d’accorder des prêts à des taux compétitifs en dirham marocain aux PME locales, qui forment l’épine dorsale de l’économie marocaine. Il témoigne de l’engagement de la BERD dans le pays et de sa forte volonté de soutenir le développement du secteur privé au Maroc », a déclaré Marie-Alexandra Veilleux-Laborie, Directrice de la BERD au Maroc.

Pour compléter son initiative LC2, la BERD a lancé un Programme de financement en monnaie locale en faveur des PME à hauteur de 500 millions d’euros, qui associe un financement de la BERD et des ressources des donateurs pour proposer aux emprunteurs éligibles un accès à un financement abordable. À ce jour, plus de 300 000 PME dans les pays où le programme a été déployé ont bénéficié de l’initiative conjointe des équipes de la BERD chargées d’une part de la promotion des opérations en monnaie locale et des marchés financiers locaux, et d’autre part du financement et du développement des PME.

Le Maroc, membre fondateur de la BERD, est devenu un pays d’opérations en 2012. À ce jour, la Banque a investi plus de 1,2 milliard d’euros dans plus de 30 projets répartis à travers le pays. La Banque a soutenu plus de 340 PME marocaines en leur proposant des services de conseil commercial.

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Slim Feriani, PDG de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) a déclaré, lors de son passage ce mardi 5 septembre 2017 sur Express Fm, que pas moins de 150 crédits ont été accordés, en 6 mois, pour un montant global de 125 millions de dinars, ce qui a permis de créer un millier de postes d’emploi.

Après avoir reconnu une baisse de régime durant les deux derniers mois d’été avec seulement 20 projets agréés, le PDG de la BFPME a réitéré que la banque s’est assigné l’objectif de donner l’accord pour une moyenne de dix projets par gouvernorat ayant un caractère inclusif et durable.

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La dégradation de la notation du risque souverain tunisien se poursuit. Moody’s vient de rabaisser la notation de la Tunisie et de sa dette souveraine en devises de « Ba3 » avec perspective « négative » à « B1 » avec perspective « négative ».

Ce niveau de notation représente une chute de 6 catégories depuis les changements profonds de l’environnement politique tunisien en 2011.

La nouvelle notation de Moody’s classe désormais le pays parmi les risques « très spéculatifs » selon sa définition, au même titre que des pays de rating B1 comme le Sénégal, l’Angola, l’Ethiopie, le Sri Lanka, la Jordanie, l’Arménie, l’Albanie, le Vietnam, etc.

Avoir placé la notation en novembre 2016 sous perspective « négative » était déjà annonciateur d’un fort risque de révision à la baisse, si les déséquilibres majeurs intérieurs et extérieurs ne sont pas rétablis et que les réformes structurelles, pour placer l’économie tunisienne sur un nouveau sentier de croissance durable, ne sont pas entamées.

Certes, des avancées notables ont été enregistrées sur le plan sécuritaire ainsi qu’un certain nombre d’actions, comme la Conférence des Investissements 2020 et la publication du Code des Investissements visant à améliorer le climat des affaires, mais les fragilités économiques et financières observées depuis les lendemains de janvier 2011 persistent.

Cette nouvelle notation rejoint la catégorie de notation (risque « très spéculatif ») dans laquelle Standard & Poor’s a classé en 2013 la Tunisie (à un rang encore inférieur) avec la même perspective « négative » et qui lui a valu le retrait de sa notation officielle auprès du pays.

Les retombées de cette nouvelle dégradation  

Comme les commentaires de l’agence l’expriment, elle traduit le constat que :

(i) Les grands équilibres, à savoir celui des finances publiques et celui de la position nette extérieure, n’ont pas pu être rétablis et continuent à se détériorer, ce qui grève le potentiel de redressement financier, retarde la reprise de l’investissement en général et la relance de la croissance, affecte la confiance du marché et nourrit un climat d’incertitude sociale déjà fragile.

(ii) La batterie de réformes structurelles convenues, notamment, avec le F.M.I dans le cadre de la Facilité Elargie mise en place pour soutenir financièrement la Tunisie, n’a pas été réalisée, voire n’a pas été entamée pour bon nombre de ces réformes, pourtant essentielles au titre de l’assainissement économique et financier du pays.

Sur cette base, l’agence considère que l’absence de signes d’une reprise manifeste de la croissance, de la maîtrise des équilibres et d’une fermeté gouvernementale et institutionnelle quant à la conduite des réformes agréées, hypothèquent lourdement la capacité de la Tunisie à mobiliser des ressources extérieures pour le financement de son économie et de ses réformes, sachant que les tranches futures à mobiliser au titre de la Facilité Elargie sont soumises à la réalisation des réformes structurelles arrêtées. La suspension des tirages au titre cette Facilité, du fait de la non réalisation des réformes et des objectifs quantitatifs fixés, entrainerait celles des autres bailleurs de fonds, comme notamment, la Banque Mondiale et l’Union Européenne qui participent effectivement au programme de redressement de l’économie tunisienne.

Il convient de rappeler que le principe de la notation de risque effectuée par les agences de notation est d’analyser, principalement pour les investisseurs institutionnels et privés sur les marchés, la capacité d’un émetteur ou d’un débiteur à pouvoir honorer les échéances financières actuelles et futures de ses engagements.

Les effets de cette dégradation de la notation souveraine ne se limitent pas à la baisse de la valeur du papier tunisien sur les marchés secondaires et par la même occasion au renchérissement de la marge du risque souverain tunisien sur les marchés. En effet, elle induit deux autres principaux effets : d’une part, celui de la révision des conditions en termes de maturité, de montant et de coût des lignes de crédits à court terme, des banques tunisiennes auprès de leurs correspondants financiers étrangers pour traiter les opérations courantes de leur clientèle d’opérateurs économiques et d’autre part, une appréciation générale de la qualité du risque pays pour les investisseurs étrangers souhaitant installer des unités productives en Tunisie.

Par ailleurs, cette nouvelle notation a un effet sur le potentiel de mobilisation de ressources de la Tunisie sur le marché international des capitaux. Elle pourrait conduire à une baisse des montants à pouvoir être mobilisés, à celle des maturités des émissions à réaliser, à un renchérissement des marges de risque et à une moindre qualité des investisseurs, ce qui générerait davantage de volatilité sur la cotation de l’émission sur le marché secondaire. Cela induirait également une concentration des paiements sur le court terme et une détérioration des paramètres du service de la dette.

Habib SFAR

Membre du CIPED

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Le directeur général de l’Institut national de la consommation(INC), Tarek Ben Jazia, a annoncé sur Mosaïque FM que le taux des crédits accordés par les banques tunisiennes aux familles tunisiennes est estimé à 20 800 MD.

Ce chiffre a doublé par rapport à 2010, où le montant des crédits ne dépassait pas les 10 000 MD.

D’après le directeur général de l’INC, le coût des crédits dédiés aux foyers est en inflation d’environ 17% chaque année.

Par ailleurs Ben Jazia a lancé un avertissement concernant le pourcentage en augmentation des crédits impayés ou sujet de litige qui s’élève à 19%, environ 854 MD, alors qu’il n’excédait pas les 586 MD en décembre 2014.

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Enda Tamweel a annoncé, ce mardi 14 mars 2017 dans un communiqué, la réussite de l’opération de souscriptions au 1er crédit bancaire syndiqué du secteur de la micro-finance en Tunisie, élaborée par le pôle banque d’affaires d’Amen Bank, pour une durée de 5 ans amortissable au taux de TMM+3%.

La levée de fonds initialement prévue pour 100 millions de dinars a été souscrite 1,11 fois et a été finalement portée à 111 millions de dinars.
Le franc succès de cette opération auprès du secteur bancaire témoigne encore une fois de la bonne appréciation du risque de Enda Tamweel et de l’intérêt qu’accordent les banques participantes au secteur de la micro-finance.
L’accord a été signé le 14 mars 2017 entre Enda Tamweel et Amen Bank, représentés respectivement par les directeurs généraux des deux institutions, Mme Essma Ben Hamida et M. Ahmed El Karam.

Le prêt syndiqué a été accordé à Enda par un consortium composé de 12 banques (l’Union Internationale de Banques, la Banque de l’Habitat, la Société Tunisienne de Banque, la Banque Internationale Arabe de Tunisie, la Banque Nationale Agricole, Attijari Bank, l’Arab Tunisian Bank, la Banque de Tunisie, la Qatar National Bank, la Banque de Tunisie et des Emirats, la Stusid Banque et la Banque Tuniso-Libyenne), négocié par Amen Bank, en qualité de chef de file.
Cette signature vient renforcer le partenariat stratégique existant entre Enda Tamweel et les banques partenaires de longue date et particulièrement Amen Bank, la BH, l’UIB, la STB, la BIAT, la BNA, Attijari Bank, et l’ATB, et constitue un point de départ pour de nouvelles perspectives de partenariat avec la BT, la QNB, la BTE, la Stusid Banque et la BTL.

En recourant à des refinancements locaux, Enda vise une plus grande maîtrise du coût de ses ressources, ce qui va contribuer à la stabilité du coût des crédits qu’elle offre aux populations vulnérables et à une inclusion financière socialement responsable. Cette levée de fonds permettra à Enda Tamweel de concrétiser son programme de développement pour les prochaines années et de contribuer au développement économique du pays, tout en œuvrant pour la promotion de l’entrepreneuriat et  l’auto-emploi des jeunes et des femmes dans les quartiers et les zones rurales défavorisés.

Les 111 millions de dinars viennent compléter les besoins de Enda pour 2017, qui s’élèvent à 200 millions de dinars. Avec ces financements, Enda pourra octroyer des micro-crédits à plus de 50 000 micro-entrepreneurs exclus du système financier classique.

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Le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale Fadhel Abdelkefi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs questions dont les déclarations de la ministre des Finances, Lamia Zribi sur le gel des 2ème et 3ème tranches du crédit du FMI et la cession de certaines parts de l’État dans les banques publiques et les banques à participation non stratégique. Interview:

La ministre des Finances a récemment annoncé le gel par le FMI des 2ème et 3ème tranches du crédit qui seront accordées à la Tunisie, qu’est ce que vous en pensez?

Je pense que le discours de la ministre des Finances a été écarté de son contexte. Ce n’est pas cela qu’elle voulait dire. Elle voulait dire que nous sommes en train de continuer à négocier avec le FMI et que les négociations avec le FMI sont des discussions dont relèvent  tous les autres crédits, avec la Banque mondiale, la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque Africaine de Développement (BAD).

Nous espérons que ces pourparlers aboutiront  le plus tôt possible.

Mais la date précise pour le versement de cette tranche de crédit était prévue pour décembre 2016?

Oui, justement! Il y a ce décalage parce que nous sommes en train de continuer à négocier avec le FMI et que nous allons accélérer le rythme de quelques mesures que nous avons analysées à l’intérieur et sur lesquelles nous sommes d’accord. Il  n’y a pas de différences de vue. La question des diktats imposés de l’extérieur n’est pas vraie du tout. Ce sont des discussions qui se font à l’intérieur de l’administration tunisienne et nous sommes convaincus de les mettre en place pour corriger et rattraper les choses.

Le FMI n’a rien exigé, il est en train de négocier sur beaucoup de dossiers et de dialoguer avec nous pour trouver des solutions à un certain nombre de problèmes.

Et sur les banques publiques?

Plusieurs scénarios possibles  sont sur le tapis  et nous nous n’avons pas encore tranché. Nous sommes encore en train de réfléchir, mais comme la a dit le chef du gouvernement,  que se soit pour les banques publiques ou pour celles mixtes, il y a des mesures qui vont être prises mais qui sont en phase d’étude.

Et quelle été votre position par rapport au dernier remaniement ministériel?

j’ai deux attitudes. Si je vais répondre à titre personnel, Abid Briki est un collègue. On a travaillé ensemble durant six mois. C’est un ami et quelqu’un qui a aidé le gouvernement. Briki est aussi militant et une personnalité publique connue. Je l’apprécie énormément.

Maintenant le chef du gouvernement a pris sa décision. Je n’ai pas à la commenter.  c’est le chef du gouvernement qui a pris une décision vis-à-vis de l’un  de ses ministres.

Khalil Gheriani est aussi une personnalité connue dans le monde des affaires sociales et des négociations.

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Malgré un contexte économique morose, l’activité de collecte a fait preuve de résilience. L’encours des dépôts du secteur a enregistré une croissance de 8,6%, profitant d’un 4ème trimestre dynamique (une progression de 4% des dépôts). C’est ce qui ressort d’une analyse faite par l’intermédiaire en bourse Tunisie Valeurs et publiée ce jeudi sur son site Web.

Selon cette étude, les banques ont mis les bouchées doubles en matière de collecte. Toutes les catégories de dépôts ont affiché des évolutions respectables : 9,6% pour les dépôts à vue, +9% pour les dépôts d’épargne et +7% pour les dépôts à terme. Hormis Amen Bank, toutes les banques de la place ont enregistré une évolution positive de leur collecte. Après des années de course aux parts de marché, la banque change de priorités plaçant la maîtrise du coût des ressources au centre de sa nouvelle stratégie (un coût des ressources cible de 4,25% en 2019 contre 4,54% en 2015).

Concernant les dépôts, la BIAT conforte son statut de premier collecteur du pays. Le leader du secteur a réalisé une croissance salutaire de 12% de ses dépôts, franchissant la barre symbolique de 9 milliards de dinars. Grâce à une structure des ressources dominée par les dépôts à vue, la BIAT jouit du coût des ressources le plus faible du secteur (2,3% selon nos estimations contre une moyenne de 3,7% pour le secteur). Attijari Bank continue de surperformer le secteur. Forte du réseau d’agences le plus étendu en Tunisie (plus de 200 agences), la filiale du groupe Attijariwafa bank a réalisé une progression appréciable de sa collecte (+12%). Les efforts déployés pour mobiliser les dépôts à vue (+19,6%) soutiendront davantage la liquidité de la banque. Rappelons qu’Attijari a affiché en 2015 un ratio de liquidité cinq fois supérieur à la norme réglementaire (un niveau minimum de 60%).
La nouvelle politique commerciale continue à payer pour l’UBCI. La filiale du groupe BNP Paribas a pu maintenir sa part de marché au-delà de 4% et, ce malgré sa taille réduite et une concurrence de plus en plus acharnée sur la collecte.

Récoltant les fruits de sa relance commerciale, la BH enregistre une reprise de 12% au niveau de son encours des dépôts. Bon élève, le leader des crédits logement affiche un dépassement de 6% par rapport à ses projections initiales. Aujourd’hui classée 5ème dans le tableau de la collecte, la BH aspire à moyen terme à intégrer le « Top 3» du secteur.

Après une longue période de croissance modérée (+6% en moyenne sur les quatre dernières années), la BNA a affiché une accélération de la collecte. Les encours de dépôts de la banque étatique ont enregistré une hausse de 11.2% à 7 milliards de dinars dépassant, ainsi, ses objectifs (un encours prévisionnel de 6,7 milliards de dinars). Le programme d’expansion du réseau d’agences (25 ouvertures sur la période 2017 -2020) permettrait d’alimenter la collecte de la BNA sur les prochaines années.
S’agissant des crédits, malgré une croissance molle (progression du PIB de 1,3% en 2016), le secteur bancaire a enregistré une accélération des octrois de crédit. Profitant de la consolidation des dépôts, l’encours des engagements du secteur a cru de 9,4% à 52 milliards de dinars. Selon la dernière note de conjoncture publiée par la BCT (février 2017), cette reprise des crédits aurait été boostée par les financements ciblant les particuliers et les professionnels.

 L’atonie du climat des affaires et la levée des réserves obligatoires sur les crédits à la consommation, depuis 2015, semblent détourner les banques du financement de «l’investissement». La BH a connu une année active sur le front des crédits. Les engagements de la banque étatique ont affiché la meilleure progression du secteur (+17,3%), surperformant, ainsi, ses budgets (un dépassement de 8%). Avec un total engagements de 6,3 milliards de dinars, le leader des crédits logements gagne deux places dans le palmarès du secteur (3ème rang contre la 5ème place à la même période de l’année dernière).

La BT confirme sa réactivité commerciale entamée en 2014. Malgré une conjoncture difficile, l’encours des crédits de la banque a enregistré une hausse de 7%. Une prise de risque supplémentaire qui devrait être bien maîtrisée grâce à une culture de risque bien ancrée dans la maison (un taux de créances classées de 9%). L’année 2016 s’est inscrite sous le signe du rebond pour Attijari Bank. La filiale du groupe Attijariwafa Bank a vu le volume de ses engagements augmenter de 17%, dépassant le cap de 4 milliards de dinars. Beau parcours pour l’UIB qui a bouclé l’année 2016 sur un bond de son encours des crédits de 10,8%. Avec une bonne qualité de portefeuille (Taux des créances classées de 10% couvertes à hauteur de 80%) et des fonds propres respectables (Ratio de solvabilité de 11%), la filiale du groupe Société Générale dispose d’une bonne marge de manœuvre pour poursuivre sa politique expansionniste.

Pour le PNB, l’année 2016 a été un bon cru pour le secteur bancaire qui a vu son PNB croître de 13% à 3 milliards de dinars. Dans la continuité des dernières années, les banques ont focalisé leurs efforts sur les produits de placement et les commissions pour booster leur PNB. L’activité du crédit classique continue à perdre du terrain face aux activités de placement et aux services financiers. Le poids de la marge d’intérêt s’est contracté de 450 points de base au profit des autres sources de revenus. Le contexte difficile sur leur cœur de métier (pression sur le spread de crédit et hausse des risques d’impayés) a amené les banques à développer davantage l’activité SVT pour profiter des taux attractifs des Bons du Trésor et assurer le refinancement et à diversifier leur offre de services.
Rapport de Tunisie Valeurs

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“Les agences de notation (Rating) jouent un rôle très important dans l’orientation de la décision des investisseurs sur la place mondiale (crédits, private equity et investissements publics). En accordant une note à un pays membre, l’agence évalue le potentiel économique et la solvabilité du pays en le classant par rapport à ses pairs. Ainsi, les bailleurs de fonds sauront choisir leurs clients les moins risquées possibles”. C’est ce qu’a indiqué Mohamed Jarraya, expert en économie et président de l’Observatoire Tunisia Progress dans une interview accordée à Africanmanager.

Et Jarraya d’ajouter dans le même contexte qu’en dégradant la  note de BB- à B+, Fitch donne, après un répit depuis 2014, un indicateur moins favorable et envoie un message d’alerte aux décideurs. “Cette notation est importante pour la Tunisie car, d’une part, c’est la troisième agence mondiale (après Standard and Poor’s et Moody’s), et d’autre part, cette dégradation tombe tout juste avant l’échéance d’avril pour laquelle le gouvernement s’apprête à sortir sur le marché international des capitaux pour lever les fonds nécessaires au budget”, a-t-il expliqué, faisant toutefois remarquer que, dans ce cadre, même si on peut trouver des bailleurs, on risque de payer un peu plus cher nos crédits (taux d’intérêt plus élevé).  Cependant, il faut, selon ses déclarations, relativiser un peu quand on se rappelle que ces agences viennent  d’être condamnées par la justice américaine à dédommager les victimes pour leur responsabilité dans la crise des subprimes 2007/2008.

S’agissant du dernier rapport du FMI, l’expert en économie a fait savoir que le FMI s’y est montré plus stricte en exprimant son inquiétude concernant l’évolution de l’économie tunisienne considérant que les défis macroéconomiques comme redoutables. “Les deux reproches, récurrents, sont le taux d’endettement (+60%) et le poids de la masse salariale publique (6,5% du PIB : parmi les plus élevées au monde)”, a-t-il assuré.

“A mon avis, il faut prendre au sérieux les constats et les recommandations de ce rapport car ce sont des faiblesses réelles de notre gouvernance et système économique : un bon diagnostic vaut 50% de la réussite des remèdes. En l’absence d’autres choix, pour le moment, il faut préserver une bonne relation avec le fonds pour espérer un certain soutien indispensable pour les quelques années à venir, a indiqué Mohamed Jarraya, appelant, en même temps, à prendre les décisions vitales et urgentes pour relancer l’économie et la productivité. C’est l’unique bonne approche pour redresser notre économie et retrouver petit à petit,une bonne partie de son indépendance.

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Avec de très bons indicateurs en 2016, la BIAT conforte sa place de numéro 1 dans le paysage bancaire tunisien. L’évolution du PNB (produit net bancaire) est saisissante, +11% en comparaison avec 2015 pour s’établir à 590,6 millions de dinars (MD).

S’agissant des produits d’exploitation bancaires, ils se situent, fin décembre 2016, à un montant global de 810,8 MD, en progression de 12%. Dans le détail, la part des intérêts monte à 514,7 MD, les commissions en produits 151,1 MD et les revenus du portefeuille-titres commercial 144,9 MD.

Par contre les charges d’exploitation bancaires se sont gonflées, +15%, s’établissant à 220,2 MD contre 191,6 MD l’an dernier.

La hausse des dépôts de la clientèle est une des grosses satisfactions de 2016 : 9,078 milliards de dinars, un de plus par rapport à décembre 2015, autant dire un record absolu…

L’encours des crédits nets sur la clientèle a également suivi la dynamique, +16,6%, un total de 7,679 milliards de dinars à fin décembre dernier contre 6,583 milliards en décembre 2015.

Enfin les emprunts et ressources spéciales de la BIAT affichent 183 millions de dinars en 2016 contre 118,6 millions en 2015, en progression de 54%.

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On vient d’apprendre qu’un agent à la Banque nationale agricole (BNA)

La BNA vient de publier ses indicateurs d’activité pour le 4ème trimestre de l’année 2016 comportant des performances rassurantes se résumant essentiellement en une croissance soutenue de l’activité, l’amélioration des indicateurs de rentabilité, le renforcement des dépôts et la consolidation des fonds propres.

Le Produit Net Bancaire (PNB) généré durant ce 4ème trimestre 2016 a atteint 104.717 MDT, en hausse de 40.32% comparé à la même période de l’année 2015. Cette évolution s’explique essentiellement par la hausse de 27.11% du Produit d’Exploitation Bancaire (PEB), qui s’est établi à 186.812 MDT au terme de ce 4ème trimestre.

L’année 2016 s’est soldée par un total PEB de 669.482 MDT et un total PNB de 373.462 MDT, affichant ainsi des taux de croissance respectifs de 8% et de 11.4% comparé à l’année 2015.

Pour l’encours des dépôts, qui a atteint 6 946.257 MDT au 31/12/2016, en progression de 11.2% par rapport à l’année 2015, le dynamisme était particulièrement marqué sur les Dépôts d’Epargne avec une croissance de 6.4% et les Dépôts à Vue avec une hausse de 4.5%.

De même, l’encours des crédits, affichant une progression de 6.9% pour atteindre plus de 7 286 M DT, conforte certes le rang de premier pourvoyeur de concours à l’économie au sein du système bancaire tunisien.

Les capitaux propres, en accroissement de 4.2%, correspondant à un total de 636.854 MDT au 31 décembre 2016, constituent un socle confortable de solvabilité pour la BNA.

Ces réalisations probantes, en ligne avec les objectifs de la BNA, témoignent de l’efficacité de sa stratégie et de son plan de transformation et de modernisation pour la période 2016 – 2020 soutenue par une expertise incontournable dans tous les métiers de la banque.

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Une convention financière a été signée mercredi 28 décembre 2016 entre la Tunisie et l’Allemagne, au siège du ministère des Affaires étrangères, rapporte Jawhara Fm.

En vertu de cette convention, la Tunisie profitera de crédits d’une valeur totale de 30,2 millions d’euros, indique la même source.

Ces crédits serviront au développement de la gestion et de l’exploitation des ressources en eau, notamment dans les régions intérieures.

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-L’effort de financement de l’économie tunisienne se répartit entre les banques à capitaux étrangers (37%), les banques publiques (33,8%), les banques à capitaux privés tunisiens (25,2%) et les banques mixtes (4%). Le volume total de l’encours des crédits de l’ensemble des banques résidentes a progressé de 6,2% (entre 2014 et 2015), pour atteindre 59 601 MD.
Selon le rapport sur la supervision bancaire 2015, publié par la BCT, ces crédits ont essentiellement, financé des crédits à moyen et long termes à hauteur de 45,7% (27 211 MD), mais aussi des crédits à court terme (24,9% -14 857 MD). L’évolution de l’encours des crédits en 2015 a concerné à hauteur de 69,7% les crédits aux professionnels et à hauteur de 30,3% les crédits aux particuliers”.
“91% des financements octroyés par les banques publiques et 69% de ceux mobilisés par les banques à capitaux étrangers, durant l’année 2015, ont bénéficié aux professionnels, alors que les financements octroyés par les banques à capitaux privés tunisiens sont partagés à moitié entre les professionnels et les particuliers. S’agissant des financements des banques mixtes, ils ont été orientés à hauteur de 54% aux particuliers”.
Par secteur d’activité, les crédits accordés sont concentrés, au même titre que 2014, sur les secteurs industriel et commercial qui accaparent respectivement 27,3% et 15,7% de ces crédits, alors que les deux secteurs de la promotion immobilière et de Tourisme ont bénéficié des crédits de 6,2% pour chacun. Le segment de l’agriculture se trouve en bas de liste avec des crédits qui ne représentent que 2,6% du total de ces emprunts.

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L’agence de notation Capital Intelligence (CI) a affirmé la note de solidité financière de la Banque Natinale Agricole (BNA) à ‘B’.

Une progression de l’ensemble des indicateurs de la banque qui augure de bonnes perspectives

Au courant du premier semestre de l’année 2016, l’activité de la banque s’est caractérisée par un accroissement des crédits de 0,9% par rapport à fin décembre 2015 pour s’élever à 6 880MD : La banque demeure parmi les leaders du secteur bancaire en termes d’octroi des crédits pour la clientèle.

Quant aux dépôts, la banque maintient sa deuxième position, en termes de collecte des dépôts, en dépit d’un léger repli de 1,7% à 6 143MD.

En matière d’exploitation bancaire, la banque affiche un PNB de 183,4MD en progression de 7,1% par rapport à la même période de 2015. Cette performance se justifie notamment par la hausse de la marge sur commissions (+24%) ainsi que celle des revenus (+41%), qui ont pu ainsi compenser la régression des produits d’intérêt impactés par une classification des créances plus rigoureuse.

En matière de productivité, la banque a pu maintenir son coefficient d’exploitation à 51,5% en dépit d’une hausse des charges opérationnelles de 7% par rapport au 30/06/2015.

Du côté des provisions, la BNA continue ses efforts avec une dotation nette de 60,5MD et ce, malgré une baisse par rapport à la même période de l’année écoulée, période qui a connu entre autres, une correction des situations antérieures. Cet effort se traduit par une dotation nette cumulée entre juin 2015 et juin 2016 de 269 MD

La banque a clôturé le premier semestre avec un résultat net de 21,8MD contre une perte de 34,8MD à fin juin 2015.

Avancement des travaux de transformation de la banque

Au niveau de l’avancement du plan de modernisation de la banque, divers projets ont été déjà entamés dont on pourra citer :

  • Une préparation de l’implantation d’un Global Banking permettant la refonte totale du système d’information de la banque ;
  • Une évaluation des compétences et un diagnostic approfondi des ressources humaines a été effectué par un cabinet externe ;
  • Une réorganisation de la banque dans le but d’aboutir à une orientation client de tous les process ;
  • L’acquisition d’outils et la refonte de certains process pour permettre à la banque de rattraper assez rapidement la concurrence.

 Renforcement de l’assise financière de la banque   

Sur un autre plan et soucieuse de respecter les normes prudentielles en matière de liquidité et de solvabilité, la banque vient de procéder à une émission obligataire de grande taille (100MD) souscrite promptement avec succès.

Un autre emprunt obligataire faisant appel public à l’épargne d’un même montant devrait être émis au courant du prochain exercice. Le document de référence est en cours de validation par le CMF et sera diffusé incessamment auprès du public.

La banque tient ses promesses en matière de communication  

D’un autre côté et afin d’améliorer la communication envers ses actionnaires, la banque a décidé de mettre en place un espace Actionnaires virtuel (via son site web) et physique (à travers l’ouverture d’un bureau au niveau du siège de la banque) permettant l’échange d’informations et visant le développement d’une relation permanente et de proximité ainsi que la consolidation de son capital confiance.

Le titre BNA

Le titre BNA se traite actuellement à 9DT sur la cote de la bourse, soit un PE de 4,8x le bénéfice net prévu pour 2016, en décote de 55,5% par rapport au secteur bancaire et 63,6% par rapport au marché. Le titre est actuellement valorisé à 0,5x les fonds propres nets de la banque, suite à une baisse substantielle depuis le début de l’année 2016 (-19,6%). L’Action BNA représente actuellement une valorisation attrayante compte tenu du plan de restructuration entamé et de la capacité du titre à atteindre des niveaux de prix nettement supérieurs (+47% en 2015).

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Les autorités ont décidé d’ouvrir une enquête à la suite des rumeurs circulant ces derniers temps selon lesquelles certaines associations ont exigé l’achat des produits turcs en échange de crédits pour les petits investisseurs.
D’après le quotidien « Achourouk » dans son édition de ce mercredi 27 juillet 2016, l’ouverture de l’enquête vise à connaitre la vérité, étant donné qu’il s’agit d’une démarche illégale.

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Les crédits nets de l’ATB ont atteint 3.152

Au cours de l’année 2015, l’ATB a atteint plus de 95% de ses objectifs. C’est ce qui a été indiqué lors de l’assemblée générale ordinaire (AGO) de la banque tenue ce jeudi 19 mai 2016 dans l’un des hôtels à Gammarth. Les encours des crédits ont totalisé à fin 2015 un montant de 35598 MD pour un objectif de 3668 MD,  soit un taux de réalisation de 98%.

Le volume des créances de collecte des ressources, l’encours des dépôts s’est établi à 3877 MD comparé aux  objectifs de 3724 MD, soit un taux de réalisation de 104%.

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Sur le plan monétaire

« A l’image d’une économie en berne, l’activité bancaire peine à décoller. Sur les trois premiers mois de l’année, le secteur a enregistré une légère collecte de 0,9% à 47 384MDt. Toutes les maturités ont affiché un ralentissement de la collecte, mais ce sont les ressources longues (placements à terme et certificats de dépôts) qui connaissent l’essoufflement le plus marqué ». C’est ce qui ressort d’une étude récemment réalisée par Tunisie Valeurs sur le secteur bancaire tunisien. « Face à une trésorerie de plus en plus serrée et une rémunération intéressante sur le court terme, les entreprises semblent privilégier les maturités courtes au détriment des placements stables », constate l’étude.

Malgré une légère décollecte de 0,1%, la BIAT maintient sa position de leader en termes de dépôts avec une part de marché de 17%. La banque a enregistré une baisse de 2% de ses placements à terme. Toutefois, avec une structure majoritairement constituée de dépôts à vue (49%), la collecte de la banque reste peu sensible à ce type de ressources.

Belle avancée pour la BT qui enregistre une collecte de 8,8%, la deuxième plus forte progression du secteur après l’UBCI (+11,5%). La BT semble démarrer une politique commerciale plus dynamique en 2016. « Nous ne pouvons, certes, pas juger des résultats sur un seul trimestre et attendons de voir l’impact de cette stratégie sur une année pleine. A ce stade, la banque demeure en bas de tableau avec une part de marché de 6,5% », soulignent les auteurs de la note.

Récemment convertie en banque islamique, la société El Wifack Leasing rebaptisée Wifack International Bank – WIB – vient enrichir le panel du secteur bancaire coté. Sur le premier trimestre de l’année, la banque islamique n’a pas encore démarré son activité de collecte. La banque prévoit un total des dépôts de 143MDt sur l’année pleine 2016.

S’agissant des crédits, l’étude a montré qu’Attijari Bank affiche une bonne dynamique de crédits et enregistre la deuxième meilleure croissance de la filière (+4,6%) dépassant le cap des 4 milliards de dinars. La politique de risque prudente mise en place par la banque n’a pas altéré sa réactivité commerciale. Grâce à la bonne qualité de son portefeuille (taux des créances classées de 8,7% couvertes à hauteur de 85%), Attijari a les bases nécessaires pour poursuivre sa percée commerciale.

Deuxième banque privée de la place, Amen Bank réduit la voilure, alignant un quatrième trimestre de baisse consécutive de l’encours de crédits (-4% sur une année glissante). La banque semble vouloir « digérer » la forte croissance des années phare 2007-2014 (une progression moyenne de 19% sur la période), privilégiant la qualité du portefeuille à la course aux parts de marché. Dans le cadre de son plan de transformation en banque islamique, la WIB prévoit de mettre fin aux mises en force selon le modèle conventionnel et démarrer une offre complète de Banque Islamique Universelle. Cela explique donc la baisse des encours de 4,3%.

L’évolution des encours de crédits est tout aussi morose avec une croissance 1,2% à 48 461MDt. Malgré une baisse de 4,9% des engagements, BNA maintient sa première position en termes de crédits, avec une part de marché de 13,9% à 6 732MDt. Un leadership de plus en plus contesté face à une concurrence privée plus agressive. A un rythme moins soutenu que la collecte, l’UBCI continue de gagner du terrain (+6,9%), consolidant sa part de marché à 5,3%. Avec une croissance de 4.8%, la BH signe la deuxième meilleure progression des crédits à 5 486MDt, des niveaux en ligne avec les projections affichées dans son business plan.

Concernant le PNB, boosté par la progression des commissions et des revenus de placement, le PNB de la place a enregistré sur le premier trimestre une croissance 8,3% à 709MDt. Ainsi, la part de la marge d’intérêt s’est nettement réduite, perdant 8 points de pourcentage par rapport au premier trimestre 2015 à 50,3%. Dans un contexte d’essoufflement de l’activité bancaire « classique », les banques misent sur d’autres sources de revenus pour améliorer leur PNB. Sur l’année 2016, accentuée par l’effet conjoint de la baisse du TMM et de la stabilité du TRE (Taux de Rémunération de l’Epargne) à 3,5%, on s’attend  à une poursuite de la baisse de la marge d’intérêt à l’échelle de tout le secteur bancaire.

Les fortes progressions du PNB émanent, essentiellement, des activités de placement. C’est le cas de la STB et de la BH qui voient leurs revenus de portefeuille grimper, respectivement, de 115% à 23MDt et de 51% à 18MDt. D’autres banques comme l’UIB ou la BT profitent plus d’une augmentation des commissions pour booster leurs PNB (+43% pour l’UIB à 18MDt et +19% à 12MDt pour la BT). Dans une conjoncture difficile où les bonnes signatures se font rares, l’UIB et la BT semblent jouer la carte de la prudence, focalisant leurs efforts sur les commissions, une source de revenus récurrente qui ne manquerait pas de soutenir la croissance des deux banques dans les prochaines années.

Seules Amen Bank et BNA enregistrent un recul de leur PNB (- 0,8% pour Amen Bank et -1,9% pour la BNA). L’amélioration des produits de placement et des commissions a été totalement absorbée par l’érosion de la marge d’intérêt (-16% pour les deux banques). Alors qu’Amen Bank jouit de la structure du PNB la plus équilibrée de la Place, la BNA se distingue par une plus forte exposition à l’activité de crédit (62% du PNB). La banque étatique dispose d’une importante marge de manœuvre pour diversifier ses sources de revenus et accroître sa rentabilité. A contre-courant de la tendance, l’ATB voit la contribution de sa marge d’intérêt se stabiliser à 38%, dans la continuité de sa stratégie, entamée depuis quelques années, orientée vers une activité bancaire plus classique. Une orientation qui permettrait à la banque de modérer son exposition aux activités de placement, particulièrement dans un environnement de hausse des taux. Rappelons qu’en 2015 la banque a réalisé la croissance du PNB la plus élevée du secteur (+17% à 203MDt) grâce à une progression prononcée de sa marge d’intérêt (+47% à 79MDt).

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Réagissant au dernier rapport de la Banque européenne pour la

L’économiste et universitaire, Fethi Nouri a déclaré que la situation sera plus difficile si la Tunisie  compte encore plus sur le soutien étranger pour sortir de son marasme économique.

Pour lui, la solution est proprement tunisienne et ne pourra se faire qu’à travers une revalorisation du travail, la promotion de l’entrepreneuriat et de l’initiative privée, mais aussi avec un rôle plus déterminant de l’État, a indiqué l’économiste dans une déclaration à Africanmanager.

Au delà de cette position, l’économiste a fait savoir que  la Tunisie a réussi ces dernières années, à  décrocher plusieurs lignes de crédits avec des taux d’intérêts acceptables.

” La Tunisie continue à recevoir des dons et des lignes de crédits avec des taux d’intérêts, considérés faibles et ce, de la part de plusieurs pays qui n’ont pas cessé d’exprimer leur volonté de soutenir la transition”, a dit Fethi Nouri s’appuyant sur l’aide militaire octroyée au gouvernement tunisien pour protéger ses frontières avec les pays voisins dont la Libye. ” L’aide internationale est en train de se concrétiser pour que la Tunisie puisse dépasser cette situation et se mettre sur la voie de croissance”, a-t-il dit.

La précision de Fethi Nouri vient à un moment où plusieurs décideurs ont exprimé leurs déceptions par rapport aux promesses de la communauté internationale non concrétisées . Selon certains experts, la Tunisie a  besoin de beaucoup plus de l’aide financière pour qu’elle puisse reprendre son économie et son processus de développement.

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