Tags Posts tagged with "décentralisation"

décentralisation

par -

Le 22 octobre 2018, la République Tunisienne représentée par M. Zied LADHARI, Ministre du Développement, de l’Investissement, et de la Coopération Internationale (MIDCI) et l’Agence Française de Développement (AFD), représentée par M. Jérémie Pellet, Directeur général délégué ont signé la convention de mise en œuvre du PACI (Programme d’Appui à la Communalisation Intégrale).

Dans le cadre de son Initiative Pilote de Développement Intégré (IPDLI), d’un montant global de 60 M€, l’Union européenne (UE), soutient les efforts réalisés par la République tunisienne pour favoriser la décentralisation et encourager l’investissement dans les nouvelles communes.

Le volet institutionnel de cette Initiative reposant sur le PACI d’un montant de 37,9 M€ dont l’AFD assure la mise en œuvre opérationnelle pour le compte de l’Union Européenne, a pour finalité d’accompagner la couverture institutionnelle intégrale du territoire tunisien en soutenant la création de 26 communes nouvelles dans 5 gouvernorats : Jendouba, Kasserine, Tataouine, Gafsa et Kébili.

Outre l’achat d’équipements et la réalisation d’infrastructures visant à accroître la quantité et la qualité de services offerts à la population, cette délégation de fonds doit permettre le renforcement des capacités des nouvelles maîtrises d’ouvrage locales.

Au final, le PACI vise à l’amélioration du cadre de vie de plus de 400 000 habitants sur l’ensemble des gouvernorats couvert par le programme.

Zied LADHARI, Ministre de l’Investissement, du Développement et de la Coopération Internationale (MIDCI) souligne l’importance de ce programme pour le territoire tunisien en le qualifiant de nouvelle « étape pour le processus de décentralisation en Tunisie ». Il rappelle les attentes exprimées sur le terrain : « Le PACI doit nous soutenir en vue de répondre concrètement aux attentes en termes d’infrastructures et d’accompagnement des municipalités au service des Tunisiens et des Tunisiennes ». Il « remercie tous les partenaires internationaux de la Tunisie, dont notamment l’UE et l’AFD pour leur appui efficace et soutenu aux autorités à l’échelle centrale et régionale pour l’atteinte des objectifs escomptés ».

Jérémie Pellet, Directeur général délégué de l’AFD confirme ce propos et évoque l’importance que l’Agence accorde à la réussite de ce programme: « La décentralisation représente un enjeu majeur pour la Tunisie. Notre approche est une approche de proximité, au plus près des citoyens tunisiens qui doivent constater les changements apportés par ce programme dans leur vie quotidienne.».

par -
Transport : Diagnostic d’une Pro et propositions d’une femme de terrain

Le titre de cette contribution est de nous-mêmes. Les mots et les idées sont de Sarra Rjeb. Actuellement secrétaire d’Etat chargée du Transport, elle connait toutes les arcanes du secteur, du terrestre au ferroviaire, en passant par l’aérien. Elle écrit :

Le transport joue un rôle socio-économique fondamental en rapport avec la mobilité des personnes et des marchandises et également en rapport avec les pressions environnementales qu’il exerce. Par conséquent il est appelé à évoluer dans une logique de durabilité.

Qu’est-ce qu’un système de transport durable ?

Comme tout système de production, il devrait être à la fois économiquement soutenable, socialement équitable et respectable de l’environnement.

La durabilité de la mobilité est-elle compromise ? 

Constat : La croissance économique et sociale rapide et l’amélioration du niveau de vie ont entraîné une forte extension urbaine et une augmentation importante de la mobilité et du parc de véhicules en circulation.

Malgré le développement soutenu qu’a connu le secteur des­ transports, il a été constaté plusieurs faiblesses et insuffisances du système en place en matière d’organisation, de financement, de qualité de service.

La situation des transports urbains en Tunisie se caractérise par les tendances suivantes :

Une tendance lourde de développement de la voiture particulière et de son utilisation en particulier en milieu urbain.

A titre d’illustration, dans le Grand Tunis, la part des transports collectifs dans les déplacements est passée de 70 % en 1977 à moins de 25 % actuellement.

Cela a pour conséquence immédiate la congestion des villes, d’où un besoin de plus en plus important d’investissement dans les infrastructures routières qui sont très coûteuses pour le budget de l’Etat.

A ces coûts s’ajoutent une dégradation de la qualité de vie dans les villes, une surconsommation d’énergie, une pollution de l’air, un stress permanent des conducteurs automobiles avec toutes les conséquences sur la sécurité routière.

Enfin l’envahissement de l’espace urbain par les voitures particulières et la congestion des routes font supporter à la collectivité nationale des coûts socio-économiques et environnementaux très importants. Ces coûts sont estimés à 600 MD par an pour le Grand Tunis.

En matière de consommation d’énergie, un voyageur se déplaçant par métro consomme 10 fois moins d’énergie qu’un voyageur se déplaçant par voiture particulière et ce, sur la même distance. Le rapport est également de 1 à 10 en matière de pollution.

Sur un autre plan, l’espace public disponible en milieu urbain est occupé à plus de 90 % par les voitures particulières et les poids lourds, laissant une faible part aux piétons, vélos et transport en commun. Au sein des villes où l’espace public est rare, il est possible de faire circuler 4.5 fois plus de personnes en bus par rapport à la voiture particulière, 7 fois plus de personnes en vélo et 10 fois plus de piétons. En matière d’occupation de l’espace, il faut se rappeler ceci : un métro = 3 bus = 180 voitures.

L’insécurité routière est également une autre conséquence de la congestion des villes, en effet 66% des accidents enregistrés en 2017 ont eu lieu dans les agglomérations urbaines, soit 4580 accidents sur un total de 6972. Le nombre de tués et de blessés enregistrés est respectivement de 485, soit 36% et 5927, soit 57 % du nombre total de tués et de blessés sur l’ensemble des routes tunisiennes.

Le niveau de service du transport public collectif est peu performant : fréquences faibles, surcharge aux heures de pointe, dégradation progressive de la vitesse commerciale des bus, absence de coordination suffisante entre les divers modes de transport.

Cette mauvaise qualité de service perçue par les usagers du transport collectif est du à un certain nombre de facteurs dont notamment un déficit d’offre de transport, un vieillissement du parc en exploitation, une absence de priorité de passage des moyens de transport collectif y compris pour le métro et absence de sites propres bus.

A titre d’illustration, l’âge moyen du parc bus de la STT dépasse les 10 ans, celui des rames de métro dépasse les 20 ans et celui des rames TGM a atteint les 40 ans. Les conséquences immédiates sont des taux de disponibilité du matériel faible et des pannes fréquentes, d’où déficit d’offres et surcharge aux heures de pointe avec des densités au m² pouvant atteindre 10 voyageurs.

L’offre de transport collectif ne se mesure pas uniquement par le nombre de véhicules mis en exploitation mais également par le nombre de rotations que ces véhicules peuvent effectuer. Vu l’absence de site propre bus, l’absence de priorité de passage et l’état de congestion des villes, pendant les heures de pointe, le niveau de rotation est très faible pendant les heures de pointe et la vitesse commerciale est très dégradée, elle peut même descendre jusqu’à 6 km/h (vitesse proche de la marche à pied ou du vélo) rallongeant ainsi les temps de parcours et rendant les voyages de plus en plus pénibles.

D’un autre côté, l’étalement de la pointe, surtout celle du matin, pourrait améliorer la fluidité du trafic. En 2008, une expérience pilote a été mené dans le Grand Tunis dont les résultats ont été très positifs sur le système de transport. Cette expérience a consisté à décaler l’horaire du début de la séance matinale d’une demi-heure (horaire d’entrée à 9 h au lieu de 8 h 30). Cet étalement de l’heure de pointe, bien que minime, a permis de réaliser une augmentation de l’offre de la STT d’environ 5%, soit l’équivalent d’une injection de 50 autobus correspondant à une dépense d’investissement évitée de l’ordre de 25 millions de dinars (prix de 2017).

Insuffisances au niveau du financement : Tarification mal adaptée­ aux réseaux, insuffisance des compensations et limitation des­ contributions de l’Etat au financement des investissements.

Actuellement, le transport collectif public de personnes est financé pour une grande part par l’usager, avec les recettes des différents titres de transport et par l’Etat sous forme de compensation du manque-à-gagner du transport scolaire et de subvention d’équipement.

Ce système de financement a montré ses limites. En effet, et au vu des résultats financiers des sociétés de transport, les ressources disponibles pour le financement du transport collectif public de personnes sont insuffisantes. (Une grande partie des charges n’est pas couverte).

D’un autre côté, le manque-à-gagner des transporteurs résultant de la gratuité du transport ou de l’application de tarifs réduits imposés par l’Etat n’est pas compensé dans sa totalité.

La défaillance du système de financement a entrainé une dégradation de l’offre de transport collectif, de la qualité de service et de là son attractivité en comparaison avec la voiture particulière.

La mise en place d’un nouveau système de financement des transports s’impose et ce, à l’instar de beaucoup de pays disposant d’un système de transport performant.

Il est donc primordial de mobiliser et de diversifier les sources de financement par :

La mise en application du droit sur le transport collectif public prévu par la loi n° 2004-33 portant organisation des transports terrestres.

La garantie d’une compensation intégrale du manque à gagner des transporteurs du au transport gratuit, ou aux tarifs réduits.

La recherche de nouveaux mécanismes permettant de réaliser l’équilibre financier des entreprises et d’éviter, en conséquence, le recours à l’assainissement périodique.

Insuffisances au niveau de l’organisation du secteur : Limitation ­du rôle des collectivités publiques locales dans ce domaine, ­insuffisances du cadre juridique régissant l’organisation des­ transports terrestres, etc.

Malgré la promulgation en 2004 de la loi portant organisation des transports terrestres qui consacre la décentralisation de l’organisation des transports urbains et régionaux par la création dans chaque gouvernorat d’une autorité organisatrice des transports terrestres, malgré la création en 2008 de 24 directions régionales des transports dont le rôle et les attributions restent très limités, malgré la promulgation en 2014 de la Constitution qui consacre la décentralisation et malgré la publication en 2018 du Code des collectivités locales, l’organisation des transports urbains demeure centralisé et sous la responsabilité exclusive du ministère du Transport.

La quasi-totalité des déplacements en milieu urbain sont quotidiens et les motifs sont domicile-travail et domicile-école, donc c’est en rapport étroit avec la qualité de vie des citoyens. Par conséquent, le transport urbain constitue une activité de proximité par excellence et devrait être décentralisé et faire partie des attributions des collectivités locales.

En résumé, le transport urbain se caractérise par les tendances suivantes:

Une tendance lourde de développement de la voiture particulière.

Un niveau de service du transport public collectif peu performant

Une insuffisance au niveau du financement

Une insuffisance au niveau de l’organisation

Ces tendances occasionnent des déséconomies qui compromettent la durabilité de la mobilité des personnes et des biens.

Quelle politique adopter ?

Face à ces tendances compromettantes pour la durabilité de la mobilité, il y a lieu d’adopter une politique volontariste ayant pour objectif de renverser ou du moins freiner ces tendances et ainsi garantir une mobilité durable.

Cette politique doit reposer sur les principes généraux suivants :

Décentraliser l’organisation des transports urbains et régionaux en créant au niveau local une autorité organisatrice unique ;

Promouvoir une intégration des réseaux de transport collectif dans les grandes agglomérations urbaines ;

Améliorer l’attractivité des services de transport collectif pour inciter le citoyen à les utiliser ;

Assurer une harmonisation des politiques d’aménagement du territoire et des transports ;

Rechercher de nouvelles sources ou de nouvelles conditions de financement ;

Maîtriser les coûts des transports publics et améliorer la productivité du personnel et du matériel ;

Rationaliser l’utilisation de la voiture particulière notamment dans les centres villes.

Pour la mise en œuvre de cette politique des actions doivent être réalisées et d’autres programmées et elles se résument comme suit :

Développement et modernisation du système de transport collectif et en particulier du transport ferroviaire par :

Le rajeunissement et le renforcement du parc de transport collectif de personnes

L’achèvement de la mise en place d’un réseau intégré de transport collectif du Grand Tunis qui comprend une extension du réseau de métro léger de Tunis, la réalisation d’un réseau ferroviaire rapide de 5 lignes, la mise en place d’un réseau armature bus en site propre, la construction de pôles d’échanges à l’hyper centre et la périphérie et la construction de parkings réservés aux voitures particulières permettant le rabattement vers le réseau de transport collectif.

La décentralisation de l’organisation doit être concrétisée par la création dans chaque Gouvernorat d’une autorité régionale organisatrice des transports terrestres qui sera, dans la limite de ses compétences, responsable de l’organisation des transports urbains et régionaux et de la coordination entre les différents intervenants dans ce domaine. Les directions régionales relevant du Ministère du Transport pourraient constituer les structures techniques d’appui de ces autorités organisatrices

Pour les agglomérations urbaines qui couvrent le territoire de deux ou plusieurs Gouvernorats et afin de garantir la complémentarité et la continuité des services de transport entre les zones de leur compétence, les Autorités régionales organisatrices pourraient être créées au niveau des districts prévus par le Code des collectivités locales récemment promulgué.

Elaborer ou actualiser les plans de circulation dans les grandes villes et ce, afin d’améliorer la fluidité de la circulation et par conséquent la diminution de la consommation d’énergie et de la pollution.

Ces plans de circulation devraient réserver une priorité au transport collectif et prévoir la réduction de l’accès de la voiture particulière au centre-ville.

Financement du transport collectif public :

En vertu de la loi de 2004 portant organisation des transports terrestres, l’Etat prend en charge le financement des investissements d’infrastructure et d’étude dans le domaine du transport collectif public urbain et régional.

Par ailleurs, le principe retenu dans cette loi consiste à financer les services de transport collectif public par :

Les recettes directes provenant de la vente des titres de transport aux usagers ;

La compensation du manque-à-gagner résultant du transport gratuit ou à tarifs réduits imposé par l’Etat ou par les autorités régionales organisatrice des transports terrestres ;

La contribution des bénéficiaires indirects de ces services par l’institution d’un droit sur le transport collectif public auquel seraient soumis ces bénéficiaires.

Les deux projets de décret, pris en application de cette loi, fixant pour le premier projet la méthode de calcul du manque-à-gagner résultant du transport gratuit ou à tarifs réduits, et pour le second les bénéficiaires indirects des services de transport collectif public ainsi que l’assiette et les procédures de recouvrement du droit sur le transport collectif public auquel ils sont soumis, devraient être promulgués.

Conclusion

La mobilité est un droit constitutionnel pour tout citoyen et elle doit s’inscrire dans la durabilité afin de la préserver pour les générations futures, il est par conséquent urgent d’adopter une politique volontariste dans le domaine des transports car la durabilité de la mobilité est menacée.

Sarra Rjeb

par -

” D’ici 2022, la Caisse des prêts et de Soutien aux Collectivités Locales (CPSCL) pourra soutenir les municipalités moyennant un budget de 850 milliards qui a été déjà mobilisé “, a souligné jeudi, Sami Mekki, Directeur Général de la CPSCL.
Dans une déclaration aux médias en marge de sa participation à la première édition de la Journée Nationale des collectivités locales, Mekki a précisé que ces ressources ont été mobilisées pour aider les municipalités à améliorer leur rendement et garantir un meilleur cadre de vie dans toutes les communes.
De son côté, Tony VERHEIJEN, Responsable des opérations pour la Tunisie à la Banque Mondiale (BM), a fait savoir que la BM a réservé un budget de 430 millions de dollars à la Tunisie dans le cadre du programme de gouvernance locale qui s’étale sur une période de 5 ans et a démarré en 2016.
” Ce programme performant met à la disposition des municipalités, à travers la CPSCL, des ressources additionnels pour l’éclairage public, la reconstruction des routes locales et autres projets locaux “, a-t-il indiqué.
Il a ,en outre, fait remarquer que les municipalités bénéficient également d’un programme de renforcement des capacités et d’un appui technique aux conseillers locaux.
” Pour réaliser le développement économique de la Tunisie, il faut appuyer l’initiative locale pour faire sortir les opportunités qui ne sont pas encore valorisées “, a-t-il dit.
Le responsable à la Banque mondiale a ajouté que son institution financière s’engage également à mobiliser un montant de 400 millions de dollars qui sera dédié à des programmes spécifiquement pour des régions de l’intérieur du pays et qui seront mis en œuvre par les CRDA et autres structures locales pour le renforcement de la chaine de valeurs , le renforcement du système d’irrigation, l’inclusion économique des jeunes et l’exploitation économique et la gestion durable des forêts et des ressources naturelles.

par -

Soubresauts sociaux obligent, le Budget 2019 aura une forte coloration sociale. Ainsi en a décidé Mohammed VI. Toutes ces inflexions, pour des mesures sociales qui adouciront le quotidien des citoyens marocains, entrent dans la droite ligne des exigences du roi formulées dans le discours du Trône, le 30 juillet 2018. Le Premier ministre, Saâdeddine El Othmani, qui a déjà perdu des collaborateurs à cause de cette affaire, fauchés par la colère royale, n’avait d’autre choix que de s’exécuter, et rapidement. Il a transmis à ses ministres les grandes lignes du Projet de la Loi de Finances (PLF) 2019, ce mercredi 15 août. La consigne : Cap sur les questions sociales, l’emploi, la protection sociale, la santé, tout en préservant les équilibres macro-économiques, rapporte Médias24. El Othmani a intérêt à s’accrocher pour réaliser les voeux du palais royal, aux allures de miracle !

D’abord les prévisions macroéconomiques du PLF : le document table sur un baril du pétrole à 68 dollars, une récolte céréalière de 70 millions de quintaux, une montée de 3,7% de la TVA (3,3% en 2018, les citoyens vont encore râler en 2019 !) et enfin un taux de croissance de 3,2% pour l’an prochain.
Puis vient le social, beaucoup de social – donc beaucoup de dépenses publiques -, tout en maintenant la cadence des grands chantiers et en sauvegardant les fondamentaux économiques du royaume. Le roi veut une réforme des CRI (projet de loi validé le 2 août 2018 par le Conseil de gouvernement), il veut que les ratés du Ramed soient corrigés dès 2019, que les familles et les enfants scolarisés soient substantiellement aidés à la rentrée scolaire (programme Tayssir, cantines, transport scolaire, lutte contre l’abandon scolaire), que la troisième phase de l’INDH soit engagée, que le dialogue social soit effectif… Bref, Mohammed VI demande la lune et veut transformer El Othmani en SuperMan !

Face à toutes ces exigences, le Premier ministre promet – que peut-il faire d’autre d’ailleurs ? -, promet même beaucoup : Des emplois pour les jeunes, la justice, la démocratie et les droits humains, l’accélération de la régionalisation avancée, la décentralisation, une administration publique plus efficiente, le combat contre la corruption, de meilleurs régimes de retraite, la LOLF (loi organique des lois de finances), la réforme fiscale… et des PPP (partenariats public-privé) dans les grands projets d’infrastructure et les chantiers de développement. Comment fera-t-il pour réaliser tout cela ? Avec quels moyens ? Mystère pour le moment. Nous verrons bien quand le PLF sera bouclé…

par -

La décentralisation des centres d’approvisionnement en eau potable pour Antananarivo, et sa grande banlieue, fait partie des projets structurants lancés depuis quelques années par le Gouvernement, à travers la Jirama. En effet, si Mandroseza était, jusqu’ici, le seul centre en service, trois nouvelles unités ont été créées, respectivement à Ambatofotsy, Avaradrano, pour la zone Nord-Est de la Capital, d’une capacité de 2.400 m3 par jour ; à Faralaza, Talatamaty, pour l’Ouest, 9 600 m3 ; et enfin, à Ankadivoribe, 2 400 m3/jour, pour le Sud, l’Atsimondrano.

L’existence de ces centres permet désormais l’autonomisation de l’approvisionnement en eau potable des quatre zones d’Antananarivo. Le Président de la République a visité, dans la matinée de ce jeudi 9 août, les centres de Mandroseza et d’Ankadivoribe, en compagnie du Ministre de l’eau, de l’énergie et des hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, et les hauts responsables de la Jirama. Les infrastructures de traitement et de distribution d’eau potable d’Antananarivo et sa grande banlieue sont vétustes, certaines sont même centenaires, et, de ce fait, leur rénovation constitue une priorité ; à ce sujet, le Chef de l’Etat a annoncé l’existence d’un grand projet, en cours, dans le domaine de la distribution d’eau, financé par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et l’Union Européenne, visant à augmenter la capacité de Mandroseza, qui passera de 150.000 à 200.000 m3/jour, et incluant également la rénovation des 350 km de conduites du réseau de distribution. Le Président a insisté sur l’importance accordée par l’État aux projets d’approvisionnement en eau, dans le respect des normes de qualité. C’est un grand défi à réaliser, a-t-il dit, et la décentralisation est en cours avec l’augmentation de la capacité des centres d’approvisionnement.

Lors de la visite à Ankadivoribe, ensuite, il a rappelé, à la population, le défi lancé l’année dernière en ce qui concerne l’adduction d’eau potable, et le pavement de la route qui relie cette commune à celle d’Andoharanofotsy. « C’est une grande avancée car la réalisation de projets structurants contribue énormément à l’amélioration des conditions de vie de tous les habitants, et c’est l’esprit même de la Vision Fisandratana 2030, car tous les projets réalisés répondent parfaitement aux aspirations des populations à la base », a-t-il précisé. En ce qui concerne l’eau potable et la décentralisation des centres d’approvisionnement, il a relevé qu’Antananarivo et sa grande banlieue en bénéficient. A cet effet, il a annoncé que la capacité d’approvisionnement d’eau potable sera doublée dans les deux ans à venir. Par ailleurs, il n’a pas manqué d’inviter la population d’Ankadivoribe à bien entretenir la route nouvellement rénovée en pavés. Le financement du projet d’approvisionnement en eau potable à Ankadivoribe s’élève à 5 milliards d’ariary, dont 60% ont été assurés par l’État, à travers la Jirama, et plus de 30% par le Gouvernement Britannique auquel le Président Rajaonarimampianina a adressé ses vifs remerciements, car le projet contribue énormément à l’amélioration du bien-être de la population.

par -

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Ladhari, a affirmé, mardi 31 juillet 2018, que le taux d’investissement étranger a augmenté de 17,7% durant le premier semestre de l’année 2018, soulignant que son département organisera, en septembre prochain, un forum de haut niveau pour annoncer plus de 20 grands projets de partenariat public-privé. Derrière ce chiffre, s’il reflète effectivement la réalité, il faut voir la volonté d’un ministre de montrer que son département se porte bien et qu’il faille continuer sur la même lancée (en ces temps de tempête politique, ça a valeur de campagne pour garder sa place) ; pour le chef du gouvernement il faut y voir la volonté de soigner le moral des investisseurs étrangers qui ont eu le courage de rester – les investisseurs allemands pourraient, à juste titre, s’en vanter ! – mais aussi un formidable argument publicitaire pour un pays qui se relève, qui peut prétendre à fidéliser les bailleurs de fonds, le FMI, la BM, la BAD et la BERD notamment, et à appâter d’autres investisseurs. Donc ne nous y trompons pas, la sortie de Ladhari est certes économique mais aussi hautement politique, et ce n’est pas un reproche qu’on lui fait…

Intervenant lors d’un atelier de travail organisé par le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale en collaboration avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) sur le thème “Le développement régional et le plan de décentralisation”, il a indiqué que “le gouvernement s’évertue à promouvoir le potentiel d’investissement dans les régions et aussi la destination Tunisie, à l’échelle internationale“.
Il a rappelé que “le programme de développement régional a mobilisé une enveloppe de 2000 millions de dinars qui ont été transférés aux conseils régionaux au mois d’avril 2018“.

Ladhari a aussi souligné “la nécessité d’instaurer une égalité de chances entre les régions en termes de services essentiels mais également en termes d’opportunités économiques, tout en prenant en considération les avantages compétitifs de chaque région“.
Il a annoncé, par ailleurs, “la restructuration envisagée des offices de développement régional afin d’en faire des agences intégrées de développement régional dont l’objectif principal consistera à promouvoir les atouts de chaque région à l’échelle nationale et internationale“, insistant sur “l’importance d’une coordination entre les administrations et les structures de l’Etat dans ce sens“.

Prenant part à cet atelier, l’ancien ministre du Développement Abderrazzek Zouari a affirmé que “le problème majeur auquel fait face l’économie nationale réside dans la répartition illégale des services nécessaires entre les régions, soulignant la nécessité d’un nouveau découpage territorial en districts régionaux prenant en considération les spécificités économiques des régions, étant donné que l’ancien découpage (24 gouvernorats) était purement administratif“.

Pour sa part, l’ancienne ministre des Finances et présidente du Conseil national de la Statistique, Lamia Zribi, a estimé que “le problème réel du pays est l’absence de coordination entre les structures administratives“, ajoutant que “l’information statistique dans le domaine économique n’a pas encore atteint le niveau requis en termes de collecte et d’élaboration“.
Elle a appelé à “repenser le découpage territorial dans le sens de rapprocher les régions pour y insuffler une dynamique économique“.

De son côté, l’expert auprès de la GIZ Ali Abâab a souligné “l’importance de transformer les régions en pôles de développement” où l’Etat jouera “un grand rôle aux côtés des acteurs locaux et du secteur privé“, estimant que “l’orientation vers la décentralisation aura des retombées positives dans un futur proche“.
D’après ses dires “Il est nécessaire de revoir la carte économique dans le sens d’instaurer des grandes villes selon une approche intégrée de développement territorial et économique“.

par -

L’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne à Tunis réaffirme son engagement à l’égard de la Tunisie démocratique en soutenant directement les
associations tunisiennes. Une cérémonie de signature des conventions de partenariat avec six (6) associations œuvrant dans les thématiques du soutien à la démocratie, au processus de la décentralisation et la gouvernance locale, aura lieu le mardi 17 juillet 2018 à Tunis.

Pour l’année en cours, un appel à propositions a été lancé pour sélectionner les meilleures idées de projets selon les critères mentionnées dans les lignes
directrices de l’appel.

Pour le premier tour de sélection environ 130 idées ont été soumises. 15 associations ont été visitées sur terrain lors du second tour.

L’Ambassade d’Allemagne en plus du soutien financier, offre une session de formation sur les règles de la bonne gestion de la subvention au profit de 14 participants des six associations finalistes. Cette session de formation sera couronnée par une cérémonie de signature des conventions en présence de l’ambassadeur d’Allemagne Dr. Andreas Reinicke, et ce mardi 17 juillet 2018.

Les six projets retenus seront implémentés dans 6 gouvernorats: Kairouan, Sidi Bouzid, Sfax, Djerba, Tozeur et Gafsa au cours de l‘année 2018.

par -

La décentralisation, la nouvelle donne qui doit changer l’approche de gestion des affaires locales, pour passer de la mainmise du gouvernement sur les collectivités locales indépendantes ne cessent de faire débat et d’interpeller les experts en la matière. La décentralisation est-elle vraiment une priorité dans un régime démocratique? Pourrait-on faire mieux au niveau local avec l’affaiblissement au niveau central, ? Et pour le cas de la Tunisie ou en est-on actuellement? Ou on peut y aller avec ce processus de décentralisation?

Moez Labidi, professeur d’économie, membre du Conseil d’Analyse Économique, et président de l’Association DREAM (Dynamique de Réflexion Économique à Mahdia) a fait savoir dans une déclaration, ce jeudi 12 juillet 2018 à Africanmanager, que certes, la décentralisation est incontournable pour améliorer la qualité de vie des citoyens, mais cela suppose que la bonne gouvernance locale  cohabite avec une bonne gouvernance politique.

Selon lui, une décentralisation précipitée, mal ficelée, pourrait saper tout espoir de développement régional. “D’une part, elle pourrait alimenter le dégoût à l’égard de la classe politique, et du coup, plus d’abstentions lors des prochaines élections locales et même nationales. Et d’autre part, elle pourrait devenir  l’alibi du pouvoir central pour cacher l’échec de ses politiques économiques sectorielles (santé, éducation, ..)”

Quant à lui, Hedi Larbi, ancien ministre de l’Équipement et Conseiller du vice-président de la Banque Mondiale a indiqué, lors d’une rencontre récemment organisé à Mahdia à l’initiative de l’Association DREAM, que la décentralisation n’en est une que si trois composantes fonctionnent à savoir ; la décentralisation politique, administrative et fiscale. Pour la décentralisation politique, elle est fondamentale et les collectivités locales, à différents niveaux, doivent également avoir l’autonomie nécessaire pour prendre des décisions en matière administrative.: “Il ne faut pas non plus qu’il y ait des contraintes venant du régional ou du central car cela risquerait de limiter leur efficacité”, a-t-il précisé.

Il a en outre souligné la nécessité de la décentralisation fiscale qui est absolument nécessaire. ” Il faut une autonomie au niveau de la fiscalité. Les collectivités locales doivent avoir la possibilité de gérer leurs affaires financières”, a-t-il dit.

“Ni la démocratie, ni la décentralisation n’apporte seules le développement économique et social. Elles le soutiennent, l’aide et le facilite. Le développement économique et social dépend de la qualité des institutions. Il faut des institutions fonctionnelles, compétentes, qui font le nécessaire. De bonnes lois, de bonnes politiques et surtout une capacité de gestion de ces institutions”, a expliqué Larbi, avant de souligner que du côté de la décentralisation, il n’y a pas de recette valable pour toutes les économies étant donné que chaque économie a ses spécificités, a-t-il précisé.

Il a tenu par ailleurs à indiquer qu’avant d’engager le processus de décentralisation, il faut choisir le bon timing, car une réforme bâclée pourrait s’avérer contreproductive et bien former les acteurs de la décentralisation, pour s’assurer de la bonne gestion du quotidien des citoyens. Outre ces deux conditions, il a fait remarquer que le décideur doit être suffisamment crédible pour garantir l’adhésion de la population à ce processus, et suffisamment fort (une forte légitimité) pour réussir à imposer les bonnes pratiques de gouvernance locale.

Hedi Larbi a dans le même contexte indiqué que de manière générale, pour le cas de la Tunisie, il manque deux éléments à savoir un leadership politique est nécessaire car aujourd’hui, il y a un vide et une redynamisation de  la participation de la société civile. La société civile doit veiller sur le bon déroulement du processus de décentralisation.

par -

Le lancement officiel de la 8e édition du Sommet Africités aura lieu à Rabat, au Maroc le 15 mai 2018
La réunion stratégique régionale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) (www.UCLGa.org) pour l’Afrique Centrale a eu lieu à l’hôtel Le Méridien Re-Ndama de Libreville (Gabon), du 16 au 17 avril 2018.

La réunion a été organisée en partenariat avec la Mairie de Libreville. 6 des 8 pays que compte la région Afrique centrale y ont pris part : Cameroun, Congo, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Gabon, Tchad. Les délégués étaient les présidents des associations nationales de gouvernements locaux, les dirigeantes du Réseau des Femmes élues locales d’Afrique (REFELA), et les secrétaires permanents des associations nationales.

L’ouverture officielle de la rencontre a été faite par Mme Judith Koumba Pemba Mombo, Secrétaire Général représentant le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, chargé de la Décentralisation et du Développement Local, en présence de : M. Diderot Moutsinga Kebila, Gouverneur de la province de l’Estuaire, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, Maire de Libreville, vice-présidente CGLU pour l’Afrique, M. Christian Roger Okemba, Maire de Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale, Mme Célestine Ketcha Courtès, Présidente du REFELA, M. Mohamed Yassine Daoudi, Vice Président de l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) et M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

Les travaux ont été présidés par M. Christian Roger Okemba, Maire de Brazzaville (Congo), Vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique centrale et modérés par M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique.

La première journée a été consacrée à un échange d’informations sur l’état de la décentralisation dans les pays de la région Afrique Centrale, le rôle des collectivités territoriales sur la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et des agendas internationaux adoptés par les Nations Unies en 2015 et 2016. Cette session a aussi permis de faire le point sur la signature et la ratification de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local ; ainsi que de la création du Haut Conseil des collectivités locales en tant qu’organe consultatif de l’Union Africaine.

Les participants de la région Afrique Centrale font face à plusieurs réalités similaires dans la mise en œuvre du processus de décentralisation dans leur pays. Si les textes qui régissent la décentralisation existent, leur mise en application tarde à se concrétiser. Selon le rapport CGLU Afrique sur « l’environnement institutionnel des collectivités territoriales d’Afrique » (https://goo.gl/Dx41E6), la région Afrique Centrale est la moins bien classée en matière de pays offrant un climat favorable aux collectivités locales.

Les membres de CGLU Afrique dans la région ont été invités à contribuer à la mise à jour de leur fiche pays de ce rapport et aussi à plaider pour la ratification par leur pays de la Charte Africaine sur les Valeurs et Principes de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale et du Développement Local. Depuis son adoption, à Malabo en 2014, la charte a été signée par 13 pays et ratifiée par seulement 3 pays (Madagascar, Burundi et Namibie) dont aucun de l’Afrique Centrale. La Charte deviendra un instrument juridique de l’Union africaine lorsqu’elle sera signée et ratifiée par 15 pays et déposée auprès de la Commission de l’Union africaine. Sur ce point, une délégation a été reçue par le ministre de l’intérieur du Gabon qui s’est engagé à porter le dossier pour assurer la ratification de la charte par son pays d’ici juin-juillet 2018.

Les associations nationales ont aussi été invitées à rédiger des mémorandums sur la situation de la décentralisation dans leur pays et à marquer de leur emprunte la célébration la journée africaine de la décentralisation, journée décrétée à être célébrée le 10 août de chaque année par l’Union Africaine.

Les participants se sont longuement penchés sur leur implication dans la mise en œuvre du Nouvel Agenda Urbain. Ils ont été invités à inventer leur propre urbanisation. Seuls 12 pays sur le continent Africain disposent d’une politique nationale d’urbanisation. Ils ont été sensibilisés à faire des jumelages entre les villes et les universités pour mettre un savoir de qualité adapté aux réalités de chaque ville africaine (Bidonvilles, ordures ménagères, etc).

Concernant les ODD, ils ont rempli le questionnaire de l’organisation mondial CGLU, sur la localisation des ODD et l’Agenda 2030. Les résultats de ce questionnaire présenteront la voix de l’Afrique locale dans le rapport que va produire CGLU pour les commissions régionales des Nations Unies et pour le Forum Politique de Haut Niveau (FPHN) des Nations Unies en Juillet 2018.

Au cours de la deuxième journée l’attention s’est focalisée sur les relations de CGLU Afrique avec l’Union européenne. En 2013, l’UE a adopté une communication qui reconnaît pour la première fois les autorités locales en tant qu’autorités publiques à part entière. Suite à cette reconnaissance, l’Union européenne a conclu un accord-cadre de partenariat avec des associations internationales et continentales de gouvernements locaux, parmi lesquelles figure CGLU Afrique. Les participants ont également été informés de ce que, conformément aux dispositions de la communication de l’UE de 2013 sur les autorités locales, les associations nationales peuvent être considérées comme en situation de monopole dans leur pays respectifs et à ce titre, peuvent accéder aux fonds de coopération de l’UE alloués aux collectivités lsans passer par un appel à propositions à condition qu’elles présentent et discutent avec la délégation de l’UE d’un programme de mise en œuvre convenu avec les membres de ladite association nationale. Les participants ont également été informés du début des négociations de l’accord post-Cotonou qui régira les relations de coopération entre l’Union africaine et l’Union européenne pour les 20 prochaines années. Il a été demandé aux membres de CGLU Afrique d’Afrique centrale de plaider auprès de leurs gouvernements nationaux pour que les collectivités territoriales participent comme partenaires clés aux différentes étapes de discussion de l’accord. Il a également été recommandé qu’une délégation de décideurs politiques de CGLU Afrique rencontre le président de la Commission de l’Union Africaine pour demander que les autorités territoriales soient impliquées aux côtés de la commission de l’Union Africaine dès le début des négociations de l’accord post Cotonou. Par ailleurs il a été demandé aux membres de CGLU Afrique de la région Afrique centrale de rencontrer les délégations de l’Union européenne dans leurs pays respectifs pour discuter de l’application des dispositions de la Communication de 2013. L’un des problèmes qui a été soulevé est celui de la faible capacité des associations nationales à monter des dossiers éligibles aux financements européens. Les membres ont demandé au secrétariat d’envisager de créer une cellule technique d’appui aux associations pour la préparation des requêtes de financements. Cette cellule doit également pouvoir être déployée au niveau des bureaux régionaux.

Les participants ont ensuite discuté de la mise en place d’un index sur la transparence et l’intégrité des collectivités territoriales. Cette préoccupation est de plus en plus prise en compte au niveau des citoyens comme à celui des États ou des milieux financiers. Il convient donc d’anticiper sur la demande de transparence pour laquelle les autorités territoriales sont de plus en plus interpelées. Les participants ont ensuite discuté des stratégies de communication basées sur l’Internet, et de l’offre que le secrétariat fait aux membres de les assister à mettre en place leur site Internet.

Les membres ont été informés du lancement des trois principales campagnes qui sont au cœur du plan d’action triennal 2018-2020 du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). Il s’agit de la campagne «Villes Africaines sans enfants de la rue », la campagne « villes africaines tolérance zéro face aux violences faites aux femmes» et la campagne « villes africaines qui promeuvent le leadership et l’autonomisation économique des femmes». Les collectivités locales d’Afrique centrale ont adhéré à la campagne ville africaine sans enfants de la rue qui sera lancée officiellement lors du sommet Africités 8 à Marrakech au Maroc du 20-24 Novembre 2018.

Les Membres sont invités à participer en grand nombre au sommet. Il leur a également été signalé qu’ils doivent participer à l’Assemblée Générale de CGLU Afrique et à celle du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) qui se tiendra pendant le Sommet de Marrakech. Il a également été rappelé aux membres les règles et procédures de l’Assemblée générale élective qui se teindra le 23 novembre lors du Sommet Africités.

Le lancement officiel de la 8e édition du Sommet Africités aura lieu à Rabat, au Maroc le 15 mai 2018. Le thème de cette édition est : « La transition vers des villes et des territoires durables: le rôle des collectivités territoriales d’Afrique. » Le Sommet Africités sera aussi le cadre de la tenue le 23 novembre 2018 de la tenue de l’assemblée générale élective de CGLU Afrique. En vue de soumettre les candidatures de la région Afrique centrale aux différentes instances de l’organisation, un caucus réunissant les présidents des différentes associations nationales s’est tenu le 17 avril et a abouti aux propositions de candidatures reprises dans la déclaration finale de la rencontre régionale (https://goo.gl/NnY36t).

La réunion stratégique régionale tenue à Libreville, fait suite à celle tenue à Nairobi au Kenya du 09 au 10 avril 2018 pour la région Afrique de l’Est. Elle sera suivie par la réunion stratégique de l’Afrique australe à Walvis Bay (Namibie), du 7 au 8 mai 2018 ; de la réunion stratégique de l’Afrique de l’Ouest à Accra (Ghana), les 28 et 29 mai 2018; et de la réunion stratégique de l’Afrique du Nord à Rabat (Maroc), du 18 au 19 juin 2018.

par -

A trois semaines des élections municipales, les esprits se chauffent, pas du côté des citoyens, que hélas très peu de choses emballent en ce moment, mais du côté des partis politiques. Ces derniers ne sont certes pas des lumières dans leur capacité à prendre les Tunisiens par la main pour les embarquer dans le train d’une démocratie apaisée, mais ils ont au moins compris les gros enjeux – économiques et politiques – d’un scrutin qui va influer dans la direction des affaires du pays, décentralisation oblige. Mais la classe politique n’est pas la seule à s’intéresser à ce rendez-vous, il y a les amis et partenaires de la Tunisie aussi, pour les raisons qu’on a évoquées. L’Union européenne, la première partenaire, est celle qu’on voit et entend le plus, mais il y a aussi les Etats-Unis. Leur ambassadeur à Tunis, Daniel Rubinstein, a indiqué samedi 14 avril 2018 à Hammamet sud que les élections locales en Tunisie constituent “un point historique dans le processus de transition démocratique et un pas décisif sur la voie de la réalisation de la démocratie participative“.

Le choix courageux fait par le peuple tunisien est une source d’inspiration pour beaucoup. Ce qui s’est passé en Tunisie est cent pour cent tunisien et ceux qui croient toujours que l’artisan de cette révolution et de cette transition démocratique est américain ou européen se trompent“. Il a bien raison de préciser cela, la théorie du complot a la vie dure par ici !

Prenant part à la conférence des partenaires de l’organisation I Watch à Hammamet, l’ambassadeur des USA a affirmé : “c’est le peuple tunisien qui a choisi la voie de la démocratie et non les Etats Unis ou autres pays“. Les changements historiques et positifs amorcés par le peuple tunisien confirment le rôle crucial de la société civile dans la préservation de ces acquis et la réussite du processus démocratique, a-t-il dit.

Et d’ajouter : “Tout changement, progrès ou réforme n’est pas uniquement du ressort des gouvernements mais constitue le fruit d’une véritable coopération avec la société civile“.
Pour sa part, la conseillère politique de l’Union européenne en Tunisie a indiqué que l’UE a déployé une équipe d’observation électorale qui devra assurer à partir de lundi l’observation du processus électoral municipal en Tunisie.

Elle a souligné l’importance du rôle de la société civile dans la réussite du processus démocratique et un des principaux chantiers engagés en Tunisie, celui de la concrétisation de la décentralisation. Cette hauteur de vue n’a rien à voir avec l’agitation dans le microcosme politique local.

Le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, s’est exprimé dans la même journée, à l’ouverture de la campagne du ‎mouvement dans la délégation de Hraïria ‎‎(gouvernorat de Tunis). Bon, il a tenté de prendre une sorte de distance républicaine avec l’effervescence dans les états-majors des partis : “Les municipales de 2018 doivent asseoir une véritable démocratie“, a-t-il déclaré. Mais personne n’est dupe, ce que veulent surtout les islamistes, c’est s’ancrer définitivement dans toutes les localités du pays, après avoir raflé la mise à l’ARP, sans se fouler (68 députés, alors que le parti vainqueur des législatives de 2014, Nidaa Tounes, n’en a plus que 55). Cette ambition est légitime somme toute pour une formation politique, mais il faut l’assumer ouvertement, et ne pas verser dans l’escroquerie intellectuelle en affirmant que “54% des lites candidates d’Ennahdha sont ‎indépendantes“. Et c’est encore plus suspect quand Ghannouchi dit que Ennahdha a beaucoup oeuvré pour que ces municipales aient lieu, en dépit des forces occultes qui se sont activées pour faire capoter la gouvernance locale.‎ Quelles forces ? Soutenues par qui ? Pour quel dessein ? Le chef de file des islamistes en a trop dit ou pas assez….

Le secrétaire général du mouvement Achaab, Zouheir Maghzaoui, a été aussi énigmatique. Il a invité, samedi 14 avril 2018, l’Instance Supérieure Indépendante des Elections (ISIE) à assumer sa responsabilité dans le contrôle des “crimes électoraux“, notamment l’argent politique sale, outre son rôle technique de premier plan. Comme si l’ISIE, dont on se rappelle les dérives financières du temps de Chafik Sarsar, des écarts consignés par un rapport de la Cour des Comptes et impunis à ce jour, avait les moyens, le pouvoir et la légitimité morale pour s’occuper de l’argent sale qui pourrait tourner. Le gouvernement a promis qu’il mettra les partis politiques au pas. On l’attend…

Maghzaoui a par ailleurs affirmé qu’il y a des tentatives délibérées d’empêcher l’adoption du Code des collectivités locales avant le déroulement des élections municipales. “Ces sont des tentatives très dangereuses car elles occultent devant les candidats et les électeurs les prérogatives du conseil municipal et ses relations avec l’autorité régionale et centrale et cachent une volonté d’altérer ses articles afin qu’ils servent les intérêts étroits des partis“, a-t-il indiqué. Al Bawsala a dit la même chose. De toute façon rien ne nous surprend de la part de ce qui nous sert d’élite politique. Le drame c’est qu’on ne voit pas à court et même à moyen terme ce qui pourrait inverser la tendance…

par -

Les élections municipales de tous les calculs politiciens, avec un Rached Ghannouchi qui se voit déjà dans les premières places, lesquelles devraient, toujours d’après ses plans sur la comète, lui donner aussi les premiers rôles au sein du gouvernement. En tout cas plus que le maigre paquet de portefeuilles ministériels, selon lui, qu’il a présentement. Les municipales de tous les enjeux économiques, avec la décentralisation qui est dans toutes les têtes, et qui est même très avancée sur le papier. Reste à négocier le virage délicat du Code des collectivités territoriales, qui a déclenché une guerre de tranchées à l’ARP, les élus ferraillant pied à pied pour s’assurer que personne ne tirera la couverture à lui et que sa localité ne pâtira pas de la redistribution des cartes. Cette affaire a même des résonances jusqu’en France. Son ambassadeur en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, avait annoncé lors d’une rencontre avec la presse que de grandes villes françaises attendaient que les équipes municipales se mettent en place pour lancer des programmes locaux de grande envergure. Tout cela pour dire que ce scrutin devrait changer le visage du pays, pour le meilleur, ose-t-on espérer. Et l’Union européenne (UE) entend y jouer sa partition. A l’invitation de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE), l’UE a déployé une Mission d’Observation Electorale (MOE) pour les élections municipales qui auront lieu le 6 mai prochain.

Federica Mogherini, Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne, a nommé M. Fabio Massimo Castaldo, membre du Parlement européen, Chef Observateur de la Mission.
Une équipe-cadre de sept analystes électoraux est à Tunis depuis le 6 de ce mois. 28 observateurs de longue durée seront également déployés à partir du 13 avril sur l’ensemble du pays. Au total, la MOE disposera de plus de 80 observateurs issus des Etats membres de l’UE, et observera toutes les phases du processus électoral. La MOE de l’UE se réjouit également à la perspective de coopérer avec d’autres missions d’observation.

Les élections municipales du 6 mai prochain marqueront une étape importante dans la consolidation démocratique du pays et la mise en œuvre de la Constitution du 27 janvier 2014 qui ouvre la voie à un processus de décentralisation ambitieux. Le soutien de l’Union européenne pour une Tunisie démocratique, stable et prospère reste constant“, peut-on lire dans un communiqué publié sur le site de l’UE.
Cité dans le communiqué Mogherini déclare que l’Union européenne souhaite poursuivre son engagement d’accompagner les réformes en cours en Tunisie de façon à ancrer le processus de transition démocratique dans la durée. “Je suis confiante que la Mission d’Observation Electorale, sous la conduite de M. Fabio Massimo Castaldo, sera une contribution supplémentaire à la qualité de ces scrutins très importants“.

De son côté, M. Fabio Massimo Castaldo ajoute dans le même document que “cette Mission d’Observation Electorale s’inscrit dans le cadre des relations bilatérales privilégiées que l’UE entretient avec la Tunisie. Elle témoigne de la solidité de notre partenariat et de l’importance de notre travail commun pour le renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance. Elle se place aussi dans la continuité de notre coopération dans le domaine électoral, illustrée par notre contribution à l’observation des élections de 2011 et 2014“.
A l’issue du scrutin, la Mission présentera publiquement ses conclusions préliminaires sur le déroulement du processus électoral. Un rapport analytique complet, qui inclura notamment des recommandations en vue des prochaines échéances électorales, sera ensuite présenté au gouvernement tunisien, quelques semaines après les élections. En espérant que tous les enseignements seront tirés, ce dont on ne peut jamais jurer vu le peu de place que font nos élites politiques à la voix de la raison.

Le décor est planté. Reste à voir comment les acteurs vont se dépatouiller avec ce rendez-vous où la mise est beaucoup plus grosse que de simples joutes pour prendre les commandes dans les villes du pays. Enfin si la Tunisie a vraiment les moyens de ses ambitions, et ça reste à prouver, aussi bien du point de vue de la capacité de l’Etat à arroser les municipalités moins nanties que les autres – le principe de la péréquation – que de la maturité citoyenne, comme dans les pays où la décentralisation s’est gravée sur le marbre (Allemagne, Suisse, etc.). En vertu des objectifs que la Tunisie s’est fixé, les partis et parties qui tiendront les localités tiendront la dragée haute aux autres pour les questions d’intérêt national. Ghannouchi l’a compris, les autres beaucoup moins. Leur réveil risque brutal, et très douloureux…

S.L.

par -

Le ministre de la Relation avec les instances constitutionnelles et la société civile et des droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia, a mis en garde contre la réticence à l’égard de la participation aux prochaines élections municipales, rappelant que ce rendez-vous est important pour l’exercice de la citoyenneté.

A l’ouverture d’une journée de sensibilisation organisée à Tozeur sur le “Rôle de l’administration et de la société civile dans le soutien du processus électoral”, le ministre a appelé les différentes composantes de la société civile à remplir leur rôle pour faire réussir l’opération électorale et encourager les Tunisiens à adhérer à cette échéance politique.

Il faut aussi sensibiliser les médias audiovisuels et la presse écrite à l’impératif de prendre part à cet effort national afin d’encourager les citoyens à participer à ces élections qui auront un grand impact sur leur quotidien“, a-t-il souligné.

Selon Ben Gharbia, le gouvernement a tout mis en œuvre pour réunir les conditions requises au bon déroulement du processus électoral et tout le soutien nécessaire à l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).

Il a affirmé que la mise en application du chapitre 7 de la Constitution relatif à la décentralisation et au pouvoir local, et dont les principes sont la démocratie participative et la gouvernance, constitue l’un des principaux fondements de la transition démocratique.

Les municipales de 2018 couvriront 350 circonscriptions électorales et impliqueront tous les Tunisiens après la généralisation du système municipal, a-t-il dit.

Et d’ajouter, 3.5 millions de citoyens participeront, pour la première fois, à cette échéance. Ils comptent parmi les habitants des zones rurales où ont été créées 86 nouvelles municipalités.

Organisée par le ministère des droits de l’Homme en collaboration avec le Centre d’Information de Formation d’Etudes et de Documentation sur les Associations (IFEDA) et en coordination avec l’ISIE, cette conférence est la cinquième et dernière d’une série de journées de sensibilisation aux élections municipales prévues le 6 mai prochain.

Ces journées de sensibilisation ont été organisées à Tunis, Sousse, Gabès et au Kef et se sont poursuivies pendant 5 semaines.

par -

Le ministre des Collectivités locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a indiqué que l’objectif du gouvernement est d’augmenter le budget alloué aux municipalités d’ici les six prochaines années.
Le gouvernement compte accorder aux municipalités environ dix pour cent du budget de l’Etat aux cours des six prochaines années. Le pourcentage passera ainsi de 4 à 10 pc, a déclaré mercredi 28 mars 2018 le ministre des Collectivités locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher.
Il s’exprimait en marge d’une conférence internationale sur “Les rapports entre l’Etat et les collectivités locales dans un système décentralisé”, organisée, mercredi et jeudi, par la présidence du gouvernement et le ministère de l’Intérieur avec l’appui de la Coopération allemande pour le développement (GIZ).

Mouakher a expliqué qu’avec le nouveau régime de gouvernance locale, les municipalités auront désormais l’occasion de renforcer leur budget à travers le développement des moyens et mécanismes de financement au niveau communal.
Il a ajouté que le fonds d’appui à la décentralisation, de péréquation et de solidarité entre les collectivités locales, financé conformément aux lois de finances annuelles par le budget de l’Etat, s’occupera également du transfert de l’argent aux municipalités en fonction de plusieurs facteurs dont notamment le taux de pauvreté, le nombre d’habitants, la surface…

Le secrétaire d’Etat aux Affaires locales et à l’Environnement, Chokri Belhassen, a, pour sa part, indiqué que le processus d’installation des 86 nouvelles municipalités est presque parachevé. “Seuls deux municipalités restent à mettre en place, une à Béja et une à Sfax en raison d’un désaccord entre les habitants sur l’emplacement du siège“, a-t-il dit.
Selon Belhassen, quelque 750 millions de dinars seront consacrés aux projets d’investissement dans ces nouvelles municipalités durant les trois prochaines années.

par -

La Tunisie s’est engagée dans un processus de décentralisation. Les élections municipales auront lieu en mai 2018. Cependant, pour faire de la décentralisation en Tunisie un succès, les rapports entre l’Etat et les collectivités locales doivent encore être précisés. En ce sens, la Présidence du Gouvernement et le ministère de l’Intérieur avec l’appui de la GIZ organisent une conférence internationale qui abordera cette thématique les 28 et 29 mars 2018 à l’hôtel El Mouradi, Gammarth/Tunis.

Comment fonctionnera la coopération entre les services déconcentrés de l’Etat et les Collectivités Locales dans un système décentralisé ? Comment renforcer les capacités des Collectivités Locales et les préparer au mieux dans leurs nouvelles tâches de planification et de promotion du développement local ? Quel rôle jouera le gouverneur ?

De telles questions sont centrales dans le contexte actuel de décentralisation de l’Etat prévu dans la nouvelle Constitution Tunisienne de 2014. Il est attendu que la décentralisation favorise l’efficacité des
services publics et garantisse au citoyen une meilleure prise en compte des problématiques au niveau
local.

Néanmoins, la décentralisation est un processus de changement qui se planifie sur différentes échelles temporelles, à court, moyen et long-terme. Une des conditions pour la mise en œuvre de ces changements implique le transfert de compétences et de ressources humaines et financières de l’Etat vers les collectivités locales. Pour ce faire, une réforme profonde des collectivités locales ainsi que de l’administration publique est nécessaire.

Les réformes à entreprendre concernent le mode de gouvernance des affaires locales, les compétences
de l’Etat et des collectivités locales, l’organisation et le fonctionnement de l’appareil de l’Etat ainsi que la répartition du personnel de la Fonction Publique entre l’Etat et les collectivités locales.

Au cours de cette conférence internationale, des parlementaires, des acteurs des secteurs public et privé, des représentants des organisations nationales, des représentants de la société civile, des experts/organisations internationaux et les médias réfléchirons sur comment repenser les rapports entre l’Etat et les Collectivités Locales. Les participants échangeront sur les articulations entre l’Etat et les Collectivités Locales selon la Constitution et le Code des Collectivités Locales et discuteront des processus de décentralisation menés dans d’autres pays (Mali, Allemagne, Ukraine, Pologne, Canada,

Hollande). Finalement, ils échangeront sur les différents travaux effectués avec l’appui de la GIZ sur la déconcentration (organisation administrative des structures publiques de l’Etat) en Tunisie.

par -

Moins de deux mois avant les municipales de 2018 en Tunisie, il nous semble utile de rappeler quelques petites vérités, qui ne plairont certainement pas, au moins à quelques partis en place.

D’abord, le fait qu’elles auront lieu dans un environnement, surtout économique, nettement plus dégradé que celui des dernières législatives et présidentielles de 2014. Un environnement où plus d’un parti et plus d’une partie demandent la tête du chef du gouvernement. Parce qu’il ne dispose pas, ou parce qu’on ne lui a pas donné du temps, Youssef Chahed n’a pas pu, ou su, réaliser les sauts qui auraient pu redonner espoir à un peuple qui attendait des miracles : un redressement de l’économie, un retour de l’investissement et une baisse visible du chômage.

Avec un PIB en croissance atone de 1,9 %, l’économie tunisienne croule sous une dette, toute aussi odieuse que celle léguée par Ben Ali et n’a pas su faire reculer un chômage à 15,5 % et n’a pu que gonfler une inflation de plus de 7 %. Une situation qui fait beaucoup d’insatisfaits de sept gouvernements successifs, supposés être de compétences et entièrement dédiés au redressement de l’économie et à l’amélioration du niveau de vie des citoyens tunisiens.

Et c’est, à notre sens, cette situation qui marquera les prochaines élections et pourrait aboutir à un vote de sanction, contre tout ou partie des pouvoirs politiques en place. La vérité qui sortira des urnes risquerait ainsi fort de décevoir certains de ces partis. L’euphorie de 2014 est tombée plus que bas et les chiffres à la sortie des urnes risqueraient fort de démentir les sondages et ceux qui se donneraient gagnants avant terme.

  • Mai 2018, un enjeu d’argent et de pouvoir

Ensuite, le fait que l’enjeu des municipales est, sans qu’on le dise, nettement plus important, pour ne pas dire plus dangereux, que celui des législatives et présidentielles réunies. Ces deux dernières n’ont en effet abouti qu’à une division «équitable» des pouvoirs entre partis et opposition, sans pour autant dégager une gouvernance forte pour l’exécutif, capable d’appliquer son propre programme ou faire passer les lois qui lui en donneraient la force.

Avec un vote sur listes, qui ne repose aucunement sur les programmes et dans un régime qui posera avec ces élections la première pierre de l’édifice de la gouvernance locale voulue par la Constitution de 2014, les municipalités deviendront inévitablement un important centre de pouvoir, politique et financier. De ce fait, celui qui gagnera ces municipales tiendra l’Etat par… le bas.

De fait, le pouvoir exécutif quittera en partie La Kasbah pour les régions. Et avec l’indépendance financière dont elles jouiront de fait, les régions feront la pluie et le beau temps pour les citoyens. Cela, d’autant plus que les régions ne seront soumises qu’au contrôle à posteriori. Les municipalités étant le lien le plus direct, sans besoin de courroies de transmissions comme dans l’ancien régime, du citoyen avec l’Etat, les partis politiques pourraient y faire, presque, tout ce qu’ils voudraient et y appliqueraient leurs programmes économiques et sociaux.

Avec le manque de ressources de l’Etat qui financeraient les besoins des municipalités et des collectivités locales, et la disparition d’une centralisation qui permettait une distribution des ressources au gré de leur disponibilité, le pays risquerait gros. Faute de ressources, les nouvelles municipalités pourraient se retourner chacune contre les ressources nationales, comme l’eau, le pétrole, les minerais ou autres, pour en exiger un prélèvement qui financerait leurs programmes. Ce genre d’action avait été déjà plus d’une fois évoqué par Moncef Marzouki et son parti politique et ferait voler en éclats l’unité nationale

  • Ennahdha mon amour

شكيب الخوانجي في لحظة صراحة يؤكّد أن النهضة " حركة ربّانية تتقرب لله عن طريق ممارسة السياسة " و يفسّر لأتباع التنظيم كيف أمر الله تعالى جبريل بقذف " حبّ النهضة " في قلوب التونسيين !!! 😀

Publié par Mohamed Ali Louzir sur mercredi 13 décembre 2017

L’autre vérité, certainement moins bonne à entendre, réside dans le fait que le parti islamiste tunisien n’est pas prêt de lâcher prise sur le pouvoir. Ennahdha aura beau se renier en tant que parti religieux islamiste et branche de l’organisation des Frères Musulmans, elle n’en deviendra pas pour moins un parti laïc dont l’objectif final est d’arriver au pouvoir et de s’y installer pour changer la «way of life» tunisienne en vigueur depuis des siècles. Il aura beau être absout de tous ses péchés de l’ère Ben Ali par le tribunal administratif, il n’en restera pas moins un parti qui a marqué sa marche vers le pouvoir du sang de Tunisiens.

Dans un de ses célèbres prêches de rue, le Nahdhaoui Chékib Derwiche disait que «le rapport d’Ennahdha avec la politique, est un rapport d’Ex-Voto pour se rapprocher de Dieu» et parle de son parti comme «divin». Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’Ennahdha, ne pouvant se prévaloir d’une quelconque réussite depuis 2014, use du divin pour accéder au pouvoir terrestre, un langage qui démontre que ce parti est prêt à user de tout et à abuser de tous pour arriver à ses fins grâce à ceux qui utiliseront le scrutin pour signifier leur désamour à Nidaa et comparses et ceux qui plongeront l’index dans l’encrier pour crier Ennahdha mon amour.

Les municipales de mai 2018 lui donneront alors l’outil pour reconquérir le pouvoir qu’elle avait quitté, non de gaité de cœur en 2015. Qui plus est cette reconquête du pouvoir par les Islamistes tunisien se fera de manière démocratique et sous les regards de tous les observateurs internationaux. Beaucoup espèrent qu’Ennahdha ait, encore une fois, l’intelligence de comprendre le danger, pour la société tunisienne, qu’elle la tienne d’en bas par les urnes, et l’intelligence de faire encore des concessions sur la voie de sa transformation en parti civile.

  • Nidaa, le parti-fantôme qui perd sa voie et risque ses voix

Encore une vérité, une évidence presque. En face dudit «parti divin» il y a un parti qui n’a de ce nom que le fonds de commerce et la patente laissés par Béji Caïed Essebssi en héritage pour son fils. Tout comme son adversaire et à cause aussi de ses autres adversaires, Nidaa ne peut se prévaloir d’une quelconque réussite, politique, économique, brigue aussi le même pouvoir et craint fortement de le perdre comme perdraient leur identité très grand nombre de Tunisiens, en cas de montée d’Ennahdha dans les municipales.

Le parti de «Dieu le père», le «Bajbouj» qui avait conquis les cœurs et acquis Carthage en 2014 avait eu alors recours au «vote utile». Ses fissures et ses pratiques politiciennes n’auront enfin rapporté rien d’utile à une population toujours en détresse politique et sous stress économique. Il n’en reste pas moins l’alternative la moins nuisible sur le plan sociétal et le moindre mal face à un parti qui veut changer, remodeler la société tunisienne.

Mais il n’y aura probablement pas que cela en mai 2018. Et même si on ne sait pas encore si l’électeur tunisien saura démêler le bon grain et l’ivraie avec l’incroyable quantité de listes électorales où le visage comptera plus que le programme, il y a les autres. Des listes qui pourraient faire la différence, dans un vote qui sera certainement de sanction, mais sans que la sanction ne se transforme en punition de tous les autres, toute la société, car il y va du modèle sociétal de tout un pays. Ce qui par contre est sûr, c’est qu’à part les partis qui veulent, soit reprendre le pouvoir, soit le morceler en petits ilots de pouvoir, ils sont les seuls à y être prêts. La Tunisie, telle que la voudrait le reste de la population, civile, non religieuse, soucieuse de son unité, en 3ème année primaire de Démocratie, ankylosée par un régime parlementaire qui handicape sa reprise économique, n’y est pas encore prête!

Khaled Boumiza

par -

Douze ans après la première édition, les deuxièmes Assises de la Coopération internationale des collectivités malagasy et françaises ont débuté ce 5 mars 2018, à Antananarivo. Pendant trois jours, élus et techniciens, acteurs gouvernementaux, organisations de la société civile, chercheurs, et partenaires techniques et financiers procèderont à des échanges sur des projets de coopération décentralisés, et aborderont les orientations à donner pour les prochaines années. Le Président de la République a ouvert les assises, en formulant le souhait que de nouvelles formes de coopérations seront profilées à l’issue des travaux, et cela pour toutes les régions de Madagascar. Il faut relever en effet que, jusqu’ici, seules 13 des 22 régions de Madagascar ont pu bénéficier de cette coopération.

La coopération décentralisée se présente comme une relation de territoire à territoire, et se traduit par 250 projets portés par 200 collectivités malagasy et françaises. Ces deuxièmes assises vont permettre un partage d’expériences et une capitalisation de compétences. Ce sera aussi l’occasion de revenir sur la dernière décennie de coopération décentralisée, et d’aborder lors d’ateliers thématiques les grands enjeux et défis à relever à l’échelle locale, régionale et globale. La plus emblématique et la plus ancienne de ces coopérations décentralisées a été signée en 1989, entre les maires de Paris et d’Antananarivo, Jacques Chirac et feu Guy Razanamasy. Depuis, d’autres collectivités ont noué des relations, comme le Grand Lyon et la région Haute Matsiatra, l’Aquitaine et l’Itasy, la Haute Normandie et la Région Antsinanana et bien d’autres, comme l’a relevé le Chef d’Etat.

Pour le Président Hery Rajaonarimampianina, l’ensemble des politiques engagées par le Gouvernement malagasy inclut la politique de décentralisation et celle de la politique extérieure. A cet effet, il a notamment rappelé les principes de la vision de Fisandratana qui doit débuter au niveau de chaque collectivité. « Les collectivités doivent avoir une vision à long terme, basée sur les réalités et les besoins de chaque territoire, de chaque région, de chaque localité » a-t-il souligné. Par ailleurs, il a invité les acteurs de ces assises à définir ensemble les perspectives des futures pistes de coopération afin de raffermir et consolider les relations de territoire à territoire. Parmi les thématiques proposées par le Chef de l’Etat figurent la jeunesse, la création d’emploi, la formation professionnelle, les enjeux climatiques et la transition énergétique, l’adduction d’eau potable et les problèmes d’assainissement urbain, le développement économique local, et surtout la gouvernance locale, pour asseoir une décentralisation effective, et contribuer aux objectifs de développement durable.

En marge des assises, une exposition sur les particularités des 22 régions de Madagascar se tient au Toit de Tana, au Carlton Anosy, et que le Président de la République a visité après avoir ouvert les travaux. Ont été présents à la cérémonie d’ouverture des deuxièmes assises de la coopération internationale des collectivités malagasy et françaises, le Premier Ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier et des membres du gouvernement, le Président du Sénat, Rivo Rakotovao, le Maire de la Commune urbaine d’Antananarivo, Lalao Ravalomanana, le Président de l’Association des Maires des Communes Rurales de Madagascar, Rado Razafinddratsima. Côté collectivités françaises, il y avait notamment la Présidente du Groupe pays Madagascar des Cités Unies France et Vice Présidente du Conseil Régional de la Nouvelle Aquitaine, Isabelle Boudineau, le Premier VicePrésident du Conseil Régional de l’Île de France, Jérôme Chartier, et l’Ambassadrice de France, Véronique Vouland-Anéini.

par -

Un projet de jumelage dans le secteur culturel entre l’Union Européenne et la Tunisie en vue de renforcer les compétences du ministère des Affaires culturelles en matière de décentralisation, a été au menu d’une séance de travail tenue, mercredi, au siège du gouvernorat de Ben Arous en présence d’experts européens.
A ce propos, le directeur général adjoint au sein du ministère de la Fédération Wallonie Bruxelles, Jean Michel Fueg, a présenté l’expérience belge dans le domaine culturel. Cette expérience repose, a-t-il indiqué, sur la répartition des rôles entre les différents intervenants selon un système juridique permettant le financement des manifestations culturelles d’une manière indépendante.

De son côté, le directeur régional des affaires culturelles en Bretagne (France), Michel Roussel, a mis l’accent sur les spécificités de la politique culturelle française dans les régions. L’expérience française s’appuie, a-t-il mentionné, sur l’élaboration d’accords de partenariat entre les différents intervenants dans le secteur culturel au niveau du financement, et l’élaboration de programmes culturels suivant des axes généraux au profit de catégories spécifiques à l’instar de la jeunesse ou l’enfance

A cette occasion, le délégué régional des affaires culturelles à Ben Arous, Ezzeddine Labidi, a fait savoir qu’après le 14 janvier 2011, le conseil régional, les municipalités et la société civile sont devenus les principaux acteurs de l’action culturelle dans les régions, signalant à ce sujet que les programmations des festivals et des manifestations culturelles s’élaborent en fonction des demandes des habitants de la région et de sa spécificité.

Pour sa part, le gouverneur de Ben Arous, Abdellatif Missaoui, a tenu à affirmer que l’Etat tunisien se dirige vers l’appui de la décentralisation avec plus d’implication de la société civile, une politique qui sera renforcée après les prochaines élections municipales.
Il a, à ce sujet, précisé que les instances régionales des festivals seront remplacées par des associations chargées de la gestion des manifestations culturelles dans les différentes régions du pays.

Au programme de la visite des experts européens, la prise de connaissance des mécanismes du travail régional dans le domaine de la culture et du patrimoine en plus de l’identification des axes du projet de jumelage entre les ministères des affaires culturelles tunisien et français. Cette visite permettra ainsi la mise en place d’un plan d’action pour renforcer la décentralisation culturelle dans les régions. En outre, des visites seront programmées aux municipalités de Morneg et Mégrine avec des rencontres avec des associations culturelles régionales.

par -

Un mémorandum de déclaration d’intention dans le domaine de la décentralisation a été signé, jeudi, à Tunis, entre le ministère des Affaires locales et de l’Environnement et l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).
Ce mémorandum vise le renforcement du processus de décentralisation en Tunisie à travers la coordination de la coopération entre les collectivités locales et les acteurs publics intervenant dans le domaine de l’action municipale, indique, vendredi, un communiqué du ministère.
L’accord a également pour objectif de renforcer les capacités des communes dans le domaine de gestion et du développement des services et des ressources humaines.
D’après la même source, le programme de coopération qui s’étale sur une période de 4 ans, concerne, à priori, 31 communes, réparties sur 11 gouvernorats. Il a nécessité la mobilisation d’une enveloppe de 49 millions de dollars, soit l‘équivalent de 118 million de dinars, lit-on dans le même communiqué.

par -

La Tunisie a-t-il les moyens de ses ambitions en matière de décentralisation, un virage qu’on claironne sur les toits depuis un moment ? C’est toute la question. Il est vrai que si on y va à marche forcée, comme ce fut la cas avec cette Constitution très avant-gardiste au niveau des libertés individuelles et ce régime parlementaire que le pays s’est payés sans en avoir les moyens (le niveau de la citoyenneté et celui de la classe politique requis surtout), alors on est mal barré ! La décentralisation, encore un os dur que la Tunisie veut attaquer, alors que certains pays avancés ne l’ont pas complètement digérée et que d’autres qui ont voulu croquer ce gros morceau s’y sont cassé les dents. Mais la Tunisie post-révolutionnaire est ainsi faite : Plein d’étoiles dans les yeux et plein de rêves dans la tête, au risque de se brûler les ailes très souvent. Mais après toutes les grandes réalisations ont commencé ainsi : Par des projets et idées un peu fous. Le train de la décentralisation est sur les rails, une nouvelle aventure donc pour cette Tunisie tourmentée à bien des égards. Si les localités sont dotées de suffisamment de ressources financières pour aller au bout, si elles ne ratent pas leur coup, toute la nation sera tirée vers le haut. Mais il y a du boulot avant le jackpot !

Le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a estimé que “la réussite du processus de décentralisation réside dans le développement des ressources humaines des collectivités locales dont le taux d’encadrement ne dépasse pas actuellement les 11%“.

Dans son intervention, lundi 22 janvier 2018, lors d’une journée d’étude parlementaire organisée par l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP) au siège de l’Académie parlementaire au Bardo, le ministre a déclaré “nous avons rencontré des difficultés lors de la généralisation du système municipal et nous sommes parvenus à les surmonter”.

Selon lui, la décentralisation ne se résume pas dans le code des collectivités locales. “Il s’agit d’un processus politique par excellence“, a-t-il ajouté.

Une feuille de route est en cours d’élaboration pour faire de ce processus un outil de développement efficace, a-t-il soutenu.

Le ministre a rappelé que le processus de décentralisation sera installé de manière progressive, sur 3 étapes et que chaque étape s’étalera sur 9 ans.

De son côté, le secrétaire d’Etat aux Affaires locales, Chokri Ben Hassan, a indiqué que bientôt les textes d’application du code des collectivités locales seront prêts, rappelant que ce code a été révisé 17 fois.
Toutes les conditions de l’organisation des élections municipales sont aujourd’hui réunies“, a-t-il assuré.
Pour sa part, le président de l’ARP, Mohamed Encaqueur, a déclaré que “l’Assemblée prend le temps nécessaire pour examiner ce projet de loi qui changera la nature de la relation entre les collectivités locales et l’Etat“. Il répondait aux critiques adressées au Parlement sur le retard pris dans l’adoption de cette loi.

Quant à Naceur Jbira, président de la Commission parlementaire d’organisation de l’administration, il a affirmé que le code des collectivités locales est “le fruit de la participation de plusieurs intervenants“, estimant que le projet va jeter les bases d’une citoyenneté nouvelle et active.

La commission d’organisation de l’administration et des affaires des forces armées avait adopté, vendredi dernier, les articles 189 à 208 du code des collectivités locales. Certains articles ont été adoptés dans leur version originale tandis que d’autres dans leur version amendée. Le vote de l’article 193 a, quant à lui, été reporté.

La journée d’étude parlementaire a été organisée sur le thème “Projet du code des collectivités locales“, en présence de députés des différents blocs parlementaires, de représentants de la société civile, d’universitaires et d’experts.

par -

Les travaux de la 32ème session des Journées de l’entreprise, organisées par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) à Sousse sur le thème “l’entreprise et la décentralisation … dynamisme et opportunités “, ont démarré vendredi, en présence de plus de 1000 hommes d’hommes d’affaires et politiciens tunisiens et étrangers .
Le président de l’IACE, Ahmed Bouzguenda, a souligné, lors de l’ouverture de cette manifestation annuelle, l’échec du processus politique en Tunisie depuis l’indépendance, lequel s’est appuyé sur la centralisation du pouvoir de manière a favoriser les écarts économiques et sociaux entre les régions, principale cause de la révolution en Tunisie.
La décentralisation demeure une orientation mondiale dans la plupart des pays démocrates et un processus à asseoir progressivement, jusqu’au moment où les collectivités locales auront leurs propres ressources ainsi que leur indépendance par rapport au pouvoir central, soulignant que la décentralisation sera une nouvelle épreuve pour le pays, d’où l’impératif de bien se préparer et d’avoir conscience de ses défis, a-t-il dit.

La réussite de la décentralisation exige la réforme des systèmes de formation professionnelle pour qu’ils soient plus adaptés aux exigences du marché local ainsi que la révision du cadre législatif de la fonction publique qui ne permet pas dans sa situation actuelle les mutations entre le central et le régional ou entre les secteurs privé et public qui semble actuellement, incapable d’attirer les compétences pour travailler dans les régions intérieures, a-t-il encore dit.
Le coordinateur de cette manifestation, Hédi Sellami, a précisé que les participants dans les six ateliers de la 32ème session des journées de l’entreprise qui se poursuivront jusqu’à samedi, débâteront des thèmes relatifs à la gouvernance locale et régionale, le climat d’affaires et la décentralisation, l’intégrité et les relations avec les politiciens, l’impact de la décentralisation sur la charge fiscale, et la décentralisation et le dialogue social.

Les Journées de l’entreprise accueillent des politiciens tunisiens et étrangers tels que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, l’ex-maire de Paris Bertrand Delanoë, l’ancien ministre de la planification et des politiques économiques du Costa Rica, Roberto Gallardo, ainsi que d’autres politiciens, chefs d’entreprises et des personnalités importantes dans le monde des affaires.

FOCUS 🔍

Comme chaque année et pour la 8ème fois consécutive, Orange Tunisie a organisé son Orange Summer Challenge (OSC), le rendez-vous incontournable des jeunes technophiles,...

Le meilleur des RS

Le chef d’entreprise et responsable syndical Rafaa Ennaifer est , à bon droit, vert de rage, à la vue d’articles vestimentaires tunisiens, vendus dans...

PRESSE LOCALE

INTERVIEW

L'expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimasi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont...

AFRIQUE

Nous apprenons que le président égyptien, Abdelfattah Al Sissi et le maréchal Khalifa Haftar n’assisteront pas à la réunion plénière de la rencontre internationale...

Reseaux Sociaux

SPORT