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C’est assurément l’un des points noirs majeurs de l’économie de la Tunisie. Le déficit de la balance commerciale n’en finit pas de se creuser alignant les records. Durant le premier semestre de 2018, il s’est aggravé pour se situer aux prix courants à 8,16 milliards de dinars.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, le solde de la balance commerciale est déficitaire de 8164,9 MD, suite au déficit enregistré avec certains pays, dont la Chine (-2569,8 MD), l’Italie (-1329,2 MD), la Turquie (-1031,0 MD), la Russie (-621,6 MD) et l’Algérie (-608,1 MD).

En revanche, ce solde est excédentaire avec d’autres pays principalement, la France de 1729,5 MD, la Libye de 448,6 MD et le Maroc de 209,8 MD.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se réduit à 5584,8 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2580,1 MD (31,6% du total du déficit) contre 1903,8 MD durant la même période en 2017, selon l’INS.

On exporte mieux et plus

Les exportations ont augmenté de 26,6% contre 12,7% durant la même période en 2017. En valeur, elles ont atteint le niveau de 20354,6 MD contre 16072,3 MD durant la même période en 2017.

La hausse des exportations a concerné la majorité des secteurs, d’après l’INS, dont le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui a enregistré un accroissement de 71,8% suite à l’augmentation des ventes des huiles d’olives (1351,6 MD contre 430,7) et des dattes (467,8 MD contre 347,0 MD). Les exportations du secteur de l’énergie ont également augmenté de 33,1% suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (895,1 MD contre 622,5 MD).

Quant au secteur des industries manufacturières, ses exportations ont augmenté de 28,5%, celles du secteur textile et habillement et cuirs ont affiché une hausse de 22,9% et cette hausse a été estimée à 19,4% pour le secteur des industries mécaniques et électriques.

Les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent, en revanche, en baisse avec un taux de 6,7%.

Les importations en hausse de 20,8%

Les importations ont, quant à elles, maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 16,3% durant le premier semestre de l’année 2017, pour une valeur de 28519,5 MD contre 23607,5 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement, selon l’INS, à la hausse enregistrée au niveau des importations de tous les secteurs, principalement celles du secteur de l’énergie (34,8%). Il s’agit aussi de l’augmentation des importations des matières premières et demi produits de 26,4%, des biens d’équipement de 19,3%, de secteur des mines, phosphates et dérivés de 8,9% et de secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,8%.

L’INS fait état d’une amélioration du taux de couverture de 3,3 points par rapport au premier semestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 71,4% et 68,1 %.

72,7% des exportations vers l’UE

La répartition des échanges de la Tunisie avec l’extérieur fait ressortir que l’Union européenne est toujours le premier partenaire commercial de la Tunisie avec une part de 72,7% du total des exportations. Les exportations vers l’UE ont augmenté de 22,2%, en raison de la hausse des exportations vers l’Espagne de 75,5%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 19,8%.

D’autre part, les exportations de la Tunisie sont en diminution vers d’autres pays européens notamment avec la Royaume-Uni de 29,9%. Avec les pays arabes, cependant, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 51,8%, le Maroc de 33,4% et la Libye de 27,8%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 11,1%.

Les échanges selon les régimes

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 21,4% contre +14,0% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 26,3% contre +14,0% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 42,6 % contre +9,0% durant la même période en 2017.

TAP

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Le déficit commercial de l`Algérie a atteint 856 millions de dollars durant les quatre premiers mois de 2018, contre un déficit de 3,878 milliards de dollars durant la même période de 2017, soit une baisse de 3,022 milliards de dollars (-78%), a appris lundi l’APS auprès des Douanes.

Les exportations ont atteint 14,368 milliards de dollars (mds usd) de janvier à avril 2018 contre 12,117 mds usd, soit une hausse de 18,6% correspondant à une augmentation de 2,25 mds usd entre les deux périodes de comparaison, précise le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Pour les importations, elles ont légèrement reculé à 15,224 mds usd contre 15,995 mds usd, soit une baisse de 771 millions de dollars correspondant à un recul de 4,82%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 94% durant les quatre premiers mois de 2018 contre 76% à la même période de l’année précédente.

Les hydrocarbures ont encore représenté l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger (93,71% du montant global des exportations) en s’établissant à 13,45 mds usd contre 11,42 mds usd, soit une hausse de 2,03 mds usd (+17,8%).

Toujours marginales, les exportations hors-hydrocarbures se sont établies à 917 millions usd sur les 4 premiers mois de 2018 (6,3% des exportations globales), même si elles ont augmenté de 31,75% par rapport à la même période de 2017.

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Le déficit de la balance commerciale s’est situé au niveau de 5 085,4 millions de dinars (MD), à fin avril 2018, contre 5151,4 MD, durant la même période de 2017. Ainsi, le taux de couverture a évolué de 6,3 points par rapport aux quatre premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à 2,7% (contre 66,4 %, en avril 2017), a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).

Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 3 398,2 MD et celui de la balance énergétique s’est établi à 1687,2 MD (33,2% du total du déficit), contre 1384,2 MD durant la même période en 2017.

Ce déficit dont le montant demeure très élevé est du, essentiellement, au déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-1508,9 MD), l’Italie (-978,7 MD), la Turquie (-749,7 MD), la Russie (-416 MD) et l’Algérie (-358,1 MD).

En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement, avec le premier partenaire commercial de la Tunisie, la France de 1307,3 MD, ainsi que la Libye de 288,2 MD et le Maroc de 168,3 MD.

La réduction du déficit s’explique par l’accroissement des exportations, à un rythme soutenu, à hauteur de 32,8% contre 8% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 13 542,6 MD contre 10 201 MD durant la même période en 2017.

Cette hausse concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement important de 93%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (668,5 MD contre 303,6 MD), de produits agricoles et agro-alimentaires (+ 93,7%), suite à la progression spectaculaire de nos ventes de l’huile d’olive (1 015,7 MD contre 284,3) et des dattes (369,9 MD contre 263,9 MD), des industries manufacturières de 28,2%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 24,9% et des industries mécaniques et électriques de 23,6%.

En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 29,5%.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,4% du total des exportations) ont augmenté de 28,9%, en raison de la hausse de nos exportations vers l’Espagne de 87,2%, l’Allemagne de 31,5% et la France de 25,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 43,7% et la Libye de 25,7%, mais ont baissé de 15,2%, vers l’Algérie.

Toutefois, le déficit commercial demeure important, en raison du maintien du rythme de croissance des importations à hauteur de 21,3%, pour une valeur de 18 628 MD contre 13,8% durant les quatre premiers mois de 2017 soit 15 352,3 MD.

L’accroissement perceptible des importations est du essentiellement à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 37,3%, des matières premières et demi produits de 27,4%, des biens d’équipement de 17% et du secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 13,9%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 2,2%. Les importations hors énergie ont augmenté de 19,3%.

TAP

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Le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis) a annoncé que le déficit commercial de l`Algérie a atteint 490 millions de dollars durant le 1er trimestre 2018, contre un déficit de 2,98 milliards de dollars durant la même période de 2017, soit une baisse de 2,49 milliards de dollars, correspondant à un recul du déficit de 83,6%, relate APS.

Les exportations ont atteint 10,716 milliards de dollars (mds usd) de janvier à mars de l’année en cours contre 8,938 mds usd, soit une hausse de 20% correspondant à une augmentation de 1,78 mds usd entre les deux périodes de comparaison.

Pour les importations, elles ont légèrement reculé à 11,2 mds usd au premier trimestre 2018 contre 11,92 mds usd à la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 714 millions de dollars (-6%), précise encore APS.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 96% durant les trois premiers mois de 2018 contre 75% à la même période de l’année précédente.

Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger (93,6% du montant global des exportations) en s’établissant à 10,03 mds usd contre 8,388 mds usd de janvier à mars 2017, soit une hausse de 1,64 mds usd (+19,6%).

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Selon un communiqué rendu public par l’agence d’information marocaine MAP, les échanges extérieurs du Maroc ont enregistré une hausse du déficit de la balance commerciale de 10,6%, à 48,70 milliards de DH à fin mars 2018 contre 44,02 milliards de DH à la même période en 2017.

Les importations se sont élevées à 117,14 milliards de DH à fin mars contre 108,21 milliards de DH à la même période en 2017, soit un bond de 8,2%. Les exportations, de leur côté, ont augmenté de 6,6% à 68,45 milliards de DH contre 64,19 milliards de DH à la même période de l’année passée.

Le taux de couverture des importations par les exportations se situe à 58,4% à fin mars 2018, alors qu’il était à 59,3% à fin mars 2017, selon Aujourd’hui Le Maroc.

 En effet et selon la MAP, l’accroissement des importations est dû à l’augmentation des achats de tous les groupes de produits, particulièrement celle des biens d’équipements, de produits finis de consommation et des produits alimentaires notamment le blé qui affiche 29,2%.

L’évolution des exportations est expliquée par la progression des ventes de tous les autres secteurs, essentiellement celle de l’automobile, de l’agriculture et l’agro-alimentaire, l’aéronautique et du textile et cuir, détaille encore la même source.

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Les importations et les exportations algériennes se sont rapprochées de l’équilibre sur les deux premiers mois de 2018 avec un déficit commercial de 97 millions de dollars contre un déficit de 2,33 milliards de dollars sur la même période de 2017, soit une baisse de 2,23 milliards de dollars (-96%), a appris mardi l’APS auprès des Douanes.

Les exportations ont augmenté à 7,101 milliards de dollars (mds usd) en janvier et février de l`année en cours contre 5,67 mds usd à la même période de 2017, soit une hausse de 25,24% correspondant à une augmentation de 1,431 mds usd, précise le Centre national de l`informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Pour les importations, elles ont reculé à 7,198 mds usd contre 8,002 mds usd, en baisse de 804 millions de dollars (-10,05%).

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 99% durant les deux premiers mois de 2018 contre 71% à la même période de l`année précédente.

Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger en janvier et février 2018 (94,2% du volume global des exportations) en s’établissant à 6,689 mds usd contre 5,42 mds usd en janvier et février 2017, soit une hausse de 1,27 mds usd (+23,41%).

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L’équilibre du secteur extérieur a été fortement affecté depuis 2011 par la poursuite du dérapage du déficit commercial qui a connu un niveau record en 2017 de 15,6 milliards de dinars ou 16% du PIB.

Tous les groupes de produits ont enregistré un déficit au cours de 2017. Forte détérioration ainsi de la balance énergétique qui a dégagé un déficit de 4 Milliards de dinars en lien avec l’accroissement des importations de 39,9% (contre -19,2% en 2016). Maintien par ailleurs du déficit de la balance alimentaire à un niveau élevé (-1.355 MDT). Poursuite enfin de la détérioration de la balance des biens de consommation avec un déficit de 986 MDT en 2017. Cela, en relation avec le niveau élevé des importations qui se sont inscrites dans une pente ascendante au cours de ces dernières années, atteignant 12,8 Milliards de Dinars en 2017.

Comme on le voit, dans ce document de l’INS, ce sont les IME (Industries mécaniques et électriques) qui ont sauvé l’exportation. Mais ce sont aussi les biens de consommation (en couleur mauve), 2ème grand poste d’importation après les indispensables matières 1ères et semi-produits, qui ont toujours négativement impacté la balance commerciale.

Et la BCT d’en conclure, dans sa dernière analyse du commerce extérieur pour l’exercice 2017, que «dans une conjoncture marquée par une croissance atone, la détérioration chronique de la balance commerciale pourrait avoir des incidences considérables sur la soutenabilité de la dette extérieure du pays».

  • Un effet change avéré, plus sur l’importation que sur l’exportation

A la fin 2017, le déficit commercial des sociétés résidentes (selon l’optique change) s’est élargi de près de 4,3 milliards de dinars comparativement à l’année 2016 pour s’élever à 22,5 milliards de dinars. Cette situation a impacté notablement le niveau des avoirs en devises et a exercé en conséquence de fortes pressions sur le taux de change du dinar.

Comme on le voit d’ailleurs, dans ce document de la BCT, l’effet change a peu impacté l’export, fortement impacté l’importation et a été derrière presque 50 % du solde négatif de 2,991 Milliards DT du solde.

Les experts de la BCT estiment désormais «nécessaire une révision profonde du modèle économique, afin de remédier aux entraves structurelles qui handicapent la relance des secteurs exportateurs pourvoyeurs de devises et à haute valeur ajoutée».
  • Un Milliard DT de manque à gagner, en devise, à cause du phosphate

2017, c’est aussi l’activité du secteur des mines, phosphates et dérivés qui s’est considérablement repliée depuis 2011, entrainant une baisse des exportations en volume d’environ 50% entre 2010 et 2017. Cette baisse est en relation avec la poursuite des tensions sociales au niveau des sites de production et de transport, un manque à gagner colossal en devises de près de 1 milliard de dollars (584 Millions de dollars en 2017 contre 1507 Millions de dollars en 2010). «Ceci, selon la BCT, milite en faveur d’une solution durable de nature à éviter toute perturbation nuisant à une activité aussi stratégique pour l’économie tunisienne».

Le déficit énergétique, qui s’est élevé à 4 milliards de dinars, a contribué en 2017 pour près de 45% dans l’élargissement du déficit commercial global. La baisse continue de la production d’hydrocarbures s’est en effet conjuguée à l’augmentation des cours de ces produits (+23,6% par rapport à 2016). La flambée attendue des cours des produits pétroliers au cours de 2018 devrait accentuer ce gap énergétique. Cela, toujours selon la BCT, nécessiterait éventuellement un recours systématique à l’endettement extérieur. Mais aussi la mise en place d’une stratégie efficace pour la maitrise de la consommation d’énergie, tout en s’orientant vers les énergies renouvelables (solaires, éoliennes…) devrait s’ériger en priorité nationale.

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Une amélioration du solde commercial a été enregistrée à fin février 2018, à 2 215,3 MD, contre 2 510,6 MD durant les deux premiers mois de 2017, suite à une évolution remarquable des exportations (+42,9%) et une décélération des importations (+23,7%), selon les statistiques publiées jeudi 08 mars 2018 par l’INS.
Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les deux mois de 2018 montrent que les exportations continuent de croître à un rythme soutenu, atteignant 6 612,1 MD contre 4626,6 MD, durant la même période en 2017. Toutefois, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 23,7%, pour une valeur de 8 827,4 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 10,1 points, par rapport aux deux premiers mois de l’année écoulée, pour s’établir à des taux respectifs de 74,9% et 64,8%.

Le casse-tête chinois, turc, italien, russe et algérien

Ce solde de la balance commerciale résulte du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-701,8 MD), la Turquie (-360,3 MD), l’Italie (-342,7 MD), la Russie (-265,2 MD) et l’Algérie (-222,1 MD).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 1 417,5 MD, sachant que le déficit de la balance énergétique s’élève à 797,8 MD (36,0% du total du déficit) contre 786,6 MD durant la même période en 2017.
Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 74,2 %, contre une baisse de 8% durant la même période en 2017. De même, les importations ont augmenté de 15,9% contre 33,2% durant la même période en 2017.

Les bonnes surprises

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due à la contribution de la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement remarquable de 259,9%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (393,0 MD, contre 69,8 MD). Le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a aussi enregistré une hausse de 99,5%, suite à l’augmentation des ventes d’huile d’olive (544,8 MD contre 143,3MD) et des dattes (169,4 MD contre 127,5 MD). Les secteurs des industries mécaniques et électriques, du textile et habillement et cuirs et des industries manufacturières ont respectivement évolué de 37,1%, 25,4% et 27,6%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 30,9%, suite à la diminution des exportations en DAP (26,5 MD contre 102,8 MD).

L’augmentation des importations est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs, ainsi les matières premières et demi-produits ont progressé de 39,3%, l’énergie de 58,0%, les mines, phosphates et dérivés de 25,5% et les biens d’équipement de 21,9%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une baisse de 2,4 %.
Pour ce qui est des importations hors énergie, elles ont augmenté de 21,9%.

Forte hausse des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 40,8%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 46,0%, la France de 37,4% et l’Allemagne de 35.3%.
En revanche, les ventes ont reculé vers d’autres pays, notamment avec le Royaume Uni de 52,8%.
Au niveau des échanges avec les pays arabes, les exportations ont enregistré une augmentation de 36,5% vers le Maroc et de 14,4% vers la Libye. Par contre, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 20,4%.
S’agissant des importations de l’UE (56,7% du total des importations), elles ont enregistré une hausse de 33,7% pour s’établir à 5 008,4 MD. Les importations ont évolué de 47,9% avec l’Allemagne et de 22,0% avec la France.
Le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent, principalement avec la Libye de 1 229 MD, la France de 685,7 MD et le Maroc de 83,6 MD.

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Selon les statistiques CVS/CJO publiées mercredi par les Douanes, le déficit commercial de la France a atteint 5,56 milliards d’euros en janvier, sous l’effet notamment d’un faible niveau de ventes d’Airbus en contrecoup des livraisons très élevées de décembre, relate Reuters

Il fait suite à un déficit de décembre corrigé à 3,40 milliards d’euros contre 3,47 milliards en première estimation.

Celui de l’ensemble de l’année passée est révisé d’autre part à 62,6 milliards d’euros (-62,3 milliards en première estimation), après -48,3 milliards en 2016.

En janvier, les importations ont poursuivi leur progression (+1,1%, à 45,8 milliards), tandis que les exportations ont chuté de 3,9% par rapport à décembre, à 40,3 milliards d’euros.

La forte baisse des ventes d’Airbus (treize appareils pour 1,17 milliard d’euros, un faible niveau pour un mois de janvier, contre 64 pour 4,8 milliards en décembre) explique l’essentiel du recul des exportations.

Le déficit avec les autres pays de l’Union européenne s’est légèrement réduit à 3,6 milliards (3,7 milliards un mois plus tôt).

Avec la seule zone euro, il s’est inscrit à 3,69 milliards contre 3,65 milliards en décembre.

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Le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes d’Algérie (CNIS) a annoncé jeudi 22 février 2018 que, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 410 millions $, en janvier 2018, contre un déficit de 1,08 milliard $, en janvier 2017. Ce qui équivaut à un repli de 674 millions $, correspondant à un recul du déficit de 62,2% en glissement annuel, relate APS.

Cet important recul du déficit commercial trouve sa justification, à travers une hausse des exportations de 3,378 milliards $ au cours du mois de janvier 2018, contre 2,98 milliards $ en janvier 2017. Ce qui correspond à une hausse de 398 millions $ (+13,35%).

Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des exportations algériennes, en janvier 2018 (93,84% du volume global des exportations), en s’établissant à 3,17 milliards $ contre 2,77 milliards en janvier 2017, soit une hausse de 400 millions $ (+14,23%).

Les importations ont, quant à elles, reculé à 3,788 milliards $ en janvier 2018, contre 4,064 milliards $ en janvier 2017. Soit une baisse de 276 millions $ (-6,8%).

Par ailleurs, le taux de couverture des importations par les exportations a été de 89%, en janvier 2018, contre 73%, en janvier 2017.

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Selon les données de l’Office des changes, les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par une un accroissement du déficit de la balance commerciale de 4,1% à fin janvier 2018, atteignant 15,476 milliards de dirhams (MMDH) contre 14,869 MMDH un an auparavant, rapporte l’agence d’information marocaine MAP.

Les importations ont atteint 35,854 MMDH en janvier, soit une hausse de 3,6%, alors que les exportations ont progressé de 3,2% pour se chiffrer à 20,378 MMDH, d’après les indicateurs préliminaires des échanges extérieurs du mois de janvier 2018.

Le taux de couverture des importations par les exportations s’est ainsi établi à 56,8% en janvier 2018 contre 57% un an auparavant, selon la même source.

L’accroissement des importations s’explique en partie par la hausse des produits alimentaires de 31,8% et des produits énergétiques de 7%, précise la même source, relevant toutefois une baisse de 2,9% des produits bruts.

S’agissant de l’évolution des exportations, elle s’explique notamment par la progression des ventes de la quasi-totalité des secteurs, principalement ceux de l’aéronautique (+14,8%), des phosphates et dérivés (+13,9%), de l’automobile (+8,5%), de l’industrie pharmaceutique (+3,1%) et du textile et cuir (+1,3%), selon la même source.

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Le déficit de la balance commerciale s’est légèrement réduit pour s’établir à un niveau de 1211,7 millions de dinars (MD), en janvier 2018, contre 1221,8 MD une année auparavant. Le taux de couverture a enregistré, ainsi, une nette amélioration de 7,2 points pour s’établir à un niveau de 72,1 % contre 64,8 % au mois de janvier 2017, a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 858 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 353,7 MD (29,2% du total du déficit) contre 309,2 MD durant la même période en 2017.
Selon un document publié mercredi, par l’INS, sur son site web, ce déficit est expliqué, essentiellement, par le déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-264,4 MD), la Russie (-193,2 MD), la Turquie (-188,7 MD), l’Algérie (-112,4 MD) et l’Italie (-57,0 MD). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays principalement avec notre premier partenaire la France (184,8 MD), la Libye (44,7 MD) et le Maroc (39,3 MD).

L’INS a fait état, par ailleurs, d’une nette accélération du rythme de croissance des exportations, durant le mois de janvier 2018. En effet, les exportations ont augmenté de 38,9% contre 9,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 3129,5 MD contre 2253 MD durant le mois de janvier 2017.
De même, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 24,9% contre 34,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur les importations ont atteint la valeur de 4341,2 MD contre 3474,8 MD durant le mois de janvier 2017.

L’accroissement remarquable des exportations est du essentiellement, à la hausse remarquable enregistrée au niveau des exportations énergétiques de 273,2%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (207,5 MD contre 55,1 MD) et des produits raffinés (26,7 MD contre 7,6 MD).
Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré aussi un accroissement de 93,7% suite à l’augmentation de nos ventes des huiles d’olives (236,2 MD contre 71,9 MD) et les dattes (84,6 MD contre 59,1 MD).
De même, le secteur des industries mécaniques et électriques a enregistré une hausse de 26,4%, le secteur textile et habillement et cuirs de 26,7% et le secteur des industries manufacturières de 28,2%.

En revanche, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 25,1%, suite à la diminution de nos exportations en acide phosphorique (31,9 MD contre 39,4 MD).
Pour ce qui est des importations, l’augmentation observée, durant le mois de janvier 2018, concerne notamment le secteur de l’énergie, qui a observé un accroissement de 58%, sous l’effet de la hausse de nos achats des produits raffinés (432,5 MD contre 286,6 MD). De même, les mines, phosphates et dérivés de 46,2%, les matières premières et demi produits de 41,4%, les biens d’équipement de 24,5%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une quasi-stagnation (+ 0,6%). Les importations hors énergie ont augmenté de 21%.

Le Maroc n’a peut-être pas les mêmes problèmes que la Tunisie et l’Algérie au niveau du déficit commercial, mais il en a. En effet malgré des exportations qui se portent très bien, notamment en Afrique de l’Ouest, le déficit de la balance commerciale du royaume s’est creusé de 2,8% l’an dernier, rapporte la MAP. Il s’est établi à 190,2 milliards de dirhams (MMDH) contre 185 MMDH en 2016, d’après l’Office des changes.

Les importations présentent une hausse de 435,2 MMDH, +6,4%, moins que les exportations lesquelles affichent +9,4%, près de 245 MMDH, précise l’Office des changes dans son rapport sur les chiffres mensuels du commerce à fin 2017.
Le taux de couverture des importations par les exportations s’est érodé, passant de 54,8% à 56,3%. En fait c’est la montée de la facture des produits énergétiques, +27,4%, qui a pesé lourd sur les importations ; l’évolution des produits bruts, +15,8% et celle des produits finis de consommation, +5,2%, ont également leur poids sur l’ardoise des importations, indique la même source. Par contre la part des produits alimentaires s’est réduite de -4,7%.

Toutefois cette progression des exportations est un vrai motif de satisfaction pour les autorités ; presque tous les secteurs sont au vert : l’aéronautique (+20%), les phosphates et dérivés (+11,1%), l’électronique (+7,6%), l’Automobile (+67,3%), l’agriculture et l’agro-alimentaire (+7%), le textile et cuir (+6,1%), selon l’Office des changes.

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi a indiqué dans une déclaration à Africanmanager, en marge d’une rencontre tenue, jeudi 25 janvier 2018 à Tunis, que le gouvernement veut réduire le déficit de la balance commerciale à 4,9% en 2018 et à 3% l’horizon 2020.

Il a ajouté qu’à cet égard, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures comme la réduction des importations, la hausse des tarifs douaniers et d’autres mesures visant à promouvoir le rythme de l’exportation.

Outre la réduction du déficit de la balance commerciale, le ministre a assuré que le gouvernement veut aussi réduire de 12% la dette de la Tunisie.

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Le déficit commercial de l’Algérie a reculé à 11,19 milliards de dollars à la fin 2017 contre un déficit de 17,06 milliards de dollars en 2016, soit une baisse de 5,87 milliards de dollars  correspondant à un recul de 34,4%, relate APS.

Les exportations ont nettement augmenté à 34,76 milliards de dollars (mds usd) en 2017 contre 30,02 mds usd en 2016, en hausse de 4,74 mds usd (+15,8%), selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (Cnis).

Concernant les importations, elles ont baissé à 45,95 mds usd contre 47,08 mds usd, en diminution de 1,13 mds usd (-2,4%),  précise la même source.

Quant au taux de couverture des importations par les exportations, il est passé à 76% en 2017 contre 64% en 2016.

Les hydrocarbures ont continué de représenter l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger en 2017 (94,54% du volume global des exportations) en s’établissant à 32,86 mds usd contre 28,22 mds usd, soit une hausse de 4,64 mds usd correspondant à une augmentation de 16,45% par rapport à l’année 2016, dans le sillage d’un redressement des cours mondiaux de pétrole.

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Suite à l’article paru sur notre journal électronique African Manager et intitulé «Laadhari pris en flagrant délit de communication politicienne», les services de communication du ministre ont pris contact avec notre rédaction, pour apporter les précisions suivantes :

«Lors de son intervention radiophonique sur Radio Mosaïque, Mr Zied Laadhari, Ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, a mis l’accent sur le trend positif qu’ont connu les exportations Tunisiennes en 2017 en augmentant de 18.1% (une augmentation inédite depuis 2011). Nous tenons à préciser à cet égard que, en tenant compte de l’effet conjugué prix/change, les exportations Tunisiennes se sont bien comportées lors de l’exercice 2017. Cela apparait dans la publication de l’INS “Commerce extérieur à prix constant 2017 ».

Il en sort notamment que :

 – Les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur en volume (prix constants) ont augmenté de 4,3% pour les exportations et 2.7% pour les importations.

– L’effet de la balance énergétique sur la balance commerciale globale : La valeur absolue du déficit global a augmenté de 23.7% entre 2017 et 2016. Cette augmentation n’est que de 16.7% si on neutralise l’effet énergie. Hors énergie, et à valeurs courantes, les exportations ont augmenté de 17.7% et font mieux que les importations qui ont, elles, subi une hausse de 17.4%.

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Le déficit budgétaire (hors dons, privatisation et confiscation) s’est élargi au terme des 10 premiers mois de 2017 à 4.420 MDT contre 3.792 MDT une année auparavant. Le financement du déficit a été assuré à hauteur de 88% par des ressources extérieures nettes de l’ordre de 3885.1 MDT contre 1835.8 MDT à fin octobre 2016. C’est ce qui a été indiqué dans la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Ainsi, au terme des 11 premiers mois de 2017, les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3% respectivement, se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016). En effet, les importations ont totalisé 45,3 milliards de dinars à fin novembre 2017contre 38 milliards au terme du mois de novembre 2016, tandis que les exportations de biens n’ont rapporté que 31 milliards de dinars au cours de la même période contre 26,4 milliards une année auparavant.

Cette situation a induit une poursuite du creusement du déficit commercial qui a atteint son niveau historique le plus élevé, soit 14.362 MDT contre 11.628 MDT une année auparavant.

Au total, la balance commerciale a affiché un déficit de 14,4 milliards de dinars au terme des 11 premiers mois de 2017, soit 14,7% du PIB contre 11.6 milliards de dinars et 12,9% respectivement, une année auparavant. Du côté du secteur touristique et après l’embellie du mois d’août, le rythme des recettes s’est ralenti surtout durant les derniers mois sous l’effet du retour timide des touristes européens. Les recettes touristiques ont totalisé 2.579 MDT à fin novembre 2017, soit une hausse de 16,3% par rapport à fin novembre 2016. Hors effet de change, la hausse des recettes touristiques s’est limitée à 1,9%.

De même, les revenus du travail (en espèces) se sont inscrits en hausse de 13,9% en G.A. à fin novembre 2017 grâce à un effet change favorable. Exprimés en euro, ces revenus ont accusé un léger repli de 0,3%.

Compte tenu de ces évolutions, le solde de la balance des opérations courantes s’est davantage détérioré (-9,3,% du PIB au cours des 11 premiers mois 2017 contre -8,1% au cours de la même période une année auparavant), laissant entrevoir un déficit courant annuel autour de 10% du PIB pour toute l’année 2017. L’ampleur de ce déficit met de la pression sur le marché des changes qui souffre d’un déficit structurel de ressources en devises induisant davantage de pressions sur le taux de change du dinar et sur la liquidité bancaire.

Le solde général de la balance des paiements qui s’est établi à -597 MDT contre -1.943 MDT une année auparavant s’est ressenti de l’ampleur du déficit courant. L’atténuation du déficit général a été soutenue par la mobilisation d’importantes ressources extérieures dont tout récemment le crédit accordé par la Commission Européenne en octobre 2017 pour un montant de 571 MDT et l’amélioration des flux des IDE,(+655 MDT).

La persistance des déséquilibres extérieurs a fortement pesé sur les réserves de change qui se sont établies pour la première fois depuis 2006 sous la barre de 5 milliards de dollars américains. Depuis la fin de 2016 et jusqu’au 15 décembre 2017, le dinar a perdu 17,3% et 6,1% de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar américain respectivement.

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L’Algérie part en guerre contre son déficit commercial. Première mesure d’envergure prise à cet effet, l’interdiction temporaire d’importation d’environ 900 produits, rapporte africanews. Entre autres produits sur la liste, les téléphones portables, le papier hygiénique, le thon, les dérivés du maïs, les préparations de viande, les chewing-gums, les bonbons et chocolats, les pâtes alimentaires, les produits électroménagers, etc.

Ainsi, 126 produits verront l’application de la taxe douanière à 60 % et de la TIC. Selon le ministre algérien du Commerce, la suspension à l’importation de ces produits est limitée dans le temps et sera levée progressivement avec ou sans maintien des taxes et autres droits.

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Le déficit de la balance commerciale s’est aggravé à 15 592 millions de dinars (MD), à fin 2017, niveau jamais atteint auparavant par le pays, contre 12601,2 MD, en 2016, a annoncé jeudi, l’Institut national de la statistique (INS), .
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 11 559,1 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’établit à 40 32,9 MD (25,9% du total du déficit) contre 2703,8 MD durant l’année 2016.

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Alors que les mouvements de contestation se multiplient dans tout le pays contre les augmentations des prix et que des bandes suspectes sortent nuitamment, sous couvert de protestation, pour piller et détruire les biens publics et privés, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, considère dans une interview accordée à l’Agence TAP que les récentes augmentations des prix sont “louables”, puisqu’elles visent à réduire les déficits commercial et budgétaire.
Il a rappelé que ces augmentations, qui ne concernent pas les produits subventionnés, “ont été largement discutées dans le cadre de la loi de finances 2018“. Une façon de mettre dans l’embarras le parti qui a voté le texte à l’ARP et le conteste dans la rue

Pourquoi le gouvernement a décidé ces augmentations au lieu d’entreprendre d’autres réformes ?

Depuis sept ans, on vit dans le même cercle vicieux, le pays souffre d’un déficit de la balance commerciale et d’un déficit budgétaire qui créent de l’inflation, aggravent l’endettement et provoquent la dépréciation du dinar. Pour arrêter cette spirale, on prévoit de baisser le déficit du budget à 4,9% en 2018 et 3% en 2020.
Le but est de rétablir les équilibres financiers du pays et de stabiliser le dinar. Nous devons augmenter les taxes pour pouvoir générer plus de ressources au profit de l’Etat. Le fardeau fiscal, qui ne concerne pas les produits de base, est partagé entre tous. Les catégories défavorisées ou la classe moyenne ne sont pas les seules à faire face à ces taxes, les entreprises sont également concernées par ces augmentations, cela veut dire que même la classe aisée est concernée par ces augmentations.

Les augmentations des prix, décidées dans le cadre de la loi des finances 2018, consistent en une augmentation de 1% de la TVA sur plusieurs produits dont les médicaments, la hausse du droit de consommation sur certains produits ainsi que des droits de Douane, surtout pour les produits de luxe.
Les objectifs du gouvernement sont également de limiter les importations et les contrôler, d’où le rétablissement des droits de douane sur les produits d’origine turque à hauteur de 90% des tarifs appliqués dans le régime commun, à partir du 1er janvier 2018.
N’oublions pas que les produits subventionnés ne sont pas concernés par ces augmentations. L’Etat supporte un coût de subvention de 3520 millions de dinars : 1570 MD de subventions des produits de base et un montant de 1500 MD pour les hydrocarbures et un autre de 450 MD pour le transport. Il y a aussi la subvention par l’Etat du sucre qui coûte 100 MD ainsi que celles de l’eau, de l’électricité… Comment un Etat libéral peut supporter un tel niveau de subventions ?

Pour faire baisser les prix pour le consommateur, on est également en train d’importer 2300 tonnes de viandes rouges qui sont vendues à des prix étudiés (17 dinars/kg).
En ce qui concerne les augmentations dans le secteur immobilier, l’instauration d’une TVA de 13% aidera à organiser davantage le secteur et aura réellement un impact de 3% sur le prix de l’immobilier.

Quelles sont les mesures prises par l’Etat pour faire face aux augmentations incontrôlées des prix ?

Ces augmentations sont accompagnées d’une intensification du contrôle des prix. Tout cas de dépassement doit être dénoncé. Les citoyens, les médias et les politiciens sont tous concernés et sont appelés à signaler les cas d’augmentations illégales et dénoncer chaque cas de dépassement, afin de limiter les cas d’augmentation illégale des prix.
L’Etat surveille la distribution de certains produits comme le sucre ou l’huile végétale. De grandes campagnes sont organisées dans les régions pour contrôler la distribution de ces produits. Nous procédons au contrôle continu de tous les produits, même de ceux importés et ce depuis la première ligne, par exemple dans les ports, dans le but de réguler l’importation.
Le but étant de limiter ces importations, surtout que le déficit avec certains pays comme la Turquie a atteint 1850 MD. Nous procédons aussi à l’attribution de certificat de vente libre et à l’augmentation des taxes douanières afin de pouvoir rationaliser les importations et protéger l’industrie locale.
La spéculation est le résultat du manque de la production ou de l’offre, mais l’Etat fait des efforts pour faire face à ce phénomène et intervient à chaque fois pour lutter contre ce fléau. C’est un travail de tous les jours pour le département.

Quelle solution a prévu l’Etat pour faire face au problème du commerce parallèle qui représente plus de 50% de l’économie nationale ?

L’Etat n’épargne aucun effort pour lutter contre ce fléau. Un nouveau décret gouvernemental relatif à la création des bureaux de change a été récemment promulgué, dans ce cadre, par le chef du gouvernement.
Cette mesure permettra l’orientation des opérations de change effectuées illégalement vers les circuits légaux, ainsi que de soutenir les efforts de l’Etat dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Un projet de loi relatif à l’amnistie de change est également proposé à l’ARP. Il est relatif à l’amnistie des infractions de change commises par les Tunisiens résidents à l’étranger.
Il faut créer des alternatives pour les personnes actives dans le secteur informel, la répression n’est pas la seule solution. Il faut les pousser à intégrer le secteur formel et ce en restreignant leurs activités, tout en leur offrant des incitations pour entrer dans la légalité.

L’Etat fait des efforts énormes pour assurer le contrôle économique des importations et aussi pour booster les exportations vu leur importance dans la lutte contre le chômage. Toutes les parties concernées sont appelées à combiner leurs efforts pour améliorer le secteur de l’exportation, essentiel pour la croissance économique du pays.
Au cours de la première réunion du Conseil supérieur de l’exportation, tenue récemment, sous la présidence du chef du gouvernement, Youssef Chahed, 20 mesures importantes en faveur de l’export ont été annoncées. Elles concernent essentiellement l’amélioration du climat général à l’export et l’élimination des obstacles auxquels sont confrontés les exportateurs, outre la mise en place d’un cadre général pour la réforme législative et administrative de l’activité d’exportation.
L’Etat a, ainsi, mis en place un plan qui vise à relever la valeur des exportation à plus de 50 milliards de dinars, d’ici 2020.

Comment évaluez-vous la situation actuelle de l’économie nationale ?

Des signes de reprise économique sont enregistrés, c’est ainsi que nous avons réalisé une croissance de près de 2% et une augmentation des exportations de 4% à prix constants et de 18% à prix courants, en 2017.
Pour l’avenir, l’Inflation étant liée à la dépréciation du dinar, il faut sortir de cette spirale, en maîtrisant les déficits budgétaire et commercial.

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