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La réunion du conseil de partenariat tuniso-turc, qui a eu lieu ce vendredi 21 juillet, a permis de déboucher sur un accord qui stipule que le volume des exportations tunisiennes de phosphate et d’huile d’olive vers la Turquie va être porté à la hausse. Saïda Hchicha, directrice générale de la coopération économique et commerciale au ministère de l’Industrie et du Commerce, l’a affirmé sur Mosaïque FM.

Par ailleurs elle a indiqué que les partenaires turcs ont été informés de la décision des autorités tunisiennes de faire monter les taxes douanières sur les produits en provenance de la Turquie. Elle a ajouté que ces nouvelles orientations ont pour objectif de rééquilibrer la balance des échanges commerciaux entre les deux pays, très défavorable à la Tunisie.

On a également appris que la partie turque a donné son accord pour étoffer la coopération avec la Tunisie. Des accords ont été paraphés dans 5 secteurs, a-t-elle précisé…

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Le président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et Etablissements Financiers (A.P.T.B.E.F), Ahmed El Karam, a proposé de signer un mémorandum d’entente entre les banques tunisiennes et italiennes, pour booster les activités commerciales et financières dans les deux pays.
Intervenant au “dialogue euro-méditerranéen sur les services financiers”, organisé vendredi à Tunis, il a estimé que ce mémorandum devrait être signé par le biais de l’APTBEF et la Fédération italienne des banques, des assurances et des finances. Il aura pour objectifs d’informer les banques dans les deux pays, de l’évolution des situations économiques réciproques et d’encadrer les hommes d’affaires tunisiens et italiens dans leurs opérations commerciales et d’investissement, en les orientant et assurant les financements nécessaires.

Cet accord pourrait permettre également aux hommes d’affaires italiens de prendre connaissance des projets qui se font en Tunisie, de régler les litiges entre chefs d’entreprises et de former les banquiers à travers l’organisation de stages dans des banques italiennes et vice versa. Il a encore suggéré de tenir une rencontre annuelle entre les banquiers tunisiens et italiens, pour faire le point de cette collaboration et développer des projets communs.
El Karam a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays font ressortir un déficit commercial de 1,1 milliard de dinars, au détriment de la Tunisie, appelant à la nécessité d’identifier les moyens de développer les exportations tunisiennes vers l’Italie.
En outre, il y a beaucoup du travail à faire dans le domaine touristique, d’autant que la Tunisie a accusé, au cours de la période 2010-2016, une chute des entrées touristiques de 80% au niveau du marché italien. Le nombre des italiens ayant visité le pays a dégringolé de 350 mille touristes en 2010, à seulement 72 mille en 2016“, a-t-il précisé.
De même, les transferts effectués par les Tunisiens résidents en Italie, dont le nombre s’élève à 120 mille personnes, restent modestes et ne dépassent pas les 54 millions de dinars, d’où la nécessité de prévoir des mécanismes entre les deux pays pour inciter ces derniers à transférer les liquidités et à investir en Tunisie“.

De son côté, Paolo Garonna, président de la Fédération italienne de la banque, de l’assurance et de la finance, a appelé à travailler ensemble pour le développement de deux économies. L’objectif étant de créer des ponts vers l’Afrique et le reste du monde.
Evoquant les évolutions du système financier en Italie, il a relevé que son pays a dépassé la phase très difficile de la crise et connait actuellement une stabilité et un retour de la confiance des investisseurs grâce aux réformes structurelles entreprises, au soutien de l’Union Européenne et à l’ouverture sur le marché mondial.

Pour sa part, le secrétaire général de la BCT, Ahmed Tarchi, a souligné le besoin de la Tunisie de la contribution de ses partenaires pour l’aider dans cette phase transitoire difficile.

De son côté, l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Raimondo De Cardona, a assuré que la Tunisie peut compter sur les banques italiennes, pour l’aider à se transformer en un hub bancaire et financier.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 7535,2 MD, pour le premier semestre de 2017, contre 6034,1MD durant la même période en 2016, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-1984,2MD), l’Italie (-1117,5MD), la Turquie (-932,9 MD), la Russie (-775,2 MD) et l’Algérie (-140,9MD), d’après les statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS), pour le mois de juin 2017,.
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France de 1470,6 MD, la Libye de 380,4MD et le Royaume-Uni de 141,8MD.
Ce déficit s’explique par la divergence au niveau du rythme de croissance entre les importations (+16,4%) et les exportations (+12,7%). Le taux de couverture, soit 68,1%, demeure en-dessous du niveau enregistré durant la même période de l’année dernière (70,3%), malgré la légère amélioration enregistrée par rapport au cinq premiers mois de l’année en cours (67,3%).
Notons que le déficit de la balance commerciale hors énergie se limite à 5631,4 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 1903,8MD (25,3% du total du déficit), contre 1497,4 MD durant le premier semestre de l’année 2016.

Augmentation de 12.7% des exportations

Les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant le premier semestre de l’année 2017 montrent des exportations qui continuent d’accroître à un rythme assez soutenu malgré la légère décélération observée par rapport aux cinq premiers mois de cette année.
En effet, les exportations ont augmenté de 12,7%, après un taux de 14,2% au cours des cinq mois de l’année 2017 et -1,3% durant la même période de l’année dernière. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 16072,3 MD, contre 14255,3 MD durant la même période de l’année 2016.

L’augmentation observée au niveau de l’exportation durant le premier semestre de l’année 2017 concerne la majorité des secteurs. En effet, des accroissements sont observés au niveau du secteur de l’énergie avec un taux de 52,5%, suite à l’augmentation des ventes du pétrole brut (622,5 MD contre 387,0 MD), du secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de 11,3%, suite à l’augmentation des ventes des dattes (347 MD contre 306 MD), du secteur des industries mécaniques et électriques de 16,1%, du secteur textile et habillement et cuirs de 10,6% et du secteur des industries manufacturières de 7,3%.
En revanche, le secteur mines phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 19,9%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (200,6 MD contre 332,3 MD).

Importations en hausse de 16,4%

Les importations ont atteint la valeur de 23607,5 MD contre 20289,4 MD durant la même période de l’année 2016, enregistrant une hausse de 16,4% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017 et -1.5% durant la même période de l’année 2016.
L’augmentation remarquable des importations de 16.4% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 34%, sous l’effet de la hausse des achats en pétrole brut (363,9 MD contre 231,8MD) et des produits raffinés (1792,4 MD contre 1008,4 MD).
De même, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a augmenté de 33,9%, du fait, de la hausse des achats en blé tendre (276 MD contre 230,4 MD), des matières premières et demi produits de 17,2%, des biens d’équipement de 5,7%, les mines phosphates et dérivés de 4,9%.
Les importations de biens de consommation autres qu’alimentaires demeurent, également, en hausse avec un taux de 18,8%, suite à l’augmentation des achats des voitures de tourisme de 8% (765,3 MD contre 708,3 MD) des huiles essentielles et parfumerie de 18,8% (180,5 MD contre 152 MD) et des ouvrages
Signalons que les importations hors énergie ont augmenté de 14,4%.

TAP

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Théières, bols en plastique, verres en cristal, plateaux en cuivre et inox, jouets, produits alimentaires et d’hygiène, sont autant de marchandises “made in Turkey” qui ont largement trouvé leur place sur les étalages des marchés tels que celui de la Cité Ettahrir et aussi dans les rayons des grandes surfaces en Tunisie.
Des marchandises de bonne qualité par rapport aux produits chinois et moins chers que les produits tunisiens“, résume Salah Brahmi, un commerçant cinquantenaire, installé, depuis longtemps, au marché Ettahrir.
Assis à côté de son étalage, où peu de produits tunisiens sont exposés, le commerçant semble satisfait puisque les “affaires prospèrent et la clientèle est là. Les feuilletons trucs diffusés sur les chaines de télé tunisiennes ont fait leur effet. Nous vendons plus grâce à ces séries qui font la promotion de l’industrie et du tourisme turcs“.
Montrant du doigt une cocotte-minute turque à 150 dinars, alors qu’une cocotte-minute tunisienne coûte 300D, étant de meilleure qualité, il explique à l’agence TAP qu’un trousseau de mariage peut coûter à une jeune fille 20 mille dinars, si elle le constitue uniquement de produits tunisiens, alors qu’elle peut acheter tout ce dont elle a besoin à seulement 4 mille dinars , avec des produits turcs.

L’invasion turque, jusque dans l’agroalimentaire
Les marchés tunisiens ne sont pas inondés uniquement de produits électroménagers et de vêtements turcs, mais aussi de produits agroalimentaires, dont les graines blanches de tournesol qui ont remplacé les graines noires de tournesol, du terroir. Pourtant, ces graines dites glibettes, vendues grillées avec très peu d’huile et salées, constituent des sources de revenus pour plusieurs agriculteurs dans la région de Béja. La culture du tournesol est, également, une pratique très bénéfique pour la culture céréalière, dans la mesure où elle aide à fertiliser les terres, à travers la technique de l’assolement.
Naceur Amdouni, céréaliculteur dans la région de Béja et également président de l’Union Régionale de l’Agriculture et de la Pêche (URAP), est opposé à l’importation de graines de tournesol de Turquie. “Les agriculteurs de Béja et de la localité de Mateur, à Bizerte, ont subi d’énormes pertes, suite à l’importation des graines de tournesol blanches. Les superficies cultivées en tournesols ont dratiquement baissé de 24000 hectares, à seulement 4000 hectares et les jours de travail ont chuté de 96%, passant de 180 mille à 6 000 jours)“.
Pourquoi nuire à une culture bénéfique à la terre et aux agriculteurs par l’importation de ces graines ?“, s’interroge le céréaliculteur, qui pourtant encourage l’importation de machines agricoles turques parce qu’il les trouve “conformes aux normes européennes et à la portée des agriculteurs“.

La Tunisie importe aussi de la Turquie des presses à huile, des filets anti-grêle, des emballages d’exportation…. et même un autre produit très prisé par les Tunisiens : les figues séchées.
Pourtant le pays est en mesure de produire des figues séchées, de meilleure qualité. Samia, fonctionnaire dans une entreprise publique, a l’habitude de les acheter à 10 dinars le kilo. “J’ai remarqué, ces derniers jours, que ce produit a totalement disparu de nos commerces, cédant la place à des “figues turques “, vendues au double du prix, à presque 20 dinars, le kilo“.
La jeune dame estime que c’est une aberration. “C’est une politique qui relève de la colonisation industrielle progressive de la Tunisie“, lance-t-elle, révoltée.

Abdelkhalek Ajlani, membre du bureau exécutif de l’UTAP, chargé du partenariat, de l’exportation et de la coopération internationale, estime “qu’il ne faut pas s’inquiéter de l’importation des fruits secs venant de la Turquie, mais plutôt des tomates et piments venant de Libye via les circuits de la contrebande“. Il a rappelé, dans ce contexte, que l’accord conclu avec la Turquie ne concerne pas les produits agricoles mais plutôt le textile/habillement.
La Tunisie et la Turquie ont signé, en novembre 2004, un accord relatif à la création d’une zone de libre-échange. Cet accord, entré en vigueur en juillet 2005, a permis un échange commercial d’une valeur de 1 milliard de dollars. Aujourd’hui, le déficit commercial avec ce pays est l’un des plus élevés. Selon l’Institut National de la Statistique (INS), le déficit s’est aggravé, au cours des 5 premiers mois de 2017, avec la Turquie, pour atteindre 817,2 millions de dinars.
Ajlani évoque le souci du contrôle sanitaire des produits importés, relevant que les importations de produits agricoles doivent être soumises à un contrôle sanitaire strict, pour éviter la transmission de maladies telles que le feu bactérien, une maladie qui affecte les poiriers et les pommiers.

Les usines locales asphyxiées par le “made in Turkey”
Sameh trabelsi, âgée de 45 ans, propriétaire d’une petite usine de textile sise à Ksar Said, se plaint des importations turques qui ont rivalisé avec ses articles vendus sur le marché local et entrainé la baisse de ses commandes auprès des grossistes.
Le femme d’affaires, qui a une expérience de 17 ans dans le secteur de textile, s’est trouvée dans l’obligation de fermer son usine qui employait 25 ouvrières, à cause de l’invasion des vêtements s turcs. Elle évoque les agissements des grossistes qui “ont jugé opportun d’aller faire du tourisme en Turquie et de développer en même temps leur commerce avec ce pays, en vue d’écouler la marchandise turque sur le marché local“.
Depuis l’entrée du prêt-à-porter “made in Turkey” sur le marché tunisien, notre industrie est bloquée, alors que leurs prix sont plus chers que les nôtres et de même qualité. A titre d’exemple, un pull-over provenant de Turquie est vendu à 60 dinars, alors que celui fabriqué en Tunisie, l’est à 35 dinars“.
Sameh n’a pas perdu espoir pour autant et a relancé depuis quelques mois son activité de création et de confection d’articles de prêt-à-porter en coton, dans l’espoir de voir son industrie destinée au marché local prospérer de nouveau.

De son côté, Mehdi Abdelmoula, président de la Chambre syndicale nationale des chaines des magasins d’habillement, n’est pas favorable à la révision de l’accord de libre-échange entre la Tunisie et la Turquie, dans le domaine du textile-habillement, mais estime nécessaire de réfléchir aux moyens d’accéder à ce marché de 80 millions d’habitants, qui ont un pouvoir d’achat deux fois supérieur au nôtre et même plus.
La Tunisie peut profiter du savoir-faire turc dans le domaine du textile, à travers la diplomatique économique, en encourageant des investissements mixtes, notamment pour l’ouverture d’usines de fabrication de tissus en Tunisie, destinés à être exportés vers d’autres pays“.
Il cite l’exemple de l’Etat algérien qui s’est associé avec un grand groupe turc spécialisé dans le domaine du textile, pour la création d’un complexe industriel (confection, fabrication de tissu, centres de formation…), moyennant un investissement de 200 millions euros et qui permettra de créer 20 mille emplois.
Pour Abdelmoula, l’industrie textile turque est plus compétitive que la Tunisie, parce que le taux de rendement moyen de l’opérateur turc (90%) est plus élevé que celui tunisien (65%). “Le secteur du textile était au cours des années 90 plus développé en Tunisie qu’en Turquie mais ce pays a réalisé plus d’avancées que nous, grâce à la mise en place d’une approche stratégique incitative qui a favorisé une intégration du secteur et une proximité de toutes les activités annexes (tissu, accessoires, impression….)“.

Les problématiques du secteur en Tunisie sont dues à des facteurs liés aux phénomènes d’absentéisme, et de manque de productivité. Il y a un problème de mentalité qui n’est pas orienté vers le travail. Il s’agit également de problèmes relatifs au manque de la main d’œuvre, à sa qualification, à la formation, à l’intégration de toute la filière, ainsi que à la commercialisation et au développement de nouveaux marchés d’exportation“.
Si la Tunisie a choisi d’être un pays de textile, il faut avoir une réflexion profonde sur le secteur, à travers un changement de l’implantation géographique des zones du textile et des centres de formation ainsi qu’une intégration du secteur. Le gouvernement doit traiter les problèmes du secteur et prendre de vraies mesures pour sa relance“.
Je ne dirais pas qu’il faut préserver l’industrie locale mais il faut préserver l’économie dans son ensemble, y compris l’industrie, la distribution et les services et non l’industrie uniquement au détriment du commerçant ou de l’importateur qui est aussi un opérateur économique”, conclut -il.

TAP

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Le Centre algérien de l`informatique et des statistiques des Douanes a annoncé que le déficit commercial de l`Algérie s’est chiffré à 3,97 milliards de dollars (mds usd) sur les 5 premiers mois de l’année 2017, contre un déficit de 8,71 mds usd sur la même période de 2016, soit une baisse de 54,4%, a appris mardi l`APS.

Les exportations ont augmenté à 15,7 mds usd entre janvier et fin mai de l`année en cours contre 11,15 mds usd sur la même période de 2016, soit une hausse de 40,77%.

Pour les importations, elles ont très légèrement diminué en s`établissant à 19,67 mds usd en janvier-fin mai 2017 contre 19,86 mds usd en janvier-fin mai 2016, soit un recul de 0,98%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à  hauteur de 80% contre 56%.

Grâce au redressement des cours pétroliers, les exportations des hydrocarbures, ayant représenté 94,63% du total des exportations, ont  atteint 14,86 mds usd, soit une hausse de près de 43% par rapport à la même période de 2016.

Quant aux exportations hors hydrocarbures (5,4% du montant global des exportations), elles ont augmenté à 843 millions usd, en hausse de près de 11%, détaille l’APS.

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En dépit des messages rassurants sur la reprise de la croissance et la réduction des risques pour le pays, les cris d’alarme contre la dégradation des principaux indicateurs économiques du pays ne cessent de monter. Et même la campagne de lutte contre la corruption lancée par le chef du gouvernement et qui devrait rajouter, selon plusieurs experts, au moins 5 points de croissance tardera encore à donner ses fruits. Ezzedine Saidane fait partie des experts en économie qui n’ont pas pu cacher leurs craintes par rapport à la situation économique difficile que vit la Tunisie aujourd’hui. “L’économie tunisienne continue de couler et rien ne semble en mesure de la sauver. Les chiffres sont là. Les indicateurs continuent de se détériorer. Et franchement nous ne voyons rien qui se fait pour sortir l’économie tunisienne de sa situation grave. Et qui s’aggrave de jour en jour. Qui a dit que l’année 2017 va être l’année du décollage !!!“. C’est ce qu’a écrit Ezzedine Saidane dans une note publiée sur sa page officielle.

A propos du déficit de la balance commerciale qui a atteint 6,5 milliards de Dinars pour les 5 premiers mois de 2017, il a dit ceci :  C’est “un niveau jamais atteint auparavant. Un record absolu. Une aggravation de plus de 26% par rapport à la même période de l’année dernière. Plus du quart de ce déficit avec la Chine. Nous sommes en droit de nous poser la question : où est le Gouvernement, aurait dit un certain chef de gouvernement ? Les affaires de la Tunisie sont-elles gérées, et si oui dans l’intérêt de qui. Il est clair que la dépréciation violente du Dinar et la double augmentation du taux d’intérêt n’ont rien arrangé. Les importations n’ont pas décéléré, et les exportations ne reprennent pas. La politique monétaire est-elle devenue stérile à ce point. Où sont ceux qui nous ont toujours accusé de dresser un tableau noir chaque fois que l’on a proposé une analyse objective de la situation de l’économie et des finances publiques tunisiennes“, a expliqué Saidane.

Il a en outre indiqué que la dette publique continue de gonfler pour dépasser le seuil de 60 milliards de Dinars. “Oui vous avez bien lu, elle a dépassé la borne de 60 milliards de Dinars, représentant ainsi plus de 63% du PIB, sans compter les engagements de l’État en faveur des entreprises publiques qui connaissent des difficultés majeures. En outre la structure de cette dette publique est en train de changer, en ce sens que la Tunisie voit sa dette extérieure augmenter plus vite que sa dette intérieure. La dette extérieure passe en effet de 66% du total de la dette publique à plus de 70%. Plus grave encore, le service de la dette (remboursements de l’année ou de la période en principal et intérêts) explose littéralement : + 50 % entre le 10 juin 2016 et le 10 juin 2017. La Tunisie a en effet remboursé depuis le début de l’année plus de 3 milliards de Dinars au titre de la dette extérieure“, a-t-il affirmé.

L’expert en économie a dans le même contexte indiqué que le dinar continue de chuter. “Entre mai 2016 et mai 2017, le Dinar a baissé de 19,7% contre le Dollar et de 17,2% contre l’Euro. La baisse du Dinar est encore plus violente depuis le début de l’année : 13,6% contre l’Euro. Les Tunisiens (pas tous évidemment) s’appauvrissent à un rythme accéléré“, a-t-il assuré.

Entre-temps la planche à billets s’emballe. Le refinancement de la Banque Centrale a en effet atteint un nouveau record : 9,6 milliards de Dinars injectés par la BCT pour maintenir le système bancaire à flot en termes de liquidité“, a ajouté Saidane.

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On ne sait pas pour le moment si le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a trouvé des oreilles attentives en Turquie, où il est actuellement en visite officielle, mais l’essentiel a été dit. Jhinaoui a clairement signifié à ses hôtes que leurs produits, qui ont inondé massivement le marché tunisien, sont un très gros problème pour le pays et qu’il est temps d’inverser un peu la tendance pour soulager la balance commerciale.

« Nous allons étudier tous les moyens possibles pour résorber cet énorme déficit. D’ailleurs nous avons senti chez nos frères turcs la volonté de sortir par le haut de cette situation, à travers la hausse des exportations tunisiennes et l’ouverture du marché turc aux produits tunisiens », a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne. Reste à savoir si cet élan va engendrer des résolutions qui vont effectivement prendre corps, et dans combien de temps. Affaire à suivre donc…

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Le déficit de la balance commerciale est une des épines dans le pied du gouvernement, lequel s’est d’ailleurs réuni dernièrement, dans le cadre d’un CMR (Conseil ministériel restreint, autant dire Conseil de guerre, Réunion de crise…), pour se pencher, entre autres, sur ce dossier très chaud. Pourtant le diagnostic a été bien posé, avec une nette identification des maux de la Tunisie (invasion de produits chinois, turcs dont d’ailleurs la plupart des responsables s’accordent à dire qu’ils ne sont pas indispensables), les solutions sont sur la table, mais voilà les décisions tardent à venir. Et pour cause les autorités tunisiennes sont obligées de naviguer avec doigté, histoire de ne pas violer au passage les accords avec les pays indexés, dont par ailleurs on sollicite les investissements, et les conventions de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), ce qui déclencherait automatiquement des mesures de représailles. Et la Tunisie, avec déjà tous les problèmes qui lui pendent aux basques, n’a pas besoin de ça en ce moment. L’Institut Nationale de la Statistique (INS) a donné une bonne nouvelle ce lundi 12 juin 2017 : les exportations sont en hausse, sensiblement, sur les cinq premiers mois de cette année, +14,2%. C’est bien, c’est même très bien, sauf que c’est tempéré par une autre mauvaise nouvelle : Les importations ont augmenté encore plus, de 17,8%. Un vrai cauchemar cette affaire !

Les exportations ont amorcé leur montée le mois dernier. Il y a eu une accélération phénomène depuis mai 2017, où on était déjà à +8%. Quand on compare au -2,6% à la même période de 2016, on se dit que la Tunisie vient de loin. En valeur, les exportations affichent 13,347 milliards de dinars, contre 11,685 milliards durant la même période de l’an dernier. Pas de doute : L’embellie est bien au rendez-vous. Et les autorités auraient pu s’en enorgueillir si les importations n’avaient pas gâché la fête. Rien ne semble pouvoir les freiner. La Tunisie achète beaucoup à l’étranger, beaucoup trop, 19,822 milliards de dinars durant les 5 premiers mois de 2017 contre 16,820 milliards à la même période de 2016. Résultat des courses : La Tunisie doit encore se dépatouiller avec un déficit de la balance commerciale lourd, 6,475 milliards de dinars contre 5,135 milliards durant la même période de l’an dernier. Et bien entendu ce malheur ne pouvait pas arriver seul : Le taux de couverture au terme des 5 premiers mois de 2017, 67,3%, est à un niveau encore plus bas qu’en 2016, 69,5%.

La petite flamme de la mer

La Tunisie a exporté, à fin avril 2017, environ 5941,3 tonnes de produits de pêche, soit 253,7 tonnes de moins par rapport à la même période en 2016, mais avec des revenus en hausse de plus de 96,6MD (21%), en raison d’une augmentation de 23% des prix à l’exportation des poulpes et des poissons frais. Les produits de la pêche tunisiens sont exportés vers les pays de l’Union Européenne (UE), le Japon et la Chine et le pays en importe de la Mauritanie et des pays du Golfe et le Sultanat d’Oman, essentiellement des conserves.
Les importations tunisiennes de produits de la pêche, composées essentiellement de thon congelé (4904 tonnes), ont enregistré, durant les quatre mois de 2017, une hausse de 51% pour atteindre 13 660 tonnes.

La balance commerciale dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture a ainsi enregistré une évolution positive par rapport à la même période en 2016, selon le Secrétaire d’Etat chargé des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Abdallah Rabhi.
Dans un entretien accordé à l’agence TAP, Rabhi a fait état d’une progression de 4% de la production de la pêche et de l’aquaculture, soit plus de 1238 tonnes. Cette hausse est imputée à l’amélioration de la production de la pêche côtière (8%) et du poisson bleu (5%) en raison de l’amélioration des facteurs climatiques.
Le secrétaire d’Etat prévoit une “croissance positive” de la production de la pêche pendant cet été 2017, ce qui permettra d’assurer des niveaux stables d’approvisionnement du marché, aussi bien pour le mois de Ramadan que pour toute la saison estivale.
D’après Rabhi, le secteur de la pêche est un secteur à forte valeur ajoutée, “mais il est encore soumis à des contraintes, dont l’exploitation irrationnelle des ressources halieutiques, la pêche anarchique et la dégradation de l’infrastructure portuaire“.

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Le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS) des Douanes a annoncé que le déficit commercial de l’Algérie s’est chiffré à 3,5 milliards de dollars sur les 4 premiers mois de l’année 2017, contre un déficit de 6,63 mds sur la même période de 2016, soit une baisse de 3,13 mds correspondant à un recul de 47,2%, rapporte ce l’APS.

Les exportations ont en effet augmenté à 11,92 mds usd, entre janvier et fin avril de l’année en cours, contre 8,81 mds sur la même période de 2016, soit une hausse de 35,3% correspondant à une augmentation de 3,11 mds, précise le CNIS.

Pour les importations, elles ont très légèrement diminué en s’établissant à 15,42 mds en janvier-fin avril 2017 contre 15,44 mds en janvier-fin avril 2016, soit un recul de 0,14%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 77% contre 57%.

Grâce au redressement des cours pétroliers qui ont oscillé entre 50 et jusqu’à parfois 57 dollars sur la période de janvier-avril, les exportations des hydrocarbures, ayant représenté 94,26% du total des exportations, ont atteint 11,236 mds contre 8,205 mds à la même période de 2016, en hausse de près de 37%.

Quant aux exportations hors hydrocarbures (5,75% du montant global des exportations), elles ont augmenté à 685 millions contre 606 millions , soit une hausse de 13,04%, a ajouté l’APS.

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Le gouverneur de la BCT, Chadly Ayari, a lancé mardi une sérieuse mise en garde contre un creusement du déficit de la balance commerciale, qui pourrait atteindre 10% du PIB de la Tunisie, alors que le strict plafond à ne pas dépasser est de 8 ou à la toute rigueur 8,5%.

S’exprimant cet après-midi devant l’ARP, il a ajouté que depuis le début de cette année, ce déficit s’élève en moyenne de 1,1 milliard de dinars par an, soit 4,4 milliards de dinars, à fin avril 2017.

Le gouverneur de l’Institut d’émission a, en outre, annoncé que les réserves en devises de la Tunisie ne suffisent à couvrir que 102 jours d’importations, alors que la couverture des importations par les exportations s’élevait auparavant à une moyenne de 120 jours.

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Le déficit commercial, abyssal, est dans tous les esprits, surtout dans ceux des autorités du pays. C’est un véritable casse-tête, un vrai cauchemar, que la dépréciation du dinar a aggravés. Mais que voulez-vous, quand on importe au niveau où le fait la Tunisie, la casse est inévitable. Et là, inéluctablement, les regards se tournent vers la Turquie et la Chine, responsables, en grande partie, des maux de la Tunisie, par leur poids énorme dans le déséquilibre de la balance commerciale, du fait de ce trop-plein de produits dont la Tunisie n’a pas réellement besoin. Néanmoins il faut aussi reconnaitre que ce ne sont pas les dattes et l’huile d’olive, quels que soient les volumes écoulés à l’étranger, qui vont tirer la Tunisie ce de mauvais pas. Si le pays exportait des produits à haute valeur ajoutée, ce serait évidemment une toute autre histoire…

Le ministère du commerce étudie actuellement la possibilité d’instaurer des mesures tarifaires sur l’importation des produits de consommation non essentiels provenant des pays avec lesquels la Tunisie a signé des accords de libre-échange, a indiqué le directeur général du commerce extérieur, Khaled Ben Abdallah, dans un entretien accordé à l’agence TAP.
Ces mesures tarifaires permettent d’augmenter les droits douaniers sur l’importation des produits de consommation non essentiels qui ont enregistré une hausse de 11% entre les années 2011-2016, sans pour autant dépasser les taux des droits de douane consolidés (fixés) dans le cadre des accords régis par l’OMC.
Elles visent également à rationaliser les importations tunisiennes. Depuis 2011, la Tunisie souffre d’un déficit commercial chronique qui n’a cessé de se creuser, enregistrant à la fin de 2016 un déficit de 12,62 milliards de dinars. Les exportations ont atteint 29 145,6 MD contre des importations de l’ordre de 41 766,1MD.
Les importations des produits de consommation représentent 14% des importations tunisiennes, dont 51% proviennent de l’Union européenne (UE), 12% de la Chine, 6% de la Turquie et 31% du reste des pays du monde.
En outre, le ministère du commerce compte charger une cellule pour assurer la gestion et la coordination des importations des entreprises publiques et offices en hydrocarbures, céréales, huiles végétales, sucre, riz et café, étant donné que les achats de ces entreprises sont volumineux et influencent les réserves en devises, surtout lorsque la sortie des devises a lieu à des moments rapprochés, voire dans un même temps.

On marche sur des oeufs

Concernant l’application des mesures de sauvegarde, inclues dans les accords de libre-échange, signés entre la Tunisie et d’autres pays, pour des raisons liées aux difficultés de la balance de paiement, le responsable a fait savoir que ce mécanisme est “lourd” car il touche la crédibilité et l’image du pays qui sera perçu comme protectionniste. En outre, a-t-il ajouté, l’endettement extérieur deviendra coûteux. Par ailleurs, les autre pays avec lesquels la Tunisie a conclu des accords de libre-échange réagiront de la même manière. Donc, “cette solution devrait venir en dernier recours“, a fait remarquer le responsable.
Les mesures à long terme consistent, quant à elles, en la promotion des exportations tunisiennes qui demeurent concentrées sur une zone géographique bien déterminée et sur des produits classiques, tels que l’huile d’olive, les dattes, le phosphate, le tourisme et les produits mécaniques et électriques. “L’augmentation de nos exportations nécessite un climat d’exportation favorable (logistique, transport….) et un produit compétitif et de bonne qualité“.

Selon Ben Abdallah, 30% de l’accroissement des importations tunisiennes sont “le fruit de la réforme des droits douaniers concrétisée par le gouvernement de Habib Essid et stipulant l’application de deux droits de douane, à savoir 0% ou 20%, ce qui fait qu’une grande partie des produits de contrebande sont maintenant écoulés sur le marché formel, notamment les importations des boissons alcoolisées, pneus et fruits secs ….“. Il a encore indiqué que 32% des importations tunisiennes (matières premières et produits semi finis) réalisées en 2016 par les entreprises offshore étaient destinées à l’exportation.
Les échanges commerciaux reflètent l’ouverture de l’économie, sauf que la situation devient inquiétante lorsque les importations tunisiennes proviennent d’un pays avec lequel la Tunisie n’a pas signé un accord, tel est le cas de la Chine et aussi lorsque le rythme des importations est plus rapide que celui des exportations“, a-t-il souligné.
Pour lui, 53% du déficit commercial provient de l’importation de l’énergie pour plusieurs raisons, notamment la baisse de la production, l’augmentation de la consommation et la régression du cours du dinar.

TAP

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Le taux de couverture des importations tunisiennes par les exportations a perdu 8 points, au cours du premier trimestre 2017, atteignant 66% contre 74% durant la même période de l’année dernière, ce qui a porté le déficit de la balance commerciale à 3878,9 millions de dinars (MD), selon les données du commerce extérieur présentées lors du conseil ministériel du 28 avril.
La dépréciation du dinar a contribué à l’aggravation de ce déficit. A cet égard, la monnaie nationale a perdu 10,6% de sa valeur par rapport aux autres devises durant le premier trimestre de cette année, alors que les prix internationaux ont augmenté de 1,1%, d’après la même source.

L’aggravation du déficit de la balance commerciale est imputée notamment à la hausse des importations des produits énergétiques (50%), des matières premières et semi industrialisés (30%). Ainsi, les importations du pétrole ont augmenté à 242,5 MD contre 150 Md, durant la même période de 2016. Il s’agit également, de la hausse des importations des produits agricoles et alimentaires de 31% et des produits de consommation non alimentaires de 11, 7%.
Durant le premier trimestre de 2017, les importations ont atteint au total 11411,5 MD, en hausse de 20,3% alors que les exportations ont augmenté de 7,4 % atteignant 7532,6MD. Les importations des produits de consommation ont atteint une valeur de 1864,5 millions de dinars (MD), ce qui représente 14,1% du total des importations du pays et 16,7% du déficit commercial.

Les importations des produits de consommation industriels ont augmenté de 10,6% pour atteindre une valeur de 1581 millions de dinars (MD). Parmi ces produits, figurent les véhicules du tourisme dont les importations ont atteint 231,7 MD, dont 137 MD réalisés par les concessionnaires de voitures. Il s’agit également, des matériaux électriques dont les importations se sont élevées à 81MD, en hausse de 11MD, des parfums et de prêt à porter avec respectivement 72,8MD et 52MD. Les importations s des chaussures est de l’ordre de 20,8MD. A elles seules, les importations des vêtements d’occasion (fripes) représentent 49,3 MD, toujours selon les données gouvernementales.
Quant aux médicaments, ils accaparent la part de lion dans les importations de produits industriels, atteignant 264 MD, en hausse de 26 MD par rapport à la même période de 2016.

S’agissant des produits de consommation alimentaire, leurs importations se sont inscrites en hausse de 16MD pour les fruits, dont 10,6 MD consacrés aux bananes, en augmentation de 2, 3MD par rapport au premier trimestre 2016.
Les importations des légumes ont également augmenté de 13 MD, outre la hausse enregistrée au niveau des achats à l’extérieur des huiles végétales (20MD), des produits de la pêche (23 MD), des préparations alimentaires (88MD) et des conserves de poissons (10,8MD). Le déficit commercial s’est particulièrement creusé avec les pays asiatiques, atteignant 2761 MD à la fin du mois de mars, contre 2123 MD, durant la même période de l’année dernière.

Les échanges avec la Chine et la Turquie enregistrent toujours les plus importants déficits de respectivement, 940 MD et 478 MD. Alors que le déficit avec les pays de l’Amérique du nord a régressé de 91 MD, et un excédent commercial a été enregistré avec les pays du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie), lequel est passé de 187 MD à 206 MD.
Face à cette situation, les voix de la société civile et des experts se sont élevées pour appeler à rationaliser les importations et mettre fin à l’importation anarchique. Certains experts ont même recommandé de mettre en œuvre les clauses de sauvegarde prévues dans les accords commerciaux liant la Tunisie à certains pays et groupements économiques.

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Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé, durant le premier trimestre de 2017, pour s’établir à 3878,9 MD, contre 2466,3 MD durant la même période en 2016. Le taux de couverture a perdu 8 points par rapport à son niveau de l’année dernière pour atteindre 66%, contre 74% durant la même période en 2016, d’après la note conjoncturelle de l’INS, sur le Commerce extérieur à prix courant (mars 2017).
Ce déficit est expliqué par l’évolution des échanges entre les importations (+20,3%) et les exportations (+7,4%). En effet les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants ont enregistré durant le premier trimestre de 2017 une augmentation au niveau des exportations de 7,4% pour une valeur de 7532,6 MD, contre 7015,6 MD durant la même période de l’année 2016 et une augmentation importante au niveau des importations de 20,3% pour une valeur de 11411,5, contre 9482,0 MD durant la même période de l’année 2016.

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (-942,4MD), suivie d’autres pays tels que la Turquie (-478,1 MD), l’Italie (-462,4MD), la Russie (-406,1 MD) et l’Algérie (-50,2MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 624,3 MD, la Libye de 175,8MD et le Royaume-Uni de 79,1MD.
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se limite à 2696,2 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 1182,7MD (30,5% du total du déficit) contre 468 MD durant le premier trimestre de l’année 2016.

Hausse de 7,4% des exportations

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (7,4%) durant le premier trimestre de 2017 est imputable essentiellement au secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de 13,9%, suite à l’augmentation des ventes des dattes (197,4 MD contre 139,5 MD), au secteur des industries mécaniques et électriques de 16,3%, au secteur textile et habillement et cuirs de 10,1% et au secteur des industries manufacturières de 6,2%.
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse, dont notamment l’énergie de 43%, suite à la diminution de nos ventes du pétrole brut (173,1 MD contre 311,8 MD), de même, le secteur mines phosphates et dérivés de 25,9%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (80,9MD contre 183,3 MD).

Forte poussée des importations

De leur côté, les importations ont augmenté remarquablement de 20,3%, suite à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 59,9%, sous l’effet de la hausse des achats de la Tunisie en pétrole brut (242,5 MD contre 150,5MD) et des produits raffinés (889,3 MD contre 737,8 MD). De même, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 31,1%, du fait de la hausse des achats de blé tendre (139,5 MD contre 53,7 MD), les matières premières et demi produits de 17,8%, les biens d’équipement de 13,5%, les mines phosphates et dérivés de 16,5% et les biens de consommation autres qu’alimentaires de 11,7%.

Photographie géographique des échanges commerciaux

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (76,1% du total des exportations) ont augmenté de 10,6%. Cette évolution est expliquée essentiellement par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 18,7%, l’Allemagne de 12,7%, la Belgique de 17,7%.
En revanche, les ventes de la Tunisie ont enregistré une diminution vers d’autres pays, notamment avec le Pays Bas de 15,7% et le Portugal de 12,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont baissé vers l’Algérie de 6,7%. Par contre, les exportations ont augmenté vers le Maroc et la Libye respectivement de 56,7% et de 3,3%
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (53,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,5% pour s’établir à 6150,4 MD. La France et l’Italie maintiennent leurs premières places sur la liste des principaux fournisseurs de la Tunisie avec des parts respectives de 15,3% et de 15,4%, ainsi les importations ont augmenté de 8,9% avec la France et de 29,1% avec l’Italie.

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le “traitre”, n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place “d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux”. Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une “commissionite” bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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Divers produits turcs (alimentation, électroménager, textile, cosmétiques…) font un carton sur tous les marchés de la République tunisienne. A cet effet, des actions de protestation ont été lancées depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, appelant les Tunisiens au boycott de ces produits qui selon certains mettent en danger les industries manufacturières locales.

Selon des statistiques officielles, le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Turquie est éminemment en faveur de la Turquie, avec un déficit de 30% pour la balance commerciale tunisienne.
L’ex-secrétaire d’Etat au commerce, Faycel Hafyene, avait déclaré que la balance commerciale entre la Tunisie et la Turquie pose un sérieux problème eu égard aux énormes quantités de produits importés de Turquie par rapport à ceux exportés vers ce pays. Il avait affirmé que la partie turque est sensible à ce problème et qu’elle était disposée à revoir les termes de l’accord de commerce établi entre les deux pays.

Faycel Hafyene avait assuré que l’Etat est en train d’étudier tous les moyens de rééquilibrer la balance commerciale de la Tunisie avec les partenaires en vue de diminuer le déficit qui ne cesse de se creuser.

De l’aveu de la députée de Nidaa Tounes Hela Omrane, l’importation des produits turcs a été démultipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, notamment dans le secteur du textiles.

Zied Laadhari nie tout engagement avec la Turquie!

Accusé de promouvoir en priorité le marché turc aux dépens des produits locaux, le ministre du Commerce, Zied Laadhari, a catégoriquement nié ces accusations et a récemment déclaré sur Mosaïque Fm que l’accord de libre-échange avec la Turquie a été décidé en 2004 et qu’en 2013, un accord de fraternité et de collaboration a été signé, mais il ne stipule aucun engagement mais une lettre d’intention entre les deux pays.

Selon lui, il y a une problématique avec la Turquie qui concerne la balance commerciale, ajoutant que la solution ne peut pas être politique. Le ministre du Commerce a déclaré, dans le même sens, que la Tunisie n’a pas de stratégie industrielle comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Egypte. « Nous n’avons pas une vision de la stratégie et de l’émergence industrielle. La Turquie s’est préparée, pas nous. (…). Il faut faire de la Tunisie une destination de compétitivité », a-t-il affirmé

A noter qu’en 2016, un total de 75 entreprises turques se sont installées en Tunisie pour un investissement total de 1 Milliard USD, elles emploient près de 1600 personnes, avec un objectif de 100 entreprises à l’horizon 2018.

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La mini tempête autour du mini remaniement est passée. Cette affaire, qui a alimenté les conversions dans les cafés, les salons de thé, agité la classe politique et qui nous a valu une montée de fièvre à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), est retombée comme un soufflet. Un peu comme tous les sujets qui passionnent de manière récurrente les Tunisiens, qui ont la fâcheuse tendance à s’enflammer trop vite, avec tous les débordements langagiers qui vont avec, embarquant toute la nation loin des vraies questions qui la font avancer. L’UGTT, laquelle a montré un moment les muscles, révulsée par le fait que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ait débarqué brutalement le soldat Abid Briki – il était ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance -, a finalement rangé les armes, faisant prévaloir, dit-elle, les intérêts supérieurs du pays. Donc beaucoup de boucan pour rien, in fine. Le bruit autour du soi-disant remaniement est passé certes, mais pas le malaise. Et ce mercredi 1er mars 2017, la ministre des Finances, Lamia Zribi, l’a accentué dans l’émission de Sofiène Ben Hamida, sur Nessma TV…

Zribi a déclaré au sujet du trou abyssal de la balance commerciale : « Avec les membres du gouvernement nous travaillons actuellement pour trouver une solution à ce problème. Il y a des produits superflus que nous importons aujourd’hui mais il ne faut pas oublier que nous avons des accords commerciaux avec plusieurs pays ». Voilà, la raison d’Etat, ou plutôt la déraison, qui veut qu’on s’arcboute à des accords, quitte à flinguer sa propre économie. L’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, n’avait pas dit autre chose que ce qu’a reconnu la ministre des Finances ce matin. Il avait même poussé la précision jusqu’à pointer du doigt l’invasion des produits turcs dans le déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, des produits dont le pays n’a pas réellement besoin. On a eu le chiffre exact ce 1er mars, de la bouche du ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari : 1482,2 millions de dinars de déficit commercial avec la Turquie depuis que l’accord de libre-échange est entré en vigueur, en 2005. Hafiane a été éjecté par Chahed pour avoir dit ça, juste ça ! Bon, il a trinqué aussi à cause des attaques fréquentes contre l’inamovible Laâdhari. En fait, Hafiane a commis deux crimes, aux yeux de l’irascible et impulsif chef du gouvernement : Il s’en est pris au pays du non moins susceptible Erdogan, un “ami” d’Ennahdha et il tirait copieusement sur son boss et bras droit (secrétaire général du mouvement) de Rached Ghannouchi, le jugeant trop laxiste. La fragilisation de Laâdhari aurait menacé l’attelage politique hétéroclite à la tête du pays, appelé communément coalition gouvernementale, Chahed a donc opté pour le sacrifice de Hafiane…

Le couperet a raté de peu Jalloul et Zribi

Néji Jalloul, ministre de l’Education, et la ministre des Finances ont failli subir le même sort, mais Jalloul s’est montré très habile dès que le bruit de son éviction imminente est monté. Celui dont le Syndicat de l’enseignement secondaire exigeait ardemment la tête, en fin tribun et communicant qu’il est, s’est drapé avec sa popularité pour parer les coups qui venaient des enseignants. Il a ameuté les médias et a déclaré haut et fort qu’il n’était pas question d’être le spectateur de son débarquement, qu’il entendait rester à son poste pour mener à bien les réformes qu’il a engagées. Chahed, qui jusqu’ici n’a pas voulu arbitrer entre son ministre et les syndicats, et encore moins le défendre, a été pris de court et a dû temporiser. La mobilisation des parents d’élèves et d’une partie des profs a fait le reste. Le chef du gouvernement a battu en retraite, pour finalement afficher la cohésion de son équipe lors de son interview diffusée sur Al Hiwar Ettounsi, le 26 février 2017, avec Jalloul bien en évidence à ses côtés. L’ex-ministre de la Santé, Saïd Aïdi, dont pourtant beaucoup de gens disaient du bien, n’a pas su se protéger de la sorte des missiles de l’UGTT. N’est pas Jalloul qui veut…

Quant à Zribi, elle doit certainement sa survie au fait que le FMI va débarquer très prochainement en Tunisie, pour étudier les modalités du déblocage de la dernière tranche du prêt pour 2016, qui était censée être versée en décembre. Du grabuge au département des Finances et le départ de sa patronne à quelques semaines de ce rendez-vous décisif auraient fait le plus mauvais des effets aux bailleurs de fonds, qui n’en demandent pas tant avec tous les trains qui n’arrivent pas à l’heure en ce moment dans cette Tunisie que ses partenaires, patiemment, portent à bout de bras depuis sa dite Révolution !

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Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari, a indiqué, mardi 28 février 2017, que l’accord de libre-échange avec la Turquie date de 2004 et a été officialisé en 2005, rapporte Shems Fm.

Répondant aux questions de la députée, Héla Omrane, concernant le déficit commercial grandissant avec la Turquie, Zied Laâdhari a fait savoir que cet accord a permis aux produits tunisiens d’accéder librement au marché turc depuis 2005. Cet accord stipule une levée graduelle des taxes sur les importations, la dernière a été levée en juillet 2016.

La députée a fait savoir que l’importation massive des produits turcs a été multipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, en l’occurrence dans le secteur du textile.

De son côté le ministre du Commerce a fait savoir que le déficit commercial avec la Turquie a atteint 1482,2 millions de dinars et résulte de l’absence de compétitivité des produits tunisiens, ce qui empêche leur entrée sur le marché turc.

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Le déficit commercial de l’Algérie a atteint 585 millions de dollars (usd) en janvier 2017, contre un déficit de 1,82 milliard usd en janvier 2016, soit une baisse du déficit de 68% entre les deux périodes de comparaison, a appris lundi l’APS auprès des services de la Douane.

Les exportations ont augmenté à 3,3 milliards usd sur le premier mois de l’année en cours contre 2,05 milliards usd en janvier 2016, soit une hausse de 60,74% correspondant à une augmentation de 1,25 milliard usd, précise le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Pour les importations, elles se sont stabilisées en s’établissant à 3,89 milliards usd en janvier 2017 contre 3,88 milliards usd au même mois de l’année écoulée, soit une hausse de 0,31%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 85% en janvier 2017 contre 53% à la même période de l’année précédente.

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Pour prendre le pouls de la santé économique d’un pays, il faut passer à la loupe ses exportations, lesquelles donnent à leur tour de précieuses indications sur l’état de l’industrie, de l’agriculture, des produits à haute valeur ajoutée, etc. De ce point de vue l’exemple allemand est très parlant. Voilà un pays dont l’excédent commercial record, le plus gros du monde, 252.9 milliards d’euros en 2016, énerve les pays de l’Union européenne, lesquels ont la désagréable impression que Berlin a fait d’eux les dindons de la farce et que le seul pays qui profite à fond de l’élimination des barrières douanières au sein de l’UE… c’est l’Allemagne. Toujours l’Allemagne. Avec sa puissance industrielle, ses produits haut de gamme qui toisent l’attelage européen, et même la France.

Evidemment quand on évoque tout de suite après le cas tunisien, on descend de plusieurs crans, avec un déficit commercial chronique ces dernières années, et dont d’ailleurs on ne voit pas le bout. Et pour compliquer la donne, les produits chinois ont inondé en masse le marché tunisien, creusant un peu plus le trou de la balance commerciale, déjà abyssal. Et quand on sait que Pékin a la ferme intention de reprendre le flambeau du leadership économique mondial après ce qui semble être la défection américaine, avec un Trump qui a des envies de bouclage de ses frontières face à tout ce qui a le parfum de l’étranger – protectionnisme -, on se dit que la Tunisie n’est pas sortie de l’auberge…

Le déficit commercial de la Tunisie a plus que doublé passant à 1221,8 millions de dinars (MD) en janvier 2017, contre 507,2 MD en janvier 2016, provoquant une perte de plus de 15 points au niveau du taux de couverture des importations par les exportations, selon les résultats du commerce extérieur publiés, que vient de publier l’Institut National de la Statistique (INS).
Ainsi, le taux de couverture s’est établi à 64,8%, contre 80,2% une année auparavant, chutant de 15,4 points. Ce déficit commercial est du à une forte hausse du déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-309,2 MD contre -24,2 MD en janvier 2016), ce qui représente 25,3% du déficit global.

Il est également, expliqué par la hausse des importations (+35,6% à 3 474,8 MD), à un rythme plus accéléré que celui des exportations (+9,6% à 2 253 MD). La hausse des importations a concerné l’ensemble des secteurs, notamment l’énergie, puisque les importations ont accru de 277,9%, en comparaison avec janvier 2016 (98,4 MD). D’après l’INS, les importations énergétiques en janvier 2016 ont été au deçà des moyennes mensuelles (405 MD), enregistrés au cours des années 2015 et 2016.

De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 75,1% en raison de la hausse des importations de blé tendre (57,4 MD contre 33 MD en janvier 2016). Même constat pour les matières premières et les produits semi-manufacturés qui se sont accrus de 20,7%.

En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée en janvier 2017, a concerné les produits agricoles et alimentaires (19,2%) en raison de l’accroissement des recettes de vente de dattes (59,1 MD, contre 29,4 MD) et les industries mécaniques et électriques de 16,7%, ainsi que le textile de 7,4%.
A contrario, les exportations énergétiques et de phosphate ont régressé respectivement de 15,5% et de 11,4%.

L’invasion chinoise n’est pas une vue de l’esprit 

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 292,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Russie (-228,6 MD), et l’Italie (-121,6 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (236,2 MD) et la Libye (53,3 MD).

Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une nette augmentation de 10,1%. Cette tendance haussière a principalement concerné l’Allemagne (+20,5%), la Belgique (16,8%) et la France (+12,2%) alors que nos ventes ont chuté avec notamment les Pays Bas (-42,6%) et l’Espagne (-2,2%).

A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-24,5%). En revanche, celles destinées au Maroc et l’Algérie ont connu une progression remarquable respectivement de 146,8% et 19,7%.

Côté importations, les échanges tunisiens avec l’Union Européenne (51% du total des importations d’une valeur de 1772,7 MD) ont enregistré une hausse de 28% par rapport à la même période de l’année dernière. La France et l’Italie demeurent les plus importants fournisseurs de la Tunisie, avec des quotas d’importations respectifs de 14,5% et 14,1%.
Les importations avec l’Italie ont évolué de 39,2% et avec la France de 14,7%.

TAP

par -

Selon les chiffres publiés par le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes, publiés ce mardi, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 17,2 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2016, contre un déficit de 15,39 milliards à la même période de 2015, soit une hausse du déficit de 11,76%, rapporte l’agence APS.

Pour les exportations, elles ont reculé à 25,58 milliards de dollars durant les onze premiers mois de 2016 contre 32,06 milliards sur la même période de 2015, soit une baisse de 6,48 milliards (-20,22%), précise la même source.

 S’agissant des importations, elles se sont également réduites mais à un moindre rythme par rapport aux exportations en s’établissant à 42,78 milliards de dollars contre 47,45 milliards durant la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 4,67 milliards (-9,85%), selon la même source.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 60% durant les 11 premiers mois de 2016 contre 68% à la même période de l’année écoulée, ajoute la même source.

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