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Le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes d’Algérie (CNIS) a annoncé jeudi 22 février 2018 que, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 410 millions $, en janvier 2018, contre un déficit de 1,08 milliard $, en janvier 2017. Ce qui équivaut à un repli de 674 millions $, correspondant à un recul du déficit de 62,2% en glissement annuel, relate APS.

Cet important recul du déficit commercial trouve sa justification, à travers une hausse des exportations de 3,378 milliards $ au cours du mois de janvier 2018, contre 2,98 milliards $ en janvier 2017. Ce qui correspond à une hausse de 398 millions $ (+13,35%).

Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des exportations algériennes, en janvier 2018 (93,84% du volume global des exportations), en s’établissant à 3,17 milliards $ contre 2,77 milliards en janvier 2017, soit une hausse de 400 millions $ (+14,23%).

Les importations ont, quant à elles, reculé à 3,788 milliards $ en janvier 2018, contre 4,064 milliards $ en janvier 2017. Soit une baisse de 276 millions $ (-6,8%).

Par ailleurs, le taux de couverture des importations par les exportations a été de 89%, en janvier 2018, contre 73%, en janvier 2017.

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Selon les données de l’Office des changes, les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par une un accroissement du déficit de la balance commerciale de 4,1% à fin janvier 2018, atteignant 15,476 milliards de dirhams (MMDH) contre 14,869 MMDH un an auparavant, rapporte l’agence d’information marocaine MAP.

Les importations ont atteint 35,854 MMDH en janvier, soit une hausse de 3,6%, alors que les exportations ont progressé de 3,2% pour se chiffrer à 20,378 MMDH, d’après les indicateurs préliminaires des échanges extérieurs du mois de janvier 2018.

Le taux de couverture des importations par les exportations s’est ainsi établi à 56,8% en janvier 2018 contre 57% un an auparavant, selon la même source.

L’accroissement des importations s’explique en partie par la hausse des produits alimentaires de 31,8% et des produits énergétiques de 7%, précise la même source, relevant toutefois une baisse de 2,9% des produits bruts.

S’agissant de l’évolution des exportations, elle s’explique notamment par la progression des ventes de la quasi-totalité des secteurs, principalement ceux de l’aéronautique (+14,8%), des phosphates et dérivés (+13,9%), de l’automobile (+8,5%), de l’industrie pharmaceutique (+3,1%) et du textile et cuir (+1,3%), selon la même source.

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Le déficit de la balance commerciale s’est légèrement réduit pour s’établir à un niveau de 1211,7 millions de dinars (MD), en janvier 2018, contre 1221,8 MD une année auparavant. Le taux de couverture a enregistré, ainsi, une nette amélioration de 7,2 points pour s’établir à un niveau de 72,1 % contre 64,8 % au mois de janvier 2017, a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 858 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 353,7 MD (29,2% du total du déficit) contre 309,2 MD durant la même période en 2017.
Selon un document publié mercredi, par l’INS, sur son site web, ce déficit est expliqué, essentiellement, par le déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-264,4 MD), la Russie (-193,2 MD), la Turquie (-188,7 MD), l’Algérie (-112,4 MD) et l’Italie (-57,0 MD). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays principalement avec notre premier partenaire la France (184,8 MD), la Libye (44,7 MD) et le Maroc (39,3 MD).

L’INS a fait état, par ailleurs, d’une nette accélération du rythme de croissance des exportations, durant le mois de janvier 2018. En effet, les exportations ont augmenté de 38,9% contre 9,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 3129,5 MD contre 2253 MD durant le mois de janvier 2017.
De même, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 24,9% contre 34,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur les importations ont atteint la valeur de 4341,2 MD contre 3474,8 MD durant le mois de janvier 2017.

L’accroissement remarquable des exportations est du essentiellement, à la hausse remarquable enregistrée au niveau des exportations énergétiques de 273,2%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (207,5 MD contre 55,1 MD) et des produits raffinés (26,7 MD contre 7,6 MD).
Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré aussi un accroissement de 93,7% suite à l’augmentation de nos ventes des huiles d’olives (236,2 MD contre 71,9 MD) et les dattes (84,6 MD contre 59,1 MD).
De même, le secteur des industries mécaniques et électriques a enregistré une hausse de 26,4%, le secteur textile et habillement et cuirs de 26,7% et le secteur des industries manufacturières de 28,2%.

En revanche, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 25,1%, suite à la diminution de nos exportations en acide phosphorique (31,9 MD contre 39,4 MD).
Pour ce qui est des importations, l’augmentation observée, durant le mois de janvier 2018, concerne notamment le secteur de l’énergie, qui a observé un accroissement de 58%, sous l’effet de la hausse de nos achats des produits raffinés (432,5 MD contre 286,6 MD). De même, les mines, phosphates et dérivés de 46,2%, les matières premières et demi produits de 41,4%, les biens d’équipement de 24,5%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une quasi-stagnation (+ 0,6%). Les importations hors énergie ont augmenté de 21%.

Le Maroc n’a peut-être pas les mêmes problèmes que la Tunisie et l’Algérie au niveau du déficit commercial, mais il en a. En effet malgré des exportations qui se portent très bien, notamment en Afrique de l’Ouest, le déficit de la balance commerciale du royaume s’est creusé de 2,8% l’an dernier, rapporte la MAP. Il s’est établi à 190,2 milliards de dirhams (MMDH) contre 185 MMDH en 2016, d’après l’Office des changes.

Les importations présentent une hausse de 435,2 MMDH, +6,4%, moins que les exportations lesquelles affichent +9,4%, près de 245 MMDH, précise l’Office des changes dans son rapport sur les chiffres mensuels du commerce à fin 2017.
Le taux de couverture des importations par les exportations s’est érodé, passant de 54,8% à 56,3%. En fait c’est la montée de la facture des produits énergétiques, +27,4%, qui a pesé lourd sur les importations ; l’évolution des produits bruts, +15,8% et celle des produits finis de consommation, +5,2%, ont également leur poids sur l’ardoise des importations, indique la même source. Par contre la part des produits alimentaires s’est réduite de -4,7%.

Toutefois cette progression des exportations est un vrai motif de satisfaction pour les autorités ; presque tous les secteurs sont au vert : l’aéronautique (+20%), les phosphates et dérivés (+11,1%), l’électronique (+7,6%), l’Automobile (+67,3%), l’agriculture et l’agro-alimentaire (+7%), le textile et cuir (+6,1%), selon l’Office des changes.

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi a indiqué dans une déclaration à Africanmanager, en marge d’une rencontre tenue, jeudi 25 janvier 2018 à Tunis, que le gouvernement veut réduire le déficit de la balance commerciale à 4,9% en 2018 et à 3% l’horizon 2020.

Il a ajouté qu’à cet égard, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures comme la réduction des importations, la hausse des tarifs douaniers et d’autres mesures visant à promouvoir le rythme de l’exportation.

Outre la réduction du déficit de la balance commerciale, le ministre a assuré que le gouvernement veut aussi réduire de 12% la dette de la Tunisie.

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Le déficit commercial de l’Algérie a reculé à 11,19 milliards de dollars à la fin 2017 contre un déficit de 17,06 milliards de dollars en 2016, soit une baisse de 5,87 milliards de dollars  correspondant à un recul de 34,4%, relate APS.

Les exportations ont nettement augmenté à 34,76 milliards de dollars (mds usd) en 2017 contre 30,02 mds usd en 2016, en hausse de 4,74 mds usd (+15,8%), selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (Cnis).

Concernant les importations, elles ont baissé à 45,95 mds usd contre 47,08 mds usd, en diminution de 1,13 mds usd (-2,4%),  précise la même source.

Quant au taux de couverture des importations par les exportations, il est passé à 76% en 2017 contre 64% en 2016.

Les hydrocarbures ont continué de représenter l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger en 2017 (94,54% du volume global des exportations) en s’établissant à 32,86 mds usd contre 28,22 mds usd, soit une hausse de 4,64 mds usd correspondant à une augmentation de 16,45% par rapport à l’année 2016, dans le sillage d’un redressement des cours mondiaux de pétrole.

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Suite à l’article paru sur notre journal électronique African Manager et intitulé «Laadhari pris en flagrant délit de communication politicienne», les services de communication du ministre ont pris contact avec notre rédaction, pour apporter les précisions suivantes :

«Lors de son intervention radiophonique sur Radio Mosaïque, Mr Zied Laadhari, Ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, a mis l’accent sur le trend positif qu’ont connu les exportations Tunisiennes en 2017 en augmentant de 18.1% (une augmentation inédite depuis 2011). Nous tenons à préciser à cet égard que, en tenant compte de l’effet conjugué prix/change, les exportations Tunisiennes se sont bien comportées lors de l’exercice 2017. Cela apparait dans la publication de l’INS “Commerce extérieur à prix constant 2017 ».

Il en sort notamment que :

 – Les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur en volume (prix constants) ont augmenté de 4,3% pour les exportations et 2.7% pour les importations.

– L’effet de la balance énergétique sur la balance commerciale globale : La valeur absolue du déficit global a augmenté de 23.7% entre 2017 et 2016. Cette augmentation n’est que de 16.7% si on neutralise l’effet énergie. Hors énergie, et à valeurs courantes, les exportations ont augmenté de 17.7% et font mieux que les importations qui ont, elles, subi une hausse de 17.4%.

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Le déficit budgétaire (hors dons, privatisation et confiscation) s’est élargi au terme des 10 premiers mois de 2017 à 4.420 MDT contre 3.792 MDT une année auparavant. Le financement du déficit a été assuré à hauteur de 88% par des ressources extérieures nettes de l’ordre de 3885.1 MDT contre 1835.8 MDT à fin octobre 2016. C’est ce qui a été indiqué dans la dernière note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Ainsi, au terme des 11 premiers mois de 2017, les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3% respectivement, se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016). En effet, les importations ont totalisé 45,3 milliards de dinars à fin novembre 2017contre 38 milliards au terme du mois de novembre 2016, tandis que les exportations de biens n’ont rapporté que 31 milliards de dinars au cours de la même période contre 26,4 milliards une année auparavant.

Cette situation a induit une poursuite du creusement du déficit commercial qui a atteint son niveau historique le plus élevé, soit 14.362 MDT contre 11.628 MDT une année auparavant.

Au total, la balance commerciale a affiché un déficit de 14,4 milliards de dinars au terme des 11 premiers mois de 2017, soit 14,7% du PIB contre 11.6 milliards de dinars et 12,9% respectivement, une année auparavant. Du côté du secteur touristique et après l’embellie du mois d’août, le rythme des recettes s’est ralenti surtout durant les derniers mois sous l’effet du retour timide des touristes européens. Les recettes touristiques ont totalisé 2.579 MDT à fin novembre 2017, soit une hausse de 16,3% par rapport à fin novembre 2016. Hors effet de change, la hausse des recettes touristiques s’est limitée à 1,9%.

De même, les revenus du travail (en espèces) se sont inscrits en hausse de 13,9% en G.A. à fin novembre 2017 grâce à un effet change favorable. Exprimés en euro, ces revenus ont accusé un léger repli de 0,3%.

Compte tenu de ces évolutions, le solde de la balance des opérations courantes s’est davantage détérioré (-9,3,% du PIB au cours des 11 premiers mois 2017 contre -8,1% au cours de la même période une année auparavant), laissant entrevoir un déficit courant annuel autour de 10% du PIB pour toute l’année 2017. L’ampleur de ce déficit met de la pression sur le marché des changes qui souffre d’un déficit structurel de ressources en devises induisant davantage de pressions sur le taux de change du dinar et sur la liquidité bancaire.

Le solde général de la balance des paiements qui s’est établi à -597 MDT contre -1.943 MDT une année auparavant s’est ressenti de l’ampleur du déficit courant. L’atténuation du déficit général a été soutenue par la mobilisation d’importantes ressources extérieures dont tout récemment le crédit accordé par la Commission Européenne en octobre 2017 pour un montant de 571 MDT et l’amélioration des flux des IDE,(+655 MDT).

La persistance des déséquilibres extérieurs a fortement pesé sur les réserves de change qui se sont établies pour la première fois depuis 2006 sous la barre de 5 milliards de dollars américains. Depuis la fin de 2016 et jusqu’au 15 décembre 2017, le dinar a perdu 17,3% et 6,1% de sa valeur vis-à-vis de l’euro et du dollar américain respectivement.

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L’Algérie part en guerre contre son déficit commercial. Première mesure d’envergure prise à cet effet, l’interdiction temporaire d’importation d’environ 900 produits, rapporte africanews. Entre autres produits sur la liste, les téléphones portables, le papier hygiénique, le thon, les dérivés du maïs, les préparations de viande, les chewing-gums, les bonbons et chocolats, les pâtes alimentaires, les produits électroménagers, etc.

Ainsi, 126 produits verront l’application de la taxe douanière à 60 % et de la TIC. Selon le ministre algérien du Commerce, la suspension à l’importation de ces produits est limitée dans le temps et sera levée progressivement avec ou sans maintien des taxes et autres droits.

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Le déficit de la balance commerciale s’est aggravé à 15 592 millions de dinars (MD), à fin 2017, niveau jamais atteint auparavant par le pays, contre 12601,2 MD, en 2016, a annoncé jeudi, l’Institut national de la statistique (INS), .
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 11 559,1 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’établit à 40 32,9 MD (25,9% du total du déficit) contre 2703,8 MD durant l’année 2016.

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Alors que les mouvements de contestation se multiplient dans tout le pays contre les augmentations des prix et que des bandes suspectes sortent nuitamment, sous couvert de protestation, pour piller et détruire les biens publics et privés, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, considère dans une interview accordée à l’Agence TAP que les récentes augmentations des prix sont “louables”, puisqu’elles visent à réduire les déficits commercial et budgétaire.
Il a rappelé que ces augmentations, qui ne concernent pas les produits subventionnés, “ont été largement discutées dans le cadre de la loi de finances 2018“. Une façon de mettre dans l’embarras le parti qui a voté le texte à l’ARP et le conteste dans la rue

Pourquoi le gouvernement a décidé ces augmentations au lieu d’entreprendre d’autres réformes ?

Depuis sept ans, on vit dans le même cercle vicieux, le pays souffre d’un déficit de la balance commerciale et d’un déficit budgétaire qui créent de l’inflation, aggravent l’endettement et provoquent la dépréciation du dinar. Pour arrêter cette spirale, on prévoit de baisser le déficit du budget à 4,9% en 2018 et 3% en 2020.
Le but est de rétablir les équilibres financiers du pays et de stabiliser le dinar. Nous devons augmenter les taxes pour pouvoir générer plus de ressources au profit de l’Etat. Le fardeau fiscal, qui ne concerne pas les produits de base, est partagé entre tous. Les catégories défavorisées ou la classe moyenne ne sont pas les seules à faire face à ces taxes, les entreprises sont également concernées par ces augmentations, cela veut dire que même la classe aisée est concernée par ces augmentations.

Les augmentations des prix, décidées dans le cadre de la loi des finances 2018, consistent en une augmentation de 1% de la TVA sur plusieurs produits dont les médicaments, la hausse du droit de consommation sur certains produits ainsi que des droits de Douane, surtout pour les produits de luxe.
Les objectifs du gouvernement sont également de limiter les importations et les contrôler, d’où le rétablissement des droits de douane sur les produits d’origine turque à hauteur de 90% des tarifs appliqués dans le régime commun, à partir du 1er janvier 2018.
N’oublions pas que les produits subventionnés ne sont pas concernés par ces augmentations. L’Etat supporte un coût de subvention de 3520 millions de dinars : 1570 MD de subventions des produits de base et un montant de 1500 MD pour les hydrocarbures et un autre de 450 MD pour le transport. Il y a aussi la subvention par l’Etat du sucre qui coûte 100 MD ainsi que celles de l’eau, de l’électricité… Comment un Etat libéral peut supporter un tel niveau de subventions ?

Pour faire baisser les prix pour le consommateur, on est également en train d’importer 2300 tonnes de viandes rouges qui sont vendues à des prix étudiés (17 dinars/kg).
En ce qui concerne les augmentations dans le secteur immobilier, l’instauration d’une TVA de 13% aidera à organiser davantage le secteur et aura réellement un impact de 3% sur le prix de l’immobilier.

Quelles sont les mesures prises par l’Etat pour faire face aux augmentations incontrôlées des prix ?

Ces augmentations sont accompagnées d’une intensification du contrôle des prix. Tout cas de dépassement doit être dénoncé. Les citoyens, les médias et les politiciens sont tous concernés et sont appelés à signaler les cas d’augmentations illégales et dénoncer chaque cas de dépassement, afin de limiter les cas d’augmentation illégale des prix.
L’Etat surveille la distribution de certains produits comme le sucre ou l’huile végétale. De grandes campagnes sont organisées dans les régions pour contrôler la distribution de ces produits. Nous procédons au contrôle continu de tous les produits, même de ceux importés et ce depuis la première ligne, par exemple dans les ports, dans le but de réguler l’importation.
Le but étant de limiter ces importations, surtout que le déficit avec certains pays comme la Turquie a atteint 1850 MD. Nous procédons aussi à l’attribution de certificat de vente libre et à l’augmentation des taxes douanières afin de pouvoir rationaliser les importations et protéger l’industrie locale.
La spéculation est le résultat du manque de la production ou de l’offre, mais l’Etat fait des efforts pour faire face à ce phénomène et intervient à chaque fois pour lutter contre ce fléau. C’est un travail de tous les jours pour le département.

Quelle solution a prévu l’Etat pour faire face au problème du commerce parallèle qui représente plus de 50% de l’économie nationale ?

L’Etat n’épargne aucun effort pour lutter contre ce fléau. Un nouveau décret gouvernemental relatif à la création des bureaux de change a été récemment promulgué, dans ce cadre, par le chef du gouvernement.
Cette mesure permettra l’orientation des opérations de change effectuées illégalement vers les circuits légaux, ainsi que de soutenir les efforts de l’Etat dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Un projet de loi relatif à l’amnistie de change est également proposé à l’ARP. Il est relatif à l’amnistie des infractions de change commises par les Tunisiens résidents à l’étranger.
Il faut créer des alternatives pour les personnes actives dans le secteur informel, la répression n’est pas la seule solution. Il faut les pousser à intégrer le secteur formel et ce en restreignant leurs activités, tout en leur offrant des incitations pour entrer dans la légalité.

L’Etat fait des efforts énormes pour assurer le contrôle économique des importations et aussi pour booster les exportations vu leur importance dans la lutte contre le chômage. Toutes les parties concernées sont appelées à combiner leurs efforts pour améliorer le secteur de l’exportation, essentiel pour la croissance économique du pays.
Au cours de la première réunion du Conseil supérieur de l’exportation, tenue récemment, sous la présidence du chef du gouvernement, Youssef Chahed, 20 mesures importantes en faveur de l’export ont été annoncées. Elles concernent essentiellement l’amélioration du climat général à l’export et l’élimination des obstacles auxquels sont confrontés les exportateurs, outre la mise en place d’un cadre général pour la réforme législative et administrative de l’activité d’exportation.
L’Etat a, ainsi, mis en place un plan qui vise à relever la valeur des exportation à plus de 50 milliards de dinars, d’ici 2020.

Comment évaluez-vous la situation actuelle de l’économie nationale ?

Des signes de reprise économique sont enregistrés, c’est ainsi que nous avons réalisé une croissance de près de 2% et une augmentation des exportations de 4% à prix constants et de 18% à prix courants, en 2017.
Pour l’avenir, l’Inflation étant liée à la dépréciation du dinar, il faut sortir de cette spirale, en maîtrisant les déficits budgétaire et commercial.

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Le déficit commercial alimentaire s’est aggravé, à la fin de l’année 2017, pour se situer au niveau de 1354 millions de dinars (MD), contre 1075 MD, une année auparavant. Le taux de couverture a régressé, ainsi, passant de 71,8% à 70,9%, durant la même période, a annoncé, mardi, le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.
Lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des principaux résultats de la production agricole et de pêche en 2017 et les programmes prévus pour 2018, le ministre de l’Agriculture, Samir Taieb, a annoncé que les investissements approuvés, en 2017, ont dépassé la valeur de 670 MD, dont plus de 2/3 concernent des activités agricoles.
En ce qui concerne les exportations tunisiennes de produits agricoles durant la saison 2016-2017, Taieb a rappelé les exportations de l’huile d’olive lesquelles ont atteint, jusqu’à fin octobre 2017, environ 85 mille tonnes, d’une valeur de près de 828 MD.
Les exportations des dattes durant la même saison 2016-2017 ont été remarquables. Leur quantité a atteint environ 110 mille tonnes, d’une valeur de 570 MD, ce qui correspond à une hausse de 20% par rapport à 2016.
Par ailleurs, les exportations des fruits se sont élevées à 24,3 mille tonnes, drainant des recettes à hauteur de 61,6 MD.
S’agissant des produits de la pêche, les exportations ont atteint environ 411 MD, alors que les importations n’ont pas dépassé les 149 MD, ce qui correspond à un taux de couverture de 275%.

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a démenti toute augmentation dans les produits de base subventionnés par l’État. “Nous allons continuer à subventionner ces produits et rien ne vas changer“, a-t-il assuré.

Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis sur la loi de finances 2018, le ministre a par ailleurs expliqué que les augmentations qui ont eu lieu aujourd’hui et telles qu’elles ont été constatées par les citoyens n’ont touché que près de 8% des produits destinés au marché local et que cela a été fait dans le cadre de la révision des tarifs douaniers afin de réduire les importations.

Il a par ailleurs mis en garde contre la hausse du déficit commercial qui a atteint, selon lui, 9% suite à l’augmentation des importations (19%), un déficit qui devrait être financé par l’endettement extérieur et le recours au marché international, selon ses dires.

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Dans une récente étude, intitulée «Le rééquilibrage de la balance commerciale en Tunisie» et faite par Jean-Louis Guigou, président de l’IPEMED, Mariem Brahim, Chargée d’études au sein de l’IPEMED et sous la direction de Noureddine Hajji, Président d’IPEMED Tunisie, quatre solutions, jugées efficaces par ces experts, et pouvant permettre un rétablissement de l’équilibre de la balance commerciale tunisienne, et de faire des échanges com­merciaux un catalyseur de la relance de l’économie en Tunisie, ont été avancées. Cette étude conclut ainsi à quatre propositions, qui s’adressent essentiellement au chef du gouvernement, Youssef Chahed, chef d’orchestre de la stratégie économique.

  1. Négocier avec la Chine, la Turquie et la Russie

Pour le 1er point, l’Ipemed rappelle d’abord que 85% du commerce extérieur se réalise avec les pays de l’UE, et estime équilibré ce commerce Nord/Sud. Il estime ensuite, comme beaucoup d’autres experts, que «le déficit avec la Chine, la Turquie et la Russie est colossal» et qu’il est «urgent de rationaliser les importations de la Tunisie dans le respect de ses engagements internationaux. Il en va de même de certaines des activités en Tunisie».

Les experts de l’observatoire de l’économie méditerranéenne proposent, pour la Chine, l’établissement de «nouvelles relations dans la perspective d’attirer des investissements chinois en Tunisie pour développer des plateformes d’opérations sur l’Europe et l’Afrique». Pour la Turquie, il faudrait «revoir la convention d’échanges commerciaux entre les deux pays pour limiter les importations jugées improductives et réduire les importations de luxe». Le gouvernement de Youssef Chahed s’est certes engagé dans cette voie, mais pas entièrement, refusant la révision de la convention et se limitant à durcir les conditions financières d’importation de certains produits et en rétablissant les DD sur la Turquie. Reste la Russie. Selon l’observatoire, «il devient indispensable de développer et diversifier les exportations à destination de ce pays». Peut-être que le chef du gouvernement tunisien s’y attardera, jeudi 3 janvier 2018, lors de la réunion du Conseil supérieur de l’exportation.

  1. Moderniser les filières importatrices qui sont à l’origine du déficit commercial

Pour sa seconde proposition au gouvernement tunisien, pour réduire son déficit commercial qui creuse à son tour le déficit de la balance des paiements, l’Ipemed constate d’abord que les filières qui sont à l’origine de 79% du déficit com­mercial sont la filière agroalimentaire (13% du total du déficit commercial), la filière chimique (19%), la filière métallurgie – sidérurgie (18%), la filière bois et papiers (6%) et la filière énergétique (23%).

Pour y remédier, deux axes lui paraissent prioritaires. D’abord «Rapatrier et développer en Tunisie les activités de transformation en prolongement des importations des produits alimentaires et de la production agricole et ne plus se limiter à des exportations de produits non transformés». L’exemple type, à ce sujet, est celui de l’huile d’olive, jusqu’ici en grande majorité exportée en vrac, alors que les possibilités de conditionnement et de packaging pourraient en transformer les perspectives. C’est ensuite, selon les experts méditerranéens, «concentrer les IDE sur l’ensemble de ces 5 filières et internationaliser la production». Or, jusqu’ici, la Tunisie subit les IDE et n’arrive toujours pas à les canaliser.

  1. Renforcer les filières exportatrices

L’Ipemed constate, pour la 3ème proposition de remède aux problèmes des déficits des balances, commerciale et de paiement, que «les filières qui sont fortement exportatrices et qui ont encore un fort potentiel de croissance sont la filière textile, habillement, cuir et chaussures». Il propose à ce sujet «le renforcement de la chaine de valeur et la diversification de la production» qu’il juge «nécessaire et possible», notamment par la coproduction avec les industriels européens.

Pour la filière mécanique et électrique, Guigou, Hajji et Brahim suggèrent que «la restauration et le renforce­ment de la compétitivité sont nécessaires avec l’attraction d’opérateurs d’envergure comme, à la fois, cibles et moteurs de la dynamique qu’elle doit connaitre». Il est vrai que différentes entreprises industrielles, étatiques, nécessiteraient l’entrée de partenaires stratégiques et que le syndicat ouvrier tunisien, UGTT, s’y oppose !

  1. Restaurer la compétitivité du tissu industriel tunisien

L’étude, dont l’Ipemed a donné un résumé, a mis en relief selon ses auteurs «des secteurs et des filières, pas ou trop peu exploités» et mis en exergue «la nécessaire reconfiguration et dynami­sation de quelques secteurs vers une production à forte valeur» et pointé du doigt la nécessité de «réponses claires au travers d’une politique affirmée par des actions concrètes sur le terrain».

Guigou, Hajji et Brahim citent en exemple «les secteurs et filières automobile, aéronautique, textile, habillement, cuir, chaussures, chimique, agroalimentaire, énergies renouvelables et le digital [qui] regorgent d’opportunités d’investissement » et proposent, comme levier de développement, le recours à une politique de «coproduction avec des partenaires européens et non européens».

Reste à savoir, d’abord, si les ministres des différents secteurs de l’économie tunisienne étaient au courant de cette étude, réalisée depuis août dernier et si le chef du gouvernement lui-même l’était et l’aurait lue. A tous ses critiques et détracteurs, Chahed demandait des solutions. En veux-tu en voilà !

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Le déficit commercial s’est creusé, au terme des 11 mois de 2017, pour atteindre un niveau historique le plus élevé, soit 14.362MDT contre 11.628MDT, une année auparavant, a indiqué la BCT, jeudi, dans une note de conjoncture économique.
Les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3%, respectivement se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016).
“Le déficit commercial record porte la marque, essentiellement, du maintien des déficits de la balance énergétique et celui de la balance alimentaire à des niveaux élevés, soit -3,829MDT et -1,338MDT respectivement”, lit-on dans cette note.
La BCT a fait état, dans ce contexte, d’une bonne tenue des exportations du secteur des industries mécaniques et électriques (+19,7% à fin novembre 2017 contre +15,6%) qui semble profiter de la reprise de la demande de la zone Euro, principal partenaire commercial de la Tunisie.
En revanche, la contreperformance du secteur des mine, phosphates et dérivés s’est poursuivie avec une baisse des ventes de 3% à fin novembre 2017 contre un rebond technique (+42,3%) au cours de la même période 2016, et ce en dépit de la reprise de la production dans le bassin minier.

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L’UTICA et le chef du gouvernement, Youssef Chahed, même combat. Après le tir amical de Chahed, qui ne s’est pas démonté devant le redoutable et irascible président turc, Recep Tayyip Erdogan, c’est au tour de l’UTICA de porter l’attaque, dans les mêmes termes : courtois mais franc, avec un chef d’Etat que la rudesse n’effraie pas. Tout l’enjeu de la visite d’Erdogan, un séjour qui a fait jaser pour les raisons que l’on sait, était, pour les Tunisiens, de faire comprendre à un partenaire clé que les rapports économiques sont trop déséquilibrés à un point qui n’est plus supportable pour la Tunisie, et qu’il était temps de rééquilibrer les choses. Mais aussi bien Chahed que l’UTICA ont fait preuve de doigté, de sens aigu de la diplomatie devrait-on dire, en évitant d’évoquer frontalement le problème du déficit de la balance commerciale, et ont préféré mettre le curseur sur l’ouverture du marché turc aux produits tunisiens et les investissements turcs en Tunisie. C’est aussi une façon de rééquilibrer les relations économiques entre les deux pays, tout en contournant l’obsessionnelle invasion du marché tunisien par les produits turcs, sur laquelle on peut difficilement avoir une prise dans la durée, après le rétablissement des droits de douane pour une période bien déterminée.

L’UTICA (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat) a appelé les investisseurs turcs à réaliser des projets en Tunisie, de manière à leur permettre d’écouler leurs produits sur d’autres marchés, notamment africains, dans le cadre d’une approche visant à trouver des solutions au déficit de la balance commerciale avec la Turquie (1500 millions de dinars), a déclaré, jeudi, à l’agence TAP, le membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et président de la partie tunisienne du conseil d’affaires tuniso-turc, Slim Ghorbal.
Il a indiqué que la Tunisie bénéficie d’un ensemble d’avantages, tels que sa position géographique stratégique et les compétences dont elle dispose, outre un tissu industriel développé capable d’offrir la valeur ajoutée escomptée à l’investisseur turc dans plusieurs secteurs, à l’instar de la confection de prêt-à-porter, notamment la production de petites séries, la câblerie, les composants électroniques et les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le membre du bureau exécutif de la Centrale patronale a rappelé que la nouvelle loi sur l’investissement permet, également, à l’investisseur étranger de posséder son entreprise à hauteur de 100% ( à l’exception des terres agricoles), ce qui est de nature à encourager l’investisseur étranger à réaliser ses projets en Tunisie.
Ghorbal a fait savoir que la partie turque qui a rencontré, mercredi, ses homologues tunisiennes lors du Forum d’affaires tuniso-turc, organisé à l’occasion de la visite d’Etat d’Erdogan en Tunisie (26-27 décembre 2017), examinera cette proposition comme il en sera le cas pour les différents intervenants en Tunisie, ce sujet devant être étudié au niveau du Conseil de la coopération stratégique tuniso-turque qui se tiendra en 2018.
Il y a lieu de rappeler que la loi de finances pour l’exercice 2018 a adopté l’article 40 stipulant des mesures douanières exceptionnelles sur la liste des importations en provenance de la Turquie qui seront soumises à partir de janvier 2018 à des taxes douanières de 90%.

Lors des travaux du forum tuniso-turc, Ghorbal a indiqué que face aux enjeux issus de la difficulté de la transition politique et ses implications sur la situation économique et sociale, sur le développement des régions de l’intérieur et sur l’emploi des jeunes, la Tunisie n’a d’autres issues que de relancer la croissance par la relance des exportations, le redéploiement et le développement des investissements publics, privés, locaux et étrangers, selon un communiqué de l’UTICA, publié jeudi.
Et de signaler que les relations tuniso-turques ne doivent pas être traitées de manière isolée de cette donne ni encore moins se limiter à la simple problématique de la structure de la balance commerciale qui a pris des dimensions parfois démesurées mais doivent être traités dans le cadre d’une réflexion dans une perspective globale, beaucoup plus ambitieuse et débouchant le plus rapidement possible sur des actes porteurs de signaux forts.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale Zied Laâdhari, a affirmé, de son côté, que la présence de 150 hommes d’affaires turcs est une véritable opportunité pour établir des partenariats stratégiques entre les entreprises des deux pays.
Les échanges économiques tuniso-turcs sont en deçà de nos ambitions, a-t-il ajouté, mais il y a des opportunités et un grand potentiel de partenariats entre les deux pays à saisir.

Pour sa part, Ugur Dogan, président de la partie turque du Conseil d’affaires turco-tunisien, a souligné que les Turcs sont prêts à investir dans des domaines comme l’industrie automobile et les télécommunications.
La Tunisie a signé en marge de la visite du président turc plusieurs accords dont certains relatifs à la protection et au renforcement des investissements tuniso-turcs.

Le président Erdogan a souligné, au cours d’une conférence de presse tenue, mercredi, au palais de Carthage, conjointement avec le président de la République Béji Caid Essebsi, comprendre la conjoncture économique par laquelle la Tunisie passe, affirmant la volonté de la Turquie de l’aider afin que le pays puisse surmonter le déficit de la balance commerciale, à travers l’augmentation des importations des produits tunisiens.
Et de préciser que les deux parties oeuvreront a intensifier le dialogue et la concertation afin de renforcer les relations de coopération bilatérale, notamment dans les domaines du commerce et du tourisme, annonçant que la Turquie compte accorder un prêt de 300 millions de dinars à la Tunisie.

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Les relations de coopération et d’amitié entre la Tunisie et la Turquie et les moyens de les consolider ont été au centre de l’entretien, mercredi 27 décembre au palais de Carthage, entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en présence des délégations de hauts responsables des deux pays, indique la présidence du gouvernement dans un communiqué.

Le chef du gouvernement a souligné à cette occasion “la nécessité d’œuvrer à rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’ouvrir des perspectives aux exportations tunisiennes sur les marchés turcs“, précise le communiqué.

Youssef Chahed a réaffirmé également “la nécessité d’impulser les investissements turcs en Tunisie et de leur offrir des conditions propices sur la base du bénéfice réciproque“.

Le chef de l’Etat turc achève mercredi une visite de deux jours en Tunisie, à l’invitation du président de la République, Beji Caid Essebsi.

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Le déficit commercial de l’Algérie a reculé à 10,7 milliards de dollars sur les onze (11) premiers mois de 2017 contre un déficit de 15,58 milliards de dollars sur la même période de 2016, soit une baisse de 4,9 milliards de dollars correspondant à un recul de 31,3%, relate APS.

Les exportations ont nettement augmenté à 31,19 milliards de dollars (mds usd) sur les 11 premiers mois de l’année 2017 contre 27,22 mds usd sur la même période de 2016 (+14%), en hausse de près de quatre (4) mds usd, selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (CNIS).

Concernant les importations, elles ont baissé mais à un très faible rythme en s’établissant à 41,895 mds usd contre 42,801 mds usd (-2,12%), en baisse de 900 millions de dollars, précise la même source.

Quant au taux de couverture des importations par les exportations, il est passé à 74% contre 64% à la même période de l’année précédente, a ajouté la même source.

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Demain mardi 26 décembre 2017, le président de la République, Béji Caid Essebsi, aura un hôte très spécial : Recep Tayyip Erdoğan. Le président turc, auréolé de son nouveau statut de défenseur de la cause palestinienne, quand les président arabes se terrent dans leurs palais au luxe insolent, débarque en Tunisie à l’invitation, il faut tout de même le souligner, de BCE. L’histoire ne nous dit pas ce que le chef de l’Etat tunisien a fait exactement pour l’attirer au berceau du “printemps arabe”, que Erdogan n’a certainement pas dû voir d’un bon oeil, lui dont les moeurs politiques s’éloignent du modèle démocratique tunisien, mais on est à peu près sûr que Essebsi a fait des pieds et des mains pour l’attirer ici. La chose n’a pas dû être aisée car si Erdogan sait que les autorités lui dérouleront le tapis rouge, il sait aussi qu’il ne pourra pas en demander autant à la société civile et aux organisations de défense des droits de l’Homme, qui font feu de tout bois depuis un fameux 14 janvier 2011. Et comme sur ce plan Erdogan est très loin de pouvoir montrer patte blanche – les Kurdes, ses opposants et les journalistes en savent quelque chose -, il y aura des étincelles dans l’air.

Le SNJT (Syndicat national des journalistes tunisiens) a mis ses habits de combat, et a promis de tout faire pour pourrir la visite de l’encombrant “ami” turc. Mais ne nous leurrons pas : Erdogan est un dur, un coriace, de la trempe de Vladimir Poutine, Kim Jong-un. Cette agitation à Tunis n’est pas une première pour lui, il s’y est préparé et y fera face. Et puis les autorités tunisiennes l’y aideront, elles qui tiennent enfin une occasion de converser directement et d’arracher des engagements fermes à l’un des responsables du déficit commercial qui affole le gouvernement, sans qu’il puisse faire quoi ce soit pour l’enrayer. Alors ce ne sont pas quelques cris des défenseurs des droits de l’Homme qui vont gâcher la fête, avec les accords que le président turc a amenés dans ses valises. La Tunisie a beau monter ses muscles devant les autorités émiraties, d’ailleurs de façon un peu puérile et irréfléchie quand on sait tout ce qu’elle a à perdre dans cette affaire, on le sait tous : Elle n’a pas les moyens de s’engager dans la voie que les moralisateurs publics (spécialistes auto-proclamés, pseudo-experts et autres commentateurs plus ou moins avisés) lui suggèrent. Alors oui : La contestation aura tous ses droits, car après tout on n’est pas dans une démocratie pour rien, mais la realpolitik – en l’occurrence l’économique – aussi aura ses droits, in fine.

Ce que Erdogan a laissé chez lui

On commençait à les oublier, l’actualité étant happée par d’autres sujets chauds (Jérusalem, Corée du Nord..), mais les purges d’Erdogan continuent de plus belle, au nom de sa prétendue lutte contre le “terrorisme“. Dans les faits, c’est un combat à mort contre le mouvement de son ennemi historique, Fethullah Gülen, qui aurait, selon Ankara, fomenté le coup d’état du 15 juillet 2016. Hier dimanche 24 décembre 2017, les autorités turques ont encore taillé dans les effectifs de l’enseignement et de l’armée. 2756 fonctionnaires de plus, accusés d’être acquis à la cause de Gülen, ont été limogés. Et bien que faisait Erdogan pendant ce temps ? Et bien il signait des contrats au Soudan, où Omar el-Béchir, un autre personnage peu recommandable qui a sur sa tête plusieurs mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a multiplié les honneurs pour son invité.

Au total, près de 50.000 individus ont été placés derrière les barreaux et 150.000 autres éjectés de la fonction publique et du secteur privé depuis le dernier putsch raté. Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a fait savoir que 110.000 fonctionnaires allait être recrutées en 2018 pour résorber le trou créé par ces purges massives. Quelque 36.000 postes sont à prendre dans les services hospitaliers et 20.000 dans l’éducation, a indiqué Yildirim. Mais ce qu’il n’a pas dit c’est que les autorités vont sans nul doute s’assurer de l’allégeance à Erdogan avant toute nouvelle embauche.

Rappelons que le théologien Fethullah Gülen, qui s’est réfugié en Pennsylvanie, aux USA, depuis 1999, dément catégoriquement être derrière le coup d’état raté qui a couté la vie à quelque 240 personnes.

A chaque fois que le président russe, Vladimir Poutine ou le président chinois, Xi Jinping, bougent quelque part dans le monde, ils sont accueillis par un torrent de protestations, au nom de la défense des droits humains qu’ils piétinent au quotidien, il faut tout de même le souligner. Ce fut le cas lors de la dernière visite de Poutine en France, en mai 2017, et avant lui Jinping, en mars 2014. Mais cela n’a jamais empêché quelque signature de contrat que ce soit, après les leçons de morale d’usage des autorités, pour faire plaisir aux journalistes et activistes de la société civile, des tirades d’ailleurs de plus en plus discrètes et courtes. Le monde a changé, hélas, et la raison d’Etat – les contrats pour faire tourner la machine économique et faire manger les populations – a tendance à occulter les élans passionnels et passionnés pour la vertu, la morale, les droits des uns et des autres.

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Le déficit commercial s’est aggravé, à fin novembre 2017, pour se situer à 14362,4 millions de dinars (MD) contre 11628,0 MD, durant la même période en 2016.
Selon les statistiques du commerce extérieur pour les 11 mois 2017, publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le taux de couverture a enregistré, ainsi, une baisse par rapport à la même période de l’année 2016 pour se situer à des taux respectifs de 68,3 % et de 69,4 %.
Le déficit commercial s’est aggravé avec certains pays, tels que la Chine (-3997,4 MD), l’Italie (-1882,7 MD), la Turquie (-1661,5 MD), la Russie (-1058,1 MD) et l’Algérie (-654,1MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France (premier partenaire de la Tunisie) de 2737,6MD, la Libye (771,8MD) et le Royaume Uni (184,8MD).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 10533 MD et le déficit de la balance énergétique s’établit à 3829,4MD (26,7% du total du déficit) contre 2662,3MD durant les onze mois de l’année 2016.

Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants, durant les onze mois de l’année 2017, montrent que les exportations continuent d’augmenter à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 17,3% contre 4,5% durant la même période de l’année 2016.
En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 30971,3 MD contre 26394,6 MD durant la même période de l’année 2016.
L’INS a noté que l’augmentation observée au niveau de l’exportation, durant les onze mois de l’année 2017, concerne la majorité des secteurs.
En effet, le secteur de l’énergie a observé un accroissement important par rapport à la même période en 2016, suite à l’augmentation des ventes du pétrole brut (1035,9MD ) et les produits raffinés (706,7 MD).
De même, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a cru de 14,6% suite à l’augmentation des ventes des dattes (488,3 MD).
Le secteur des industries mécaniques et électriques a progressé de 19,7% et le secteur textile et habillement et cuirs a augmenté de 16,5%.
Il en est de même pour le secteur des industries manufacturières qui a cru de 15,5%.
Par contre, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 3%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (400,9 MD).
De même, les importations ont maintenu un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 19,2% contre 4,3% durant la même période de l’année 2016.
En valeur les importations ont atteint 45333,7 MD à fin novembre 2017 contre 38022,6 MD, durant la même période de l’année 2016.

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C'est un Taoufik Baccar très remonté qui a pris sa plume ce mardi 20 février 2018... ou plutôt son clavier. Sur sa page Facebook,...

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