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Le Secrétaire d’Etat tunisien (SE) au Commerce a annoncé hier un accord avec les concessionnaires automobiles en Tunisie sur une baisse de 20 % des importations en véhicules neufs. Cela devrait diminuer les importations tunisiennes de 10.000 véhicules neufs et priver, en quelque sorte, le marché de dix mille voitures. Cet accord, a indiqué le Secrétaire d’Etat, qui a un peu pris de cours les concessionnaires qui croyaient que l’accord était confidentiel, a pour objectif  de diminuer la pression sur le déficit commercial ainsi que sur les réserves en devises.

Ce que n’a pas précisé Hichem Ben Ahmed à propos de l’accord avec les concessionnaires, c’est qu’il a été entendu que les concessionnaires récupèreront 10 % du quota, si la situation de la balance commerciale tunisienne s’améliorait. Ils pourraient ainsi, en juin 2018, importer 5.000 autres nouveaux véhicules neufs.

Ce que n’a pas, non plus, précisé Hichem Ben Ahmed, c’est que cet accord avait aussi pour condition que l’Etat tunisien mette en place des mécanismes qui permettraient de diminuer aussi l’importation, hors concessionnaires, des véhicules étrangers en Tunisie. En effet, ce qu’on appelle communément le marché parallèle représente généralement 50 % du volume importé, en plus de ce qui est importé par les concessionnaires. En plus des 45.000, le marché tunisien des voitures accueille chaque année au moins 20 mille autres, importés hors des circuits légaux. Au cours des 9 derniers mois de l’année en cours, 15.874 véhicules ont été importés par le circuit parallèle et ré-immatriculés.

Par ailleurs, mais toujours dans le domaine des voitures, Iyed Dahmani avait déclaré jeudi que l’Etat avait décidé de suspendre l’achat de nouvelles voitures pour les besoins de ses différents ministères. On rappelle à cet égard que l’Etat lance chaque année des appels d’offres pour l’acquisition de 2.000 à 2.500 voitures pour les besoins des différents ministères, notamment celui de l’Intérieur et celui de la Défense. Cela représenterait, puisque l’Etat achète en hors taxes, un budget de plus de 70 MDT par an. L’Etat tunisien en ferait désormais l’économie. Sauf que la décision ne concernera que les voitures de fonction, généralement de grosses cylindrées qui ne représenteraient que 10 % des achats et donc une économie de quelque 7 MDT, c’est tout !

 

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Le ministre du Développement, d’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Ladhari, a fait savoir ce mercredi 1er novembre 2017 que l’augmentation de la masse salariale, la dépréciation du dinar et l’indice des prix à la consommation ont fortement pesé sur les finances publiques en Tunisie.

Lors de son audition par la commission des finances, de la planification et du développement relevant de l’ARP, le ministre a affirmé que les efforts se poursuivent afin de sortir de l’ornière et d’assurer la reprise du rythme de la production dans tous les secteurs.

Il a, dans ce contexte, précisé que la production de phosphate a enregistré une évolution de 30,9% sur les neuf premiers mois de l’année 2017, en revanche les exportations du secteur en question ont baissé de 11,2% suite à la multiplication des mouvements de protestation dans les unités d’approvisionnement en la matière, relevant du Groupement chimique tunisien. S’agissant du secteur pétrolier, une baisse de l’ordre de 18,9 % a été enregistrée durant les huit premiers mois de l’année en cours.

Par ailleurs Ladhari a insisté sur la nécessité de consolider la concertation entre toutes les parties sociales afin de ramener la confiance et d’instaurer un bon climat social visant l’amélioration de la production et la redynamisation des investissements dans tous les domaines.

Il a, de même, assuré que la maîtrise du déficit commercial figure parmi les principales priorités du gouvernement d’union nationale pour l’année 2018. Le ministre a affirmé que plus de 5000 millions de dinars (MD) seront consacrés aux investissements et que 500 MD seront également alloués aux projets dans les secteurs public et privé.

A rappeler que la Tunisie prévoit une croissance économique de 3% pour l’année 2018, contre des prévisions de 2.2% pour l’année courante. Le gouvernement prévoit d’atteindre ce taux en se basant sur une croissance du secteur de l’agriculture et de la pêche de 5,5% (contre 2,3% prévue en 2017) et le développement des industries manufacturières ainsi qu’une augmentation des industries non manufacturières de 2,4%, contre une baisse de la croissance des services marchands de 3,4% pour l’ensemble de l’année 2017 à 2,7% pour l’année 2018, avec le maintien de la croissance des services non marchands à 0,7%.

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“Le FMI exerce une pression sur la BCT afin de faire baisser la valeur du dinar. La raison évoquée par le FMI est que la dévaluation du dinar va d’un côté améliorer la compétitivité des exportateurs et donc augmenter les exportations et de l’autre côté va augmenter le prix des importations et donc réduire leur volume”, c’est ce qu’a été indiqué dans la dernière note de l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE). Ainsi, en baissant drastiquement la valeur du dinar, le FMI espère réduire le déficit commercial à moyen terme.

D’autre part, la BCT décompose l’évolution des échanges commerciaux selon trois effets : l’effet de la variation du taux de change (effet change), l’effet de la variation des prix (exemple : prix du pétrole) et l’effet de la variation des volumes d’échanges. Comme le montre la figure, la variation du dinar à la baisse (effet change) a eu un impact négatif sur l’évolution des échanges commerciaux de l’ordre de 1,1 Milliards en 2016 et de 1 Milliards uniquement sur le premier semestre de 2017. Cela veut dire que l’effet négatif de l’augmentation de la valeur des importations due à la baisse du dinar surpasse l’effet positif de l’augmentation de la valeur des exportations due à cette baisse. En d’autres termes, au lieu de réduire le déficit commercial comme attendu par le FMI, la baisse de la valeur du dinar a au contraire augmenté ce déficit commercial, souligne l’OTE.

Ainsi, la Tunisie est entrée dans un cercle vicieux où plus le dinar baisse et plus le déficit commercial se creuse dû à cette baisse et plus le FMI exige une dévaluation du dinar, d’autant plus grande que le déficit commercial se creuse. Est-ce la raison pour laquelle la BCT a décidé d’agir sur le volume des importations.

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” Porter la contribution des exportations tunisiennes au PIB de 38% actuellement à 42% et augmenter le taux de couverture des importations par les exportations tels sont les principaux objectifs ciblés par le gouvernement actuel “, a indiqué Aziza Htira PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex).
Htira a appelé à se focaliser sur des secteurs à haute valeur ajoutée, à conquérir des nouveaux marchés et à surmonter les obstacles entravant les exportations tunisiennes, faisant remarquer que l’exportation constitue le pilier de l’économie, rappelant que la contribution de l’exportation au PIB atteint dans certains pays, les 60%.

Htira, qui intervenait jeudi à une rencontre organisée entre le ministère du Commerce et les exportateurs pour s’informer sur leurs propositions pour développer les exportations, a souligné que la réalisation de ces objectifs demeure tributaire de la mise en place d’un environnement favorable à travers la simplification des procédures administratives, le soutien des exportateurs pendant tout le processus d’exportation ( produit, transport et opération d’exportation) afin de garantir une meilleure compétitivité des produits tunisiens à l’étranger.
” Il s’agit également de fournir l’appui financier aux entreprises exportatrices, en renforçant la présence des banques tunisiennes dans les marchés africains qui comptent des niches à explorer “, a-t-elle ajouté.

De son côté le ministre du Commerce, Omar Behi a, à cette occasion, souligné que les propositions présentées par les entreprises exportatrices seront examinées lors de la tenue du Conseil supérieur des exportations, dont la première réunion, après sa réactivation, aura lieu à la fin cette année et pendant laquelle des décisions seront prises aux fins de booster les exportations tunisiennes et réduire le déficit commercial.

Selon l’INS, le déficit de la balance commerciale s’est encore creusé à la fin de septembre 2017, pour se situer à 11 480,1 MD, alors qu’il était à 9 326,7 MD une année auparavant en raison de l’aggravation du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3241,8 MD), l’Italie (-1 513,4 MD), la Turquie (-1 302,6 MD), la Russie (-924,6 MD) et l’Algérie (-326,4 MD).

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Selon des statistiques publiées par les services de la Douane , le déficit commercial de l’Algérie a reculé à 8,14 milliards de dollars sur les neuf (9) premiers mois de 2017 contre un déficit de 13,11 milliards de dollars sur la même période de 2016, soit une baisse de 4,97 milliards de dollars correspondant à un recul du déficit de 37,94%, a appris l’APS.

Les exportations ont nettement augmenté à 25,79 milliards de dollars (mds usd) sur les 9 premiers mois de l’année 2017 contre 21,82 mds usd sur la même période de 2016 (+18,2%), en hausse de 3,97 mds usd, selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (Cnis).

Concernant les importations, elles ont connu une légère baisse en s’établissant à 33,92 mds usd contre 34,93 mds usd (-2,9%), en baisse de 1,01 mds usd, précise la même source.

Quant au taux de couverture des importations par les exportations, il est passé à 76% contre 62% à la même période de l’année précédente.

Toujours selon APS, les hydrocarbures continuent de représenter l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger (94,66% du volume global des exportations), en s’établissant à 24,41 mds usd contre 20,52 mds usd sur la même période de 2016, soit une hausse de 3,89 mds usd correspondant à une augmentation de près de 19%.

Demeurant toujours marginales, les exportations hors hydrocarbures se sont établies à 1,38 mds usd, soit une hausse de 5,76% par rapport à la même période 2016.

Les exportations hors hydrocarbures sont composées des demi-produits avec 973 millions usd (contre 982 millions usd), des biens alimentaires avec 277 millions usd (contre 208 millions usd), des biens d’équipements industriels avec 61 millions usd (contre 39 millions usd), des produits bruts avec 51 millions usd (contre 61 millions usd), des biens de consommation non alimentaires avec 15 millions usd (contre 12 millions usd) et des biens d’équipements agricoles avec 0,16 million usd (contre 0,05 million usd).

Pour ce qui est des importations, des baisses ont été constatées pour les biens d’équipements industriels en s’établissant à 10,45 mds usd contre 11,54 mds usd (-9,51%), les demi-produits à 7,96 mds usd contre 8,63 mds usd (-7,7%), et les produits bruts à 1,07 mds usd contre 1,18 mds usd (-9,07%), détaille APS.

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Selon des données annoncées par le ministère égyptien de l’industrie et du commerce extérieur et rapportées par l’agence Ecofin, le déficit de la balance commerciale en Egypte a enregistré une baisse de 12,23 milliards $ (37%) sur les huit premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à 20,1 milliards $, contre 32,4 milliards $ à la même période en 2016.

Cette situation découle essentiellement d’une hausse de 15% des exportations hors pétrole. Celles-ci ont ainsi atteint 15 milliards $ sur la période de janvier à août 2017, contre 13,5 milliards $ sur la même période en 2016.

Dans le même temps, les importations hors pétrole ont diminué de 23%, passant de 45,5 milliards $ en 2016 à 35,1 milliards $ en 2017.

A noter que la balance commerciale égyptienne est structurellement déficitaire. Les exportations de pétrole, qui occupent le premier poste d’exportations, ont connu une baisse régulière qui a eu pour effet d’aggraver le déficit de la balance commerciale en 2016, atteignant 38,8 milliards $, précise la même source.

Toutefois, le flux de commerce extérieur de l’Égypte a considérablement augmenté (de 273,5% en 10 ans) pour atteindre 737 milliards $ en 2015, contre 197,3 milliards $ en 2006.

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Selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (Cnis), le déficit commercial de l`Algérie a atteint 7,32 milliards de dollars sur les huit premiers mois de 2017 contre un déficit de 12,23 milliards de dollars sur la même période de 2016, soit une  baisse de 40,12%, relate APS.

Les exportations ont nettement augmenté à 23,51 milliards de dollars (mds usd) contre 19,41 mds usd sur la même période de 2016 (+21,12.

Les importations se sont légèrement réduites en s’établissant à 30,84 mds usd contre 31,65 mds usd (-2,56%), précise la même source.

D’après la même source, s’agissant du taux de couverture des importations par les exportations, il est passé à 76% contre 61% à la même période de l’année précédente.

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Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (74.5% du total des exportations) ont augmenté de 21.4%, à la fin du mois d’août 2017. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 28.6%, l’Allemagne de 26.3% et la Belgique de 11.6%. D’autre part les ventes tunisiennes sont en diminution pour d’autres pays, notamment avec l’Autriche de 11.5% et la Bulgarie de 6.0%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont baissé avec l’Algérie de 17.2% et la Libye de 9.4%. En revanche, nos exportations vers le Maroc ont augmenté de 21.3%.

On remarquera que le solde de la balance commerciale tunisienne est déficitaire de 10068.5MD suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2802.0MD), l’Italie (-1347.7MD), la Turquie (-1181.5MD), la Russie (-876.9 MD) et l’Algérie (-383.2MD). Le 6 août dernier pourtant, l’ancien ministre tunisien du Commerce, Zied Laadhari, déclarait à Africanmanager qu’il avait activé les mesures de sauvegarde avec la Turquie…

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Les échanges effectués par les sociétés résidentes (selon l’optique change), durant le 1er semestre de 2017 ont engendré un niveau de déficit dépassant 10,8 Milliards de dinars, et c’est ce qui rend l’aggravation du déficit commercial durant cette période davantage préoccupante, dénote une Analyse des échanges commerciaux de la Tunisie du Premier Semestre 2017, qui vient d’être publiée par la Banque centrale de Tunisie.

La même analyse a précisé que la part des exportations des non-résidents demeure toujours supérieure à celle des ventes des résidents (60%/40%). Par contre, la part des importations des résidents est prépondérante (72%).
Face à cette situation, les analystes de la BCT estiment que la mise en œuvre de la stratégie visant la promotion des exportations effectuées par les sociétés résidentes, qui se traduisent par un impact direct sur le niveau des avoirs en devises, doit se poursuivre et s’accompagner par des mesures efficaces visant la maitrise des importations, notamment celles débridées et non-essentielles (sous franchise, non conformes aux normes techniques et sanitaires…).

Il est à rappeler que le déficit commercial s’est aggravé de 1,5 milliard de Dinars (+24,9%), durant le 1er semestre de 2017. Le niveau du déficit a atteint au terme du 1er semestre de l’année en cours 7,5 milliards de Dinars (soit un déficit mensuel moyen de 1256 MDT contre 1006 MDT lors du 1er semestre 2016). Lequel déficit est dû à la progression des importations à un rythme plus accentué que les exportations, soit +16,4% et +12,7%, contrastant avec les baisses des exportations et des importations (respectivement -1,3% et -1,5%) enregistrées lors du 1er semestre de 2016.
Faits saillants de l’évolution des échanges commerciaux durant le 1er semestre de 2017

Le boulet des importations de produits alimentaires

On en retient, à titre de résultats positifs, une poursuite de la bonne tenue des exportations des secteurs des industries manufacturières, (+13,2%), qui a concerné tous les secteurs exportateurs, (industries mécaniques et électriques (+16,1% contre +11,7% lors du 1er semestre 2016), le textile, habillement et cuir (+10,6% contre +4,6%) et les autres industries manufacturières (+7,3% contre 5%). A noter une augmentation des ventes du secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires de 11,3% en relation, notamment, avec la hausse des ventes des produits de la pêche (+62,3%) et des dattes (+17,5%).

Parmi les résultats négatifs, l’analyse de la BCT a cité la forte hausse de 29,8% des achats des produits alimentaires, qui a touché principalement les produits de base (blé tendre, huiles végétales, sucre, café…), l’augmentation des importations des biens de consommation de 13,1% en lien surtout avec la hausse des achats des produits pharmaceutiques (+ 55,7%), des produits de textile et habillement (+15,7%) ainsi que les appareils électriques et mécaniques destinés à la consommation (+4,1%), le creusement cumulé des déficits de la balance énergétique et de la balance alimentaire a contribué pour plus de la moitié dans l’élargissement du déficit commercial global et le repli des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés de 19,9% par rapport au premier semestre de 2016, en dépit de la reprise confirmée de la production au cours de ces derniers mois, en lien avec l’amélioration du climat social.

Ainsi, outre la nécessité de promouvoir les exportations effectuées par les sociétés résidentes, l’analyse de la BCT recommande d’adopter une politique commerciale pour le secteur des phosphates de manière à reconquérir les anciens marchés et de cibler de nouveaux débouchés pour ces produits, de mettre en place un plan d’action visant l’amélioration de la valeur ajoutée des industries manufacturières, dont l’intégration dans l’économie reste faible, malgré la confirmation de la bonne performance de leurs exportations lors du 1er semestre de l’année en cours.

TAP

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Le Maroc exporte beaucoup vers l’Afrique subsaharienne (biens, services, produits agricoles), pourtant, à en croire les chiffres publiés par l’Office marocain des changes, c’est pas la grande forme pour sa balance commerciale. Fin juillet 2017, elle affichait un déficit de 6,9%…

Les échanges commerciaux du pays sont montés globalement à plus de 111 milliards de dirhams (environ 11,79 milliards $) sur les 7 premiers mois de cette année, contre 103,8 milliards de dirhams (environ 11,03 milliards $) sur la même période l’an dernier. Le hic c’est que les importations ont explosé, +16,5 milliards de dirhams (à peu près 1,75 milliards $), 251,8 milliards de dirhams (environ 26,75 milliards $) au total fin juillet 2017. La facture très salée des produits énergétiques (+33,4%), des produits bruts (+11,6%) et des produits finis de consommation (+4,4%) a fait de sacrés dégâts.

Les exportations ont certes évolué, mais d’à peine 9,3 milliards de dirhams (environ 988 millions $), 140,8 milliards de dirhams (environ 14 milliards $) à fin juillet 2017. Le Maroc doit ce chiffre à l’industrie pharmaceutique (+10,4%), l’aéronautique (+10,3%), l’agriculture et agro-alimentaire (+10,1%), les phosphates et dérivés (+7,9%), l’électronique (+6,4%), le textile et cuir (+3%) et l’automobile (+2%).

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Selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (CNIS), le déficit commercial de l’Algérie a reculé à 6,17 milliards de dollars sur les sept premiers mois de 2017 contre un déficit de 10,61 milliards de dollars sur la même période de 2016, soit une baisse de 4,44 milliards de dollars correspondant à une chute du déficit de 42%, relate l’APS.

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Le déficit commercial de la France s’est creusé en juin, notamment à cause d’un contrecoup dans l’industrie navale, alors qu’il s’était fortement réduit en mai grâce à la livraison du paquebot de croisière Meraviglia, a rapporté l’AFP.

Le déficit a augmenté d’un peu plus de 200 millions d’euros pour s’établir à 4,7 milliards d’euros. Il était de 4,4 milliards d’euros en mai, ont précisé les Douanes après avoir révisé leur chiffre (d’abord établi à 4,9 milliards d’euros) en prenant en compte les variations saisonnières.

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le “traitre”, n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place “d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux”. Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une “commissionite” bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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Divers produits turcs (alimentation, électroménager, textile, cosmétiques…) font un carton sur tous les marchés de la République tunisienne. A cet effet, des actions de protestation ont été lancées depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, appelant les Tunisiens au boycott de ces produits qui selon certains mettent en danger les industries manufacturières locales.

Selon des statistiques officielles, le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Turquie est éminemment en faveur de la Turquie, avec un déficit de 30% pour la balance commerciale tunisienne.
L’ex-secrétaire d’Etat au commerce, Faycel Hafyene, avait déclaré que la balance commerciale entre la Tunisie et la Turquie pose un sérieux problème eu égard aux énormes quantités de produits importés de Turquie par rapport à ceux exportés vers ce pays. Il avait affirmé que la partie turque est sensible à ce problème et qu’elle était disposée à revoir les termes de l’accord de commerce établi entre les deux pays.

Faycel Hafyene avait assuré que l’Etat est en train d’étudier tous les moyens de rééquilibrer la balance commerciale de la Tunisie avec les partenaires en vue de diminuer le déficit qui ne cesse de se creuser.

De l’aveu de la députée de Nidaa Tounes Hela Omrane, l’importation des produits turcs a été démultipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, notamment dans le secteur du textiles.

Zied Laadhari nie tout engagement avec la Turquie!

Accusé de promouvoir en priorité le marché turc aux dépens des produits locaux, le ministre du Commerce, Zied Laadhari, a catégoriquement nié ces accusations et a récemment déclaré sur Mosaïque Fm que l’accord de libre-échange avec la Turquie a été décidé en 2004 et qu’en 2013, un accord de fraternité et de collaboration a été signé, mais il ne stipule aucun engagement mais une lettre d’intention entre les deux pays.

Selon lui, il y a une problématique avec la Turquie qui concerne la balance commerciale, ajoutant que la solution ne peut pas être politique. Le ministre du Commerce a déclaré, dans le même sens, que la Tunisie n’a pas de stratégie industrielle comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Egypte. « Nous n’avons pas une vision de la stratégie et de l’émergence industrielle. La Turquie s’est préparée, pas nous. (…). Il faut faire de la Tunisie une destination de compétitivité », a-t-il affirmé

A noter qu’en 2016, un total de 75 entreprises turques se sont installées en Tunisie pour un investissement total de 1 Milliard USD, elles emploient près de 1600 personnes, avec un objectif de 100 entreprises à l’horizon 2018.

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La mini tempête autour du mini remaniement est passée. Cette affaire, qui a alimenté les conversions dans les cafés, les salons de thé, agité la classe politique et qui nous a valu une montée de fièvre à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), est retombée comme un soufflet. Un peu comme tous les sujets qui passionnent de manière récurrente les Tunisiens, qui ont la fâcheuse tendance à s’enflammer trop vite, avec tous les débordements langagiers qui vont avec, embarquant toute la nation loin des vraies questions qui la font avancer. L’UGTT, laquelle a montré un moment les muscles, révulsée par le fait que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ait débarqué brutalement le soldat Abid Briki – il était ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance -, a finalement rangé les armes, faisant prévaloir, dit-elle, les intérêts supérieurs du pays. Donc beaucoup de boucan pour rien, in fine. Le bruit autour du soi-disant remaniement est passé certes, mais pas le malaise. Et ce mercredi 1er mars 2017, la ministre des Finances, Lamia Zribi, l’a accentué dans l’émission de Sofiène Ben Hamida, sur Nessma TV…

Zribi a déclaré au sujet du trou abyssal de la balance commerciale : « Avec les membres du gouvernement nous travaillons actuellement pour trouver une solution à ce problème. Il y a des produits superflus que nous importons aujourd’hui mais il ne faut pas oublier que nous avons des accords commerciaux avec plusieurs pays ». Voilà, la raison d’Etat, ou plutôt la déraison, qui veut qu’on s’arcboute à des accords, quitte à flinguer sa propre économie. L’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, n’avait pas dit autre chose que ce qu’a reconnu la ministre des Finances ce matin. Il avait même poussé la précision jusqu’à pointer du doigt l’invasion des produits turcs dans le déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, des produits dont le pays n’a pas réellement besoin. On a eu le chiffre exact ce 1er mars, de la bouche du ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari : 1482,2 millions de dinars de déficit commercial avec la Turquie depuis que l’accord de libre-échange est entré en vigueur, en 2005. Hafiane a été éjecté par Chahed pour avoir dit ça, juste ça ! Bon, il a trinqué aussi à cause des attaques fréquentes contre l’inamovible Laâdhari. En fait, Hafiane a commis deux crimes, aux yeux de l’irascible et impulsif chef du gouvernement : Il s’en est pris au pays du non moins susceptible Erdogan, un “ami” d’Ennahdha et il tirait copieusement sur son boss et bras droit (secrétaire général du mouvement) de Rached Ghannouchi, le jugeant trop laxiste. La fragilisation de Laâdhari aurait menacé l’attelage politique hétéroclite à la tête du pays, appelé communément coalition gouvernementale, Chahed a donc opté pour le sacrifice de Hafiane…

Le couperet a raté de peu Jalloul et Zribi

Néji Jalloul, ministre de l’Education, et la ministre des Finances ont failli subir le même sort, mais Jalloul s’est montré très habile dès que le bruit de son éviction imminente est monté. Celui dont le Syndicat de l’enseignement secondaire exigeait ardemment la tête, en fin tribun et communicant qu’il est, s’est drapé avec sa popularité pour parer les coups qui venaient des enseignants. Il a ameuté les médias et a déclaré haut et fort qu’il n’était pas question d’être le spectateur de son débarquement, qu’il entendait rester à son poste pour mener à bien les réformes qu’il a engagées. Chahed, qui jusqu’ici n’a pas voulu arbitrer entre son ministre et les syndicats, et encore moins le défendre, a été pris de court et a dû temporiser. La mobilisation des parents d’élèves et d’une partie des profs a fait le reste. Le chef du gouvernement a battu en retraite, pour finalement afficher la cohésion de son équipe lors de son interview diffusée sur Al Hiwar Ettounsi, le 26 février 2017, avec Jalloul bien en évidence à ses côtés. L’ex-ministre de la Santé, Saïd Aïdi, dont pourtant beaucoup de gens disaient du bien, n’a pas su se protéger de la sorte des missiles de l’UGTT. N’est pas Jalloul qui veut…

Quant à Zribi, elle doit certainement sa survie au fait que le FMI va débarquer très prochainement en Tunisie, pour étudier les modalités du déblocage de la dernière tranche du prêt pour 2016, qui était censée être versée en décembre. Du grabuge au département des Finances et le départ de sa patronne à quelques semaines de ce rendez-vous décisif auraient fait le plus mauvais des effets aux bailleurs de fonds, qui n’en demandent pas tant avec tous les trains qui n’arrivent pas à l’heure en ce moment dans cette Tunisie que ses partenaires, patiemment, portent à bout de bras depuis sa dite Révolution !

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Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari, a indiqué, mardi 28 février 2017, que l’accord de libre-échange avec la Turquie date de 2004 et a été officialisé en 2005, rapporte Shems Fm.

Répondant aux questions de la députée, Héla Omrane, concernant le déficit commercial grandissant avec la Turquie, Zied Laâdhari a fait savoir que cet accord a permis aux produits tunisiens d’accéder librement au marché turc depuis 2005. Cet accord stipule une levée graduelle des taxes sur les importations, la dernière a été levée en juillet 2016.

La députée a fait savoir que l’importation massive des produits turcs a été multipliée ce qui menace la production des usines tunisiennes en l’occurrence dans le secteur des textiles.

De son côté le ministre du Commerce a fait savoir que le déficit commercial avec la Turquie a atteint 1482,2 millions de dinars et résulte de l’absence de compétitivité des productions tunisiennes ce qui empêche leur entrée sur le marché turc.

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Le déficit commercial de l’Algérie a atteint 585 millions de dollars (usd) en janvier 2017, contre un déficit de 1,82 milliard usd en janvier 2016, soit une baisse du déficit de 68% entre les deux périodes de comparaison, a appris lundi l’APS auprès des services de la Douane.

Les exportations ont augmenté à 3,3 milliards usd sur le premier mois de l’année en cours contre 2,05 milliards usd en janvier 2016, soit une hausse de 60,74% correspondant à une augmentation de 1,25 milliard usd, précise le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Pour les importations, elles se sont stabilisées en s’établissant à 3,89 milliards usd en janvier 2017 contre 3,88 milliards usd au même mois de l’année écoulée, soit une hausse de 0,31%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 85% en janvier 2017 contre 53% à la même période de l’année précédente.

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Pour prendre le pouls de la santé économique d’un pays, il faut passer à la loupe ses exportations, lesquelles donnent à leur tour de précieuses indications sur l’état de l’industrie, de l’agriculture, des produits à haute valeur ajoutée, etc. De ce point de vue l’exemple allemand est très parlant. Voilà un pays dont l’excédent commercial record, le plus gros du monde, 252.9 milliards d’euros en 2016, énerve les pays de l’Union européenne, lesquels ont la désagréable impression que Berlin a fait d’eux les dindons de la farce et que le seul pays qui profite à fond de l’élimination des barrières douanières au sein de l’UE… c’est l’Allemagne. Toujours l’Allemagne. Avec sa puissance industrielle, ses produits haut de gamme qui toisent l’attelage européen, et même la France.

Evidemment quand on évoque tout de suite après le cas tunisien, on descend de plusieurs crans, avec un déficit commercial chronique ces dernières années, et dont d’ailleurs on ne voit pas le bout. Et pour compliquer la donne, les produits chinois ont inondé en masse le marché tunisien, creusant un peu plus le trou de la balance commerciale, déjà abyssal. Et quand on sait que Pékin a la ferme intention de reprendre le flambeau du leadership économique mondial après ce qui semble être la défection américaine, avec un Trump qui a des envies de bouclage de ses frontières face à tout ce qui a le parfum de l’étranger – protectionnisme -, on se dit que la Tunisie n’est pas sortie de l’auberge…

Le déficit commercial de la Tunisie a plus que doublé passant à 1221,8 millions de dinars (MD) en janvier 2017, contre 507,2 MD en janvier 2016, provoquant une perte de plus de 15 points au niveau du taux de couverture des importations par les exportations, selon les résultats du commerce extérieur publiés, que vient de publier l’Institut National de la Statistique (INS).
Ainsi, le taux de couverture s’est établi à 64,8%, contre 80,2% une année auparavant, chutant de 15,4 points. Ce déficit commercial est du à une forte hausse du déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-309,2 MD contre -24,2 MD en janvier 2016), ce qui représente 25,3% du déficit global.

Il est également, expliqué par la hausse des importations (+35,6% à 3 474,8 MD), à un rythme plus accéléré que celui des exportations (+9,6% à 2 253 MD). La hausse des importations a concerné l’ensemble des secteurs, notamment l’énergie, puisque les importations ont accru de 277,9%, en comparaison avec janvier 2016 (98,4 MD). D’après l’INS, les importations énergétiques en janvier 2016 ont été au deçà des moyennes mensuelles (405 MD), enregistrés au cours des années 2015 et 2016.

De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 75,1% en raison de la hausse des importations de blé tendre (57,4 MD contre 33 MD en janvier 2016). Même constat pour les matières premières et les produits semi-manufacturés qui se sont accrus de 20,7%.

En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée en janvier 2017, a concerné les produits agricoles et alimentaires (19,2%) en raison de l’accroissement des recettes de vente de dattes (59,1 MD, contre 29,4 MD) et les industries mécaniques et électriques de 16,7%, ainsi que le textile de 7,4%.
A contrario, les exportations énergétiques et de phosphate ont régressé respectivement de 15,5% et de 11,4%.

L’invasion chinoise n’est pas une vue de l’esprit 

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 292,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Russie (-228,6 MD), et l’Italie (-121,6 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (236,2 MD) et la Libye (53,3 MD).

Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une nette augmentation de 10,1%. Cette tendance haussière a principalement concerné l’Allemagne (+20,5%), la Belgique (16,8%) et la France (+12,2%) alors que nos ventes ont chuté avec notamment les Pays Bas (-42,6%) et l’Espagne (-2,2%).

A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-24,5%). En revanche, celles destinées au Maroc et l’Algérie ont connu une progression remarquable respectivement de 146,8% et 19,7%.

Côté importations, les échanges tunisiens avec l’Union Européenne (51% du total des importations d’une valeur de 1772,7 MD) ont enregistré une hausse de 28% par rapport à la même période de l’année dernière. La France et l’Italie demeurent les plus importants fournisseurs de la Tunisie, avec des quotas d’importations respectifs de 14,5% et 14,1%.
Les importations avec l’Italie ont évolué de 39,2% et avec la France de 14,7%.

TAP

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Selon les chiffres publiés par le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes, publiés ce mardi, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 17,2 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2016, contre un déficit de 15,39 milliards à la même période de 2015, soit une hausse du déficit de 11,76%, rapporte l’agence APS.

Pour les exportations, elles ont reculé à 25,58 milliards de dollars durant les onze premiers mois de 2016 contre 32,06 milliards sur la même période de 2015, soit une baisse de 6,48 milliards (-20,22%), précise la même source.

 S’agissant des importations, elles se sont également réduites mais à un moindre rythme par rapport aux exportations en s’établissant à 42,78 milliards de dollars contre 47,45 milliards durant la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 4,67 milliards (-9,85%), selon la même source.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 60% durant les 11 premiers mois de 2016 contre 68% à la même période de l’année écoulée, ajoute la même source.

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La plateforme “Tunisia Trading” est actuellement dans une phase importante, celle de l’internalisation et de l’ouverture, notamment en direction des pays africains.
L’annonce a été faite par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), Mounir Mouakher, lors de la journée d’information intitulée « l’Export : un levier incontournable pour le développement des entreprises tunisiennes », organisée hier jeudi 15 décembre.
Mounir Mouakhar, a précisé, à cette occasion, qu’il s’agit d’une démarche importante permettant aux entreprises adhérentes de bénéficier de nombreux avantages à même de leur faciliter l’accès à plusieurs marchés prometteurs. « Aussi, il est opportun de miser dans le futur sur un partenariat public/privé afin de conférer à la plateforme “Tunisia Trading” plus d’opportunités d’assurer sa pérennité et afin de lui permettre de renforcer ses capacités et ce, à travers la création d’une société », a-t-il ajouté.
«Tunisia Trading», considéré comme un réseau d’affaires en ligne (B2B) visant la mise en place d’un environnement favorable à la croissance des entreprises exportatrices tunisiennes, compte actuellement 3800 entreprises, 30 partenaires nationaux et internationaux.
Le chef du projet, Maher Ben Cedrine, s’est montré optimiste, faisant savoir qu’avec ce chiffre, ils ont réussi à atteindre 70 des objectifs fixés pour l’année en cours.
Dans le même contexte, il a tenu à préciser que cette plateforme multisectorielle a été conçue en six modules dont notamment le networking, la place de marché, les opportunités, les appels d’offre internationaux, les outils de communication et enfin l’espace financier offrant des comparateurs des produits financers (leasing, assurances et banques) et permettant de bénéficier d’informations sur les cours des devises, d’accéder à des simulateurs de crédits et d’avoir des raccourcis vers des services bancaires.
 
L’e-commerce, une opportunité à saisir
 
Cette initiative est bien appréciée par le gouvernement lequel, par la voix du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a assuré qu’il s’agit d’un projet concret qui peut avoir des résultats tangibles permettant aux entreprises de s’internationaliser.
« C’est une vraie opportunité qui va aider nos entreprises d’aller aux marchés traditionnels avec plus de présence et force, mais aussi de conquérir des nouveaux marchés lointains à savoir l’Afrique », a indiqué Laadhari lors de son discours d’intervention.
Pour lui, il s’agit d’une réelle opportunité à saisir, surtout dans un marché international en pleine expansion avec des transactions totalisant 5000 trillions de dollars.
Ce défi semble réalisable, surtout avec la confiance accordée au site Tunisie, a affirmé le ministre, s’appuyant sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre à Tunis.
« On continue à avoir des annonces et des projets concrets prouvant qu’on a enclenché une belle dynamique pour la relance économique de la Tunisie», a encore avancé le ministre, annonçant que le Millennium Challenge Corporation (MCC) a accordé à la Tunisie une aide de 400 millions de dollars (922,8 millions de dinars selon le cours de ce matin) sur 4 ans.  « Il est important que tous les partenaires, notamment le secteur privé et les structures d’appui, se mobilisent pour cette réussite économique», a-t-il assuré.
Pour plusieurs observateurs, le développement du commerce électronique revêt une importance particulière dans une conjoncture marquée par l’aggravation du déficit commercial durant les 11 premiers mois de 2016, atteignant les 11.628 millions de dinars (MD), contre 11.230,6 MD au cours de la même période de 2015, pour un taux de couverture de 69,4%. Chose qui a beaucoup impacté le classement de la Tunisie. En effet, elle est classée au 73ème rang mondial sur les économies couvertes par l’indice de l’e-commerce de la Commission des Nations -Unies pour le commerce et le développement (CNUCED)
 

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