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Le Secrétaire Général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi a démenti, mardi, avoir conclu un accord avec le gouvernement qui prévoit de faire porter l’âge de retraite à 62 ans dans le secteur public à partir de 2020 et à 65 ans pour ceux qui le souhaitent.
Dans une déclaration au correspondant de la TAP à Sousse en marge d’un rassemblement ouvrier organisé à l’occasion de la commémoration du 67e anniversaire des événements du 21 novembre 1950 d’Enfidha, Taboubi a indiqué que l’UGTT a sa propre vision sur cette question qui sera présentée lors des négociations avec le gouvernement.
Selon lui, il est impératif que les charges soient partagées entre les patrons, les travailleurs et le gouvernement, appelant à la nécessité d’instaurer la justice fiscale et de promulguer une loi fiscale équitable et juste.

On rappelle pourtant que Kamel Maddour, directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires sociales, avait déclaré mercredi dernier à l’agence de presse officielle Tap, que «le gouvernement et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) ont convenu de porter l’âge de la retraite à 62 dans le secteur public à partir de 2020 avec la possibilité de départ à la retraire à l’âge de 65 pour ceux qui le désirent». Le démenti est cinglant.

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A 93 ans – le président le plus vieux de la planète -, Robert Mugabe aurait décidé, après un bras de fer avec l’armée, de tirer sa révérence. Selon la chaîne américaine CNN, qui aurait recueilli les confidences des généraux putschistes, il aurait même écrit sa lettre de démission, après avoir négocié habilement son exil, lui et et sa sulfureuse épouse, Grace.

Il serait question, dans cet accord, d’une “immunité totale” pour l’ex-chef de l’Etat et sa femme, indique CNN. Enfin sauf coup de théâtre, car hier Dimanche, des personnes proches des négociations avaient annoncé la démission de Mugabe. Puis patatras, dans la soirée il fait un discours devant la Nation qui désarçonne les Zimbabwéens. Il dit qu’il refuse de quitter le pays et qu’il piloterait même le congrès de la Zanu-PF en décembre.
Des sources politiques ont donné à l’agence Reuters l’explication de ce revirement : Mugabe voulait effectivement raccrocher hier, mais le parti au pouvoir aurait catégoriquement refusé que son départ soit officialisée en présence de chefs de l’armée, pour ne pas asseoir la thèse du coup d’Etat…

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Le gouvernement et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) ont convenu de porter l’âge de la retraite à 62 dans le secteur public à partir de 2020 avec la possibilité de départ à la retraire à l’âge de 65 pour ceux qui le désirent“, a souligné Kamel Maddour, directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires sociales.
Dans une déclaration à l’agence TAP en marge d’une session de formation organisée jeudi au profit d’un groupe de journalistes sur les différents scénarios de la réforme du système de sécurité sociale, le responsable a indiqué que l’accord porte sur l’augmentation de l’âge de la retraite à deux ans de façon obligatoire et progressive et la possibilité de proroger l’âge de départ à la retraite de 62 à 65 ans pour ceux qui le désirent.

D’après la même source, ceux qui auront 60 ans en 2019 partiront à la retraite après une année tandis que ceux qui auront 60 ans en 2020 partiront à la retraite après deux ans et ont le droit de continuer à travailler, un an, deux ou trois ans supplémentaires pour atteindre 65 ans et ce, en présentant une demande à l’employeur.
Kamel Maddour a précisé que l’augmentation de deux ans obligatoires de l’âge de la retraite sera appliquée sur tous les corps de métier dans le secteur public.
Ainsi si l’âge de la retraite pour certaines activités est fixé à 40, 55 ou 57 ans (douane, armée, agents de sécurité), il sera porté à 42, 57 ou 59 ans avec la possibilité de poursuivre le travail trois ans supplémentaires pour ceux qui le désirent“, a-t-il expliqué.
Selon le responsable, un accord sera signé dans les prochains jours entre le gouvernement et l’UGTT à ce sujet.

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Une information circule faisant état d’un document de Nidaa Tounes qui appellerait clairement au départ de Youssef Chahed. L’appel serait contenu dans un document appelé «Une année de travail du gouvernement d’union nationale, à la lumière des priorités du document de Carthage». Ledit document, dont on ne trouve trace officielle nulle part, appelle à ce qui a été appelé une «opération chirurgicale urgente» pour sauver le pays. Par opération chirurgicale il serait entendu un changement urgent à la tête du gouvernement et donc le départ de Youssef Chahed.

Contacté au téléphone par Africanmanager pour savoir si ce document traduit réellement une position officielle de Nidaa Tounes pour le départ de Youssef Chahed, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, le parti politique qui a désigné le chef du gouvernement, Hafedh Caïed Essebssi, est aux abonnés absents. A La Kasbah, on déclare avoir pris connaissance, comme tout le monde, sur les pages du journal Achourouk du contenu de ce document et que les relations de Youssef Chahed avec le directeur exécutif de Nidaa Tounes sont plutôt bonnes.

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Hamma Hammami, le porte-parole du Front populaire, est passé sur le plateau de Myriam Belkadhi, sur Al Hiwar Ettounsi, pour, entre autres, évoquer un sujet qui agite les milieux politiques, et donc forcément médiatiques, en ce moment, et dont Africanmanager s’est fait l’écho : Le limogeage, à moyen terme, du chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Il a déclaré, hier jeudi 16 novembre 2017 dans la soirée que Chahed n’est pas dans une position confortable et que son équipe risque d’être remerciée plus tôt que prévu. «Les jours du gouvernement Chahed sont comptés, je ne dis pas qu’il partira du jour au lendemain. Probablement après l’adoption de la Loi de Finances 2018. Il faut souligner que la Troïka qui vient de se recomposer a pour but d’avoir la tête de Youssef Chahed. C’est clair», a affirmé Hammami…

A propos des pouvoirs, réels ou fantasmés, du président de la République, Béji Caïd Essebsi, le leader du FP a déclaré que les prérogatives de BCE devraient grossir prochainement et que de toute façon il est affectivement en train de tout piloter. «A vrai dire, c’est le chef de l’Etat qui tient les rênes, tout le reste n’est qu’illusion», a-t-il dit.

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Evoquant l’économie parallèle dans un entretien accordé à l’agence de presse Tap, le secrétaire général de l’UGTT a recommandé à cet égard de ne pas avoir recours à la dissuasion, à donner un délai aux travailleurs dans ce secteur tout en ouvrant un dialogue avec eux pour les intégrer dans le circuit formel, tout en accélérant la régularisation sociale des agents opérant dans les “structures de contrôle” comme la douane, la police, les gardes-frontières et l’armée.
Taboubi a qualifié par ailleurs de “catastrophique” la situation des fonds sociaux due au déficit de ses budgets. Il a fait état d’une identification de l’état des fonds sociaux par la direction des études, qui a commencé à élaborer des solutions, niant que l’UGTT ait accepté la proposition du gouvernement de relever l’âge de la retraite à 65 ans.
Nous ne sommes pas contre le relèvement de l’âge de la retraite, en s’inspirant des expériences similaires, notamment à la lumière des mutations démographiques et sanitaires que connait la société tunisienne“, a-t-il fait remarquer, précisant que la centrale syndicale suggère de porter l’âge de la retraite à 62 ans, la retraite à 65 ans devant être facultative.
Le dirigeant de l’UGTT s’est prononcé d’autre part pour la séparation de la protection sociale de la couverture sociale, avec la création d’un nouveau fonds prenant en charge la couverture sociale des chômeurs et des licenciés, en attendant leur embauche ou leur réintégration. Il a expliqué que parmi les causes du déficit des fonds, un total de 25 % des entreprises privées retranchent les cotisations des salaires de leurs employés sans les verser dans ces fonds.

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«La Tunisie perd chaque année un peu plus de terrain face à son rival et voisin, le Maroc, dans la bataille des délocalisations et de création de bases de production offshore au Maghreb». Ainsi débutait la mauvaise nouvelle pour la Tunisie, rapportée ce lundi par le journal en ligne marocain «Challenge.ma». Selon la même source, «l’américain Delphi Packard a décidé de transférer l’activité de fabrication de faisceaux électriques pour le secteur automobile lancée en 2015 à Beja en Tunisie, vers son unité de production basée à Meknès au Maroc». Le journal marocain a bien essayé de tempérer son effet d’annonce, en indiquant que c’est une «une délocalisation Sud-Sud», il écrit tout de même que cette décision «a été motivée par un climat des affaires plus favorable et une meilleure stabilité politique et qualité des infrastructures du côté marocain, alors que Delphi Packard Tunisie a connu en moins de deux ans d’existence plusieurs mouvements de grève». Et Viva la Revolución  !!

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Pour la première fois, le pilote de l’avion qui a amené, précipitamment, le président Ben Ali en Arabie saoudite, qui sera son exil définitif, fait la lumière sur cet énigmatique vol du 14 janvier 2011. Ses propos ont été rapportés ce mardi 31 janvier 2017 par Ouest-France.

Il était 16 h ce fameux 14 janvier quand le colonel Mahmoud Cheikhrouhou, pilote de l’avion présidentiel, est contacté, au téléphone, par le PDG de la compagnie Tunisair, qui lui donne la directive suivante : « Il faut partir très vite avec la famille Ben Ali”, a indiqué Cheikhrouhou lors Forum de la mémoire nationale, organisé samedi 28 janvier 2017 par la Fondation Temimi. “Nous voyons arriver le fils, Mohamed, la fille Halima, son fiancé, le président Ben Ali, sa femme, deux nounous et un majordome», a ajouté l’ex-pilote.

D’après ce dernier, Ben Ali a argué qu’il se rend en Arabie saoudite pour accompagner sa famille et « la rassurer » et qu’il compte bien revenir à Tunis avec l’équipage. « Le Président est venu dans le cockpit pour s’inquiéter du plan de vol. Nous avions les autorisations nécessaires », confie l’ex-colonel. L’avion atterrit à Djeddah…

« Le Président nous a dit d’aller nous reposer, qu’il nous appellerait pour le départ », affirme le pilote. Mais les membres de l’équipage avaient déjà eu vent, durant le vol, des développements du soulèvement populaire et de la situation politique en Tunisie. Ils avaient notamment appris que le dernier Premier ministre de Ben Ali, Mohammed Ghannouchi, occupait, temporairement, la fonction de chef de l’État, sur la base d’un « empêchement provisoire » du président. Mahmoud Cheikhrouhou en a tiré les conséquences et a alors demandé au PDG de la compagnie nationale l’autorisation de regagner Tunis, elle lui fut accordée.

Aux objections de ceux qui lui reprochent d’avoir agi ainsi le pilote rétorque : « L’important pour moi c’était de ramener l’avion au pays »…

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L’Union régionale du travail (URT) à Sidi Bouzid a exigé le départ du gouverneur de la région. Intervenant sur Mosaïque fm, le secrétaire général de l’union, Lazhar Gammoudi, a justifié cette demande par l’incapacité de ce responsable à rendre service à la région. Selon la même source, cette demande a été évoquée lors d’un conseil régional qui a eu lieu ce vendredi au gouvernorat de Sidi Bouzid, en présence des ministres des Affaires sociales et de l’Investissement.

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La compagnie pétrolière et gazière australienne Cooper Energy est allée au bout de sa logique en annonçant sont retrait complet, et semble-il définitif, de la Tunisie, rapporte l’Agence Ecofin. A noter que ce virage a été pris officiellement le 4 juin 2013, la compagnie australienne ayant fait savoir qu’elle stoppe ses investissements pour se focaliser sur ses actifs gaziers nationaux.

Cooper Energy, qui bénéficiait du permis Bargou, a vendu ses parts, 30%, à son partenaire de coentreprise Dragon Oil.

S’agissant de la licence Hammamet, la compagnie respectera les termes du contrat jusqu’à janvier 2017, même si la licence court jusqu’en 2021. D’après Energy Pedia, le coût du désengagement est déjà pris en compte dans l’exercice 2016 et devrait être en-dessous de 200 000 $ US. A noter que sur Hammamet, Cooper contrôlait 35% des actions.

Pour rappel, en mai 2016, la compagnie australienne avait renoncé à la licence offshore Nabeul en versant à l’Etat tunisien une indemnité compensatoire de 3,2 millions $.

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La persistance des mouvements de protestation et la poursuite du blocage empêchant les camions de rejoindre les bacs ne pouvaient qu’engendrer l’arrêt de l’activité de la société pétrolière Petrofac. C’est ce qu’a indiqué Héla Cheikhrouhou, ministre des Mines et de l’Energie ce mercredi 14 décembre.
« La poursuite de ce blocage est très mal perçue par la société, qui se trouve dans l’incapacité d’honorer ses engagements », a dit la ministre dans une déclaration à Africanmanager. Elle a fait savoir que « la fermeture de la société est attendue dans de pareilles conditions ».
La ministre s’est montrée très inquiète, surtout que la fermeture de Petrofac est très couteuse financièrement, sans parler du fait que c’est un signal négatif pour les entreprises étrangères installées en Tunisie.

Quelle serait la réaction du gouvernement ? La société civile devrait intervenir pour trouver une issue à cette crise, a répondu Héla Cheikhrouhou.
La précision de la ministre vient à un moment où la société pétrolière tuniso-britannique de prospection et d’exploitation énergétique, Petrofac, a décidé d’interrompre toute activité et de quitter définitivement le pays.
Selon le président directeur général de Petrofac, Imed Derouich, les autorités concernées n’auraient pas appliqué la loi face à un individu qui a empêché aux camions de la société de circuler, chose qui a définitivement motivé la décision du départ.
Et le PDG de Petrofac de rajouter que les autorités tunisiennes n’ont pas saisi la chance qui leur a été accordée et n’ont pas œuvré dans le sens de l’application de la loi. Pourtant les activités de la société permettent de satisfaire environ 13% des besoins en gaz de la Tunisie. Par ailleurs les autorités tunisiennes ont confié que le gel de la production durant les 9 premiers mois de 2016 a obligé le pays à recourir au gaz algérien, ce qui a couté aux caisses publiques à peu près 100 millions de dinars. On imagine donc les dégâts si les activités cessent définitivement…

Cet arrêt intervient quelques mois après la signature d’un accord en septembre 2016, entre le gouvernement et les contestataires, afin de maintenir l’activité de la branche de la société britannique établie à Kerkennah.
L’accord, rappelle-t-on, concerne la régularisation de la situation de 266 chômeurs diplômés, sur une durée de 3 ans, avec un taux de 30% la première année. La ministre a, par ailleurs, confirmé le financement par Petrofac et l’ETAP, à hauteur de 2.5 millions dinars, des projets de développement dans la région ainsi que l’amélioration de la situation sécuritaire.

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Dans l’émission “Liman Yajroo, Fakat” (pour ceux qui osent seulement), hier dimanche 11 décembre 2016, le président de l’UPL, Slim Riahi, a invité le président de la République, Béji Caïd Essebsi, à sortir par la grande porte.
Riahi a affirmé que “de nos jours,”le pauvre, le riche et le Tunisien à revenu moyen vivent dans une tension et nourrissent une colère en permanence. Un changement est urgent”. Il a ajouté que la crédibilité sur laquelle était assis le chef de l’Etat depuis 2014 est épuisée et qu’il a le devoir de s’inspirer du règne de Habib Bourguiba, et de se garder de maintenir indéfiniment un régime qui a montré ses limites. Il appelle Essebsi à organiser des élections présidentielles, législatives et municipales d’ici un an.

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Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a appelé à un dialogue social afin de trouver une solution en ce qui concerne le départ de la société pétrolière tuniso-britannique de prospection et d’exploitation énergétique (Petrofac).
Dans une déclaration à la presse, le ministre s’est montré inquiet par la mauvaise nouvelle et a appelé toutes les composantes de la société civile à assumer leurs responsabilités pour sortir de l’ornière.
Pour Zied Laadhari, le départ de ce genre d’entreprise ne peut qu’affecter l’économie tunisienne, déjà en détérioration.
L’appel du ministre vient à un moment où Petrofac a stoppé toutes ses activités mardi 20 septembre et a annoncé qu’elle quitte définitivement l’île de Kerkennah et la Tunisie.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, a déclaré en marge de la conférence constitutionnelle du département administratif et financier, tenue aujourd’hui à Hammamet, que si la société Petrofac décide de quitter la Tunisie, l’UGTT sera fortement affectée par cette décision étant donné que les employés devront faire face au chômage. Il a ajouté que l’UGTT a tout tenté pour éviter cela et a débattu avec les manifestants, mais en vain.

Il a appelé à la nécessité de faire preuve de sagesse et à participer à la recherche de solutions efficientes pour mettre fin à la crise actuelle dans le pays, qui a grand besoin de ressources matérielles, rapporte Cap fm.

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On n’arrête pas de nous promettre le rétablissement imminent de l’Autorité de l’Etat, le retour de l’ordre et du respect de la loi, la fin des dépassements, de l’anarchie et du laisser-aller. On n’arrête pas de nous parler d’une “Volonté inébranlable” d’engager toutes les réformes et toutes les actions à même de faire renaitre en nous la confiance en l’avenir et l’espoir de lendemains meilleurs !  Pourtant, ce que nous constatons encore, avec ce nouveau Gouvernement, est plus que désespérant.

Toujours ces mains tremblantes, cette peur d’affronter avec fermeté ce banditisme et ce sabotage de notre économie, cette absence de courage pour décrire la situation désastreuse dans laquelle nous sommes, d’en désigner les vrais responsables et d’annoncer les actions salvatrices, aussi douloureuses soient-elles.

Nos entrepreneurs avaient besoin, en premier lieu, de quelques signaux concrets permettant de les rassurer quant au retour de l’Etat de droit. Ils ont été bien servis ces deniers jours !

Ce qui s’est passé à Kerkennah avec Petrofac est bien le summum de l’irresponsabilité et de l’inconscience d’un Gouvernement, censé ne pas réitérer les mêmes erreurs, la même nonchalance et les mêmes négligences que ses prédécesseurs.

Le signal donné est clair : n’importe quelle Entreprise pourrait demain être prise en otage par une bande de voyous, mise à genoux, devant l’insouciance et l’impuissance d’un Etat censé être protecteur.

Quand on sait, en plus, les desseins des sit-inneurs et lorsqu’on connait ceux qui sont à l’ origine de l’embrasement de l’île, nous ne pouvons que rester sous le choc devant tant d’inaction et d’indifférence.

Et quand on connait les conséquences désastreuses du départ de Petrofac sur notre économie, sur l’économie de l’île, sur l’image du pays (à la veille d’une conférence internationale sur l’investissement d’une grande importance), on ne peut que commencer à douter de la volonté et de la capacité du Gouvernement à affronter les périls  qui menacent la Tunisie.

Les déclarations du ministre des Affaires sociales (qui avait même convenu et promis l’abandon des poursuites judiciaires à l’encontre des vandales et des casseurs !!!!) nous en donnent une preuve supplémentaire.

Pour lui,  le message principal est à adresser aux sit-inneurs de Kerkennah (et d’ailleurs) que «les luttes pacifiques (sic) des jeunes et des chômeurs pour leur droit au travail ne peuvent qu’être couronnées de succès».

Bloquer un site de production pendant 9 mois , faire perdre des centaines de millions de dinars à l’Etat, et détériorer davantage l’image d’un pays qui peine à se redresser est ainsi donc un acte légitime et pacifique qu’on ne peut que comprendre et saluer !

Devant une telle situation et au vu de telles positions, devrions-nous parler encore de code de l’investissement, de loi pour la relance de l’économie et de conférence internationale pour l’investissement ???

Nous ne pouvons rester sans réaction devant ce scandale ! Nous ne pouvons assister sans brancher à l’enlisement et à la descente aux enfers de notre pays. Car tous ces “signaux ” plus qu’inquiétants n’augurent rien de bon.

Il est impératif que toutes les forces vives du pays réagissent de manière très énergique. L’impuissance de l’Etat devant les saboteurs de tout genre  (partout dans le pays certes, mais particulièrement à Kerkennah), ainsi que les positions inconscientes du Gouvernement ne peuvent que dissuader l’investissement et faire fuir les investisseurs !

Nous ne pouvons plus ni l’accepter, ni se borner à “prier” pour que cela change !

Nafaa Ennaifer.

Président de la Commission des Affaires Economiques de l’Utica

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La compagnie gazière britannique Petrofac menace de quitter la Tunisie et de mettre fin à son investissement si les mouvements de protestations réclamant l’emploi et qui ont perturbé la production de gaz pendant neuf mois ne s’arrêtent pas immédiatement, selon des responsables gouvernementaux cités lundi par le magazine Newsweek Middel East.

Depuis janvier, Petrofac déplore une perturbation de sa production de gaz en Tunisie, due à des sit-ins organisés par des protestataires qui demandaient à être recrutés par l’entreprise. Des manifestations violentes ont éclaté en janvier et l’armée est intervenue pour protéger la compagnie dans l’île de Kerkennah dans le sud du pays.

” Des responsables de Petrofac nous ont informés qu’ils seront obligés d’invoquer la force majeure et d’introduire des recours auprès des tribunaux internationaux pour être dédommagés de leurs pertes si la production ne reprenait pas immédiatement”, a déclaré la ministre tunisienne de l’Énergie, Hela Cheikrouhou, lundi, sur les ondes d’une radio locale.

Un représentant Petrofac en Tunisie s’est abstenu de tout commentaire, alors qu’un autre, sous le couvert de l’anonymat, a confirmé que la compagnie se préparait à quitter le pays si les sit-ins ne cessaient pas .

La menace brandie par la société, qui fournit environ 13 pour cent des besoins en gaz naturel de la Tunisie, est un autre sérieux test pour le gouvernement de Youssef Chahed, qui a promis d’adopter une ligne dure avec les manifestations qui ont touché des secteurs clés.

Les représentants du gouvernement soulignent que l’importation de gaz en provenance d’Algérie pour compenser le manque à gagner causé par les perturbations de la production de Petrofac a coûté au gouvernement environ 100 millions de dollars pour les neuf premiers mois de cette année.

 

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Le président syrien Bachar al Assad a prêté serment mercredi avant d'entamer un nouveau mandat de sept ans

L’opposition syrienne n’en démord pas : Bachar al Assad devra faire place nette six mois après le démarrage des pourparlers autour de la formation d’un gouvernement de transition. C’est une des exigences que Riad Hidjab, principal coordinateur du Haut Comité des négociations (HCN), un organe créé par l’opposition syrienne, a mises sur la table à Londres ce mercredi 07 septembre, rapporte l’agence Reuters.

Il a ajouté que le calendrier que le HCN a soumis à la communauté internationale stipule six mois de dialogue afin de mettre en place un gouvernement de transition composé de personnalités de l’opposition, du gouvernement et de la société civile.
C’est cette équipe qui va gérer les affaires syriennes pendant 18 mois, avant de céder la place après des élections générales.

“Cette période de transition s’ouvrira avec le départ de Bachar al Assad et de sa clique et, bien sûr, de ceux qui ont commis des crimes contre le peuple syrien”, a confié Riad Hidjab.

Cette position radicale complique sensiblement le règlement de la crise syrienne. En effet si on regarde les rapports de force sur le terrain, le régime syrien est en bien meilleure posture, grâce au puissant allié russe, qu’il y a quelques mois. L’armée syrienne a même porté des coups très sévères à Daech et aux rebelles en leur arrachant des villes clés. Les exigences des représentants de la rébellion, coupés du terrain, ne reflètent nullement la situation réelle. Alors tenir mordicus au départ d’al Assad alors qu’il est en position de force, que les Russes le soutiennent, c’est compliquer la tâche des Occidentaux qui tentent de mettre en place avec Moscou une stratégie commune pour pacifier la Syrie. En procédant de la sorte, l’opposition bousille toute chance de parvenir à la paix à moyen terme…

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Le gouvernement tunisien espère que son code des hydrocarbures récemment élaboré  pourra contribuer à revitaliser le naissant secteur du gaz du pays en dépit des mouvements de protestation  et d’un remaniement gouvernemental imminent.

Il est prévu que la Tunisie enregistre une baisse de production gazière estimée à 10% fin 2016 comparée à l’année dernière. Et tandis que les importations de gaz algérien sont en mesure de prendre le relais, le gouvernement planche sur un plan pour stimuler le développement du gaz en amont.

“Le projet de code des hydrocarbures vise à rendre notre fiscalité  plus attrayante que celle des pays concurrents,” a affirmé le consultant en énergie Kamel Rekik, dans une déclaration à  Interfax Natural Gas Daily, la semaine dernière. «Le gouvernement a mené une étude de benchmarking  et fera ce qu’il peut pour offrir des avantages imbattables”, a-t-il ajouté. D’autres sources indiquent qu’un  «véhicule d’investissement» pourrait être créé au sein de l’Etat.

La Tunisie, saluée comme un modèle de démocratie parmi les pays de la région MENA, continue de s’employer à attirer de significatives  activités d’exploration.

Le gaz de schiste est de nouveau  l’ordre du jour, et il est question d’introduire dans le code des hydrocarbures une disposition le concernant. Selon Rekik, une étude d’impact environnemental a été commandée récemment et ses conclusions  sont attendues au cours des mois à venir.

Un autre aspect important pour les investisseurs est de savoir comment l’article 13 de la constitution – exigeant que les contrats relatifs aux ressources naturelles soient approuvés par le Parlement – sera intégré dans le nouveau code.  L’une des options consiste à confier l’approbation de tous les  renouvellements et les prolongations à une commission présidée par le ministère de l’Industrie et l’ETAP.

Les amendements au code des hydrocarbures dont il est question interviennent à un moment difficile pour la Tunisie: le pays se prépare à se doter d’un nouveau gouvernement qui devra faire face à des mouvements de protestation, au déclin économique et à la corruption dans le secteur du pétrole et du gaz.

Mouvements sociaux

Les protestations ont stoppé  la production de gaz dans le champ Chergui de Petrofac cette année, mais l’activité a repris en juin. Cela signifie que le gouvernement a dû importer plus de gaz algérien tout en déplorant un manque à gagner fiscal et une régression  des bénéfices sur la production.

Les protestations sont souvent le fait des employés sous-traitants fournissant  des services de soutien qui cherchent à améliorer leur situation. Des opérateurs appartenant au secteur public, tels que la STEG et les entreprises de l’industrie des phosphates, ont dû employer directement semblable  personnel à la suite de la révolution  de 2011.

Malgré l’engagement indéfectible de sa compagnie à la Tunisie, Trent Rehill, président de Winstar Tunisie, qui produit du gaz à Zinnia dans le nord du pays, près de Tunis, et détient des intérêts dans l’exploration de gaz dans le sud, a déclaré que  les mouvements de protestation  n’étaient “pas bons pour le climat d’investissement” et ” certainement préoccupants”.

Ceux qui partent et ceux qui restent

Beaucoup de sociétés de pétrole et de gaz ont quitté la Tunisie au cours des deux dernières années, bien que cela ait été dû à la chute des cours du pétrole. Mais le cas le plus remarquable est celui  de la société suédoise PA Resources en mai dernier, en concluant un accord de vente et d’’achat avec l’ETAP pour vendre la totalité de ses actifs tunisiens. PA Resources a été fortement impliquée dans les activités d’exploration, notamment avec  le  prometteur projet de pétrole et de gaz de Zarat. Cette décision s’inscrit dans  le cadre d’une restructuration élargie de la compagnie destinée à l’aider à rembourser ses créanciers.

D’autres société d’exploration  comprennent Cooper Energy, qui a pris la décision stratégique de se retirer de l’ensemble de ses opérations internationales et de se concentrer sur l’Australie, pays d’origine, et la compagnie basée au Canada,  Dualex Energu International , qui a abandonné son permis d’exploration tunisien faute d’avoir trouvé  une « joint venture partenaire » […] en raison du  grave ralentissement dans l’activité d’’exploration pétrolière et gazière mondiale».

Les grandes entreprises telles que Eni et Anadarko sont également présentes dans le secteur de l’exploration en Tunisie, et bien que leurs activités aient été de peu d’importance depuis le début de l’année en cours, elles n’envisagent pas de quitter le pays.

Un porte – parole d’Anadarko a déclaré à Interfax Natural Gas Daily que, bien que la société n’ait prévu aucune activité en Tunisie en 2016, “nous pensons que le potentiel existe, et nous continuerons à travailler avec l’ETAP et le ministère tunisien de l’Energie alors que nous évaluons les perspectives d’une exploration future».

Cette vague de départs  a poussé le  gouvernement à agir. “Pour tout gouvernement, stimuler le secteur du gaz est non seulement une question de sécurité de l’approvisionnement, mais aussi un moyen d’économiser de l’argent et de générer des liquidités”, a déclaré Rekik.

Dans le but de lutter contre la corruption dans le secteur, le ministère de l’Industrie a rendu publics les contrats qu’il a signés avec les compagnies étrangères, alors que les données pétrolières et gazières sont plus facilement disponibles. « Mettre en place  un processus assez transparent pour travailler  se traduira par un meilleur climat d’investissement», a déclaré Rehill.

Le cas Nawara

En plus des investissements en amont, le secteur du gaz de la Tunisie a également besoin d’une meilleure infrastructure pour libérer de nouvelles sources potentielles d’approvisionnement. Le projet de gaz Nawara, qui reliera les gisements de gaz du Sud du pays aux  pôles de la demande dans le Nord, est considéré comme essentiel par les compagnies d’exploration.

« L’investissement en Tunisie dépend des avantages fiscaux offerts aussi du  déblocage du gaz qui se trouve dans le sud par l’achèvement des travaux de  construction du gazoduc Nawara, au sujet duquel nous sommes optimistes”, a assuré  Rehill. Nawara a été entaché de  retards dus à des contentieux immobiliers, renvoyant de 2016 à 2018 la date de son démarrage.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, le directeur général de la FIPA, Khalil Laabidi, a assuré que le rythme de la fermeture des entreprises étrangères a plutôt baissé. D’après les statistiques, une cinquantaine d’entreprises étrangères ferment leurs postes chaque année. Ce chiffre est beaucoup moins élevé qu’avant la révolution, où chaque année environ 150 entreprises quittaient la Tunisie. Pourtant, le risque existe encore.

Sur un autre plan, il est revenu sur le retard enregistré au niveau de l’adoption du code de l’investissement et qui aura certainement des effets.

Par ailleurs, il a indiqué qu’on n’est pas dans un vide juridique, mais qu’on a des investisseurs qui attendent que la situation politique et sociale se clarifie pour pouvoir décider.

Khalil Laabidi a évoqué les actions que le futur gouvernement doit entreprendre pour gagner ce challenge. Interview :

Pouvez-vous nous brosser la situation des IDE pour les premiers mois de 2016 ?

A la fin du mois de juin de l’année 2016, les investissements étrangers ont atteint le montant de 915.1 millions de dinars tunisiens (MTND). Comparés aux trois dernières années, ces investissements ont enregistré une baisse de -23,4% par rapport à 2015.
Les investissements de portefeuille ont enregistré un net recul au cours des trois premiers mois de cette année, ce qui est tout à fait prévisible, après la consommation de la mesure (décret n° 2014-3629 du 18 septembre 2014) accordée aux étrangers d’acquérir librement, sans autorisation, des titres de capital sur la cote, à condition que la participation étrangère, y compris l’opération d’acquisition concernée, soit comprises entre 50 et 66,66% du capital.
Cette meure a suscité un intérêt acheteur très fort en 2015 sur les titres de quelques sociétés cotées en bourse.

Au cours des six premiers mois de l’année 2016, les investissements directs étrangers ont atteint le montant de 882,9 MTND. Comparés aux trois dernières années, ces investissements ont enregistré des variations de -7,4% par rapport à l’an dernier, 25,2% par rapport à 2014 et 6,0% par rapport à 2013.
Les IDE sont répartis à hauteur de 57% pour les énergies, 34% pour les industries manufacturières et 9% pour les services.

Le retard affiché au niveau de l’exécution de plusieurs réformes dont notamment l’adoption du code de l’investissement a beaucoup affecté le climat des affaires et par la suite la stimulation des nouveaux investisseurs. Qu’en pensez-vous ?

C’est surtout que l’investissement reste tributaire de plusieurs facteurs comme le climat des affaires et ce, dans n’importe quel pays.

Pour le cas de la Tunisie, les problèmes sont multiples, sachant qu’on a bien entamé l’exécution de certaines réformes.
Certaines réformes ont été accomplies, comme l’adoption de la loi relative au partenariat public-privé, la loi des énergies renouvelables, une autre sur les banques. Par contre, d’autres lois restent toujours en suspens, à savoir le code de l’investissement, considéré comme l’une des mesures importantes attendues par les investisseurs étrangers.
Faut-il noter qu’on a achevé l’élaboration de ce texte et il a été transféré au Parlement depuis octobre dernier, l’examen des trois premiers articles avait été entamé. Mais le temps n’a pas permis de finir ce travail.

Mais pourquoi ??

C’est simple, l’initiative lancée par le président de la République, Béji Caied Essebsi, portant sur la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale a tardé la réalisation de cet objectif malgré le fait qu’un consens a été trouvé au niveau du Parlement en ce qui concerne le nouveau code de l’investissement.

Avez-vous des craintes par rapport à ce retard ?

Chaque retard aura certainement ses effets, mais n’oubliez pas qu’on possède déjà un code datant de 1992 et qui nous a beaucoup aidés à travailler en offrant une série d’avantages et d’incitations.
Donc, on n’est pas dans un vide juridique, mais on est face à des investisseurs qui temporisent en attendant que la situation politique et sociale se clarifie pour pouvoir décider.
Donc, si on arrive à adopter le code en question d’ici la fin de ce mois, on peut éviter les effets prévus.

Y a-t-il une réelle volonté de la part des étrangers de s’implanter et de créer de nouveaux projets en Tunisie, surtout dans cette conjoncture assez morose ?

La volonté existe, mais il faut préciser qu’on a deux types de projets : De grands projets structurés exigeant des moyens et des conditions bien précises dont notamment les incitations fiscales.
A ce niveau, si on arrive à mieux satisfaire les demandes, on serait capable de stimuler de nouveaux promoteurs.
Pour le deuxième type de projet, il concerne les projets privés. Il s’agit de projets sensibles à la situation du pays en termes d’instabilité politique, ralentissement au niveau de l’exécution des réformes mises en place. Ajoutons à cela l’instabilité enregistrée au niveau régional.
Ces facteurs doivent être pris en considération par les décideurs tunisiens, qui sont plus que jamais appelés à envoyer des messages rassurants pour pouvoir convaincre les investisseurs étrangers.

Au delà de ce constat, il faut affirmer que la Tunisie dispose de plusieurs atouts pour que les étrangers s’implantent dans ce site attractif. Mais, beaucoup reste à faire….

Ce climat d’instabilité poussera certainement plusieurs entreprises étrangères à quitter le pays. Qu’en dites-vous ?

En 2015, le rythme de la fermeture des entreprises étrangères n’a pas baissé. D’après les statistiques, une cinquantaine d’entreprises étrangères ferment leurs postes chaque année. Toutefois ce chiffre est beaucoup moins élevé qu’avant la révolution, où chaque année environ 150 entreprises quittaient la Tunisie.
Et pourtant on reste prudent étant donné que le risque existe encore, surtout que certaines entreprises sont en train de penser à quitter le territoire tunisien.

Dans le même contexte, plusieurs entreprises étrangères n’ont pas voulu augmenter le taux d’investissement en Tunisie.

Avez-vous des chiffres exacts ?

La majorité des entreprises étrangères installées en Tunisie n’ont pas voulu augmenter leurs parts d’investissement, sachant que le nombre global de ces entreprises s’élève à plus de 1200.
C’est tout à fait compréhensible au regard de l’étape actuelle marquée par un nombre limité de nouveaux projets, un rythme en termes d’opérations d’investissement ou d’extension au ralenti.
Mais, la question du départ n’est pas un énorme problème actuellement, c’est plutôt un risque. Notre crainte est bien évidement liée au manque à gagner en termes d’IDE.

Dans de pareilles conditions, quelles seront les taches du futur gouvernement pour combler les failles ?

Les missions du futur gouvernement ont été fixées dans le document de Carthage signé par plusieurs partis politiques et organisations nationales.
Partant de cette idée, je considère qu’il est temps d’accélérer l’adoption du code de l’investissement dans les plus brefs délais.
Il faut faciliter les procédures administratives tout en essayant de suivre les investisseurs étrangers implantés déjà en Tunisie. Cela passera également par la résolution de leurs problèmes de façon rapide.
C’est une démarche cruciale. Avant de chercher de nouveaux investisseurs, il faut fidéliser ceux qui sont là. Car, il s’agit d’un nombre important d’investisseurs ayant la capacité d’étendre leurs projets, mais aussi de faire évoluer leurs investissements.

A noter qu’on a commencé à réaliser cet objectif, surtout qu’on a entamé une série de rencontres avec les chambres mixtes.

Parmi les autres actions à entreprendre, on cite la mise en place d’une stratégie promotionnelle à l’étranger, tout en consacrant les budgets et les ressources nécessaires pour assurer la reprise des investissements étrangers.

Dans ce cas, on devrait commencer par les grands projets, qui sont à mon avis la locomotive des investissements et qui pourront jouer un rôle déterminant dans ce sens.

par -

Le ministre des Affaires sociales, Mahmoudd Ben Romdhane, s’est entretenu ce jeudi 21 juillet avec des responsables de la société américaine Lir et des représentants de l’UGTT et de l’UTICA.

Cette réunion a porté sur le retrait de la société américaine de la Tunisie et son transfert au Maroc, rapporte Mosaïque fm.

Mahmoud Ben Romdhane a discuté des raisons du non renouvellement du contrat de la société précitée en Tunisie et sa fermeture.  La société s’est engagée à dédommager plus de 600 agents licenciés, a ajouté la même source.

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