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Toutes les lois passent en leurs mains, pourtant ils sont loin d’être exemplaires, à en croire cette terrible révélation de Chawki Tabib, président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC). Il a affirmé ce jeudi 15 novembre 2018, sur Mosaïque FM, que depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le patrimoine, il y a un mois, seuls 10 députés, sur 217, ont éclairé ses lanternes sur leurs biens.
Idem pour les ministres, qui ne se bousculent pas non plus pour montrer patte blanche? Tabib a indiqué que seuls 4 d’entre eux, de l’ancien et du nouveau gouvernement,  ont bien voulu se rendre dans les locaux de l’INLUCC pour déclarer leurs biens. Il ne s’arrête pas là, il donne des noms! Abderraouf Cherif, désigné à la Santé lors du dernier remaniement et Fadhel Mahfoudh, en charge des relations avec les Institutions constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, ont rempli leurs devoirs quelques heures à peine après avoir prêté serment au palais de Carthage. Quant aux autres – le président de la République, le chef du gouvernement, le président de l’ARP, etc. -, et bien Tabib les attend toujours…

Si les artisans et promoteurs des lois ne s’empressent pas de montrer l’exemple, qu’est-on en droit d’attendre des citoyens lambda?

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La loi des séries, dont Nidaa Tounes se serait bien passé. Les élus Taher Fdhaiel, Belgacem Dkhili et Jihene Aouichi ont quitté le navire ce mardi 13 novembre 2018 rapporte Mosaïque FM, s’ajoutant à la longue liste des députés qui ont démissionné du bloc parlementaire ces derniers mois…

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La majorité des députés ont dénoncé vendredi l’absence du ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui, de la séance consacrée à son audition, faisant part de leur refus des excuses du ministre, représenté par son Secrétaire d’Etat, Sabri Bachtobji.
Les députés Fayçal Tebbini, Yassine Ayari et Salem Labiyadh ont manifesté leur refus quant aux prétextes avancés par le Secrétaire d’Etat pour justifier l’absence de Jhinaoui.
Dans son intervention, Tebbini a évoqué l’accord conclu le 15 mai 2015 entre le gouvernement tunisien représenté par le Ministère des Affaires étrangères et le gouvernement américain et qui stipule l’octroi d’une parcelle de terre tunisienne sur laquelle est bâtie l’école tuniso-américaine, comme indemnité estimée par les Américains suite aux dégâts causés par l’assaut de manifestants contre ladite école et le siège de l’ambassade US à Tunis en 2012.
En réponse à l’interrogation de Tebbini, Bachtobji a précisé que le ministère a trouvé un accord avec la partie américaine pour régler ce litige à l’amiable en accordant une fois pour toutes la propriété de ce terrain aux Américains.

De son côté, le député Yassine Ayari a interpellé Bachtobji sur le refus de l’ambassadeur de Tunisie à Berlin de le recevoir par crainte d’évoquer “un dossier de corruption compromettant pour l’ambassade“.
Selon le député Ayari, l’ambassadeur en question a été nommé en raison de son allégeance au mouvement Nidaa Tounes, ainsi qu’à la personne de Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif de Nidaa Tounes et de l’un de ses dirigeants en Allemagne, Raouf Khammassi.
Abordant ce point, Bachtobji s’est contenté de rappeler les directives du ministère des Affaires étrangères destinées à faciliter le travail des députés, réfutant que les nominations des ambassadeurs se fassent sur des critères d’appartenance partisane.

Salem Labyadh a quant à lui demandé au ministère des Affaires étrangères de faire toute la lumière sur les jeunes tunisiens disparus en Italie depuis 2015.
Labyadh a précisé à ce propos qu’il a présenté une liste de noms au ministère concerné pour avoir des informations sur leur sort, laquelle est restée lettre morte.
Il a également appelé le ministère à reprendre le contact avec ces jeunes et à s’enquérir de leur situation. “Le gouvernement tunisien n’a aucune politique pour sauver ses concitoyens incarcérés dans des prisons italiennes” a-t-il déploré.
Le Secrétaire d’Etat a indiqué en réponse à l’interrogation de Salem Labyadh que la détermination du sort des migrants tunisiens qui seraient morts noyés est “une tâche extrêmement compliquée et difficile”.
Les migrants, a-t-il expliqué, choisissent intentionnellement de ne pas prendre leurs pièces d’identité quand ils traversent clandestinement les frontières maritimes. “Une fois les côtes italiennes atteintes, ils présentent de fausses identités pour éviter l’expulsion”, a-t-il ajouté.

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La commission de législation a entamé ce jeudi 1er novembre 2018 l’examen de certains articles de la loi portant sur l’amendement et le parachèvement de la loi organique n°26 de 2015 concernant la lutte contre le terrorisme et l’élimination du blanchiment d’argent, rapporte Mosaïque fm.

Malgré l’importance du projet de loi, la majorité des membres de la commission se sont absentés, 6 députés seulement ont assisté à la réunion. Il s’agit de Karim Helali, Nacer Jebira, Nadhir Ben Ammou, Samia Abou, Soulef Cossentini et Ramzi ben Fraj.

Les 11 députés absents sont : Mounir Hamdi, Zeineb Brahmi, Fathy Ayadi, Hager Aroussi, Mohamed Mohsen Soudani, Noureddine Bhiri, Ibtissem Jebabli, Sabrine Goubantini, Kamel Dhaouedi, Olfa Jouini et Mourad Hmaydi.

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L’Assemblée des représentants du peuple a décidé d’organiser une séance plénière, lundi 29 octobre 2018, consacrée à l’audition du ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati.

Le ministre de l’Intérieur devrait répondre aux questions des députés qui vont porter sur plusieurs sujets dont la récente affaire de Cité Essijoumi où un jeune a été tué par les balles de la douane.

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Quelque 10 députés ont été convoqués pour audition par la direction des enquêtes de la Garde Nationale de l’Aouina et le pôle judiciaire économique et financier, a confié mercredi à l’agence TAP le député et assesseur du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) chargé de l’information et de la communication, Fayçal Khlifa.

Il s’agit, selon lui, “d’une simple procédure destinée à auditionner ces députés sur des accusations portées à leur encontre au sujet de dossiers en dehors de l’action parlementaire”. “Ces accusations s’inscrivent dans le cadre de règlement de comptes politiques “, a-t-il dit.

La Commission du règlement intérieur du parlement avait examiné certains dossiers relatifs à la levée de l’immunité parlementaire de nombre de députés, a-t-il souligné, faisant remarquer que certains députés sont attachés à lever l’immunité parlementaire de ces députés pour clore ce dossier une bonne fois pour toutes.

Fayçal Khlifa a tenu à souligner que tous les députés vont déclarer leur patrimoine dans un délai de 60 jours, telle que prévue par la Loi sur la déclaration de patrimoine, la lutte contre le conflit d’intérêt de l’enrichissement illicite.
Dans une déclaration ce matin sur les ondes d’une radio privée, l’activiste politique, Lazhar Akremi a indiqué que plus de 20 députés sont soumis à une enquête menée par le pôle judiciaire économique et financier pour affaires de corruption.

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Nous croyons savoir, de source proche du parti politique Nidaa Tounes, qu’au moins 3 nouvelles démissions du bloc parlementaire de Nidaa Tounes pourraient être annoncées ce mercredi 3 octobre 2018, à l’ARP. Il s’agirait, selon nos sources, de Sana Bouhaoula, Hala Omrane, Mohamed Saidane et Lotfi Nabli. Un communiqué officiel, dont Africanmanager a reçu copie du Draft, explique cette démission par «l’absence de toute réponse aux revendications de la base du parti à Kassar Helal, exprimées dans un communiqué en date du 22 septembre 2018», par leur «refus des procédés de gestion unilatérale de Sofiane Toubal (…)», leur “attachement aux résultats du conseil régional élargi de Monastir qui s’était tenu le 22 septembre 2018», leur “attachement aussi à l’adhésion au parti Nidaa Tounes» et surtout leur «appel à un processus de restructuration du parti».

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Trois députés de Nidaa Tounes ont déposé, vendredi, leur démission du groupe parlementaire du mouvement au bureau d’ordre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
C’est ce qu’a indiqué à l’agence TAP l’un des députés démissionnaires, Ismail Ben Mahmoud, qui a précisé avoir déposé lui même ainsi que les députés Lotfi Ali et Abir Abdelli leur démission du bloc parlementaire de Nidaa Tounes ce vendredi au bureau d’ordre de l’ARP. “Il n’y a pas eu de coordination entre nous concernant la décision de démissionner“, a toutefois affirmé le député.
Il a expliqué qu’il a pris la décision de démissionner de son bloc parlementaire après mûre réflexion. Selon lui, l’expérience de Nidaa Tounes et de son groupe parlementaire “ne représente plus le projet national rassembleur de la famille démocratique comme cela fut le cas lors de la création du parti“.
Ismail Ben Mahmoud n’exclut pas un ralliement à la Coalition nationale dans les prochains jours, estimant que ce nouveau groupe parlementaire nouvellement formé a “pu rassembler les différents courants démocratiques au sein du parlement et peut y jouer un rôle crucial“.
Rappelons que neuf députés de Nidaa Tounes ont récemment démissionné de leur bloc parlementaire. Il s’agit de Zohra Driss, Moncef Sellami, Ahmed Saïdi, Issam Mattoussi, Lamia Dridi, Jalel Guedira, Mohamed Rachdi, Marwa Bouazzi et Ibtissem Jbebli. Parmi eux, huit députés ont rejoint la Coalition nationale.

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Fraichement créé, le bloc de “la Coalition nationale” se réunira au début de la semaine prochaine pour distribuer les responsabilités au sein bloc, définir une méthode de travail, se préparer aux journées parlementaires du groupe et examiner les nouvelles demandes d’adhésion au groupe parlementaire.
Le bloc de la Coalition nationale a déposé vendredi 21 septembre 2018 une demande signée par 40 députés pour former un nouveau bloc parlementaire, a déclaré samedi à l’agence TAP le député et membre du bloc, Sahbi Ben Fraj.
Selon lui, 10 autres députés ont présenté des demandes individuelles d’adhésion dont des nouveaux députés démissionnaires du bloc parlementaire de Nidaa Tounes.
Prévues le week-end prochain, les journées parlementaires du bloc de la Coalition nationale vont permettre de passer en revue le programme d’action du bloc pour la nouvelle année parlementaire particulièrement au sujet des projets de loi soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), dont en premier lieu le projet de loi de finances pour l’exercice 2019, de la Cour constitutionnelle et de l’amendement de la loi électorale.
Un groupe de députés avait annoncé le 27 août 2018 la création d’un nouveau bloc parlementaire baptisé “Coalition nationale”.
Composé au démarrage de 33 députés, le nouveau bloc parlementaire regroupe aujourd’hui 43 députés, selon le président du bloc, Mustapha Ben Ahmed.
Le bloc regroupe des indépendants, des démissionnaires de groupes parlementaires des mouvements Machrou Tounes et Nidaa Tounes ainsi que des députés du bloc de l’Union patriotique libre.

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Laisser mourir Nidaa Tounes, est-ce la consigne ?!

Une flopée de cadres à Sfax, 14 exactement, le même paquet à Ben Arous dont une députée, à ajouter aux 9 autres élus qui ont largué dernièrement les amarres, après le départ des députés qui ont formé l’ossature de Machrou Tounes et son bloc parlementaire, après le départ de Mohsen Marzouk, après celui de Saïd Aïdi, après… après… Et maintenant il se dit qu’un poids lourd, dans le parti et au sein du gouvernement, la ministre du Tourisme, Selma Elloumi Rekik, a elle aussi envie de prendre le large. Bientôt on ne se posera plus la question qui est parti – ils seront trop nombreux -, mais qui est resté – très peu -, pour faciliter le décompte. Nidaa Tounes, la formidable machine de guerre bâtie de ses mains par le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, en 2012 fond comme neige au soleil, s’effrite de toutes parts, inexorablement. Le pire dans cette affaire c’est que le fils du président de la République, Hafedh Caïd Essebsi, par qui tout ce désastre est arrivé, a réussi par on ne sait quel tour de force à repousser le Congrès électif, le tout premier depuis la naissance du parti (une grosse anomalie pour une grande formation, dans une prétendue démocratie !), jusqu’en janvier 2019, au meilleur des cas. Cela veut dire que cette hémorragie a des chances de continuer, et même de s’accélérer… pour précipiter la mort de l’oeuvre de BCE. Alors que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lui restera manifestement ; lui qui cristallise toute la haine de HCE au point de le détourner de la gestion de Nidaa, une gestion saine, a toutes les chances de demeurer. Et que fait le président de la République pendant ce temps ? Il s’emmure dans son palais cossu de Carthage, dans un mutisme incompréhensible.

La tragédie du vieux lion

C’est le refus de Ben Ali, ou son impossibilité à agir pour freiner la cupidité de ses proches, notamment les Trabelsi, qui avait accéléré sa perte. L’actuel président de la République file droit vers la même tragédie, une tragédie personnelle mais aussi nationale car les déflagrations plongent le pays dans des bruits incessants et une instabilité politique qui sont ses meilleurs ennemis. La Tunisie n’avait pas besoin de ça, et ne le pardonnera jamais à BCE, qui avait pourtant écrit son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire en dirigeant énergiquement la nation dans un moment où elle se cabrait comme un cheval fou, en février 2011, en pleine poussée de fièvre révolutionnaire. Tout ça a été terni par son entêtement à laisser son fils manipuler plus que de raison des fils hautement explosifs. Et pourtant ce ne sont pas les coups de semonce et alertes qui ont manqué, la dernière en date est celle de Zohra Driss, qui était de tous les combats aux côtés de Essebsi, avant de tout plaquer. Où est passé l’ancien secrétaire général du parti, Taïeb Baccouche, qu’on a vu à un moment s’agiter dans les coulisses après avoir été reçu au palais de Carthage ? Lui au moins avait la stature qu’il faut pour imposer les correctifs dont le parti a grand besoin. Que font Néji Jalloul, Faouzi Elloumi, etc. ? Pourquoi ils se taisent tous devant ce naufrage ? C’est comme si tout ce beau monde s’était donné le mot pour rester sagement assis et regarder le navire sombrer… pour laisser Chahed piloter autre chose à la place ?? Etrange attitude…

Pourtant “l’ennemi” aurait pu être la solution

Sourd (aux nombreux appels à la raison) et aveugle (face au spectacle d’un parti qui se désagrège sous ses yeux, pendant qu’il pourchasse un ennemi imaginaire), Essebsi junior n’est pas muet pour autant. On l’a beaucoup entendu dernièrement, beaucoup plus que d’habitude en tout cas, et si ce n’est pas lui personnellement c’est un de ses lieutenants qui s’y colle. Où sont-ils planqués en ce moment ? Mystère. Eux qui étaient si prompts à organiser des réunions nocturnes dans des officines secrètes qui ont valu au parti tous ses déboires font de l’apnée maintenant. Personne ne s’occupe de ce parti à la dérive, ne parle pour lui, ne tente quoi que ce soit pour le sauver. Il n’y a plus personne ! Et il faut que ce soit les démissionnaires de Ben Arous qui rappellent au supposé leader, HCE, les conséquences de sa traque implacable et insensée, alors qu’il aurait dû faire de Chahed une chance, qu’il aurait dû s’adosser sur ses résultats économiques, qui commencent à venir, pour perpétuer le feu de sacré chez Nidaa Tounes, maintenant que son fondateur est au crépuscule de sa vie politique. Mais il n’en sera rien, manifestement…

Le beau rôle !

Quant à Chahed, et bien il se délecte d’une situation qui tourne à son avantage, après avoir essuyé la tempête. Son positionnement n’a jamais été aussi confortable, après le soutien réaffirmé du bataillon Ennahdha et après avoir implosé, directement ou indirectement, le rang de ses ennemis. Et c’est encore plus vrai depuis que la “Coalition nationale” a émergé au Parlement, un bloc parlementaire lequel même s’il prétend n’avoir posé aucun acte d’allégeance au chef du gouvernement ne sera pas un obstacle pour lui, au contraire. Quand Chahed rétorque à l’ultimatum surréaliste de HCE que lui s’occupe des affaires du pays et n’a pas le temps pour la petite tambouille, il a raison, c’est ce qu’il fait effectivement mais il faut aussi preuve d’une grande habileté politique. En effet aux yeux de l’opinion publique – ses futurs électeurs, peut-être -, trimer pour l’intérêt national c’est quand même autre chose que ces politiciens, de Nidaa et d’ailleurs, qui se vautrent dans la fange pour des intérêts personnels. Et qui s’excite, s’énerve, attaque, cogne pour ces bas calculs ? Suivez notre regard. Et qui dégage une impression de force tranquille face aux assauts, et n’a d’yeux que pour le bien suprême de la nation ? Regardez vers la Kasbah. Bon, la réalité est plus nuancée que ça, et surtout beaucoup moins manichéenne – le bon d’un côté, les méchants de l’autre -, mais c’est cela que perçoivent les citoyens, et ça pourrait être très payant électoralement pour l’un, et fatal pour les autres. C’est la photographie du moment. Cela reste un instantané, qui n’est pas gravé sur le marbre et pourrait muter d’ici les élections de 2019, mais pour le moment cela suffit au bonheur du chef du gouvernement. En attendant qu’il abatte ses cartes. Ou pas.

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Zohra Driss a quitté avec fracas son bloc parlementaire, Nidaa Tounes, avec 7 de ses collègues, mais n’en a pas fini pour autant avec la direction de son ex-parti. Ce matin du lundi 10 septembre 2018, c’est règlement de comptes au menu…

Reprenant les grandes lignes de sa dernière tribune, elle a redit, sur Express FM, que Nidaa Tounes n’est pas la propriété d’un individu – suivez son regard – mais celle de la nation toute entière. «Les ennuis de Nidaa ont commencé au congrès de Sousse, qui était tout sauf démocratique, même si les problèmes ont effectivement surgi dès le départ de Béji Caïd Essebsi. Depuis ce congrès, Hafedh Caïd Essebsi a mis la main sur tous les leviers, en s’arrogeant toute la légitimité. Nidaa Tounes n’est pas une affaire familiale, et même dans une famille on se doit de consulter son épouse et ses enfants. On ne commande pas depuis sa chambre à coucher. Hafedh Caïd Essebsi se croit tout permis en se targuant d’être le propriétaire de la maison ! », a-t-elle déclaré.

L’élue a ajouté qu’au départ elle et ses collègues démissionnaires ont opté pour le combat au sein du parti, en tentant de corriger la trajectoire, mais ça s’est avéré impossible. “Nidaa Tounes a perdu le plus gros de sa masse électorale et les résultats des municipales l’illustrent. Nous avons essayé de faire quelque chose, mais ce n’était pas possible (…). Nous avons décidé de nous réorganiser avant le démarrage de la session parlementaire à travers un projet. Nous n’avons pas encore officialisé notre intégration au nouveau bloc la coalition nationale mais nous allons le faire», précise Zohra Driss.

Par ailleurs elle réaffirme que ce nouveau projet n’est pas un bouclier pour le chef du gouvernement, Youssef Chahed, mais un nouvel outil en faveur de la stabilité politique. La députée a chargé la barque de HCE en balançant ceci : «Lors de la dernière réunion, Hafedh Caïd Essebsi a demandé aux ministres de Nidaa de démissionner du gouvernement. Ce qui est matériellement impossible. Imaginons une seconde les dégâts du départ du ministre de l’Education à la veille de la rentrée scolaire !».

 A la question de savoir s’il y a une suite à tout cela, comme par exemple la création d’un nouveau parti dans la perspective des prochaines élections, Driss a confié qu’il n’y a pas de plan précis sur la table, et que les dissidents n’ont pas encore planché sur le sujet…

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Que reste-t-il de la machine de guerre fabriquée par le président de la République, Béji Caïd Essebsi et qui avait brillé aux élections de 2014 ? Qu’en restera-t-il au scrutin de 2019 ? Manifestement pas grand chose au rythme où le parti se vide de son sang, sous le brillant magistère de Hafedh Caïd Essebsi, fils du chef de l’Etat. 8 députés viennent de claquer la porte du bloc parlementaire de Nidaa Tounes (il n’en reste que 46, pour 86 au départ, et une poignée de militants) pour filer vers la “Coalition nationale”. 8 de plus, martyrisant un peu plus ce parti que son propre fondateur refuse toujours obstinément de prendre en main sous prétexte qu’il se doit de prendre de la hauteur, du haut de son fauteuil du palais de Carthage, au motif que son statut lui interdit de mettre son nez dans les affaires partisanes. Mais personne n’est dupe, si la main du vieux lion tremble, hésite, c’est parce qu’elle redoute d’écraser le fils. Les sacrés liens du sang et leur pouvoir de nuisance, dont le pays croyait s’être débarrassés un fameux 14 janvier 2011. Et bien non. Zohra Driss, Moncef Sellami, Ahmed Saïdi, Issam Mattoussi, Lamia Dridi, Jalel Guedira, Mohamed Rachdi et Marwa Bouazzi sont partis, ils ont quitté un navire en plein naufrage. La même Zohra Driss qui avait récemment adressé un message coup de poing à BCE. Il faut croire qu’elle n’a pas eu la patience d’attendre que Essebsi fasse mouvement…

Le coupable ? Toujours le même

Zohra Driss a confirmé l’information à la TAP, avec une indication qui montre que cette affaire est actée : Les 8 désormais ex-nidaïstes vont officiellement déposer leur démission au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple mercredi prochain.
Elle a ajouté que la décision a été prise il y a environ une semaine, en raison de ce qu’elle a qualifié de “déception” quant à la manière d’administrer Nidaa Tournes. Le directeur exécutif de Nida Tounes, Essebsi junior, est accusé, mais ce n’est pas nouveau, d’avoir la “mainmise sur tous les pouvoirs” et de faire comme si les structures et dirigeants du parti n’existaient pas. En fait le parti n’était même pas géré, HCE, aveuglé par sa haine obsessionnelle du chef du gouvernement, Youssef Chahed, a oublié qu’il pourchassait un des leurs, que la cible, en principe, parlait et agissait au nom du parti, qu’il avait des soutiens au sein du parti et que cette persécution que rien n’explique rationnellement (il se dit que Chahed refuse de nommer les hommes de Essebsi fils à des postes clés, qu’il met ses “amis” en prison sans le consulter, qu’il refuse même de lui répondre au téléphone… C’est bien ce qu’on disait, il n’y a rien de rationnel derrière cette haine tenace) risquait de faire imploser la formation. HCE a oublié que son rôle était de rassembler, il a oublié qui il était, la valeur de ce qu’il a entre les mains et ce qu’il est venu faire au poste qui est lien, il a oublié les difficultés du pays qui exigeaient autre chose de sa part. Il s’est oublié. L’addition est salée.

L’ombre de Chahed derrière le loup

Dès sa naissance, fin août 2018, le bloc parlementaire, qui affichait 33 députés – des indépendants, des déçus de Machrou Tounes et Nidaa Tounes, des élus de l’UPL – a été suspecté d’être téléguidé par Chahed, pour faire exploser le front de ses ennemis au Parlement, dont des élus de son parti (je sais, tout ça est un peu kafkaïen…). Et devinez qui était le plus terrorisé par cette affaire ? Nidaa Tounes, évidemment, un bloc qui n’est plus que l’ombre de lui-même et que la moindre bourrasque secoue. Bien entendu les accusations en direction du chef du gouvernement ont redoublé d’intensité quand il l’ont vu prendre langue avec les 8 députés le jour même de l’annonce de leur démission de Nidaa, samedi 08 septembre 2018. Mohamed Rachdi a beau dire que ce sont eux-mêmes qui ont sollicité un entretien avec Chahed, pour causer “des préparatifs de l’année parlementaire et du projet de la loi de finances pour l’année 2019” et “la question de la démission n’a pas été évoquée au cours de cette rencontre“, les adversaires et faux amis de Chahed continueront de voir son ombre derrière la “Coalition nationale“, de le voir partout. Chahed fait peur à tout le monde, sa popularité, même en baisse, selon les sondages, fait peur. Au point que même la forteresse Ennahdha ne parle plus que de la présidentielle, et surtout de la manière d’empêcher Chahed d’y aller, alors que l’intéressé n’a pas pipé mot sur cette échéance ! Mais puisque ses parrains ont la faculté de lire dans ses pensées…

Rached Gannouchi et compagnie se donnent-ils tout ce mal pour rendre service également à BCE, qui ne voudrait pas croiser le chef du gouvernement sur la route de la présidentielle ? Abdellatif Mekki, dirigeant du mouvement Ennahdha, l’a laissé entendre, ici même, sur Africanmanager. Vrai ou pas, manoeuvre politique ou pas, le fait est que Chahed les empêche tous de dormir. Et ce sera encore le cas pendant un bon moment, et encore plus quand il aura quitté la Kasbah et qu’il se mettait en tête de jouer les cartes qu’il a en main pour se forger un destin national.

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Huit députés de Nidaa Tounes ont décidé de démissionner du groupe parlementaire du parti et de rejoindre le groupe de la “Coalition nationale”, a annoncé , samedi, à la TAP, le député Mohamed Rachdi.

Les huit députés sont : Zohra Driss, Moncef Sellami, Ahmed Saïdi, Issam Mattoussi, Lamia Dridi, Jalel Guedira, Mohamed Rachdi et Marwa Bouazzi, a-t-il précisé.

Joint par l’agence TAP, Zohra Driss a confirmé l’information, précisant que les huit députés comptent déposer officiellement leur démission au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple mercredi prochain.

Selon elle, la démission a été décidée voici une semaine. Elle l’a été à la suite de ce qu’elle a qualifiée de “déception” quant à la manière de gérer et de diriger le mouvement Nidaa Tournes, a-t-elle relevé, expliquant que le directeur exécutif de Nidaa Tounes “s’accapare tous les pouvoirs et n’accorde aucune considération aux structures et dirigeants du parti”.

Par ailleurs, le député Mohamed Rachdi a indiqué que les huit députés ont été reçus, à leur demande, samedi, par le chef du gouvernement pour parler des préparatifs de l’année parlementaire et du projet de la loi de finances pour l’année 2019. D’après lui, la question de la démission n’a pas été évoquée au cours de cette rencontre.

Rappelons que le groupe de la “Coalition nationale”, constitué fin août dernier, regroupe 33 députés. Il est composé d’indépendants, de démissionnaires des groupes parlementaires des mouvements Machrou Tounes et Nidaa Tounes ainsi que des députés du bloc de l’Union patriotique libre.

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92 projets de lois, majoritairement à caractère économique et social, c’est ce qui est sur la table de nos chers députés. Il y a même un projet, celui portant sur l’amendement de la loi organique du budget de l’Etat (71/2015), qui dort dans les tiroirs depuis quatre ans. Et tout cela on l’a appris sur le site électronique de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Si à la limite les élus faisaient ce qu’ils pouvaient pour rattraper ce retard, s’ils mettaient le frein sur les chicaneries, les arguties législatives et autres manies de convoquer les ministres pour des plénières – ou plutôt des boucheries en direct-live – pour la moindre petite chose qui va de travers, on pourrait leur pardonner cette indolence dans le traitement des affaires du pays, très urgentes pour le coup. Et ce sont ces mêmes députés qui ont trouvé le temps de mettre leur nez dans le dossier du coup de karcher au ministère de l’Energie, en exigeant des explications de la part du chef du gouvernement, et dans un rapport détaillé s’il vous plait, qu’ils mettront une éternité à commenter. Encore des projets de loi urgentissimes en souffrance en perspective, le temps que les députés se paient Chahed. Pourtant des enquêtes ont déjà été diligentées et on peut faire confiance aux fins limiers lâchés sur le secteur de l’Energie pour faire la liste de ce qui ne va pas. Mais ces professionnels de l’investigation ne suffisent pas aux députés, manifestement…

La liste des projets de loi sur lesquelles on attend désespérément la célérité de nos élus comprend 36 projets de l’année 2018 relatifs aux projets du transport aérien et maritime entre la Tunisie et plusieurs pays ainsi qu’une convention de vente à terme entre la Tunisie et la Banque Islamique pour le Développement (BID) et une autre portant sur le développement du secteur de l’électricité. Ajoutons à cette liste le projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, ô combien important car c’est cette affaire qui avait valu à la Tunisie les foudres de l’Union européenne.
Le bureau de l’ARP soumet également aux députés des projets de loi ayant trait à des financements que la Tunisie obtiendrait auprès de l’Agence Française de développement (AFD) en faveur du projet de la gouvernance des entreprises. En plus, la chambre législative examinera une loi autorisant l’Etat à augmenter les financements en faveur de la Société Nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE). Si ce n’est pas plus important que les affaires du chef du gouvernement !!

En outre, 26 projets de loi datant de l’année 2017 portant sur la modernisation du réseau ferroviaire tant rapide que traditionnel et d’autres secteurs sont en attente de l’approbation de deux projets de lois pour la mobilisation des financements à l’effet de leur exécution, à l’instar du projet de loi relatif à l’octroi de crédits par la banque allemande FkW à la Tunisie pour financer le projet du RFR.
Par ailleurs, 26 six autres projets datant de l’année 2017, à l’instar de la loi n°66/2016 portant sur la croissance économique en Tunisie, celle relative à la salubrité des aliments animaliers, en plus du projet de l’audit du budget (36/2016) et un autre ayant trait aux terres domaniales sommeillent encore.

A noter que l’ARP a adopté, depuis janvier 2015, jusqu’au démarrage des vacances parlementaires pour l’année 2018, près de 209 projets de lois dont 16 datant de cette année. C’est bien, mais il faudra faire mieux, beaucoup mieux, car de ces projets dépend l’oxygénation de l’économie. Et les députés travailleraient nettement mieux s’ils n’étaient pas aussi perméables à tous les échos au sein de l’exécutif, à la petite cuisine des partis politiques et à tous ces bruits que colporte une opinion publique qui apprend encore à vivre avec cette liberté d’expression qui lui est tombée dessus un 14 janvier 2011.

S.L.

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Au moins 120 députés de l’Assemblée des représentants du peuple soutiennent le chef du gouvernement, Youssef Chahed qui bénéficie ainsi d’un minimum de légitimité, mesurée à l’aune du nombre des parlementaires qui l’appuient, a affirmé vendredi l’un d’eux, Sahbi Ben Fraj.

S’exprimant sur Mosaïque fm, il a ajouté que « malgré la virulente campagne orchestrée contre Chahed, ses adversaires ont échoué à réunir le nombre de députés requis pour la motion de censure, précisant que ceux qui veulent renverser le gouvernement constituent une minorité.

Ben Fraj a estimé que la crise politique actuelle prend racine dans « les chances de Youssef Chahed de remporter l’élection présidentielle, outre la guerre contre la corruption qui en fait une cible majeure ».

Le député a cependant affirmé que le groupe parlementaire « Coalition nationale » créé le mois dernier « n’est pas celui de Youssef Chahed », mais un bloc qui a vocation à soutenir la stabilité gouvernementale.

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Finalement ce ne sont pas 3 mais 5 députés qui plaquent le bloc parlementaire Al Horra, monté par le parti Machrou Tounes. Et le mouvement pourrait s’amplifier après les départs, ce mardi 7 août 2018, de Souhail Alouini et Houda Slim, rapporte Mosaïque FM. La création de Mohsen Marzouk est donc engluée dans les mêmes déboires que Nidaa Tounes, dont elle avait siphonné les élus…
Rappelons que Sahbi Ben Fraj, Leila Chettaoui et Marouane Falfal ont annoncé hier qu’ils quittent le navire.

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Les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont voté, mardi 03 juillet 2018, en plénière, contre le projet de loi N°18/2018, portant approbation de l’accord de prêt conclu, le 21 décembre 2017, entre la Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement du projet d’appui au développement des compétences techniques et technologiques (PADCTT).
L’accord, déjà examiné en plénière tenue à la fin du mois de juin 2018, prévoit l’octroi de 72 millions d’euros, soit 190 millions de dinars, remboursable sur 19 ans, dont 7 années de grâce. Ce projet, piloté par le ministère de l’Education sur la période 2018-2022, vise à développer l’éducation, l’enseignement scientifique et technologique et à améliorer l’infrastructure nécessaire.
Pour Mongi Rahoui (Front populaire), les partis politiques qui votent en faveur de ces projets visent “à piéger toute la Tunisie“. “Ces partis qui ont voté des projets de loi visant à diffuser davantage la pauvreté sur une plus grande échelle sont très loin du concept de l’école publique“, indique encore le député. Et de poursuivre que “le vote de ces partis reflète des intérêts étroits liés aux indemnisations et à l’Instance Vérité et dignité“.
Toutefois, le député Ennadha Habib Khedher, a estimé que le refus d’adopter ce projet de loi “ne reflète aucun sens de patriotisme“.

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La séance plénière consacrée à l’examen du projet de loi n°2017-89 relatif à la déclaration de patrimoine, à la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêts dans le secteur public et qui devait démarrer ce mardi 19 juin 2018 a été levée.

Le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, a expliqué que le nombre des députés présents n’atteint pas le quorum du tiers requis, conformément à l’article 109 du règlement intérieur du Parlement. Les députés n’étaient que 46 ce matin.

Réuni le 6 juin courant, le bureau de l’ARP avait décidé la tenue d’une séance plénière ces 19 et 20 juin pour l’examen de ce projet de loi.

Rappelons que la Commission de la législation générale avait adopté, le 30 mai dernier, son rapport sur le projet de loi en question après avoir auditionné les parties concernées, dont notamment des représentants de l’initiateur – la présidence du gouvernement -, de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), de la Cour des comptes et du pôle judiciaire économique et financier.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’était engagé, avec véhémence, à traquer partout la corruption, à pourfendre et débusquer corrupteurs et corrompus dans tous les cercles, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. La promesse a-t-elle été tenue ? Pour le moment nous sommes contraints de dire non, puisqu’il manque dans le panier les politiques, or il est inconcevable que des faits de cette gravité soient perpétrés dans cette «petite» Tunisie (du point de vue géographique et démographique) sans que ces décideurs, sans qui rien ne se fait, parfois pour le plus grand malheur de leurs administrés, ne soient au courant ou même mouillés. Donc, à cet instant précis, nous ne pouvons en conclure autre chose qu’une tromperie sur la marchandise. Mais à en croire les bruits, persistants, lâchés par le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiene Sliti, si la machine cale et n’a jusqu’ici broyé aucun politicien, ce n’est pas la faute de Chahed mais bien celle du Parlement, lequel s’obstinerait à retarder l’action du couperet de la justice. Sliti avait émis une salve d’accusations le 2 mai 2018, en affirmant, sur Mosaïque Fm, que l’ARP refuse de lever l’immunité de certains élus dont les noms sont cités dans des affaires de corruption. Le bureau de l’ARP avait balayé ces accusations d’un revers de la main, en arguant que la requête de la justice ne contenait pas assez d’éléments de preuve. Le même Sliti est revenu ce week-end, avec les mêmes accusations, mais cette fois avec des faits précis gravissimes et un nom (décidément l’attaque frontale et nominative de Chahed contre Hafedh Caïd Essebsi fait école !), et pas n’importe lequel : Sofiene Toubel, le chef du groupe parlementaire de Nidaa Tounes.

Nous parlons, tout de même, du chef de file des députés du parti sorti majoritaire des dernières élections générales, en 2014. Ce n’est pas rien ! Certes les citoyens en ont soupé des problèmes de la classe politique, de leurs tiraillements puériles et mortifères pour la stabilité du pays, de leurs bisbilles indignes de leur statut d’élite (il en faut bien une, une élite, et pour le moment c’est eux qu’on a sous la main), de leurs errements, erreurs et approximations, mais ce qu’a dit et redit Sliti mérite bien qu’on s’arrête, et qu’on mette de côté pendant un moment les dépenses de l’Aïd, la Coupe du Monde, les soirées estivales dans les cafés, etc. Là on nous parle d’une corruption au sommet du pouvoir législatif, le pourvoir suprême en fait dans ce régime que la Tunisie a eu la bonne idée de se choisir. Si ça ce n’est important qu’est-ce qui l’est ?!

Un vieux serpent de mer

La députée Samia Abbou a été la première à mettre les pieds dans le plat en demandant publiquement, le 2 mars 2017, que la lumière soit faite sur les signes de extérieurs de richesse plus que suspects chez certains de ses collègues. Si des noms tels que Toubel et d’autres acolytes ont été lâchés sur la place publique, c’est parce que la justice a travaillé depuis les allégations de Abbou. Cependant, pour le moment, les condamnations s’arrêtent aux portes des politiciens. On le sait, le temps de la justice n’est pas celui des médias ou de l’opinion publique, et que les juges doivent justement y aller avec des gants pour que les droits de tous, en premier la présomption d’innocence, soient respectés, mais tout de même aucun politique pris entre les filets depuis le démarrage de la campagne de Chahed, c’est un peu difficile à admettre pour les citoyens, eux qui sont laminés par la justice en une fraction de seconde –  j’exagère un peu – s’ils ont le malheur d’être coincés pour parfois une broutille. Bon, le chef du gouvernement a quelques belles prises à son actif dans les milieux d’affaires, notamment Chafik Jarraya, le symbole de toute une époque, celle de la collusion mafieuse entre les businessmen et le pouvoir, mais rien, jusqu’ici, ne nous prouve qu’on est sorti de cette sombre ère. Il est où l’ancien ministre de l’Intérieur Najem Gharsalli, cité dans les mêmes dossiers explosifs que Jarraya et que Chahed avait donné l’instruction de ramener dare-dare ? Il court toujours…

Il faudra finir le boulot !

C’est la traque des pourris de la République, pour avoir in fine une République vertueuse, qui avait donné au locataire du palais de la Kasbah son premier galon d’homme d’Etat, et fait monter en flèche sa popularité. Il en est d’ailleurs resté quelque chose, de cette popularité, dans les sondages d’opinions, mais elle s’est sérieusement érodée depuis. Chahed a été lui aussi, comme tous les autres, pris dans cette crise de confiance entre les électeurs et leurs représentants, et il y a laissé beaucoup de plumes, d’après les enquêtes récentes. Certes les résultats économiques qui tardent, l’inflation, le climat politique et social délétère expliquent en grande partie cette désaffection vis-à-vis des dirigeants, mais il y a aussi le sentiment, à tort ou à raison, que les politiques sont une catégorie à part sur laquelle ne s’abattra jamais le glaive de la justice, en tout cas tant qu’ils sont au pouvoir. A Chahed de prouver le contraire en mettant la même énergie dans ce combat que dans sa croisade contre les hommes d’affaires véreux. La première étape serait de monter au front, comme il l’a fait pour le fils du chef de l’Etat, pour obliger le bureau du Parlement à lâcher les siens afin qu’ils soient jugés, comme le citoyen lambda…

Dans cette affaire il y a un très gros enjeu : La restauration de la crédibilité des politiques. Ce n’est pas pour rien que le penseur français Montesquieu (1689-1755) a théorisé la nécessaire séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, pour que la démocratie soit assise sur de bonnes bases. L’indépendance de ces trois piliers, surtout celle de la justice, est ce qui entretient le rapport de confiance entre les citoyens et les institutions. La justice doit être l’endroit où le droit est dit et appliqué de manière indistincte, que vous soyez “puissant ou misérable“, or c’est justement, d’après Sliti, ce que l’ARP empêche aux juges de faire. Chahed devra résoudre ce problème. Il est au moins aussi important pour l’avenir de la démocratie que les autres grands dossiers. Et pour son avenir politique personnel aussi, si toutefois il a des envies de passer du palais de la Kasbah à celui de Carthage. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y pense jamais, et pas seulement en se rasant le matin, comme l’avait confessé Nicolas Sarkozy quand il était le tout-puissant ministre de l’Intérieur…

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La séance plénière consacrée aux questions orales adressées au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous a démarré aujourd’hui, lundi 28 mai 2018 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

La proposition de loi relative à la responsabilité sociétale des entreprises et le projet de loi relatif à la sécurité sanitaire et la qualité des produits alimentaires et des produits pour animaux seront également débattus lors des plénières qui se tiendront mardi et mercredi, 29 et 30 mai 2018.

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