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Dette

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Le communiqué du BE du parti islamiste Ennahdha, qui s’était réuni ce jeudi 20 septembre 2018, a évoqué la situation économique et plus spécialement le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2019. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas tendre avec le gouvernement de Youssef Chahed. Ses ministres en font partie pourtant. Mais les arbitrages ne semblent pas leur avoir plu. Le parti islamiste tunisien voudrait-il ainsi monnayer son soutien à Youssef Chahed ?

On lit ainsi, dans ce communiqué, que «le mouvement enregistre l’amélioration du taux de croissance grâce à l’agriculture, des industries manufacturières et les services. Mais remarque que cette croissance n’a pas amélioré la situation économique et sociale des citoyens en raison du taux d’inflation élevé». Ennahdha remarque aussi que «le projet de budget pour 2019 n’a pas apporté de nouvelles politiques pour les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, du commerce, de la lutte contre la corruption, et de l’allégement de la dette et s’est contentée d’une série de mesures traditionnelles».

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum a indiqué, lors de son passage, ce lundi 17 septembre 2018 sur les ondes d’Express Fm, que l’Etat veillera à réduire le déficit budgétaire en le faisant passer de 4,9% en 2018 à 3,9% lors de l’année prochaine 2019 et à réduire le taux d’endettement en le ramenant à moins de 70%.

Le ministre a sur un autre volet assuré que le service de la dette sera de 9000 MD en 2019 contre 5100 MD en 2016 et que 2100 MD seront consacrés à la subvention des hydrocarbures et 1800MD pour la subvention des produits de base au cours de la même année.

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a confirmé, lors de son passage ce lundi 17 septembre 2018, sur Express Fm, que la décision de faire baisser le prix de la voiture populaire à moins de 20 mille dinars sera mise en application grâce à la coordination avec toutes parties prenantes.

Lors de la tenue de la conférence nationale sur le projet de loi de finances 2019 qui a eu lieu vendredi dernier à Tunis, le Chef du gouvernement a annoncé la baisse des prix des voitures populaires, dont les prix ont atteint les 30 mille dinars.

« Les prix actuels des voitures populaires n’ont rien à voir avec le terme ‘populaire’. Nous allons donc prendre les mesures nécessaires pour qu’elles redeviennent à la portée », a ajouté Chahed.

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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 5 septembre 2018, une opération de garantie partielle de crédit en faveur de la République du Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/), afin de l’aider à se prémunir contre le risque de change émanant d’euro-obligations. Cette intervention novatrice de la Banque vient appuyer les autorités sénégalaises qui s’efforcent d’améliorer la prédictibilité du service de la dette et d’en favoriser une gestion prudente. Elle contribue ainsi à consolider la stabilité macro-économique du Sénégal et à déployer le Plan Sénégal émergent (PSE).

Adopté en 2014, le PSE est la stratégie de développement national du Sénégal. Poursuivant la vision d’un « Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire et dans un État de droit », le PSE s’articule autour de trois volets : la transformation structurelle de l’économie ; le capital humain, la protection sociale et le développement durable ; et la gouvernance, les institutions, la paix et la sécurité. Le PSE décline des projets et des programmes de développement à fort impact dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la construction et le logement.

« Avec cette opération de garantie, l’appui de la Banque au Sénégal vise notamment à réduire les coûts et risques de change liés aux financements importants requis pour mettre en œuvre le PSE », a expliqué Pierre Guislain, vice-président de la Banque pour le secteur privé, les infrastructures et l’industrialisation. Cette intervention s’inscrit dans la droite ligne du Document de stratégie pays 2016-2020 (www.AFDB.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Project-and-Operations/SENEGAL-DSP_2016-2020.pdf) de la Banque pour le Sénégal, de son Document de politique et stratégie du développement du secteur financier 2014-2019 (www.AFDB.org/fr/news-and-events/afdb-board-approves-financial-sector-development-policy-and-strategy-2014-2019-13677/) et de ses priorités entérinées dans ses High 5 (www.AFDB.org/fr/the-high-5/).

La Banque est un partenaire clé du Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/) dans le cadre de la transformation structurelle de son économie. En effet, elle opère dans des secteurs stratégiques aussi divers que les infrastructures de transport et d’énergie, l’eau et l’assainissement, l’agriculture, le secteur social et la gouvernance. L’opération de garantie à laquelle la Banque a donné son feu vert vient donc renforcer sa présence, déjà active, au Sénégal.

À ce jour, les engagements cumulés de la Banque au Sénégal (www.AFDB.org/fr/countries/west-africa/senegal/) s’élèvent à près d’un milliard d’euros, répartis sur 26 opérations en cours d’exécution. Un tel niveau d’engagement témoigne de la qualité et de l’intensité du partenariat entre le Sénégal et la Banque africaine de développement.

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Il semble que la crise du secteur de la santé soit beaucoup plus profonde qu’on ne le croit et que la pénurie de médicaments n’est qu’un point parmi d’autres. Parce qu’il fait partie des domaines d’activité d’importance vitale, ce qui passe dans le secteur de la santé inquiète les Tunisiennes et Tunisiens : Corruption, endettement, sous-équipement, perturbation de la distribution de certains  médicaments, pénurie, fuite de compétences… Et la liste est encore longue.

Malgré l’annonce d’une légère reprise, la pénurie de médicaments n’est pas encore derrière nous. Dans une déclaration, ce mardi 14 août 2018, à Africanmanager, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT), Chedly Fendri, a fait état d’une légère amélioration de l’approvisionnement en médicaments suite à l’annonce du décaissement prochainement de 250 millions de dinars, une première tranche du montant global estimé à 500 millions de dinars, dans les caisses de la Pharmacie Centrale. Cette reprise concerne 50 types de médicaments, selon ses dires.
C’est l’effet de l’annonce de l’injection de 250 Millions de dinars dans la pharmacie centrale qui a débloqué la situation et faire revenir la confiance chez nos fournisseurs”, a expliqué le responsable, avant de signaler le retour des fournisseurs qui avaient arrêté d’approvisionner la Tunisie en médicaments :  “On a senti une légère amélioration chez les fournisseurs qui ont lâché un peu“, a-t-il assuré.

Il a par ailleurs indiqué qu’une réunion se tiendra jeudi prochain avec des responsables du ministère de la Santé, de la Banque centrale, de la Pharmacie centrale, du CNOPT et du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) pour évaluer la situation et discuter les solutions.
Il a toutefois tenu à préciser que le rôle de la cellule de crise est d’évaluer et de suivre la situation, notamment en ce qui concerne la restructuration des caisses de retraite, la réforme des hôpitaux en instaurant la bonne gouvernance et la bonne gestion, et la révision du modèle de financement des hôpitaux.

Le secrétaire général du Conseil national de l’ordre des médecins, Nazih Zghala, a indiqué, lors de son passage, ce mardi 14 août 2018, sur les ondes d’Express Fm, que durant la période allant de 1987 à 2007, le nombre des médecins-femmes a été multiplié par huit, appelant ainsi à tirer la sonnette d’alarme à propos des départs, de plus en plus massifs, de nos compétences médicales à l’étranger dont une bonne partie sont des jeunes.
«D’ailleurs, à ce rythme là, nous allons, connaître un manque de médecins d’ici les 7 ou 10 prochaines années», a-t-il affirmé en substance, avant d’enchaîner sur le fait que le déficit en nombre de médecins est plus marqué chez les spécialistes des établissements hospitaliers publics qui souffrent, en plus, d’un manque flagrant d’équipements et de logistique, selon ses dires.

Le secteur de la santé est gangrené non seulement par la pénurie de médicaments et la fuite des compétences mais aussi par la corruption. Rappelons la suspension, durant l’année 2017, de directeurs d’hôpitaux, médecins et pharmaciens pour soupçons de corruption ou encore le limogeage de l’ancien PDG de la Pharmacie centrale.

A souligner également l’ampleur de l’endettement des hôpitaux publics et de la Pharmacie centrale, précisant que cette dernière traîne une dette de 500 millions de dinars tandis que pour les hôpitaux le volume des créances s’élève à 266 millions de dinars.

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Bien que la croissance enregistrée, en 2017, soit encore modérée avec un taux de 2% aux prix constants de 2010, les tensions sur les prix observées durant la deuxième moitié de 2016 se sont exacerbées en 2017. En effet, l’inflation globale qui a débuté l’année au niveau de 4,6% est allée crescendo, culminant à 6,4% en décembre. Anticipant la résurgence des tensions inflationnistes, la Banque centrale a durci sa politique monétaire, en relevant, à deux reprises, son taux directeur, le portant de 4,25% à 4,75% en avril 2017, puis à 5% en mai“, indique la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans son dernier rapport relatif à l’année 2017.

Toujours selon le rapport, à partir du mois de juillet, la Banque centrale a entamé un resserrement quantitatif, visant à limiter à 7 milliards de dinars ses opérations principales de refinancement, sous forme d’appels d’offres hebdomadaires et a procédé, fin décembre, à l’élargissement du corridor de fluctuation des taux du marché monétaire de 150 points de base, portant sa largeur à 200 points de base. En conséquence, le taux de la facilité de dépôts à 24 heures, qui constitue le plancher du corridor, a été ramené à 4% tandis que le taux de la facilité de prêt marginal, limite supérieure dudit corridor, s’est établi à 6%. L’élargissement du corridor n’était qu’un signe précurseur d’un relèvement imminent du taux directeur, qui a d’ailleurs été porté, début mars 2018, à 5,75%, à un moment où l’inflation a culminé à 7,1% en février 2018 et menace de poursuivre son trend haussier.

En réalité, ces évolutions ne sont que la conséquence des derniers développements à l’échelle internationale et nationale. Au niveau international, l’orientation vers la normalisation des politiques monétaires de la BCE et de la FED, sur fond de reprise de l’activité et d’un début de convergence des taux d’inflation vers leurs niveaux-cible, devrait impacter les taux sur les marchés financiers internationaux et par conséquent les coûts de mobilisation des ressources. Par ailleurs, l’augmentation des prix de la plupart des produits de base et l’environnement géopolitique encore hostile resteront les principaux défis auxquels l’économie tunisienne devrait faire face.

A l’échelle nationale, la croissance économique a été tirée, entre autres, par la bonne tenue du secteur touristique et des industries manufacturières exportatrices, et à un moindre degré par une faible reprise de l’activité dans le secteur agricole. Elle aurait été bien meilleure n’eussent été les difficultés persistantes dans les activités extractives. Sur un autre plan, le déficit courant de la balance des paiements a culminé à 10,2% du PIB, un plus haut sur deux décennies. Pour sa part, le déficit budgétaire s’est situé à 6,1% du PIB et a nécessité, pour son financement, un recours accru aux ressources extérieures, portant l’encours de la dette publique au voisinage de 70% du PIB. In fine, l’ampleur des déficits jumeaux a non seulement mis davantage de pression sur le marché des changes et la liquidité bancaire, mais devient de plus en plus menaçante pour la soutenabilité de la dette.

Pour 2018, la stabilisation du cadre macroéconomique s’avère nécessaire pour renouer avec une croissance saine et durable, et cela ne pourrait être accompli qu’à travers la maîtrise de l’inflation et des déficits jumeaux, et la poursuite des réformes structurelles.

La BCT a sous un autre angle indiqué que la conjoncture économique difficile qui a prévalu, en 2017, a contribué à un resserrement plus prononcé de la liquidité bancaire. En effet, l’importante baisse des avoirs en devises, du fait du niveau exceptionnellement élevé du déficit courant et de l’importance des besoins de financement domestique du Trésor, continue à exercer des effets restrictifs sur la liquidité bancaire. En revanche, les Billets et monnaies en circulation (BMC), en dépit de leur augmentation notable, en 2017, n’ont eu qu’un effet modéré sur la liquidité bancaire. C’est qu’une bonne partie de la fiducie se trouve en dehors du circuit bancaire.

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En réaction aux récentes campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux suite à ses déclarations sur le recours à la planche à billets de la part du ministère des Finances et de la Banque centrale, l’expert en économie Ezzeddine Saidane a publié sur sa page officielle Facebook des informations encore plus précises pour justifier ses propos :

«  Je remercie tous ceux qui ont écrit des commentaires méchants à mon égard. Voici maintenant les chiffres (sources exclusives BCT, Ministère des Finances, INS) :

* Encours des crédits accordés par les banques tunisiennes et les assurances à l’Etat : Plus de 21 milliards de Dinars (21 mille milliards de millimes), Sur les 21 milliards de Dinars 15 milliards de Dinars ont été refinancés par la BCT,

* Sur quelles ressources la BCT refinance-t-elle les banques. Evidemment par la création monétaire c’est-à-dire par la planche à billets, c’est-à-dire par de l’inflation 4- 45% des dépenses de l’Etat sont des salaires.

* Les salaires sont pour une grande partie payés par la planche à billets.

* Si la journaliste (qui est brillante par ailleurs) n’a pas pu saisir la notion de création monétaire “ex-nihilo” par la BCT et a interprété cela comme de l’impression de billets de banque, ceci ne change rien à la réalité et à la situation triste et misérable du pays.

*J’avais déjà annoncé que le 6 mars que l’Etat avait emprunté aux banques 600 millions de Dinars, totalement refinancés par la BCT pour payer les salaires. Personne n’avait nié ou commenté.

* J’avais aussi annoncé que le 10 avril l’Etat avait emprunté aux banques 475 millions de Dinars, toujours refinancés par la BCT pour payer les salaires, toujours pas de commentaires ou dément.

* Même scénario en juin. Je vous remercie tous pour votre méchanceté à mon égard. Vous savez très bien que je sais ce que je dis. Vous savez très bien que les postes, quels qu’ils soient, ne m’intéressent pas. Je vous les laisse avec plaisir. Et je vous mets au défi de me contredire ou de contester ces chiffres. Allez voir les sites de la BCT, du Min des Fin et de l’INS», a-t-il conclu.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, n’a pas souhaité donner des indications sur la sortie de la Tunisie sur le marché financier international pour lever un montant de 1 milliard de dollar. “Actuellement, les évolutions politiques survenues dans plusieurs régions du monde ne favorisent pas la sortie de la Tunisie sur le marché international. Il faut choisir le moment opportun pour pouvoir obtenir des taux d’intérêts adéquats“.
Il y a lieu de signaler que le dernier conseil d’administration de la BCT avait indiqué que les conditions sont idéales pour sortir sur le marché financier international et que le président de la Commission des finances à l’ARP avait également fait part de son optimisme. La réalité est donc plus proche de ce qu’a prédit l’expert comptable Walid Ben Salah, sur Africanmanager : Un taux d’intérêt de plus de 8,3% si les autorités tunisiennes s’aventuraient sur le marché international en ce moment même, alors que l’ARP l’avait fixé, tout au plus, à 5,7%…

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Dans une interview accordée à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda a évoqué la prochaine sortie de la Tunisie sur le marché financier international pour lever 1 milliard de dollars. Il a fait remarquer que cette sortie a trop tardé, alors que les débuts d’année sont toujours plus favorables sur les marchés.

Il a ajouté que les nuages et les incertitudes qui ont augmenté sur le ciel de notre économie font que les conditions seront certainement assez coûteuses. “L’incertitude politique, l’accroissement du prix du baril et ses effets sur notre économie, les résultats économiques modestes et les retards dans les réformes que ne cessent de souligner le FMI et les autres institutions internationales vont peser lourdement sur cette sortie et sur le coût du prêt“, a-t-il dit.

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La Belgique va convertir 2,9 millions d’euros d’arriérés de la dette tunisienne en projets de développement, soit l’équivalent de 11% du montant total de sa dette envers la Belgique, a annoncé, jeudi, à Bruxelles, le Premier ministre belge, Charles Michel.

Sur un total de 23 millions d’euros de l’ensemble de la dette de la Tunisie envers la Belgique, 2,9 millions d’euros seront convertis en investissements pour redresser l’économie de la Tunisie, a-t-il précisé à l’issue de sa rencontre avec le chef du gouvernement Youssef Chahed.

D’après Tarek Ben Salem, conseiller auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires diplomatiques, cette mesure sera soumise, en mai prochain, au conseil des ministres belge pour approbation.

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“La Tunisie attend le moment opportun pour sortir sur le marché financier international, vu qu’elle ne fait pas face, actuellement, à des pressions”, a déclaré le ministre des Finances Ridha Chalghoum, lundi 02 avril 2018, à Gammarth.

Intervenant au cours d’un atelier, tenu dans le cadre des réunions annuelles 2018 de la Banque Islamique de Développement (BID), qui se tiennent à Tunis, du 1er au 5 avril, Chalghoum a ajouté que la sortie de la Tunisie sera programmée au moment opportun afin de permettre au pays de tirer profit des meilleures opportunités pour obtenir les financements nécessaires.

Au sujet de la finance islamique en Tunisie, il a souligné que la Tunisie œuvre au développement de la finance islamique, à travers le soutien des banques dans le domaine de la formation, l’identification des moyens de développement de ces mécanismes et la mise en place d’un programme pour le développement de la finance islamique.

S’agissant des Sukuks islamiques, Chalghoum a déclaré que la Tunisie est en train de développer ses relations avec la BID et espère utiliser les Sukuks dans le développement des finances après l’achèvement de l’élaboration du système juridique et législatif y afférent.

La Tunisie, a-t-il avancé, œuvre à se positionner sur le marché de la finance islamique qui enregistre une croissance de 9,4%/an, et ce, tant au plan des Sukuks que des différents autres mécanismes adoptés. Les banques islamiques qui opèrent en Tunisie financent l’économie tunisienne, notamment via les lignes de financement accordées par la BID, a-t-il ajouté.

TAP

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L’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) a fait savoir dans un communiqué rendu public ce jeudi 15 mars 2018 que les éleveurs tunisiens de vaches laitières sont confrontés à de nombreuses difficultés dont notamment la hausse vertigineuse des prix du foin, l’augmentation de leurs dettes à cause de la sécheresse, la montée des prix d’importation de plusieurs outils  utilisés dans la production du lait, la déviation du dinar…

L’UTAP a dans ce contexte exprimé sa profonde préoccupation et a appelé les parties concernées par ce secteur à  :

* Intervenir dans les plus brefs délais afin de sauver les éleveurs de vaches laitières.

*Réviser les prix du lait à la production (1DT/litre).

*offrir le foin aux éleveurs et ce, dans toutes les régions du pays…

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Depuis des années, les cliniques privées tunisiennes traînent le boulet des dettes des patients libyens, qui leur ont laissé une ardoise de 250 millions de dinars (MD). Elles s’en alarment et en désespoir de cause, elles viennent finalement d’en appeler aux tribunaux internationaux pour intervenir auprès des autorités libyennes afin d’obtenir le remboursement des dettes de leurs ressortissants.

Cet appel a été lancé par la Chambre syndicale nationale des cliniques privées, dont le président, Boubaker Zakhama, qui a déclaré ce lundi 5 mars 2018 sur la Radio Nationale que la dette des Libyens auprès des établissements de santé privés se chiffre à 250 MD.

Zakhama a précisé que les parties libyennes avaient exigé une réduction de 50% sur les tarifs en contrepartie d’un remboursement partiel des dettes, ajoutant qu’un contrôle strict des factures des soins accordés aux Libyens avait été imposé afin d’éviter toute manipulation ou tout gendre de dépassement.

Le président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées n’a pas exclu de porter cette affaire devant les tribunaux internationaux, afin de résoudre ce problème qui pèse lourdement sur l’état financier de nos cliniques.

A maintes reprises, la Chambre syndicale nationale des cliniques privées avait lancé pareil cri d’alarme, alors que le passif des patients libyens qui ont été admis dans leurs établissements tarde à être liquidé.

La révolution libyenne aidant, l’absence d’un interlocuteur officiel valable et le chaos régnant dans le pays voisin, les cliniques privées tunisiennes ne savent plus à quel saint se vouer, sauf à demander à leur gouvernement de plaider leur douloureuse cause auprès de ce qui reste des autorités constituées de Libye.

Pourtant, la Libye avait promis que les dettes seront remboursées progressivement, mais cette promesse n’a pas été tenue, alors que les manœuvres dilatoires, parallèlement, ne faisaient que s’éterniser, sans qu’un début d’issue ne se profile à l’horizon.

Il est à rappeler que selon des médias jordaniens, les cliniques et hôpitaux de Jordanie ont eu les mêmes problèmes avec les autorités libyennes.

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Le 6 février 2018, le trésor public a annoncé l’adjudication des BTA (Bons de trésor assimilables), pour un montant de 96,7 MDT et pour un taux moyen pondéré, évoluant selon les maturités de 6,854 % et 7,949 %. Six institutions financières, dont 6 banques tunisiennes, y ont participé, avec un montant offert (plus de 222 MDT) dépassant largement la demande (150 MDT). Le même trésor public tunisien avait aussi annoncé, le 23 janvier 2018, l’adjudication de BTA pour un montant de 190,5 MDT, avec des taux légèrement inférieurs mais presque tous au-dessus de 7 % et approchant même les 8 %. Largement demanderesses de ce genre de crédit pour l’Etat, 7 soumissionnaires, dont six banques de la place, y avaient pris part. Leurs offres (309,5 MDT) dépassaient même la demande du trésor public (120 MDT).

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Le Président Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), Béchir Irmani, a révélé, jeudi, que les dettes de la caisse auprès des prestataires de soins ont atteint 1576 millions de dinars.
Lors d’une séance d’audition organisée par la commission parlementaire de la santé et des affaires sociales, Irmani a ajouté que les dettes auprès des prestataires publics et privés ont atteint 194 millions de dinars jusqu’au 31 janvier 2018 et 929 millions de dinars l’année écoulée.
Il a fait savoir que son établissement remboursera 44 millions de dinars aux hôpitaux publics et 30 millions de dinars à la pharmacie centrale. L’objectif étant, selon lui, de maîtriser l’hémorragie de la dette des établissements sanitaires publics.
Le PDG de la CNAM a, par ailleurs, appelé à organiser un dialogue global visant à évaluer le système de l’assurance maladie et à réviser les pourcentages des cotisations sociales.
Il a mis l’accent sur l’importance de rationaliser les dépenses sanitaires dans les établissements hospitaliers publics, faisant savoir que le montant des prélèvements directs sur les cotisations des affiliés sociaux actifs a augmenté pour atteindre 365 millions de dinars en Janvier 2018.
Pour ce qui est des retraités, leurs cotisations sociales ont atteint 20 millions de dinars, a-t-il dit.
Des députés ont, lors de cette séance, appelé à la nécessité de rationaliser les dépenses sanitaires et à améliorer les services offerts aux citoyens. Ils ont suggéré de trouver des mécanismes de financement du système d’assurance maladie et de mettre fin au gaspillage des médicaments dans les hôpitaux.

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“Alors qu’apparaissait le Mur de la dette en 2017, le gouvernement tunisien s’est trouvé devant une question de justice fiscale essentielle : comment répartir le fardeau fiscal supplémentaire pour faire face à ce Mur de la dette ? Alors que les recettes de l’IRPP ont augmenté de manière vertigineuse jusqu’en 2016, elles ont stagné en 2017 et sont prévues en baisse pour 2018. En effet, en pleine austérité et du fait du refus catégorique du FMI d’augmenter les salaires pour les fonctionnaires, cette augmentation a été transformée en crédit d’impôts, c’est-à-dire en réduction d’impôts, baissant ainsi d’autant leur contribution fiscale pour ces deux années”, annonce l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE) dans une note publiée ce mardi 23 janvier 2018 sur le thème : “Justice Fiscale: la question au cœur de la loi de finances”.

L’OTE note aussi qu’en parallèle et sous pression du patronat, le gouvernement n’a pas renouvelé la contribution exceptionnelle pour l’année 2017 de 7,5% au titre de l’IS. “Pour 2018, le gouvernement a choisi d’affiner sa stratégie en augmentant l’IS à 35% pour les grandes surfaces, les concessionnaires automobiles et les franchises étrangères tout en abaissant l’IS à 20% pour les PME. Cependant, cette stratégie n’a pas augmenté la contribution fiscale espérée des entreprises pour 2018, et l’a même fait légèrement baissée. Dès 2015, le FMI pressait les gouvernements successifs, sans succès, d’élargir le champ d’application de la TVA et de passer de trois taux (6%, 12% et 18%) à deux taux uniquement (6 et 18%) en faisant passer le taux de 12 à 18%. Face au Mur de la dette et acculé, ce n’est qu’en 2017 que le gouvernement a décidé d’élargir le champ d’application de la TVA et c’est enfin en 2018 qu’il a préféré augmenter les trois taux de TVA de 1% plutôt que d’augmenter de 6% le taux intermédiaire”, lit-on dans cette note.

“Finalement, ce sont les consommateurs, à travers les impôts les plus injustes, TVA et droits de consommation, qui ont totalement supporté le fardeau fiscal pour faire face au Mur de la dette en 2017 et 2018. Sans prise de conscience de l’enjeu primordial de la justice fiscale, ce sont les consommateurs qui gagnent le moins qui vont payer le plus, proportionnellement à leurs revenus, les pots cassés de l’ajustement structurel imposé à la Tunisie”, ajoute la note.

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Le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a fait savoir que le bureau de l’ARP a décidé d’organiser le 30 octobre courant une séance extraordinaire, à l’occasion de la visite officielle en Tunisie du président du Parlement européen.
Cette visite intervient à la suite du dernier déplacement de Mohamed Ennaceur à Bruxelles, selon Ennaceur qui a précisé que cette visite sera l’occasion de renforcer la coopération entre les deux institutions législatives.
Le Parlement européen, a-t-il rappelé, avait élaboré une étude sur la situation en Tunisie et déposé une motion auprès des pays de l’Union européenne pour convertir la dette tunisienne en projets d’investissement.
” Cette initiative a été approuvée par le commissariat européen et concrétisée par plusieurs pays “, a tenu à rappeler Ennaceur.

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Les dettes de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) auprès des caisses sociales ont atteint jusqu’au mois de mars 2017 près de 2200 millions dinars, a annoncé mercredi matin Abdelkarim Jerad, secrétaire général adjoint responsable du département de la protection sociale à l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).
Jerad a précisé dans une déclaration à la TAP, avant l’ouverture des travaux de la commission administrative nationale de l’UGTT, axés sur le dossier des caisses sociales, que la commission examinera au cours de la journée les projets présentés par le gouvernement concernant la révision et la réforme du régime de la retraite. Les travaux permettront d’aborder également la proposition du bureau exécutif de la centrale syndicale pour sauver les caisses sociales et introduire des réformes au niveau des pensions dans le but d’élaborer une position avant d’entamer des négociations avec le gouvernement.
La situation difficile des caisses sociales confirme la nécessite d’accélérer l’examen de ce dossier, a ajouté Jerad, soulignant que la détermination de la position de l’Union s’effectue au sein de ses structures, à savoir la commission administrative nationale.

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La récente embellie de la conjoncture en Chine se paiera au prix fort d’une aggravation des risques financiers et d’un endettement accru, une « trajectoire dangereuse », estime le FMI, dans un rapport publié mardi.

Selon les données rapportées par le site Lesechos, le Fonds monétaire international y exhorte Pékin à accélérer le rééquilibrage de son économie vers un modèle de croissance « plus durable ».

A grand renfort de projets d’infrastructures, de boom immobilier et d’embardée du crédit, le PIB chinois a connu un sursaut inattendu, grimpant de 6,9% au premier comme au deuxième trimestre, après +6,7% en 2016.

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Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les “amis” et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

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