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Dette

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La Belgique va convertir 2,9 millions d’euros d’arriérés de la dette tunisienne en projets de développement, soit l’équivalent de 11% du montant total de sa dette envers la Belgique, a annoncé, jeudi, à Bruxelles, le Premier ministre belge, Charles Michel.

Sur un total de 23 millions d’euros de l’ensemble de la dette de la Tunisie envers la Belgique, 2,9 millions d’euros seront convertis en investissements pour redresser l’économie de la Tunisie, a-t-il précisé à l’issue de sa rencontre avec le chef du gouvernement Youssef Chahed.

D’après Tarek Ben Salem, conseiller auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires diplomatiques, cette mesure sera soumise, en mai prochain, au conseil des ministres belge pour approbation.

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“La Tunisie attend le moment opportun pour sortir sur le marché financier international, vu qu’elle ne fait pas face, actuellement, à des pressions”, a déclaré le ministre des Finances Ridha Chalghoum, lundi 02 avril 2018, à Gammarth.

Intervenant au cours d’un atelier, tenu dans le cadre des réunions annuelles 2018 de la Banque Islamique de Développement (BID), qui se tiennent à Tunis, du 1er au 5 avril, Chalghoum a ajouté que la sortie de la Tunisie sera programmée au moment opportun afin de permettre au pays de tirer profit des meilleures opportunités pour obtenir les financements nécessaires.

Au sujet de la finance islamique en Tunisie, il a souligné que la Tunisie œuvre au développement de la finance islamique, à travers le soutien des banques dans le domaine de la formation, l’identification des moyens de développement de ces mécanismes et la mise en place d’un programme pour le développement de la finance islamique.

S’agissant des Sukuks islamiques, Chalghoum a déclaré que la Tunisie est en train de développer ses relations avec la BID et espère utiliser les Sukuks dans le développement des finances après l’achèvement de l’élaboration du système juridique et législatif y afférent.

La Tunisie, a-t-il avancé, œuvre à se positionner sur le marché de la finance islamique qui enregistre une croissance de 9,4%/an, et ce, tant au plan des Sukuks que des différents autres mécanismes adoptés. Les banques islamiques qui opèrent en Tunisie financent l’économie tunisienne, notamment via les lignes de financement accordées par la BID, a-t-il ajouté.

TAP

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L’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) a fait savoir dans un communiqué rendu public ce jeudi 15 mars 2018 que les éleveurs tunisiens de vaches laitières sont confrontés à de nombreuses difficultés dont notamment la hausse vertigineuse des prix du foin, l’augmentation de leurs dettes à cause de la sécheresse, la montée des prix d’importation de plusieurs outils  utilisés dans la production du lait, la déviation du dinar…

L’UTAP a dans ce contexte exprimé sa profonde préoccupation et a appelé les parties concernées par ce secteur à  :

* Intervenir dans les plus brefs délais afin de sauver les éleveurs de vaches laitières.

*Réviser les prix du lait à la production (1DT/litre).

*offrir le foin aux éleveurs et ce, dans toutes les régions du pays…

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Depuis des années, les cliniques privées tunisiennes traînent le boulet des dettes des patients libyens, qui leur ont laissé une ardoise de 250 millions de dinars (MD). Elles s’en alarment et en désespoir de cause, elles viennent finalement d’en appeler aux tribunaux internationaux pour intervenir auprès des autorités libyennes afin d’obtenir le remboursement des dettes de leurs ressortissants.

Cet appel a été lancé par la Chambre syndicale nationale des cliniques privées, dont le président, Boubaker Zakhama, qui a déclaré ce lundi 5 mars 2018 sur la Radio Nationale que la dette des Libyens auprès des établissements de santé privés se chiffre à 250 MD.

Zakhama a précisé que les parties libyennes avaient exigé une réduction de 50% sur les tarifs en contrepartie d’un remboursement partiel des dettes, ajoutant qu’un contrôle strict des factures des soins accordés aux Libyens avait été imposé afin d’éviter toute manipulation ou tout gendre de dépassement.

Le président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées n’a pas exclu de porter cette affaire devant les tribunaux internationaux, afin de résoudre ce problème qui pèse lourdement sur l’état financier de nos cliniques.

A maintes reprises, la Chambre syndicale nationale des cliniques privées avait lancé pareil cri d’alarme, alors que le passif des patients libyens qui ont été admis dans leurs établissements tarde à être liquidé.

La révolution libyenne aidant, l’absence d’un interlocuteur officiel valable et le chaos régnant dans le pays voisin, les cliniques privées tunisiennes ne savent plus à quel saint se vouer, sauf à demander à leur gouvernement de plaider leur douloureuse cause auprès de ce qui reste des autorités constituées de Libye.

Pourtant, la Libye avait promis que les dettes seront remboursées progressivement, mais cette promesse n’a pas été tenue, alors que les manœuvres dilatoires, parallèlement, ne faisaient que s’éterniser, sans qu’un début d’issue ne se profile à l’horizon.

Il est à rappeler que selon des médias jordaniens, les cliniques et hôpitaux de Jordanie ont eu les mêmes problèmes avec les autorités libyennes.

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Le 6 février 2018, le trésor public a annoncé l’adjudication des BTA (Bons de trésor assimilables), pour un montant de 96,7 MDT et pour un taux moyen pondéré, évoluant selon les maturités de 6,854 % et 7,949 %. Six institutions financières, dont 6 banques tunisiennes, y ont participé, avec un montant offert (plus de 222 MDT) dépassant largement la demande (150 MDT). Le même trésor public tunisien avait aussi annoncé, le 23 janvier 2018, l’adjudication de BTA pour un montant de 190,5 MDT, avec des taux légèrement inférieurs mais presque tous au-dessus de 7 % et approchant même les 8 %. Largement demanderesses de ce genre de crédit pour l’Etat, 7 soumissionnaires, dont six banques de la place, y avaient pris part. Leurs offres (309,5 MDT) dépassaient même la demande du trésor public (120 MDT).

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Le Président Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), Béchir Irmani, a révélé, jeudi, que les dettes de la caisse auprès des prestataires de soins ont atteint 1576 millions de dinars.
Lors d’une séance d’audition organisée par la commission parlementaire de la santé et des affaires sociales, Irmani a ajouté que les dettes auprès des prestataires publics et privés ont atteint 194 millions de dinars jusqu’au 31 janvier 2018 et 929 millions de dinars l’année écoulée.
Il a fait savoir que son établissement remboursera 44 millions de dinars aux hôpitaux publics et 30 millions de dinars à la pharmacie centrale. L’objectif étant, selon lui, de maîtriser l’hémorragie de la dette des établissements sanitaires publics.
Le PDG de la CNAM a, par ailleurs, appelé à organiser un dialogue global visant à évaluer le système de l’assurance maladie et à réviser les pourcentages des cotisations sociales.
Il a mis l’accent sur l’importance de rationaliser les dépenses sanitaires dans les établissements hospitaliers publics, faisant savoir que le montant des prélèvements directs sur les cotisations des affiliés sociaux actifs a augmenté pour atteindre 365 millions de dinars en Janvier 2018.
Pour ce qui est des retraités, leurs cotisations sociales ont atteint 20 millions de dinars, a-t-il dit.
Des députés ont, lors de cette séance, appelé à la nécessité de rationaliser les dépenses sanitaires et à améliorer les services offerts aux citoyens. Ils ont suggéré de trouver des mécanismes de financement du système d’assurance maladie et de mettre fin au gaspillage des médicaments dans les hôpitaux.

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“Alors qu’apparaissait le Mur de la dette en 2017, le gouvernement tunisien s’est trouvé devant une question de justice fiscale essentielle : comment répartir le fardeau fiscal supplémentaire pour faire face à ce Mur de la dette ? Alors que les recettes de l’IRPP ont augmenté de manière vertigineuse jusqu’en 2016, elles ont stagné en 2017 et sont prévues en baisse pour 2018. En effet, en pleine austérité et du fait du refus catégorique du FMI d’augmenter les salaires pour les fonctionnaires, cette augmentation a été transformée en crédit d’impôts, c’est-à-dire en réduction d’impôts, baissant ainsi d’autant leur contribution fiscale pour ces deux années”, annonce l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE) dans une note publiée ce mardi 23 janvier 2018 sur le thème : “Justice Fiscale: la question au cœur de la loi de finances”.

L’OTE note aussi qu’en parallèle et sous pression du patronat, le gouvernement n’a pas renouvelé la contribution exceptionnelle pour l’année 2017 de 7,5% au titre de l’IS. “Pour 2018, le gouvernement a choisi d’affiner sa stratégie en augmentant l’IS à 35% pour les grandes surfaces, les concessionnaires automobiles et les franchises étrangères tout en abaissant l’IS à 20% pour les PME. Cependant, cette stratégie n’a pas augmenté la contribution fiscale espérée des entreprises pour 2018, et l’a même fait légèrement baissée. Dès 2015, le FMI pressait les gouvernements successifs, sans succès, d’élargir le champ d’application de la TVA et de passer de trois taux (6%, 12% et 18%) à deux taux uniquement (6 et 18%) en faisant passer le taux de 12 à 18%. Face au Mur de la dette et acculé, ce n’est qu’en 2017 que le gouvernement a décidé d’élargir le champ d’application de la TVA et c’est enfin en 2018 qu’il a préféré augmenter les trois taux de TVA de 1% plutôt que d’augmenter de 6% le taux intermédiaire”, lit-on dans cette note.

“Finalement, ce sont les consommateurs, à travers les impôts les plus injustes, TVA et droits de consommation, qui ont totalement supporté le fardeau fiscal pour faire face au Mur de la dette en 2017 et 2018. Sans prise de conscience de l’enjeu primordial de la justice fiscale, ce sont les consommateurs qui gagnent le moins qui vont payer le plus, proportionnellement à leurs revenus, les pots cassés de l’ajustement structurel imposé à la Tunisie”, ajoute la note.

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Le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a fait savoir que le bureau de l’ARP a décidé d’organiser le 30 octobre courant une séance extraordinaire, à l’occasion de la visite officielle en Tunisie du président du Parlement européen.
Cette visite intervient à la suite du dernier déplacement de Mohamed Ennaceur à Bruxelles, selon Ennaceur qui a précisé que cette visite sera l’occasion de renforcer la coopération entre les deux institutions législatives.
Le Parlement européen, a-t-il rappelé, avait élaboré une étude sur la situation en Tunisie et déposé une motion auprès des pays de l’Union européenne pour convertir la dette tunisienne en projets d’investissement.
” Cette initiative a été approuvée par le commissariat européen et concrétisée par plusieurs pays “, a tenu à rappeler Ennaceur.

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Les dettes de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) auprès des caisses sociales ont atteint jusqu’au mois de mars 2017 près de 2200 millions dinars, a annoncé mercredi matin Abdelkarim Jerad, secrétaire général adjoint responsable du département de la protection sociale à l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).
Jerad a précisé dans une déclaration à la TAP, avant l’ouverture des travaux de la commission administrative nationale de l’UGTT, axés sur le dossier des caisses sociales, que la commission examinera au cours de la journée les projets présentés par le gouvernement concernant la révision et la réforme du régime de la retraite. Les travaux permettront d’aborder également la proposition du bureau exécutif de la centrale syndicale pour sauver les caisses sociales et introduire des réformes au niveau des pensions dans le but d’élaborer une position avant d’entamer des négociations avec le gouvernement.
La situation difficile des caisses sociales confirme la nécessite d’accélérer l’examen de ce dossier, a ajouté Jerad, soulignant que la détermination de la position de l’Union s’effectue au sein de ses structures, à savoir la commission administrative nationale.

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La récente embellie de la conjoncture en Chine se paiera au prix fort d’une aggravation des risques financiers et d’un endettement accru, une « trajectoire dangereuse », estime le FMI, dans un rapport publié mardi.

Selon les données rapportées par le site Lesechos, le Fonds monétaire international y exhorte Pékin à accélérer le rééquilibrage de son économie vers un modèle de croissance « plus durable ».

A grand renfort de projets d’infrastructures, de boom immobilier et d’embardée du crédit, le PIB chinois a connu un sursaut inattendu, grimpant de 6,9% au premier comme au deuxième trimestre, après +6,7% en 2016.

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Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les “amis” et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

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Pendant cinq jours, le gouverneur de la BCT Chedly Ayari, la ministre des Finances Lamia Zribi et deux hauts cadres du MF, ont écumé les places financières de 3 pays, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, à la recherche de financements pour combler les déficits du budget de l’Etat, à raison de 9 réunions, individuelles ou par groupes, par jour, avec les investisseurs et les bailleurs de fonds. La demande à Londres était tellement importante (70 investisseurs) que le marathon des réunions a dû se faire en groupes de 6 à 7 par membre de délégation. De 8 heures du matin à 20 heures. Même les déjeuners se transformaient en rencontres avec les investisseurs et à 18 heures, on se réunissait avec les organisateurs pour le feed-back des marchés.

  • Dur, dur de s’endetter dans ces conditions !

La discussion n’était pas facile comme en a témoigné l’agence de presse spécialisée Reuters, d’autant que la délégation tunisienne avait, en face d’elle, non des politiciens ou des bailleurs de fonds publics, mais des investisseurs privés, plus soucieux de bénéfices et de délais et conditions de remboursement que de la conjoncture interne de la Tunisie et des perspectives de son processus démocratique. «Nos vis-à-vis dans les discussions pendant le roadshow, sont au courant de tout ce qui se passe en Tunisie dans le détail. Ils ont, par exemple, attiré notre attention que les médecins tunisiens sont en grève et que les pharmaciens aussi, alors que nous discutions. Ils connaissent, par le nom, tous les dirigeants de l’UGTT et suivent leurs déclarations. Tous des signaux négatifs pour la communauté des bailleurs de fonds», nous avouait la ministre tunisienne des Finances Lamia Zribi, lors d’un entretien téléphonique avec Africanmanager.

La délégation tunisienne discutait aussi avec de jeunes loups des finances qui n’avaient cure de notre conjoncture de jeune démocratie et de transition économique. Et la pertinence des questions, face à des réponses dont les membres de la délégation ne maîtrisaient parfois pas toutes les ficelles et imposait un réalisme qui reste incompréhensible pour des vis-à-vis au langage purement technique et financier, rendait leur mission trop dure. «Des techniciens de la finance qui ne comprennent pas qu’on accorde des augmentations salariales alors que le budget ne le permet pas, ou qui ne comprennent pas qu’on ait un déficit commercial élevé alors qu’on refuse toujours de dévaluer notre monnaie», nous disait encore la ministre qui affirme à ce propos que «les investisseurs et les bailleurs de fonds ont été unanimes à poser la question autour de la dévaluation du Dinar». Et Lamia Zribi d’avouer que «la notation de Fitch a beaucoup perturbé le roadshow, beaucoup compliqué les négociations», admettant que «cela rend nécessaire, sinon impérieux, que la Tunisie fasse les efforts nécessaires pour améliorer sa note souveraine, car une autre dégradation nous fermerait les portes des bailleurs de fonds».

Des bailleurs qui ont parfois pressé la délégation tunisienne comme un citron, par des questions, non pas auxquelles ils n’étaient pas préparés, mais pour les réponses qui n’étaient pas parfois logiques pour les techniciens, purs et durs, des finances qu’ils étaient. Mais «on a bien défendu notre dossier et on a même réussi à faire changer d’avis certains par la sincérité des réponses et inspiré assez de confiance», pour arriver à ce taux de 5,625 %, selon le communiqué du ministère des Finances.

  • Les 850 M étaient un choix et suffiraient, si …

Beaucoup d’observateurs et d’analystes se sont par ailleurs demandé pourquoi ne pas avoir pris plus et si la délégation tunisienne, n’avait pas, en fin de compte, échoué dans sa mission. «Nous avions un objectif maximal de 1 Milliard d’euros, selon le mandat qui nous avait été donné par l’ARP. Le montant était en fait un choix, parce que nous avions dû faire le ménage, dans les 206 offres représentant un montant de 1,6 Milliards euros, entre véritables investisseurs, les bonnes banques et les bons fonds d’investissements, pour ne pas tomber dans le spéculatif. Les conditions de certaines offres, comme en matière de taux d’intérêt, de coupon, de maturité et de taux spéculatifs, nous ont finalement fait faire le choix des 850 M pour une maturité de 7 ans, selon les termes du mandat qui nous a été donné par l’ARP et qui était d’une maturité entre 7 et 10 ans. Une plus courte maturité ne nous aurait pas été favorable et une maturité plus longue nous aurait coûté plus cher», a indiqué la ministre tunisienne des Finances à Africanmanager.

Pour la ministre Zribi, «le montant est au-delà des prévisions budgétaires pour l’apport des bailleurs de fonds étrangers et même en-dessous de nos besoins », assure-t-elle, affirmant ne jamais avoir parlé d’un montant d’un Milliard d’euros. Pour elle, «les 850 M devraient être suffisants, à condition de réussir nos discussions avec la BAD, la Banque Mondiale et le FMI dont les autres bailleurs de fonds attendent la réaction, qui devrait normalement arriver en mars prochain, pour se décider de leur côté».

  • A quand un roadshow local des vérités ?

Satisfaite du résultat de la mission, la ministre des Finances insiste pour dire que «le résultat du road-show reste quand même une marque confiance dans le risque Tunisie», dans sa résilience et sa capacité à rebondir. Elle n’en reste pas moins réaliste. «Nous l’avions constaté, l’appréciation externe du risque Tunisie, fait encore peur aux investisseurs, qui ne voient toujours pas les effets des réformes et des améliorations. Le grand hic pour les bailleurs de fonds, reste le déficit budgétaire et courant et l’avancement des réformes qui ont été finalement les deux grands points d’achoppement pour cette sortie sur le marché européen de la dette. Il nous faut nous remettre au travail et avancer plus vite dans les réformes, sinon la prochaine sortie sera encore plus difficile dans de telles conditions», indique-t-elle.

Il reste maintenant, au chef du gouvernement en personne, de faire sa part du travail, celle qui consiste à parler au peuple, à travers un roadshow de réunions populaires et non assis sur un fauteuil derrière les caméras, pour lui dire la gravité de la situation et l’appeler à reprendre le travail et à redoubler d’effort pour remettre son économie en marche et ne pas décevoir tous ceux qui attendent un avenir meilleur de la révolution !

 

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2017 démarre sur les chapeaux de roue pour les pays africains qui s’aventurent sur le marché international des capitaux. Rien que ce mois de janvier, 6.58 milliards $ ont été collectés, Etats, institutions et entreprises confondus.

L’Egypte est dans le haut du panier avec ses 4 milliards $ injectés par les investisseurs internationaux. La confiance règne ! Le pays des pharaons, au passage, a pulvérisé le record de fonds ramassés sur ce marché par une nation africaine dans une seule sortie. Les autres requérants font pâle figure à côté du Caire : la Banque Africaine de Développement avec 1,07 milliard $, African Finance Corporation 150 millions $ d’emprunts islamiques et le groupe sud-africain Sibanye Gold 1,35 milliard $, par le biais d’un emprunt syndiqué international.

D’autres candidats frappent à la porte du marché international de la dette. C’est le cas de la Tunisie, qui table sur 2 milliards d’euros en 2017. Idem pour le Kenya, qui a missionné des banques pour lui peaufiner un eurobond de 800 millions $ et le Nigeria, qui lorgne un prêt souverain de 1 milliard $. Il y a aussi l’Egypte, qui ne va pas se satisfaire de son pactole et a déjà des vues sur des obligations islamiques. Bref, on est loin de la morosité de 2016, où le marché international de la dette était moins clément.

Certes les pays de la région font face à de grosses difficultés de trésorerie du fait de la fonte des cours mondiaux de matières premières, dont ils dépendent fortement ; certes des vents favorables soufflent sur le marché de la dette, donnant de l’appétit aux pays africains, mais le Fonds Monétaire International (FMI) invite à ne pas en abuser du fait des risques sérieux de volatilité et d’effets de yoyo du change qui accompagnent ce genre de transaction. Les pays africains seraient bien avisés en prêtant l’oreille aux alertes du FMI, pour s’éviter de sévères déconvenues et des gueules de bois après la foire aux emprunts. A bon entendeur…

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Tawasol Groupe Holding clôture l’année 2016 avec un chiffre d’affaires consolidé de l’ordre de 141 960 938 DT et ce, contre 84 787 605 DT réalisé au 31/12/2015, soit une croissance de l’ordre de 67%. Par ailleurs, le quatrième trimestre a été marqué par une accentuation du rythme de croissance par rapport au quatrième trimestre 2015 avec un chiffre d’affaires consolidé de 46 725 080 DT contre 28 595 297 DT réalisé au cours du quatrième trimestre 2015, soit une augmentation de 63%.

L’année 2016 a constitué pour le groupe le début de concrétisation de son carnet de commandes pour les pôles Travaux d’Infrastructure. Une croissance qui s’est accompagnée par la continuation de l’effort d’investissement corporel pour consolider les moyens de production, et ce contre une augmentation de la dette à Long et Moyen Terme au titre de l’année de 8 297 307 DT.

L’année 2016 pour le groupe Tawasol de la famille Chabchoub, c’est aussi l’accroissement de 50 % de l’endettement global, provenant essentiellement des dettes d’exploitation à court terme et qui ont doublé, passant de 20,173 MDT à 40,845 MDT, soit une augmentation de 120 % du court terme  contre une augmentation du Chiffres d’Affaires de 67%.

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Lamia Zribi, la ministre des Finances a déclaré que le dialogue 5+1 qui a été entamé à Paris Mardi dernier et qui comprend la France, le Portugal, l’Espagne et Malte d’un côté et les pays du Magreb d’un autre côté, a souligné la nécessité de la coopération dans le secteur douanier et fiscal entre ces pays et surtout, le combat contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

Lors de son intervention, ce jeudi, 26 janvier 2017, sur les ondes d’Express Fm, la ministre a ajouté qu’elle a eu une discussion avec le ministre français de l’économie et des finances autour du sujet de la conversion de la dette tunisienne envers la France en investissements.

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La situation économique de la Tunisie est tellement complexe, trouble, instable depuis quelques années que des institutions de la trempe de l’Agence de Notation Moody’s, qui pourtant maitrisent leur affaire sur le bout des doigt, y perdent leur latin et leur boussole. Il faudrait une véritable boule de cristal pour y voir quelque chose. Et encore. Dans un sens c’est pas une mauvaise chose car on peut se dire que ce flou est également la preuve que le contexte peut muter favorablement, à tout moment. C’est une façon de percevoir la situation ; si on la prend par l’autre bout de la lorgnette, cela rend impossible toute prévision à court et moyen terme, ce qui est synonyme d’incertitude, et donc forcément un mauvais signal pour les institutions financières internationales, les investisseurs, locaux comme étrangers et les pays partenaires. Moody’s vient de se prendre les pieds dans le tapis de ses prévisions en direction de la Tunisie, en se contredisant en l’espace de quelques semaines. En effet dans sa dernière mouture publiée dimanche 15 janvier 2017, l’agence place la Tunisie dans le lot des pays à perspective stable pour la solvabilité souveraine (avec la Jordanie, le Liban, le Maroc et l’Egypte), dans son rapport intitulé ” Les perspectives souveraines – Proche Orient et l’Afrique du Nord: Perspectives 2017 – L’impulsion de la réforme appuie les perspectives stables en dépit des défis continus”. Pourtant il y a quelques semaines, la musique était toute autre…

Moody’s justifie cette perspective stable par la chute des prix de l’énergie et la dynamique des réformes – dans le cas de la Tunisie on attend toujours de voir – dans la région.
D’après le même document, lequel est, précisons-le, une photographie des marchés et non un acte de notation, “l’amélioration de l’élan de croissance et l’accès aux sources de financement externes dans les programmes du Fonds monétaire international (…) confirment” les “perspectives de crédit stables”, a indiqué Elisa Parisi-Capone, vice-présidente chez Moody’s.
La rapport indique tout de même qu’à l’exception de la Tunisie, tous les pays passés à la loupe dans la région présentent des bases de financement internes leur permettant de desserrer l’étau de la dépendance vis-à-vis de l’endettement extérieur, même si les niveaux d’endettement sont hauts et les besoins financiers bruts conséquents : 55,6% du PIB en Egypte, 30,8%, 21,5% en Jordanie, 12,2% au Maroc et 9,4% en Tunisie.

Par ailleurs en Tunisie les perspectives négatives “reflètent également un resserrement des conditions de financement externe lié à l’endettement en devises et à la structure de financement”, indique Moody’s, qui situe le déficit de la balance des opérations courantes à 7,5% en 2017 et de 7,3% en 2018, donc un léger repli à venir.
En outre, la fonte des prix de l’énergie a fortement participé au “rééquilibrage externe graduel de la région et a contribué à compenser le recul du secteur touristique, de l’investissement étranger direct et la réduction des transferts financiers des pays du Conseil de coopération du Golfe”.

Le son de cloche a changé !

Il y a quelques semaines, plus précisément le 22 novembre 2016, Moody’s indiquait que la Tunisie risquait gros à cause de la dégradation de ses finances publiques. L’agence de notation Moody’s faisait planer la menace d’une baisse de la note de la dette souveraine tunisienne du fait du glissement inquiétant des finances publiques. Certes le communiqué confirmait le “Ba3” de la Tunisie, une note attribuée aux émetteurs aptes à honorer leurs engagements, avec des aspects spéculatifs, mais la perspective était passée de “stable” à “négative”. L’agence reprochait à la Tunisie “les retards continus vers la consolidation budgétaire qui mène à l’aggravation du déficit budgétaire et à une trajectoire du niveau de la dette par rapport au PIB qui s’éloigne de plus en plus de la moyenne des pays placés dans la même catégorie”. Elle pointait également du doigt le fait que le gouvernement ait revu à la hausse, dans le projet de la loi de finances 2017, les prévisions de déficit budgétaire pour cette année et l’an prochain à respectivement 5,7% et 5,4% du PIB, et que “la dette du gouvernement atteigne 63,2% du PIB fin 2016 contre 54,9% en 2015″… Bref le dossier à charge était costaud!

Il semble donc que la Tunisie, dans la dernière prévision de Moody’s, soit portée par un contexte régional favorable. Cela ne veut pas dire pour autant que les problèmes domestiques sont réglés, loin de là. Les moteurs de l’économie (phosphate, tourisme…) sont toujours aussi poussifs, le climat social toujours aussi instable (en témoignent les remous dans les régions dernièrement), la consommation, un des relais de la croissance, toujours aussi énigmatique (même les chiffres de l’honorable INS sont maintenant contestés !), quant à l’oxygène qu’on attend de la Conférence internationale de l’investissement, il ne viendra qu’en 2018 à cause de l’épaisse paperasse qui accompagne ces décaissement colossaux, selon le ministre de la Coopération internationale. Tout cela pour dire que les lendemains qui chantent ne sont pas pour maintenant…

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On n’en est plus au stade de savoir si l’explosion de la dette tunisienne est un mythe ou une réalité. En effet, les experts admettent presque unanimement que le taux d’endettement du pays est à un niveau record ces dernières années, les gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution, tous sans exception (même si certains sont plus coupables que d’autres, mais là n’est pas notre propos aujourd’hui), préférant le chemin “facile” des robinets du Fonds monétaire internationale (FMI) et de la Banque Mondiale aux voies tortueuses et périlleuses de la réforme pour faire redémarrer la machine économique et trouver des marges de manoeuvre à l’intérieur. Le jus est tiré, il faut le boire maintenant. Au lieu d’épiloguer sur la pertinence des choix de nos chers gouvernants, une entreprise vorace en énergie, il faut plutôt s’atteler à déterminer si cette dette est soutenable, viable pour un pays aux ressources financières très limitées. L’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), en se fondant sur les projections et hypothèses de travail du FMI, est allé au charbon pour nous aider à y voir plus clair dans cette affaire.

Le moins qu’on puisse dire est que le verdict de l’ITCEQ est à contre-courant, presque révolutionnaire dans un contexte où ce sont plutôt les propos alarmistes sur cette dette qui foisonnent. Pour cette institution, la dette tunisienne demeure viable, malgré certaines faiblesses nées de la part écrasante de la dette extérieure. D’après l’étude de l’ITCEQ, intitulée “Tendances et viabilité de la dette publique tunisienne“, la Tunisie n’est pas à classer dans la catégorie risque majeur pour sa dette extérieure, cette dernière resterait à un niveau soutenable à moyen terme. En fait l’enquête conclut que c’est la nature du remboursement du service de la dette publique 2015-2020, des prêts contractés avant 2015, qui pose problème. La Tunisie va en baver avant 2020 pour décaisser 5,5 milliards de dinars (qui prend en compte le remboursement du placement du Qatar de 500 Millions de dollars américains – à peu près 1125 MD -, versement prévu en 2017 mais finalement différé) et 4,6 milliards de dinars en 2020 (émission garantie par les USA en 2012, d’un montant de 485 Millions de dollars américains).

D’après les prévisions du budget de l’Etat pour l’exercice 2017, la dette publique devrait s’établir à la fin de 2017 à à peu près 62 660 Millions de dinars (MD) , soit 63,8% du PIB contre 63% à la fin de 2016. La hausse n’est pas démesurée, notamment si on tient compte du glissement phénoménal qui s’est produit depuis fin 2015, où la dette tunisienne était à peine de 54,9%. Dans le détail, 42% de cette dette a été contracté en euro, 32,6% en dollar, 11,9% en yen et 3,3 % en d’autres devises, et 10,2% de droits de décaissement.

S’agissant du service de la dette publique, il montera en 2017 à 5825 MD (le remboursement du principal de la dette de l’emprunt obligataire contracté auprès du Qatar n’est pas prix), en progression de 575 MD, soit +11 % en comparaison avec 2016. Quant aux besoins en financement, ils se situent à 8 505 MD, dont 6 045 MD seront ramassés avec les bailleurs de fonds étrangers et 2 460 MD en ayant recours à l’endettement intérieur.

Le rapport de l’ITCEQ n’élude pas la forte progression de la dette publique, notamment  ces deux dernières années (près de 10 points de plus!), mais il la remet dans une perspective plus régionale. En comparaison avec le Maroc, et ses 63% d’endettement, qui a beaucoup moins de pépins en ce moment, le taux d’endettement de la Tunisie est presque honorable. Mais si on compare la Tunisie avec la Grèce – une dette de 176% -, ce que certains analystes ont fait récemment, allant très, trop, vite en besogne, alors là le pays du jasmin mériterait un brevet de satisfecit.

L’épée de Damoclès

D’après les projections de l’ITCEQ, la tendance de la dette extérieure tunisienne n’est pas affolante, sauf si le dinar venait à se déprécier drastiquement. Et là les experts, toujours en s’appuyant sur les hypothèses de travail du FMI, ont élaboré deux scénarios.

D’abord la dette tunisienne, en prenant en compte la conjoncture – nationale et internationale – et les variables macroéconomiques du moment, va continuer à monter, le gouvernement n’ayant pas d’autre choix que de s’endetter. Le ratio dette extérieure rapporté au PIB devrait même atteindre le sommet en 2017, 69,4%, contre 56,2% en 2014.
Ce pic devrait être suivi par une décroissance, progressivement, à moyen terme, pour se situer à 63,8%, en 2020, si l’embellie du compte courant est au rendez-vous.

L’autre scénario c’est sur la base de chocs exogènes, en sachant “que le ratio dette extérieure par rapport au PIB reste tributaire des chocs négatifs”. Là le risque est beaucoup plus élevé car imprévisible, par définition. Toutefois le FMI reste confiant sur la capacité de la Tunisie à faire face et à être résiliente devant des chocs extérieurs et des crises de confiance à la faveur de la texture de la dette extérieure, une dette à long terme et des taux d’intérêt relativement faibles sur les marchés financiers extérieurs. En conclusion, la dette extérieure demeurerait viable, sauf si la dépréciation du taux de change réel devenait très conséquente…

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Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir approuvé un plan d’aide de 1

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi que le Zimbabwe, en arriérés de paiement à son égard depuis quinze ans, avait réglé toutes ses dettes, ce qui pourrait permettre au pays de redevenir éligible pour une éventuelle aide financière. “Le Zimbabwe est maintenant à jour sur toutes ses obligations financières envers le FMI”, a indiqué Gerry Rice, le porte-parole de l’institution, dans un communiqué.

“Le Zimbabwe était en arriérés de manière continue depuis 2001”, a rappelé le fonds. Mais le pays a soldé le 20 octobre ses dettes restantes, qui se montaient à 107,9 millions de dollars, a-t-il précisé. Le FMI avait fait un pas vers la normalisation de ses relations avec le Zimbabwe en 2013, en acceptant d’y envoyer une mission technique. Il avait toutefois encore exclu à l’époque de prêter de l’argent au pays, qui avait frôlé l’expulsion de l’institution en 2006 à cause de ses arriérés de paiement.

L’économie du Zimbabwe est plongée dans la crise depuis plus de dix ans. Pour sortir de l’impasse, Harare a cherché ces derniers mois à négocier un emprunt auprès du FMI, mais les donateurs internationaux restent méfiants vis-à-vis d’une aide qui pourrait maintenir sous perfusion le régime du président Robert Mugabe plutôt qu’encourager des réformes.

Le Zimbabwe, qui a abandonné sa monnaie à la faveur du dollar américain en 2009 pour mettre fin à l’hyperinflation, dépense plus de 80% de ses revenus dans les salaires des fonctionnaires et compte parmi les pays les plus corrompus au monde.

Source : Lefigaro.fr

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Le montant des dettes des ménages auprès des banques tunisiennes a atteint 19.5 Milliards de dinars, selon l’Institut National de la Consommation (INC)
Par la voix de son président Tarek Ben Jazia, l’INC a précisé que 8.6 Milliards de dinars du volume global de ces dettes concernent des crédits immobiliers alors que 2.5 Milliards de dinars sont dus à la consommation.
Dans une interview accordée à Africanmanager, le responsable a signalé que ces chiffres ne reflètent pas la réalité de l’endettement des familles tunisiennes.
Ben Jazia a par ailleurs fait remarquer que le taux d’endettement au niveau national a progressé de 17% au cours de ces dernières années.

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L’examen des résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat, à fin mai 2016, fait apparaître une aggravation du déficit budgétaire au cours des cinq premiers mois de l’année 2016, par rapport à la même période de l’année précédente (1.823 MDT contre 126 MDT). Dans une récente note, la BCT (Banque Centrale de Tunisie) explique cela par «l’accélération des dépenses hors principal de la dette à un rythme plus élevé que celui des recettes propres». En effet, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 19,9% durant les cinq premiers mois de 2016, alors qu’elles enregistraient une baisse de 1% au cours de la même période de l’année précédente. Un rebond donc de plus de 20 points de base que la BCT explique par «l’accélération des dépenses de rémunération (+18,3% contre +8,6%) et des interventions et transferts (+35,5% contre -29,6%)». En face, les dépenses de subvention se sont établies à un niveau comparable à celui de 2015 et ont concerné exclusivement les produits de base et le transport, fait remarquer la note de la BCT. Rappelons à ce stade le chiffre de 56 milliards de dette donné par le chef du gouvernement tunisien aux députés qui a plus que doublé en 6 ans.

Note positive quand même, cette «nette reprise des dépenses en capital (titre II) est due, principalement, à l’accélération de l’exécution des projets d’investissement » et aux ressources propres de l’Etat qui ont augmenté de 8,5% durant les cinq premiers mois de 2016. Bémol, elles demeurent en deçà du taux de progression prévu dans la loi des finances, soit 12,4% pour l’ensemble de l’année. Il est important de préciser à cet égard, comme le fait la BCT, que «cette évolution émane d’une hausse considérable et exceptionnelle des recettes non fiscales (cession de la licence 4G), alors que les recettes fiscales n’ont progressé que modérément (1,4% à comparer au taux de 11,4% prévu dans la Loi de Finances de 2016)». Résultat, c’est par un recours intensif au financement intérieur que s’est fait le financement du déficit durant les cinq premiers mois de 2016.

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  • Une dépréciation de 5,5 % du DT … en 6 mois

De son côté, le déficit courant s’est établi à 4.682 MDT ou 5,1% du PIB contre 3.945 MDT ou 4,6% du PIB au cours de la même période de 2015. «Cette évolution reflète, principalement, la faible performance du secteur touristique qui peine à se relever, avec des recettes en régression par rapport à l’an dernier (772,7 MDT seulement à fin juin 2016 contre 1.246,4 MDT au cours de la même période en 2015). Les revenus du travail ont aussi connu un repli durant ladite période (1.672,1 MDT contre 1814,5 MDT)», explique encore la BCT. Enfin, et ce n’est pas la fin, les réserves de change se sont établies à 12.076,2 MDT à fin juin, soit l’équivalent de 110 jours d’importations, contre 14.102 MDT et 128 jours, respectivement, à fin 2015.

Et comme pour répondre à tous ceux qui crient haro sur l’immobilisme de la BCT face à  la détérioration de la valeur du Dinar tunisien, la BCT fait remarquer que «la poursuite de la dégradation de la balance courante et les difficultés rencontrées pour la mobilisation des ressources extérieures nécessaires pour combler le gap de financement, ont amené la Banque centrale à poursuivre une gestion plus flexible du taux de change visant à atténuer la baisse des avoirs en devises et leur maintien à un niveau acceptable. La baisse persistante des recettes en devises a amplifié les pressions sur le taux de change, ce qui a engendré une dépréciation importante du dinar vis-à-vis des principales devises». Et de préciser que «durant le premier semestre 2016, le dinar s’est déprécié en moyenne de 5,5% aussi bien face au dollar que vis-à-vis de l’euro comparativement à son niveau une année auparavant».

  • Amélioration de la capacité d’endettement des ménages tunisiens. A suivre !

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La note de la BCT fait aussi remarquer que «la masse monétaire, au sens de M3, a poursuivi sa reprise observée depuis le mois de mars 2016. En glissement annuel, cet agrégat a évolué au taux de 7,9% en juin 2016 contre 6,7% au mois précédent et 5,5% en juin 2015». Et d’expliquer ensuite que «cette évolution serait due, à la fois, au regain de dynamisme des crédits à l’économie et à l’accélération des créances nettes sur l’Etat. L’évolution des crédits a profité aux professionnels, et à un moindre degré, aux particuliers. La plus forte progression des crédits aux professionnels a concerné les crédits à moyen et long termes octroyés au secteur des services et les crédits à court terme au secteur industriel. Quant à la progression des crédits aux particuliers, elle affiche une reprise assez vigoureuse des crédits à la consommation, au premier semestre 2016 reflétant, vraisemblablement, l’amélioration de la capacité d’endettement des ménages suite aux augmentations salariales enregistrées depuis la fin de l’année 2015». La BCT tranquillise cependant, en affirmant que «cette évolution [ndlr : de la capacité d’endettement des ménages] ne serait pas inquiétante si elle permettait de booster la demande adressée au marché domestique», mais de concéder quand même que, «elle mérite un suivi rapproché».

  • Hausse, historique des besoins de liquidité «bouffés » au Ramadan et à l’Aïd

Chez les banques tunisiennes, «les pressions sur la liquidité se sont accentuées en juin (…) en relation avec les retraits importants effectués par les ménages pour faire face aux dépenses du mois de Ramadan, de l’Aïd El Fitr et de la période estivale ». Le volume global de refinancement moyen a d’ailleurs atteint en juin son niveau historique le plus élevé de 6.313 MDT et a frôlé, au début d’août la barre des 8 milliards de dinars, pour revenir actuellement à moins de 7,5 milliards de dinars après le versement des salaires.

Communiqué BCT

 

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