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Le système bancaire tunisien est atomisé et comprend un nombre important de petites institutions qui dépasse le besoin réel de l’économie“. C’est ce qui ressort du billet économique de l’intermédiaire en bourse Mac Sa. L’auteur de cette note, Ghazi Boulila, universitaire et administrateur à la Société tunisienne des Banques (STB), a par ailleurs indiqué qu’en dépit de ce nombre important, le secteur n’a pas pu contribuer au financement du développement des régions de l’intérieur et du Sud. Plusieurs raisons sont avancées dont celles liées à la rentabilité, à la centralisation, à la prise de risque, à la gouvernance et surtout à la fidélisation de leurs anciens clients, généralement de grands industriels et hôteliers. Ce système comprend la Banque Centrale de Tunisie (BCT), vingt et un établissement de crédit, deux banques d’affaires, huit banques off-shore, huit bureaux de représentation de banques étrangères, trois sociétés de factoring et dix sociétés de leasing. Malgré cette fragmentation, le taux de bancarisation de la population et l’accès aux services financiers et bancaires restent faible. Les estimations élaborées par la BCT montrent que le taux de bancarisation est proche de 50%.

Aujourd’hui et face à la crise économique, souligne la note, le mal développement des régions de l’intérieur et du Sud et l’effritement de la confiance des Tunisiens vivant dans les régions envers le système bancaire actuel centralisé, il est opportun de réfléchir sur le redéploiement des banques publiques existantes et/ou la création de nouvelles banques régionales différentes et proches de la réalité rurale et des attentes de la population.

L’expérience de plusieurs pays comme la France, l’Italie, l’Allemagne ou encore le Maroc montre, selon cette note, que les banques régionales populaires mutualistes sont fermement ancrées dans leurs régions et leurs territoires et ont énormément contribué au développement de l’agriculture et des PME. La Tunisie qui s’est engagée de plain-pied sur la voie de la décentralisation et le besoin urgent de financer l’économie locale et rurale nous conduisent à réfléchir sur la mise en œuvre d’une politique qui favorise le financement local basée sur le développement des banques mutualistes. Dans ce cadre, le modèle marocain qui est inspiré de celui allemand nous parait le plus adapté pour le cas de notre économie.  On peut envisager la reconversion d’une banque publique en une banque centrale populaire et la création d’un réseau de banques mutualistes coopératives. La stratégie sera basée sur deux piliers, lit-on dans cette note.

La restructuration du secteur bancaire tunisien devrait se poursuivre, selon cette note, afin de contribuer davantage au financement local et à l’amélioration de la rentabilité des autres banques classiques. Cette reconfiguration passe par trois directions. La première est basée sur la création des réseaux de banques régionales et mutualistes dans le but de réduire l’exclusion bancaire, d’augmenter le taux de bancarisation et d’aider efficacement le  développement local. Les  banques  populaires mutualistes bénéficient de la connaissance de leurs clients et de leurs besoins. La deuxième direction est de faire associer la STB et la BH avec un partenaire technique ou stratégique étranger en cédant une partie du capital (20 à 30%). Ce montage permet de financer le budget de l’État et surtout d’augmenter la compétitivité des banques publiques par le développement de nouveaux produits, l’amélioration de la qualité des services bancaires et du système d’information, la bonne gestion des risques et l’internationalisation. La troisième consiste à céder les participations de l’État des sept banques à participations non stratégiques (STUSID Bank, BTK, BTE, NAIB, BTL, Al Baraka et Banque Zitouna) aux privés locaux et étrangers.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a souligné, jeudi à Béja, la détermination du gouvernement à poursuivre sa guerre contre le terrorisme et la corruption, faisant remarquer que le gouvernement n’oubliera pas, cependant, son devoir envers les régions, notamment en matière d’impulsion du développement.
Chahed, qui effectue une visite de travail au gouvernorat de Béja à la tête d’une délégation ministérielle composée des ministres de l’Agriculture, des Domaines de l’Etat et de l’Equipement, a affirmé que sa visite s’inscrit dans le cadre de l’action du gouvernement pour le développement.
Il a indiqué, dans une déclaration aux médias lors de sa visite à la cablerie de Mjez El Bab, qu’il annoncera aujourd’hui une série de décisions importantes au profit du gouvernorat de Béja.

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70 % des ressources de l’Etat sont consacrés au développement dans les régions intérieures, conformément au plan quinquennal 2016/2020 dans son deuxième chapitre relatif aux investissements publics“, a indiqué le ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkéfi.
Intervenant lors d’une conférence tenue mardi à Tunis pour présenter les résultats d’une étude sur “le développement global en Tunisie, les orientations futures” financée par le programme des Nations Unies pour le développement et le Bureau de coopération suisse pour le développement, il a évoqué les difficultés qui entravent le développement dans les régions intérieures, malgré les interventions des institutions officielles, notamment celles administratives et foncières outre les moyens limités de l’Etat.
Par ailleurs, il a parlé de l’appui du programme des nations unies aux études économiques en Tunisie en vue d’élaborer une vision prospective pour les cinq prochaines années.
Le ministre a indiqué que l’étude a permis, pour la première fois, de créer un indicateur de mesure du développement intégré en Tunisie à partir des spécificités de l’économie Tunisienne et de l’évaluation de l’impact des politiques publiques sur les niveaux d’intégration (catégories sociales, régions).
De son côté, Samia Mansour, spécialiste dans le développement humain, a souligné l’importance de créer un indicateur de mesure du développement intégré pour permettre au gouvernement de connaitre le taux d’intégration des catégories marginalisées dans le circuit économique.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré ce matin du mardi 25 avril 2017 qu’il mettra le cap, jeudi prochain, sur Tataouine avec dans ses cartons une flopée de mesures susceptibles d’être concrétisées dans des délais raisonnables, comme ce fut le cas à Sfax. “Nous n’irons pas à Tataouine les mains vides”, a-t-il indiqué. Il a tenu ces propos lors de l’inauguration du siège du ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières à l’immeuble de la patrie, l’ancien siège du RCD dissous…

Chahed a toutefois mis le doigt sur le caractère complexe de la situation. “Il y a de gros problèmes et des difficultés qui se sont accumulées au fil du temps”, dénonçant, dans la foulée, “des promesses irresponsables” qui ont été faites dans le passé, sans qu’on ne voit un bout de réalisation. Il a déclaré que son équipe a changé de braquet en optant pour le langage de vérité, des visites dans tous les gouvernorats du pays avec des décisions effectives et pragmatiques. “Nous n’allons pas régler tous les problèmes qui se sont accumulés”, a dit Chahed, s’engageant à solutionner les problèmes de la jeunesse les plus aigus, notamment le chômage et les disparités régionales.

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Les deux premiers mois de l’année 2017 ont été caractérisés par une baisse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 38.1% avec 145.7 MD contre 235.4 MD lors des deux premiers mois 2016. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 39.8% à 35.8% durant les deux premiers mois 2017. C’est ce qu’a été indiqué dans la derniére note de conjoncture de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

La baisse ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement aux délégations de développement régional du gouvernorat de Sfax, Kairouan, Zaghouan et Jendouba.

Le nombre de projets bénéficiaires de la prime d’investissement au titre du développement régional est passé de 29 (pour un investissement total de 33.4 MD) à 27 projets (pour un investissement total de 30.7 MD) durant les deux premiers mois 2017. Ces projets vont permettre la création de 532 postes d’emplois, contre 560 postes d’emplois durant les deux premiers mois 2016. La prime d’investissement accordée a atteint 5.9 MD contre 6.1 MD durant les deux premiers mois 2016, soit une baisse de 3.3%.

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En réponse aux interrogations des députés, le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, a indiqué qu’il est hors de question de dire que rien n’a été fait depuis la Révolution, dans les régions, estimant toutefois que la situation des finances publiques est très délicate, voire critique et que les Tunisiens sont de plus en plus appelés à s’adapter à cette situation.

Lors d’une séance plénière tenue, mardi 7 mars 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) sur le développement des gouvernorats du nord-ouest, le ministre a appelé à accélérer l’adoption de la loi d’urgence économique, une loi qui doit, selon ses déclarations, s’adapter aux exigences actuelles de la situation.

Il a toutefois critiqué la non adoption du plan de développement 2016-2020 jusqu’à ce jour malgré la participation de 22 mille personnes à sa préparation. Il a considéré que la discrimination positive ne signifie pas l’arrêt de l’investissement dans le sahel pour les orienter totalement vers les régions intérieures.

Il est à signaler à ce propos que pour la première fois une séance plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement des gouvernorats du nord-ouest (Béja, Jendouba, Siliana et le Kef) a eu lieu. Une plénière qui a vu la participation de plusieurs ministres : ceux des finances, du développement, de l’investissement et de la Coopération Internationale, de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, de l’agriculture des ressources hydrauliques et de la pêche, de l’équipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire ainsi que de la santé, de la formation et l’emploi.

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Mohamed Fadhel Ben Omrane, député du groupe parlementaire de Nidaa Tounes à l’Assemblée des Représentants du Peuple ( ARP), a déploré, lors d’une séance plénière qui se tient actuellement au Bardo, l’absence d’une politique de développement claire pour les régions.

Ben Omrane a en outre indiqué que les gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution sont en train de faire les mêmes erreurs que dans le passé et que les régions sont toujours marginalisées.

Il est à signaler à ce propos que pour la première fois, une séance plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement des gouvernorats du nord-ouest (Béja, Jendouba, Siliana et le kef) a eu lieu. Une plénière qui a vu la participation de plusieurs ministres : ceux des Finances, du Développement, Investissement et Coopération Internationale, Energie, Mines et Energies renouvelables, Agriculture, Ressources hydrauliques et Pêche, Equipement, Habitat et Aménagement du territoire ainsi que la Santé, la Formation et l’Emploi.

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Dans une déclaration au journal « Assarih »

Le député du Front populaire (FP) Mongi Rahoui a déclaré que la Tunisie se trouve dans une situation très difficile, voire dangereuse, à cause de l’absence de développement dans les régions. Il a accusé tous les gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution d’avoir échoué dans leur mission de répondre aux préoccupations des régions.

Lors d’une séance plénière qui se tient actuellement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et consacrée au problème du développement dans la région Nord-Ouest (Béja, Jendouba, Kef et Siliana), il a fait remarquer que même les projets qui ont été auparavant annoncés sont toujours bloqués et rien ne va dans le bon sens dans les régions.

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Dans une déclaration accordée ce vendredi 13 janvier 2017 à Africanmanager, le défenseur des droits de l’Homme Mustapha Abdelkebir a lancé un appel au gouvernement afin d’intervenir et de résoudre les problèmes sociaux des habitants de Ben Guerdane.

Il a, dans ce contexte, affirmé que les mouvements de protestation se sont poursuivies dans la matinée dans la région en question. Et d’ajouter que des jeunes sont en train de bloquer les routes de la ville ; ils réclament le travail et le développement régional.

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L’Alternative Finance Seminar a de nouveau attiré l’attention des investisseurs et des experts financiers cette année, avec une 5ème édition revisitée et à la hauteur du parcours et de l’impact réalisés au cours des 4 dernières années, une édition rebaptisée « Le Forum de la Finance Alternative », qui s’est fixée pour objectif de mobiliser toutes les parties prenantes de l’écosystème entrepreneurial tunisien afin de cogiter autour du thème « Comment accélérer le développement d’entreprises dans les régions ? ».

Objectif atteint, puisque le mardi 15 novembre à Tunis, près de 200 personnes représentant les différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial tunisien se sont donné rendez-vous à Tunis pour une journée consacrée à l’analyse de la réalité du financement de l’économie en Tunisie et à la valorisation des leviers de réussite adaptée aux besoins des PMEs en Tunisie, et plus spécifiquement, dans les régions.

Le coup d’envoi des travaux a été donné par M. Ali Mnif, Commissaire Général du Forum de la Finance Alternative qui a rappelé l’importance donnée au développement régional par cet événement phare initié par Carthage Business Angels, et qui émane d’une conviction inébranlable, que la relance économique de la Tunisie passe impérativement par le développement de l’économie réelle, à travers la création et la croissance des entreprises dans les régions.

  1. Nazeh Ben Ammar, Président de Carthage Business Angels, et M. Tarak Ben Salem, président du CJD Tunis, qui ont joint leurs ressources pour organiser le Forum de la Finance Alternative, ont pris la relève et ont démontré au cours de leurs interventions la difficulté du chemin qui reste à parcourir afin de fournir aux entreprises dans les régions les dispositions nécessaires pour réussir. Mais ils ont, également, mis en exergue, les efforts déjà entamés et la volonté des différents participants à cet événement à continuer à apporter les réponses adéquates aux challenges actuels.

Un panel réunissant 5 entrepreneurs représentants plusieurs régions la Tunisie, a ensuite eu lieu, pour un échange d’expériences sur le financement dans les régions. Les promoteurs ont relevé les obstacles rencontrés au cours de leur parcours ainsi que les mesures de contournement mais ont également souligné les points positifs existants ainsi que leurs propositions pour un financement efficace des entreprises dans les régions. Ce panel, présidé par M. Karim Ghenim, président de l’ATIC et modéré par M. Mustapha Boubaya, membre de Carthage Business Angels, a suscité un vif débat au sein de la salle de conférence.

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Une séance plénière, d’un très grand intérêt, a suivi le panel, avec M. Khalil Laabidi, Directeur Général de la FIPA qui a passé en revue la loi de l’investissement avec des éléments de réponses à la question principale de cette séance « Comment rendre opérationnel le code d’investissement pour favoriser le développement régional ? ».

La fin de la première session du matin a aussi été l’occasion pour M. Oualid Triki, directeur des programmes à Wiki Start Up, d’annoncer le lancement officiel de la deuxième édition de Start’Act, un programme d’accélération initié par Carthage Business Angels et qui a pour mission de favoriser l’accès au marché aux nouvelles start-ups et d’accélérer la génération de leurs cash flows.

Enfin, la séance de l’après-midi a été réservée à la présentation par M. Mondher Khanfir, C.E.O de Wiki Start Up, du concept de l’Initiative Tunisia 500, qui vise à créer 500 startups par an d’ici 2020. Il s’agit d’un projet ambitieux ouvert à tous les acteurs de l’écosystème entrepreneurial, et qui vise à mettre de la cohérence dans l’implémentation des programmes d’Ideation, d’Incubation et d’Acceleration dans toutes les régions de Tunisie. Le concept a été enrichi par les réflexions collectées par 4 focus thématiques traités en sous-groupes, à savoir, la génération des Deals Flows, l’Accompagnement des startups, le Financement et le cadre légal et fiscal. La consolidation de ses résultats sera publiée dans un executive summary qui sera consultable sur le site www.afs.tn

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Dans sa première sortie médiatique, le Pdg de Zitouna Tamkeen,  Nabil Ghalleb a dévoilé la vision de cette institution de micro-finance par rapport à la proposition du chef de gouvernement visant la création d’un fonds spécial de 250 millions de dinars dédié à la promotion de l’entrepreneuriat.

Cette vision tourne autour de la création d’un fonds qui permettra non seulement de mobiliser plus de ressources financières d’autres bailleurs de fonds mais aussi de jouer le rôle d’une plate-forme qui regroupe un ensemble de structures.

Le responsable a aussi mis l’accent sur les objectifs fixés visant la mobilisation des lignes de financement de l’ordre de 100 millions de dinars tout en déployant un réseau de 25 agences pour atteindre 65 000 bénéficiaires.

Outre ces actions, Zitouna Tamkeen projette de lancer le Centre International de la Capacitation Economique (ICEE) qui sera un vrai laboratoire de développement de projets de capacitation. Interview :

Pouvez-vous nous dresser le bilan chiffré de Zitouna Tamkeen et les projets financés depuis son démarrage ?

Aujourd’hui, il est encore tôt pour parler d’un bilan chiffré. Nous sommes en phase de démarrage et Zitouna Tamkeen s’agrandit de jour en jour, animée par la conviction de bâtir un monde meilleur en participant à l’inclusion économique et financière des populations défavorisées du pays.

En ce qui concerne les projets financés, Zitouna Tamkeen, en partenariat avec le Groupe Délice Holding, lancera très bientôt le projet « L’amont laitier : Levier au Développement Régional ».

Ce premier projet se base sur l’approche de la capacitation économique dans le secteur de la production du lait et couvrira 3 régions, à savoir le Nord-ouest, le Nord-est et le Centre de la Tunisie.  Il s’agit de renforcer la capacité de production de 2500 bénéficiaires sur une période de 5 ans à travers des ateliers de formation dans la conduite de l’élevage laitier et le financement des composantes des micro-projets agricoles (les génisses de race pure, les machines à traire, les mini-tanks de refroidissement de lait, les travaux d’aménagement des étables et les intrants) par le biais des instruments de la finance islamique.

La population ciblée ?

Ce projet cible principalement les populations vulnérables notamment les petits éleveurs laitiers et les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage.

De même, la femme rurale jouera un rôle important, à travers l’approche participative dans les micro-projets de l’agriculture familiale.

Il est à noter que l’étude de faisabilité du projet et les conventions avec les parties prenantes dans le secteur laitier ont été achevées afin de garantir le démarrage du projet avant fin 2016.

La délégation de Fernana relevant du gouvernorat de Jendouba a été choisie pour le lancement de l’expérience pilote, et ce dans le cadre de la discrimination positive entre les régions et par notre ferme conviction de l’éligibilité de cette région à prendre part dans les projets de développement durable.

En plus du projet de l’amont laitier, d’autres projets seront lancés bientôt dans d’autres domaines, tels que l’apiculture, le commerce, les plantes médicinales, l’environnement, la pêche, etc.

Y a-il un suivi pour ces projets réalisés ?

Certainement.Il y a toujours un suivi pour nos projets. Le suivi et l’accompagnement seront toujours offerts aux bénéficiaires vu que cela représente une partie intégrante de notre package.

Ce suivi est assuré par nos agents d’affaires déployés sur le terrain et/ou les techniciens et les experts contractuels en cas de besoin et selon le projet.

Par quoi ZTM se distingue-t-elle des autres institutions de micro-finance ?

Je ne veux pas me comparer à la concurrence mais je dis tout simplement que nous avons deux avantages compétitifs de Zitouna Tamkeen dans le secteur de la micro-finance. Il s’agit de l’approche et du produit.

Pour l’approche, Zitouna Tamkeen adopte une approche de capacitation économique centrée sur un concept fondamental : changer notre vision vis-à-vis des pauvres ou des chômeurs et les considérer comme de vrais partenaires d’affaires et non pas comme de simples bénéficiaires qui cherchent seulement le financement.

C’est la raison pour laquelle Zitouna Tamkeen intervient via une panoplie de services financiers et non financiers pour promouvoir l’initiative privée chez les jeunes et les moins jeunes notamment : le renforcement des capacités, l’ingénierie d’affaires, le financement et l’accompagnement via nos agents d’affaires déployés sur le terrain.

Autant que le le sache, nous sommes la seule IMF dotée d’une direction centrale dédiée à l’ingénierie d’affaires. Nous assurons le montage de nos projets de capacitation économique en interne, nous bouclons les schémas de financement, nous cherchons les marchés, nous tissons les partenariats pertinents à la réussite du projet, etc. et ce pour offrir enfin des projets structurés et viables aux bénéficiaires et à nos partenaires.

Quant aux produits, nos financements respectent les principes de la finance islamique parce que nous sommes convaincus que la demande sur ces produits ne cesse d’augmenter en Tunisie.Ainsi il fallait venir compléter l’offre conventionnelle déjà existante en offrant une gamme de produits suffisamment variée et laisser aux bénéficiaires le libre choix pour en décider.

Vos objectifs surtout dans cette conjoncture morose ?

La conjoncture morose a touché tout le monde certes, mais la qualité de nos fondateurs nationaux et internationaux, l’originalité de notre approche de la capacitation économique qui a fait ses preuves aux quatre coins du monde et notre confiance dans la capacité de résilience de notre pays à la crise économique font que nous demeurons optimistes quant à la réalisation des objectifs de Zitouna Tamkeen.

Ces objectifs se résument en quelques indicateurs sur une période de 5 ans dont notamment : mobiliser des lignes de financement de l’ordre de 100 millions de dinars, déployer un réseau de 25 agences dont 5 mobiles en plus de 5 directions régionales pour atteindre 65 000 bénéficiaires.

Avez-vous noué des partenariats avec des structures aussi bien publiques que privées pour y parvenir ?

Nous avons déjà signé des conventions avec des ministères, des structures publiques, des établissements de l’enseignement supérieur, des ONG nationales et internationales sans oublier le secteur privé, notre partenaire dans les projets qui meublent notre pipeline.

Nous continuons toujours à élargir le réseau de nos partenaires afin de favoriser le développement de l’écosystème entrepreneurial en Tunisie.

Pour promouvoir entrepreneuriat, il a été décidé de créer un fonds spécial de 250 millions de dinars dédié aux jeunes entrepreneurs. Avez-vous élaboré une vision pour assurer le bon usage de ce fonds ?

Nous avons une vision un peu particulière de cette ligne budgétaire. Cette vision tourne autour de la création d’un fonds de fonds qui permettra non seulement de mobiliser plus de ressources financières d’autres bailleurs de fonds mais aussi de jouer le rôle d’une plate-forme qui regroupe un ensemble de structures/solutions indispensables, à notre sens, pour promouvoir ce secteur de la micro-finance et lui permettre d’atteindre les objectifs souhaités par tout le monde notamment la création d’emplois et la réduction de la pauvreté.

Ces structures/solutions sont :

– Un fonds d’investissement à impact social : Il s’agit d’un fonds « private equity » visant un impact social et un retour financier raisonnable, à différents niveaux de maturité (amorçage, capital risque ou social venture capital, capital développement, etc.).

Ce fonds financera non seulement les TPE mais aussi les PME créées par un grand nombre de jeunes chômeurs solidaires. Une participation dégressive dans le temps de la part de ce fonds pourrait arranger les petits prometteurs.

– Un fonds de garantie pour les IMF : Un fonds de garantie efficace et souple pouvant permettre aux IMF de réaliser aisément leurs activités de financement avec un partage de responsabilités.

Ledit fonds peut commencer avec une dotation initiale de 10 millions de dinars, ce qui signifie des engagements qui pourraient atteindre jusqu’à 100 millions de dinars (dû à l’effet multiplicateur).

– Des lignes de financement : La mise en place de ressources durables orientées pour le refinancement des IMF.

– Une assistance technique : Le soutien au développement du secteur de la micro-finance nécessite le renforcement des capacités des acteurs à différents niveaux, afin d’améliorer leur portée, leur efficacité et leur pérennité.

Ceci pourrait se faire via la mise en place des programmes d’assistance technique afin de renforcer les capacités institutionnelles des IMF/AMC, telles que la formation, les nouvelles technologies, le système d’information, les mécanismes de contrôle interne et financier, le système de gestion de la performance sociale, l’impact, la mise en réseau, etc.

Comment se comporte la micro-finance islamique en Tunisie ?

Il est à souligner que la demande sur les produits financiers islamiques est importante en Tunisie. Selon une étude menée par Thomson Reuters en Tunisie, cette demande pourrait atteindre 40% de la demande totale sur les produits financiers, toutes catégories confondues, à l’horizon de 2018.

Zitouna Tamkeen continuera outre sa fonction financière, à vulgariser la culture de la finance islamique à travers les colloques et les actions de sensibilisation dans le cadre d’une stratégie de communication qui aidera à atteindre ces objectifs.

Toutefois, nous sommes convaincus que notre avantage compétitif est plutôt l’approche de la capacitation économique comme je l’ai mentionné auparavant; alors nous allons canaliser nos efforts vers la promotion de la dite approche.

Comment allez-vous le faire ?

Nous sommes en train de tisser des relations solides avec la société civile afin de mener conjointement des actions de plaidoyer pour alerter les décideurs politiques et l’opinion publique sur l’importance de cette approche et son rôle efficace pour combattre la pauvreté et le chômage.

Nous projetons aussi de lancer le Centre International de la Capacitation Economique (ICEE) qui sera un vrai laboratoire de développement de projets de capacitation, que nous estimerons une vraie banque d’affaires pas pour les riches mais plutôt pour les pauvres.

Ce centre viendra renforcer l’écosystème « Tamkeen » et sera notre ambassadeur à l’international et le bras de notre développement à l’échelle régionale et pourquoi pas continentale.

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Le conseil régional de Nabeul a adopté, jeudi 22 septembre 2016, le budget régional pour l’année 2017. Le budget a été fixé à 20 millions de dinars, soit une augmentation de 11% par rapport à l’année dernière.
Selon Jawhara fm, 15 millions de dinars, soit 77% du budget, seront consacrés à l’amélioration de l’infrastructure dans le gouvernorat. Le reste, 23%, sera consacré à la procuration de l’eau potable, l’assainissement et le développement.

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Le directeur de la coopération au ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Yassine Becha, a déclaré ce mardi 20 septembre 2016, sur Shems fm, que l’Union européenne a accordé à la Tunisie une somme de 32 millions d’euros, au profit de huit gouvernorats (Médenine, Gabes, Gafsa, Kasserine, Sidi Bouzid, Jendouba, Sfax et Bizerte).

Il a ajouté que cette somme sera consacrée au soutien des projets dans les régions, dans le cadre du partenariat entre le secteur privé et le secteur public.

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Les cinq premiers mois 2016 ont été caractérisés par une hausse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 51,1% avec 684.7 MD contre 453,2 MD lors des cinq premiers mois 2015. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 38,4% à 47,9% durant les cinq premiers mois 2016. C’est ce que ressort des derniers chiffres de l’APII.

L’augmentation ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement au gouvernorat de Siliana dede Kairouan, Jendouba, Gafsa, Sfax et Zaghouan.

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Quatre compagnies pétrolières ont consacré un budget de 11,6 millions de dinars à la promotion de la responsabilité sociétale, mais aussi pour soutenir le développement du gouvernorat de Tataouine. Il s’agit de l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP), Eni, Medco et OMV, qui ont signé une charte de responsabilité sociétale avec le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines en mai 2015.
Cette charte a porté sur la mise en place d’un programme triennal (2015-2018) visant à appuyer les micro-entrepreneurs, à renforcer l’infrastructure, à assurer le développement à travers les associations, tout en œuvrant pour la promotion du territoire. Pour ce faire, trois partenariats ont été signés avec des institutions financières différentes, notamment la BTS et la BFPME, de manière à surmonter la contrainte de cofinancement des banques commerciales et à contribuer à l’implantation des petites et moyennes entreprises dans ladite région.
L’achèvement de la première année fixée pour la réalisation du programme triennal était l’occasion pour ces compagnies de tenir ce jeudi 2 juin 2016 un point de presse afin de mettre sous la lumière les résultats enregistrés jusqu’à ce jour. Y étaient conviés le gouverneur de Tataouine, Mohssen Ben Ali, le directeur général des Énergies au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et les représentants de ces quatre compagnies.
Pour l’ensemble des participants, ce genre d’initiative est fructueux dans la mesure où des résultats positifs ont été enregistrés.
Partenariat fructueux…
D’après le représentant de l’ETAP, Mehdi Majdoub, ces partenariats ont permis actuellement de financer 164 microcrédits pour un montant de 640 mille dinars au profit de micro-entrepreneurs, 90 micro-projets pour un investissement total de 1,69 millions de dinars dont 340 mille dinars alloués par le programme sous forme d’autofinancement, sachant que ces projets ont permis de générer 230 postes d’emploi. Ajoutons à cela le financement de cinq petites et moyennes entreprises pour un investissement total de 2,4 millions de dinars dont 600 mille dinars alloués par le programme.
Dans le même contexte, le responsable a indiqué que le programme réalisé par les compagnies pétrolières a aussi permis la restitution et l’aménagement d’une école primaire à Bir Thlathine pour un montant de 70 mille dinars et ce, dans le cadre de leur participation au mois de l’école, le forage de 4 puits d’eau dont le cout est estimé à 64 mille dinars
Parmi les autres acquis, il cite également la création d’un périmètre irrigué par les eaux usées traitées pour un montant de 180 mille dinars, la construction d’un terrain de foot (140 mille dinars), la restauration du site de dessins rupestres à Ghomrassen (27 mille dinars) et la construction d’un château d’eau dans la zone de Kambout (350 mille dinars).
Un fond de 3MD pour le gouvernorat de Kebili
Avec la réussite de ce programme, les quatre compagnies ont décidé aussi d’élaborer un autre programme  visant cette fois la région de Kebili, a annoncé de son coté Lamia Ben Mim, directeur central à la direction générale de l’ETAP.
Dans une déclaration accordée à Africanmanager, elle a précisé qu’un fonds de trois millions de dinars a été consacré à la réalisation de cet objectif qui s’étalera sur une période de trois ans, sachant que le démarrage a eu lieu en avril 2016.
Pour l’étape actuelle, les efforts se conjuguent pour l’élaboration d’un plan d’action, la préparation des workshops ainsi que l’identification des différents types de projets ou programmes qui peuvent bénéficier de ce programme et constituent, selon ses dires, réellement le tissu économique de la région.
Vers la généralisation de cette initiative
Pour ce faire et afin de mieux développer cette initiative, une stratégie nationale pilotée est en cours de réalisation  dans le but d’étendre ce programme à d’autres régions de la Tunisie.
Cette idée est confirmée par Ridha Bouzoueda, directeur général des Énergies au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Il a annoncé que ce programme sera prochainement généralisé pour toucher d’autres nouvelles régions.
Il a cependant signalé lors d’une déclaration à Africanmanager que ce programme concerne uniquement les compagnies qui opèrent et qui produisent. Pour les autres compagnies qui n’ont pas encore d’acquis, elles ne peuvent pas participer à ce genre de programme puisqu’elles n’en ont pas les moyens.

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Bien qu’il soit une des principales revendications des Tunisiennes et Tunisiens, l’investissement dans les zones de développement régional a encore d’énormes progrès à faire. Frappés de plein fouet par le chômage, les jeunes ne cessent de revendiquer leur droit à l’investissement, au travail et au développement, mais en vain. Le gouvernement est obligé à faire la sourde oreille notamment après avoir inondé la fonction publique de recrutements anarchiques et  plongé le pays dans l’endettement au point que l’investissement dans les régions de l’Intérieur devient l’écueil majeur  du gouvernement. A vrai dire, le chômage touche essentiellement les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. La région de Gafsa souffre du taux de chômage le plus élevé (26,2%), suivie de Tataouine (25,8%) et Jendouba (25,6%). Des indicateurs qui ne peuvent être qualifiés que d’inquiétants notamment après plus de 5 ans  de la Révolution.

Contrairement à cette réalité, l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) a avancé un rapport positif sur l’investissement dans les régions de développement. Les quatre premiers mois 2016 ont été caractérisés par une hausse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 39,2% avec 536,3 MD contre 385,4 MD au cours de la même période de 2015, ont indiqué les derniers chiffres rendus publics par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’Innovation (APII). La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 38,6% à 45,3% durant les quatre premiers mois 2016.

L’augmentation ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est allée essentiellement aux gouvernorats de Siliana, Kairouan, Sfax Gafsa, Beja et Jendouba.

En revanche, le nombre de projets bénéficiaires de la prime d’investissement au titre du développement régional est passé de 103 (pour un investissement total de 193,6 MD) à 75 projets (pour un investissement total de 111,4 MD) durant les quatre premiers mois 2016. Ces projets vont permettre la création de 1574 postes d’emplois, contre 2067 postes d’emplois durant les quatre premiers mois 2015. La prime d’investissement accordée a atteint 17,3 MD contre 23,3 MD lors des quatre premiers mois 2015, soit une baisse de 25,8%.

Quant au nombre de projets bénéficiaires de la participation de l’Etat et des primes d’investissement au titre des nouveaux promoteurs et des PME, il est passé de 16 (pour un investissement de 40,1 MD) à 11 projets (pour un investissement total de 30 MD) durant les quatre premiers mois 2016. Ces projets vont permettre la création de 236 postes d’emplois, contre 486 postes d’emplois durant les quatre premiers mois 2015. La participation de l’Etat et les primes d’investissement accordées ont atteint 4,2 MD contre 6,1 MD lors des quatre premiers mois 2015, soit une diminution de 31,1%.

Il est à indiquer par ailleurs qu’au total, les investissements déclarés durant les quatre premiers mois 2016 dans le secteur industriel ont atteint le montant de 1183,8 MD, contre 998,8 MD lors des quatre premiers mois 2015, enregistrant ainsi une hausse de 18,5%.

Le nombre de projets déclarés a atteint 1374 au cours des quatre premiers mois 2016 contre 1321 lors de la même période de 2015, soit une augmentation de 4%.

Ces projets permettront la création de 19846 postes d’emplois, contre 20031 postes d’emplois durant les quatre premiers mois 2015, soit une baisse de 0,9%.

Les investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 MD, ont enregistré une hausse de 43,9% passant de 429,6 MD au cours des quatre premiers mois 2016 à 618,3 MD durant la période correspondante de 2015. Le nombre de ces projets est passé de 42 à 48 au cours des quatre premiers mois 2016.

Ces projets permettront la création de 3978 postes d’emplois, contre 2400 postes d’emplois lors des quatre premiers mois 2015, soit une progression de 65,8%.

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Le ministre des Finances

« La Tunisie est un pays indépendant qui n’a pas besoin de diktats”, a déclaré le ministre des Finances, Slim Chaker lors d’une séance plénière, ce mercredi 11 mai à l’ARP sur le projet de loi des banques et des institutions financières.
Il a expliqué que les vrais diktats sont le développement régional, la résolution du problème du chômage, l’amélioration de l’infrastructure routière et la construction des hôpitaux dans les régions internes. “Nous  avons appelé à collaborer avec les grandes institutions internationales comme le FMI car notre gouvernement s’est engagé depuis l’indépendance à coopérer avec eux”, a indiqué Slim Chaker avant d’ajouter que notre pays entretient déjà de très bonnes relations avec les pays européens. “La Tunisie est très respectée et connue à l’échelle internationale par sa crédibilité », a-t-il ajouté.

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L'Union tunisienne de l'industrie

« L’endettement extérieur n’a pas pu contribuer ni au développement régional ni à la création d’emplois en Tunisie. Le gouvernement est, aujourd’hui,  appelé à trouver d’autres mécanismes plus pertinents afin de résoudre les problèmes économique du pays , a déclaré l’expert économique Adel Grar , ce vendredi 8 avril 2016, à Africanmanager.

A signaler que de nombreux économistes tunisiens ont , à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme sur la situation « catastrophique » de l’économie tunisienne qui risque de s’aggraver encore plus si les actions nécessaires n’étaient pas prises.

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Les deux premiers mois 2016 ont été caractérisés par une hausse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 83,1% avec 235,3 MD contre 128,5 MD au cours de la même période de 2015. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 33,3% à 39,8% durant les deux premiers mois 2016, ont indiqué les derniers chiffres de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

L’augmentation ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement au gouvernorat du Zaghouan dont les investissements ont atteint 55 MD, contre 17,3 MD durant les deux premiers mois 2015.

Ont également augmenté les investissements déclarés dans le gouvernorat de Beja en passant de 3,1 MD à 20,5 MD durant les deux premiers mois 2016.

De même, les investissements déclarés dans le gouvernorat de Kairouan sont passés de 19,3 MD à 42MD. Aussi, les investissements déclarés dans les délégations de développement régional du gouvernorat de Sfax ont augmenté de 21,2 MD à 43,5 MD durant les deux premiers mois 2016.

Idem pour le gouvernorat de Gafsa où les investissements déclarés ont atteint 15,3 MD contre 5,8 MD durant les deux premiers mois 2015 suite à la déclaration de la création d’une centrale à béton pour un montant de 7,1 MD et à la déclaration de la création d’une unité de transformation de plâtre pour un montant de 5 MD.

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Les carences les plus graves du système actuel de développement régional tiennent à l’incertitude qui règne encore dans le pays. Bien qu’il soit une des principales revendications de la Révolution, le développement dans les régions de l’intérieur demeure insuffisant voire raté, comme en témoignent les derniers chiffres de l’Agence de promotion de l’investissement et de l’innovation (APII) rendus publics tout récemment. Malgré une légère hausse des investissements déclarés dans les régions de développement régional par rapport à l’année dernière,  la situation demeure entachée de  carences structurelles majeures.

En effet, l’année 2015 a été caractérisée par une hausse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 13% avec 1302,7 MD contre 1153 MD lors de l’année 2014. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 44,8% à 48,2% durant l’année 2015. L’augmentation ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est le fait  essentiellement du gouvernorat de Zaghouan dont les investissements ont atteint 433,8 MD, contre 200,5 MD. C’est aussi le cas des zones de développement régional du gouvernorat de Mahdia dont les investissements déclarés sont passés de 12,5 MD à 76,2 MD.

Idem pour le gouvernorat de Béja avec des investissements déclarés de 95,6 MD. De même, les investissements déclarés dans les délégations de développement régional du gouvernorat de Bizerte sont passés de 37,2 MD à 72,8 MD. Ont également augmenté les investissements déclarés dans les délégations de développement régional du gouvernorat de Sfax. Pareil pour le gouvernorat de Tataouine où les investissements déclarés s’élèvent à 37,2 MD. Au gouvernorat de Kasserine, les investissements déclarés durant l’année 2015 ont atteint 77,1 MD contre 60,3 MD.

Ainsi, le nombre de projets bénéficiaires de la prime d’investissement au titre du développement régional est passé de 268 (pour un investissement total de 356,1 MD) à 252 projets (pour un investissement total de 445,8 MD) durant l’année 2015. Ces projets vont permettre la création de 5246 postes d’emplois, contre 10098 postes d’emplois durant l’année 2014. La prime d’investissement accordée a atteint 50 MD contre 56,3 MD lors de l’année 2014, soit une baisse de 11,2%.

Le nombre de projets bénéficiaires de la participation de l’Etat et des primes d’investissement au titre des nouveaux promoteurs et des PME est passé de 58 (pour un investissement de 88,6 MD) à 40 projets (pour un investissement total de 89,2 MD) durant l’année 2015. Ces projets vont permettre la création de 1016 postes d’emplois, contre 1994 postes d’emplois durant l’année 2014. La participation de l’Etat et les primes d’investissement accordées ont atteint 13,9 MD contre 15,2 MD lors de l’année 2014, soit une baisse de 8,7%.

Durant l’année 2015, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 2701,5 MD, contre 2575,4 MD lors de l’année 2014, soit une hausse de 4,9%. Le nombre de projets déclarés a atteint 3338 au cours de l’année 2015 contre 3814 lors de l’année 2014, soit une baisse de 12,5%. Ces projets permettront la création de 50315 postes d’emplois contre 55450 postes d’emplois durant l’année 2014, soit un recul de 9,3%.

Durant le mois de décembre 2015, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 370,7 MD, contre 238,2 MD lors du mois de décembre 2014, enregistrant ainsi une hausse de 55,6%. Le nombre de projets déclarés a atteint 313 au cours du mois de décembre 2015 contre 387 en décembre 2014. Ces projets permettront la création de 4679 postes d’emplois, contre 5954 postes d’emplois lors du mois de décembre 2014, soit 21,4% de moins.

Le secteur des industries du cuir et de la chaussure a affiché un taux d’accroissement positif de 88,5% avec des investissements déclarés de 29,6 MD contre 15,7 MD durant l’année 2014. Le secteur des industries du textile et de l’habillement a progressé de 88,3%. Celui des industries diverses a évolué de 27,8%. Les industries agroalimentaires n’étaient pas en  reste avec des investissements déclarés de 872,9 MD contre 826,2 MD durant l’année 2014 (+5,7%). Idem pour les secteurs des industries chimiques dont les investissements déclarés durant l’année 2015 ont atteint 375,6 MD contre 360 MD en 2014, soit une progression de 4,3%. En revanche,  le reste des secteurs ont enregistré des résultats négatifs durant l’année 2015, à savoir le secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre et le secteur des industries mécaniques.

Les investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 MD, ont enregistré une hausse de 17% passant de 1142,7 MD au cours de l’année 2014 à 1337,4 MD durant l’année 2015. Le nombre de ces projets s’élève à 113. Ces projets permettront la création de 7457 postes d’emplois, contre 6527 postes d’emplois lors de l’année 2014, soit une augmentation de 14,2%. Il est à signaler que les projets de 5 MD et plus qui ne représentent que 3,4% du nombre des projets déclarés et 14,8% du nombre des emplois, totalisent 49,6% de l’ensemble des investissements déclarés.

Parmi les 113 projets (I>5 MD) déclarés durant l’année 2015, dix-sept projets ont totalisé un montant d’investissement de 537,2 MD, soit 46,9% de l’investissement total (I>5 MD).

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