PLF 2019 : les budgets des secteurs et les grands axes

PLF 2019 : les budgets des secteurs et les grands axes

par -

Les principales orientations économiques et sociales du projet de la loi de finances 2019 ont été dévoilées. A priori, aucune mesure visant l’augmentation des impôts et taxes sur les personnes physiques ou sur les sociétés, mais plutôt des mesures en faveur de certains secteurs tels que les PME, l’éducation, la santé, le développement régional, le secteur de l’automobile. Le budget 2019, qui atteindra 40 milliards de dinars avec des prévisions de croissance de 3%, prévoit de réduire les droits et taxes appliqués sur les voitures populaires et ce, en application de la décision du chef du gouvernement, Youssef Chahed, de faire baisser les prix de ce s véhicules pour atteindre près de 20 mille dinars pour certaines marques. Rappelons que Chahed en avait fait l’annonce lors de l’inauguration de la Conférence nationale sur le projet de la loi de finances 2019, il y a quelques jours.

Ledit projet prévoit la mise en place au profit des PME d’une Ligne de financement Concessionnelle afin de leur permettre de bénéficier d’une bonification d’intérêts dans la limite de deux points. Sont éligibles à cette ligne de financement les PME régies par le décret n° 2015-51 du 13 janvier 2015, relatif à la fixation des modalités d’organisation, de fonctionnement et des méthodes d’intervention du fonds de soutien aux PME (un volume d’investissement entre 100 mille dinars et 10 Millions de dinars) ou encore celles régies par la loi n°2017-8 du 14 février 2017, portant refonte du dispositif des avantages fiscaux.

S’agissant des PME, le PLF 2019 prévoit également la mise en place d’avantages fiscaux et sociaux au profit de ces entreprises afin de les encourager à monter des projets et créer de l’emploi et ce, en les excluant de l’impôt sur le revenu et de la TVA imposée sur les entreprises pour une période de 4 ans à partir de la date de l’entrée en exploitation des entreprises créées durant les années 2018, 2019 et 2020.
S’agissant du développement régional, le dit projet prévoit la mise en place de 200 MDT supplémentaires au profit du programme de développement régional (PRD) et ce, dans l’objectif d’encourager la création de projets dans les régions et du coup booster les efforts dans les délégations classées prioritaires. Il s’agit également à travers cette mesure de réduire les inégalités entre les régions et au sein de la même région, améliorer les conditions de vie, réduire la pauvreté et le chômage et développer les bases de la décentralisation du travail de développement, sachant que tout le processus se ferra au niveau régional.

Pour l’éducation, le PLF 2019 propose la mise en place d’un nouveau cadre contractuel, pour les enseignants remplaçants, de manière à leur offrir un revenu respectable et une couverture sociale et leur permettre de rompre avec l’emploi fragile. Il permettra également de conclure des contrats à durée déterminée avec 7.500 instituteurs remplaçants, à partir de l’année scolaire en cours (2018/2019).

S’agissant du cadre non enseignant, le PLF propose le renforcement de ce corps avec 850 postes de surveillants et surveillants généraux et 350 postes d’assistants d’éducation.
Au niveau de l’infrastructure, le projet propose de réaliser rapidement les clôtures des écoles primaires et de fournir l’eau potable à 1000 écoles primaires.

Pour la santé, le PLF 2018 prévoit d’identifier des solutions aux projets programmés mais bloqués en raison du manque de ressources humaines (corps médical et paramédical), et de résoudre le problème de l’endettement des établissements de santé notamment auprès des fournisseurs.
Le PLF 2019 prévoit également la réactivation d’un bon nombre de services médicaux en fournissant les ressources humaines et la logistique et ce dans l’objectif d’améliorer les services de santé au profit des citoyens.

Le projet de la loi de finances 2019 prévoit l’injection de 150 millions de dinars supplémentaires dans le Fonds National pour l’Emploi et ce dans le cadre de l’appui à l’effort national pour la lutte contre le chômage notamment en ce qui concerne les diplômés de l’enseignement supérieur. L’objectif aussi est de mettre en exécution la stratégie nationale de l’emploi qui regroupe un ensemble de mesures via les politiques d’emploi actives et ouvrir de nouveaux horizons aux jeunes, tous niveaux et formations confondus.

Enfin le capital de la banque des régions qui devrait être créée l’année prochaine serait de 100 millions de dinars.

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire