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Les avoirs nets en devises de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) à la date du 3 août 2017, ont poursuivi leur baisse, pour se situer, à seulement 93 jours d’importation, soit 11904 MDT. Une situation qui ne peut être qualifiée que de catastrophique surtout que cette baisse se poursuit depuis plusieurs mois pour atteindre aujourd’hui des niveaux alarmants et jamais atteints depuis plusieurs années et ce, malgré les interventions massives de la banque centrale pour réguler le marché. Un constat qui dénote la situation catastrophique de la devise et l’incapacité de la banque centrale à maîtriser la situation et à remettre le pays sur les rails. C’est à partir de ce constat qu’on peut avouer l’urgence pour la Tunisie de relancer vigoureusement son tourisme et ses exportations afin de reconstituer son matelas de devises et s’échapper à cette situation chaotique. Ce qui aurait aussi automatiquement pour effet de réduire sensiblement le recours à l’emprunt extérieur, avec un service de la dette qui dévore le stock de devises.

Les avoirs en devises n’ont cessé toutefois, depuis le début de cette année, de dégringoler pour devenir beaucoup plus importants, comme en témoignent les derniers indicateurs de la Banque centrale arrêtés à la date du 1er août 2017 et selon lesquels les avoirs nets en devises ont atteint 11795 MDT couvrant ainsi 94 jours d’importation. Quant au billets et monnaies en circulation, ils ont atteint 11184 MDT.

À la date du 7 juillet de cette année, les avoirs nets en devises ont atteint 12.646 MDT, soit 101 jours d’importation, un chiffre qui demeure en deçà des prévisions et des attentes des acteurs économiques eu égard aux sommes colossales injectées par la Banque centrale pour réguler le marché. Le volume global de refinancement a toutefois atteint jusqu’à la date du 10 juillet de cette année 10.164 MDT.

Cette tendance à la baisse des avoirs nets en devises à la BCT a été observée depuis le début de cette année. Jusqu’à la date du 26 janvier 2017, les avoirs en devises se sont situés à 12,3 milliards de dinars, contre 13,3 milliards de dinars à la même date de l’année écoulée, soit 106 jours d’importation (contre 121 jours d’importation en janvier 2016).

Ainsi, la Tunisie se situe sur le seuil d’insécurité en termes de réserves en devises, étant donné que ce seuil est normalement fixé, selon les spécialistes, à 110 jours d’importation.

A rappeler aussi qu’à fin décembre 2016, les réserves en devises de la Tunisie couvraient 114 jours d’importations contre 127 jours à la même période en 2015.

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Malgré une stabilisation face aux principales devises qui a duré près de 4 jours, le dinar tunisien a reculé e nouveau, enregistrant ainsi une nouvelle baisse par rapport aux devises étrangères. L’euro est passé de 2.4650 dt à 2.4700 dt, alors que le dollar américain s’est échangé à 2.3380 dt contre 2.3350 dt le lundi, 11 janvier 2017. Les raisons de la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères sont multiples et cette dégringolade pourra  facilement accentuer l’inflation,  réduire les réserves en devises du pays et alourdir la charge budgétaire destinée  au remboursement de la dette publique. La crise économique, la rareté des ressources financières du pays, l’endettement extérieur, la baisse de la productivité, la hausse de la masse salariale dans la fonction publique, l’accentuation du déficit budgétaire et la chute des entrées du secteur touristique et des mines ainsi que la détérioration du climat des affaires sont les principales causes derrière la dépréciation du dinar.

“La chute du dinar se poursuit inexorablement. Et c’est normal. Cette chute s’explique par deux phénomènes au moins: la situation, déjà difficile, de l’économie et des finances publiques tunisiennes s’aggrave. Tous les indicateurs se détériorent. Le Dinar n’est qu’un miroir qui reflète la situation économique et financière du pays.” c’est ce qu’a écrit Ezzedine Saidane dans un statut posté ce mercredi 11 janvier 2017 sur sa page Facebook officielle.

Cela s’explique également par le fait que la Banque Centrale n’a plus, ou presque, les moyens d’intervenir pour réguler, en essayant de lisser, le taux de change du Dinar. Chaque intervention coûte en effet cher à la BCT, et donc à la Tunisie, en termes de réserves de change et de pertes de change. Les réserves de change qui baissent sans cesse sont souvent alimentées par des emprunts extérieurs.

En fuise de  solutions, Saidane a appelé à redresser l’économie et les finances publiques pour redresser le Dinar. “Il n’ y pas d’autres solutions.
Si l’on n’arrive pas à redresser rapidement notre économie, la BCT pourrait se trouver dans l’obligation de laisser flotter le Dinar et ce serait dommage. Il suffit de voir ce qui s’était passé en Égypte il y a juste quelques semaines pour comprendre l’ampleur des dégâts que cela peut causer”, a alerté Ezzedine Saidane.

Pour rappel, l’Egypte a décidé, durant le mois de novembre de l’année 2016, de laisser flotter sa devise pour répondre à la crise monétaire aiguë qui affecte son économie et menace de relancer l’instabilité politique, plus de cinq ans après la révolution de 2011. Cette décision devrait provoquer de fait une forte baisse, de près de 50%, de la valeur de la livre égyptienne face au dollar.

Dans sa dernière note portant sur la conjoncture économique (novembre),  la Banque centrale de Tunisie (BCT) a par ailleurs relevé la persistance des pressions sur les réserves en devises qui pèsent  sur  le  taux  de  change du  dinar  vis-à-vis  des  principales  devises.
Sur  le marché  interbancaire,  et  depuis fin  décembre 2015,  le  dinar s’est déprécié de 9,4%  vis-à-vis du  dollar américain et  de 10,5% vis-à-vis  de l’euro. Les  tensions  sur  la  liquidité  bancaire,  observées au  cours  de  la période  (juillet  2016-septembre 2016) se   sont   quelque   peu   desserrées en octobre  2016, à  la  faveur  de l’atténuation  de l’effet  restrictif  des  Billets  et  Monnaie  en Circulation  (BMC). Cette situation s’est traduite par une   baisse des   opérations   de   politique monétaire  de la Banque  centrale à 7.184 MDT, en  moyenne, contre  7.404 MDT en  septembre dernier.

La BCT a noté que la  réduction  de  la  part  de l’intervention de la Banque centrale sous forme d’appels d’offres a  engendré un recours accru des  banques à la  facilité  permanente  de  prêt  à 24H (avec  un  taux  de  4,5%), ce  qui a exercé des pressions à la hausse sur le taux du marché monétaire (TMM).  Ce  dernier s’est  établi,  en octobre  2016, à 4,33% contre  4,26%  un  mois auparavant.

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Les Tunisiens ne se sont pas mis sur leur trente-et-un (décembre) pour joindre deux années, 2016 qu’ils avaient hâte et à cœur d’oublier et 2017 dont ils craignent qu’elle soit au mieux l’exacte réplique de la précédente. Des appréhensions qui tirent leur essence d’une situation économique si mauvaise qu’elle est tenue en l’état par une autre, politique, qui empoisonne la vie à un peuple qui peine à voir le bout du tunnel, bientôt six ans après une révolution dont il a célébré la survenance pour retomber presqu’aussitôt dans la désillusion.

2016 a été, économiquement parlant, une année affligeante sous tous les rapports, qui a vu quasiment l’ensemble des paramètres cligner au rouge, pour ne pas dire pire. Une croissance au plus bas, un chômage au plus haut, des déficits qui se creusent à vue d’œil, un endettement exponentiel, un investissement léthargique, avec, en filigrane, l’improvisation érigée en système de gouvernement. La tentation serait forte d’attribuer la responsabilité de ce sombre tableau à l’Etat, qui cherche encore l’introuvable vision qui lui permette de tracer une voie claire pour reprendre les choses en main pour affirmer son autorité partout où elle est bafouée, mais autant à ses partenaires sociaux pris des démons que l’on sait, et plus encore aux Tunisiens eux-mêmes qui n’ont pas pris la vraie mesure des défis qui les assaillent.

Avec un dérisoire taux de croissance de 1,5% au lieu des 2,5% prévus, il tiendrait mathématiquement du miracle de faire grand-chose et de ne pas échapper à la rituelle loi des finances complémentaire pour combler un trou de 3,3 milliards de dinars et bien davantage en 2017. Un exercice dont les gouvernements de l’après-Révolution sont invariablement coutumiers pour s’être heurtés en chemin à des « imprévus » dont le financement est d’autant plus inapproprié qu’il se répercutera sur l’exercice suivant, précipitant les caisses de l’Etat dans une spirale sans fin. C’est assurément dévastateur pour le chômage dont le taux de 15,5% demeure une plaie qu’il sera difficile de résorber alors que les universités déversent chaque année sur le marché du travail des centaines de milliers de diplômés qui ne trouvent pas acquéreur. Un écueil social de moins en moins gérable en raison de ses répercussions de divers ordres, notamment sécuritaire et sociétal.

S’y greffe un déficit budgétaire de 5,7% du PIB alors que la norme convenue est de 3% , nourri par un taux d’endettement public de 63,9% du PIB en 2016, soit 10 points de plus qu’en 2015, sans parler de l’endettement extérieur qui devrait grimper à 66,2% du PIB, un taux sans aucune mesure avec celui attendu en 2017, pas moins de 70%, avec les remboursements du service de la dette, ce qui pourrait placer la Tunisie dans la posture du pays tenu de demander le rééchelonnement de sa dette, une première dans son histoire.

L’inflation est de retour

Des tourments aussi avec le retour de l’inflation qui, après une parenthèse massivement saluée sous le gouvernement Essid, est en train de faire une inquiétante réapparition, atteignant 4% en novembre 2016, un symptôme patent de la dégradation du pouvoir d’achat, qui devrait abonder dans ce sens cette année avec le retour presqu’acquis des tensions inflationnistes et ipso facto de la flambée des prix.

2016, c’était aussi la dégringolade de la production pétrolière et du phosphate. Le bassin minier a toujours aussi mauvaise mine avec une crise qui dure depuis cinq années consécutives, occasionnant aux caisses de l’Etat des pertes de 5 milliards de dinars pour cause d’une chute de la production de 60%. Et ce qui s’y passe ne semble présager de rien de bon, avec des arrêts de travail récurrents, des grèves qui s’enchaînent, le plus souvent pour des causes obscures, notamment à l’occasion de la proclamation des résultats de concours de recrutement ou tout simplement de retard dans le paiement de primes. Une hémorragie qui n’est pas près d’être stoppée malgré les « gestes de bonne volonté » du gouvernement. S’agissant du pétrole et du gaz, la production n’est pas logée à meilleure enseigne avec une production qui s’amenuise pour une raison ou pour une autre, comme ce fut le cas de Petrofac qui n’arrive pas à se relever des graves convulsions qui n’ont de cesse de la secouer au point que la compagnie envisage sérieusement de quitter définitivement le pays dont la production gazière se trouvera, ce faisant, amputée de 12%.

La funeste question du Dinar

Plus grave encore est la situation dans le secteur du tourisme qui croule sous les effets des attentats terroristes de 2015, et dont les recettes sont en constante chute due aux interdictions de voyage décrétées par nombre de pays émetteurs, notamment la Grande-Bretagne. L’attaque de Berlin, dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien, n’est pas pour arranger les choses, même si un léger redressement est constaté suite aux flux, il est vrai épisodiques, des Russes et des Algériens.

Enfin, il y a la funeste question du Dinar et de sa descente aux enfers. Au 29 décembre, il s’est déprécié de -14,1% par rapport au dollar contre une régression de – 7,6% en 2015, de – 11,5% en 2014 et de -6,1% en 2013, selon les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Et il y a fort à parier que la tendance ne sera pas près de s’arrêter là au regard de l’ordonnance générale de l’économie tunisienne toujours suspendue aux appréciations des agences notation qui enchaînent les dégradations souveraines.

2017 sera-t-elle moins mauvaise ? Le président de la République et le gouvernement sont affirmatifs : l’économie ira mieux et l’année qui s’ouvre sera celle du décollage économique, soutiennent-ils sans autre forme de procès. Ils invoquent en chœur et sans ambages les résultats de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020, les engagements financiers qui y ont été pris et les promesses faites. Attendons voir !

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Sans conteste, le dinar tunisien n’en finit pas d’accentuer sa descente aux enfers. A la date du 11 novembre, il s’échangeait à 2,2714 dollars US et à 2,4720 euros, selon le tableau des cours moyens des devises cotées en DT de la Banque centrale de Tunisie. La monnaie tunisienne a perdu 60% de sa valeur depuis 2011. Une dégringolade qui nourrit toute une littérature sur la moins mauvaise façon d’enrayer cette inexorable chute où les spéculations des analystes varient entre le régime des changes flottants, la dévaluation, la libéralisation voire la convertibilité totale.

Un faisceau de « remèdes » dont le plus banni est celui de la dévaluation, sentencieusement rejetée par le ministre du Développement économique et de la coopération internationale, Fadhel Abdelkéfi. « «Non, jamais de la vie ! Nous avons connu une dévaluation compétitive implicite, pas une dévaluation administrative. Mais la Banque centrale cote correctement le dinar. Nous ne sommes pas dans une logique de maintenir artificiellement le dinar fort. Une certaine dévaluation, qui a été glissante sur cinq ans, a rendu la Tunisie encore plus compétitive», a-t-il affirmé à l’hebdomadaire économique français « La Tribune ».

Et pour cause, la dévaluation serait pour la Tunisie la dernière solution à laquelle il faut recourir. Certes, en dévaluant, les exportations tunisiennes bénéficient d’un avantage égal au taux auquel le dinar baisse, mais il s’agit d’un avantage de courte durée. Cependant, là où le bât blesse le plus, c’est au niveau des importations qui sont pénalisées d’une majoration correspondante, et dès lors que les exportations couvrent moins de 70% des importations, on ne voit pas quel intérêt y a-t-il à dévaluer, d’autant que toute dévaluation n’a qu’un intérêt bénéfique temporaire. Surtout, la dépréciation du dinar serait impérativement une source d’inflation. C’est particulièrement le cas lorsqu’il n’existe aucun produit local de substitution à ceux importés. Dans le cas du pétrole et du gaz, par exemple, on ne peut pas facilement se tourner vers la production domestique, fortement malmenée. Moins spécifiquement, l’inflation étant sur un trend haussier, une dévaluation du dinar aura des conséquences perverses sur l’indice général des prix à la consommation familiale, sans parler de celles du creusement des déficits jumeaux, le budgétaire et le commercial.

Ce n’est point un remède !

Au demeurant, il est établi d’expérience que la dévaluation est une conséquence des difficultés économiques, et non un remède. Les difficultés restent après la dévaluation. Il en est ainsi de la dette tunisienne qui est contractée en devises étrangères. Dévaluer, c’est la rendre plus chère.

A la vérité, les difficultés économiques et financières de la Tunisie proviennent, au principal, des dépenses publiques qui sont trop importantes par rapport aux rentrées d’argent dans les caisses de l’Etat, lequel devra donc emprunter. Et comme il est déjà très endetté, aux alentours de plus de 60% voire de 80% si on y inclut les dettes des entreprises publiques, de nouveaux emprunts sont difficiles. Autant dire et se convaincre que le problème restera entier après la dévaluation. Et donc la politique d’austérité, même si le mot n’est pas lâché, demeurera.

Les effets d’une dévaluation étant aléatoire, il ne sera pas non plus possible de fonder une politique économique sur une monnaie faible. D’abord, si la monnaie reste faible, c’est que l’économie reste faible. Une économie faible, dont la monnaie se déprécie constamment, c’est une économie qui se dégrade, dont le pouvoir d’achat et le niveau de vie diminuent.

Voilà pourquoi la solution d’une dévaluation doit être rigoureusement écartée pour que soit maintenue en l’état l’approche d’assouplissement du taux de change qui, estime-t-on, renforcera les réserves extérieures et réduira progressivement la surévaluation du dinar. Une réduction des interventions sur le marché des changes, des adjudications de devises périodiques et un approfondissement du marché des changes, rendus possibles grâce à la réduction récente des restrictions à l’utilisation des devises par les banques, contribueront à favoriser une plus grande flexibilité du taux de change et à améliorer la gestion des liquidités des banques. Ceci est primordial au vu du déficit élevé des transactions courantes et l’augmentation de la dette extérieure.

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Le dinar tunisien s’est légèrement repris face au dollar américain qui s’est échangé à 2.2560 dt, la fin de la semaine passée, dans un marché de change peu mouvementé. Par ailleurs, il poursuit sa stabilisation face à l’euro à 2.4640 dt, rapporte notre confrère Tustex.

Sur le marché de change international, l’euro est en baisse face au dollar lundi 31 octobre, à l’ouverture d’une séquence chargée en événements à risques aux Etats-Unis, avec une réunion de la Réserve fédérale et l’élection présidentielle. L’euro s’est échangé à 1,0963 dollar contre 1,0987 dollar vendredi.

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La valeur du Dinar tunisien (DT) n’arrête pas de s’effriter et le DT perd du terrain face aux devises, européenne et américaine, et même devant d’autres monnaies étrangères. Entre 2010 et 2015, le Dinar tunisien a perdu 14,8 % de sa valeur par rapport à la monnaie européenne (euro) et 36,9 % de sa valeur par rapport au Dollar américain (USD), 2,5 % de sa valeur face au Yen japonais et 3 % face à la monnaie marocaine Dirham.

Le DT se déprécie à pas presque de géant. En 2010, un euro valait 1,897 DT. Quatre années plus tard, en 2015, il fallait 2,177 DT pour avoir un euro. En août dernier, il faut 2,469 DT pour acheter un euro. Entre juillet et août 2016, le DT a perdu 0,7 % et de décembre 2015 à août dernier, la perte de valeur du DT a été estimée à 11,9 %.

Et c’est presque la même débandade face à la monnaie américaine. En 2010, le billet vert valait 1,433 DT. En 2015, il fallait presque deux DT pour avoir un Dollar. Janvier 2016 dépassait la barre fatidique de 2 DT (2,044) et 2,202 DT à fin août dernier. En un seul mois (de juillet à août dernier), le DT perdait 0,8 % de sa valeur face au USD. Entre la fin 2015 et août, c’est 8,6 % que perdait le DT, selon une note de conjoncture du ministère des Finances.

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Cette descente aux enfers du Dinar tunisien traduit en fait, selon les économistes et experts tunisiens, la détérioration de l’économie tunisienne et la crise structurelle qu’elle traverse depuis 2010. Une économie où tous les clignotants sont au rouge. Beaucoup de voix se sont alors élevées pour demander pourquoi la Banque Centrale de Tunisie n’intervient pas pour relever le taux de change et redonner des couleurs à la monnaie locale face au panier de monnaies des pays partenaires.

Africanmanager a posé la question au Gouverneur Chedli Ayari. «Pour un Gouverneur de la BCT, il est impossible à la fois d’assurer un stock de devises confortable et un taux de change stable» explique le Gouverneur, avant d’indiquer que «si on penche pour la stabilité du change, dans une conjoncture où la demande est plus forte que l’offre pour cause de baisse de l’exportation et de crise du tourisme, il faudra vendre la devise dont nous disposons pour stabiliser le taux de change du Dinar. Et si je le fais, nous devenons incapables de couvrir nos importations».

Le dilemme réside dans le choix de la priorité à engager. Un choix qui semble cependant avoir déjà été  fait, certes après un essai négatif, par l’Institut d’émission. Et son Gouverneur d’expliquer que «claquer des sommes énormes à jouer le Broker contre le marché pour gagner quelques petits pourcentages d’une stabilité qui reste éphémère » est impossible «car nous luttons contre les anticipations négatives des opérateurs». Et Chedli Ayari de dévoiler même que «nous avons joué à ce jeu,  nous avons injecté 4 Milliards DT, depuis le début et tout au long de 2016, sur le marché de change sans aucun effet». Cela confirme, si besoin est et comme c’est reconnu par tous les experts et économistes, que la crise économique en Tunisie est désormais structurelle. Aux grands maux les grands remèdes ?!

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Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri a accusé mercredi le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari de laisser le dinar couler ».

Cité par Shems fm, il a affirmé que les déclarations du gouverneur de la BCT ont « nui au dinar tunisien et à l’économie nationale en général,  semant la peur parmi les investisseurs en évoquant une catastrophe », alors que le chef du gouvernement sortant, Habib Essid avait rassuré les Tunisiens en affirmant que l’Etat est en mesure de rembourser ses dettes au titre de 2017.

« Nous exigeons des explications à cet égard », a-t-il dit.

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Le marché de change a été caractérisé par un faible volume de transactions pour ce début de semaine, dans ce contexte le dinar tunisien s’est stabilisé face aux principales devises. L’euro s’est échangé à 2.4650 dt tandis que le dollar américain s’est maintenu à 2.21 dt, rapporte notre confrère, Tustex.

Sur le marché de change international, l’euro a légèrement avancé face au dollar, poursuivant un mouvement entamé avant le week-end à la suite de publication d’indicateurs américains décevants. La devise européenne s’est échangée à 1,1186 dollar contre 1,1165 dollar vendredi.

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Dans une note récente intitulée “Évolutions monétaires et conjoncturelles et” perspectives à moyen terme, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a noté la baisse persistante des recettes en devises a amplifié les pressions sur le taux de change, ce qui a engendré une dépréciation importante du dinar vis-à-vis des principales devises.

Durant le premier semestre  2016,  le  dinar  s’est  déprécié en moyenne de 5,5% aussi bien face au dollar que  vis-à-vis  de  l’euro  comparativement  à  son niveau une année auparavant, ajoute la BCT.

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Le directeur général de l’Institut National de la Consommation (INC), Tarek ben Jazeya, a assuré, lors de son intervention ce vendredi 1er juillet 2016 sur Shems Fm, que les prix des vêtements ont enregistré une augmentation entre 10 % et 15% par rapport à l’année dernière et ce, à cause de la dépréciation du dinar.
Il a précisé que les prix des vêtements des filles âgées entre 0 et 14 ans varient entre 84dt et 95dt, et les prix des vêtements des garçons varient entre 96dt et 119dt.
Le directeur général de l’INC a appelé les parents à vérifier les prix, surtout que l’institut a remarqué une certaine variation des prix pour les mêmes articles. Il a demandé par ailleurs à boycotter le marché parallèle.

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Dans une note publiée cette semaine, la Banque centrale de Tunisie a analysé les principaux facteurs ayant conduite à la chute sans précédent du Dinar et esquissé les mesures pratiques et urgentes qu’il importe de prendre pour mette fin à la dégringolade  de la monnaie nationale.

Elle a expliqué que cette baisse est due en partie à l’évolution des cours des principales devises mondiales, notamment le Dollar US et l’Euro, d’une part, et au creusement du fossé entre l’offre et la demande des devises sur le marché local , consécutif à la détérioration des échanges extérieurs.

L’Institut d’émission pointe l’élargissement du déficit commercial à 5,1 milliard de dinars durant les 5 premiers mois de l’année en cours, la chute des rentrées touristiques de 44,6%, celle des revenus de travail de 9,3%, la détérioration du déficit courant qui représente 4,3% du PIB, et le recul tangible des flux des investissements étrangers, qu’il s’agisse des investissements de portefeuille ou des investissements directs étrangers.

Ainsi, le déficit de la balance des paiements a dépassé les 2 milliards de dinars au cours de la période en question, alors que les réserves en devises ont baissé à 109 jours d’importations, fin mai 2016, contre 121 jours, un an plus tôt  et 128 jours, fin 2015. Ce faisant, le marché des changes est soumis à des pressions inédites qui ont gagné en acuité depuis le début du mois de juin 2016, se reflétant sur la valeur du Dinar qui a enregistré un important recul vis-à-vis des principales devises étrangères.

Ces développements jugés « préoccupants » par la BCT appellent un diagnostic précis s’agissant de leurs causes et des mesures préventives urgentes qu’il y a lieu de prendre sur le court terme pour en limiter les effets, et prévenir les dangereuses dérives qui menacent la situation économique et les grands équilibres financiers au cas où la situation extérieur continuerait de se détériorer au cours des mois à venir.

Pour 2016, la BCT prévoit que le déficit courant se stabilisera autour de 7205 millions de  dinars, soit 7,9% du PIB, en raison de l’évolution des exportations de biens et services à hauteur de 3,1% malgré les difficultés structurelles et conjoncturelles auxquelles continuent de se heurter certains secteurs, dont notamment  les industries extractives et manufacturières ainsi que les  services. Quant aux transferts des expatriés tunisiens, ils demeurent en deçà de ce qui est escompté en dépit de leur augmentation de 5,1%.

L’endettement monte à 51,1%

S’agissant des financements  extérieurs sous forme de prêts à moyen et long termes à mobiliser pour financer le déficit courant et le service de la dette, ils s’élèveront à 7,3 milliards de dinars, ce qui portera le taux de l’endettement national à 51,1% du PIB. Pour leur part, les investissements étrangers ne dépasseront pas les 2 milliards de dinars, ce  qui  représente un niveau jugé médiocre.

Comparé aux résultats des 5 premiers mois de 2015, ce scénario  est jugé quelque peu optimiste par la Banque centrale qui note qu’il a été retenu dans le cadre du programme des réformes élaboré par le gouvernement visant l’accélération du rythme de croissance et  la maîtrise des équilibres économiques globaux dont celui des paiements extérieurs. Un scénario susceptible de révision sur un trend négatif eu égard aux pressions qui continuent de s’exercer en lien avec la vulnérabilité de la plupart des secteurs exportateurs et une reprise économique qui se fait encore attendre à  l’échelle mondiale, singulièrement à celle de l’Union Européenne.

La réalisation des objectifs ainsi fixés est considérée en soi comme un grand défi nécessitant un ensemble de mesures pour maîtriser le déficit courant dans les limites de 7,9% du PIB , et la maîtrise des dépenses en devises, ainsi que la maîtrise des importations et l’amélioration des exportations, souligne la BCT qui prévient qu’en l’absence de ces mesures , le déficit courant  grimperait à 10%, exigeant des financements extérieurs supplémentaires de l’ordre de 2 milliards de dinars.

Durant les 5 premiers mois de l’année en cours, le Dinars s’est déprécié de 3,9% par rapport au Dollar et de 5,8% vis-à-vis de l’Euro, soit en moyenne une baisse de 4,6% par rapport aux deux monnaies. Les évolutions enregistrées au niveau de la valeur du Dinar reflètent la réalité de l’offre et de la demande sur le marché des changes

Restrictions sur les transferts en devises

Pour remédier à la situation et à la dégringolade du Dinar, la Banque centrale de Tunisie a pris un certain nombre de mesures, surtout celles destinées à rationaliser les dépenses et les transferts en devises. Il s’agit de :

  • S’en tenir aux plafonds fixés  pour les dépenses au titre des opérations courantes et des opérations d’investissement, et s’abstenir d’octroyer des autorisations exceptionnelles au titre du tourisme, des études, des voyages d’affaires, des voyages de groupe (outgoing) et l’Omra
  • La coordination préalable entre les ministères concernés et la BCT sur les dépenses des artistes, des joueurs et des entraîneurs étrangers
  • Surseoir à certaines mesures que la BCT projetait de prendre en vue de conférer de la souplesse aux dispositions régissant les changes, notamment celles relatives à l’ouverture  de compte capital
  • Renforcement du contrôle sur les opérations courantes par les autorités concernées (à travers les frontières et le système de change) en ce qui concerne le contrôle technique, le règlement des opérations de commerce extérieur et le rapatriement des revenus en devises au titre de l’exportation
  • Rationalisation des crédits à la consommation en lien avec les importations des produits de consommation par la révision des conditions de financement par les établissements de crédit
  • Inciter les banques tunisiennes à utiliser les ressources de lignes de financement étranger disponibles aux fins de financement des opérations d’importation.

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L’expert financier, Hatem Zaâra, a déclaré que le dinar tunisien va se rattraper progressivement suite au Brexit.

Il a en outre expliqué, lors de son passage ce vendredi 24 juin 2016 sur Express Fm, que l’euro a chuté de 3% face au dollar après la victoire du camp du Brexit au référendum lors duquel les Britanniques avaient décidé de se retirer de l’Union Européenne, faisant toutefois remarquer qu’il faut s’attendre à des conséquences économiques suite à la décision britannique.

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Une réunion s’est tenue mardi au siège de l’UTICA, sur les nouvelles mesures à prendre par le Gouvernement pour faire face au glissement du dinar, sous la présidence du ministre du Commerce, Mohsen HASSEN et de la présidente de l’UTICA, Ouided BOUCHAMAOUI.
Cette rencontre avec des représentants de quelques Fédérations professionnelles et chambres syndicales en présence des membres du Bureau Exécutif de l’UTICA et des collaborateurs du ministre, s’inscrit dans le cadre des consultations entre l’UTICA et le Ministère du commerce, a fait savoir l’organisation patronale mercredi, dans un communiqué.
Les débats ont porté essentiellement, sur la nécessité de combattre le commerce informel qui prend de l’ampleur tous les jours. Les intervenants ont estimé que les mesures de restriction des importations vont développer davantage le commerce parallèle alors que l’image de la Tunisie pourrait être altérée par ces restrictions.
Ils ont appelé, à ce propos, à la nécessité de réviser les accords commerciaux avec certains pays ou encore d’avoir recours aux mécanismes de sauvegarde ainsi que d’avoir une vision claire concernant l’ouverture de l’économie nationale.
L’accent a été mis sur le nécessité de relancer et de booster les exportations et avoir l’audace de prendre des mesures courageuses plutôt que restreindre les importations ainsi que de tenir compte des spécificités de certaines branches ou secteurs d’activités et surtout ceux qui travaillent dans le cadre des marchés publics.
Le Ministre a évoqué à cette occasion, la situation et la conjoncture économique en Tunisie durant les derniers mois de l’année 2016, la rationalisation et le suivi des importations et les mesures de développement des exportations.
Pour sa part, la Présidente de l’UTICA a insisté à la clôture de cette rencontre, sur la nécessité d’engager des réflexions avec les branches et les secteurs sur les éventuelles mesures à prendre pour garantir les meilleures chances de réussite, tout en exhortant les professionnels à plus d’investissement, de travail, de production, d’exportation et de création d’emplois, afin de contribuer à faire sortir le pays de cette crise économique aigue.

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Le dinar tunisien a atteint, depuis la deuxième semaine du mois de juin 2016, son plus bas niveau enregistré depuis des années, à un moment où la Tunisie œuvre à libéraliser la monnaie locale.
Ceci vise impérativement le changement total de la politique monétaire du pays, la Tunisie ayant adopté, depuis des décennies, un système monétaire protectionniste, au profit du dinar contre le reste des devises sur le marché monétaire.
Le cours du dinar tunisien sur le marché de change a connu son plus bas niveau le 10 juin 2016, un euro étant échangé contre 2,436 dinars et un dollar contre 2,1399 dinars. Il s’agit des niveaux de baisse records du dinar par rapport aux grandes devises internationales.
Le dinar tunisien était échangé, à la même période de 2015 à 1,903 Dinar pour le dollar et à 2,136 dinars pour l’euro. Ainsi, la baisse entre les deux périodes précitées s’est établie à environ 14,04% contre l’euro et 12,24% contre le dollar.
La baisse du niveau de la valeur des devises en Tunisie est imputée, à la détermination de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour la première fois dans son histoire, de ne pas intervenir pour protéger le dinar sur le marché de change, ont expliqué des experts économiques à l’agence TAP, d’où la nouvelle stratégie de la BCT visant à libéraliser le dinar tunisien.iqué à la TAP les causes de la dépréciation du Dinar, est imputée à la détermination de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour la première fois dans son histoire, de ne pas intervenir pour protéger le dinar sur le marché de change, d’où la nouvelle stratégie de la BCT pour libéraliser le dinar tunisien.
Des causes structurelles et autres conjoncturelles sont à l’origine de la dépréciation de la valeur du Dinar
La détérioration du dinar contre l’euro et le dollar, selon l’expert économique Moez Laabidi, est expliquée par des causes structurelles relatives à la faible compétitivité de l’économie tunisienne ainsi que la non diversification du produit économique et aux impacts de la Révolution tunisienne (17 décembre 2010-14 janvier 2011) sur le dinar tunisien.
Selon Laabidi, des perturbations sociales ont accompagné la révolution tunisienne, lesquelles se sont traduites par les mouvements sociaux et les sit- ins qui ont bloqué le circuit de la production et influencé le volume des exportations du pays.
Cette situation a causé également l’arrêt de la production dans plusieurs établissements économiques exportateurs et la baisse, par conséquent, des recettes de l’Etat en devises provenant de l’exportation.
Laabidi a considéré que la faiblesse du système sécuritaire a contribué à l’accroissement des craintes des touristes, notamment les européens, de la survenue d’attentats terroristes, après les deux attentas de 2015, dans le musée de Bardo( 18 mars 2015) et à Sousse ( 26 juin 2016 ).
Ces attentats ont causé la dégradation du positionnement du tourisme tunisien, qui était au cours des dernières décennies une destination touristique privilégiée pour le touriste européen, engendrant une réduction du volume des recettes en devises dans le secteur touristique.
La régression de la production du phosphate a entrainé également la baisse des exportations, à laquelle est venue s’ajouter la détérioration des taux de croissance économique dans les pays de l’UE qui accaparent 70% du total des échanges commerciaux en Tunisie et la baisse du volume de la demande des marchandises tunisiennes.
Des causes conjoncturelles expliquent également la dépréciation du dinar, notamment celles relatives à la période estivale (début de la saison d’été 2016) qui constitue une période saisonnière pendant laquelle les sociétés résidentes transfèrent leurs bénéfices et avoirs financiers à l’étranger, ce qui provoque une baisse de la valeur du dinar.
Selon laabidi, la BCT n’a pas l’intention de protéger le dinar tunisien sur le marché de change pour régulariser sa valeur.
Et d’ajouter que la BCT explique la chute du dinar par ses craintes que l’achat du dinar entraine la baisse des réserves en devises en dessous de 100 jours d’importation, sachant que le seuil minimum pour la moyenne de la réserve internationale ne doit pas être inférieur à 90 jours .
Recommandations du FMI et importation anarchique
Laabidi explique l’absence d’intervention pour garantir la stabilité du dinar par le souci de la BCT de répondre à une requête du FMI concernant la libéralisation de la monnaie nationale, car pour l’institution financière internationale la baisse de la valeur du dinar permettra d’augmenter les exportations tunisiennes, ce qui est de nature à favoriser la croissance de l’économie tunisienne.
Le fonds avait appelé, dans un communiqué publié le 20 mai 2016, pour annoncer le prêt de 2,9 milliards de dollars consenti à la Tunisie, à assouplir davantage le taux de change, ce qui permettra d’utiliser les réserves en devises pour faire face aux chocs extérieurs.
Selon l’expert en risques financiers, Mourad Hattab, les paragraphes 17 et 18 du mémorandum présenté par la Tunisie au FMI le 2 mai pour demander ce crédit comprennent le consentement des autorités tunisiennes à changer leur mode d’intervention en ce qui concerne l’ajustement de la valeur du dinar par rapport aux devises étrangères et leur disposition à amender la loi de changes, à libéraliser les échanges internationaux, conformément aux normes adoptées dans les régimes de changes libéraux. En vertu de cette mesure l’on procédera à une baisse progressive de la valeur de la monnaie par rapport aux devises étrangères.
Le FMI incite à la libéralisation estimant que le dinar est supérieur à sa valeur réelle, d’autant que l’intervention de la BCT demeure artificielle et ne reflète pas une situation économique saine.
La Tunisie connaît, depuis plusieurs années, une situation d”‘importation anarchique” face à laquelle aucun gouvernement parmi ceux qui se sont succédés depuis 2011, n’a pris de mesure protectionniste, a indiqué Hattab, notant qu’une telle mesure est en vigueur ailleurs, en vue de se protéger des impacts des importations qui constituen une hémorragie de devises.
Cependant, le principal facteur sur lequel repose l’entrée de la Tunisie dans une nouvelle phase en matière de politique de change demeure les réformes structurelles que la Tunisie compte engager conformément au mémorandum d’entente précité.
Le pays s’engage dans une nouvelle étape basée sur l’adoption d’une politique de change libérale et la limitation de l’intervention de l’Etat dans la gestion de la politique monétaire, d’après Hattab.
Des déclarations malheureuses des premiers responsables du secteur financier
A la lumière de l’inquiétude générale concernant la situation économique dans le pays, l’attitude officielle n’a pas été à la hauteur selon Moez Laabidi, notamment les déclarations de la BCT sur la faillite possible de deux banques. Pour Laabidi, de telles déclarations ne font pas partie des prérogatives des responsables de la BCT, notant que la situation actuelle nécessite l’adoption d’une attitude marquée de sagesse de la part des responsables du secteur bancaire dans le pays.
Le contexte actuel nécessite, selon l’expert, l’instauration d’un climat de confiance de manière à avoir un impact positif sur le climat des affaires et les investissements directs étrangers (IDE) en vue de faire face au chômage, d’autant que la hausse des importations augmentera le taux d’inflation, outre la hausse du service de la dette, d’autant que les années 2016 et 2017 seront celles du paiement des dettes par excellence.
Les experts attirent en outre l’attention sur l’impact possible de la baisse de la valeur du dinar.
Dépréciation de la valeur du dinar, l’économie s’en ressentira!
L’expert Mourad Hattab, a cité au nombre des mauvais impacts de la dépréciation du dinar sur l’économie tunisienne, l’augmentation des prix en général et non seulement ceux à l’importation.
Il est allé jusqu’à prévoir un “mouvement chaotique des prix” à moyen terme qui s’étendra aux produits de consommation individuels en parallèle avec les prix de l’équipement des transports, de l’ameublement et des intrants.
“Ceci pourrait causer une augmentation du taux d’inflation en Tunisie et même générer un effondrement sectoriel et celui des prix qui pourrait mener à des troubles sociaux”, a développé Hattab.
D’après lui, l’aggravation du déficit de la balance commerciale, estimé actuellement à 1000 millions de dinars par mois, outre l’augmentation du service de la dette en raison du remboursement en devises, mènera à de “profonds dysfonctionnements” dans le budget de l’Etat.
Il est même probable, selon l’expert, de voir la Tunisie recourir au rééchelonnement de ses dettes ou ne pas rembourser une partie de ces dernières dans les délais prévus, “une situation qui serait très coûteuse et perturberait les équilibres généraux du pays”.
“Une dépréciation de la valeur du dinar mène automatiquement à une baisse des réserves en devises”, a-t-il poursuivi, écartant le scénario optimiste concernant l’augmentation des exportations, sachant que 40% de la valeur des produits exportés font à l’origine partie des produits importés (matières premières ou produits).
Moez Laabidi estime, pour sa part, que l’augmentation du service de la dette va générer de grandes charges pour le budget de l’Etat et aggraver le déficit budgétaire, notamment entre 2017 et 2018, période de remboursement des dettes pour la Tunisie.
Une dépréciation qui persistera, selon les experts
Les deux experts s’accordent pour dire que le prix du dinar demeurera en baisse si la BCT n’intervient pas.
Moez Laabidi prévoit, toutefois, une augmentation provisoire de ce prix durant la période d’entrée de financements à travers des prêts obtenus par la Tunisie.
Le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, a souligné récemment l’attachement de la Banque à réduire au maximum possible, la fluctuation du dinar tunisien durant cette période. Lors d’une séance d’audition tenue par la commission des finances, de la planification et du développement, relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) consacrée à la question de l’émission par la Tunisie d’un emprunt obligataire sur le marché international, Ayari a indiqué que la détérioration de la valeur du dinar montre clairement la délicatesse de la situation économique actuelle.
Dans le même cadre, il a fait observer que” le glissement de la devise nationale ne peut pas être arrêté par une décision de la Banque centrale dans un contexte où les facteurs liés à la fragilité de la situation économique et à la régression de la croissance et de la production, ont contribué à sa détérioration “.

TAP

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Le dinar tunisien dégringole et ce sera le cas pour des mois encore. Mercredi, il était négocié à 2,47 contre l’euro et 2.13 contre le dollar, et hier jeudi, il s’échangeait  à 2,43 contre la devise européenne et à 2,16 contre le billet vert. Une descente aux enfers qui devrait mener tout droit à la barre fatidique des 2,5 dinars pour un euro. Ce n’est pas une vue de l’esprit, mais une perspective sur laquelle s’accordent pratiquement tous les conjoncturistes.

L’essentiel, désormais, est moins d’enrayer la baisse du dinar que d’empêcher son effondrement total. Tel sera l’objet des mesures « urgentes et décisives » que le gouvernement s’apprête à annoncer lors d’une conférence de presse, lundi 20 juin. Pas besoin de faire un dessin : des restrictions sur les importations notamment des produits de luxe seront décrétées, et pour faire plaisir au chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, le gouvernement interdirait l’importation des bananes et des pommes. Mais, que les « fines bouches » de ces fruits se rassurent, il en existera toujours sur le circuit parallèle par voie de contrebande, à profusion et meilleur marché.

La thérapie, comme on peut le deviner, est on ne peut plus classique, mais c’est à l’exercice qu’elle révèle d’habitude son efficacité. Toutefois, avec une contrebande qui fait toujours florès, on imagine mal quel dividende l’économie pourra engranger alors que des matelas  de devises s’empilent en dehors des circuits réguliers et que, surtout, la demande de devises est excédentaire par rapport à l’offre.

La Banque centrale de Tunisie, par le truchement de son gouverneur Chedly Ayari, explique que la chute de la monnaie nationale est due à la baisse des exportations, notamment celles des produits miniers, et au déficit d’investissement extérieur, qui ont réduit les réserves de change. Il faut dire que les exportations ont chuté de 2,6% durant les cinq premiers mois de l’année en cours, alors que l’investissement direct étranger a dégringolé de cinq pour cent, au cours de la même période, soit 268 millions de dollars.

S’y ajoutent les recettes en devises du tourisme qui fondent de  44,6% entre 2015 et 2016 (janvier-mai), à 556,2 millions de dinars. La chute des recettes est encore plus brutale en comparaison avec 2010, touchant quasiment la moitié des revenus (-48,1%). Pis, durant les 5 premiers mois de 2016, les entrées des non-résidents n’ont pas dépassé 1, 190 million de personnes (-24,2%) alors que les entrées européennes ont été de seulement 301,3 mille touristes, enregistrant ainsi une baisse de 47,8%.

Une dégringolade « pilotée » !

Mais il n’y a pas que cela, surtout pas que cela, et nombreux sont ceux qui soupçonnent le Fonds monétaire international  d’y avoir partie liée, en « ordonnant » aux autorités financières tunisiennes de ne pas intervenir et de laisser faire car cela fait partie des réformes qu’il a exigées pour accorder puis débourser, en tranches biannuelles, le prêt de 2,9 milliards de dollars. Dès lors, la dépréciation du dinar par rapport au dollar et à l’euro ne pouvait pas surprendre, d’autant que la valeur a reculé de 55% par rapport au billet vert depuis 2011 et de 23% vis-à-vis de la monnaie unique durant la même période.

A vrai dire, cette chute du dinar est le fidèle reflet de la situation économique du pays en proie à la crise plus grave de puis elle de 1986, envenimée par un taux d’inflation de 6-7% et un taux de croissance qui peine à sortir de la zone nulle.

D’après l’économiste Ezzeddine Saïdane, l’Institut d’émission  a  pris une décision souveraine pour « baisser la valeur du dinar de 10% afin de tenter de sauver la donne ».

Au demeurant, on trouvera écho à cette « décision souveraine », dans la note adressée en date du 2 mai 2016 par le gouvernement tunisien au FMI, où il est signifié noir sur blanc que les autorités monétaires vont jouer le jeu en « limitant les interventions de la BCT sur le marché des changes au lissage des fluctuations excessives du taux de change, en recourant entre autres aux adjudications en devises qui permettent au marché de jouer un rôle prépondérant dans la détermination du dinar ». Pour ce faire, ajoute la bafouille du ministère des Finances, «  nous sommes résolus à strictement limiter les ventes nettes de change et uniquement lorsque les solutions de marché ont été épuisées ».  Ce faisant, « un taux de change plus flexible contribuerait à résorber progressivement la surévaluation du dinar et à favoriser un meilleur alignement sur les fondamentaux macroéconomiques. Nous entendons également intervenir en achetant des devises chaque fois que les conditions du marché le permettent ». D’ailleurs, les interventions sur le matché des changes se sont remarquablement rétrécies passant de 37% en moyenne du marché en 2014 à 24% au cours du 4ème trimestre 2015.

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Le marché de change était marqué par un faible volume de transactions le 14 juin 2016, dans ce contexte, le dinar tunisien a régressé face au dollar américain qui a atteint le niveau de 2.1700 dt contre 2.1500 dt la veille. Par ailleurs, il s’est stabilisé face à l’euro qui s’est maintenu à 2.4400 dt, rapporte notre confrère, Tustex.com

Sur le marché de change international, l’euro a baissé face au dollar américain, dans un marché prudent à la veille d’une décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). La devise européenne valait 1,1208 dollar contre 1,1292 dollar lundi.

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Interrogé

La baisse du dinar par rapport à la monnaie étrangère ne cesse de préoccuper les esprits des experts et des responsables du marché financier, surtout que le dinar tunisien a clôturé la semaine par un effondrement face au dollar américain qui a atteint 2.1650 dt. Plusieurs experts en la matière ont et à maintes reprises tiré la sonnette d’alarme sur la décrochage du dinar tunisien. Les raisons de cette dépréciation sont certes multiples, mais la situation de crise que vit notre pays depuis la Révolution est le plus facteur le plus important.

Dans un statut posté ce lundi 13 juin 2016 sur sa page Facebook, l’expert économique Ezzedine Saidane a assuré que la baisse du dinar, bien que rapide, n’est que le reflet ou la conséquence de la situation difficile que connaissent l’économie et les finances publiques de la Tunisie. « Mais une situation difficile devrait appeler une action, elle devrait déclencher un processus d’élaboration d’une stratégie de sauvetage, des mesures concrètes », a indiqué Saidane, appelant les autorités et les parties concernées à montrer au moins que le pays est géré, et qu’il n’est pas à l’abandon.

L’expert économique a, dans le même contexte, expliqué qu’au lieu de cela nous avons eu droit à des déclarations tout à fait contradictoires et diamétralement opposées lancées par le ministre des Finances d’un côté et par le gouverneur de la Banque Centrale de l’autre.

S’agissant des propos tenus par le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, Saidane a cité trois déclarations qui semblent particulièrement inquiétantes dont principalement « la chute du Dinar ne peut pas être arrêtée par une simple décision de la BCT ». Commentant cette déclaration, l’expert économique a dit : « D’accord, mais la BCT compte-t-elle faire quelque chose. Ou s’agit-il là d’une simple déclaration d’impuissance ? Une déclaration lourde de conséquences ! », a-t-il précisé.

Une autre déclaration, non moins inquiétante : «Le système bancaire se porte bien, sauf pour deux banques qui sont menacées de faillite ». Commentant cette déclaration, Ezzedine Saidane a affirmé que le gouverneur de la BCT n’a pas nommé les deux banques en question. Conséquence de cela le doute est jeté sur toutes les banques. « Une telle déclaration ne semble pas très responsable. En outre il se trouve que les deux banques en question (BFT et TFB, remarquez que ce sont les mêmes initiales mais dans un ordre différent) sont des banques publiques ! Qui les supervise et les contrôle, qui compose leur conseil d’administration ? », a jouté Saidane.

La troisième déclaration de Chedly Ayari est en rapport avec le système bancaire. A ce propos, le gouverneur de la Banque centrale a dit : « Le système bancaire tunisien est en retard de 10 ans par rapport à des pays semblables à la Tunisie”. Et qu’avons-nous fait pour rattraper, en partie au moins, ce retard sur les 3 ou 4 dernières années par exemple ? », a dit Saidane.

Ezzedine Saidane n’a pas été le seul à évoquer les propos inquiétants du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Moez Labidi, expert économique, n’a pas également manqué d’exprimer sa déception suite aux déclarations de Chedly Ayari, notamment lorsqu’il a dit : « Le système bancaire se porte bien, sauf pour deux banques qui sont menacées de faillite ». De telles déclarations ne peuvent qu’alimenter le doute et rendre les investisseurs réticents vis-à-vis de la destination Tunisie, selon ses dires.

Moez Labidi a en outre critiqué la position de la Banque centrale de Tunisie, qui devient de moins en moins réactive face à la baisse du dinar, tout en limitant son intervention sur le marché de change, d’une part pour éviter le risque de se retrouver avec des réserves de change de moins de 90 jours d’importations, et d’autre part pour répondre favorablement aux pressions du FMI qui plaide pour une dépréciation de la monnaie nationale.

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Dans une déclaration ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a expliqué la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain et à l’euro par le fait que l’argent est injecté dans une économie ou un système à faible productivité. Il a cité le
cas de la masse salariale dans la fonction publique qui absorbe chaque année des dizaines de milliards.

Il a ajouté que la dépréciation du dinar tunisien est due également à l’accentuation du déficit de la balance
commerciale, qui devient de plus en plus inquiétant. A cela s’ajoute le déficit de la balance courante (les services) du à la chute des entrées du secteur touristique et des mines.

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Le taux de change du dinar a enregistré, en décembre 2015, une dépréciation de 1,4%  vis-à-vis de l’euro et une appréciation de 1,6% par rapport au dollar. Sur l’ensemble de l’année 2015, le dinar s’est déprécié de 8,4% par rapport au dollar et s’est apprécié de 3,4% vis-à-vis de l’euro.

lpp

Le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire a clôturé l’année 2015 à 4,28% en décembre contre 4,30% un mois plus tôt. Cette évolution traduit la convergence du TMM vers le taux directeur de la BCT en relation avec la diversification des instruments d’intervention de la Banque Centrale et l’injection des liquidités nécessaires pour réguler le marché monétaire.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a annoncé, dans un communiqué publié récemment, la poursuite de la dépréciation du dinar vis-à-vis du dollar, au cours du mois de juillet 2014, pour s’établir, le 31 du mois, à 1,7184 dinar, soit une baisse de 1,8%.

Toutefois, le dinar a connu une stabilité face à l’euro (2,3031 dinars). Par rapport au début de l’année 2014, la dévaluation du dinar a atteint 1,6% contre l’euro et 4,2% face au dollar.

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