Tags Posts tagged with "donald trump"

donald trump

par -

La Chine n’a pas flanché. A la décision du président américain, Donald Trump, de taxer plus de 800 produits en provenance de Chine, 34 milliards de dollars de marchandises, Pékin a répliqué ce vendredi 06 juillet 2018. Des droits de douane seront appliqués sur certains produits américains, a fait savoir le ministère chinois des Affaires étrangères, rapporte Reuters. D’ailleurs les agents des douanes sont déjà en action, a indiqué le porte-parole du ministère lors d’un point de presse.

A noter que la décision de l’administration américaine est entrée en vigueur ce vendredi à 04h01 GMT.
La Chine a promis de ne pas tirer en premier, mais pour défendre les intérêts essentiels de la nation et les intérêts du peuple, elle n’a d’autre choix que de répliquer si nécessaire“, a déclaré le ministère chinois du Commerce, sans en dire plus sur les détails de cette affaire.

Reste à savoir comment l’imprévisible Trump va réagir à la réplique cinglante de la Chine. Le président américain avait affirmé qu’il pourrait in fine taxer jusqu’à 500 milliards de dollars de produits chinois, presque tout le volume commercialisé aux Etats-Unis (505 milliards de dollars en 2017).
Le républicain, théoricien du fameux “America First” (Amérique d’abord) durant sa campagne électorale, avait soulevé l’enthousiasme de ses partisans en promettant de rééquilibrer les échanges commerciaux entre les USA et la Chine, pour gommer un déficit qui coute cher à son pays, 375 milliards de dollars en 2017 selon les estimations.

par -

A défaut d’avoir fait capoter l’Accord sur le nucléaire iranien de 2015 et d’avoir pu convaincre la communauté internationale de le suivre dans son projet d’asphyxier Téhéran, à travers une batterie de nouvelles sanctions économiques, le président américain, Donald Trump, a une autre idée, machiavélique. En effet Washington veut inciter, par des pressions diverses, les pays qui achètent du pétrole iranien à cesser d’en importer, a confié jeudi 28 juin 2018 un responsable du département d’Etat à Reuters. “Notre préoccupation est de travailler avec les pays qui importent du pétrole d’Iran afin que le plus grand nombre possible d’entre eux ramènent leurs importations de pétrole iranien à zéro d’ici le 4 novembre“, a-t-il dit. “Nous sommes disposés à travailler au cas par cas avec les pays qui réduisent leurs importations“, a-t-il ajouté.

Dans cette optique, des émissaires de l’administration Trump ont débarqué dans des pays européens cette semaine et iront au Moyen-Orient et en Asie. Washington cherche à faire plier Téhéran pour le forcer à négocier un nouvel accord sur son programme nucléaire. Les USA sont “sincères concernant leurs efforts pour faire pression sur l’Iran afin qu’il change son comportement menaçant“, a indiqué ce responsable.
Washington veut également pousser les producteurs de pétrole du Golfe à en faire plus pour prendre la place de l’Iran sur le marché mondial, à partir de novembre.
Reste à convaincre les Chinois et les Indiens, deux des plus gros clients de l’Iran, de les suivre dans cette folle aventure. Il y a aussi la Turquie et l’Irak…

par -

Vingt États Membres ont, mardi 26 juin 2018 dans l’après-midi, annoncé des contributions supplémentaires pour financer, en 2018, les activités de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Ces bailleurs de fonds ont profité de la Conférence d’annonces de contributions pour encourager l’Office à élargir sa base de donateurs et à continuer d’explorer des mécanismes innovants de financement en faveur des plus de 5,5 millions de réfugiés palestiniens dont il s’occupe.

Comme l’a expliqué le Commissaire général de l’Office, M. Pierre Krähenbühl, la situation financière de l’Office est soudainement devenue « catastrophique » en janvier 2018, après que le principal donateur, les États-Unis et leurs 300 millions de dollars soient partis. Concrètement cela signifie une perte de 32% des financements du Fonds général de l’Office et de 70% de ses financements d’urgence.

Ironiquement, cette réduction drastique est intervenue au moment où l’UNRWA était sur le point de stabiliser son budget grâce à des mesures internes et la mise en œuvre des recommandations du Secrétaire général, a regretté M. Krähenbühl. Mais face à la plus grave crise de financement de l’histoire de l’Office, « nous n’avions pas de place pour le pessimisme ». Ainsi dès janvier, l’UNRWA a lancé une stratégie multidimensionnelle de mobilisation de ressources pour éviter une crise humanitaire majeure dans la région et maintenir ses programmes.

D’ailleurs le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a reconnu et salué la capacité de réaction de l’Office, sans pour autant oublier de tirer la sonnette d’alarme car malgré tous ses efforts, l’Office n’est pas encore en mesure de combler son déficit en 2018, une tâche pour laquelle il compte sur le soutien des États Membres.

Lui faisant écho, le Président de l’Assemblée générale, M. Miroslav Lajčák, a insisté sur l’urgence qu’il y a à trouver ces 250 millions de dollars manquants, voire plus.  « Ce n’est pas la première fois que nous avons ce type de discussions », a-t-il noté, « alors brisons ce cercle vicieux », s’est impatienté M. Lajčák.

Le Commissaire général a récapitulé les initiatives prises depuis janvier pour répondre à ce déficit sans précédent, à commencer par un plan d’austérité mais aussi un appel aux partenaires de l’UNRWA pour qu’ils versent leurs contributions plus tôt dans l’année: 25 pays ont répondu positivement.  L’Office a également lancé une campagne mondiale de collecte de fonds sous le thème « La dignité n’a pas de prix » et s’est associé avec des pays et des institutions pour la mobilisation de la Zakat pendant le mois du Ramadan.

  1. Krähenbühl est aussi revenu sur la réponse encourageante aux appels de fonds de l’UNRWA lors de la Conférence ministérielle de Rome, en mars dernier, organisée en coopération avec l’Égypte, la Jordanie et la Suède.  Ces derniers mois, le Commissaire général a également participé à une série de conférences et de sommets et a rencontré 25 présidents, premiers ministres et ministres des affaires étrangères.

Cette mobilisation a conduit à des résultats remarquables puisque plus de 200 millions de dollars ont été promis à l’Office, entre mars et mai.  L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar ont chacun promis 50 millions de dollars alors que les contributions du Canada, du Japon, de la Norvège et de la Turquie se situent aux alentours de 10 millions de dollars chacun.  L’Inde a augmenté sa contribution de 1 à 5 millions de dollars et en a fait son nouveau niveau annuel.  Cela reflète une diversification remarquable des sources financières de l’Office, s’est réjoui le Commissaire général.  Grâce à ces efforts collectifs, l’UNRWA a pu maintenir l’année scolaire en cours et tous ses autres services pendant la première moitié de l’année.

Toutefois, le déficit actuel dépasse toujours les 250 millions de dollars et, à ce stade, l’Office n’a plus les ressources nécessaires pour assurer l’ouverture des écoles au mois d’août.  À partir de juillet, il pourrait être obligé de prendre des mesures « très difficiles », a averti le Commissaire général qui a souligné que la situation risque de devenir « extrêmement critique » en Cisjordanie et à Gaza.  Je ne me vois, a-t-il dit, dire aux élèves palestiniens, comme Aya Abbas de Yarmouk, lauréate des élèves de troisième dans toute la Syrie que l’Office ne peut pas garder leurs écoles ouvertes.

Le Commissaire a annoncé la création du Fonds de Waqf de l’OCI/BID et du Fonds d’affectation spéciale de la Banque mondiale.  L’Office attend également les résultats de ses initiatives de collecte de fonds en Turquie, en Indonésie, en Malaisie et aux Émirats arabes unis, principalement au moment du Ramadan.  Parallèlement, il poursuit des réformes qui ont déjà permis de dégager 197 millions de dollars sur deux ans et demi et de réduire encore de 92 millions de dollars le budget des opérations d’urgence.

L’année 2018 a été extraordinairement difficile jusqu’ici, a reconnu M. Krähenbühl, qui a rendu hommage aux 18 élèves palestiniens de l’Office qui ont perdu leur vie cette année.

Tous les intervenants ont salué le travail « vital » de l’Office mais aussi les mesures qu’il a mises en place pour mobiliser de nouvelles ressources. Comme l’a dit le représentant de la Belgique « la fermeture des écoles de l’UNRWA n’est juste pas une option ». L’Observatrice de l’État de Palestine a rappelé que l’avenir des 500 000 enfants palestiniens dépend de l’UNRWA.  En cette soixante-dixième année de la Naqba, et face à l’absence « préoccupante » d’une solution politique, les Palestiniens exhortent tous les États à se réengager en leur faveur, notamment en finançant l’UNRWA de manière prévisible et durable.

par -

Contre toute attente, le Maroc n’a pas été retenu pour organiser le Mondial de football 2026, malgré le soutien très actif de la France et des pays africains, rapporte le site sénégalais Senego. Le royaume a été écrasé par le trio USA-Canada-Mexique, en dépit de la boulette du président américain, qui avait laissé entendre qu’il pourrait sanctionner, économiquement, les nations qui ne soutiendraient pas le trio. A 134 voix pour et 65 contre, ce dernier l’a donc emporté. Le Maroc perd ainsi pour la quatrième fois, après les échecs de 1998, 2006 et 2010. Ainsi en a décidé, ce mercredi 13 juin 2018, le 68e Congrès de la FIFA, qui s’est réuni à Moscou, où débute la Coupe du Monde demain jeudi 14 juin…

Reste maintenant à savoir ce qui a fait pencher la balance en faveur du trio (est-ce le lobbying et les menaces à peine voilées de Trump ou pire encore ?), alors que le Maroc était idéalement placé, d’après beaucoup de spécialistes. Affaires à suivre…

par -

Le sommet entre le président américain, Donald Trump et le leader nord coréen, Kim Jong-un, n’est pas historique que sur la forme, il l’est aussi pour le contenu de l’accord qui a été signé, impensable il y a à peine quelques mois. Les deux hommes ont paraphé ce mardi 12 juin 2018, à Singapour, un accord “complet” qui stipule “une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne” ; en retour les Etats-Unis garantissent à la Corée du Nord la sécurité, rapporte Reuters. Les voisins du terrible Kim Jong-un, notamment le Japon et la Corée du Sud mais aussi le monde entier, pourront dormir plus tranquillement. Enfin si Pyongyang tient ses promesses…

Le président Trump et le président Kim Jong-un ont mené un échange de points de vue complet, approfondi et sincère sur les questions liées à l’établissement de nouvelles relations entre les Etats-Unis et la RPDC et l’établissement d’un régime pacifique durable et solide dans la péninsule coréenne“, lit-on dans la déclaration commune.
Le président Trump s’est engagé à fournir des garanties de sécurité à la RPDC et le président Kim Jong-un a réaffirmé son engagement ferme et indéfectible à une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne“, indique le texte.
Sont prévus également des rounds de négociations, sous la houlette du secrétaire d’Etat Mike Pompeo et un dirigeant nord-coréen, pour s’accorder sur les détails de cette affaire aux gros enjeux.

Trump , qui entend battre le fer tans qu’il est chaud, a déclaré lors d’une conférence de presse que le processus de dénucléarisation sera entamée “très rapidement“, sous étroite surveillance, ce qui mobilisera  “beaucoup de monde en Corée du Nord“.
Il a ajouté que le président nord-coréen a pris l’engagement d’ensevelir un site d’essais de missiles mais qu’il n’est pas question pour le moment de lever les sanctions contre Pyongyang. Comme quoi la méfiance reste de rigueur. Par contre le président américain a lâché du lest sur les manoeuvres militaires avec la Corée du Sud, elles seront gelées, a-t-il dit, tant que les Nord-Coréens s’en tiendront au cadre de l’accord, a-t-il averti.

Kim Jong-un est lui un peu moins alarmiste, il parle carrément d’une nouvelle ère et de l’obligation”d’abandonner le passé“. “Le monde assistera à un changement majeur“, a-t-il dit.
Les observateurs eux attendent des actes. “Cela rappelle là où nous en étions il y a plus de dix ans et pas un grand pas en avant“, a dit Anthony Ruggiero, de la Fondation pour la défense des démocraties, un think tank de Washington.

par -

Heure de gloire pour Skander Mansouri, un Tunisien de 23 ans, qui étudie à l’université Wake Forest à Winston-Salem, en Caroline du Nord, aux USA. En effet il a raflé le titre de champion universitaire des Etats-Unis, le 22 mai dernier, ce qui lui a permis de se retrouver, avec ses coéquipiers, à la Maison Blanche, reçus en personne par le président américain, Donald Trump, le lundi 04 juin 2018.

A noter que c’est Mansouri, grâce à sa victoire en simples, qui a offert le titre à son université, le tout premier. A ajouter à son triomphe au championnat du double, avec son partenaire Borna Gogo et son titre de meilleur joueur du championnat.
Enfin sachez que le jeune Tunisien est le premier tennisman dans les annales du championnat à remporter 4 titres All-American après le simple et le double All-American l’an dernier.

par -

Alors qu’il n’a pas encore réglé ses problèmes avec la Chine, le président américain, Donald Trump, a ouvert un autre front avec l’Europe. Son secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a fait savoir ce jeudi 31 mai que désormais des droits de douane seront appliqués sur l’acier et l’aluminium exportés aux Etats-Unis par l’Union européenne, le Canada et le Mexique et ce, dès le 1er juin 2018. Les droits de douane sur l’acier monteront à 25%, ceux sur l’aluminium à 10%, rapporte Reuters.

“Nous sommes impatients de poursuivre les négociations, d’une part avec le Canada et le Mexique, d’autre part avec la Commission européenne, car il y a d’autres questions qui doivent être réglées“, a ajouté le secrétaire au Commerce.
Rappelons que Trump en avait fait l’annonce le 23 mars 2018, sur la base de la section 232 du “Trade Expansion Act” de 1962, qui donne la possibilité de tasser les importations de biens que les autorités estiment nocives pour la sécurité nationale.
L’UE, sous la houlette de la France et de l’Allemagne, avait promis des mesures de représailles, elles ne devraient pas tarder…

par -

Requinqué par l’appui de l’ONU et de l’Union européenne, l’Iran sonne la résistance face au président américain, Donald Trump, et pose ses conditions pour rester fidèle à l’Accord sur le nucléaire paraphé à Vienne en 2015. Téhéran a établi mercredi 23 mai 2018 dans la soirée, en direction surtout des Européens, une liste de points jugés indispensables pour la survie de ce document qui avait beaucoup mobilisé le prédécesseur de Trump, Barack Obama.

Le guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a dit ceci dans une allocution devant des dirigeants, dont le président Hassan Rohani, rapporte l’AFP :

Pression sur l’Europe et le Conseil de sécurité

– “Le départ des États-Unis est une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies [qui a entériné en juillet 2015 l’accord sur le nucléaire iranien conclu quelques jours plus tôt à Vienne entre Téhéran et les pays du groupe 5+1 – Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne, NDLR]; les Européens doivent présenter une résolution contre les États-Unis au Conseil de sécurité pour protester contre cette action“.

Motus sur les missiles iraniens, le Hezbollah en Syrie…

– “Les dirigeants des trois pays européens (signataires de l’accord, Allemagne, France, Grande-Bretagne, ndlr) doivent s’engager et promettre de n’évoquer en aucune manière les questions des missiles iraniens et de la présence de l’Iran dans la région […] Tout le monde doit savoir que la République islamique d’Iran ne renoncera certainement pas aux éléments de sa puissance notamment en ce qui concerne sa défense“.

Tout le monde sait que l’Iran appuie le régime syrien, en lui envoyant surtout des conseillers militaires. Téhéran est aussi derrière les milices chiites et des formations politiques en Irak. On peut y ajouter le soutien au Hezbollah libanais et à des groupes palestiniens tels que le Hamas et le Jihad islamique. Il y a aussi les interventions au Yémen, face à la coalition pilotée par l’Arabie saoudite, l’ennemie historique…

Les ventes de pétrole iraniennes ne doivent pas en pâtir

– “Si les États-Unis réussissent à perturber les ventes de pétrole de l’Iran, les Européens doivent garantir l’achat de la quantité de pétrole que nous voudrions vendre” aux plus gros clients parmi lesquels la Chine, l’Inde, le Japon et l’Union européenne.

Protéger les transactions commerciales

– “Les banques européennes doivent garantir” la possibilité de “transactions commerciales avec l’Iran“, alors qu’en ce moment c’est plutôt l’attentisme qui est de mise chez les ténors financiers européens, par crainte des foudres de Trump, qui pourrait facilement frapper aux Etats-Unis.

par -

Le président américain, Donald Trump, espérait sans doute que l’Union européenne allait flancher et le suivre dans sa décision de déchirer l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, que Barack Obama a obtenu après un dur labeur. Et bien c’est raté. L’UE, par la voix de la chancelière allemande Angela Merkel, admet que l’accord “n’est pas parfait“, mais il n’est pas question de s’embarquer dans le train de Trump, terriblement inquiétant et dont la destination finale est inconnue.

Merkel a fait savoir ce jeudi 17 mai 2018 à Sofia devant la presse, au lendemain d’une réunion entre les 28 nations autour de ce sujet : “Chacun dans l’UE partage le point de vue que l’accord n’est pas parfait, mais que nous devrions rester dans cet accord et poursuivre des négociations avec l’Iran sur d’autres sujets, comme les missiles balistiques“, rapporte l’AFP.
Nous allons oeuvrer pour maintenir le cadre de l’accord de 2015 quelles que soient les décisions américaines“, a embrayé le président français, Emmanuel Macron.
Les Européens vont affirmer leur “engagement politique et faire en sorte que nos entreprises puissent rester” en Iran, a ajouté Macron. “L’accord de 2015 a besoin d’être complété par un accord sur le nucléaire après 2025, un accord sur les activités balistiques et la présence régionale“, a-t-il conclu.

En d’autres mots, l’UE a choisi de s’opposer frontalement aux Etats-Unis sur le dossier iranien. On verra comment le président américain va le prendre. Mais ce qui est sûr c’est que cette bronca n’empêchera pas Trump de poursuivre sa folle et dangereuse aventure en Iran. Sa décision d’installer l’ambassade des USA à Jérusalem avait provoqué un tollé mondial, ça ne l’a nullement troublé. Idem pour Georges W. Bush (un républicain comme Trump), que les millions de manifestants dans les rues des capitales occidentales n’avaient pas dissuadé d’envahir l’Irak en 2003…

par -

A n’en pas douter, ce sont les terrifiants essais nucléaires nord-coréens qui ont forcé les Américains à s’asseoir à la table des négociations, pour discuter avec un ennemi dont Donald Trump disait le plus grand mal. Le président de la Corée du Nord, Kim Jong-un, a finement joué son coup pour obtenir in fine l’impensable il y a seulement quelques semaines : Un sommet historique avec les Etats-Unis. Pourtant à en croire des scientifiques, Pyongyang aurait soigneusement caché un détail qui aurait certainement changé le cours des choses si Trump l’avait suffisamment étudié, d’après Le Figaro

Kim Jong-un avait marqué un bon point, sans doute décisif, en annonçant bruyamment, en avril dernier, qu’il allait fermer son site d’essais nucléaires, lequel avait «rempli sa mission», selon lui. Cet acte était censé donner l’illustration de la «transparence» dans laquelle les Nord-Coréens allaient désormais inscrire leurs actions. «Nous espérons que le bruit de la dynamite faisant exploser les tunnels de Punggye-ri sera un premier salut dans notre voyage vers une péninsule coréenne libérée du nucléaire», avait alors salué le porte-parole de la présidence sud-coréenne. «Merci, c’est un geste très intelligent et aimable», avait embrayé, sur Twitter, Trump. Sauf qu’à en croire les scientifiques, le site nord-coréen est de toute façon condamné à la fermeture, rendant toute cette exaltation vaine. En fait Kim Jong-un aurait dupé son petit monde en planquant sous le tapis le fait que les essais nucléaires sous le Mont Mantap – 6 tests au total, de 2006 à 2017 – ont fini par fragiliser la montagne, qui risquerait de s’écrouler.

Des sismologues chinois avait révélé une étude angoissante. Le 3 septembre 2017, ils avaient noté un séisme quelques minutes après le dernier test réalisé par le régime. Cette secousse peut-être la résultante d’un affaissement partiel ou des glissements de terrain. Les scientifiques n’excluent pas par ailleurs des fuites radioactives suite à ces incidents.

Une étude conduite à Singapour avait également mis en évidence le fait que le Mont Mantap, qui culmine à 2200 mètres, avait été rogné de 50 centimètres et que ses flancs avait perdu plusieurs mètres, par endroits.

Un autre scientifique chinois, qui a pris part au programme d’armement de Pékin, avait confié au South China morning post peu de temps après l’essai que «si la montagne s’effondrait et que le cratère se retrouvait à l’air libre, cela pourrait relâcher dans l’air plein de mauvaises choses»…

Ce qu’il faut retenir de tout cela c’est que la fermeture du tristement célèbre site d’essais nucléaires nord-coréens était selon toute vraisemblance inéluctable et que donc ça ne veut nullement signifier que le monde n’entendra plus parler des tirs de missile de Pyongyang…

par -

Les engagements liés au nucléaire sont mis en œuvre par l’Iran, a affirmé mercredi le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, au lendemain de l’annonce du retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

« À ce jour, l’AIEA peut confirmer que les engagements liés au nucléaire sont mis en œuvre par l’Iran », a déclaré Yukiya Amano dans une déclaration à la presse.

Selon lui, l’Iran est soumis au régime de vérification nucléaire « le plus robuste au monde» dans le cadre du Plan d’action global conjoint (PAGC), ce qui représente « un gain de vérification significatif ».

Dans cette déclaration, M. Amano a précisé que l’AIEA vérifie et surveille la mise en œuvre par l’Iran de ses engagements dans le domaine nucléaire dans le cadre du PAGC, tel que demandé par le Conseil de sécurité des Nations Unies et autorisé par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA en 2015.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est déclaré mardi profondément préoccupé par l’annonce des Etats-Unis qu’ils allaient se retirer de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien (PAGC) et qu’ils allaient commencer à rétablir les sanctions américaines à l’égard de l’Iran.

L’accord sur le nucléaire iranien a été signé à Vienne, en Autriche, en juillet 2015, par huit parties prenantes : les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’Allemagne, l’Union européenne et l’Iran. L’accord a pour but de faire cesser le programme nucléaire iranien et d’obtenir la levée des sanctions économiques.

par -

Le président américain, Donald Trump, a encore gaffé. Vous me direz que ce n’est pas nouveau, sauf que cette fois il l’a fait sur un sujet où aucune glissade n’est permise : Les attentats sanglants de Paris, le 13 novembre 2015. Trump, qui discourait devant le lobby des armes le plus puissant des USA, la NRA, s’est laissé aller à une parodie de très mauvais goût qui a ulcéré les rescapés de ce carnage.

Personne n’a d’arme à Paris et on se souvient tous des 130 personnes (tuées) et du nombre énorme de personnes horriblement, horriblement blessées“, a-t-il déclaré vendredi 04 mai 2018 devant ses potes de la NRA, répétant ce qu’il avait déjà dit dans sa campagne électorale, une corde sensible qui fait mouche à chaque fois qu’il la tire devant les amoureux des armes. Puis, pour accroitre ses effets de manche, le président américain a eu la mauvaise idée de mimer l’assaut, dans un scetch ahurissant. “Elles ont été tuées brutalement par un petit groupe de terroristes qui avaient des armes. Ils ont pris leur temps et les ont tués un par un. Boum, viens là; boum, viens là; boum, viens là“, a-t-il ajouté, en reproduisant le geste du tireur qui abattait froidement les spectateurs du Bataclan.

La réplique n’a pas tardé. Philippe Duperron, président de l’association Treize novembre, fraternité et vérité, a confié ceci à HuffPost : “Notre réaction, c’est d’abord du dégoût face à des clowneries inacceptables (…). C’est d’autant plus choquant que cela intervient quelques jours seulement après la visite d’Etat du président de la République à Washington où ce dernier a été reçu en ‘ami’. C’est pourquoi nous allons demander une réaction officielle de la part de la diplomatie française condamnant sereinement et fermement ces propos“, a-t-il embrayé, lui dont le fils de 30 ans a laissé la vie dans cette attaque.
Les autorités françaises par contre sont beaucoup moins bavardes après cette sortie hallucinante de Trump. Une source à l’Elysée a affirmé que le président Emmanuel Macron ne souhaitait pas réagir pour le moment. Quant au porte-parole du ministère des Affaires étrangères, le journal n’a pas pu le joindre dans la matinée…

par -

Le Mondial 2026 fait l’objet d’une âpre bataille, dans les coulisses, entre les Etats-Unis (qui candidatent avec le Canada et le Mexique) et le Maroc. Ce dernier a reçu des soutiens de poids, notamment la France, le voisin algérien avec qui pourtant les relations sont loin d’être au beau fixe. D’ailleurs toute l’Afrique devrait logiquement voter pour Rabat. Et c’est justement ça qui terrorise les USA. Alors le président américain, qui n’est pas réputé pour la diplomatie et la bienséance, a décidé de monter au front pour peser de tout son poids sur la balance. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il fait plus penser à un éléphant dans un magasin de porcelaine qu’autre chose…

Les choses vont se jouer le 13 juin  2018, la veille du début des festivités du Mondial russe ; en effet la Fédération internationale de football (Fifa) va décider à cette date, par vote, à Moscou, du choix du ou des pays qui vont abriter la Coupe du monde 2026, laquelle aura la particularité de faire jouer 48 équipes, une première. Alors pas de temps à perdre, surtout pour Trump et compagnie qui, il faut le reconnaitre, ont quelques trains en retard par rapport à la diplomatie marocaine, très chevronnée.
Trump est entré dans la danse à travers Twitter, son outil de com favori. Il a balancé vendredi dernier des menaces à peine voilées : “Cela serait dommage que les pays que nous soutenons en toutes circonstances fassent campagne contre la candidature américaine. Pourquoi soutiendrions-nous ces pays quand ils ne nous soutiennent pas (y compris à l’ONU) ?“, rapporte le journal français Sud-Ouest. Des propos qui bien entendu ne facilitent pas la tâche du Comité nord-américain, qui se démène pour arracher l’organisation du Mondial 2016.

Mais Trump ne s’arrête pas là. Lundi 30 avril 2018, il profite d’une conférence de presse conjointe avec le président nigérian, Muhammadu Buhari, pour faire l’impensable : Laisser penser que l’aide accordée aux pays africains dépendra du soutien à la candidature nord-américaine pour accueillir le Mondial. “J’espère que tous les pays africains et les pays à travers le monde vous soutiendront, et qu’ils soutiendront également notre candidature avec le Canada et le Mexique pour la Coupe du monde 2026 (…). Nous regarderons très attentivement, et nous apprécierons toute l’aide qu’ils peuvent nous apporter pour cette candidature“. Et juste avant ça, il avait déclaré que son pays souhaitait “être le partenaire économique de choix sur le continent (africain) et dans le monde“. Le lien entre partenariat économique et Mondial saute aux yeux !

Ce que le président américain a perdu de vue, c’est que les choses ont beaucoup bougé au sein de la FIFA depuis les méga scandales de corruption autour des Coupes du monde 2018 et 2022. Le vote n’est plus l’affaire des 24 membres du comité exécutif, qui s’enferment pour dicter leur loi, au gré des affinités et autres pressions plus ou moins amicales, désormais les 211 présidents de fédérations-membres votent, ce qui rend presque impossible des opérations de corruption. De plus la FIFA prohibe toute action des gouvernements dans les tractations sportives. Donc en procédant de la sorte, et publiquement en plus, Trump fait les affaires du Maroc…

par -

Un camouflet à l’ONU pour le président américain, Donald Trump. Un de plus. En effet les Nations unies ont redit ce lundi 23 avril 2018 leur appui à l’accord sur le nucléaire iranien, que l’ex-président américain, Barack Obama, avait conduit de bout en bout, non sans difficultés. Trump est donc de plus en isolé dans sa volonté d’enterrer cet accord et d’en découdre avec l’Iran. Le président français, Emmanuel Macron, en visite d’Etat à partir de ce lundi à Washington, tentera de prêcher la bonne parole auprès de Trump, rapporte Reuters.

Le Plan global d’action commun continue d’être le meilleur moyen d’assurer la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire de l’Iran et de concrétiser les bénéfices économiques tangibles promis au peuple iranien“, a indiqué la Haute-Représentante de l’Onu pour les dossiers de désarmement, Izumi Nakamitsu.
Cornel Feruta, haut responsable de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a déclaré de son côté que l’accord de Vienne a permis un contrôle effectif du programme nucléaire iranien. “L’Iran est aujourd’hui soumis au plus robuste régime de contrôle nucléaire et l’Iran applique les engagements relatifs au nucléaire contenus dans le JCPOA“, a-t-il ajouté.

En dépit de toutes ces assurances, l’envoyé américain pour la non-prolifération, Christopher Ford, n’en démord pas : L’Iran reste dangereux. Il “conserve la capacité à se positionner lui-même, d’ici plusieurs années, à un stade dangereusement proche d’une militarisation rapide“, a-t-il dit.
En face la Russie et la Chine ont choisi leur camp : Ils feront tout pour bloquer toutes les initiatives de Trump visant à torpiller l’accord avec l’Iran, conforté par une résolution du Conseil de sécurité, a affirmé le chef de la diplomatie russe ce lundi.. Après la guerre commerciale, un autre conflit entre Pékin et Washington se profile…

par -

Le président américain, Donald Trump, a tenu parole, et assez rapidement, en larguant des bombes sur Damas, mais c’est sa dernière cartouche, en en croire le président russe, Vladimir Poutine. D’après lui, la planète serait plongée dans le chaos si les USA se livraient à de nouveaux bombardements, a confié Poutine à son homologue iranien, Hassan Rohani, d’après plusieurs agences de presse russes. “Vladimir Poutine a souligné que, si de telles violations de la Charte des Nations unies se produisaient à nouveau, elles mèneront les relations internationales au chaos“, a rapporté Ria, citant un communiqué du Kremlin.

Les journaux locaux ont évoqué l’échange téléphonique entre les deux alliés du régime syrien juste après l’intervention par des Etats-Unis, de la France et la Grande-Bretagne, pour riposter à une présumée attaque chimique des troupes de Bachar Al-Assad contre la population de Douma.
Poutine et Rohani ont conclu que les frappes occidentales sont une mauvaise nouvelle pour un règlement politique du conflit en Syrie, ont indiqué les agences de presse.

par -

Le président américain, Donald Trump, est monté dernièrement sur ses grands chevaux, suivi par la France, pour annoncer en grande pompe qu’il allait larguer les missiles en Syrie pour punir le régime de Bachar Al Assad qui aurait utilisé des armes chimiques contre des populations civiles à Douma. Mais bombarder Damas est plus facile à dire qu’à faire. Pourquoi ? Et bien parce que derrière le régime il y a les Russes, alliés indéfectibles et qui ne reculent devant rien pour défendre leurs amis, les rebelles syriens et les populations civiles en savent quelque chose. Moscou a averti Trump qu’il déclenchera une guerre terrible s’il avait la mauvaise idée de frapper la Syrie, les Russes en ont les moyens et sont très peu gênés par les conséquences de leurs actes, c’est d’ailleurs ce qui a permis à Al-Assad de reprendre le dessus sur les rebelles. Manifestement les menaces de la Russie ont fait reculer le président américain et la France….

Officiellement, les Occidentaux ont mis sur la table toutes les options militaires et sont en train de les passer à la loupe. Mais “sur un plan stratégique, la question est de savoir comment nous évitons une escalade hors de contrôle, si vous voyez ce que je veux dire“, a déclaré le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, rapporte l’AFP. D’ailleurs aux dernières nouvelles, il n’y a pas encore de “décision finale” de la part de Trump, malgré ses envolées du début ; il consulte toujours ses alliés. Bref, il temporise et analyse la stituation, ce qu’il aurait dû faire avant ses propos incendiaires.

La priorité est d’éviter le danger d’une guerre” entre les USA et la Russie, a indiqué jeudi 12 avril 2018 l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia.

Le président français, Emmanuel Macron, lui aussi calmait le jeu hier, se refusant d’avancer un calendrier pour d’éventuelles frappes militaires.

Nicholas Heras, analyste à la fondation américaine de Jamestown, a sa petite idée sur cette affaire : “Ne soyons pas surpris si au final, la fureur guerrière affichée cette semaine par Trump au sujet de la Syrie se termine par un accord avec la Russie pour serrer la bride d’Assad et suspendre les opérations planifiées sur Deraa et Idleb (dernières enclaves rebelles syriennes, ndlr)“.

par -

Cette fois le président américain, Donald Trump, est décidé, semble-t-il, à bombarder Damas, suite à une énième attaque chimique imputée au régime. “Tiens-toi prête, Russie, les missiles arrivent“, a tweeté ce mercredi 11 avril 2018 Trump, rapporte l’agence Reuters.

La Russie promet d’abattre tous les missiles tirés contre la Syrie. Tiens-toi prête, Russie, parce qu’ils arrivent, beaux et neufs(…). Vous ne devriez pas être les partenaires d’un animal qui tue son peuple avec des gaz et s’en réjouit !“, a écrit le président des Etats-Unis d’Amérique. On a également appris, dans Le Parisien, que la France sera aux côtés des USA pour punir le régime syrien…

Rappelons que les troupes de Bachar Al-Assad sont accusées d’avoir lâché du gaz mortel samedi 7 avril 2018 dans la localité de Douma, tenue par les rebelles. Reste à savoir comment l’homme fort de Washington va s’y prendre pour frapper dans un pays où il y a une forte présence militaire russe et iranienne, sans risques de représailles à un moment ou un autre, quand on sait ce que Vladimir Poutine est capable de faire, même avec des populations civiles..

par -

Menace pour menace. Le président iranien, Hassan Rohani, requinqué pas ses succès en Syrie, aux côtés de la Russie, ne s’est pas dégonflé face aux bruits de botte du président américain. Ce lundi 09 avril 2018, il a déclaré à propos de l’Accord nucléaire que le président Barack Obama a eu tant de mal à faire signer : “Nous ne serons pas les premiers à violer l’accord mais ils (les États-Unis, NDLR) doivent impérativement savoir qu’ils le regretteront s’ils le violent“, a lâché Rohani dans une allocution à l’occasion de la Journée nationale de la technologie nucléaire.
Nous sommes bien plus préparés qu’ils ne le pensent, et ils verront que s’ils violent cet accord, en une semaine, en moins d’une semaine, ils en verront le résultat“, a-t-il ajouté, rapporte l’AFP.

Si les États-Unis “se retirent (de l’accord), cela signifiera qu’ils ne tiennent pas parole. Cela ternirait leur réputation et leur dignité sur la scène internationale“, a encore indiqué le président iranien. Et il n’a pas tort, vu la cote de popularité de Trump dans le monde.
Cela fait 15 mois que ce monsieur, arrivé au pouvoir en Amérique, lance des allégations“, a affirmé Rohani, mais “les bases (de l’accord nucléaire) sont restées solides pendant ses 15 mois de pression“. Il est vrai que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé début mars que Téhéran “remplit ses engagements“. Ce n’est pas la première fois que l’AIEA le dit du reste, mais Trump est complètement fermé aux arguments des inspecteurs de l’ONU et s’en tient à sa promesse d’avoir le peau de “l’Accord d’Obama”…

par -

Comme on pouvait s’y attendre, la Chine a répliqué à la hauteur des mesures draconiennes prises par l’administration américaine : La taxation, et pas peu, des produits chinois qui entrent aux Etats-Unis. Mardi 03 avril 2018, Washington a dégainé une liste provisoire de produits importés sur lesquels il y aura de nouveaux droits de douane ; représailles de Pékin à peine quelque heures après avec une fournée de droits de douane sur les importations de nombreux produits des USA, dont le soja, l’automobile et l’aéronautique. Et de la même valeur que le tour de vis de Donald Trump : 50 milliards de dollars, rapporte l’AFP. La guerre commerciale est bien lancée…

Le total des produits ciblés par les deux nations, quelque 100 milliards de dollars, pèse 17% dans le volume global des échanges commerciaux bilatéraux recensés en 2017, soit 580 milliards.
Les Etats-Unis ont violé leurs obligations internationales et mis la Chine dans une situation délicate“, a indiqué le ministère chinois du Commerce lors de l’annonce de la réponse de Pékin. Mais les USA ont le temps de voir venir, car les autorités chinoises n’ont pas encore fixé la date du début des hostilités…

par -

Le président américain, Donald Trump, a décidé de croiser le fer avec la Chine, fin prête pour l’accueillir. Trump annoncera ce jeudi 22 mars 2018 une batterie de nouvelles sanctions commerciales contre Pékin, accusé de piller les idées et projets des entreprises américaines, et de faire son beurre avec, rapporte l’AFP. On n’a jamais été aussi proche ces dernières années d’une guerre commerciale entre les deux grandes puissances, a admis hier mercredi le nouveau président de la Banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, un affrontement qui obligerait les partenaires à choisir chacun son camp. Une situation très inconfortable… et très dangereuse pour l’économie de la planète, très fragile en ce moment.

Le président annoncera les mesures qu’il a décidé de prendre sur la base de l’enquête au titre de l’article 301 (…) sur la façon dont la Chine (…) dérobe les technologies américaines et la propriété intellectuelle”, a confié hier mercredi à l’AFP Raj Shah, porte-parole de la Maison Blanche.
Trump paraphera “un memorandum présidentiel ciblant l’agression économique de la Chine“, a-t-il ajouté.
Ce tour de vis fait suite à l’annonce, il y a à peine deux semaines, d’une taxe de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium, ce qui a valu à Washington un tolet mondial et une vague de réprobations aux Etats-Unis, même parmi les partisans du président américain, les républicains. Pas de doute : Trump est dans une logique de repli commercial, de protectionnisme, dont il avait vanté les vertus pour sauver l’économie américaine. Il l’avait défendu durant sa campagne électorale, c’est exactement ce qu’il est en train d’appliquer. Donc de ce point de vue au moins il ne surprend pas ses électeurs et ses adversaires, même si on pouvait s’attendre à des inflexions de ses promesses de campagne au regard de leur impact et de la réaction des autres protagonistes.

“Nous avons des preuves particulièrement solides que la Chine utilise des restrictions telles que la nécessité de (créer des) co-entreprises (…) dans le but d’exiger un transfert technologique d’entreprises américaines au profit d’entités chinoises“, a déclaré un cadre du représentant américain au Commerce (USTR).
Autre forme de la “concurrence déloyale” dont serait coupable les Chinois, d’après l’administration américaine : Ils exportent vers les USA des biens copieusement subventionnés, qu’ils commercialisent à des prix défiant toute concurrence, ce qui aurait causé en 2017 un énorme déficit commercial pour le pays de l’Oncle Sam, évalué à 375,2 milliards de dollars rien que pour les marchandises, en hausse de 8,1% sur un an.

La Chine, comme on pouvait s’y attendre, a dit qu’elle “ne restera pas les bras croisés (…) Nous prendrons immanquablement toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument nos droits et intérêts légitimes“, a déclaré le ministère chinois du Commerce dans un communiqué, critiquanr “le protectionnisme” et “l’unilatéralisme” de Washington.
Lundi dernier, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, avait invité les Américains à ne pas agir “sous le coup de l’émotion“, arguant qu’une guerre commerciale entre les deux ténors “ne profiterait à personne“, ce qui est vrai du reste.

Les médias américains ont fait savoir que Trump pourrait fermer la porte aux investissements chinois aux Etats-Unis et couper le robinet des visas pour les ressortissants chinois.
Quant à Pékin, il pourrait s’en prendre aux produits agricoles américains tels que le soja, le sorgho et le porc, en frappant surtout les Etats qui ont voté pour Trump lors de la présidentielle de 2016 ; l’Union européenne pourrait également adopter cette recette, d’après le Wall Street Journal. Bref, il y a péril en la demeure !

FOCUS 🔍

Comme à l’accoutumée, la BIAT- Banque Internationale Arabe de Tunisie – lance sa campagne estivale à destination des Tunisiens Résidents à l’Etranger « TRE...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Une attaque terroriste menée par le groupe Boko Haram sur le lac Tchad a fait au moins 18 victimes jeudi soir. "Les éléments de Boko...

Reseaux Sociaux

SPORT

L'Italien Fabio Fognini a remporté le 7ème titre ATP de sa carrière en s'imposant dimanche en finale contre le Français Richard Gasquet, 29ème mondial,...