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Le président russe, Vladimir Poutine, ne fait pas dans la dentelle, ses opposants et la société civile, qu’il martyrise sans arrêt, en savent quelque chose. Poutine peut se le permettre parce qu’il est à la tête d’une nation forte, militairement et économiquement, et dont les pays occidentaux redoutent les colères. Maintenant il se permet même de choisir à qui il serre la main dans les rencontres internationales. C’est ce qu’on a appris à Paris, lors de la grand-messe convoquée par le président français pour causer paix et sécurité, les 11, 12 et 13 novembre 2018, une scène surréaliste qui n’a pas échappé aux objectifs de l‘AFP.

Poutine, alors que des dirigeants du monde se sont alignés pour une cérémonie, a foncé sur le chef de l’Etat français et son épouse, Emmanuel et Brigitte Macron et les a chaleureusement salués, idem pour la chancelière allemande, Angela Merkel, même tarif pour le couple présidentiel américain, Donald et Melania Trump. Stupeur et tremblements : il a zappé royalement le président tchadien, Idriss Déby Itno et sa femme, ignoré superbement le roi du Maroc, Mohammed VI, qui était pourtant juste à côté des Trump. A voir la tête du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui attendait lui aussi la poignée de main qui n’est jamais venue, on se dit que le maître du Kremlin a fait fort cette fois…

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Le président français, Emmanuel Macron, a invité des grands de ce monde au centenaire de l’Armistice, ce lundi 12 novembre 2018 à Paris. Une occasion pour parler paix et sécurité, dans une planète agitée par le terrorisme. Mais manifestement le discours du président français n’a pas tapé dans l’oreille du monarque marocain, Mohammed 6, qui en a profité pour roupiller un peu. Mais comme il était placé à côté du couple présidentiel américain, Donald Trump n’a pas raté une miette de la scène. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il n’a pas du tout apprécié, vu le regard noir qu’il a décoché en direction de Mohammed 6, rapporte BFM TV.

Et comme à son habitude, le web s’est scindé en deux camps : Ceux qui comprennent que ces interminables messes puissent terrasser les dirigeants de ce monde, et il n’est d’ailleurs pas rare qu’ils s’assoupissent en plein discours avec les journées de travail qu’ils se tapent ; il y a aussi ceux qui tirent sur le roi du Maroc… Bref, il y a à boire et à manger sur la toile!

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Le Tunisien qui ne laisse aucun grand indifférent
Le Tunisien qui ne laisse aucun grand indifférent

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a participé, dimanche matin, à Paris, à la cérémonie de commémoration du Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 marquant la fin de la Grande guerre tenue sous l’arc de Triomphe.

Ont pris part à la cérémonie plus de 80 chefs d’Etat et de gouvernement dont le Roi du Maroc, Mohamed VI, le président de la Russie, Vladimir Poutine, la Chancelière fédérale d’Allemagne, Angela Merkel et le président des Etats-Unis, Donald Trump.

Cette cérémonie a été l’occasion de passer en revue les conséquences de la première guerre mondiale (1914-1918) qui avait semé le chaos et fait des victimes de différentes nationalités. L’accent ayant été mis sur l’importance de conjuguer les efforts de la communauté internationale pour consacrer la paix et la stabilité dans le monde et prémunir l’humanité contre les affres de la guerre, souligne un communiqué de la présidence de la République.

Environ 80 000 Tunisiens avaient participé aux batailles de la première guerre mondiale, notamment en France et en Belgique, dont 35 000 sont tombés sur les lignes du front.

Notons que le président de la République a pris part, samedi soir, à un diner au Musée d’Orsay, auquel le président français Emmanuel Macron a convié les chefs d’Etat et de gouvernement participant au Centenaire de l’Armistice de 1918.

Caïd Essebsi a eu, à cette occasion, des entretiens avec plusieurs dirigeants de pays frères et amis.

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C’est un tournant dans le tour de vis du président américain, Donald Trump, sur l’immigration et une rupture nette avec les traditions d’accueil du pays. En effet Trump a fait savoir qu’il a l’intention d’interdire aux migrants entrés illégalement aux Etats-Unis de déposer une demande d’asile. Avec cette mesure, le président américain espère venir à bout des flux qui viennent de la frontière mexicaine, une affaire qui le dérange au point qu’il a carrément imaginé un mur pour les stopper.

Notre système d’asile croule sous un trop grand nombre de demandes d’asile injustifiées, ce qui pèse de façon démesurée sur nos moyens, nous empêchant de pouvoir accorder rapidement l’asile à ceux qui le méritent vraiment“, a dit jeudi 8 novembre 2018 le ministère américain de la Sécurité intérieure, rapporte l’AFP. Nul doute que Trump va s’empresser de parapher cette décision déjà publiée par le ministère. En attendant des “caravanes” de migrants prennent d’assaut les USA avant que le président ne verrouille légalement le territoire.

A noter que le système américain croule sous les demandes, avec déjà 700.000 dossiers qui assaillissent actuellement les tribunaux.  Ces cinq dernières années, le nombre de migrants ayant déposé une demande d’asile a explosé, +2000%, d’après le département de la Sécurité intérieure, lequel indique que moins de 10% de ces demandes aboutissent
Conformément à nos lois sur l’immigration, le président a toute autorité pour suspendre ou restreindre l’entrée d’étrangers aux Etats-Unis s’il considère qu’il en relève de l’intérêt national“, dit le communiqué du ministère.

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Ça devait finir par arriver, depuis le temps que la Mauritanie nargue les ONG locales et internationales en perpétuant ostensiblement l’esclavage, un crime contre l’humanité, rappelons-le. Dès le 1er janvier 2019, la Mauritanie sera exclue de l’AGOA (loi sur la croissance et les perspectives économiques en Afrique), un accord mis en place par Bill Clinton en 2000 et qui lui donnait droit à des avantages substantiels sur le marché américain, notamment pour les produits énergétiques.

Ainsi en a décidé le président américain, Donald Trump, après avoir passé à la loupe le dossier de Nouakchott, rapporte Africanews. Selon lui, les Mauritaniens, qui étaient sous les radars depuis un moment, piétinent l’esprit même de l’AGOA en persistant dans ces pratiques d’un autre temps. Pourtant l’esclavage était censé disparaitre depuis 1981, date de son abolition, mais voilà elle n’est officiellement réprimée par la loi que depuis peu, et la justice y va très timidement dans les condamnations, ce qui provoque très régulièrement des accès de fièvre chez la communauté noire et les militants des droits de l’Homme. Le tableau est très sombre : Des centaines de milliers d’individus sont encore victimes de servage…
C’est ce pays que le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, visite ce lundi 5 novembre 2018. Rappelons que la Tunisie est la première nation arabe à abolir l’esclavage et est l’une des rares au monde, avec l’Afrique du Sud, à adopter des lois d’une grande sévérité pour punir le racisme et la discrimination. La Mauritanie devrait en prendre de la graine!

VIDEO http://fr.africanews.com/2018/11/04/la-mauritanie-exclue-de-l-agoa-pour-pratique-d-esclavage/

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Donald Trump a annoncé samedi que les États-Unis allaient se retirer d’un traité sur les armes nucléaires conclu avec la Russie pendant la Guerre froide, accusant Moscou de le violer « depuis de nombreuses années ».

Ce retrait est motivé par le « rêve » des Américains de dominer seuls le monde, a rapidement réagi une source au ministère russe des Affaires étrangères, en accusant Washington d’avoir « délibérément » sapé cet accord au fil des ans. Le traité INF (Intermediate Nuclear Forces Treaty) sur les armes nucléaires de portée intermédiaire avait été signé en 1987 par les dirigeants américain et soviétique de l’époque, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.

« La Russie n’a pas respecté le traité. Nous allons donc mettre fin à l’accord et développer ces armes », a annoncé le président américain, lors d’une visite à Elko, dans le Nevada. « Nous n’allons pas les laisser violer l’accord nucléaire et fabriquer des armes alors que nous n’y sommes pas autorisés », a martelé Donald Trump.

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On parle rarement du déficit budgétaire de la première puissance économique mondiale, les Etats-Unis; on a plutôt l’habitude de les voir, derrière le FMI, faire la leçon aux nations les moins avancées, et pourtant… Le budget des USA pour l’exercice 2018 affiche un trou de 779 milliards de dollars (673 milliards d’euros), un record depuis 2012, rapporte Reuters. Les allégements d’impôts de Donald Trump sont passés par là, ils ont rogné les recettes alors qu’au même moment le coût de la dette publique monte, d’après les chiffres publiés lundi 15 octobre 2018 par le Trésor.

A présent le déficit pèse 3,9% dans le produit intérieur brut (PIB) du pays, contre 3,5% pour l’exercice 2017.
Mais bonne nouvelle : pour le seul mois de septembre 2018, le Trésor signale un excédent budgétaire de 119 milliards de dollars, plus que ce qui était prédit et un record pour un mois de septembre.
Jusqu’au 30 septembre dernier, le déficit de l’exercice 2018 s’est aggravé de 113 milliards de dollars, c’est +17% en comparaison avec 2017.
Mais le directeur du Bureau et de la gestion du budget (OMB) à la Maison blanche, Mick Mulvaney, est d’avis qu’il n’y a pas péril en la demeure. “L’économie américaine en pleine expansion va augmenter les recettes fiscales, une étape importante vers la soutenabilité budgétaire à long terme“, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Autre son de cloche du côté du Bipartisan Policy Center, un organe de réflexion indépendant ; selon lui les chiffres communiqués lundi doivent être un “signal d’alarme” pour les dirigeants. “Le fait que notre gouvernement se rapproche d’un déficit de 1.000 milliards de dollars au coeur d’une phase d’expansion économique devrait être considéré comme un problème grave par les électeurs et les candidats“, a déclaré son vice-président William Hoagland, en faisant allusion aux élections de mi-mandat calées pour le 6 novembre 2018.

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L’Arabie Saoudite a rejeté dimanche toute menace de sanctions liée à la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, dont il est accusé par certains pays d’être responsable, et promis de contre-attaquer en cas de mesures hostiles à son encontre.

«Le royaume affirme qu’il rejette entièrement toute menace ou tentative de l’affaiblir, que ce soit via des menaces d’imposer des sanctions économiques ou l’usage de pression politique», a déclaré un haut responsable sous couvert de l’anonymat, cité par l’agence officielle SPA. Cette déclaration intervient notamment alors que Donald Trump a promis samedi un «châtiment sévère» à Ryad s’il est établi qu’il avait ordonné le meurtre de Jamal Khashoggi.

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Après trois semaines de tourmente politique, le Sénat a approuvé, samedi 6 octobre, la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis, offrant par là même une victoire à Donald Trump.

Comme promis pendant la campagne, le président a fait pencher l’institution dans le camp conservateur en nommant deux juges depuis son entrée en fonction. Les « progressistes » sont désormais en minorité (quatre sur neuf).

« J’applaudis et je félicite le Sénat pour la confirmation de notre formidable candidat », a salué sur Twitter Donald Trump, qui a défendu bec et ongles M. Kavanaugh. Le président a ajouté qu’il signerait « plus tard aujourd’hui l’acte de nomination et [le magistrat] prêtera serment officiellement. Très palpitant ! »

L’ambiance était à la célébration dans les rangs républicains. Considérant cette nomination comme « excellente » pour la plus haute instance juridique américaine, la secrétaire nationale du « Grand Old Party » (GOP), Ronna Romney McDaniel, a dénoncé les pratiques « honteuses » des démocrates. « Heureusement, leur campagne d’obstruction s’est retournée contre eux. Les votants républicains sont motivés et les Américains, impatients de [les] sanctionner en novembre », a-t-elle déclaré.

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La DG du FMI pointe le danger Trump pour l'économie mondiale

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a pris le pouls de l’économie mondiale et évoquera le sujet à la réunion annuelle de Bali. Mais avant ce rendez-vous, elle a tenu à ce que tout le sache que la croissance mondiale se situe à un niveau qu’elle pourra difficilement dépasser à cause du président américain, Donald Trump…

Il y a des signes que la croissance mondiale a atteint un plateau. Celle-ci est devenue moins synchronisée avec moins de pays participant à cette expansion“, a déclaré Lagarde à Washington lundi 1er octobre 2018, rapporte Atlantico. Elle prédit la hausse du PIB mondial à 3,9%, au mieux, en 2018 et 2019. La patronne du FMI parle de perspectives “moins favorables” à cause des “taxes douanières“, remises au goût du jour par la guerre commerciale sans merci qui oppose en ce moment les Etats-Unis et la Chine. “Les enjeux sont importants, parce que la fracturation des chaînes globales de valeurs pourrait avoir un effet dévastateur sur bien des pays, économies développées comprises“, a-t-elle ajouté. Puis, plus sombre encore, elle déclare : “l’histoire nous montre que, alors qu’il est tentant de naviguer seul, les pays doivent résister au chant des sirènes de l’auto-suffisance – parce que comme nous le disent les légendes grecques, cela mène au naufrage.

Rappelons que c’est Trump qui a ouvert les hostilités en imposant des taxes à l’importation de 200 milliards sur les marchandises chinoises, attaque à laquelle Pékin a répondu énergiquement. L’espoir pour l’économie mondiale est maintenant du côté du nouvel accord de commerce nord-américain (ALENA), et la relance des pourparlers avec le Japon et l’Union européenne très prochainement. “Wait and see“…

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Le président américain, Donald Trump, est très énervé du fait de la montée du prix du baril de pétrole, et l’a fait vertement savoir à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) mais surtout à l’Arabie saoudite, son alliée dans la région et moteur de l’organisation. «L’Opep (…) est en train d’arnaquer le reste du monde. Et je n’aime pas ça (…). Nous avons défendu beaucoup de ces nations [membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ndlr], pour rien. Et ils tirent profit de nous en nous donnant des prix de pétrole élevés. Nous voulons qu’ils cessent d’augmenter leurs tarifs», a dit Trump lors de son allocution à l’Assemblée générale (AG) de l’ONU, mercredi 26 septembre 2018, rapporte Jeune Afrique.

Il est vrai que la hausse des cours du brut, une excellente affaire pour les pays producteurs, commence à terroriser les gros acheteurs, tels que les Etats-Unis. Vendredi 28 septembre 2018, on en était à 83 dollars le baril, contre 55 à la même période en 2017. D’après les données de l’Opep, les USA produisent environ 16,5 millions de barils par jour, et en consomment plus de 20 millions par jour. Donc cet écart il faut bien le trouver ailleurs, or il devient de plus en plus cher.

Samedi 29 septembre 2018, Trump a conversé au téléphone avec le souverain saoudien, le roi Salmane et a rapporté le contenu de la discussion dans un discours en Virginie-Occidentale : «Je lui ai dit : “Roi, vous avez des milliards de dollars. Sans nous, qui sait ce qui peut arriver ? Sans nous, peut-être que vous n’arriverez pas à garder vos avions, parce qu’ils seraient attaqués”», a asséné Trump pour manifester son irritation.
Pourtant début juin, l’OPEP avait fait une fleur à Washington en acceptant sa requête, très discrète, de porter la production à un million de barils par jour. D’ailleurs le ministère saoudien du Pétrole, Khalid al-Falih, face à la menace à peine voilée des USA, n’a pas manqué de le rappeler dimanche 23 septembre 2018, lors d’une réunion interministérielle à Alger : « Les pays membres ont répondu de très bonne manière ces trois derniers mois (…) pour compenser la baisse de la production en Iran, au Venezuela et au Mexique». Un manière de dire que les pays producteurs ont déjà donné et que c’est maintenant à leur tour de profiter du retour du pétrole cher.

Le président américain n’est pas au bout de ses peines car d’après les spécialistes, l’Arabie saoudite souhaite que le prix du baril se hisse à 87 dollars avant la fin de 2018. Le royaume, en proie à des difficultés pour équilibrer ses budgets, n’aurait pas l’intention de freiner la remontée des cours dont ses caisses publiques dépendent tant. Mais pour le président français, Emmanuel Macron, il y a une solution : lever les sanctions américaines pour que l’Iran puisse écouler son pétrole, ce qui augmenterait l’offre et donc ferait automatiquement baisser les prix. Mais Trump est-il prêt à entendre la voix de la raison ?

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Nucléaire nord-coréen : Les USA sont très optimistes

A l’occasion d’une séance du Conseil de sécurité jeudi, le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Mike Pompeo, a assuré que le processus diplomatique avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour une dénucléarisation de la péninsule coréenne était bien engagé et qu’une « ère nouvelle » était en vue.

Mike Pompeo, qui présidait cette réunion parce que les Etats-Unis occupent la présidence du Conseil en septembre, a déclaré que l’avenir de la population nord-coréenne serait meilleur si les dirigeants de la RPDC, appelée aussi Corée du Nord, suivaient une voie diplomatique pour mettre un terme à son programme d’armes nucléaires.

M. Pompeo a jugé qu’une « dénucléarisation finale et pleinement vérifiée » était essentielle.

Il a ajouté que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le Président américain Donald Trump – à la suite de leur sommet à Singapour – partageaient une compréhension commune de ce qui doit avoir lieu pour transformer les relations entre les deux pays. Il a ajouté qu’il avait eu une « réunion positive » avec son homologue de la RPDC mercredi, et que le travail était bien avancé pour un deuxième sommet entre les deux dirigeants.

Mais sur la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité qui incluent des sanctions économiques punitives contre la Corée du Nord, le Secrétaire d’Etat américain a déclaré que les États-Unis avaient des preuves que le plafond des importations de pétrole en RPDC a été « violé » et que les importations illégales de charbon se poursuivaient. Il a affirmé que certains membres du Conseil de sécurité avaient été complices de la violation d’un embargo sur l’accueil de travailleurs nord-coréens.

Pour sa part, le Ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré au Conseil que son pays se félicitait des efforts diplomatiques déployés par les Etats-Unis et la République de Corée, appelée aussi Corée du Sud, en faveur de la dénucléarisation et d’une paix durable dans la péninsule coréenne.

Il a déclaré qu’une déclaration de « fin de guerre » visant à cesser officiellement les hostilités de la guerre de Corée contribuerait à instaurer la confiance, et il a appelé à la poursuite des négociations multilatérales à six.

En ce qui concerne les sanctions, il a estimé qu’il était tout aussi important de faire avancer le processus politique. Il a déclaré que le Conseil devrait envisager d’assouplir certaines sanctions économiques si la Corée du Nord respectait ses engagements.

« Compte tenu de l’évolution positive… la Chine estime que le Conseil de sécurité doit envisager d’invoquer en temps utile cette disposition pour encourager la RPDC et d’autres parties prenantes à faire avancer la dénucléarisation », a-t-il dit.

Les Ministres des affaires étrangères de la Corée du Sud et du Japon ont été invités à faire un exposé devant le Conseil de sécurité.

Pour la République de Corée, la ministre Kang Kyung-wha a déclaré que le Conseil de sécurité avait joué « un rôle crucial » en adoptant des sanctions, pour faire venir la RPDC à la table des négociations.

« Nous nous engageons à continuer de travailler avec la communauté internationale pour veiller à ce que les sanctions du Conseil soient fidèlement appliquées, alors même que nous continuons à discuter avec la Corée du Nord pour faciliter des progrès substantiels vers la dénucléarisation complète », a dit la ministre sud-coréenne.

Le Ministre des affaires étrangères du Japon, Taro Kono, a déclaré que l’unité internationale était « cruciale » et qu’il était d’accord avec les Etats-Unis sur le fait que le plafond imposé sur les importations de pétrole avait été violé. « Il est important que tous les États membres cessent immédiatement de fournir ces produits à la Corée du Nord », a-t-il déclaré.

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Lors d’une réunion consacrée mercredi à la non-prolifération des armes de destruction massive, les membres du Conseil de sécurité ont affiché leurs divisions sur le nucléaire iranien et l’usage d’armes chimiques en Syrie.

La réunion était présidée par le Président des Etats-Unis, Donald Trump, dont le pays occupe la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de septembre.

Dans son intervention, le Président américain a rappelé qu’il avait condamné récemment l’utilisation par le régime syrien d’armes chimiques contre son propre peuple, des attaques rendues possibles, selon lui, grâce aux alliés du Président syrien Bachar el-Assad, à savoir la Russie et l’Iran.

C’est aussi, a ajouté le Président américain, l’une des raisons pour lesquelles Washington s’est retiré de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, appelé Plan d’action global commun. Selon M. Trump, il s’agit d’un « accord horrible et déséquilibré », qui permet à l’Iran de continuer sur la voie de la conception d’une bombe atomique.

Suite à leur retrait, les États-Unis ont continué d’imposer des sanctions à titre national à ce pays, qui prendront toute leur force à partir de novembre, et ils en imposeront de nouvelles, « plus sévères que jamais », a déclaré M. Trump, en avertissant que « tout pays qui contournera ces sanctions sera confronté à des conséquences regrettables ».

Le Président américain s’est ensuite félicité que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) n’ait pas procédé à des essais nucléaires depuis septembre 2017 ou à des tirs de missiles balistiques depuis novembre de la même année. Tout en saluant les progrès accomplis par Pyongyang, il a souligné l’importance de les consolider, en « mettant en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité jusqu’à une dénucléarisation complète de la péninsule ».

M. Trump a annoncé « d’excellentes nouvelles en provenance de la RPDC » dans les mois à venir, à la suite de « nombreuses choses » qui se passent « derrière la scène, inconnues des médias », mais « très positives ».

La Russie regrette le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien

Pour sa part, le Président français, Emmanuel Macron, a constaté les divisions du Conseil sur les dossiers du nucléaire iranien et de l’usage d’armes chimiques par le régime syrien.

Le régime de non-prolifération repose sur des concessions mutuelles, des interdépendances et une confiance réciproque, a-t-il dit. « Notre responsabilité, c’est de préserver et de renforcer ce régime. »

Le Président français a apporté son soutien à l’initiative prise par le Président des États-Unis de dialoguer avec le Président nord-coréen, tout en invitant le Conseil à ne perdre de vue que la RPDC continue de représenter une menace nucléaire et balistique pour le monde. « La France attend du régime de Pyongyang des gestes concrets, démontrant sa volonté réelle de s’engager dans un processus de démantèlement de son programme nucléaire et balistique de façon complète, vérifiable et irréversible », a-t-il dit.

S’agissant du nucléaire iranien, M. Macron a noté les trajectoires divergentes des États signataires du Plan d’action global commun. Selon lui, le Plan d’action, même imparfait, reste déterminant. « Alors qu’une grave crise de confiance a été ouverte par la réimposition des sanctions extraterritoriales américaines, Téhéran continue de respecter ses obligations nucléaires », a-t-il dit. Il a appelé à une stratégie de long terme pour la gestion de cette crise, « qui ne peut se réduire à une politique de sanctions et containment ».

Le Président de la France a par ailleurs déploré le manque d’unité sur l’élimination des armes chimiques syriennes et rappelé l’utilisation d’un agent neurotoxique sur le territoire du Royaume-Uni.

La Russie regrette le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien

Le Ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a aussi regretté le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. Ce retrait constitue une « menace pour le régime de non-prolifération », a-t-il dit.

M. Lavrov a par ailleurs mis en garde contre toute frappe illégitime contre le régime syrien, affirmant que Damas avait détruit l’ensemble de son arsenal chimique. En revanche, des groupes terroristes ont en leur possession des substances toxiques, a-t-il soutenu.

Selon lui, certains pays occidentaux cherchent à instrumentaliser l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) en refusant de coopérer avec la Russie pour mener des enquêtes. Il en a voulu pour exemple le cas de Salisbury, au Royaume-Uni, en posant la question suivante : « Si l’on ne veut pas coopérer avec nous, c’est peut-être que l’on a quelque chose à cacher ? »

Le Royaume-Uni dénonce l’utilisation d’armes chimiques en Syrie

La Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a en revanche estimé que l’érosion des normes en vigueur en matière de non-prolifération a été constatée à Salisbury, où une attaque à l’arme chimique a été commise, selon elle, par des éléments russes.

« Moscou cherche à dissimuler ces méfaits », mais un membre permanent du Conseil de sécurité ne peut pas se dissocier du consensus existant autour des armes chimiques, a-t-elle ajouté.

La Première ministre britannique a également déclaré que les progrès accomplis dans l’élimination des armes de destruction massive au cours des décennies passées avaient été remis en cause au cours des 17 derniers mois, notamment en pointant du doigt l’utilisation d’armes chimiques en Syrie

Elle a regretté que la Russie ait exercé son droit de veto à plusieurs reprises pour empêcher l’établissement des responsabilités dans les attaques à l’arme chimique commises dans ce pays.

S’agissant de l’Iran, Mme May a rappelé son soutien au Plan d’action global commun, tout en dénonçant le comportement de l’Iran, ses tirs de missiles balistiques et le transfert d’armes et de technologies militaires sophistiquées au Hezbollah au Liban et aux forces houthistes au Yémen, en violation des résolutions du Conseil de sécurité.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité, le Ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, a, pour sa part, proposé de renforcer le régime de non-prolifération, en plaidant notamment pour son universalisation.

S’agissant du nucléaire iranien, le ministre chinois a estimé que « le Plan d’action global commun est une victoire du multilatéralisme ». Même imparfait, il demeure un accord viable, a-t-il dit, en appelant les pays à penser à l’intérêt de long terme sur ce dossier.

Il a ensuite rappelé que la Chine appuyait les efforts diplomatiques s’agissant de la péninsule coréenne, notamment ceux entrepris lors du Sommet de Singapour, en vue de parvenir à une paix durable.

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Trump croit enfin aux vertus d'un Etat palestinien, et a même un plan !

Il lui en a fallu du temps, mais in fine il a fait comme tous ses prédécesseurs, ou presque, comme tous les dirigeants responsables de cette terre qui veulent une vraie paix au Moyen-Orient : Le président américain, Donald Trump, se dit maintenant convaincu des vertus de la solution à deux Etats, un israélien et un palestinien. Après avoir mis le feu aux poudres en décembre dernier en reconnaissant unilatéralement Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu, Trump crée la surprise. Il peaufine même un plan de paix qu’il va déballer dans deux à trois mois, rapporte Reuters.
Cela nous change de sa tiédeur habituelle sur l’éventualité d’un Etat palestinien, en se bornant à dire, du bout des lèvres, qu’il appuierait la solution à deux Etats si les deux protagonistes l’acceptaient, un scénario de toute façon hautement improbable vu l’énergie que déploie Tel Aviv pour démolir les espoirs des Palestiniens.

J’aime bien une solution à deux Etats. Je pense que c’est ce qui marcherait le mieux (…) C’est ce que je ressens“, a-t-il déclaré lors d’une rencontre aux Nations unies avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, mercredi 26 septembre 2018.
Mon rêve, ce serait que cela soit fait avant la fin de mon premier mandat” en janvier 2021. “Je crois vraiment que quelque chose va se passer” a-t-il ajouté.
Puis il a invité Israël à tendre la main aux Palestiniens…
Je pense que beaucoup de progrès ont été faits. Je pense qu’Israël veut faire quelque chose et aussi que les Palestiniens veulent vraiment faire quelque chose“, a déclaré un Trump très étonnant.

Quant à Netanyahu, il en reste, pour le moment, à sa vieille rengaine qui torpille toute avancée vers la paix depuis son arrivée au pouvoir : Pour que le “rêve” de Trump devienne réalité, “l’Etat palestinien devra être démilitarisé et devra reconnaître Israël comme l’Etat du peuple juif“…

Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, va s’exprimer demain jeudi à la tribune de l’ONU. On verra ce qu’il pense de la lumière qui est apparue au président américain…

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Pétrole : Trump rabroué par l’Opep qui n'augmentera pas sa production

L’Opep et la Russie ont écarté toute augmentation supplémentaire de la production de pétrole dans l’immédiat. Les membres de l’organisation, réunis à Alger, avaient pourtant été exhortés par Donald Trump à agir pour faire baisser les cours du baril.

Les États-Unis ayant décidé d’imposer des sanctions à tout pays important du pétrole iranien à partir de novembre, les exportations d’or noir de Téhéran devraient fortement chuter dans les mois à venir, au risque d’entraîner une hausse des cours. Or, un renchérissement du carburant à l’automne aux États-Unis, au moment des élections de mi-mandat, ne serait pas de bon augure pour le président américain, estime le quotidien parisien « Le Figaro ».

Pour faire pression sur l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Trump r n’avait pas hésité à évoquer jeudi dernier, sur Twitter, un lien entre le soutien apporté par les États-Unis aux pays du Moyen-Orient et le prix du baril. Les pays du Moyen-Orient «ne seraient pas en sécurité pour très longtemps» sans la protection des États-Unis, avait-il rappelé.

Depuis fin 2016, l’Opep et la Russie se sont engagées à limiter leurs extractions pour soutenir les cours du baril. La réunion organisée dimanche entre leurs représentants avait pour objectif de voir si la situation du marché mondial justifiait d’ajuster cet accord.

«Si l’équilibre entre l’offre et la demande reste satisfaisant, nous continuons de les surveiller de près et nous répondrons de manière appropriée et au moment approprié, autant que cela sera nécessaire», a indiqué Khalid al-Falih, le ministre saoudien de l’Énergie, également président du Comité ministériel de suivi de cet accord.

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Michael Bloomberg, 76 ans, célèbre, richissime, comme le président américain, Donald Trump. Mais la comparaison s’arrête là. En effet Bloomberg, ex-maire de New York (de 2002 à 2013) et businessman averti (propriétaire et fondateur de la société d’informations financières de renom qui porte son nom), a une stature et une aura que Trump n’aura sans doute jamais. Et bien c’est cet homme que le républicain pourrait affronter à l’élection présidentielle de 2020. Bloomberg, dans un entretien avec le New York Times, a donné rendez-vous après les législatives du 06 novembre 2018 pour faire connaitre sa décision sur cette candidature qui fait déjà saliver les anti-Trump.

Pour l’instant, «je travaille sur les élections du 6 novembre, après ça, je regarderai», a déclaré le magnat de l’information financière). Classé indépendant jusqu’ici, il cogite sur son avenir dans l’un des deux camps, républicains et démocrates, sans lesquels aucune élection n’est possible. «C’est impossible de concevoir que je puisse me présenter comme républicain. Sur beaucoup de questions, je suis très loin des positions de ce parti», précise-t-il. «Ce qui ne veut pas dire que je sois d’accord avec le parti démocrate sur tout mais je ne vois pas comment je pourrais me présenter comme républicain. Donc si on est candidat, c’est forcément comme démocrate», a ajouté Bloomberg. Il est vrai que pour une partie des démocrates, qui se remettent difficilement de la déroute de Hillary Clinton face à Trump, un tel recrutement serait une aubaine. Reste à convaincre l’autre frange, l’aile “anti-élite, anti-Wall Street, pro-minorités et pro-femmes” qui donne de la voix actuellement dans le parti…

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Des coups Donald Trump, en a reçus, mais étrangement ça a tendance à le doper, à le stimuler. Il semble cette fois que le missile ait produit son effet, tiré à bout pourtant par un sous-marin qui nage dans les eaux du président américain. Comprenez par là un proche collaborateur, qui a réussi pour le moment à garder l’anonymat. Mais pour combien de temps encore ? Car il est activement recherché par l’administration de Trump. Cet individu, qui manifestement le connait très bien, a fait un portrait au vitriol de Trump qu’il a publié dans le New York Times. Depuis la parution du brulot, mercredi 04 septembre 2018, c’est l’effervescence dans le cabinent du président ; la paranoïa s’est même installée. Qui est le coupable ? Qui est le “lâche” qui a vendu Trump ? La chasse est ouverte, rapporte l’AFP.

Le président lui-même est monté au front mercredi 04 septembre 2018 dans la soirée, dans son canal de com de prédilection, Twitter :  “TRAHISON“, a-t-il balancé, criant à la malfaisance de “la gauche” et des “Fake News Media“.
Le texte incriminé s’intitule “Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump“, il relate la résistance de fonctionnaires de la Maison Blanche pour contrer les débordements d’un président “mesquin”, “impétueux” et “inefficace“.

Le New York Times a alléché ses lecteurs en attribuant le texte explosif à un “haut responsable de l’administration Trump“. Cela a suffi à semer la panique dans l’entourage du président, et tout le monde s’est senti obligé de se justifier. Fait surréaliste : le cabinet du vice-président a cru bon de montrer patte blanche en pondant un communiqué pour disculper Mike Pence . “Le vice-président signe les tribunes qu’il écrit“, a précisé sur Twitter son porte-parole. “Le New York Times devrait avoir honte, tout comme la personne qui a écrit cette tribune fausse, absurde et lâche“, a-t-il ajouté.
Dan Coats, chef du renseignement américain, jure ses grands dieux, dans un communiqué, que  ce n’est pas lui. “Les spéculations selon lesquelles la tribune du New York Times a été écrite par moi ou mon adjoint sont fausses“, a-t-il dit.
Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, lui aussi plaide non coupable…

L’ancien directeur de la CIA John Brennan a déclaré ceci face à cette agitation, sur NBC : “Je ne sais pas comment Donald Trump va réagir à cela (…). Un lion blessé est un animal très dangereux et je pense que Donald Trump est blessé“.

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Donald Trump a encore haussé le ton d’un cran samedi 1er septembre contre le Canada, qu’il menace d’expulser du nouvel Accord de libre-échange nord-américain (Alena) s’il ne cède pas à ses revendications.

« Il n’y a pas de nécessité politique de garder le Canada dans un nouvel accord Alena. Si nous ne concluons pas un bon accord après des décennies d’abus, le Canada sera en dehors », a affirmé le président dans une série de tweets, au moment même où l’ensemble de la classe politique américaine rendait hommage au sénateur John McCain lors d’une cérémonie à laquelle il n’avait pas été convié.

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L’Iran, qui a de gros problèmes avec les USA à cause de ses missiles balistiques, a aggravé son cas en en livrant à des milices chiites alliées qui opèrent en Irak ; il se dit même, d’après une exclusivité de l’agence Reuters, que Téhéran grossit sur place sa logistique pour monter en gamme et parer à d’éventuels assauts de ses ennemis dans la région, ont confié des sources occidentales, irakiennes et iraniennes. Les engins évoqués – Zalzal, Fateh-110 et Zolfaghar – peuvent atteindre des cibles à 200-700 kilomètres, donc toucher la capitale saoudienne, Ryad ou Tel Aviv, en Israël, mais également les troupes américaines installées dans la région, s’ils sont balancés depuis les bases dans l’ouest ou le sud de l’Irak.
Si les Iraniens vont au bout de cette affaire, ils compliqueront la tâche à leurs amis européens qui tentent de faire revenir le président américain, Donald Trump, à de meilleurs sentiments sur l’Accord nucléaire entre Téhéran et les puissances occidentales, paraphé en 2015 à Vienne.

Ce que reproche Trump aux Iraniens, c’est justement ça : Livrer des missiles et technologies d’armement à des milices chiites qui s’activent en Syrie, pour épauler le régime de Bachar Al Assad, aux rebelles Houthis au Yémen et au Hezbollah libanais. Même la France, qui était jusqu’ici du côté de Téhéran dans son bras de fer avec les Etats-Unis, commence à flancher sur la question, et soutient maintenant que l’Iran devra rendre des comptes sur l’affaire des missiles (en plus de garanties sur l’avenir de son nucléaire après l’expiration de l’Accord de Vienne, en 2025 et des engagements fermes sur l’arrêt du soutien à des milices chiites dans des théâtres de guerre). Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, suggère à l’Iran d'”éviter cette tentation hégémonique qu’il manifeste“.

Téhéran continue d’arguer que ses activités balistiques sont totalement défensives. L’agence de presse britannique a tenté de recueillir les réactions des responsables iraniens sur la question, ils n’ont pas souhaité s’exprimer officiellement. Même refus de la part du gouvernement et de l’armée irakiens.
Une source occidentale confirme les dizaines de missiles convoyés vers l’Irak, une manière, selon elle, d’effrayer les Américains et leurs alliés, et d’éviter que les Israéliens s’en prennent encore à des installations iraniennes en Syrie…

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La maladresse du président américain, Donald Trump, s’est encore illustrée ce jeudi 23 août 2018 sur Fox News, la chaine TV de prédilection du camp des républicains. Trump, fragilisé par les terribles aveux de son ex-avocat devant un tribunal de New York, n’a rien trouvé de mieux à faire que de brandir une menace surréaliste pour un homme de son rang : Si je tombe, toute la chaine de la finance mondiale s’effondre. “Si jamais j’étais destitué, je pense que les marchés s’effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre (…) Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu’un qui fait un super travail”, rapporte la chaine française M6info.

Pour en être venu à débiter ça, au lieu de se défendre sur le fond, le locataire de la Maison Blanche ne doit pas avoir confiance en ses arguments pour se dépêtrer des aveux sur les montants versés à l’actrice porno Stormy Daniels et à Karen McDougal, une ex-playmate du magazine Playboy, en échange de leur silence pour ne pas atomiser la campagne électorale de Trump, en 2016.
Washington a beau rétorquer que le président n’est “pas du tout inquiet”, cette étrange ligne de défense n’est pas la preuve que la sérénité règne en haut lieu !

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