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Tout le monde se demandait comment le président américain, Donald Trump, s’était retrouvé à Paris en train de célébrer en grande pompe la fête nationale du 14-juillet, quelques mois après avoir “déchiré” l’Accord sur le climat signé au même endroit. Comment diable a fait le président français, Emmanuel Macron, pour convaincre Trump de trôner à ses côtés ? Les réponses sont venues du républicain lui-même. L’Américain, qui n’en rate pas une pour s’épancher, même s’il rate très souvent sa cible, a vidé son sac dans les colonnes du New York Times. L’article est sorti ce jeudi 20 juillet 2017.

Trump a confié ceci : Macron “m’a appelé et m’a dit : ‘j’aimerais vous avoir ici et vous honorer en France“. Ce à quoi le locataire de la Maison Blanche a rétorqué : “J’ai dit : ‘Vous êtes sûrs que c’est une bonne chose que j’aille à Paris ? Je me suis retiré de l’Accord sur le climat la semaine dernière… C’est une bonne chose ?’ “. Le président français l’aurait “baratiné” en lui répondant : ” ‘ils vous adorent en France.’ J’ai dit : ‘d’accord, je ne veux pas vous vexer’ “, a précisé Trump au New York Times.

Puis il se livre à une longue tirade, très favorable à son homologue français : “C’est un type super ! (…). Il est intelligent. Fort. Il adore me prendre la main (…). Les gens ne réalisent pas à quel point il adore me prendre la main. Et c’est très bien, dans une certaine mesure“, martèle Trump. Effectivement ça donne un autre éclairage sur le déluge de poignées de main entre les deux hommes en France. “C’est une très bonne personne. Et un type fort, mais voyez-vous, il faut qu’il le soit. Je pense qu’il sera un président super pour la France. Mais il aime vraiment me prendre la main“, a conclu Trump sur cette étrange fixation sur les serrages de main avec Macron…

Quant au défilé militaire du 14-Juillet, Trump a déclaré que “c’était top de chez top“. Manifestement encore ébloui par sa virée à Paris, il a ajouté :  “Il devait y avoir 200 avions au-dessus de nos têtes. Normalement vous avez deux avions et c’est tout, comme au Super Bowl. Et tout le monde devient fou, et c’est tout.
Et vous savez ce qui était bien aussi ? C’était limité. Vous savez, c’était deux heures, et le défilé s’est terminé. Ça n’a pas duré toute la journée. Ils ne sont pas devenus fous. Vous n’avez pas envie de partir, mais vous êtes obligés. Ou bien vous avez vraiment envie de partir“. Complètement emballé par ce qu’il a vu en France, Trump s’est mis en tête d’organiser une parade similaire sur Pennsylvania Avenue, qui fait la jonction entre la Maison Blanche et le Capitole, à Washington.

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Un revers de plus pour Donald Trump, et pas des moindres. En effet il devra faire le deuil d’une de ses promesses de campagne phares : La réforme du système de santé. Ou plutôt la démolition du système mis en place par son prédécesseur, le démocrate Barack Obama, après un paquet d’efforts durant plusieurs années. Trump croyait avoir rondement mené son affaire, mais c’était sans compter sur la défection, in extremis, de deux sénateurs du camp républicain.

Trump a réagi au camouflet d’hier lundi 17 juillet 2017 dans la soirée avec un baroud d’honneur en déclarant qu’il allait se tourner vers le Congrès pour obtenir, par un simple vote, la démolition de l'”Obamacare“, notamment les dispositions sur la fiscalité de l’assurance maladie et la réglementation sur les contrats d’assurance santé. Théoriquement Trump a des raisons d’espérer, avec un Congrès où les républicains font la loi, mais dans les faits on voit mal les républicains centristes et la minorité démocrate faire passer un texte qui barrerait la route de l’assurance-maladie à plus de 20 millions d’Américains. Trop risqué électoralement.

Voilà, les républicains, dont la domination est écrasante dans les deux chambres du Congrès, ne parviennent même pas à faire front pour faire voter un texte emblématique pour l’homme qu’ils ont porté, en trainant les pieds au début, à la Maison Blanche. “Trumpcare” a plus que jamais des allures de mort-né et a toutes les chances de rester dans les cartons. Comme beaucoup des promesses de campagne populistes du nouveau président. Son règne ne sera pas un long fleuve tranquille…

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Le président américain, Donald Trump, paie très cher ses provocations et tirs tous azimuts, le scandale de l’incursion russe dans la dernière élection américaine – pour lequel son fils a fait de terribles aveux – et la paralysie de la réforme de la santé qu’il avait vendue à ses électeurs. A peine 6 mois après son installation à la tête des USA, seuls 32% des citoyens américains jugent positive l’action de Trump, d’après un sondage du Washington Post et de la chaîne ABC réalisé du 10 au 13 juillet 2017. Ils étaient 42% en avril dernier.

Le républicain et son armada d’avocats font tout pour reprendre la main, avec un déluge de tweets, parfois très agressifs, mais rien ne semble pouvoir enrayer la fonte de son capital de sympathie. Trump a même battu tous les records d’impopularité de ces 70 dernières années pour un président  en poste depuis six mois. Un gros paquet de 48% des sondés ont déclaré “désapprouver fortement” l’action de Trump. Il faut remonter au républicain George W. Bush (2001-2009), lors de son second mandat, pour avoir un niveau de bonnes opinions aussi bas…

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Retour de flammes pour le président américain, Donald Trump, qui a multiplié les tacles et provocations ces derniers mois en entreprenant de démolir systématiquement l’héritage de son prédécesseur, Barack Obama. Le missile est venu d’un élu démocrate de la Chambre des représentants, Brad Sherman, représentant de la Californie et connu pour ses positions très à gauche. Il a déposé hier mercredi 12 juillet 2017 une résolution pour enclencher une procédure de destitution du président républicain. L’attaque survient au moment où Trump fait une virée en France, sur invitation d’Emmanuel Macron, pour assister aux cérémonies de la fête nationale, demain vendredi 14 juillet.

Certes pour le moment on est loin de l’impeachment, qui terrorise les présidents américains depuis le départ forcé de Richard Nixon, en 1974, qui allait à coup sûr subir ce sort à cause des déflagrations du Watergate, mais Trump et son entourage auraient tort de minimiser cette affaire. En effet la résolution de Brad Sherman et Al Green évoque la lourde charge d’entrave à la justice, sur fond des manoeuvres grossières du président américain pour réduire au silence l’ancien directeur du FBI, James Comey, qui allait déballer sur un conseiller de Trump, Michael Flynn.

Sherman est conscient du fait que son combat sera âpre et long, mais il est décidé en à découdre avec le locataire de la Maison Blanche, jusqu’au bout. “Déposer des articles de destitution est la première étape d’une longue route“, a-t-il déclaré, avant d’ajouter : “Mais si l’incompétence impulsive continue, à la fin, dans de nombreux mois, les républicains se joindront au combat en faveur de la destitution“.

A noter qu’aux Etats-Unis, le Congrès a la possibilité de destituer le président à travers deux procédures. La Chambre des représentants formule et vote une mise en accusation (impeachment, en anglais), puis le Sénat “juge” le mis en cause, le président, et se prononce sur sa condamnation (à une majorité des deux tiers) ou son acquittement. Si la condamnation est actée, le président est automatiquement éjecté.
Mais dans les faits, l’affaire est beaucoup plus complexe et jamais un président dans l’histoire du pays n’a subi cette infamie. Deux l’ont frôlée, puis ont été acquittés in fine : Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998. Toutefois Trump, avec le paquet d’ennemis qu’il s’est fait dans le pays, pourrait ne pas avoir la même chance. De plus ses adversaires ont encore beaucoup de temps pour parvenir à leurs fins, vu que le républicain a entamé son mandat il y a un peu moins de 7 mois…

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Donald Trump est arrivé ce jeudi 13 juillet à Paris pour un peu plus de 24 heures durant lesquelles le président américain va passer beaucoup de temps avec son homologue français Emmanuel Macron, rapporte RFI.

Au programme : réunion de travail et dîner au restaurant de la tour Eiffel, puis défilé militaire du 14-Juillet sur les Champs-Elysées vendredi. Cette présence semblait évidente en cette année anniversaire des 100 ans de l’entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, même si les débuts de la relation entre Trump et Macron ont été compliqués et qu’ils ont de nombreux sujets de friction, indique la même source.

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Que le président américain, Donald Trump, défende son fils, Donald Trump Jr, empêtré dans le scandale de l’intrusion russe dans les dernières élections aux Etats-Unis, c’est normal. Mais que Moscou fasse la même chose, ça c’est très étonnant. Donald Trump Jr, après moult pressions, a fini par avouer qu’il avait rencontré une mystérieuse avocate russe, qui travaillerait pour son gouvernement, une femme qui aurait eu en sa possession des informations explosives sur la démocrate Hillary Clinton. Cette affaire avait complètement parasité la campagne des Clinton lors de l’élection de 2016. Et Trump, que personne, ou presque, ne voyait à la Maison Blanche, en avait bien profité.

Donald Trump Jr a balancé mardi 11 juillet sur Twitter un échange de mails avec un émissaire britannique, Rob Goldstone, censé organiser cette entrevue avec Natalia Vesselnitskaïa, le 9 juin 2016. Dans la soirée, le fils du président est passé sur la chaîne de télévision Fox News, acquise à la cause des républicains, pour confesser ceci : “Rétrospectivement, j’aurais sans doute fait les choses un peu différemment.” Trump y est allé de son communiqué, le même jour, en qualifiant son fils d’homme de “grande qualité“. Puis ce mercredi, après le passage de Trump Jr à la télévision la veille, le papa s’en est pris, comme à son habitude, aux médias obsédés selon lui par l’ingérence russe dans le scrutin présidentiel américain de 2016.
Mon fils Donald a fait du bon boulot hier soir“, a twitté le président américain en réaction à l’entretien télévisé. “Il a été ouvert, transparent et innocent. C’est la plus grande chasse aux sorcières de l’Histoire. Triste!“, a lâché le chef de l’exécutif américain.

Ensuite est venu le très inattendu soutien du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ce mercredi à Bruxelles. Pour lui, c’est “dingue” que le fils du président américain soit indexé juste pour avoir rencontré une avocate russe. Quant aux accusations d’immixtion dans la campagne présidentielle américaine, le chef de la diplomatie russe les a balayées d’un revers de la main, exigeant “au moins un fait” étayant ces allégations. Même son de cloche du côté du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a affirmé que Moscou n’avait jamais entendu parler de l’avocate Natalia Vesselnitskaïa.

Bref, tout le monde nie, minimise. Et Lavrov, dans une dernière tentative de dégonfler cette affaire hautement explosive, a fini par asséner face aux journalistes : “C’est incroyable que des gens sérieux puissent faire une montagne d’un rien.” Il n’est pas sûr que les médias et surtout la justice américaine en restent là, maintenant qu’ils ont les aveux du fils du patron de la Maison Blanche…

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Le président américain, Donald Trump et l’homme fort de la Russie, Vladmir Poutine, se sont soigneusement évités jusqu’ici. Mais, sommet du G20 oblige, ils ont dû se rencontrer, pour la première fois, à Hambourg, en Allemagne. La tension ne se limite pas aux abords du lieu de rencontre des dirigeants des 20 nations les plus puissantes de la planète, avec de violents heurts entre la police et les manifestants, elle règne aussi dans les salles abritant les travaux.

Trump et Poutine se sont vus ce vendredi 07 juillet, brièvement, avant de rejoindre les autres chefs d’Etat. Mais l’ambiance, comme on pouvait l’imaginer, était glaciale. Il est vrai que les désaccords sur des sujets majeurs ne manquent pas. Il est vrai aussi que le président américain n’a rien fait pour décrisper la situation, au contraire. Hier, il n’a rien trouvé de mieux à faire que d’attaquer Moscou, en l’accusant d’avoir un “rôle déstabilisateur“. Ce n’est pas de cette façon qu’on prépare une rencontre avec le maitre de Kremlin ! “Il sont tous les deux à l’aise dans l’intimidation et la diversion (…). Ce qui se passera alors entre eux va probablement définir leur relation future“, a confié à l’AFP Derek Chollet, expert au German Marshall Fund of the United States.

Pourtant il n’en a pas toujours été ainsi entre les deux hommes. On se rappelle que Trump, quand il a pris les rênes du pays, disait le plus grand bien de Poutine. Mais depuis il y a eu les accusations d’immixtion de Moscou dans l’élection américaine et les soupçons de complicité entre l’équipe de campagne du républicain et le Kremlin, pour dégommer la rivale de Trump à qui tout le monde promettait la Maison Blanche, Hillary Clinton. Face au tolet aux USA, Trump a dû battre en retraite et se forcer à une sorte de guerre froide contre Moscou…

En tout cas le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, continue de croire à la possibilité d’arracher quelques accords, notamment sur le dossier syrien. Les Etats-Unis sont “prêts à explorer la possibilité d’établir avec la Russie des mécanismes communs” de pacification de la Syrie, notamment avec des zones d’exclusion aérienne et une “livraison coordonnée de l’aide humanitaire“, a indiqué Tillerson.

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Ce n’est plus un poncif de dire que Donald Trump se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, bousculant tout sur son passage, et d’abord les fondamentaux dont la diplomatie américaine tire depuis des lustres son essence. Il est en train de faire pire en sabrant à tour de bras le budget du Département d’Etat et des allocations budgétaires à l’aide étrangère, et dans le sujet qui nous occupe, celles destinées à la Tunisie au titre de l’exercice 2018.

Des coupes sombres massives qui éviscèrent ces dernières de plus des deux-tiers (70%), passant ainsi de 177 millions de dollars en 2016 à seulement 54,5 millions $, alors que l’enveloppe allouée à des pays dont le registre démocratique est sans commune mesure avec celui de la Tunisie, telles que l’Egypte et la Jordanie qui n’ont essuyé que quelques dérisoires réductions. La Tunisie, célébrée comme l’unique véritable démocratie au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, se voit paradoxalement comme punie par le nouveau chef de l’Administration américaine, littéralement habité par l’obsession de la lutte contre le terrorisme et la sécurité plutôt que par les formes les plus douces de la diplomatie. Plus nocif encore, Donald Trump envisage de convertir les subventions et les dons accordés à la Tunisie en prêts, comme l’a affirmé Sarah Yerkes de Carnegie Endowment for International Peace, le 20 juin, devant le Capitole, ce qui, estime-t-elle, envenime davantage les relations entre les deux pays.

Le budget proposé par l’Administration Trump prévoit en outre une réduction de 62% du budget de l’Initiative de partenariat entre les États-Unis et le Moyen-Orient, qui raboterait une panoplie de programmes d’échanges pour les jeunes en Tunisie, destinés spécifiquement à former des étudiants tunisiens et des jeunes adultes en matière de leadership, voués à devenir les futurs acteurs clés de la Tunisie.

Ahmed Mediene, ancien participant à un programme d’échange, a déclaré au site Al-Monitor que «  ces programmes servent de facteur de nivellement pour les étudiants des pays en développement afin qu’ils puissent rêver grand et voyager sans restrictions». Il se désole que «  pour les jeunes tunisiens intéressés par des études aux États-Unis grâce à des programmes d’échange, ces coupures semblent inévitables ». Au demeurant, et s’agissant des programmes nationaux, il trouve «  surprenante cette translation d’axe vers le contre-terrorisme car de nombreux programmes financés par les États-Unis déjà mis en place en Tunisie visent à s’attaquer aux causes profondes de l’exclusion dont sont frappés les jeunes qui rejoignent des groupes extrémistes comme Daech ».

L’embarras de l’Ambassade US

Contactée par Al-Monitor, l’ambassade des États-Unis à Tunis n’a pas été en mesure de commenter spécifiquement le budget proposé par l’Administration Trump, ne dérogeant pas à sa position traditionnelle non partisane. Elle n’en a pas moins évoqué des sujets de discussion dont l’un se lit comme suit: «Ce changement d’approche budgétaire n’implique pas un changement dans la politique américaine à l’égard de la Tunisie ni un changement de concentration sur notre partenariat solide avec la Tunisie et les forces armées tunisiennes. La Tunisie reste un partenaire incontournable et crucial pour les États-Unis ».

Le Congrès affûte ses armes

Les partisans américains de la Tunisie devraient se mettre en ordre de bataille pour le prochain débat au Congrès sur le budget proposé, qui devrait avoir lieu à l’automne avant la fin de l’exercice budgétaire. Mais, il est déjà estimé que le lobbying en faveur du maintien du même niveau d’aide à la Tunisie ne changera qu’une minime part du budget global. N’empêche que plusieurs poids lourds républicains du Congrès américain se sont mobilisés contre la volonté du président Donald Trump de réduire de façon draconienne le budget de la diplomatie et de l’aide étrangère. Le budget étant en réalité élaboré et voté par le Congrès, ce dernier ne s’embarrassera pas de dire non au nouveau président sur ce point. « L’aide étrangère n’est pas de la charité”, a déclaré le sénateur républicain Marco Rubio. « Nous devons nous assurer qu’elle est bien dépensée, mais elle représente moins de 1% du budget et est cruciale pour notre sécurité nationale”. L’un des sénateurs clés dans ce domaine, Lindsey Graham, a prévenu qu’une telle proposition de budget serait “mort-née”.”Ce serait un désastre », a-t-il dit. « L’aide internationale est une forme d’assurance. En investissant là-bas, nous assurons notre sécurité, bien que nous ayons aussi des besoins ici ». Surtout l’homme fort du Sénat, Mitch McConnell, a lui aussi enterré l’idée d’une réduction importante. « J’estime personnellement que la partie diplomatique du budget fédéral est très importante », a-t-il déclaré lors d’un point presse au Capitole. Et puis cent-vingt généraux et amiraux à la retraite viennent même d’écrire au Congrès et à la Maison Blanche pour les exhorter à préserver les budgets de la diplomatie et de l’aide au développement « cruciaux pour empêcher les conflits ». Ces coupes claires au département d’Etat et à l’USAID, « seraient particulièrement dévastatrices », abonde Ilan Goldenberg, expert du Center for a New American Security et ancien cadre des ministères des Affaires étrangères et de la Défense.

A ce concert de rejets de la proposition de Trump, il importe de joindre cette position du président de la commission du budget de la Chambre des représentants du congrès américain, Rodney Frelinghuysen, qui a fait profession à Tunis même d’œuvrer pour que les Etats-Unis maintiennent leur engagement en faveur du soutien de la Tunisie au même niveau des années précédentes. Sera-t-il entendu à l’égal de ses pairs du Congrès, par un président, certes versatile, mais auquel il arrive d’être dans ses bottes jusqu’au bout.

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Le 29 juin, l’agence du Pentagone en charge des ventes d’armes a fait savoir que l’administration de Donald Trump avait autorisé une vente à Taïwan, incluant bombes guidées, missiles et torpilles, pour un montant de 1,3 milliard de dollars, rapporte l’AFP.

En outre, les deux pays se sont accordés pour moderniser mettre à jour certains des équipements déjà détenus par Taïwan, notamment un radar de défense aérienne pour un coût de 400 millions de dollars et un système de guerre électronique.

La décision de la Maison Blanche doit encore être formellement soumise au Congrès, dont le soutien aux ventes d’armes à Taïwan ne s’est jamais démenti.

La dernière vente d’armes américaine à Taïwan remonte à décembre 2015. L’administration Obama avait donné son feu vert à un contrat de 1,8 milliard de dollars d’armement, dont deux frégates, des missiles antichars et des véhicules amphibies, provoquant la colère de Pékin.

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C’est l’histoire d’une Une complètement inventée qui vaut bien des déboires au président américain, Donald Trump. Le pourfendeur devant l’Eternel des “fake news” et autres coups tordus des médias a été chopé en flagrant délit de falsification d’une couverture du célébrissime magazine américain Time, dans laquelle Trump s’exhibe fièrement et qu’elle affiche dans ses clubs de golf, rapporte le Washington Post

«The Apprentice [l’émission de télé-réalité dans laquelle Donald Trump jouait le rôle du patron, NDLR] fait un tabac !», «Trump réussit sur tous les fronts… même à la télévision !» C’est ce type de commentaires élogieux sur le président américain, qui sont plutôt rares il faut le dire, qui ont mis la puce à l’oreille de Washington Post, qui a alors enquêté. Et patatras : Cette Une qui est supposée avoir été publiée le 1er mars 2009 n’a jamais existé. Affront suprême pour les nombreux lecteurs du magazine : Les détails de la supercherie sautent aux yeux. Tricher, et de manière grossière en plus !

On ne connait pas pour le moment l’auteur de ce montage, mais ce qui est sûr c’est que la plaisanterie n’a pas fait rire le Time. Son porte-parole est monté au front dès hier mardi 27 juin 2017 pour faire savoir que le magazine avait sommé la Trump Organization de faire disparaitre cette fausse couverture.
Washington Post en a rajouté une louche à cette affaire scabreuse en rappelant que Trump n’a été honoré qu’une seule fois par la Une du Time, c’était en janvier 1989, donc avant qu’il se jette dans l’arène politique. Depuis quand le magazine parle de lui, c’est pour flinguer ses prises de position, son programme politique ou sa façon très singulière d’agir. Le locataire de la Maison Blanche a donc choisi la mauvaise cible pour son opération de com…

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Le projet de budget 2018 des États-Unis prévoit une baisse importante de l’aide à la Tunisie. En effet, l’administration de Donald Trump  propose d’accorder à la Tunisie, durant l’exercice financier 2018, une aide de seulement 54,6 millions de dollars (133,5 MDT)  soit en baisse de 85,8 millions de dollars (209,8 MDT) par rapport à l’année 2017.

Ce projet de budget 2018 prévoit également de réduire les Fonds de soutien économique (ESF, en anglais) accordés à la Tunisie, pour les ramener à 40 million de dollars (98 MDT), soit une baisse de 34 millions de dollars (plus de 83 MDT), par rapport à l’année 2017.

Sur ces 40 millions de dollars ESF, l’administration Trump propose que 21 millions de dollars (51 MDT) soient alloués aux activités touchant la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance, soit une baisse de 23 millions de dollars (56 MDT) par rapport à 2017. Les 19 millions de dollars restant, soit 47 MDT seront toutefois consacrés aux initiatives de relance de la croissance économique en Tunisie, soit une baisse de 62% par rapport à 2017.

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Le président américain Donald Trump, après avoir soutenu l’isolement du Qatar, propose désormais son aide pour apaiser la grave crise qui oppose Doha à ses voisins du Golfe, rapporte le Matin Online.

Lors d’un entretien téléphonique avec l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, M. Trump a évoqué, mercredi 7 juin 2017, l’idée d’une rencontre à la Maison Blanche pour aplanir les différends.

Cet appel intervient alors que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont accentué mercredi la pression sur le Qatar, trois jours après avoir rompu leurs relations avec leur partenaire du Golfe, a précisé la même source.

Lundi, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, l’Égypte et le Yémen ont rompu toute relation avec le Qatar, la pire crise diplomatique dans la région depuis des années. Ils ont été suivis par la Mauritanie.

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On se demandait si le président américain, Donald Trump, à la faveur des centaines de milliards de dollars qu’il a ramassés dernièrement en Arabie saoudite, était derrière le coup de sang de Riyad, qui a entrainé ses alliés dans une vague de rupture diplomatique sans précédent avec le Qatar. Ou à tout le moins on se demandait si Trump n’avait pas donné son aval à cet isolement du petit émirat, petit par ses dimensions mais costaud par l’activisme de sa diplomatie, aidée en cela par les milliards de dollars généreusement ventilés aux quatre coins du monde, souvent pour des projets pas toujours avouables. Et bien le président américain a mis les pieds dans le plat ce mardi 06 juin 2017 : “Tous les éléments pointent vers le Qatar” dans le financement de l’extrémisme religieux, rapporte Europe 1.

Le président américain en a rajouté une louche sur Twitter, qu’il affectionne particulièrement : la punition administrée au Qatar sera “peut-être le début de la fin de l’horreur du terrorisme“…

Pourtant jusqu’ici les USA étaient le grand allié du Qatar, qui par ailleurs abrite la plus grande base aérienne américaine de la région et le siège du commandement militaire qui opère au Moyen-Orient. Ce n’est pas rien ! La base d’Al-Udeid est déterminante dans le combat contre Daech en Syrie et en Irak, menée par la coalition internationale et pilotée par Washington, et dont d’ailleurs fait partie Doha. Situation ubuesque…

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Séisme diplomatique, c’est peut-être peu dire. La mise au ban de l’Etat du Qatar par l’Arabie, saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et Bahreïn a tout pour bouleverser de fond en comble la donne non seulement dans le Golfe, mais aussi dans toute la région du Moyen-Orient. En rompant leurs relations avec Doha, ces quatre pays signent une nouvelle étape, une révolution copernicienne dans la configuration géopolitique d’une zone où s’enchevêtrent les intérêts de maintes puissances, et non des moindres, et où l’Iran s’active à y avoir son empreinte.

Officiellement, Qatar est accusé de soutenir et de financer le terrorisme, mais fait plus grave, de s’accommoder de l’Iran, et même de le défendre face à son pire ennemi, l’Arabie Saoudite et l’allié de cette dernière, les Etats-Unis. Des griefs qui ont suscité la fureur de Doha accusant à son tour ses voisins du Golfe de vouloir le mettre «sous tutelle» et de l’étouffer économiquement.

A Tunis comme ailleurs, la surprise a été totale. D’autant qui rien ne donnait à penser que la riposte de Ryadh et de ses alliés serait si rapide et si foudroyante, même si on soupçonnait les uns et les autres de vouloir en découdre. La Tunisie tient à observer dans ce conflit une stricte retenue, gardant des relations généralement bonnes de ce côté-ci comme de l’autre. Les partis politiques majeurs ne se sont pas exprimés sur la question, surtout Ennahdha dont personne n’ignore les accointances avec l’Etat de Qatar, principal soutien des Frères musulmans en Egypte et ailleurs. Le seul , pour l’heure, à avoir eu un position tranchée sur la rupture des relations diplomatiques entre trois pays du Golfe et l’Egypte, d’une part, et Qatar, d’autre part, est l’ex président de la République, Moncef Marzouki, qui parle de « chantage et d’intention de faire plier nos frères qataris » , pour affirmer qu’il s’agit d’une « autre bataille , mais pas la dernière, dans le feuilleton dans la lutte pour l’affranchissement vis-à-vis de la tyrannie, de la corruption et de l’asservissement dans la région et dans tout le monde arabe ».

La main de Trump !

Nombreux sont les observateurs qui fait le rapprochement entre la, décision de rupture des relations diplomatiques et la visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite couronnée par la signature d’un accord sur « une vision stratégique » pour renforcer les relations économiques et de défense entre les deux pays. Trump avait pris sur lui d’appeler à « chasser » les extrémistes et « les terroristes », demandant aussi demandé à la communauté internationale « d’isoler » l’Iran. Le Qatar s’est plaint d’être victime d’une campagne hostile, notamment aux États-Unis, concernant son soutien présumé aux groupes islamistes.

Ce lundi 5 juin, c’est le secrétaire d’État américain Rex Tillerson qui s’est chargé de réagir à ce séisme diplomatique. « Il est important que ces pays restent unis ». Un commentaire timide. Mais d’après le Washington Post, la politique de Donald Trump dans la péninsule arabique peut avoir joué sur les relations internes au Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe plusieurs monarchies pétrolières sunnites, dont celles impliquées dans la rupture diplomatique de lundi. Tandis que l’administration Obama considérait ce groupe comme un bloc, Donald Trump a vu l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis comme les “deux piliers de son approche sur la région”, écrit le journal, ce qui a pu favoriser l’explosion du rapport de forces interne.

Balkanisation rampante

En termes de géostratégie politique, on voit dans cette rupture diplomatique la marque d’une nouvelle étape dans la balkanisation du monde arabe. Le spécialiste de géopolitique et auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient, Frédéric Encel, constate que le monde arabe n’en finit plus de se morceler et de se balkaniser. Cela a commencé avec la Somalie, puis le Soudan, l’Irak, la Syrie, jusqu’au Yémen et aux Comores… Il y a un effondrement soit économique, soit politique, soit géopolitique et militaire, soit les trois, avec une division profonde au sein de la Ligue des 22 Etats Arabes.

Il s’agit là d’une nouvelle étape. Elle est grave, explique-t-il parce qu’au fond, le dernier pôle géopolitique arabe à disposer encore d’un véritable levier de puissance avec les hydrocarbures, et à entretenir une vraie unité, c’est le Conseil de Coopération du Golfe. Et il est en train d’éclater. « C’est une nouvelle illustration de l’effondrement géopolitique du monde arabe, dont la traduction la plus éclatante en Syrie est le parrainage des négociations entre la Russie, la Turquie et l’Iran. Il n’y a pas un Etat arabe ».

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La Tunisie, tous les rapports scientifiques sérieux le disent, sera durement impacté par les effets du réchauffement climatique. Le pays a déjà connu ces dernières années des épisodes de sécheresse qui ont frappé rudement le secteur agricole à un niveau rarement atteint, sans perler du stress hydrique qui fait que les Tunisiens ont moins de mètres cubes d’eau (450 m3 d’eau par an et par Tunisien en 2015, indique un rapport de World Resources Institute) que la moyenne des autres habitants de la planète. Tout cela fait que pour la Tunisie l’accord de Paris était comme une bouée de sauvetage. Le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, avait déclaré il y a quelques mois que cet accord inédit lie de fait tous les États et permet de situer les responsabilités en faisant en sorte que les pays qui ne sont pas responsables du réchauffement climatique bénéficient de transfert technologique et de financement des projets de la part des pays pollueurs. Le principe du pollueur payeur quoi, qui s’applique déjà aux entreprises dans les nations avancées. Mais voilà, tout ça c’était avait le coup de canif du président américain, Donald Trump, dans le contrat qui lie les pays de la planète, dont le sien, évidemment…

Trump, après avoir administré un camouflet à ses partenaires du G7 et passé un savon à ses alliés de l’OTAN, vient tout bonnement de faire un pied de nez aux 144 pays qui ont ratifié l’accord de Paris pour, enfin, prendre les mesures énergiques qui se doivent afin de sauver l’humanité des périls qu’engendre le réchauffement climatique. Le président de la première puissance et de la première économie du monde, laquelle d’ailleurs a acquis ce statut en polluant massivement la planète avec son industrie, vient de se dérober face à ses responsabilités en se retirant du seul accord capable de freiner un tant soit peu la dégradation avancée de notre environnement à cause des gaz à effet de serre. Sans la bonne volonté du plus gros pollueur du globe, cet accord, paraphé par Barack Obama en décembre 2015 dans le cadre de la COP21, a-t-il encore un sens ? L’Union européenne et la Chine veulent y croire, elles qui viennent de marteler leur appui à ce texte sans précédent, après la défection des USA. Mais rien ne nous garantit à ce stade que l’agende de Paris tiendra après l’ahurissante décision de Trump, à laquelle le président français, Emmanuel Macron, n’a pas voulu croire au sommet du G7, pariant sur un minimum de bon sens du président américain, une fois qu’il aura regagné Washington. Le républicain avait demandé quelques jours de réflexion, ce qui en soi était déjà étonnant vu que les USA avaient paraphé, et avec enthousiasme, ce texte. Mais qu’il l’enterre, c’est au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer…

Les retombées, forcément négatives

Mouakher avait fait savoir que tous les État sont astreints à une contribution à hauteur de 28%, rappelant que l’accord entre en vigueur une fois que 55% des États l’ont adopté, sachant que 80 Etats l’ont déjà ratifié.
Il avait indiqué que les propositions mises sur la table par la Tunisie pour obtenir 20 milliards de dollars ne sont pas toutes claires mais que le ministère fera de son mieux pour décrocher plus de subventions pour l’adaptation du secteur agricole au phénomène du changement climatique. Toutefois il avait indiqué que ce pactole n’est pas acquis et qu’il faudra de toute façon que la Tunisie ponde des projets bien définis, prioritaires et finançables pour voir la couleur de cet argent. Autre annonce du ministre, et de taille : Une administration chargée du dossier climatique sera mise sur pied. Mais que va rester de tout cela après ce que vient de faire Trump ? Nul ne le sait. S’il n’y avait pas urgence en matière de décisions rapides et courageuses pour contenir la hausse des températures à un niveau soutenable, pour l’homme comme pour la nature, on se dirait qu’après tout Trump, tout au plus, ne restera que 8 ans à la tête des USA (2 mandats de 4 ans) et qu’il y aura possibilité par la suite de rebâtir ce qu’il a cassé, avec son successeur, mais là ça presse…

Dans son plan national soumis aux Nations-Unies en marge de la COP 21, la Tunisie se donnait pour ambition de « réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs (énergie, procédés industriels, agriculture, forêt et autres utilisations des terres, et déchets) de manière à baisser son intensité carbone de 41% en 2030 par rapport à l’année de base 2010 ». Le pays dispose déjà d’un levier important pour atteindre ses objectifs : Le plan solaire tunisien (PST). Ce plan, d’après le ministre, a toutes les chances d’obtenir la totalité des financements, dans le cadre de l’accord de Paris. Idem pour les autres programmes dans le domaines des énergies renouvelables. Mais là, encore une fois, c’était avant le coup de massue administré à la planète par Trump…

La démolition de l’héritage d’Obama, par Trump, est à ce prix. Il a commencé son “oeuvre” avec la réforme du système de santé d’Obama (“obamacare”), a poursuivi son entreprise de destruction avec un décret sur l’immigration qui lui a valu l’inimitié d’une partie de la planète, et maintenant le climat. Le souci c’est que les premiers “chantiers” de Trump ont certes une portée nationale et internationale, mais c’est sans commune mesure avec le revirement à 360 degrés sur l’accord de Paris lequel lui a des répercussions sur l’avenir de l’humanité toute entière. C’est tout de même une autre dimension !

Avec cette décision, l’occupant de la Maison Blanche met les Etats-Unis dans la liste noire des nations qui se sont braquées contre l’accord de Paris, avec la Syrie et le Nicaragua, seuls contre tous. Mais je ne suis pas sûr que ça empêche Trump de dormir…

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Le président américain, Donald Trump, après avoir administré un camouflet à ses partenaires du G7 et passé un savon à ses alliés de l’OTAN, vient tout bonnement de faire un pied de nez aux 144 pays qui ont ratifié l’accord de Paris pour, enfin, prendre les mesures énergiques qui se doivent afin de sauver l’humanité des périls qu’engendre le réchauffement climatique. Le président de la première puissance et de la première économie du monde, laquelle d’ailleurs a acquis ce statut en polluant massivement la planète avec son industrie, vient de se dérober face à ses responsabilités en se retirant du seul accord capable de freiner un tant soit peu la dégradation avancée de notre environnement à cause des gaz à effet de serre. Sans la bonne volonté du plus gros pollueur du globe, cet accord, paraphé par Barack Obama en décembre 2015 dans le cadre de la COP21, a-t-il encore un sens ? L’Union européenne et la Chine veulent y croire, elles qui viennent de marteler leur appui à ce texte sans précédent, après la défection des USA.

La démolition de l’héritage d’Obama, par Trump, est à ce prix. Il a commencé son “oeuvre” avec la réforme du système de santé d’Obama (“obamacare”), a poursuivi son entreprise de destruction avec un décret sur l’immigration qui lui a valu l’inimitié d’une partie de la planète, et maintenant le climat. Le souci c’est que les premiers “chantiers” de Trump ont certes une portée nationale et internationale, mais c’est sans commune mesure avec le revirement à 360 degrés sur l’accord de Paris qui lui a des répercussions sur l’avenir de l’humanité toute entière. C’est tout de même une autre dimension !

En agissant de la sorte, l’occupant de la Maison Blanche place son pays dans la liste noire des nations qui se sont braquées contre l’accord de Paris : la Syrie et le Nicaragua, seuls contre tous…

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C’est une chancelière allemande, Angela Merkel, particulièrement désabusée et pessimiste qui a pris la parole hier dimanche 28 mai 2017 lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. Merkel, qui revient du sommet du G7 en Sicile, en Italie, a laissé de côté le traditionnel langage diplomatique feutré pour faire part de ses états d’âme. En parlant des liens entre les USA et l’Europe, qui ont sauvé du péril le vieux continent à deux reprises (durant les deux guerres mondiales), Merkel a lâché ceci :  “L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours“, rapporte lexpress.fr ce lundi 29 mai 2017. Il est vrai que la chancelière et ses camarades du G7 (France, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) venaient de recevoir la douche froide administrée par le président américain, Donald Trump, qui a carrément refusé de prendre le moindre engagement dans le sens de l’accord de Paris contre le réchauffement climatique.

Nous, Européens, devons prendre notre destin en main“, a déclaré Merkel. “Nous devons nous battre pour notre propre destin“, a-t-elle ajouté, avant de faire un clin d’oeil appuyé au président français, Emmanuel Macron, avec qui elle compte relever les grands défis de l’Europe et de la planète.
Pour la chancelière allemande, les négociations sur le climat, vendredi et samedi derniers, ne sont “pas du tout satisfaisantes” et elles ont été conduites “dans une situation de six contre un” (comprenez Trump seul contre tous). Alors que pour Macron, sans doute encore ébloui par le torrent de compliments que lui a faits le président américain, ces pourparlers avec le trublion de la Maison Blanche sont un “progrès” par rapport aux sombres prédictions il y a quelques semaines. Le chef de l’Etat français a même affirmé qu’il avait “bon espoir” que Trump “confirmera son engagement (sur les accords de Paris), à son rythme“, c’est-à-dire “la semaine prochaine“, comme l’a dit le principal intéressé après la clôture du sommet à Taormina.

De retour chez lui, à Washington, c’est pourtant un Trump presque euphorique qu’on a vu :  “Je viens de rentrer d’Europe. Ce voyage a été un grand succès pour les États-Unis“, a-t-il publié hier dimanche sur Twitter. Il pensait sans doute au camouflet qu’il a administré à ses alliés de l’Otan lors de sa première visite à Bruxelles, les 24 et 25 mai 2017, quand il a refusé de renouveler explicitement les voeux de fidélité des USA à l'”article 5” de l’Otan, qui stipule que les alliés doivent assistance à l’un des leurs en cas d’agression extérieure. Trump est le premier président américain depuis près de 70 ans à refuser de prendre un tel engagement…
Il y a aussi les vertes et les pas mûres qu’il a balancées à ses partenaires de l’Otan, auxquels il a reproché de ne pas mettre la main à la poche pour se payer leur défense et de laisser tout le fardeau aux Américains. Si vous y ajoutez ses propos acides sur les “mauvais” Allemands qui commercialisent trop de voitures aux États-Unis, vous avez un président qui ne sera certainement pas le meilleur ami des Européens, comme l’a été son prédécesseur, Barack Obama…

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Le président Donald Trump a terminé son périple au Moyen-Orient. Il a été traité royalement par la famille royale saoudienne à coups de cadeaux et d’éloges, et il lui a répondu en lui vendant des armes et louant sa dictature. Il s’est rendu ensuite en Israël où il a donné au premier ministre Benjamin Netanyahu tout ce qu’il aurait pu souhaiter.

Tout cela marque une distance par rapport à la politique de l’ex président Barack Obama qui n’était pas au mieux avec Riyad ou Tel Aviv. Mais au bout du compte, Obama n’a jamais vraiment rompu avec le modèle pluri-décennal de la diplomatie américaine au Moyen-Orient. Il se chamaillait avec Netanyahou, et disait peu de choses sur la démocratie qui rendait cependant furieux les alliés arabes.

Pourtant, Israël, en prenant appui sur ses vastes réseaux de soutien à l’extérieur de la Maison Blanche, a continué à en faire à sa tête. Le régime saoudien a exprimé son mécontentement des remontrances d’Obama, mais finalement, la vie suivait son cours. Le pétrole a continué à couler. Le royaume a continué à exporter ses djihadistes indésirables et ses propres préceptes virulents sur l’islam, déclare le Washington Post dans un article signé par Christian Caryl, spécialiste de la politique US au Moyen-Orient.

Ainsi même si la visite de Trump a été présentée comme un nouveau départ spectaculaire, elle n’était en réalité qu’une reprise indolente des politiques établies de longue date, plus précisément les politiques qui, en fait, ont contribué à perpétuer des dictatures corrompues, des vendettas sans fin et un dysfonctionnement latent à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Le voyage de Trump aurait dû au moins laissé entrevoir un avenir différent pour la région. Au lieu de cela, il a tout simplement rabâché l’antienne du passé.

Une « occasion fantastique » pour Trump

Si Trump continue sur cette voie, ce sera une tragédie aux proportions colossales. L’histoire a fourni à Trump une occasion fantastique pour envoyer un signal positif à une région interdite d’espoir. Et il pouvait le faire sans mettre en péril les alliances établies, ni entraîner les États-Unis dans un nouveau bourbier interventionniste. En le faisant, il pourrait asséner un grand coup à l’Etat islamique, à Al-Qaïda et tous leurs semblables dépravés sur le front qui importe le plus: celui de la politique.

Les Etats-Unis doivent aider la Tunisie, l’unique « success story » du printemps arabe. Au cours des six dernières années, les Tunisiens se sont obstinément battus pour préserver leur jeune démocratie. À bien des égards, en dépit de multiples élections et plusieurs séries de réformes, leur révolution est toujours en marche. Mais les obstacles – économiques et politiques – sont encore énormes. Et jusqu’à présent, la Tunisie n’a obtenu nulle part le soutien qu’elle mérite. Les Etats-Unis et les Européens ont, les uns et les autres, fait beaucoup moins que ce qu’ils pouvaient faire, constate le Washington Post.

Pour toutes ses difficultés, la Tunisie a une histoire exaltante à raconter non seulement à d’autres Arabes, mais aussi au monde entier. Pourtant, qui, aux Etats-Unis, a jamais entendu quoi que ce soit à ce sujet? Le président américain doit proclamer son soutien au combat mené par la Tunisie et s’y rendre en visite à la première occasion possible, recommande le quotidien washingtonien.

En outre, il devrait inciter les Européens à se joindre aux États-Unis dans l’élaboration d’un ambitieux programme d’aide. Comme l’a souligné le Conseil de l’Atlantique, basé à Washington, dans une note d’orientation, l’année dernière, les Tunisiens ont le plus clairement besoin d’ aide dans les domaines de la sécurité, du développement économique et de la promotion des institutions démocratiques. Nul besoin d’édifier une Nation. La Tunisie a déjà des institutions étatiques solides, une population politiquement engagée et même une grande génération de femmes déterminées et très instruites.

Un signal pour l’avenir

Les Tunisiens ont fait d’immenses progrès. Pourtant, leur expérience est au bord du gouffre. L’économie est plongée dans le marasme. La pauvreté et la corruption prolifèrent. Le chômage des jeunes atteint des sommets. Les élites, indéracinables, se cramponnent au pouvoir. Les extrémistes islamistes capitalisent sur le mécontentement croissant. Pour l’ensemble de ses réalisations, la Tunisie a acquis une certaine notoriété en tant que source démesurée d’envoi de combattants étrangers pour la guerre civile en Syrie.

Et le Washington Post de poursuivre : « Imaginez cependant l’impact potentiel que pourrait avoir sur la Tunisie une aide du monde extérieur pour faire face à ces problèmes. Une relance économique administrerait la preuve que les pays arabes peuvent se débrouiller sans flotter sur des mers de pétrole. Les programmes de lutte contre la corruption pourraient montrer comment remédier à l’un des maux les plus corrosifs de la région. Et la démocratisation continue offrirait une réponse dévastatrice pour les militants islamistes qui ont peur de véritables « pouvoirs du peuple » plus que de toute autre chose. Une Tunisie démocratiquement réussie est la réponse non militaire la plus efficace à l’État islamique que l’on puisse imaginer. Et contrairement à la politique saoudienne de répression perpétuelle, l’exemple tunisien offrirait une chance de briser les cycles sans fin de la violence et de la radicalisation ».

« L’avenir du monde arabe ne se trouve pas en Arabie Saoudite. Il se trouve en Tunisie. Trump a le choix. Il peut se ranger du côté des gouvernements qui incarnent les politiques défaillantes du passé. Ou il pourrait essayer d’envoyer un signal pour l’avenir. Il peut encore saisir l’opportunité offerte », conclut le Washington Post.

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Le Maroc pourra enfin avoir ses bombes intelligentes. La vente de ces projectiles très particuliers, à guidage laser, conçus aux Etats-Unis, avait été interdite par l’administration de Barack Obama. D’ailleurs ils n’étaient fournis qu’à un cercle très restreint de pays alliés. Le président américain, Donald Trump, qui ne s’embarrasse pas des mêmes craintes qu’Obama, vient de lever l’interdiction, d’après le journal Al Ahdath Al Maghirbia, dans son édition de ce week-end.

Ces bombes, qui ont la particularité de toucher leurs cibles avec une grande précision, sont fabriqués par les deux ténors américains de l’industrie de l’armement, Raytheon et Lockheed Martin. Elles sont très utilisées par les unités des forces aériennes et les Marines des USA. L’armée du Canada en dispose également ainsi que les troupes des Etats membres de l’OTAN et l’armée de l’air saoudienne. Les fabricants viennent de recevoir une liste très sélect de nouveaux pays, dont le Maroc, qui auront le privilège d’être approvisionnés.

D’après Al Ahdath, Trump entend ainsi récompenser le roi Mohammed VI pour la retenue dont il a fait preuve dans la gestion de la crise de Guerguerat. Avec cette issue pacifique, suite à l’intervention du secrétaire général de l’ONU, l’administration américaine aurait la preuve que les Forces armées royales ne sont pas un danger pour leur environnement.

Reste à convaincre les voisins immédiats du Maroc, notamment l’Algérie et la Mauritanie. Il est évident que les bombes à guidage laser mettent les troupes du royaume à un cran au-dessus par rapport aux armées de la région , ce qui ne manquera pas de faire grincer des dents. Une affaire à suivre donc de très près…

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Tout le monde guettait la première rencontre entre les deux présidents dont on parle le plus en ce moment en Occident, deux nouveaux venus : l’Américain Donald Trump et le Français Emmanuel Macron. On se demandait surtout à quelle sauce la tornade républicaine allait manger l’artisan du mouvement En Marche!, qui a bouleversé la vie politique française à un niveau inimaginable il y a peu de temps. On a eu des réponses ce jeudi 25 mai 2017, à Bruxelles, qui abritait un mini-sommet de l’Otan, essentiellement consacré à l’accord international sur le climat et aux crises internationales.

Le chef de l’Etat français a débarqué peu après 13 heures à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis, pour un déjeuner travail. Trump et son épouse l’ont chaleureusement accueilli. Visiblement impressionné par le parcours éclair du plus jeune président des démocraties du monde entier (Macron a à peine 39 ans), Trump, 70 ans, a lâché ceci : “Vous avez mené une campagne incroyable et remporté une formidable victoire (…). Le monde entier en a parlé, nous avons de nombreux sujets à aborder, notamment le terrorisme (…). Félicitations, bien joué“.

Macron de son côté a fait part de son bonheur de rencontrer Trump, ce qui est sans doute vrai puisqu’il y a encore quelques semaines, peu de gens avaient imaginé qu’il s’assoirait à la table des grands de ce monde. “On a un agenda extrêmement large à discuter au sujet de la lutte contre le terrorisme, l’économie, les sujets climatiques et énergétique”, a indiqué le président français, avant d’ajouter : “Ce sommet de l’Otan est pour nous l’occasion d’une première rencontre et je suis très heureux de pouvoir, ensemble, changer beaucoup de choses“.

Les deux hommes ont mis une touche finale à ce tableau idyllique en se serrant la main, très fermement, une spécialité de l’occupant de la Maison Blanche qu’il avait refusé de servir à la chancelière Angela Merkel, à la tête tout de même de la première puissance économique européenne, l’Allemagne. Il fallait le faire !

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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