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Exportations

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La vice-présidente du Conseil d’affaires tuniso-chinois, Dhouha Chtourou, a annoncé, lors du Forum économique tuniso-chinois qui a eu lieu ce mardi 15 mai 2018 au siège de l’UTICA à Tunis, que le Conseil accordera à ses adhérents parmi les industriels tunisiens voulant investir et faire des affaires en Chine des facilitations pour l’obtention du visa. “J’incite chaque entreprise tunisienne voulant investir en Chine à être membre du conseil… Un certificat facilitant l’obtention du visa lui sera accordé“, a-t-elle précisé.

Dhouha Chtourou a par la même occasion appelé les hommes d’affaires, les industriels et les exportateurs à adhérer en masse à ce conseil chargé principalement d’accompagner les entreprises tunisiennes pour en savoir plus sur le marché chinois, promouvoir le développement coordonné entre les entreprises économiques tunisiennes et chinoises, renforcer et développer les relations de coopération amicales entre les deux peuples et promouvoir un partenariat gagnant-gagnant, selon ses dires.

Organisé par le Conseil d’affaires tuniso-chinois en collaboration avec l’Ambassade de la Chine, le Forum économique tuniso-chinois a été une occasion pour concrétiser les projets de coopération économique et commerciale entre la Tunisie et la Chine et promouvoir les opportunités à l’import.

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Selon les données rapportées par l’agence d’information africaine Ecofin, les revenus tirés des exportations de l’Ethiopie ont atteint 2,1 milliards $ au cours des trois premiers trimestres de l’année fiscale 2017/2018. Ce qui représente toutefois 56,9% de l’objectif initial qui était d’atteindre 3,66 milliards $ au cours de cette période, soit un déficit de 1,58 milliard $.

D’après les autorités éthiopiennes, le principal facteur de cette performance relativement faible constitue le commerce de contrebande.

Concernant la nature des produits exportés, les graines oléagineuses, le thé, et l’électricité ont réalisé les meilleures performances en atteignant plus de 75% des objectifs, en matière de revenus.

Par contre, les intrants chimiques et de construction, le textile, les épices, l’or, les animaux vivants, les chaussures et les produits du miel ont réalisé moins de 50% des objectifs fixés, en ce qui concerne les revenus.

A noter que la Chine, la Somalie, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et les Pays-Bas ont été les principales destinations des exportations de l’Ethiopie au cours de la période considérée.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouen Abassi, a pris la parole ce lundi 14 mai 2018, sur Express FM. Il a déclaré, d’emblée, que la dégradation des indicateurs économiques n’a pas pour seule source la monnaie nationale. Il a ajouté que la politique monétaire doit aller de concert avec la politique budgétaire. Une manière de dégager sa responsabilité et d’anticiper d’éventuelles accusations de la même nature que celles qu’avaient encaissées son prédécesseur, Chedli Ayari.

Pour Abassi, la difficulté majeure en Tunisie réside plus dans l’accès aux crédits que le taux d’intérêt. «Il y a un véritable intérêt pour les microcrédits et le leasing malgré leurs taux d’intérêts élevés. Il faut reconnaitre qu’en Tunisie il y a un problème d’inclusion financière et bancaire. Cela est du à un manque de confiance. Ce manque de confiance peut être résolu grâce aux nouvelles technologies, et en l’occurrence la technologie blockchain peut être la réponse».

Par ailleurs le patron de la BCT a affirmé que l’inflation est remorquée par la montée des prix des produits frais, qui est plus conséquente que celle des produits agricoles. Il a également déclaré que le plus gros problème est le manque de productivité : «D’ailleurs, on constate que l’exportation ne s’est pas envolée en dépit du repli du taux de change. Il est d’usage qu’un taux de change compétitif propulse davantage l’exportation, or ce n’est pas le cas. Cela est du au déficit de production, à l’absence d’une bonne offre exportable ainsi qu’aux obstacles pour l’accès au marché. Il y a un problème au niveau de toute la chaîne de valeur, et pas uniquement une défaillance dans la politique monétaire».

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La valeur des exportations d’huile d’olive a augmenté de 180%, depuis le début de la saison d’exportation du 1er novembre 2017 jusqu’au 30 avril 2018, enregistrant une évolution de 12% du prix moyen à l’export, par rapport à la même période de l’année écoulée, indique le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, jeudi 10 mai 2018, dans un communiqué.

Les quantités exportées ont atteint une valeur de 1 356 millions dinars (MD), contre 484 MD, en 2017.
Les quantités d’huile d’olive conditionnée exportées se sont établies à 8 967 tonnes contre 7 601 tonnes durant la même période de la saison écoulée, soit une hausse de 20% en quantité et de 37% en valeur.
La France et le Canada occupent la première place des pays importateurs de l’huile d’olive conditionnée tunisienne avec 26% chacun, suivis par les Etats-Unis (10%), l’Arabie Saoudite (8%), les Emirats arabes unis/ le Brésil (7%), la Nouvelle-Zélande (4%), la Suisse / Oman/ le Japon (2%), le Danemark / le Koweit (1%)…

Les quantités d’huile d’olive en vrac exportées ont atteint 125 436 tonnes contre 46 100 tonnes durant la même période de la saison écoulée, soit une augmentation de 172% en quantité et de 210% en valeur.
L’Espagne et l’Italie sont les pays qui en importent le plus avec 34% pour chacune, suivies par les Etats-Unis (18%), le Portugal (4%), la France/ le Maroc (3%), les Seychelles (1%)…

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Le déficit de la balance commerciale s’est situé au niveau de 5 085,4 millions de dinars (MD), à fin avril 2018, contre 5151,4 MD, durant la même période de 2017. Ainsi, le taux de couverture a évolué de 6,3 points par rapport aux quatre premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à 2,7% (contre 66,4 %, en avril 2017), a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).

Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 3 398,2 MD et celui de la balance énergétique s’est établi à 1687,2 MD (33,2% du total du déficit), contre 1384,2 MD durant la même période en 2017.

Ce déficit dont le montant demeure très élevé est du, essentiellement, au déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-1508,9 MD), l’Italie (-978,7 MD), la Turquie (-749,7 MD), la Russie (-416 MD) et l’Algérie (-358,1 MD).

En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement, avec le premier partenaire commercial de la Tunisie, la France de 1307,3 MD, ainsi que la Libye de 288,2 MD et le Maroc de 168,3 MD.

La réduction du déficit s’explique par l’accroissement des exportations, à un rythme soutenu, à hauteur de 32,8% contre 8% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 13 542,6 MD contre 10 201 MD durant la même période en 2017.

Cette hausse concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement important de 93%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (668,5 MD contre 303,6 MD), de produits agricoles et agro-alimentaires (+ 93,7%), suite à la progression spectaculaire de nos ventes de l’huile d’olive (1 015,7 MD contre 284,3) et des dattes (369,9 MD contre 263,9 MD), des industries manufacturières de 28,2%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 24,9% et des industries mécaniques et électriques de 23,6%.

En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 29,5%.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,4% du total des exportations) ont augmenté de 28,9%, en raison de la hausse de nos exportations vers l’Espagne de 87,2%, l’Allemagne de 31,5% et la France de 25,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 43,7% et la Libye de 25,7%, mais ont baissé de 15,2%, vers l’Algérie.

Toutefois, le déficit commercial demeure important, en raison du maintien du rythme de croissance des importations à hauteur de 21,3%, pour une valeur de 18 628 MD contre 13,8% durant les quatre premiers mois de 2017 soit 15 352,3 MD.

L’accroissement perceptible des importations est du essentiellement à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 37,3%, des matières premières et demi produits de 27,4%, des biens d’équipement de 17% et du secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 13,9%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 2,2%. Les importations hors énergie ont augmenté de 19,3%.

TAP

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Les cahiers tunisiens se vendent beaucoup au Maroc, jusqu’à 90%, disent les vendeurs locaux, et ça commence à poser un gros problème à ces derniers. Alors des plaintes pour dumping, contre les exportateurs tunisiens, ont fusé. «Dans le cadre de l’audition publique qui s’est tenue lundi 30 avril, à Rabat, la branche de production nationale de cahiers a eu l’occasion de rappeler qu’il était grand temps de faire cesser les pratiques très sévères de dumping des exportateurs tunisiens de cahiers sur le marché marocain et qu’elle userait de tous les moyens légaux pour restaurer les conditions d’une concurrence loyale sur son marché», indique un communiqué de MAPAF, Promograph et Med Paper.

Les textes de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) sont clairs sur ce type de litige : les parties concernées doivent chacune exposer leurs arguments devant une commission, chargée de trancher. La partie marocaine s’appuie sur les gros chiffres du 1er trimestre 2018 pour dire qu’il y a urgence à édicter des mesures antidumping afin de barrer la route aux cahiers en provenance de Tunisie, rapporte La Tribune. Les plaignants sont allés plus loin en déclarant que le Maroc est le seul pays où les exportateurs tunisiens se permettent d’avoir des attitudes aussi agressives. Reste à savoir ce que la commission en conclura.
En attendant, sachez que le marché marocain absorberait plus de 80% du total des exportations tunisiennes de cahiers, ce qui, dumping ou pas, en irrite plus d’un. Par ailleurs cette bronca contre les Tunisiens est à placer dans un vaste mouvement des autorités marocaines pour restreindre les importations, au nom de la protection des producteurs locaux…

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Du 2 janvier au 2 mai 2018, les recettes d’exportation des fruits ont atteint 7706,2 (MD), contre 3915 MD enregistrés à la même période l’année dernière, soit une hausse d’environ 97%, selon les données du ministère de l’Agriculture, des ressources hydraulique et de la pêche.

Selon les mêmes données, les quantités de fruits exportées au cours de la saison en cours ont augmenté de 180% par rapport à la campagne précédente, pour s’établir à 1342,4 tonnes contre 478,7 tonnes.

Cette hausse est due, selon un communiqué du ministère publié jeudi, au retour du marché libyen, qui représente 40% du total des quantités exportées, outre la progression des exportations vers l’Italie (+160%) et le Qatar (+1070%), ainsi que vers de nouveaux marchés; tels qu’Oman et la Belgique.

La Tunisie exporte notamment les pêches (1,2 million de dinars), les framboises (1,7 million de dinars) et les figues de barbarie (0,8 million de dinars).

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Le siège de l’UTICA abritera le mardi 15 mai 2018 le Forum Economique Tuniso-Chinois. Ce Forum est organisé par le Conseil d’affaires Tuniso-Chinois relevant de l’UTICA.

Ce Conseil vient, rappelons-le, d’être créé pour rapprocher les milieux économiques des deux pays dans les secteurs publics et privés et  pour renforcer la coopération et l’échange d’expertise entre les industriels et les investisseurs  tunisiens et Chinois et ce dans les deux sens.

Le programme de cette manifestation comporte des rencontres de Networking bien ciblées, une présentation  des « projets de coopération économique et commerciale entre la Tunisie et la Chine » assurée par le nouvel ambassadeur chinois en Tunisie Wang Wenbin, une présentation des  Investissements et des financements de la Chine en Afrique assurée par la Conseillère économique de l’Ambassade de Chine dans notre pays, Zhang Fengling, ainsi qu’une Promotion du salon « China Import Expo »  qui aura lieu à Shanghai du 5 au 10 novembre 2018.

Ce Salon va offrir aussi aux entreprises Tunisiennes une possibilité unique de faire leurs premiers pas pour entrer dans le gigantesque marché chinois ; surtout que son organisation entre dans le cadre des efforts récents du gouvernement chinois en vue d’entrer dans une  nouvelle ère de désenclavement de grande envergure et constitue une étape importante dans l’ouverture continue du marché chinois au monde.

Il est à rappeler qu’une délégation du conseil d’affaires Tuniso-Chinois était récemment à Pékin où elle a participé à de nombreuses manifestations  dont le « Belt and Road Trade and Investment Forum ».

La délégation Tunisienne a dans ce cadre des rencontres avec les membres chinois du Conseil d’affaires, ainsi qu’avec de nombreux hommes désireux d’investir dans notre pays où d’importer les produits Tunisiens comme l’huile d’olive.

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Les secteurs de l’économie qui apportent de vraies satisfactions ces dernières années se comptent sur les doigts d’une main. Il y a le tourisme dont on peut se réjouir de l’embellie, grâce à des prix très compétitifs, même si ces mêmes tarifs du tourisme de masse nous scotchent à un niveau très éloigné des recettes du voisin marocain, par exemple. Il y a les exportations de l’industrie mécanique et électrique, florissantes. Il y a le phosphate, qui a repris quelques couleurs – on touche du bois ! Il y a l’investissement industriel, mais il montre quelques signes de fatigue en ce moment. Puis il y a l’agriculture, notamment le segment biologique, lequel, sans faire de bruit, bluffe par ses performances. “L’agriculture bio a réalisé un chiffre record en matière d’exportation (430 millions de dinars), sachant que l’huile d’olive biologique a représenté plus de 46% de nos exportations en matière d’huile d’olive. La Tunisie a enregistré un bond très important en matière d’agriculture biologique, en 2017, atteignant 370 mille hectares de bio certifié. Le nombre d’opérateurs (agriculteurs, transformateurs, exportateurs) est passé de 3700 en 2016, à 7400, l’année dernière” a affirmé, mercredi 2 mai 2018, Samia Maamer, Directrice Générale de l’agriculture biologique, au ministère de l’Agriculture.

Intervenant à un séminaire sur “l’état d’avancement de la mise en œuvre de la stratégie bio en Tunisie”, organisé à Tunis, par la direction générale de l’agriculture biologique, dans le cadre de la Semaine BIO 2018, (du 2 au 10 mai 2018), elle a annoncé “qu’une convention relative à la promotion de l’agrotourisme a été signée la semaine dernière, avec la Fédération belge inter-environnement Wallonie-Bruxelles“. Elle a précisé que “6 circuits de bio-tourisme, sur les 24 programmés d’ici 2020, ont été réalisés et testés dans le cadre du partenariat lancé avec cette fédération. Il s’agit de poser la première pierre de collaboration entre le tourisme et l’agriculture“.

La Tunisie avait vu juste dès 2015

La stratégie Bio en Tunisie, lancée en 2015, vise à bâtir un modèle tunisien de l’agriculture biologique soutenu par une meilleure gouvernance du secteur, à l’horizon 2020. Elle a deux objectifs principaux, le premier consiste à contribuer à dynamiser et à diversifier l’économie nationale à travers le développement et la valorisation du secteur de l’agriculture biologique. Il s’articule autour du développement de 20 filières de l’agriculture biologique, la création de 5 zones pilotes spécialisées en AB et de circuits de bio-tourisme dans les 24 gouvernorats et le soutien de l’exportation des produits Bio Tunisien sur le marché mondial“, a-t-elle rappelé.

Le deuxième objectif consiste à concevoir un processus de gouvernance du secteur de l’agriculture biologique à travers le renforcement des capacités des différentes parties prenantes, la consolidation du système de contrôle des produits bio, l’amélioration de la compétitivité du produit Bio Tunisien, le suivi et l’évaluation du processus de mise en œuvre des différents programmes“. Et il ne faut pas se louper, car si le bio a le vent en poupe en Europe et offre assurément des débouchés aux producteurs tunisiens, il y a aussi ces normes européennes d’hygiène et de sécurité drastiques et qui d’ailleurs frappent régulièrement – sanctions financières – même des ténors de l’Union européenne tels que la France. Que dire de la Tunisie. Pour cette dernière il suffirait simplement, en cas de tromperie sur la marchandise, de lui fermer le marché. Vous imaginez les retombées pour le secteur bio tunisien. Alors pas de fausse manoeuvre !

Les projets avancent

S’agissant de l’état d’avancement de cette stratégie, Maamer a affirmé que “le développement des 20 filières et des 5 zones pilotes spécialisées en AB avance à pas sûrs et que les objectifs fixés d’ici 2020 seront atteints, voire dépassés“.
Et de préciser que “le secteur de l’agriculture biologique en Tunisie est un secteur prometteur et à grand potentiel pouvant atteindre 2 millions d’hectares de cultures biologiques, dont un million d’hectares d’oliveraies Bio. Sur les 1,8 million d’hectares d’oliveraies que compte actuellement, le pays, 5% seulement sont traités par des produits chimiques, ce qui fait que 95% de ces oliveraies pourraient être converties en oliveraies biologiques“.

La conclusion qu’on tire de tout cela c’est qu’à côté des terribles révélations de l’émission “Ma Lam Yokal“, sur Al Hiwar Ettounsi, au sujet des produits agricoles dans nos assiettes qui ne sont plus les mêmes, mondialisation oblige, il y a ces bonnes nouvelles du côté de l’agriculture bio. Des indicateurs qui sont du reste une voie royale pour éloigner l’épée de Damoclès des semences génétiquement modifiées, dont on ne connait toujours pas l’ampleur des dégâts sur notre santé. Pas assez de recul sans doute. Quoi qu’il en soit le lobbying intense et la pression des firmes internationales, notamment américaines, laissent très peu de marge pour tenter autre chose. Le bio est justement la solution à cette impasse. Et de ce point de vue la Tunisie a une très belle carte à jouer.

S.L.

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L’Algérie a annoncé qu’elle compte exporter vers la RD Congo ses produits de l’industrie mécanique et sidérurgique, comme les bus de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), des produits électroniques et électroménagers, du machinisme agricole et des équipements dédiés à l’industrie électrique.

Selon les données rapportées par APS, une mission économique congolaise sera organisée en Algérie afin d’examiner toutes les potentialités de partenariat en Algérie et en RD Congo et les moyens de les concrétiser sur le terrain.

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Un guide pratique d’export de l’artisanat tunisien vers les Etats-Unis a été lancé vendredi à Tunis, à l’occasion de la 35ème édition du salon de la création artisanale (du 26 avril au 5 mai 2018, au Parc des expositions du Kram).

Ce guide présenté lors d’une cérémonie de signature de mémorandums d’entente entre la Tunisie et les Etats-Unis d’Amérique est mis à la disposition des artisans tunisiens qui veulent exporter vers le marché américain, a indiqué Marianne Guérin Mcmanus, représentante du département du commerce américain.
Il s’agit du premier document sectoriel qui se préoccupe des aspects concrets auxquels fait face l’exportateur tunisien opérant dans le domaine de l’artisanat, notamment en termes de tendance du marché, de calcul des prix de gros et de détail, des procédures douanières et d’exportations…“.

Ce document réalisé par le Programme de développement de droit commercial (CLDP) et financé par l’initiative de partenariat USA-MOYEN-ORIENT (MEPI), du département d’Etat américain, constitue un outil complémentaire pour les artisans et il est téléchargeable à partir des sites de l’ONA, du ministère du commerce ou du MEPI.

Le directeur de cabinet de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Nabil Bziouech, a indiqué dans une déclaration à l’Agence TAP que “la Tunisie devra augmenter la part des exportations des produits artisanaux vers le marché américain de 2% seulement, actuellement, à 10%, au cours de cinq prochaines années. Cet objectif s’inscrit dans le cadre de la stratégie du département du tourisme pour promouvoir l’exportation vers les marchés européen et américain“.

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Les revenus du 1T 2018 de la société SOTEMAIL totalisent 10 678 464 dinars, en légère baisse de (‐2%) comparé à la même période de 2017 (10 948 650 dinars). Les revenus du 1er trimestre 2018 réalisés sur le marché local s’établissent à 10 401 867 dinars, en progression de (6%) comparé à la même période de 2017. Les revenus à l’export du 1er trimestre 2018 sont passés de 1 135 637 dinars au 1er trimestre 2017 à 276 597 en 2018, soit une baisse de (‐76%) du exclusivement à l’écoulement de l’intégralité de la commande relative au marché Algérien dès le premier trimestre de l’année 2017. Il demeure toutefois entendu que la société table sur un chiffre d’affaires global à l’export nettement supérieur à celui réalisé en 2017.

La valeur de la production au titre du 1er trimestre 2018 est de 10 680 681 dinars, en progression de (10%) comparée à la même période de 2017 (9 708 619 dinars). Elle est déterminée en rapportant le total des coûts directs de production aux quantités produites pour la période concernée.  Les investissements réalisés au courant du 1er trimestre 2018 s’établissent à 849 662 dinars contre 551 064 dinars à la même période de 2017. Les engagements bancaires de SOTEMAIL totalisent 54 150 148 DT la fin du 1T 2018, en hausse de 8 % comparé à la même période de 2017.

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Selon un communiqué rendu public par l’agence d’information marocaine MAP, les échanges extérieurs du Maroc ont enregistré une hausse du déficit de la balance commerciale de 10,6%, à 48,70 milliards de DH à fin mars 2018 contre 44,02 milliards de DH à la même période en 2017.

Les importations se sont élevées à 117,14 milliards de DH à fin mars contre 108,21 milliards de DH à la même période en 2017, soit un bond de 8,2%. Les exportations, de leur côté, ont augmenté de 6,6% à 68,45 milliards de DH contre 64,19 milliards de DH à la même période de l’année passée.

Le taux de couverture des importations par les exportations se situe à 58,4% à fin mars 2018, alors qu’il était à 59,3% à fin mars 2017, selon Aujourd’hui Le Maroc.

 En effet et selon la MAP, l’accroissement des importations est dû à l’augmentation des achats de tous les groupes de produits, particulièrement celle des biens d’équipements, de produits finis de consommation et des produits alimentaires notamment le blé qui affiche 29,2%.

L’évolution des exportations est expliquée par la progression des ventes de tous les autres secteurs, essentiellement celle de l’automobile, de l’agriculture et l’agro-alimentaire, l’aéronautique et du textile et cuir, détaille encore la même source.

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Le repositionnement de la Tunisie à la tête des pays sud méditerranéens au niveau de l’exportation industrielle vers l’Union Européenne à l’horizon de 2020 est l’un des principaux objectifs du gouvernement pour la période à venir“, a déclaré, jeudi 12 avril 2018, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à l’ouverture des travaux de la conférence nationale sur “l’industrie et les petites et moyennes entreprises : garantie du développement économique”, organisée à Tunis.
Nous sommes engagés à accélérer l’avancement des réformes et à prendre les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif“, a-t-il dit.
Chahed a indiqué que les chiffres de 2017 et début 2018 démontrent une nette amélioration dans le secteur économique.

Dans ce contexte, il a signalé que les exportations industrielles ont dépassé 31 milliards de dinars en 2017.
Et d’ajouter que “les exportations devront connaître une augmentation annuelle de 15% pour atteindre 47 milliards de dinars en 2020, conformément au plan d’action du gouvernement qui prévoit également une hausse des exportations industrielles au contenu à haute valeur technologique pour atteindre 20% du total des exportations contre 15% en 2017″.
Selon Chahed, les investissements industriels réalisés devraient atteindre 3 milliards de dinars en 2020 contre 2259 milliards de dinars en 2017.
Concernant l’emploi, le chef du gouvernement a signalé que malgré les difficultés que rencontre le secteur industriel, les chiffres enregistrés montrent que ce secteur offre actuellement 505 mille postes d’emploi et réaliserait un objectif de 580 mille en 2020, avec une moyenne de croissance annuelle de 25 mille postes d’emploi.

Par ailleurs, Chahed a reconnu que les entreprises et essentiellement les PME connaissent des difficultés importantes, comme la baisse de la productivité, la hausse du coût des crédits bancaires et son impact sur la rentabilité de l’investissement, le manque de formation dans certaines spécialités, la lenteur et la complication des procédures administratives, le manque d’appui aux entreprises nationales pour s’installer à l’étranger.
Dans ce cadre, il a souligné que le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures pour remédier à ces problèmes, annonçant la parution, la semaine prochaine, du décret-loi fixant les délais de toutes les autorisations nécessaires à la réalisation des projets, outre la mise en œuvre de la loi sur l’investissement, notamment en ce qui concerne le silence de l’administration qui sera considéré comme un accord en cas de dépassement de 60 jours.

En vue de booster l’investissement, le chef du gouvernement a indiqué qu’un montant de l’ordre de 400 millions de dinars a été consacré, au titre de l’année 2018, à un plan qui s’étale sur trois ans, au profit de 600 PME pour leur permettre de réaliser leur mise à niveau financière.
Il a, en outre, annoncé le lancement d’un projet pilote pour accompagner 50 entreprises actives dans des secteurs innovants, baptisé “les champions de l’industrie tunisienne
Une étude sera également effectuée pour réaliser le projet “Tunis Technology City” sur une superficie totale de 500 hectares (ha) dont 250 ha seront consacrés à l’industrialisation et aux composants automobiles, a-t-il ajouté.
Chahed a signalé que la conférence constituera une occasion pour discuter les projets, programmes et mesures que le gouvernement compte mettre en œuvre durant la période 2018-2020.

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Au cours du 1er trimestre 2018 (1ER T), la balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré un excédent de 222,6 millions de dinars (MD), contre un déficit de 384 MD enregistré au cours du 1er T 2017, en raison du doublement des exportations alimentaires d’huile d’olive, selon des données publiées, mercredi 11 avril, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Au cours de la même période, le taux de couverture des importations par les exportations, a augmenté de 117%, contre 67,1% en 2017. Cette croissance est due à la hausse de la valeur des exportations alimentaires de 95,6%, contre 12,1% des importations alimentaires.

L’excédent de la balance commerciale alimentaire explique l’amélioration globale du taux de couverture de la balance commerciale de 1.7 point, soit 73,6%.
Les exportations des produits alimentaires ont atteint, au cours du 1ER T 2018, l’équivalent de 1530,9 MD, soit une croissance de 95,6% par rapport à la même période 2017, en raison du doublement des exportations de l’huile d’olive en quantité (80,4 mille tonnes, contre 26,4 mille tonnes) et en valeur (776,9 MD contre 233,3MD) et la hausse de 9% du niveau des prix.

Ces revenus expliquent la croissance du total des exportations alimentaires de 63%, outre la hausse des revenus des produits frais de la mer, des dattes qui ont augmenté respectivement de 60 et 34%.
La valeur de vente des légumes frais a augmenté de 64% dont notamment les tomates géothermiques.

Il convient de rappeler que la valeur des exportations alimentaires, au cours du 1er T 2018, a représenté 15% du total des exportations du pays, contre 10,4% au cours de la même période 2017.

La valeur des importations alimentaires a atteint, au cours de la même période, environ 1308,3 MD, soit une hausse de 12,1% par rapport à la même période 2017, en raison de la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux autres devises étrangères, outre la croissance de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base comme le blé dur (10%), les dérivés de lait (61%) et le sucre (35%).

Au cours de la même période, la valeur d’achat d’un certain nombre de produits alimentaires a enregistré une régression, comme l’orge, le maïs jaune et le café qui ont respectivement augmenté de 21, 32 et 21% en raison de la baisse des quantités importées.

La valeur des importations a représenté environ 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2%, au cours de la même période 2017.

Les importations des produits alimentaires ont constitué, au cours du 1er T 2018, 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2% au cours de la même période 2017.

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La Tunisie abrite du 24 au 25 avril 2018 le Forum économique africain avec la présence de 38 États africains et la participation de 800 invités (des experts, hommes d’affaires, hauts responsables de nationalités africaines…).

Intervenant au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 10 avril 2018 au Cepex, le ministre du Commerce, Omar El Behi, a déclaré qu’il s’agit d’un événement très important et qui a pour objectif de renforcer les domaines de partenariats stratégiques entre la Tunisie et le continent Africain.

Le ministre a ajouté que ce forum s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à permettre aux entreprises tunisiennes d’accéder aux marchés africains afin d’exposer leurs produits et impulser les investissements, affirmant que la Tunisie compte beaucoup sur les pays africains afin de redynamiser son économie.

En effet, le ministre a souligné les efforts consentis par le gouvernement visant à faciliter les opérations d’exportation vers les pays africains à travers l’assouplissement de la loi de change. Et d’affirmer que plusieurs mesures ont été prises et relatives à l’octroi d’avantages préférentiels aux entreprises désirant accéder aux grands marchés africains.

Sur un autre volet, El Behi a évoqué les divers obstacles qui freinent les activités d’une grande majorité des entreprises dont notamment la problématique de la logistique et le manque de financement, surtout les PME. Le ministre a dans ce contexte rappelé que le gouvernement œuvre davantage afin de résoudre ces problèmes.

Et d’affirmer que les entreprises tunisiennes ont intérêt à conquérir le continent africain et ce, à travers la consolidation des échanges commerciaux avec les pays africains et l’impulsion des domaines de partenariats fructueux.

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Des statistiques avancées ce mardi 10 avril 2018 par le ministre du Commerce, Omar El Behi, lors de la tenue de la conférence de presse sur le Forum économique africain, relèvent qu’une série de mesures s’inscrivant dans le cadre du Plan national du renforcement des exportations tunisiennes ont été prises afin d’atteindre un taux de croissance de 20%, soit un volume total des exportations estimé à 50 Milliards de dinars et ce, durant l’année 2018/2020.

Le ministre a dans ce contexte affirmé que le Conseil supérieur de l’exportation a fourni des efforts louables afin de renforcer les exportations tunisiennes vers les marchés africains.

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Personne ne le conteste : l’Union européenne (UE) est, et de loin, le 1er partenaire de la Tunisie. Pour le volume des investissements, mais aussi pour les aides et dons de toute nature, sans parler de l’assistance technique dans moult domaines qu’on ne pourrait pas citer ici. La place de l’UE s’est encore confirmée lors de la rencontre “Tunisia 2020“, même si l’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) déplore que rien n’ait été fait depuis cette méga rencontre pour corser le Budget de l’Etat. Mais l’UE n’est pas la seule en cause dans cette affaire, les autres bailleurs aussi. Les relations avec le 1er partenaire traversent par moments des zones de turbulence, la dernière en date est le classement de la Tunisie dans la liste noire des “”États susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme“. Bon, il faut dire que la Tunisie a effectivement des choses à se reprocher, a admis le porte-parole du gouvernement. A cette affaire, laquelle n’est pas encore tranchée, viennent s’ajouter ces bruits autour de notre huile d’olive, malmenée en France pour une histoire de pesticides et autres joyeusetés, qui retiennent l’attention. Une attaque à laquelle le ministère de l’Agriculture a répliqué avec la précision et les arguments qu’il fallait. Toutefois il y a une autre affaire, encore plus grave pour l’économie du pays, puisqu’il s’agit d’engagements sur des quotas de vente supplémentaires que l’UE n’a pas tenus…

D’abord le cadre : Dans l’optique d’appuyer l’économie tunisienne suite à l’attaque de Sousse du 26 Juin 2015, l’UE a ouvert davantage son marché à l’huile d’olive tunisienne, en l’exonérant des droits de douane. Mais ce dispositif est limité dans le temps, deux ans exactement, de 2016 au 31 décembre 2017. Reste maintenant à évaluer l’impact de cette mesure dont la Tunisie attendait tant. Chafik Ben Rouine, responsable des statistiques et des études quantitatives à l’OTE, s’en est chargé. Pour commencer, il revient sur le dispositif qui encadre les échanges entre la Tunisie et l’UE, s’agissant de l’huile d’olive. “L’exonération en cours s’inscrit dans le cadre plus récent de l’accord euro- méditerranéen signé en 1998 et notamment de l’article 3 du protocole n°1. (…). Les exportateurs tunisiens ne peuvent utiliser ces certificats que pour le mois octroyé avec une possibilité de report seulement sur le mois suivant en cas de non utilisation des certificats octroyés dans les limites ci-dessus“, indique l’auteur.


Maintenant on en vient à la fleur qui a été faite à la Tunisie, de 2016 à 2017. “Le 19 Avril 2016, le Parlement européen a adopté le règlement 2016/580 octroyant un quota supplémentaire dédouané de 35000 tonnes annuels d’huile d’olive vierge (…). Il est à noter également qu’au même moment avait lieu le premier round de négociation pour un Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) entre l’UE et la Tunisie un quota potentiel de 70000 tonnes d’huile d’olive dédouanées“. Mais il y a une condition, qui sonne comme le début des ennuis pour la Tunisie : “afin de «maintenir la stabilité du marché de l’huile d’olive dans l’Union», ces quotas supplémentaires ne peuvent être utilisés qu’après que la partie tunisienne épuise le volume de quota exonéré par le règlement 1918/2006, c’est-à-dire après épuisement du quota de 56700 tonnes”. Et ce n’est pas fini : “afin de rassurer les appréhensions des oléiculteurs européens, le règlement 2016/580 introduit la nécessité d’un rapport à mi-parcours afin d’évaluer l’impact de ce quota supplémentaire avec possibilité de suspendre ou corriger ce dernier si «le marché de l’huile d’olive de l’Union est affecté».

Comme le montre la figure 2, suite à la suppression des quotas mensuels, l’Union Européenne a octroyé la totalité du quota annuel de 56700 tonnes dès le mois de Janvier 2016. Ce quota étant épuisé, cela a ouvert la porte à l’utilisation du quota supplémentaire de 35000 tonnes après son adoption par le Parlement européen en Avril 2016. Nous observons que juste après son adoption, l’UE a octroyé environ 9000 tonnes de licences de dédouanement en Mai 2016, puis des sommes assez négligeables par la suite. Sur les 35000 tonnes potentielles, l’UE n’a octroyé que 10349 tonnes sur l’année 2016. Sur l’année 2017, les licences octroyées par l’UE dans le cadre du règlement 1918/2006 n’ont pas été toutes octroyées en Janvier comme en 2016 mais ont plutôt été étalées sur toute l’année de telle sorte qu’à la fin de l’année 2017 seulement 55994 sur 56700 tonnes ont été octroyées à la Tunisie. De cette façon, l’Union Européenne n’a pas permis à la Tunisie de profiter du quota supplémentaire de 35000 tonnes pour l’année 2017“.


Ainsi, en ce qui concerne le soutien temporaire dans le cadre du règlement 2016/580, il faut noter que le nombre de licences accordées par l’Union Européenne ne correspond pas à la quantité d’huile d’olive de Tunisie exportée effectivement exonérée de douanes. En effet, et étant donné que l’amendement de Novembre 2015 ne permet plus de suivre mois par mois la quantité d’huile d’olive exonérée, nous devons reprendre les éléments chiffrés du rapport de suivi pour l’année 2016 effectué par la Commission Européenne en décembre 2016. En effet, selon ce rapport seules 2557 tonnes ont effectivement été utilisées pour l’exonération de l’exportation de l’huile d’olive en 2016 dans le cadre du règlement d’exécution 2016/605. Comme le montre le tableau 1, seulement 7,3% du quota promis de 35000 tonnes a effectivement été utilisé en 2016 et 0% en 2017. En cumulé sur la période de soutien de deux ans (2016 et 2017), la Tunisie n’a finalement pu profiter que de 2557 tonnes de licences de dédouanement sur les 70000 promises soit 3,7% du soutien économique promis“.

Ce que l’auteur conclut de tout cela : “il apparaît que le soutien exceptionnel sur deux années que l’Union Européenne avait promis à la Tunisie dans le secteur de l’huile d’olive n’a pas été à la hauteur des promesses avec un taux de réalisation de 3,7% sur les deux ans par rapport aux quotas promis. En parallèle, la dérégulation des contingents mensuels a rendu plus opaque et moins prévisible l’utilisation effective des licences pour que la partie tunisienne puisse exporter sans droit de douanes sur le marché européen“.

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Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 32,0%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Allemagne de 34,4%, la France de 32,1% et l’Italie de 26,5%. D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays, notamment avec le Royaume-Uni de 43,6%. Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 35,1% et avec la Libye de 15,1%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 26,8%. Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (57,2% du total des importations) ont enregistré une hausse de 28,6% pour s’établir à 7909,3 MD. Les importations ont augmenté de 35,9% avec l’Allemagne et de 21,5% avec la France.

  • Excédentaire avec la France, déficitaire avec la Turquie et surtout la Chine

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 3655 MDT, suite au déficit enregistré avec certains pays, tel que la Chine (-1043,1 MDT), l’Italie (-717 MDT), la Turquie (-541,1 MDT), l’Algérie (-327,5 MDT) et la Russie (-306,3 MDT). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1008,9 MDT, la Libye de 192,7 MDT et le Maroc de 122,4 MDT.

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L’augmentation observée au niveau de l’exportation (+35,2%) durant le premier trimestre de l’année 2018 dans les chiffres du commerce extérieur tunisien pour le 1er trimestre de l’année en cours concerne la majorité des secteurs .En effet, le secteur de l’énergie a observé un accroissement remarquable de 138,5%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (516,9 MD contre 173,1 MD), le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires avec un taux de 89,4% suite à l’augmentation de nos ventes des huiles d’olives (776,9 MD contre 233,6) et les dattes (263,8 MD contre 197,4 MD), le secteur des industries mécaniques et électriques de 26,6%, le secteur textile et habillement et cuirs de 26,7% et le secteur des industries manufacturières de 26,9%. En revanche, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 26,5%, suite à la diminution de nos exportations en DAP (39,8 MD contre 134,6 MD).

L’augmentation des importations de 21,3% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi l’énergie a enregistré une hausse de 37,4%, les matières premières et demi produits de 28,4%, les biens d’équipement de 17,0% et le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 9,3% . En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 2,7%. Les importations hors énergie ont augmenté de 19,0%.

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