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Exportations

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Réponse du berger à la bergère : le président américain, Donald Trump, en dépit des foudres qu’il promet à l’Iran et à ses partenaires, n’empêchera pas Téhéran d’exporter son pétrole. C’est la réplique cinglante du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, rapportée par l’AFP ce mercredi 08 août 2018. “Si les Américains veulent garder en tête cette idée simpliste et impossible, ils devraient également en connaître les conséquences”, a dit Zarif. “Ils ne peuvent pas penser que l’Iran n’exportera pas de pétrole et que d’autres exporteront“, a-t-il ajouté.

Rappelons que  Washington ne cesse de déclarer dernièrement qu’il fera en sorte de faire tomber à zéro les exportations de pétrole de l’Iran. Le but de la manoeuvre : Tordre le bras à la République islamique pour qu’elle renégocie un nouvel accord nucléaire, qu’elle enterre définitivement tout ce qui a trait au nucléaire et aux missiles et qu’elle arrête ses immixtions dans les conflits régionaux en Syrie et en Irak.

Rappelons que les Etats-Unis ont réactivé les sanctions contre l’Iran suite à leur retrait de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien – paraphé par l’Iran, les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie) et l’Allemagne.

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Le 31 juillet 2018 se tenaient au siège du patronat tunisien, Utica, les travaux d’une journée d’information sur les opportunités commerciales et d’investissement offertes par le marché irakien dans divers secteurs économiques. Majed Al Lejmaoui, ambassadeur irakien en Tunisie, a confirmé à cette occasion que la compagnie Iraqi Airways reprendra à partir d’octobre 2018 ses vols vers la Tunisie avec l’ouverture de la ligne aérienne Tunis-Bagdad, ce qui facilitera la circulation des hommes d’affaires en provenance et à destination de l’Irak.
Il a ajouté que la Commission nationale irakienne pour l’investissement en Irak a publié une loi sur l’investissement qui a accordé plusieurs avantages et incitations aux investisseurs étrangers, notamment l’exonération de taxes pendant 10 ans à compter de la date de lancement de l’activité économique de l’entreprise et a garanti la non-nationalisation et la non-confiscation des entreprises ainsi que l’exonération des produits importés des droits de douane.

Au cours des débats, un certain nombre d’hommes d’affaires, représentants des entreprises de services et industrielles, ont demandé qu’un traitement préférentiel soit accordé aux produits tunisiens lorsqu’ils entrent sur le marché irakien compte tenu de l’exigence actuelle que le pays d’origine du matériel exporté soit européen ou américain, ce qui exclurait les produits d’origine tunisienne.

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“La stratégie pour le deuxième semestre 2018”, tel est le thème d’une étude réalisée, durant ce mois de juillet, par l’intermédiaire en bourse Arab Financial Consultants (AFC). Il en ressort que, durant ce premier trimestre, l’économie tunisienne a enregistré son plus fort taux de croissance depuis le 1er trimestre 2014, atteignant 2,5% contre 1,9% pour la même période de 2017. Cette croissance est tirée en premier lieu par les produits agricoles en raison d’une bonne saison oléicole. La valeur ajoutée des industries manufacturières enregistre une hausse de 2,4% contre 0,1% au premier semestre 2017 et –1% pour toute l’année 2017, ce qui dénote d’une reprise de ce secteur. Dans la même tendance de l’année 2017 au cours du premier trimestre 2018, les services marchands avancent de 4,3% et les services non marchands de seulement 0,5%.

Au niveau de la balance commerciale, l’étude a montré que les exportations ont progressé au cours du 1er semestre 2018 par rapport à celui de 2017 de 26,6%. Les produits agricoles et alimentaires de base enregistrent une hausse spectaculaire de 108% contribuant ainsi à 25% à la hausse des exportations.

S’agissant des exportations de produits intermédiaires et des autres produits de consommation, elles ont progressé respectivement de 29% et 22,1% contribuant à 29% chacun à la hausse des exportations totales.

Quant au volume des importations, il a enregistré une hausse de 20,8%. La plus forte hausse concerne les produits énergétiques dont les importations ont crû de 34,8% contribuant à 19% à la hausse totale de l’ensemble. A peu de choses prés, la moitié de la hausse des importations provient de l’augmentation des autres produits intermédiaires qui ont crû de 26,2%. Au total, le déficit a atteint, au mois de juin 2018, prés de 8,16 milliards de dinars contre 7,53 milliards pour la même période de 2017, le taux de couverture s’est amélioré de 3,3 point passant de 68,1% à 71,4% à l’issue des six premiers mois de l’année 2018.

Sur le front monétaire, MFC constate que le dernier TMM mensuel s’établit à 6,72% contre 4,94% à fin juin 2017. En effet le conseil de la BCT a décidé de relever le taux directeur à deux reprises en mars et juin, respectivement de 75 et 100 points de base. Cette action montre la détermination de la BCT à utiliser le levier des taux pour contenir l’inflation qui a connu une forte accélération en 2018 passant de 6,4% en glissement annuel au mois de décembre 2017 à 7,8% au mois de juin 2018.

“Avec le déficit de la balance commerciale qui s’élargit en valeur absolue, les tensions inflationnistes persistantes, le déficit budgétaire qui reste important malgré une légère stabilisation, les grandes réformes tant attendues des comptes publics non amorcés à cause d’un manque d’audace politique….2018 et 2019 risquent d’être des années encore difficiles, même si des prémices de reprise économique sont bien là grâce à un niveau plus soutenu de croissance du PIB”, précise la note.

L’étude à en outre indiqué que dans une conjoncture économique encore incertaine et perturbée par un climat politique instable, le TUNINDEX a réalisé une hausse de 28,29% durant le premier semestre 2018, clôturant à 8 059,10 points. A titre de comparaison, le TUNINDEX a progressé de 4,91% durant les six premiers de 2016 et de 9,73% durant le premier semestre de 2017. L’annonce de la reprise du tourisme a sans doute remis en confiance les investisseurs. En effet, sur les mois de Mai et de Juin, l’indice phare de la Bourse de Tunis a augmenté de 13,12%.

Au niveau des transactions, la Bourse a enregistré durant les six premiers mois de 2018 un volume global de 1 907,7 MDT contre 1 379,5 MDT sur la même période de 2017, soit un accroissement de 38,3%. Pour ce qui concerne le marché de la cote de la Bourse, les actions et obligations échangées durant le premier semestre de 2018 ont atteint 1 235 MDT contre 837 MDT sur la même période de 2017.

Le volume des échanges du premier semestre de 2018 se répartit entre 22,5% d’obligations et 77,5% d’actions contre 14,2% d’obligations et 85,8% d’actions pour le premier semestre de 2017. Du côté des actions, c’est la blue chip de la Bourse tunisienne (SFBT) qui détient la palme d’or des titres les plus échangés avec des flux semestriels atteignant les 212,3 MDT. Nous retrouvons ensuite 3 valeurs bancaires qui sont ATTIJARI BANK qui a généré un volume d’échange semestriel de 85,8 MDT, la BNA avec un total de capitaux traités de 70,5 MDT et la BIAT qui dépasse les 40 MDT.

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Les recettes des exportations des dattes tunisiennes ont atteint un record de plus de 700 Millions de Dinars (MD), a annoncé, mardi 31 juillet 2018, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Pour la saison actuelle (du 1er octobre 2017 jusqu’au 27 juillet 2018), les recettes des exportations des dattes ont enregistré une augmentation en valeur de 32,6% pour se situer à 700,832 MD contre 528,263 MD, au cours de la même période de 2017.
En volume, la Tunisie a exporté environ 119,710 mille tonnes de dattes, au cours de cette saison, contre 102,869 mille tonnes au cours de la saison écoulée, soit une évolution de 16,37%,
Cette augmentation est due à l’évolution des exportations vers les marchés traditionnels, tels que le Maroc (+25% en quantités exportées) et l’Espagne (+49% en quantités exportées).
Il s’agit également de l’intensification des opérations d’export sur de nouveaux marchés non traditionnels, dont les Etats-Unis, où les quantités exportées ont atteint plus de 8800 tonnes (+117%) et l’Inde où les exportations de dattes ont cru de 182%.

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La France perd des parts de marchés en Afrique, au profit de plusieurs pays européens, de l’Inde et de la Chine. C’est le constat que fait l’agence d’assurance-crédit Coface, dans une note publiée le 20 juin.

« Alors que les exportations françaises représentaient près de 11 % des flux vers l’Afrique au début du millénaire, leur poids a été divisé par deux en 2017, pour représenter 5,5 % » explique Ruben Nizard, l’un des économistes de Coface qui a réalisé l’étude.

« En 2017, la France a également perdu son statut de premier fournisseur européen du continent africain, dépassé par l’Allemagne » poursuit-il.

Source : jeuneafrique

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Selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT) relatif à l’année 2017, les exportations de biens et services ont progressé en 2017 aussi bien en prix constants (4,6% contre 0,2%) qu’en prix courants (17,2% contre 5,8%), portant la propension moyenne à exporter de 40% à 43,5% d’une année à l’autre. En dehors des secteurs des mines, phosphates et dérivés et du pétrole brut, qui ont été affectés par la poursuite des troubles sociaux et l’absence de découvertes de puits de pétrole, l’accroissement des exportations en volume a touché la majorité des secteurs. En effet, les industries mécaniques et électriques et à un moindre degré le textile, habillement et cuirs ont bénéficié de l’amélioration de la croissance dans la Zone Euro.

Il en est de même pour le secteur de l’agriculture et les industries agroalimentaires. En outre, les recettes touristiques ont connu une reprise tirée, particulièrement, par le retour progressif des marchés traditionnels européens et l’afflux des touristes maghrébins.

Quant aux importations de biens et services, elles ont enregistré en 2017 une hausse en prix constants (3,8% contre 2,7% en 2016) et une accélération en prix courants (18,8% contre 5,5%) reflétant surtout la dépréciation du dinar et la hausse des cours internationaux des hydrocarbures. Cette évolution est attribuée, notamment, aux achats des matières premières et demi-produits, corrélativement à l’amélioration de l’activité des industries manufacturières, et au secteur de l’énergie dont la consommation ne cesse de croître contre une régression de la production nationale.

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C’est assurément l’un des points noirs majeurs de l’économie de la Tunisie. Le déficit de la balance commerciale n’en finit pas de se creuser alignant les records. Durant le premier semestre de 2018, il s’est aggravé pour se situer aux prix courants à 8,16 milliards de dinars.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, le solde de la balance commerciale est déficitaire de 8164,9 MD, suite au déficit enregistré avec certains pays, dont la Chine (-2569,8 MD), l’Italie (-1329,2 MD), la Turquie (-1031,0 MD), la Russie (-621,6 MD) et l’Algérie (-608,1 MD).

En revanche, ce solde est excédentaire avec d’autres pays principalement, la France de 1729,5 MD, la Libye de 448,6 MD et le Maroc de 209,8 MD.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se réduit à 5584,8 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2580,1 MD (31,6% du total du déficit) contre 1903,8 MD durant la même période en 2017, selon l’INS.

On exporte mieux et plus

Les exportations ont augmenté de 26,6% contre 12,7% durant la même période en 2017. En valeur, elles ont atteint le niveau de 20354,6 MD contre 16072,3 MD durant la même période en 2017.

La hausse des exportations a concerné la majorité des secteurs, d’après l’INS, dont le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui a enregistré un accroissement de 71,8% suite à l’augmentation des ventes des huiles d’olives (1351,6 MD contre 430,7) et des dattes (467,8 MD contre 347,0 MD). Les exportations du secteur de l’énergie ont également augmenté de 33,1% suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (895,1 MD contre 622,5 MD).

Quant au secteur des industries manufacturières, ses exportations ont augmenté de 28,5%, celles du secteur textile et habillement et cuirs ont affiché une hausse de 22,9% et cette hausse a été estimée à 19,4% pour le secteur des industries mécaniques et électriques.

Les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent, en revanche, en baisse avec un taux de 6,7%.

Les importations en hausse de 20,8%

Les importations ont, quant à elles, maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 16,3% durant le premier semestre de l’année 2017, pour une valeur de 28519,5 MD contre 23607,5 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement, selon l’INS, à la hausse enregistrée au niveau des importations de tous les secteurs, principalement celles du secteur de l’énergie (34,8%). Il s’agit aussi de l’augmentation des importations des matières premières et demi produits de 26,4%, des biens d’équipement de 19,3%, de secteur des mines, phosphates et dérivés de 8,9% et de secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,8%.

L’INS fait état d’une amélioration du taux de couverture de 3,3 points par rapport au premier semestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 71,4% et 68,1 %.

72,7% des exportations vers l’UE

La répartition des échanges de la Tunisie avec l’extérieur fait ressortir que l’Union européenne est toujours le premier partenaire commercial de la Tunisie avec une part de 72,7% du total des exportations. Les exportations vers l’UE ont augmenté de 22,2%, en raison de la hausse des exportations vers l’Espagne de 75,5%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 19,8%.

D’autre part, les exportations de la Tunisie sont en diminution vers d’autres pays européens notamment avec la Royaume-Uni de 29,9%. Avec les pays arabes, cependant, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 51,8%, le Maroc de 33,4% et la Libye de 27,8%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 11,1%.

Les échanges selon les régimes

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 21,4% contre +14,0% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 26,3% contre +14,0% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 42,6 % contre +9,0% durant la même période en 2017.

TAP

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Les exportations de fruits ont enregistré une croissance de 51% en valeur, durant la période allant du 2 janvier au 03 juillet 2018, a annoncé, jeudi, le ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.
Les quantités des fruits exportées ont progressé de 19,2%, à 13930 tonnes pour une valeur de 42 415 millions de dinars (MD), contre 28 109 MD, au cours de la campagne écoulée.
Au cours de cette saison, les abricots ont occupé la première place en termes des exportations fruitières avec l’exportation de 4990 tonnes d’une valeur de 15 921 MD.
Le ministère de l’agriculture a expliqué cette hausse par le développement des exportations vers le marché libyen, qui ont atteint 6500 tonnes d’une valeur 11 554 MD.
De même, les exportations fruitières vers le marché italien, ont avancé pour s’établir à 2784 tonnes d’une valeur de 4650 MD, contre 2376 tonnes d’une valeur de 2565 MD, au cours de la même période de la saison écoulée.

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Les exportations du secteur industriel commercent à reprendre de la couleur. Par rapport aux mois derniers, l’évolution a été très importante et les exportations sont passées de 12 009,4 Millions de dinars (MD) durant les cinq premiers mois de 2017 à 15 230,1 MD durant la même période de l’année 2018, enregistrant ainsi une augmentation de 26,8%. Le secteur industriel a importé pour 18 870,4 MD durant les cinq premiers mois 2018 contre 16 030,9 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 17,7%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établit à -3640,3 MD contre -4021,5 MD au cours des cinq premiers 2017.

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due essentiellement au secteur des industries agroalimentaires dont les exportations ont atteint 1909,8 MD, contre 899,6 MD pendant les cinq premiers mois 2017, soit une progression de 112,3%. Ont aussi augmenté les exportations du secteur des industries des matériaux de constructions de la céramique et du verre. De même, les exportations du secteur des industries mécaniques et électriques ont augmenté de 19,5%.

Le secteur des industries du textile et de l’habillement n’a pas été en reste avec des exportations de l’ordre 3052,7 MD contre 2496,4 MD durant les cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 22,3%. Il en est de même pour le secteur des industries du cuir et de la chaussure dont les exportations ont augmenté de 26,9% avec 643,7 MD contre 507,3 MD au cours des cinq premiers mois 2017.

Quant aux importations industrielles, elles ont connu des augmentations pour tous les secteurs. Ces augmentations varient entre 1,4% pour le secteur des industries agroalimentaires et 27% pour le secteur des industries diverses.

S’agissant des services, il en ressort que durant les cinq premiers mois 2018, l’investissement déclaré dans les activités de service a atteint le montant de 580,3 MD contre 998,9 MD lors des cinq premiers mois 2017, enregistrant ainsi une baisse de 41,9%. Le nombre de projets déclarés a atteint 5054 au cours des cinq premiers mois de 2018 contre 4148 lors des cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 21,8%. Ces projets permettront la création de 19 626 postes d’emplois, contre 17 901 postes d’emplois durant les cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 9,6%.

Les investissements déclarés dans les activités de services totalement exportateurs ont enregistré une augmentation de 98,2%, avec un montant de 44,6 MD, contre 22,5 MD durant les cinq premiers mois de 2017. Le nombre de ce type de projets a progressé de 26,1% passant de 690 pendant les cinq premiers mois de 2017 à 870 au cours de la même période 2018, le nombre des emplois à créer a augmenté de 29,7% passant de 2989 à 3878 durant la même période. Quant aux services orientés vers le marché local, les investissements ont été marqués par une baisse de 45,1% avec 535,7 MD contre 976,4 MD durant les cinq premiers mois de 2017.

Le nombre de projets y afférents a enregistré une hausse de 21% (4184 au cours des cinq premiers mois 2018 contre 3458 durant la même période de l’année 2017), les emplois à créer ont augmenté de 5,6% (15 748 contre 14 912 durant les cinq premiers mois de 2017).

La baisse des investissements durant les cinq premiers mois 2018 dans les activités de services résulte aussi bien de la diminution enregistrée dans les régions de l’Est où les investissements ont atteint 461,3 MD contre 865 MD au cours des cinq premiers mois 2017 (-46,7%), que de celle enregistrée dans les régions de l’Ouest où les investissements déclarés sont passés de 133,9 MD à 119 MD pendant les cinq premiers mois de 2018 (-11.2%). L’augmentation enregistrée au niveau des projets déclarés dans les activités de service résulte de la hausse marquée dans les régions de l’Est, dont le nombre de projets déclarés dans les activités de services est passé de 3458 à 4537 durant les cinq premiers mois de 2018 (+31.2%). En revanche, le nombre de projets dans la région de l’Ouest a connu une baisse de 25,1% (517 contre 690 projets déclarés pendant les cinq premiers mois 2017).

La hausse des emplois à créer résulte de la progression enregistrée dans les régions de l’Est où les emplois à créer ont atteint 17 480 durant les cinq premiers mois 2018 contre 15 567 durant la même période de l’année 2017 (+12.3%). Quant au nombre d’emplois déclarés dans les régions de l’Ouest, il est passé de 2334 à 2143 au cours des cinq premiers mois 2018, enregistrant ainsi une baisse de 8,2%.

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Dans une interview exclusive accordée à African Manager, le Président du Directoire d’Amen Bank et Président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (A.P.T.B.E.F.), Ahmed EL KARM, est revenu sur plusieurs points relatifs à l’économie. Il a souligné que la situation actuelle de la Tunisie paraît difficile : “Nous sommes dans une étape où on devrait prendre des réformes structurelles fortes pour relancer l’activité économique et assainir le climat des affaires (…) Plus grave encore, le Tunisien s’appauvrit jour après jour“, a indiqué EL KARM. Il a expliqué cette situation par deux facteurs essentiels, à savoir la chute du taux de change du dinar et l’envolée de l’inflation. “Depuis 2010, le pouvoir d’achat du Tunisien a diminué dans des proportions avoisinant les 25% suite à l’aggravation du déficit budgétaire qui a atteint 6% du PIB et du déficit courant qui s’est élevé à 10% du PIB”. Du coup, il est urgent, selon ses dires, “d’entreprendre les mesures urgentes de nature à normaliser ces deux déficits et réduire par conséquent la pression sur le taux de change du dinar et partant l’inflation“.

Au niveau du budget de l’état de 2019, Ahmed EL KARM a assuré qu’il n’est plus aujourd’hui possible d’augmenter les taxes et impôts comme ce fut le cas pour l’équilibrage du budget de l’année 2018. “Il reste à s’occuper convenablement des sources de gaspillage et des dépenses inutiles en réformant le système de compensation et faire en sorte que la subvention des prix profite réellement aux classes nécessiteuses (…). Beaucoup de pays l’ont fait grâce à une politique intelligente basée sur une technologie moderne et ils sont réussi à comprimer sensiblement les interventions des caisses de compensation“, a expliqué El KARM, faisant remarquer que cette action est d’autant plus urgente que l’on s’attend à une sensible augmentation du baril qui pourrait atteindre les 100 dollars avec les conséquences inévitables et désastreuses sur le niveau des subventions si on s’abstient d’engager des réformes, certes douloureuses, mais indispensables, selon ses déclarations.

Il s’agit également, selon ses dires, de rechercher de nouvelles sources de revenu alimentant les caisses de l’Etat et parvenir à faire face aux importantes dépenses de fonctionnement et de règlement du service de la dette et c’est pour cela, selon lui, qu’il est plus qu’une urgence aujourd’hui “de démystifier la question de la privatisation qui doit être abordée comme une simple solution économique à la situation d’un secteur d’entreprises publiques qui coûte cher à l’État en subventions et subsides de tout genre… Certes, cette privatisation doit être menée de manière intelligente tenant compte des intérêts des différentes parties concernées et au premier chef des quelles la force de travail“.

Il s’agit enfin“, a ajouté EL KARM, de mettre en exécution le programme de réforme des organismes de retraite et de sécurité sociale qui s’équilibrent actuellement grâce à des prélèvements de plus en pus importants opérés sur le budget de l’État. “Du coup, la question de l’augmentation de l’âge de la retraite parait évidente et naturelle et tout retard en la matière ne fera qu’aggraver la situation du déficit budgétaire et remettre en cause le service des pensions aux retraités“.

Ahmed El KARM a sous un autre angle indiqué que comme pour le déficit budgétaire, la donne énergétique constitue aujourd’hui un facteur important occasionnant l’aggravation du déficit courant. “Il devient urgent dans ce contexte de sécuriser les différentes entreprises internationales du secteur pétrolier pour que la Tunisie retrouve une cadence plus accélérée de recherche des énergies fossiles tout en engagent une réflexion sérieuse sur l’éventuel développement du pétrole et du gaz de schiste en étudiant de manière approfondie toute répercussion sur l’environnement”, a-t-il déclaré. Il est également urgent, selon lui, d’accélérer l’ambitieux programme du gouvernement afférent à l’efficacité énergétique et les investissements de production de l’électricité à partir des énergies solaires et éoliennes.

Dans le même ordre d’idées, le Président du Directoire d’Amen Bank estime que certains secteurs à forte capacité exportatrice méritaient un traitement privilégié pour leur effet immédiat sur le redressement de la balance courante, citant à titre d’exemple le textile, l’agroalimentaire ou les composants automobiles. Le curseur pourrait être aussi mis sur des nouveaux secteurs novateurs dans le domaine des services d’intelligence où la Tunisie a des avantages comparatifs et compétitifs indéniables. C’est le cas des services de santé à l’exportation, des métiers rattachés aux nouvelles technologies de l’information et de la filière de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.

Le responsable a en outre indiqué que la Tunisie gagnera certes à renforcer ses relations historiques avec l’Europe, mais il ne faut pas oublier qu’il y a de nouveaux continents et pays qui pourraient offrir de nouvelles opportunités pour sceller des relations durables devant contribuer au redressement  de la balance courante  et à la promotion des investissements étrangers directs : C’est le cas de l’Afrique pour laquelle il y a lieu d’affiner la stratégie de conquête et de partenariat et de nommer un “Monsieur Afrique”  de haut niveau décisionnel pour prendre et  coordonner toutes les mesures nécessaires afin de renforcer une présence tunisienne dans un continent promoteur. C’est également le cas de la Chine, qui consciente de sa puissance économique, cherche à être reconnue comme une nation de premier ordre par tous les pays de la planète. «La diplomatie chinoise a développé un programme d’investissements durables très ambitieux dans plusieurs pays. Elle a fait de la nouvelle route de la soie un des instruments confortant sa présence économique dans le reste du monde. Cette stratégie de la nouvelle route de la soie s’articule autour d’investissements importants dans les secteurs de l’infrastructure, de la transformation des produits miniers et énergétiques, dans les industries manufacturières destinées à l’exportation et aux marchés locaux ainsi qu’une multitude de programme touchant divers domaines. En Grèce, la Chine a acheté le port grec de Pirée, faisant de lui une porte d’entrée sur l’Europe. En Éthiopie, elle a construit un chemin de fer reliant Addis Abeba à Djibouti et a développé une importante base de production de textile destiné à l’exportation sur l’Europe. À Djibouti, les Chinois ont bâti un port et un aéroport. Plus proche de nous, au Maroc, pas moins de 22 projets de grande envergure sont réalisés grâce à l’appui technique et financier de la Chine” a-t-il dit.

Il a dans le même contexte indiqué que la nouvelle route de la soie est une réalité qui se concrétise à travers des projets effectifs et ambitieux qui se multiplient jour après jour. Elle s’appuie sur un soutien financier déjà constitué s’élevant, dans une première étape à mille milliards de dollars. La Tunisie gagnerait à en tirer profit de cette dynamique et une visite de très haut niveau en Chine devrait être programmée très rapidement, selon El KARM.

Il a sur un autre volet indiqué que l’inflation est considérée comme mortelle pour toute économie surtout si elle est, comme c’est le cas de la Tunisie, fragilisée par des chroniques dysfonctionnements structurels, économiques, sociaux et politiques.  “La lutte contre l’inflation devrait être une priorité absolue fondamentale de l’action du gouvernement (…) Avec une inflation non contrôlée, la confiance dans l’économie ne peut que s’éroder et toute relance des investissements est appelée à être reportée. Les investisseurs ont besoin d’un environnement des affaires stable pour pouvoir entreprendre les anticipations positives leur permettant de faire des calculs économiques pouvant aboutir à une rentabilité attendue“, a-t-il indiqué.
L’inflation réduit par ailleurs le revenu réel du citoyen et rend inefficace toute augmentation de salaire dont les effets sur le pouvoir d’achat seront neutralisés par l’augmentation des prix. “La Tunisie, si elle ne combat pas efficacement l’inflation, pourrait entrer dans une spirale dangereuse pour son équilibre économique et social“, a-t-il averti.
Il a ajouté que bien que l’inflation ne soit pas exclusivement d’origine monétaire, la Banque centrale de Tunisie ne peut pas rester les bras croisés devant cette situation. Sa mission n’est-elle pas prioritairement de stabiliser les prix et il est normal qu’elle utilise pour cela les instruments monétaires à sa disposition dont notamment et principalement l’augmentation du taux d’intérêt. Parallèlement, le gouvernemental devrait s’atteler plus efficacement à la lutte contre les comportements spéculatifs, le marché parallèle, et surtout prendre les mesures nécessaires réglementaires et budgétaires pour relancer la croissance économique et par conséquent alimenter le marché par une meilleure offre des biens et services, a conclu le Président de l’A.P.T.B.E.F. .

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La Tunisie a toujours considéré l’ouverture commerciale comme un facteur de croissance économique. Les exportations des biens et des services constituent une source importante de financement extérieur pour une croissance durable. Malgré ce rôle moteur pour le développement, la Tunisie n’a pas pu tirer pleinement profit“. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de Mac Sa. Ayant pour thème “Comment intégrer la politique commerciale dans la stratégie nationale de développement”, l’étude a indiqué que la politique commerciale mise en œuvre par la Tunisie dans ce domaine est statique et ne fait pas l’objet de stratégie globale de développement. À l’inverse, plusieurs pays comme les nations asiatiques performantes ont exploité leur avantage comparatif par l’application des politiques commerciales dynamiques qui évoluent avec le temps et varient selon les secteurs en fonction des besoins de développement ou le dosage complexe d’ouverture et de restrictions sélectives, dans le cadre de stratégies globales de développement.

La Tunisie devrait développer une politique basée sur l’alternance et le dosage d’ouverture et de contrôle, dans le contexte d’une stratégie globale de développement. L’intégration de la politique commerciale devrait se concevoir dans un contexte plus large, notamment le cadre macroéconomique, les politiques budgétaires et monétaire et les reformes réglementaires et institutionnelles.

Toujours, selon l’étude, l’importation excessive des produits non contrôlés et qui ont affecté la santé humaine, animale et végétale nous amène à instaurer des mesures non tarifaires plus strictes. Selon les accords de l’OMC, l’utilisation de ces mesures non tarifaires (MNT) est autorisée dans certains cas. Ils comprennent, entre autres, l’Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) ou celui sur les mesures et phytosa-nitaires (SPS). Ces accords autorisent les pays à mettre en œuvre des politiques ayant un objectif légitime afin de protéger la vie humaine, animale, végétale, la faune et la flore, l’environnement, et la sécurité humaine. L’accord SPS traite l’état des produits alimentaires, de la santé et de la sécurité des animaux et des végétaux. L’accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) vise à ce que les normes et les procédures d’essai et d’homologation des produits ne soient pas source d’obstacles au commerce. Les mesures SPS et OTC n’ont pas de dimension bilatérale. Elles sont appliquées unilatéralement par les pays importateurs et appliquées à l’ensemble des pays exportateurs.

Ces mesures ne sont pas nouvelles, elles sont appliquées par les pays développés. Aujourd’hui, la capacité d’accès des pays en développement aux marchés des pays développés est liée au respect d’un nombre croissant de mesures réglementaires qui visent des objectifs stratégiques non commerciaux.

L’importance grandissante de ces mesures dans la fixation des conditions d’accès aux marché  est expliquée par les deux facteurs : i) le besoin grandissant en matière de santé, sécurité et protection environnementale et ii) l’inefficacité des politiques commerciales traditionnelles du fait que les tarifs douaniers sont généralement bas suite à la multiplication des accords de libre échange et des accords commerciaux préférentiels régionaux et bilatéraux.

L’étude a en outre noté que les données statistiques sur les mesures non tarifaires sont rares et même si elles existent, elles ne permettent pas d’établir clairement la séparation entre ce qui relève de l’accès aux marchés, du traitement national  et de la réglementation intérieure. En outre, le champ des MNT est vaste et ses frontières sont floues. Les données sont collectées par de nombreuses institutions différentes pour traiter des problématiques différentes. Elles comportent des lacunes importantes pour certains pays et certaines périodes.

Malgré ces problèmes statistiques, les économistes ont pu tirer quelques conclusions préliminaires. Le nombre de mesures non tarifaires semble avoir augmenté à la fin des années 1990, mais entre 2000 et 2008, il s’est stabilisé. Il a repris sa hausse après la crise  financière. Les résultats des  enquêtes et les données statistiques disponibles montrent que la part des mesures OTC et SPS dans les  MNT est importante et que ces MNT sont utilisées plus souvent par les pays développés que par les pays en développement. Plusieurs économistes considèrent que les procédures administratives contraignantes, la lourdeur bureaucratique et la mauvaise gouvernance jouent le rôle des MNT puisqu’elles découragent les importateurs et le commerce“, note l’étude.

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Il fallait s’y attendre depuis que le maréchal Khalifa Haftar a mis la main sur le “croissant pétrolier” au nord-est, vitale pour l’économie de la Libye : Les exportations de pétrole sont presque au point mort, rapporte l’AFP. A noter que cette région est contrôlée depuis 2016 par l'”Armée nationale libyenne” (ANL) de Haftar, le maitre de l’Est. Jusqu’ici tout allait bien, car le maréchal coopérait avec le Gouvernement d’union nationale (GNA), adoubé par la communauté internationale et lui reversait les revenus de l’or noir. Puis patatras : Changement de direction le 25 juin 2018, le maréchal veut maintenant remettre ces installations au gouvernement parallèle qui s’est réfugié à Tobrouk…

A noter que le plus gros du pétrole de la Libye est exporté depuis le nord-est, donc qui tient cette région tient l’économie du pays. Le blocage actuel va couter très cher, avec des finances publiques déjà sinistrées. On estime les pertes liées à cette crise à 850.000 barils/jour sur un total d’un peu plus d’un million, a indiqué la Compagnie nationale de pétrole (NOC), administrée par le GNA, implanté à Tripoli. Pour une nation dont les recettes proviennent uniquement du pétrole, c’est une catastrophe. Et aux dernières nouvelles, Haftar continue “d’interdire les navires pétroliers d’entrer dans les ports pour charger leurs cargaisons“…

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Le Fonds pour le Développement et la Diversification des Exportations “TASDIR+” organise en partenariat avec le CEPEX des Journées d’information à l’occasion du lancement de son 3ème Appel à Candidatures fixé pour la période allant du 29 juin au 29 juillet 2018.
La Tunisie a lancé en 2015 à travers le ministère du Commerce et le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), avec l’appui de la Banque Mondiale (BM), un programme de promotion des exportations qui a permis aux entreprises de profiter lors des deux premières tranches d’avantages dans le domaine des exportations.
Le CEPEX envisage ainsi l’organisation de journées d’informations au profit des entreprises installées dans les gouvernorats de Sousse, de Sfax et du Grand Tunis, pour faire connaitre la troisième tranche du fonds TASDIR+ et les mécanismes pour en profiter.
Plus de 250 entreprises dont 100 spécialisées dans les offres commerciales, 20 unités dans le commerce international et 50 sociétés dans les services ont bénéficié de la deuxième tranche dudit fonds qui a commencé son intervention auprès des entreprises depuis le 4 janvier 2017 et dont les résultats ont été proclamés le 10 avril 2017.
La même tranche a couvert 16 groupes de jeunes, 35 micro-entreprises, ayant bénéficié des avantages d’exportation, alors que 7 sociétés agricoles et 3 autres opérant dans le domaine de l’artisanat ont bénéficié, elles également, d’avantages en matière d’exportations.

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La Suisse et l’Allemagne constituent pour la Tunisie deux marchés porteurs pour développer l’exportation d’huile d’olive, notamment les variétés douce et fruitée mûre“, a affirmé le Directeur pays du programme “Swiss Import Promotion Programme” (SIPPO) en Tunisie, Mohamed Jouneidi Abderrazak.
Il a ajouté, lors d’un workshop, sur l’accès de l’huile d’olive tunisienne aux marchés suisse et allemand : difficultés et opportunités, organisé, mardi 26 juin 2018, au Centre de promotion des exportations (CEPEX), que les exportations tunisiennes vers ces deux marchés sont encore faibles en dépit de la forte consommation de l’huile d’olive dans ces deux pays.

Et de rappeler qu’en 2017, la Tunisie a exporté vers le marché suisse entre 250 à 300 tonnes d’huiles d’olive alors que le volume des importations suisses de ce produit s’élève à 15 mille tonnes.

Pour le marché allemand, la Tunisie y a exporté, en 2017, seulement 100 tonnes de l’huile d’olive alors que le volume des importations allemands en ce produit a atteint 62 mille tonnes.

Le responsable a encore souligné que le programme SIPPO a choisi 11 pays en transition dont la Tunisie pour faciliter leurs importations vers les marchés suisse, européens et internationaux.
Pour la Tunisie trois secteurs économiques sont concernés par les actions du programme SIPPO : les produits de la pêche, les aliments transformés et les ingrédients naturels.

Ce programme assurera, ainsi, l’accès des entreprises tunisiennes prêtes à l’export aux nouveaux marchés par le biais du renforcement des compétences des institutions d’appui (CEPEX , CCIT, APIA..) en matière d’exportation. Concrètement, il s’agit de relier les entreprises tunisiennes exportatrices aux importateurs en Suisse, en Europe et dans d’autres marchés-ciblés importants.

Pour Samir Azzi, président directeur général par intérim du CEPEX, les producteurs et exportateurs de l’huile d’olive tunisienne sont appelés à accroitre le volume des exportations sur les marchés suisse et allemand, surtout l’huile d’olive conditionnée.
Il est à noter que la commission européenne a offert une occasion supplémentaire aux exportations tunisiennes d’huile d’olive vers l’Europe. En septembre, la commission a proposé un quota supplémentaire exonéré de droits de 35 mille d’huile vers l’UE.
Par ailleurs, l’expert en développement des exportations et accès aux marchés SIPPO, Udo Bürk, a appelé les institutions d’appui à aider les producteurs de l’huile d’olive à identifier des partenaires en Europe et à éviter de cibler des marchés de masse lesquels sont tenus par les italiens et les espagnols.
La Tunisie dispose déjà d’un avantage par rapport aux autres pays (Portugal, Turquie, Maroc…), à savoir une huile d’olive douce, de très bonne qualité et très connue par les consommateurs des pays importateurs“, a-t-il dit.

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La convention d’abattement automatique de 50% des subventions du Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX) accordées aux prestataires de services opérant dans le transport aérien pour le compte des sociétés résidentes est suspendue à partir du 22 juin 2018, a fait savoir le Fonds dans un communiqué, publié mardi dernier.
Les exportateurs sont priés de procéder au dépôt des opérations de subvention directement aux services du FOPRODEX, a ajouté la même source.
M. Samir Azzi, président directeur général par intérim du Centre de promotion des exportations (CEPEX), a expliqué, mardi dernier, dans une déclaration à l’Agence TAP, que “le principe de la subvention accordée aux entreprises de transport est maintenu mais la procédure pour son obtention a été revue en raison de contraintes budgétaires“. “Ainsi les entreprises peuvent toujours obtenir cette subvention moyennant le dépôt d’un dossier de demande auprès du FOPRODEX“, a-t-il précisé.

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Jusqu’à juin 2018, les exportations des primeurs géothermiques dans le gouvernorat de Gabès ont atteint 14 mille tonnes contre 9700 tonnes par rapport à la même période de l’année dernière.
Parmi ces produits figurent essentiellement des tomates de très bonne qualité exportées vers les marchés européens et les pays de golfe, a indiqué Amel Ghiloufi, chef de service de la production végétale au commissariat régional au développement agricole de Gabès.
La culture des primeurs géothermiques est très répandue, notamment à El Hamma où les superficies ont atteint 128 hectares. Dans la région, 11 sociétés et 40 petits agriculteurs opèrent dans cette activité agricole.
Durant la saison écoulée, la production des primeurs géothermiques dans la région de Gabès était de 25 millions tonnes dont 12 mille tonnes ont été exportées vers l’étranger.

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Selon un rapport sur l’économie numérique publié mardi par le ministère chinois du Commerce, les exportations de logiciels de la Chine ont atteint 37,6 milliards de dollars en 2017, en hausse de 9,7% sur un an, rapporte Xinhua.

Près de la moitié du volume, 18,9 milliards de dollars, étaient constitués par des exportations vers les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon, indique le document.

Les exportations chinoises de logiciels ont augmenté rapidement depuis 2012 et ont évolué progressivement vers le segment plus élevé de la chaîne de valeur, ajoute-t-il.

Le rapport note également que la Chine manque encore de capacités d’innovation en matière de logiciels de base et d’outils de développement, et met en garde les entreprises de logiciels chinoises contre l’augmentation des coûts et des risques dans ce secteur.

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Heureusement qu’il y a l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les légumes frais, les agrumes…  Bref, l’alimentaire. En effet avec toutes les tuiles qui nous tombent sur la tête en ce moment, la Tunisie, son gouvernement en premier, est bien contente de pouvoir encore compter sur la manne céleste (en attendant les terribles dégâts du réchauffement climatique, mais qu’il est possible, rassurez-vous, d’atténuer). Il y a quelques jours on nous a annoncé que le déficit de la balance commerciale est revenu tourmenter le chef du gouvernement, lui qui ne manque pas de problèmes en ce moment. Ce déficit, encore et toujours, avec les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, alors que le pays était sur une bonne lancée au niveau de ses exportations et que les ministres le criaient sur tous les toits pour tenter de conjurer le sort. Ce mardi 12 juin on nous annonce une bouffée d’air frais, que personne ne boudera : La balance commerciale alimentaire a enregistré, durant les 5 premiers mois de 2018, un bond en avant remarquable. Le taux de couverture des exportations par les importations est même monté à 109,6% contre 67,1%, durant la même période de l’an dernier, d’après les données rendues publiques par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Comme explication de cette embellie, il y a la montée de la valeur des exportations alimentaires (+90%) en comparaison avec les importations (+16,3%), cela a permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent de 219,3 Millions de Dinars (MD), là où elle affichait un déficit de 647,7 MD durant les cinq premiers mois de 2017.
Autre indication : La valeur des exportations alimentaires, au cours des cinq premiers mois de cette année, affiche l’équivalent de 2509,4 MD, ce qui fait une hausse de 90% par rapport à la même période de 2017.
C’est l’augmentation des exportations de l’huile d’olive, en quantité (127,8 mille tonnes conte 40,1 mille tonnes) et en valeur (1216,2 MD contre 359 MD), et la poussée de 6% des prix qui expliquent cette évolution.

Il n’y a pas que l’huile d’olive !

L’amélioration des exportations est également la résultante de l’évolution des recettes des produits de la mer et des dattes, respectivement de 44% et de 35%, à ajouter au gonflement de la valeur des ventes des légumes frais de 47%, notamment les tomates produites par géothermie et l’accroissement de la valeur des exportations des agrumes de 5%, même si les quantités ont baissé de 25%.
Les exportations des fruits de l’été enregistrent une hausse de 43% en quantité pour se situer à 9 mille tonnes et de 70% en valeur pour s’établir à 30,8 MD.
La valeur des importations alimentaires, au cours des 5 premiers mois de 2018, s’est établie à 2290 MD, ce qui fait une évolution de 16,3% en comparaison avec la même période de l’an dernier.
Mais ne nous emballons pas : Ce bon résultat est du à la fonte de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères et la montée des importations de certains produits de base, surtout le blé dur (+30%), le blé tendre (+18%), les dérivés du lait (+58%) et le sucre (+22%). Ce qui veut dire que le jour où le dinar reprendra des couleurs par rapport à l’euro et au dollar (à ce stade ça reste un voeu pieux, mais sait-on jamais !), ce sera une excellente nouvelle pour les importateurs, mais pas pour ces exportateurs. Et oui, comme on a coutume de dire : Le bonheur des uns fait le malheur des autres…

Reste que dans le fond la Tunisie devra, comme on l’a déjà dit, asseoir l’essor des exportations sur autre chose que l’alimentaire. Il faudra monter en gamme et prendre le virage des produis à haute valeur ajoutée, exactement comme l’ont fait les Coréens du Sud, les Indiens, les Chinois et avant eux les Allemands, les Français, les Italiens, les Japonais, etc. A cet instant cette assertion ne peut avoir d’autre valeur qu’un plan sur la comète, mais après tout les autres aussi ont commencé comme ça, avec des rêves, des chimères, des vues de l’esprit. “Tant qu’on rêve encore, Que nos yeux s’étonnent encore, Rien n’est perdu…“, a-t-on-entendu chantonner dans la comédie musicale française à succès “Le Roi Soleil“. On ferait mieux de faire de ces paroles un talisman…

S.L.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 6 624,5 MD, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, contre 6 475,1 MD, durant la même période en 2017, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2009,8 MD), l’Italie (-1143,4 MD), la Turquie (-868,0 MD), la Russie (-534,6 MD) et l’Algérie (-465,6 MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France, de 1494 MD, la Libye, de 394,7 MD et le Maroc, de 200,7 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 4,7 points, par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à des taux respectifs de 72% et 67,3 %, en raison de l’évolution au niveau des exportations (+27,5%) et des importations (+19,3%).
Il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 4570,5 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 2054,0 MD (31,0% du total du déficit) contre 1 526,9 MD durant la même période en 2017.

Hausse de 27,5% des exportations

Les exportations continuent de croitre à un rythme soutenu, augmentant de 27,5%, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, à 17 016,4 MD, contre 14,2% durant la même période de l’année écoulée, (13 347 MD).
L’augmentation observée au niveau de l’exportation, concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a enregistré un accroissement de 81,8%, suite à l’augmentation des ventes de l’huile d’olive (1216,2 MD contre 359 MD) et des dattes (438,8 MD contre 324,4 MD).
Les exportations du secteur de l’énergie progressent de 32%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (842,8 MD contre 566,2 MD), des industries manufacturières de 27,3%, du textile, habillement et cuirs de 23,1% et des industries mécaniques et électriques de 19,5% .

Forte poussée des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (72,7% du total des exportations) ont augmenté de 23,1%. Cette évolution est expliquée par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 80,2%, l’Allemagne de 32,7% et la France de 19,8%.
Toutefois, les ventes sont en diminution vers d’autres pays européens notamment le Royaume Uni de 35,2%.
Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 50,7%, le Maroc de 37% et la Libye de 21,6%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 14,5%.

Toujours ces importations !

Les importations ont maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 19,3% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017, pour une valeur de 23 640,9 MD contre 19 822,1 MD.
L’augmentation des importations est essentiellement, due à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi, l’énergie a enregistré une hausse de 33,7%, les matières premières et demi produits de 24,9%, les biens d’équipement de 16,5%, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 15,1% et le secteur des mines, phosphates et dérivés de 5,7%.
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (55,6% du total des importations) ont enregistré une hausse de 21,3% pour s’établir à 13137,2 MD. Les importations ont augmenté de 20,8% avec l’Allemagne, de 21,4% avec l’Italie et de 16,2% avec la France.

TAP

par -

L’excédent commercial de la Chine a baissé de 43,1%, en mai 2018, pour atteindre 156,5 milliards de yuans. Les exportations ont progressé de 3,2% sur un an pour atteindre 1,340 milliard de yuans tandis que les importations ont augmenté de 15,6% pour atteindre 1,190 milliards de yuans, selon Xinhua. Le président américain, Donald Trump, qui reproche à la Chine sa politique commerciale trop agressive et le “dumping” qui fait des ravages aux USA et ailleurs, ne va pas bouder son plaisir…

Le commerce de marchandises de la Chine a augmenté de 8,8% sur un an pour atteindre 11,630 milliards de yuans (environ 1,820 milliards de dollars), au cours des cinq premiers mois de l’année, selon des données douanières publiées vendredi 08 juin 2018.

Les exportations ont affiché une croissance de 5,5% en glissement annuel pour s’établir à 6,140 milliards de yuans durant cette période, tandis que les importations ont augmenté de 12,6% à 5,490 milliards de yuans, entraînant un excédent commercial de 649,8 milliards de yuans, en baisse de 31%.

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