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Exportations

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Lors de son intervention au Forum national pour la présentation des résultats des travaux de la Commission nationale de pilotage du projet de la facilitation des exportations à travers le réseau postal “easy export“, organisé ce jeudi 22 mars 2018 par la Poste tunisienne, le ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, Anouar Maarouf, a affirmé que “esay export” est un projet très important visant à faciliter les procédures d’exportation au profit des petites et moyennes entreprises (PME) et renforce davantage l’internalisation de ces PME à travers le réseau postal.

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Selon les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, publiées lundi 19 mars 2018, les recettes des exportations de légumes frais se sont accrues de 39 % jusqu’au 28 février 2018, en comparaison avec la même période de la saison écoulée. Elles ont atteint 62.4 millions de dinars, contre 45 millions de dinars, en dépit d’un recul enregistré au niveau des quantités exportées, soit 12 mille tonnes contre 17 mille tonnes.

Ledit département a imputé cette amélioration à la hausse des prix de vente vers les pays du Golfe et ceux de l’Union européenne. Les exportations vers ces deux destinations ont augmenté respectivement de 388 % et de 39 %, alors qu’un recul en termes de quantités exportées a été enregistré vers la Libye (-93 %), Italie (-79 %), et la Russie (- 43 %).

Selon la même source, une évolution remarquable des exportations de tomates fraîches estimée à 54%, pour atteindre 42 MDT, a été enregistrée, contre 26 MDT la saison dernière.

La tomate géothermique a constitué 97% des exportations totales de ce légume, dont la majorité a été destinée aux marchés français et hollandais.

Les truffes           sont la deuxième variété exportée par la Tunisie vers les marchés des pays de Golfe. La valeur des exportations de ce légume s’élève à 9 MDT.

Quant à la salade, ses exportations ont enregistré une baisse de 22%, atteignant ainsi 6MDT ; ce légumea été exporté vers la Russie, la France, la Hollande et l’Italie.

On rappelle aussi que le ministère de l’Agriculture a annoncé que les recettes des exportations de dattes pour la saison 2017/2018 ont augmenté de 22,2% (402,401 MD) et de 7,52% en quantités pour s’établir à 66,116 mille tonnes, par rapport à la saison précédente.

Cette augmentation est due à la croissance des quantités exportées vers l’Australie (+60%), le Qatar (+47,4%), l’Inde (+45%) et le Canada (+30%), et la préservation du même rythme des exportations vers les marchés traditionnels, à savoir le Maroc, l’Italie, l’Indonésie et la France.

Au cours de la même période, depuis le début de la saison (1er octobre 2017) jusqu’au 15 mars 2018, les quantités de dattes biologiques exportées ont progressé de 19,42% à 5099,1 tonnes, contre 4270 tonnes au cours de la même période de la saison écoulée.

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Les recettes des exportations des dattes pour la saison 2017/2018 ont augmenté de 22,2% (402,401 MD) et de 7,52% en quantités pour s’établir à 66,116 mille tonnes, par rapport à la saison précédente, selon les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, publiées lundi 18 mars 2018.
Cette augmentation est due à la croissance des quantités exportées vers l’Australie (+60%), le Qatar (+47,4%), l’Inde (+45%) et le Canada (+30%), et la préservation du même rythme des exportations vers les marchés traditionnels, à savoir le Maroc, l’Italie, l’Indonésie et la France.
Au cours de la même période, depuis le début de la saison (1er octobre 2017) jusqu’au 15 mars 2018, les quantités de dattes biologiques exportées ont progressé de 19,42% à 5099,1 tonnes, contre 4270 tonnes, au cours de la même période de la saison écoulée.

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Les établissements éducatifs et autres institutions tunisiennes célèbrent, vendredi16 mars de chaque année, la journée nationale de l’habit traditionnel, fête marquée notamment par la mise à l’honneur de cet habit qui fait l’identité des Tunisiens.
Le secteur de l’artisanat est un pilier de l’économie tunisienne en raison de son étroite relation avec le secteur du tourisme.
Le gouvernement tunisien ambitionne de doubler la contribution du secteur de l’artisanat au Produit intérieur brut (PIB) pour atteindre 8% contre 4,58% actuellement, et ce, dans le cadre d’un Plan national de l’artisanat (2018-2022) visant à promouvoir la qualité et l’innovation des produits de l’artisanat et à accroitre les exportations du secteur de 1,8% à 4 %, au cours de la même période.

Ce plan, qui sera présenté dans tous les gouvernorats du pays à travers des visites de terrain effectuées par des membres du gouvernement, vise à augmenter les investissements de 19 millions de dinars (MD) à 30 MD et à créer 100 mille emplois avec une moyenne annuelle de 30 mille à l’horizon 2021, selon le ministère du Tourisme et de l’Artisanat.
Le budget global nécessaire à la réalisation des objectifs du plan national de l’artisanat a été fixé à 1920 mille dinars alloué au renforcement du cadre institutionnel, et 3985 mille dinars destiné au financement de développement des compétences et des connaissances.
Le gouvernement prévoit, à travers ce programme, la mise à niveau de 200 entreprises artisanales et le renforcement des capacités de 3000 artisans dans le cadre de l’incitation des groupements d’artisans, outre l’augmentation du taux des diplômés du supérieur investissant dans le secteur de 10% à 40%.

En ce qui concerne la promotion de la qualité et le développement des compétences professionnelles, le plan national vise à préparer 10 normes et à attribuer le label qualité à 50 produits ainsi qu’à préparer 30 manuels de l’artisanat, traitant des compétences, connaissances et différentes matières premières.
En outre, cinq plans régionaux ont été élaborés dans le cadre d’une d’une approche participative visant à faire participer les différentes parties opérant dans le secteur, en vue de valoriser les ressources locales et développer les activités de production dans les différentes régions.
Le secteur compte plus de 350 mille artisans, dont 160 mille ayant une carte professionnelle (83% des femmes) et 1900 entreprises artisanales inscrites auprès de l’Office National de l’Artisanat Tunisien (ONAT). Les métiers de l’artisanat sont passés de 59 spécialités en 2002 à 76 en 2016.

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La Tunisie a besoin de développer une image de marque de qualité aux Etats-Unis et sur les marchés à forte valeur ajoutée, a conclu une étude de marché menée en janvier 2018, par la Chambre américaine de commerce en Tunisie (AmCham) auprès de ses membres et de la communauté d’affaire afin de déterminer les challenges auxquels sont confrontées les entreprises tunisiennes exportant sur le marché américain.
L’AmCham affirme dans un communiqué publié jeudi 15 mars 2018 sur les résultats de cette étude soutenir “les demandes de ses membres qui souhaitent des réformes dans les procédures d’exportation”, ajoutant que les difficultés rencontrées par les entreprises tunisiennes exportatrices sondées sont relatives à la bureaucratie (notamment les certifications à l’export), à l’infrastructure des ports et les taxes douanières pénalisantes.

Selon cette étude, parmi les challenges auxquels sont confrontées ces entreprises figurent la possibilité d’accéder à un paiement électronique international afin de pouvoir conquérir les marchés à travers les ventes en ligne (Amazon Paypal, Ebay, etc.) et la revendication de subventions et d’aides de l’administration afin d’être compétitives à l’international.
“L’Amcham constate à travers cette étude que la plupart de ses membres font part d’une expérience relativement, récente même pour des entreprises en phase de maturité”. Le marché américain nécessite des investissements importants aux niveaux de l’étiquetage, des normes sanitaires, du coût de la prospection et d’adaptation des produits. “Il n’est donc pas à la portée des entreprises de taille modeste ou de jeunes entrepreneurs sans expérience export” lit-on dans le communiqué.

Les exportations tunisiennes sur le marché américain ont atteint en 2017 environ 462 millions de dollars (environ 1122 millions de dinars) contre des importations de l’ordre de 551 millions de dollars (1338 millions de dinars), selon des données citées par la chambre .
Il est à noter que l’AmCham a mis en place “Tunisia Export Lab”, dont le financement est assuré par le MEPI (Middle East Partnership Initiative, State Department) dans l’objectif de développer les exportations tunisiennes de 45 entreprises opérant dans le secteur agroalimentaire, artisanal et digital vers les Etats Unis.
Le marché américain est fort d’une population de 325 millions de consommateurs et d’un PIB par habitant qui a atteint, en 2016, 57 254 USD (139 127 dinars).

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Au cours des deux premiers mois de l’année 2018, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont enregistré en volume (prix constant) une hausse à l’export de l’ordre de 19,0% et à l’import de l’ordre de 1,2%. Au niveau des prix, ils ont augmenté de 20,1% pour les exportations et de 22,2% pour les importations. En valeurs courantes, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont atteint 6612,1 MD en exportations au cours des deux premiers mois de l’année 2018 et 8827,4 MD en importations, enregistrant ainsi une hausse de l’ordre de 42,9% à l’export et de 23,7% à l’import, et ce par rapport à la même période de l’année 2017. Evolution du commerce extérieur hors énergie, les prix ont augmenté à l’export de 19,5% et à l’import de 24,1%. En effet, durant les deux premiers mois de l’année courante, les prix de l’énergie ont enregistré des hausses de l’ordre de 3,3% à l’export et de 5,8% à l’import. C’est ce que rapporte, ce mardi 13 mars 2018, un communiqué de l’INS

Au cours des deux premiers mois de l’année 2018, les exportations en volume ont augmenté de 248,3% pour le secteur de l’énergie et de 84,5% pour le secteur de l’agriculture et les industries agro-alimentaire, et ce par rapport à la même période de l’année précédente. Par ailleurs, exportations du secteur des mines, phosphates et dérivés ont baissé en volume de l’ordre de 26,9%.

Concernant les importations, l’évolution en volume est marquée par une hausse au niveau du secteur de l’énergie et lubrifiant de l’ordre de 28,4% contre une baisse enregistrée au niveau du secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de l’ordre de 14,2%.

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Les principaux faits saillants ayant marqué l’évolution des échanges commerciaux au cours de l’ année 2017 sont essentiellement un niveau record du déficit commercial (FOB/CAF) jamais atteint auparavant (-15,6 Milliards de dinars ), soit un creusement de 2.991 MDT ou 23,7% par rapport à 2017. C’est aussi une progression des importations à un rythme dépassant celui des exportations (+19,8% et +18,1% respectivement), entrainant le recul du taux de couverture d’un point de pourcentage pour revenir à 68,8% et une forte détérioration de la balance énergétique dont le déficit est passé d’une année à l’autre de -2,7 Milliards de dinars à plus de -4 Milliards de dinars en relation avec la baisse des ressources énergétiques (-10,7%), la hausse de la demande d’énergie primaire (+5%) et la montée des prix mondiaux du pétrole.

Annus horribilis“‘ en matière d’importation, 2017 a surtout signé un accroissement notable des achats de produits alimentaires (+22,1%) et le maintien du déficit de la balance alimentaire à un niveau élevé (-1.355 MDT). Petite consolation : la poursuite de la performance des secteurs des textiles, habillements et cuirs (+16,3%), des industries mécaniques et électriques (+20,4%) ainsi que celle des autres industries manufacturières (+15,1%) suite à l’amélioration de la demande étrangère émanant de l’UE. Et comme il fallait finir comme 2017, cette année-là, c’est aussi un repli des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés (-1,5%) , et ce malgré un redressement notable au cours du dernier trimestre de l’année (+41,2% par rapport à la même période de 2016).

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Repenser les fondements de l’économie nationale, lesquels ne sont plus adaptés ni à l’époque, ni aux changements sociaux, nationaux ou internationaux, tous les experts, et même le gouvernement, sont d’accord là-dessus, mais comment ? C’est ça la question. C’est même devenu un vrai casse-tête, notamment ces dernières années, une affaire sur laquelle toutes les politiques économiques se sont cassé les dents à cause des solutions de facilité qu’elles ont usitées, selon le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Marouane Abassi. Des remèdes, des vrais, lui en-a-t-il ? Peut-être, mais ce qu’il dit dans le fond n’est pas différent de ce que disaient son prédécesseur, Chedly Ayari et ses collaborateurs. Donc pour ceux qui s’attendaient à ce que Abassi use de la langue de bois, qu’il mette sous le tapis les vrais problèmes du pays et surtout les efforts que chacun devra faire pour le relever, le nouveau patron de la BCT a montré la couleur : Il sera un vrai poil à gratter, histoire avant tout de situer les responsabilités et d’anticiper le moment où on lui mettra sur le dos les échecs de tous, une habitude, hélas, chez le chef du gouvernement, Youssef Chahed.  Néji Jalloul, Lamia Zribi, Chedly Ayari, etc., en savent quelque chose.

Les mauvais chiffres d’Alaya

La Tunisie devrait s’adapter aux nouvelles exigences de l’économie et de la société tunisienne, a souligné l’économiste Hechmi Alaya, lors d’une journée d’étude parlementaire tenue samedi 10 mars 2018, au Bardo, sur le thème “La Tunisie à l’heure des défis économiques”.

Le monde a changé, les systèmes de production et de distribution ont changé et les économies dans le monde ont changé alors qu’en Tunisie, rien n’a changé, a-t-il encore dit, expliquant qu’il faut “s’intégrer et s’adapter aux nouvelles règles de l’économie nouvelle et sortir de notre cocon“. L’inflation, la détérioration du dinar, l’augmentation des dettes extérieures et intérieures et l’aggravation du déficit commercial sont autant d’indicateurs qui décrivent la situation de l’économie nationale et montrent que le pays connait une mauvaise passe et souffre d’une crise profonde, laquelle perdure depuis une décennie et s’est approfondie après la révolution, a-t-il dit.

Le taux de croissance a atteint en 2017, 1,9%, contre 4,5% en 2007. Durant cette décennie, le revenu moyen par habitant en dollars est passé de plus de 4300 dollars à 3520 dollars à fin de 2017, a-t-il affirmé, ajoutant que le pays a perdu depuis la fin des années 2000 plus de 350 entreprises industrielles.

L’économiste s’est référé aux données de l’Organisation internationale du travail, selon lesquelles le taux de l’emploi est estimé à moins de 40% en Tunisie, contre 58% en Afrique et 60% dans le monde.
L’économiste a également évoqué la détérioration du système de l’enseignement supérieur en Tunisie, en tant que facteur contribuant à la dégradation de l’économie nationale et à l’exacerbation de la crise actuelle, ajoutant que la Tunisie dispose de ressources humaines très importantes qui ne sont pas exploitées pour construire l’avenir du pays.

Parmi les raisons de la dégradation de l’économie, il a cité l’absence d’une vision future pour l’économie ou d’une stratégie de long terme, outre la mauvaise gestion des affaires financières et publiques.

Le remède de cheval d’Abassi

De son coté, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, a indiqué que la situation économique en Tunisie est “difficile” mais les deux premiers mois de 2018 ont enregistré quelques indicateurs positifs grâce à l’amélioration des indicateurs dans les industries manufacturières et le retour de l’exportation des produits tunisiens et du tourisme.

Il a mis l’accent sur la nécessité de la prise des “bonnes décisions” qui peuvent être parfois “douloureuses” et de rétablir la confiance sociale, économique et politique afin de sortir le pays de la crise actuelle.

Il a souligné l’importance du changement du modèle économique, du renforcement de la compétitivité et la productivité et de la promotion de nouveaux secteurs prometteurs tels que les TIC, dont le taux de croissance varie entre 15 à 25%, d’encourager et de repenser les secteurs qui ont déjà fait leurs preuves comme le textile et le tourisme.

Abassi a en outre insisté sur l’importance du retour à la valeur travail, laquelle est impérative pour relancer l’économie nationale et surmonter la crise actuelle.

TAP

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, a déclaré ce samedi 10 mars 2018, lors d’une rencontre organisée par l’académie parlementaire, que les politiques économiques successives n’ont pas permis de régler en profondeur les problèmes du pays et que les solutions de facilité sont responsables de la crise économique qui sévit actuellement, rapporte Mosaïque Fm.

Au sujet du combat contre la corruption, il a affirmé que cela prendra des années, mais que le travail doit être entamé immédiatement et avec le plus grand sérieux.

Abassi a également dit son mot sur le taux de croissance ; il déplore le fait qu’il ait été drainé par la consommation et les salaires, et non l’investissement. Il a aussi souligné le poids des exportations et des industries de laboratoire dans cette petite embellie des deux premiers mois de 2018.
Il a ajouté qu’il y a une grosse marge de progression à l’export si on mise sur des secteurs tels que la technologie, les produits pharmaceutiques et le tourisme, à condition de ne pas éluder les problèmes qu’ils présentent…

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Les superficies plantées de figues de barbarie certifiées bio s’élèvent actuellement à 5000 hectares sur un total de 600 mille hectares. Les investissements engagés dans cette filière ont dépassé les deux millions de dinars, a indiqué Samia Maamer, directrice générale de l’agriculture biologique au Ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.
Les recettes des exportations provenant de la filière des figues de barbarie ont atteint en 2016 plus de 5MD. Ces exportations ont été destinée principalement au marché européen. En Tunisie, seules 20 entreprises opérent dans ce secteur qui est un marché d’exportation prometteur et constitue un nouveau créneau économique pour plusieurs régions défavorisées, a ajouté la responsable dans une déclaration à l’Agence TAP, accordée en marge d’une exposition de l’huile de figue de barbarie, tenue à l’occasion du Salon Tunisia Health Expo (7-10 mars 2018).
Une douzaine d’entreprises de différentes tailles exposent dans ce salon et présentent une panoplie de produits extraits de la figue de barbarie biologique, tels que l’huile des pépins de figues de Barbarie, le vinaigre, les produits cosmétiques et la confiture …
Ces entreprises sont adhérentes au programme national ” Organic Cactus Seed Oil-Origin Tunisia ” lancé en 2017 et initié par le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche. Ce programme vise la valorisation de l’huile des pépins de figues de barbarie biologiques et est appuyé par le projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (PAMPAT), financé par le secrétariat d’Etat à l’Economie de la confédération Suisse (SECO) et mis en œuvre par l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI).
Selon Maamer, l’objectif de ce programme qui a assuré une formation (qualité, emballage et conquête de marché…) aux 20 entreprises adhérentes, est de valoriser le fruit de la figue de barbarie, sachant qu’auparavant, l’objectif de la plantation de ce fruit était juste pour conserver le sol et fournir les fourrages aux animaux.
Mohamed Farouk Ayari, un jeune de 28 ans qui a lancé son projet de production des huiles de pépins de figues, destinées à l’exportation, en novembre 2017 à Grombalia, a exprimé le souhait de voir ce produit acquérir une notoriété internationale, à l’instar de l’huile d’argan au Maroc, d’autant plus qu’’il est trois fois plus antioxydant que ce dernier.
Selon Ayari, il est impératif de lancer une grande campagne de promotion de ce produit et ses vertus (très efficace en cosmétique et riche en stérols et en vitamine E), pour le faire connaitre à l’étranger et conquérir les marchés d’exportation.
De son côté, Mohamed Rochdi Banani, fondateur d’une société située à Kasserine en 2005, laquelle offre une gamme de produits cosmétiques et alimentaires extraits de la figue de barbarie, a appelé le gouvernement à appuyer davantage cette filière, à l’instar de l’huile d’olive et des dattes, citant à cet égard, le cas du Maroc qui a créé un fonds pour le lancement d’un pôle technologique abritant des laboratoires de recherche en matière de figues de barbarie.
Il a annoncé, également, la création d’une association nationale de développement de cactus qui regroupe tous les industriels en vue de restructurer la filière et renforcer la participation des industriels aux foires à l’étranger.
L’huile de figued de barbarie est obtenue à partir des pépins du fruit du figuier de barbarie. Pour extraire un seul litre d’huile, il faut environ une tonne de figues. Ce rendement extrêmement faible explique le coût très élevé de ce produit, comme l’ont fait remarquer les entreprises productrices.

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Après un démarrage en trombe, en conclave avec les banques pour plancher sur le problème de la liquidité et forger la politique du secteur, le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi et ses collaborateurs ont dévoilé ce jeudi 08 mars 2018, devant la presse, les grands axes de son plan d’action. L’essentiel pour redresser la barre y est, il faudra après y ajouter une bonne dose de courage, beaucoup d’imagination et une persévérance à toute épreuve pour aller au bout de cette affaire. Car la situation économique du pays est compliquée, périlleuse à bien des égards, et d’ailleurs le patron de la BCT ne s’en cache pas.

Le communiqué qui a été émis suite à la rencontre plante d’emblée le décor : l’institution en charge de la politique monétaire de la Tunisie assume ses responsabilités, toutes ses responsabilités. “La Loi N° 2016-35 relative au statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT) stipule clairement que l’objectif premier de la Banque centrale est de maintenir la stabilité des prix“, indique le texte dont Africanmanager a reçu copie. C’est on ne peut plus clair. Restent les moyens pour toucher au but : “Pour atteindre son objectif de stabilité des prix, la BCT ajuste le niveau de son taux directeur, qui influe directement, via les mécanismes de transmission de la politique monétaire, sur les conditions de financement de tous les agents économiques et, par conséquent, sur la croissance et la stabilité des prix“, dit le communiqué. Le souci c’est que de la croissance il n’y en a pas eu en 2017, en tout cas pas au niveau escompté par le chef du gouvernement et les citoyens. Ce ne sont pas les 1,9% qui vont faire redémarrer significativement la machine économique, remplir les caisses des entreprises et du Trésor publics, gonfler le flux des recettes fiscales, donner du boulot aux jeunes, etc. Idem pour la stabilité des prix. Là aussi l’inflation qu’on a eue en 2017 et celle que la BCT nous prédit pour 2018 sont très parlantes en termes d’instabilité des prix.

Le cadre opérationnel de la mise en œuvre de la politique monétaire est conçu pour orienter le taux d’intérêt interbancaire au jour le jour vers des niveaux proches du taux directeur de la BCT. En effet, le taux au jour le jour a une influence directe sur le taux moyen mensuel du marché monétaire, qui est un taux de référence largement utilisé par le système bancaire tunisien. Par conséquent, le cadre opérationnel joue un rôle important en garantissant que la BCT arrive à atteindre son objectif de préservation de la stabilité des prix“. D’ailleurs Abassi n’a pas mis beaucoup de temps pour faire mouvement dans ce sens, et  très énergiquement. Mais il faudra du temps pour en récolter les fruits, au meilleur des cas en 2019. Donc patience…

Quant aux causes de cette inflation qui monte, monte et empêche les dirigeants du pays, mais pas qu’eux, de dormir, la BCT en dit les choses suivantes :

L’inflation a affiché une tendance à la hausse depuis le début de 2016, enregistrant une forte accélération en février 2018 pour atteindre 7,1% en glissement annuel contre 4,6% au même mois de l’année. Les principaux facteurs sous-jacents aux pressions inflationnistes sont :

  • la hausse des cours mondiaux des matières premières.
  • La dépréciation importante du taux de change du dinar en raison d’un déficit croissant du compte courant.
  • La hausse de nombreux taux d’imposition (TVA, taxes à la consommation et droits de douane) selon la loi de finances 2018.
  • L’augmentation des prix intérieurs de l’énergie.
  • L’augmentation des prix des services privés (santé, transport et autres).
  • La baisse de la production domestique d’aliments frais (persistance de faibles précipitations).
  • La persistance de la perturbation des canaux de distribution et le comportement de majoration excessif des prix“.

Voilà pour les explications. Place maintenant à la recette de la BCT pour nous corriger tout ça et nous mijoter une embellie qui rendra le sourire à tout le monde :

En fonction des indicateurs avancés sur la croissance de l’économie et des prévisions de l’inflation, la Banque centrale prendra les mesures nécessaires dans le cadre d’une politique monétaire proactive.

Ce stance de politique monétaire contribuera à rétablir des taux d’intérêt réels positifs afin d’améliorer l’allocation des ressources et de stimuler l’épargne intérieure. Au total, nous prévoyons que la liquidité bancaire s’améliorerait parallèlement à la reprise de l’économie nationale (compte courant, exportations, tourisme, IDE …)

Aussi, et en tant qu’outil principal dans la stratégie de réduction du volume de refinancement, les opérations d’open market sous forme d’achat ferme seront réactivées incessamment“. Chiche ! A part peut-être deux éléments : D’abord le fait que les dattes et l’huile d’olive, deux produits par définition aléatoires car dépendant du climat et des saisons, pèsent autant dans les exportations du pays. La Tunisie mérite mieux que ça, au regard de ses talents ; il faudrait, par exemple, un poids plus important des produits à haute valeur ajoutée lesquels eux ne dépendent de rien d’autre que la matière grise et surtout rapportent plus ! Demandez aux Chinois, aux Sud-Coréens, aux Indiens, etc. Autre bémol : Cette focalisation sur le tourisme, un secteur tout aussi aléatoire. Les attentats du Bardo et de Sousse, hélas, nous le rappellent encore…

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La production des dattes revêt une importance particulière pour l’économie nationale, d’autant plus que les exportations de ce produit agricole occupent la deuxième place, après l’huile d’olive. Ce produit connaît un franc succès sur les marchés intérieurs et extérieurs. Les oasis de Tozeur, Gafsa, Gabès et Kebili produisent plus de 150 variétés de dattes.

Selon de récentes données dévoilées sur le site web du ministère de l’Agriculture, les recettes des exportations de dattes biologiques, pour cette saison, ont augmenté de 35,52%, comparativement à la saison précédente. Cette hausse provient d’une augmentation de 21,01% des quantités exportées.

Les quantités des dattes biologiques exportées, depuis le début de la saison (10 octobre 2017) jusqu’au 2 mars 2018, ont atteint environ 4691 tonnes, pour une valeur de 34,8 millions de dinars (MDT) contre 3876 tonnes (25,7 MDT) au cours de la même période de la saison précédente.

Toujours selon la même source cette hausse est expliquée par l’augmentation des quantités exportées vers l’Espagne (1154,14%), la Turquie (147,24%), le Canada (136,55%) et la Bulgarie (87,10%).

A noter que la production des dattes demeure un secteur vital pour l’économie du sud-tunisien. Selon des données officielles, environ 50 000 à 60 000 familles vivent des dattes dans plusieurs régions du sud.

Cela représente deux millions de jours de travail par an, permanents et saisonniers. Dans ces régions, on trouve des chantiers de récoltes qui consomment une main-d’œuvre considérable. Il y a des gens qui ne travaillent que pendant les deux ou trois mois de la récolte.

Cependant, plusieurs agriculteurs ont à maintes reprises affirmé que de nombreuses difficultés persistent, empêchant ainsi le secteur de se développer. Il s’agit essentiellement du manque d’espaces dédiés et d’engrais biologiques, l’absence de main-d’œuvre spécialisée et de circuits de distribution, malgré une forte demande. Les professionnels évoquent, également, l’absence de politique des prix encourageante pour les producteurs de cette variété.

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Une amélioration du solde commercial a été enregistrée à fin février 2018, à 2 215,3 MD, contre 2 510,6 MD durant les deux premiers mois de 2017, suite à une évolution remarquable des exportations (+42,9%) et une décélération des importations (+23,7%), selon les statistiques publiées jeudi 08 mars 2018 par l’INS.
Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les deux mois de 2018 montrent que les exportations continuent de croître à un rythme soutenu, atteignant 6 612,1 MD contre 4626,6 MD, durant la même période en 2017. Toutefois, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 23,7%, pour une valeur de 8 827,4 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 10,1 points, par rapport aux deux premiers mois de l’année écoulée, pour s’établir à des taux respectifs de 74,9% et 64,8%.

Le casse-tête chinois, turc, italien, russe et algérien

Ce solde de la balance commerciale résulte du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-701,8 MD), la Turquie (-360,3 MD), l’Italie (-342,7 MD), la Russie (-265,2 MD) et l’Algérie (-222,1 MD).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 1 417,5 MD, sachant que le déficit de la balance énergétique s’élève à 797,8 MD (36,0% du total du déficit) contre 786,6 MD durant la même période en 2017.
Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 74,2 %, contre une baisse de 8% durant la même période en 2017. De même, les importations ont augmenté de 15,9% contre 33,2% durant la même période en 2017.

Les bonnes surprises

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due à la contribution de la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement remarquable de 259,9%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (393,0 MD, contre 69,8 MD). Le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a aussi enregistré une hausse de 99,5%, suite à l’augmentation des ventes d’huile d’olive (544,8 MD contre 143,3MD) et des dattes (169,4 MD contre 127,5 MD). Les secteurs des industries mécaniques et électriques, du textile et habillement et cuirs et des industries manufacturières ont respectivement évolué de 37,1%, 25,4% et 27,6%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 30,9%, suite à la diminution des exportations en DAP (26,5 MD contre 102,8 MD).

L’augmentation des importations est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs, ainsi les matières premières et demi-produits ont progressé de 39,3%, l’énergie de 58,0%, les mines, phosphates et dérivés de 25,5% et les biens d’équipement de 21,9%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une baisse de 2,4 %.
Pour ce qui est des importations hors énergie, elles ont augmenté de 21,9%.

Forte hausse des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 40,8%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 46,0%, la France de 37,4% et l’Allemagne de 35.3%.
En revanche, les ventes ont reculé vers d’autres pays, notamment avec le Royaume Uni de 52,8%.
Au niveau des échanges avec les pays arabes, les exportations ont enregistré une augmentation de 36,5% vers le Maroc et de 14,4% vers la Libye. Par contre, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 20,4%.
S’agissant des importations de l’UE (56,7% du total des importations), elles ont enregistré une hausse de 33,7% pour s’établir à 5 008,4 MD. Les importations ont évolué de 47,9% avec l’Allemagne et de 22,0% avec la France.
Le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent, principalement avec la Libye de 1 229 MD, la France de 685,7 MD et le Maroc de 83,6 MD.

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Les exportations chinoises de marchandises ont augmenté de 36,2% en février sur un an à 1.110 milliards de yuans (176 milliards de dollars), contre une hausse de 6% en janvier, a annoncé jeudi l’Administration générale des douanes à l’agence Xinhua.

Les importations ont reculé de 0,2% à 888,16 milliards de yuans en février. Cela a porté l’excédent commercial mensuel à 224,88 milliards de yuans, contre un déficit de 72,99 milliards de yuans au cours de la même période de l’année dernière.

Au cours des deux premiers mois de l’année 2018, les exportations ont augmenté de 18% et les importations ont progressé de 15,2%. L’excédent commercial a augmenté de 37,2%, à 362,2 milliards de yuans.

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Les ministres de Youssef Chahed n’attendent plus et sont impatients de démontrer que l’économie redémarre. Evoquant, dans sa page officielle sur les réseaux sociaux et avant l’IBS, les chiffres du commerce extérieur 2018, le secrétaire d’Etat pour, justement, le commerce extérieur s’exclame que « la Tunisie est de retour ». Voyons-voir :

Le taux de couverture des échanges extérieurs a gagné plus de 10 points (environ 75 % durant les deux premiers mois de 2018 contre 64.8% durant la même période de 2017). Les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants ont enregistré durant les deux premiers mois de 2018 une augmentation au niveau des exportations d’environ 43% contre 4.7% durant la même période de l’année 2017.

Quant aux importations, l’évolution est quasi stable comparée à la croissance enregistrée durant les deux premier mois de 2017 (23.7%) L’augmentation observée au niveau des exportations concerne la majorité des secteurs : énergie, agriculture, industries agroalimentaires, industries mécaniques et électriques, textile habillement et cuir.

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Cinq entreprises opérant dans le secteur pharmaceutique et science de la vie bénéficieront d’une formation d’une semaine (22 au 28 avril 2018) dédiée au partenariat interentreprises pour l’exportation, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord Wallonie-CEPEX pour la période 2018, a fait savoir le CEPEX ( Centre de promotion des exportations) dans un communiqué, publié mercredi.
Cette décision a été prise à l’occasion d’une réunion de coordination tenue, mardi, à Tunis au siège du CEPEX entre Samir Azzi Président directeur général (PDG)du Cepex par intérim et deux experts belges, à savoir Pierre Francotte et Philippe Baise qui sont actuellement à Tunis du 27 février au 02 mars 2018.
Lors de cette réunion, un feedback positif a été dressé de ce programme de formation de la part des entreprises belges qui ont apprécié le professionnalisme et la qualité de la délégation tunisienne. En outre, et en tenant compte du cadre de l’accord Wallonie-CEPEX, des propositions et des actions concrètes ont été formulées par les deux parties afin de renforcer la coopération technique et économique, lit-on dans le communiqué.
Il a été également question d’impulser davantage la coopération tuniso-belge par le biais de la renégociation de l’accord Wallonie-CEPEX pour mieux y intégrer le volet de la coopération économique et élargir les secteurs ciblés, tels que les TICS, l’environnement, l’aérospatial et opter pour une approche de partenariat axée sur la triangulation pour accéder à d’autres marchés d’exportation à l’instar des pays africains.
Pour rappel, le projet de coopération Tunisie-Wallonie a pour objectif de créer des opportunités de partenariats avec des entreprises wallonnes afin de créer des investissements en Tunisie pour les marchés d’exportation.

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Il faut croire que les signaux émis par le chef du gouvernement, Youssef Chahed (notamment la simplification des procédures administratives et l’accélération des autorisations) ne sont pas suffisants aux yeux de Tarek Cherif, le président de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie). Il s’est adressé directement à Chahed en ces termes, hier mardi 27 février dans l’émission 24/7 de Myriam Belkadhi : «Faites sauter les verrous et libérez les citoyens

Par ailleurs il l’a invité à faire ce qu’il faut pour muscler l’investissement. «Sans financement, on ne peut rien entreprendre. On me sortira la solution de la banque des régions, je dis non ! Ça ne peut en aucun cas être la solution. Ça sert à quoi de créer une 25ème banque ? On en a déjà assez comme ça. Pourquoi pas envisager une banque postale ? J’appelle tous les acteurs à oeuvrer en mettant tout conflit et tout dogmatisme de côté», a-t-i ajouté.

Autre sujet abordé par Cherif : Les exportations. Il les a qualifiées de principal levier du développement, capables de dynamiser toute l’économie du pays. «Je demeure optimiste. Avec certes des difficultés, mais avec beaucoup, beaucoup de travail on peut y arriver», a-t-il confié…

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Les recettes des exportations des dattes pour la saison 2017/2018 ont atteint un niveau record, à 331,807 millions de dinars (MD), en hausse de 22%, par rapport à la saison précédente (271,727 MD) .
En volume, les quantités de dattes exportées ont augmenté de 6% depuis le début de la saison (1er octobre 2017) jusqu’au 21 février 2018, atteignant environ 54,519 mille tonnes, contre 51,391 mille tonnes, selon les données du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.
Au cours de la même période, les quantités de dattes biologiques exportées ont atteint 6876 tonnes contre 5263 tonnes, au cours de la même période de la saison écoulée, soit une croissance de 30,6%.
Cette augmentation record est due selon le ministère, à la hausse des quantités des dattes biologiques exportées et des exportations de dattes vers l’Indonésie, l’Espagne, les Etats-Unis et l’Inde. Parmi les destinations des exportations tunisiennes de dattes, le marché marocain occupe la première place avec 11,931 mille tonnes, suivi par l’Italie avec 5,477 mille tonnes, puis de l’Indonésie, l’Espagne et la France avec des quantités qui se rapprochent de 4 mille tonnes.

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Le président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Suma Chakrabarti, a annoncé lundi que la Banque envisage “d’organiser la prochaine édition de son sommet régional d’investissement en Tunisie, en novembre 2019, en tant que pôle émergent de développement et d’investissement“.
Chakrabarti, qui était accueilli par le président de la République, Béji Caïd Essebsi, au palais de Carthage, a également affirmé que “la coopération avec la Tunisie revêt une importance symbolique pour la Banque, qui soutient l’expérience démocratique tunisienne à travers l’appui de sa transition économique“, selon un communiqué de la Présidence de la République.
Et d’ajouter que “la BERD continuera à soutenir l’économie tunisienne à travers le financement d’un nombre de projets de développement dans les régions intérieures et le renforcement des capacités des entreprises, notamment les PME, pour accéder aux marchés africains et européens”.
De son côté, le Président de la République a souligné l’importance accordée par la Tunisie à sa coopération avec la BERD, appelant à renforcer la coopération et les financements mobilisés par la banque au profit de l’économie tunisienne, en ciblant davantage la consolidation des capacités des jeunes en matière d’investissement, le renforcement du rôle des PME dans l’économie et le développement des régions intérieures via des projets dans les domaines d’infrastructures et d’énergies renouvelables.

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L’ingénierie Tunisienne ne s’est jamais autant exportée en Afrique, relevant la part du secteur des TIC a 7 % dans le PIB depuis 2014, devançant ainsi le tourisme. Ce succès a été boosté depuis 2011 grâce, d’une part, à l’effondrement du Dinar Tunisien face à l’Euro , ce qui augmente de fait la compétitivité des SSII et du produit Logiciel Made in Tunisia, mais aussi par le recul du marché local Tunisien, qui fait rentrer la Tunisie en récession technologique, obligeant les éditeurs Tunisiens et les SSII à se développer ailleurs. Et enfin du fait de l’exception tunisienne en Afrique ; en effet grâce à une stratégie qui date des années 2000 et qui conduit au développement des départements TIC dans toutes les universités, Facultés et Ecoles d’engineering, le nombre de diplômés en engineering TIC a augmenté de 200 en 2000 à 8000 ingénieurs par an depuis 2010.

Pour comprendre l’effet de ce chiffre, il faudra savoir que le nombre de diplômés en Informatique au Maroc ne dépasse pas 2000 par an et qu’ aucun pays africain ne dépasse la Tunisie, y compris l’Afrique du Sud ou le Nigeria , à l’exception de l’Egypte où ce nombre dépasse 15 000 ingénieurs par an, mais pour une population de 200 Millions. Or pour développer une industrie de logiciel, il ne faut ni de l’argent et encore moins des machines. Il faudra juste de la matière grise, compétente et surtout compétitive ; il faudra savoir que notre compétitivité est de 10 fois supérieure à celle de l’Europe, 4 fois celle du Maroc et 6 fois celle de pays subsahariens comme le Sénégal, le Ghana ou la Côte d’Ivoire. Il faut aussi savoir qu’un ingénieur débutant dispose d’un salaire moyen net de 1200 DT par mois, donc 400 Euros. Ce même salaire monte en France a 1800 Euros, de 1000 euros au Maroc et de 1500 euros au Sénégal ou en Côte d’Ivoire.

Mais ce qui est navrant dans cette histoire, c’est que notre élite politique n’est même pas consciente de cette force et de cette nouvelle économie qui se développe en silence. Et ce qui est encore plus triste, c’est que la Tunisie n’en profite pas et ce pour deux raisons. D’une part une règlementation des marchés non adaptée au secteur des TIC, avec la règle du moins disant, donc consacrant la médiocrité, et un taux d’annulation de projets record. On citera juste 2 exemples : le projet de la Carte Santé de la CNAM qui a été lancé et annulé 4 fois en 10 ans, avant d’être octroyé en 2017 à une entreprise locale, puis annulé et relancé en 2018 ; le deuxième projet est celui de la refonte du système d’information fiscal du Ministère des Finances, qui n’arrive pas à voir le jour depuis 10 ans et qui, lancé en 2017, vient d’être annulé en 2018, pour être opérationnel en 2022.

Dans le même temps, les entreprises tunisiennes de logiciel font le bonheur d’autres pays. Le dernier exemple c’est la société Arabosft, dirigée par Mohamed Laïfa Triki, qui vient de gagner un appel d’offres international lancé par les Iles Comores, pour la fourniture et la mise en place du logiciel de gestion des impôts et taxes, pour un montant de 853.180 USD. Cela, après avoir réalisé le système d’information fiscal de la Mauritanie et celui du Niger, alors que celui de la Tunisie attend. Où est le Ministre des Finances ? Où est le Ministre des TIC ?  La Mauritanie a multiplié par quatre les revenus fiscaux, par simple digitalisation de l’ensemble des processus de son économie , entre recettes, douanes, banques, trésor public et opérateurs économiques. Y a-t-il un commandant dans l’avion Tunisie ? Force est parfois d’en douter…

TB

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