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Le groupe chimique tunisien (GCT) a entamé, mardi après-midi, les travaux de démantèlement des unités polluantes de l’usine SIAPE (Société industrielle d’acide phosphorique et d’engrais).

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de l’application de la décision annoncée par le chef du gouvernement Youssef Chahed lors de sa visite les 20 et 21 avril dernier à Sfax.
Selon le directeur de la SIAPE Habib Elloumi, le démarrage des travaux la veille de la visite programmée demain mercredi du chef du gouvernement dans la région n’est qu’une simple coïncidence.

Il a précisé que l’opération de démantèlement touchera uniquement les unités de production de l’acide sulfurique et non celles du TSP (triple super phosphate) dont les émissions de gaz ne sont pas polluantes et conformes aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon ses dires.
Un appel d’offres sera lancé mi 2018 pour poursuivre le programme de démantèlement qui concerne également l’unité de production de l’acide phosphorique ainsi que la réhabilitation du site tout en restant propriété de l’Etat, a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse. Des crédits de l’ordre de 75 millions de dinars seront alloués au programme de réhabilitation qui comporte notamment l’édification d’un pôle technologique, d’un centre de formation et d’un centre sportif.

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Chakib Darwich

Toutes les voies de transport du phosphate ont été rouvertes ce mardi après la conclusion d’un accord sur les activités de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa, filiale de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe Chimique Tunisien (GCT), a affirmé à l’agence TAP Slaheddine Selmi, Secrétaire général adjoint de l’UGTT.
L’accord a été conclu lors d’une réunion d’urgence, qui s’est poursuivie jusqu’à 23h hier lundi, entre une délégation de l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail), des représentants du gouvernement et les patrons des deux compagnies.
Il reconnait une dépendance administrative et financière totale entre la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa en temps que filiale de la CPG et du GCT.
Il stipule également que la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa assurera tous les services et projets écologiques relatifs à l’activité industrielle de la CPG et du GCT, en prenant en compte les spécificités de chaque délégation. Une direction centrale sera créée au sein des compagnies mères (CPG et GCT) pour superviser la société filiale et sa responsabilité sociale.
Les négociations sur le statut de la société concernée se poursuivront également dans le cadre de la commission créée à cet effet, et ses travaux démarreront le 22 mai courant.
Une commission composée de représentants de la présidence du gouvernement, le ministère de l’Energie et des Mines, le ministère des Affaires sociales, la CPG, le GCT et l’UGTT sera mise sur pied pour suivre ce dossier.
“Les négociations sur le statut des 11 000 agents de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa devraient être conclues fin juillet 2017”, a souligné M. Selmi.
Les syndicats de base des agents et cadres de l’environnement ont décidé, le 4 mai, de bloquer toutes les voies de transport du phosphate produit à Gafsa et d’observer un sit-in ouvert à partir du 8 mai pour protester contre “l’incapacité du gouvernement à traiter leur dossier”.
Ils revendiquaient essentiellement l’activation de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa, l’élaboration d’un Statut pour ses agents et son intégration au sein de la CPG et du GCT en tant que sociétés mères.

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L’Assemblée des représentants du peuple a adopté, mardi 14 mars 2017, lors d’une plénière tenue au palais de Bardo, l’unique article du Projet de loi N°52/2016 portant approbation du contrat de garantie, conclu entre le gouvernement Tunisien et la Banque Européenne d’investissement, relatif au prêt complémentaire, de 19 millions d’euros ( 46 millions de dinars), au profit du Groupe Chimique tunisien pour l’achèvement de la réalisation du programme de réhabilitation de l’environnement. 92 députés ont voté pour, 10 ont voté contre et 13 se sont abstenus.

Lors de cette même plénière, il y a eu également l’adoption de la loi N°06/2017, portant approbation du contrat de garantie conclu entre le Gouvernement tunisien et l’Agence Française de Développement, relatif à un crédit de 45 millions d’euros ( 110 millions de dinars), octroyé au Groupe Chimique pour contribuer au financement de son Programme de mise à niveau environnementale, avec 95 votes favorables, 10 oppositions et 15 abstentions.
Lors de la discussion de ces projets de lois, le député Mohamed Zourig a appelé à l’instar de la plupart des députés, à la nécessité de la présence de la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hela Cheikhrouhou, à cette séance, déclarant qu’il ne comprend pas cette absence qui ne lui a pas permis de poser des questions techniques.
Ce député a estimé que les solutions proposées pour lutter contre la pollution ne sont pas claires surtout en ce qui concerne les régions de Gabes, Sfax et Gafsa qui souffrent d’une pollution résultant des industries de transformation du phosphate.
Pour sa part, le député Mohsen Soudani, a mis en avant la dégradation de la situation environnementale en Tunisie, évoquant la poursuite du transport du phosphate par camions, ce qui engendre une pollution atmosphérique et de toutes les composantes de l’environnement. Face à cette situation, il a appelé à une lutte efficiente et rapide contre ces nuisances.
L’intervention du député Hssouna Nasfi a porté sur les défaillances du Groupe Chimique en matière de lutte contre la pollution, soulignant l’absence de données claires sur les efforts déployés par la compagnie pour honorer ses promesses.
Le député Noomane Euch, a estimé nécessaire de réfléchir sur l’octroi de ce prêt au Groupe Chimique en raison de l’absence de transparence au niveau de la gouvernance de cette société.
Intervenant, la députée Radhia Toumi, a affirmé que la pollution a Gabes à provoqué de nombreuses maladies qui n’ont pas été reconnues jusqu’à ce jour par l’Etat.
Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale Fadhel Abdelkefi, a dit comprendre la colère des députés concernant la situation environnementale à Gabes, Sfax, Sekhira…soulignant que cette loi permettra de réaliser le programme de réhabilitation du Groupe Chimique et de lutter contre la pollution.
Il a par ailleurs insisté sur l’importance du Groupe Chimique, faisant remarquer que la reprise de son rythme de production habituel, va lui permettre de générer des ressources propres pour financer des investissements d’une valeur de 426 millions de dinars.
Et d’ajouter que la détérioration de la situation financière actuelle du groupe chimique, en raison notamment de l’arrêt de la production depuis 2011 et de l’augmentation des recrutements, durant la même période, faisant passer le nombre des employés du groupe, de 8 mille à 27 mille actuellement, est derrière le recours au contrat de garantie relatif au prêt en question.
En réaction au mécontentement exprimé par certains députés quant à l’absence de Hela Cheikhrouhou, il a estimé que l’invitation des ministres relève de la responsabilité de l’Assemblée, affirmant la disposition des membres du gouvernement à répondre présents à chacune des invitations.

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Lors de son audition, hier mardi 20 décembre 2016, par la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la ministre des Finances, Lamia Zribi, a déclaré que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et que de grosses pressions continuent de s’exercer sur le budget de l’État.

Lors de cette rencontre consacrée à l’examen du projet de la loi de finances complémentaire 2016, la ministre a fait, en outre, remarquer que les entreprises publiques qui auparavant contribuaient beaucoup dans le budget de l’État deviennent aujourd’hui un fardeau et ce, suite à des difficultés financières énormes. Elle a appelé ainsi à entamer les reformes nécessaires et à s’engager dans la restructuration de ces entreprises là pour éviter le pire, citant le cas de la CPG et du CGT. Ces entreprises, selon elle, pèsent beaucoup dans les dépenses de l’État. À cela s’ajoutent la masse salariale et les dépenses de développement. “Si la situation ne change pas, c’est la crise financière… Il faut, de toute urgence, restructurer ces entreprises et calculer la menace”, a-t-elle dit.

La ministre des Finances a par ailleurs indiqué qu’un travail de restructuration regroupant 5 entreprises, comme c’est le cas pour Tunisair ou la Fouledh, est en cours au niveau du gouvernement. 

Revenant sur le projet de la loi de finances complémentaire 2016, objet de son audition hier mardi à l’ARP, la ministre a tenu à préciser que le taux de croissance a reculé pour atteindre des niveaux ne dépassant pas 0,8% en 2015. Et il a fallu procéder à la révision des prévisions de croissance pour toute l’année 2016, de 2,5% à 1,5%. Cette situation difficile résulte de la baisse des prévisions au niveau des ressources de l’État, notamment fiscales. Ce projet vise à fournir les financements nécessaires pour couvrir le déficit budgétaire supplémentaire qui provient d’une part du manque dans les ressources propres de l’État et d’autre part de la satisfaction des besoins supplémentaires de dépenses.

Selon la ministre, au niveau des ressources, l’évolution de la fiscalité a été en déca des prévisions et la hausse n’a été que de l’ordre de 0,1% durant les 10 premiers mois de l’année 2016 contre 11,4% prévu dans la loi de finances initiale. Bien plus, les ressources non fiscales qui ont accusé une baisse de 270 millions de dinars (MD) – durant les 10 premiers mois de 2016 – ont été couverts par des recettes supplémentaires de 869 MD.

Au niveau des dépenses, Lamia Zribi a fait remarquer que les salaires ont évolué de 1600 MD, les dépenses de subvention ont baissé et les dépenses de développement ont évolué de 705MD.

Ainisi, selon la ministre, le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD (compte non tenu des dons, des cessions et de la confiscation), en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’État pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la loi de finances initiale. Ce déficit est également expliqué par les difficultés des entreprises publiques. Le gouvernement prévoit la mobilisation des ressources d’emprunt additionnelles d’environ 1219 MD afin de combler ce déficit. Ces ressources proviendront, notamment, des emprunts contractés auprès des marchés extérieur (3970 MD) et intérieur (3843 MD).

Les ressources d’emprunt passeront en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la loi de finances initiale, compte tenu de la hausse du taux de change du dinar par rapport au dollar, à l’euro et au yen.

Il est à signaler à ce propos que le projet de la loi de finances complémentaire (LFC) 2016 prévoit la révision à la hausse de la valeur du budget de l’État pour toute l’année 2016 à 29 274 MD, y compris les emprunts et les avances sur la trésorerie (125 MD), contre une prévision de 29 250 MD dans la loi de finances initiale pour l’année 2016. Cette hausse est due, essentiellement, à l’augmentation des services de la dette publique (+205 MD), contre une baisse au niveau des dépenses de gestion (-100 MD) et des dépenses de développement (-106 MD).

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Le 20 février 2013

Le tribunal de première instance à Gabès a ordonné, mercredi après-midi, un non-lieu en faveur de douze jeunes chômeurs diplômés du supérieur arrêtés, jeudi dernier, pour entrave à la bonne marche du travail à la direction régionale des usines du Groupe chimique tunisien à Gabès (GCT). Les jeunes (2 femmes et 10 hommes) ont été interpellés suite à un mouvement de protestation qu’ils ont observé devant le bâtiment de la direction régionale, précise à l’agence TAP l’avocat Bouabdallah Bouabdallah, membre du collectif de défense.
Les familles des détenus ainsi que plusieurs jeunes et militants de la société civile dont des affiliés à l’Union des sans-emploi se sont rassemblés, mercredi matin, devant le tribunal exigeant leur mise en liberté et leur insertion professionnelle.

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Le secrétaire d’Etat aux Mines, Hachemi Hmidi, a annoncé le lancement du concours pour le recrutement de 1073 agents (cadres et exécutants) et ce, dans les jours à venir.
Le responsable a précisé dans une déclaration à Africanmanager que toutes les procédures ont été achevées pour le lancement de ce concours, qui vise à combler les postes vacants suite à des départs à la retraite. Toujours selon la même source, les dossiers seront acceptés selon les besoins et les spécialités, sachant que ce concours touchera les sites relavant du Groupe chimique tunisien (GCT), essentiellement basés à Gafsa, Gabès et Sfax.
Sur un autre plan, il a signalé qu’un bureau d’études a été sélectionné et sera chargé des opérations de sélection et dépouillement.

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Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 5 octobre à Africanmanager, Hela Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, a mis en garde contre les interruptions que connaissent la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Elle a dans ce cadre affirmé que ces mouvements sauvages sont en train de menacer la saison agricole puisqu’il n’y a plus de production ou de transfert de phosphate.

La situation est préoccupante pour elle, surtout que les usines du GCT risquent de s’arrêter et de ne plus produire le DAP, matière fortement attendue par les agriculteurs

Sur un autre plan, elle a bien défendu les mesures prises en faveur de la population de la région de Gafsa, faisant savoir que le gouvernement a eu le courage d’annoncer de nouveaux recrutements alors que les comptes publics sont dans le rouge.

La ministre a par ailleurs évoqué les démarches à suivre après l’adoption de la nouvelle loi sur les énergies renouvelables, tout en mettant l’accent sur les projets d’interconnexion. Interview :

Les sit-in dans le Bassin minier semblent avoir pris un caractère cyclique. En effet, après le règlement du litige à Mdhilla, voilà que le site de production de Metlaoui est paralysé par un autre sit-in anarchique. Pouvez-vous nous dresser le bilan ?

Des efforts déployés par ce nouveau gouvernement, qui a eu le courage d’aller de l’avant et d’annoncer plus de 2800 nouveaux postes d’emplois à la CPG, une annonce fortement attendue par la population depuis mai 2015 ; et en deux semaines on a lancé le concours dans un processus transparent. Mais voilà, on se trouve face à des contestations avec des personnes qui veulent arrêter la production.

Avec ce blocage, plusieurs experts évoquent le scénario de faillite. Qu’en pensez-vous et surtout est-il possible de chiffrer les pertes ?

Je ne parlerai pas aujourd’hui d’un scénario de faillite, mais je peux décrire une réalité qu’on observe, c’est une détérioration continue et certaine des fondamentaux économiques et financiers de la CPG et du GCT ainsi que leurs filiales, qui coutent énormément.

Il est à rappeler que ce groupe a pu générer, en 2010, 800 millions de dinars de bénéfice alors qu’en 2015, il a enregistré une perte de l’ordre de 200 millions de dinars, en consommant plus de deux tiers de son capital.

Donc, le fait de paralyser l’activité des opérateurs, cela veut dire qu’ils subissent aujourd’hui une masse salariale qui a été triplée alors que la production a fortement baissé.

De toute façon et malgré le qu’on continue à payer les salaires de 27 mille employés, l’équivalent de 500 millions de dinars, on n’arrive plus à produire que 3,5 millions de tonnes à cause de ces interruptions. Avec ce rythme, il est impossible de couvrir les charges du groupe..

Il y a autre chose : ces interruptions sont en train de menacer la saison agricole puisqu’il n’y a plus de production ou transfert de phosphate. Donc, les usines du groupe chimique risquent de s’arrêter et de ne plus produire le DAP, matière fortement attendue par les agriculteurs.

Si on continue dans ce processus, quel sera l’avenir du Groupe?

Je préfère ne pas imaginer une éventuelle continuité de blocage, mais je préfère imaginer que la raison va prévaloir et permettra à ce groupe de jouer pleinement son rôle. Sinon, on se retrouvera avec 27 mille foyers sans salaire.

Au niveau de votre département, avez-vous élaboré un plan d’action ou pensez-vous à recourir à des mesures courageuses pour mieux s’attaquer à ce problème?

En dépit de la situation difficile du groupe, c’est très courageux d’annoncer environ 3000 nouveaux postes d’emplois additionnels aux 27 mille. Nous avons annoncé le recrutement tout de suite et de manière transparente de ces employés dont nous n’avons besoin que partiellement car ils correspondent aux besoins de 2017 et 2018.

Donc, la première mesure a pour but d’obtenir la paix sociale.

La deuxième mesure est liée à l’utilisation des 40 millions de dinars restants dans le budget de la responsabilité sociétale pour prioriser des choses bien identifiées par la population comme étant nécessaires. Par exemple, 15 millions de dinars seront investis à travers la BTS et la BFPME et le fonds pour créer des centaines de micro-projets dans la région de manière à créer plus d’emplois.

On s’est orienté vers la création d’emploi, mais ces mesures sont peu médiatisées. Des mesures courageuses et même audacieuses. Car, il faut être courageux pour entamer une telle dépense alors qu’on est dans le rouge.

Outre la mesure de recrutement, y aura-t-il d’autres actions touchant par exemple le transfert de la production, sujet qui continue de susciter la polémique?

S’il y a des populations qui ne permettent pas le transfert de phosphate, la solution est de réfléchir à la réduction des coûts du groupe et à la révision de la structure salariale et enfin la composition des employés.

Avec ce climat morose, pourrait-on recourir à la solution sécuritaire?

Du moment que la population de la région ne dit pas clairement qu’elle souhaite la reprise de l’activité du phosphate, nous sommes en train de voir ce que la rue nous dit.

Aujourd’hui, la population doit se rendre compte que la société qui entretient tant de foyers est malade. Ces arrêts sauvages de la production nuisent non seulement à la majorité des Tunisiens à travers les finances publiques, mais aussi à la région elle-même en menaçant 27 mille foyers.

Sur un autre plan, la loi sur les énergies renouvelables a été adoptée depuis quelques temps. Quelles seront les nouvelles démarches à suivre?

Aujourd’hui, tous les textes de décret ou encore d’autres organisant le fonctionnement étaient produits. Ils restent quelques contrats types et autres qui sont au niveau de la présidence du gouvernement.

Le reste à faire est de finaliser la première série de projets qui sera annoncée.

A ce niveau, il faut indiquer qu’il y aura des projets sous forme d’autorisation pour les petites capacités et d’autres sous forme d’appel d’offre. Il s’agit de travailler sur la manière pour que ces appels d’offre soient structurés et faire en sorte que le retard accumulé dans  l’initiation dans projets de production indépendant de l’électricité par le renouvelable soit rattrapé.

Notre ambition d’içi novembre prochain, est de publier la capacité dont nous souhaitons acheter sous forme d’appel d’offre ou d’autorisation pour les différentes technologies dont notamment le solaire et l’éolien.

Votre département a annoncé un objectif de 30% pour la contribution des énergies renouvelables dans la production électrique à l’horizon 2030. Cet objectif est-il toujours d’actualité?

Cet objectif a été discuté dans le passé et il fera aussi l’objet d’un examen au niveau du Conseil ministériel comme étant l’un des principaux axes de notre stratégie énergie 2030, avec un objectif de 30% de notre production électrique sous forme d’énergie renouvelable.

Autant que possible, il serait bon d’essayer d’atteindre cet objectif le plus vite possible avant d’avoir un objectif qui va au-delà. Cela requiert une meilleure performance en termes de stabilité de réseau pour gérer cette intermittence d’énergie renouvelable, mais aussi de réfléchir à des solutions en termes d’interconnexion avec l’Italie par exemple pour absorber cette énergie intermittente.

A ce titre, qu’en est-il du projet d’interconnexion électrique tuniso-italien (ELMED) : potentiel des énergies renouvelables et cadre règlementaire ?

Les études sont en cours d’élaboration et beaucoup d’autres restent à faire. A ce niveau, nous sommes en train de mobiliser des dons pour finaliser ces études.

Un dialogue est en cours avec notre partenaire italien, l’Union Européenne et la Banque Mondiale pour voir s’il sera possible d’obtenir des financements sous forme de dons pour une partie des projets.

Y a-t-il des nouveautés par rapport au Plan solaire tunisien ( PST)?

Ce projet pilote a été adopté par le Conseil ministériel cet été. C’est l’un des piliers de la grande stratégie énergie et le cumul de tous les projets qu’il faut lancer.

Le PST est une appellation utilisée depuis 2008 englobant la série de projets dont la première série sera dévoilée d’ici la fin de cette année. C’est le programme des énergies renouvelables pour lequel il y a eu une nouvelle loi.

Et pour le projet du gaz du sud?

C’est l’un des plus grands projets de renforcement de l’infrastructure de production et de transport du gaz naturel dans le pays, outre la transformation d’une partie conséquente du gaz en GPL.

Ce « projet de développement de la concession Nawara» prend d’ailleurs toute son importance dans la conjoncture, mais voilà, il a rencontré d’énormes problèmes et a eu du retard..

Mais pourquoi ?

Cela est du aux contestations en termes d’accès aux terrains pour construire l’infrastructure et de requêtes accrues en termes d’emplois.

Actuellement, la plupart des obstacles ont été levés, mais il nous reste quelques problèmes liés aux terrains déjà payés et compensés et pour lesquels il y a encore des emprises illégales par certains individus. Donc, les travaux sont bloqués dans certains endroits, en attendant la résolution de cette question.

La production de pétrole brut a connu une chute de 89% à fin aout 2016, d’après les derniers chiffres dévoilés à Africanmanager. Y aura-t-il de nouveaux permis d’exploration pour dépasser cette situation?

La production moyenne était de l’ordre d’environ 80 mille barils/j contre 45 mille barils/j à fin août 2016 et ce, aussi bien pour le pétrole que pour le gaz.

C’est  pour cette raison que les nouveaux permis d’exploration et de développement requièrent une clarification au niveau de l’ARP en ce qui concerne l’article 13 de la Constitution.

La commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement est en train d’examiner cette question et nous estimons la résolution de ce problème au cours de cette année.

Ce changement juridique est  important dans la mesure où le nombre des permis d’exploration a baissé passant de 50 permis il y a cinq ans à seulement 27 actuellement.

Avec la mise en place d’un nouveau mécanisme de révision des prix des hydrocarbures lancé (Gazoil, Gazoil 50 et Essence) en juillet dernier et avec l’instabilité du prix du baril, envisagez-vous de réviser à la hausse les prix des hydrocarbures?

Les prix des hydrocarbures vont certainement suivre les tendances du marché international.

En effet, le prix du baril de pétrole a remonté et nous verrons ce que la formule donne à la mi-octobre.

Pour rappel, la Tunisie a adopté depuis juillet dernier un nouveau mécanisme permettant de réviser automatiquement les prix des hydrocarbures tous les trois mois et ce, en fonction du prix d’achat du pétrole, par l’Etat, et de la valeur du dinar par rapport au dollar américain. D’ailleurs, les prix des hydrocarbures ont baissé au début de cette année.

Vous avez signalé que le gouvernement pourrait recourir au gaz de schiste pour faire face aux dépenses prévues. Avez-vous élaboré une stratégie pour mieux défendre votre position également auprès de la société civile, qui s’est opposée à ce genre de solution ?

Il faut étudier toutes les solutions pour développer les ressources nationales en termes d’hydrocarbures. Car, il s’agit des solutions les plus économiques et les plus génératrices d’emploi.

Toutes les autres solutions consisteraient soit à importer de plus en plus de gaz chez notre frère algérien, soit subir le cout énorme de l’infrastructure terminale de gaz naturel ou encore de faire venir du charbon de l’étranger.

Toutes les solutions alternatives sont plus couteuses et négatives pour la balance de paiement, tout en affaiblissant le dinar tunisien. C’est pourquoi il faut  étudier sérieusement cette ressource naturelle afin de connaitre ses effets négatifs et comment peut-on atténuer son impact en le gérant avec les meilleures technologies. Par la suite, il est important de mesurer les effets positifs et prendre la bonne décision.

Pour l’étape actuelle, on est trop loin de produire le gaz de schiste et on ne peut même pas l’explorer pour le moment…

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Hela Cheikhrouhou, la nouvelle ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables du gouvernement Youssef Chahed, a déclaré qu’on se trouve face à une détérioration continue et certaine des fondamentaux économiques et financiers de la CPG et du GCT ainsi que leurs filiales, qui coûtent énormément.

Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 5 octobre à Africanmanager, la ministre a ajouté qu’avec le rythme actuel, il est impossible de couvrir les charges du groupe..

La responsable a par ailleurs souligné qu’on n’arrive à produire que 3,5 millions de tonnes à cause des interruptions et des grèves sauvages, alors que le groupe continue de payer les salaires de 27 mille employés, l’équivalent de 500 millions de dinars.

C’est préoccupant, a encore déploré la ministre tout en signalant que le groupe a enregistré une perte de l’ordre de 200 millions de dinars en consommant plus de deux tiers de son capital l’année dernière, alors qu’en 2010 il a pu générer 800 millions de dinars de bénéfice net.

Nous y reviendrons.

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Le Groupe chimique tunisien (GCT) compte réaliser une station de dessalement des eaux de la mer à Gabès, d’une valeur de 150 Millions de Dinars (MD), dans le cadre d’un programme du partenariat public-privé (PPP). Les travaux devraient commencer en 2019.
Le président directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), Romdhane Souid a relevé, dans une déclaration à l’agence TAP, que ce projet fait partie des projets environnementaux décidés par la CPG e le GCT, moyennant des investissements de l’ordre de 600 MD. L’objectif, a-t-il dit, est de créer un environnement propre.
Il a fait remarquer que la CPG et le GCT ainsi que la société indienne “TIFERT” ont signé le pacte mondial des Nations unies sur les changements climatiques.
Le projet du GCT relatif à la réalisation de la station de dessalement des eaux de la mer à Gabés vise à parvenir à l’indépendance du groupe, en matière d’eau et à réduire les coûts, du fait que le groupe utilise les eaux fournies par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) et des puits.
Le responsable a fait savoir que d’autres projets environnementaux ont été lancés dans des unités relevant du Groupe chimique à Gabès, Skhira et Mdhila, en acquérant des équipements et matériels qui sont à même de réduire les gaz à effet de serre dont le CO2 et le gaz ammoniac.
S’agissant des autres projets à réaliser par la CPG et le GCT, Romdhane a indiqué qu’en dépit des difficultés, la CPG prévoit la réalisation de projets d’investissement importants et d’une capacité d’emploi respectable.
Les principaux projets concernent la réalisation d’une mine à Oum El Khcham ( Metlaoui), d’une capacité de 2,3 millions de tonnes par an. Cette mine entrerait en production en 2018 et offrirait prés de 500 emplois directs.
La compagnie œuvre également à réaliser le projet de la mine de Nefta- Tozeur, dont les réserves de phosphate s’élèvent à 500 millions tonnes.
L’exploitation de cette mine se fera conformément aux normes en vigueur et cette dernière entrerait en exploitation en 2020.
A cet égard, le responsable a précisé qu’une étude sera menée pour examiner la possibilité de transporter le phosphate extrait à travers les pipelines.
Il s’agit également du projet El Meknassi à Sidi Bouzid (Centre Ouest), dont les réserves oscillent entre 15 et 20 millions de tonnes et disposant d’une capacité de production annuelle de 600 mille tonnes.
Souid a fait remarquer que les terrains d’extraction du phosphate ont été acquis moyennant un budget de 10 MD. Le projet sera mis en œuvre à travers la sous-traitance et génèrerait 100 emplois dans une première étape.
Pour ce qui est des projets du GCT, Souid a indiqué que les principaux projets en relevant concernent le projet à El Mdhila 2, dont le taux d’avancement a atteint 70% et d’un coût s’élèvant à 650 MD. Ce projet produira du triple super phosphate (TSP).

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le nouveau secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi, a déclaré qu’on se cachait toujours derrière les sit-in, les mouvements sauvages, mais le secteur du phosphate est confronté à d’autres difficultés qui sont d’ordre structurel.

Le responsable n’a épargné aucun effort pour dévoiler son plan d’action, affirmant qu’un bon diagnostic demeure utile pour dresser l’état des lieux du secteur et fixer par la suite les réformes devant aider à surmonter la situation difficile. Interview :

Avec la poursuite des mouvements de protestation, qu’en est-il de la filière du phosphate?

La production et la transformation du phosphate constituent l’un des principaux revenus du pays, avec le tourisme. En effet, le secteur du phosphate occupe une place importante dans l’économie tunisienne, tant au niveau de l’emploi qu’au niveau de la balance commerciale.

La Tunisie était rangée au cinquième rang des producteurs mondiaux jusqu’en 2010 (4% du PIB du pays, 10% des exportations), ce qui a permis de constituer l’une des principales ressources en devises, l’équivalent de trois milliards de dinars. Avec ces performances, la CPG (Compagnie des phosphates de Gafsa) et le GCT (Groupe chimique tunisien) ont réussi à enregistrer des bénéficies de l’ordre de 800 millions de dinars. Mais depuis la révolution, le secteur s’est trouvé face à des difficultés majeures.

Des difficultés se sont traduites par un fort ralentissement du rythme de la production. Chiffre à l’appui, la moyenne de la production de phosphate est passée de 8 million de tonnes à environ 3.2 millions de tonnes durant les cinq dernières années. Et voilà, on est face à un secteur qui n’a pas pu fonctionner qu’à 40% de sa capacité.

Et pour cette année ?

En dépit de cette situation, on reste optimiste et avec l’aide de toutes les parties, la production pourrait dépasser les 4 millions de tonnes, notamment avec la reprise de l’activité des unités de production de Metlaoui (60%) et Mdhila (40%). Avec cette bonne nouvelle, le niveau de production général de la société est estimé actuellement à 80%.

Mais depuis cinq ans, ce secteur bat au rythme des revendications sociales et émet un signal alarmant. Qu’en pensez-vous ?

C’est vrai.. Les sit-in et les mouvements de protestation des sans-emploi ont paralysé l’activité de la compagnie. Les opérations de transformation et l’exportation des dérivés du phosphate ont été bloquées, ce qui a  causé des immenses pertes.

Cette situation est certes très difficile, mais il faut avouer que la compagnie fait face à des problèmes structurels.

Pouvez-vous nous en parler ?

Cela n’a jamais été évoqué, on se cachait toujours derrière les sit-in, les mouvements sauvages, mais on est confronté à d’autres problèmes d’ordre structurel.

Le premier problème concerne le transport du phosphate à l’intérieur des sites de production vu l’interdiction de la sous-traitance. Avant la révolution, des sociétés de sous-traitance, rappelle-t-on, étaient chargées d’assurer le transport du produit brut entre les carrières et les laveries destinées au traitement du minerai.

L’interdiction de l’activité de ces sociétés dont le nombre s’élève à 10 a créé un dysfonctionnement immédiat. La CPG s’est trouvée obligée de réintégrer les sous-traitants tout en vendant le matériel de ces sociétés.. Or, cette décision a eu des retombées néfastes et une nouvelle mission vient s’ajouter celle de la CPG, qui ne maitrise pas le métier du transport.

Cela a par conséquent engendré une pression sociale, surtout que l’effectif de la CPG a doublé.

Cela a aussi provoqué un autre dysfonctionnement au niveau du transport du phosphate vers les usines de Gabès, Skhira et Sfax, sur le littoral sud-est.

Avec la multiplication des mouvements de protestation et les sit-in, avec l’arrêt du transport du phosphate par voie ferrée, la compagnie a recouru au transport par camions. Or, cette solution est jugée couteuse et elle était considérée comme une charge supplémentaire pour la CPG.

Faut-il indiquer que la moyenne pour le transport d’une tonne de phosphate par camions est estimée à 21dt contre 6.5dt seulement par voie ferrée, ce qui a creusé davantage le déficit du résultat de la CPG.

Comment expliquez-vous  tout cela ?

Les problèmes sont dus aux difficultés endogènes à la SNCFT pour insuffisance de moyens matériels et de personnel, ce qui ne permet guère d’assurer le transport du  phosphate. D’ailleurs, le nombre de trains chargés d’accomplir cette mission a régressé passant de 28 avant la révolution à 11 au cours de ces dernières années. Cela peut s’expliquer par la situation financière de la SNCFT, qui est incapable d’améliorer son réseau hérité des Français.

S’y ajoute le facteur aggravant de l’insécurité due aux blocages occasionnés par les mouvements sociaux, souvent dans les bourgs se trouvant sur la voie ferrée vers Sfax et Gabès.

Parmi les autres problèmes, on évoque les carences de l’encadrement de nos responsables, lequel a enregistré une baisse de 4%. La CPG s’est trouvée face à un effectif inexpérimenté, d’autant plus qu’elle n’a pas pu gérer le flux des nouveaux recrutés estimés à 14 mille à la CPG et au GCT. La compagnie continue de recruter sans que pour autant les esprits ne se calment..

Mais dans ce cas précis, quel est votre plan d’action ?

La résolution de ces problèmes ne peut se faire qu’à travers une approche participative qui s’impose, nécessitant de parvenir à un consensus.

Partant de ce constat, une réunion a récemment eu lieu avec le ministre du Transport et les représentants de la CPG pour trouver une solution au problème du transport du phosphate.

Il a été décidé au cours de cette réunion de réviser à la hausse le tarif du transport du phosphate par voie ferrée pour le fixer à 20dt contre 6.5dt actuellement.

A ce titre, la SNCFT s’est engagée à mettre en place un programme de développement visant l’acquisition d’un nouveau matériel de maintenance et de nouvelles locomotives réservées à la traction des wagons de phosphate afin de mieux répondre aux besoins de la CPG.

C’est très important dans la mesure où on tente réaliser le transport de 11 millions de tonnes de phosphate en 2017.

De son côté, la CPG a décidé de faire une avance de l’ordre de 20 millions de dinars à ladite société pour qu’elle entame son programme de développement.

Pour résoudre le problème d’encadrement, on optera pour l’amélioration de nos programmes de formation. Ajoutons à cela le recrutement de cadres spécialisés.

Pour ce faire, un concours a été déjà lancé pour le recrutement de 261 hauts et moyens cadres. Ce dernier a été réalisé par l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT) et l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) afin de garantir toutes les conditions de transparence.

De même, un autre concours sera lancé prochainement pour le recrutement de 1700 agents spécialisés pour la CPG et 1700 pour le GCT

Parmi les autres solutions proposées, il y a l’activation du rôle de six sociétés d’environnement, plantation et jardinage relevant de la CPG et du GCT. Des sociétés qui comptent environ 12 mille personnes pour une masse salariale de 100 millions de dinars, sans pourtant contribuer à la relance économique.

Ces sociétés devraient s’orienter davantage vers le secteur agricole de manière à tirer profit de ces nouvelles recrues qui sont appelées à fournir un effort de plus et à réaliser les objectifs fixés à travers l’installation des sociétés d’environnement, plantation et jardinage.

Sur un autre plan, un bureau d’étude sera choisi pour dresser un diagnostic de l’état des lieux du secteur afin de fixer les réformes devant aider à surmonter la situation difficile.

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Le moins qu’on puisse dire est que le communiqué de l’UGTT de Gafsa invitant les protestataires de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) à lâcher du lest et à accorder du temps au gouvernement pour répondre à leurs doléances est étrange et inhabituel. On était plutôt habitué à une attitude plus va-t-en guerre de la part de la centrale syndicale. L’UGTT a même demandé aux employés mécontents de la CPG de temporiser pour donner aux autorités de la latitude afin de solutionner le retard pris en matière de développement. Enfin le syndicat a appelé les employés de la CPG à retourner au travail. Tout cela fait un peu beaucoup et tranche avec les postures de l’UGTT, surtout ces dernières années où elle en a fait voir de toutes les couleurs aux gouvernants, bloquant toute velléité de relance économique franche. Alors, qu’est-ce qui explique ce revirement citoyen de l’UGTT ?

La raison est dans le texte du communiqué publié hier samedi 03 septembre 2016. Pas besoin de procéder à une explication très savante, l’UGTT a elle-même dit qu’il faut reprendre le boulot pour éviter la faillite de la société, ce qui ne ferait pas les affaires de la région, ni celles du pays. Voilà, le motif est là. Ce que l’UGTT n’a pas précisé, c’est que les mouvements de protestation, pour diverses raisons, ont tellement affaibli ce fleuron de l’industrie tunisienne qu’il est au bord du précipice. Ce n’est pas pour rien que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en avait fait la tête de gondole de son discours devant les parlementaires pour illustrer cette Tunisie qui ne tourne pas rond et qu’il faut de toute urgence remettre sur orbite. Mais fallait-il attendre que la situation de la CPG atteigne cette gravité pour faire preuve, a minima, de sens des responsabilités ? Fallait-il attendre quasiment un point de non retour, avec des mauvaises habitudes qui se sont cimentées, pour sonner le branle-bas de sauvetage ? Nous posons la question à l’UGTT…

Mais à y regarder de plus près, l’UGTT a maintenant toutes les raisons de demander à ses troupes de regagner leurs postes de travail. En effet, dans la même matinée où elle pond son fameux communiqué, on apprend que la CPG et le Groupe Chimique Tunisien vont embaucher près de 2800 agents et cadres. Que demande le peuple ? Tout cela va se faire dans une société, la CPG, qui est à l’arrêt depuis des jours, plombée par les mouvements sociaux. Essayez de trouver de la logique là-dans. Bon, il y a bien l’unité de Mdhila qui a poussivement repris la production hier samedi, mais c’est une broutille au regard de tous les problèmes endémiques du secteur. Tout cela n’a pas empêché les autorités de continuer à se nourrir déraisonnablement de la bête, au risque de la tuer avec des vagues incessantes de recrutements. Mais l’essentiel est ailleurs : Eviter que le feu prenne dans cette redoutable région de Gafsa.

On marche sur la tête !

La CPG, de l’aveu même de son PDG, Romdhane Souid, c’est une entreprise qui tourne à 40% de sa capacité de production, et cela fait cinq ans que cela dure. La CPG c’est une boîte qui a cumulé un déficit de 5 milliards de dinars du fait de la chute continue de la production. On peut aussi évoquer la fonte des réserves de phosphate commercial, qui sont passées de 7,2 millions de tonnes en 2010 à 2 millions présentement. On peut aussi parler de la baisse vertigineuse des recettes d’exportation du phosphate et dérivés, qui étaient de 1,2 milliard de dollars en 2010 et à peine 351 millions l’an dernier. Depuis le début de cette année jusqu’au 18 juillet, seuls 2 millions de tonnes de phosphate commercial sont sortis des usines de la CPG, alors qu’on en attendait 3,6 millions, ce qui fait un déficit de 44%. Si on fait la comparaison avec la même période de 2010, la production s’était établie à 4,3 millions de tonnes.

Quand Ammar Amroussia, député du FP, parlait (sur Africanmanager le 31 août 2016) de consacrer une part des recettes de la CPG aux habitants de Gafsa, il parlait des revenus d’une société malade au point qu’on ne sait plus par quel bout la prendre pour la sauver du naufrage. Tant pis, la bête est mourante certes, mais tant qu’il lui reste un peu de chair dont on peut se repaître, on peut s’en accommoder. Par ailleurs, il faut croire que les propos d’Amroussia, qui agitait la menace, à peine voilée, d’un soulèvement à Gafsa de la même ampleur que celui de 2008 ont fait mouche. En effet, Sofiène Toubel, député de Nidaa Tounes pour la circonscription de Gafsa, a demandé, le 02 septembre 2016, que 20% des recettes de la production du phosphate restent dans le gouvernorat de Gafsa. Mais il n’est pas le premier dirigeant politique éclairé à nous éblouir avec sa science, l’ex-président de la République, Moncef Marzouki, avait suggéré exactement la même chose, à l’unité près, en juin 2012. Rached Ghannouchi, le chef de file du mouvement Ennahdha, avait abondé dans le même sens, mais s’était gardé d’avancer un pourcentage. « Il est inconcevable que Gafsa dispose de richesses et que ses jeunes chôment », s’était-il borné à dire.

Tout ce beau monde n’a pas pensé une seconde au fait que cette forme de discrimination positive qu’il propose est la meilleure manière de craqueler le ciment de l’unité de nationale, déjà malmenée par la post-révolution. Imaginez le tableau si toutes les régions de la Tunisie exigeaient le même traitement.

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Le transport de phosphates a repris

-Le stock de phosphate dans l’usine d’acide phosphorique relevant du groupe chimique Tunisien à Gabès (GCT) a atteint son plus bas niveau soit 3 mille tonnes a indiqué Tawfik Jmal, directeur de l’usine. Ce responsable prévoit l’arrêt total de la production à partir de samedi 3 septembre courant.
Il a ajouté que le groupe chimique travaille depuis plus de 2 mois avec une faible production qui ne dépasse pas les 30 pc de sa capacité, précisant que l’arrêt de la production pourrait causer des difficultés dont notamment l’incapacité de la société à satisfaire la demande des clients en acide phosphorique.
Les activités du groupe chimique tunisien ont connu au cours de ces derniers mois une nette amélioration et des quantités d’acide phosphorique ont été fournies aux clients.

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Les activités de l'usine du Groupe chimique tunisien (GCT) à Medhilla (Gouvernorat de Gafsa) sont en arrêt

La Coordination de l’environnement et du développement à Sfax poursuit le Groupe Chimique tunisien (GCT) en justice. La Coordination entend ainsi contester l’activité du GCT, qu’elle juge illégale, rapporte Mosaïque fm.

 L’activité en question concerne le transport et l’exportation d’engrais chimiques via le port commercial de Sfax lequel, selon les plaignants, se fait sans prendre en considération la santé et la sécurité des habitants. La plainte concerne également l’activité de l’usine de transformation du phosphate, la SIAPE, gérée aussi par le GCT et qui est jugée comme une activité polluante, a précisé la même source.

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Le ministre de l’Énergie et des Mines Mongi Marzouk a annoncé lors d’une plénière tenue jeudi 23 juin 2016 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP)  que les résultats des concours de la Compagnie des Phosphate de Gafsa (CPG), le Groupe Chimique Tunisien (GCT) et la Société Tuniso-indienne des engrais, seront proclamés le 2 juillet 2016.

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Un accord de garantie sera signé  demain jeudi 26 mai 2016, entre le ministère de l’Investissement, du Développement et de la Coopération Internationale et la Banque Européenne de l’Investissement ( BEI). La valeur de cet accord est de 19 millions d’euros, soit l’équivalent de 45 millions de dinars.
Le projet consiste en un ensemble de sous projets pour la réhabilitation environnementale au profit du groupe chimique tunisien (GCT)

Il est à noter que cet accord sera signé à l’occasion de la visite en Tunisie du vice-président de la BEI, Romano Escolano.

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Le bilan de l’explosion survenue mercredi 18 mai 2016 au sein de l’unité de stockage de l’acide phosphorique dans une usine du Groupe Chimique Tunisien à Mdhilla s’est élevé à 17 blessés actuellement, indique la radio régionale de Gafsa.

Certains ont été transférés au Centre de Traumatologie des grands brûlés de Ben Arous, alors que d’autres ont été admis à l’hôpital régional à Gafsa.

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Selon les statistiques préliminaires de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG )

Selon une information diffusée par la radio Mosaïque FM et relayée par plusieurs médias, une explosion au eu lieu ce mercredi au GCT, plus exactement dans l’unité de production de l’acide phosphorique à Mdhilla.

Le bilan s’élève à au moins onze blessés. Certains ont été transférés au Centre de Traumatologie des grands brûlés de Ben Arous, alors que d’autres ont été admis à l’hôpital régional à Gafsa.

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Les agents de la sous-traitance en sit-in aux entrées des usines du

Les agents de la sous-traitance en sit-in aux entrées des usines du Groupe chimique tunisien (GCT) à Gabès, depuis deux jours, ont arrêté leur mouvement et ont regagné les lieux de leur travail, ce qui a permis la reprise progressive des activités des unités du Groupe.

Le directeur régional par intérim des usines du GCT à Gab7s, Houssine Miri, a indiqué, jeudi, au correspondant de l’agence TAP dans la région, que ces résultats ont été obtenus après les efforts consentis, en particulier, par la partie syndicale qui a souligné la nécessité d’adopter le dialogue en tant que moyen pour résoudre les problèmes en suspens, entre les protestataires et la direction du GCT.

A ce propos, la direction générale du Groupe a publié un communiqué dont le correspondant de l’agence TAP a obtenu une copie indiquant que “ces mouvements de protestation ont causé l’arrêt total des unités de production des usines du DAP et de l’acide phosphorique, afin de préserver la sécurité des personnes et des équipements, ce qui a causé d’importantes pertes au GCT et à la communauté nationale”.

Le communiqué ajoute que l’intégration des agents en sit-in a été effectuée dans le cadre de l’accord-cadre entre l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et le gouvernement, pour l’année 2011, avec une classification professionnelle conforme aux statuts du Groupe, pour l’année 2001-2002.

D’après le communiqué, les revendications ont été transmises aux autorités de tutelle qui a mis l’accent sur le respect des accords établis à cet effet et l’application des mesures légales contre les auteurs de ces dégâts.

A rappeler que les sit-inneurs sont les agents de sous-traitance intégrés au sein du GCT par étapes. Ils demandent le décompte des années d’ancienneté avec les sous-traitants, dans leur carrière professionnelle actuelle.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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