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Hafedh Caïd Essebsi

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Les succès du chef du gouvernement, Youssef Chahed, notamment contre la corruption, qui en ont fait en un clin d’oeil le personnage phare de la scène politique, seraient de moins en moins digestes pour les ténors de son parti, Nidaa Tounes, surtout Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif et Sofiane Toubel, chef du groupe parlementaire, enfin ce qui en reste (le groupe a perdu une trentaine d’élus depuis 2014). A en croire Jeune Afrique, mais c’était un secret de polichinelle, la croisade du chef du gouvernement contre la corruption pourrait mouiller et éliminer de fait certains cadres du parti, ce qui dégagerait un boulevard pour Chahed à la prochaine présidentielle. Et pourquoi pas un brillant destin à la Macron…

Des sources proches du bureau politique de Nidaa Tounes ont confié au magazine africain que certains des détracteurs du locataire du palais de la Kasbah, comme ultime tentative pour atomiser la popularité sans précédent de Chahed sous la 2ème République, se seraient résolus à orchestrer une campagne dans les médias et sur les réseaux sociaux. L’idée, machiavélique, serait de pointer l’action de Chahed en tant qu’expert international au sein du ministère américain de l’Agriculture, jusqu’en 2015, pour introduire les produits de la très controversée firme Monsanto, décriée dans beaucoup de pays, notamment européens, pour ses OGM (organismes génétiquement modifiés) dont les effets sur l’homme inspirent les craintes…

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De tous les -trop nombreux- chefs du gouvernement qui se sont succédé en Tunisie depuis la Révolution, l’actuel, Youssef Chahed, passera à la postérité comme celui à qui il est arrivé de pouvoir en faire à sa tête. Non pas parce que tels sont ses choix et sa volonté, mais parce que, essentiellement, il a été servi par ce qui peut s’apparenter à une opportunité «  divine », sa campagne contre la corruption dont il tire d’incroyables dividendes en termes de popularité et, bien plus encore, d’indépendance vis-à-vis des deux partis majoritaires au Parlement qui voyaient en lui, au départ, un doux agneau, très peu susceptible d’insubordination.

Le désormais indomptable locataire de la Kasbah aura l’occasion d’en faire étalage et la démonstration lorsqu’il s’agira d’opérer ce remaniement ministériel dont il est abondamment question pour prendre les allures d’une fatalité en fonction de laquelle tout l’échiquier politique ou presque s’échine à se déterminer. Que ce soit à travers des messages pas toujours subliminaux, d’indications franches et explicites, de manifestations d’intérêt, ou même carrément d’injonctions, certes parementées de propos avenants, comme a choisi de le faire le directeur exécutif de Nidaâ Tounès, Hafedh Caïd Essebsi, la ruée vers le prochain gouvernement est devenue une guerre de positions à laquelle se livrent les deux prépondérants, Nidaâ et Ennahdha. Ils s’y investissent, et en désespoir de cause, après avoir échoué à obtenir la tête de Chahed, mise à prix déjà depuis le mois de mai.

Deus ex machina 

Mais c’était compter sans cette sorte de deus ex machina qui a changé la donne et brouillé toutes cartes. Le chef du gouvernement, alors fragilisé par ce qui se passait à El-Kamour et les casseroles qu’il a ramassées dans la gestion de la crise, a jeté toutes ses forces dans la bataille contre la corruption dont le prologue, alors impensable, a été de placer en résidence surveillée celui qui passait pour le plus intouchable des barons de la corruption dans le pays, Chafik Jarraya, convaincu, en prime, d’intelligence avec une armée étrangère. S’en est suivie une vague d’arrestations sans précédent touchant les caciques de maints autres bastions de la corruption dont des affidés ont été démasqués au sein mêmes des deux grands partis qui soutiennent le gouvernement et peuplent le Parlement.

Cessant d’être le captif de Nidaâ dont il est issu et Ennahdha qui a fait profession de foi de lui servir d’assise, Youssef Chahed semble tout à fait en état de tenir les engagements qu’il avait pris lors de son investiture par l’Assemblée des représentants du peuple. Il aura mis plus de dix mois pour le faire, et d’abord en décidant de se doter d’un gouvernement sur lequel les deux partis majeurs auront un droit de regard ramené à la portion congrue. Ce sera sans doute chose faite après sa visite à Washington. Il entrerait alors dans le vif du sujet en faisant place nette dans son quant-à soi gouvernemental, indispensable pré-requis pour le lancement des réformes, douloureuses et autres, qu’il a dit entendre mener. Le tout à l’abri des influences et des velléités d’ingérence de son supposé bouclier politique même s’il n’est pas exclu que la majorité parlementaire ne sera pas dépouillée de sa « capacité de nuisance » de lui tenir la dragée haute lorsqu’il s’agira de voter les projets de loi, un exercice dans lequel elle a montré toute l’étendue de son art et de sa science.

Des combats d’arrière-garde !

Hafedh Caïd Essebsi a beau revendiquer le primat de son parti et faire prévaloir son droit en tant que vainqueur des élections législatives pour exiger une présence plus large dans la composition du gouvernement. Mais il omet de se rendre à l’évidence que ce statut est dépassé par les événements et par la nouvelle réalité politique avec d’abord le Document de Carthage et ensuite avec le pathétique émiettement de son parti, vite supplanté par Ennahdha à l’ARP. BCE junior a aussi beau clamer en allusion à Youssef Chahed, dans son fameux enregistrement de conversation à bâton rompus : «  Nous l’avons amené pour nous prêter main forte, et le voilà qu’il gouverne en solitaire ». Mais le fait désormais établi est que ce Chahed-là est désormais rangé au magasin des accessoires, ayant conquis le statut d’un homme totalement affranchi de la tutelle de son parti au point qu’on lui prête le projet d’en créer un autre, le sien propre. Surtout, il s’est arrogé un carré du pouvoir et un territoire politique qui rendent chimérique toute tentative de l’en déloger.

Les tourments d’Ennahdha n’en sont pas moins vifs, même si le mouvement s’en épanche dans des termes voilés. Mais ses craintes sont réelles concernant les chaises musicales sur lesquelles Youssef Chahed est en train de travailler. Davantage que de garder ses représentants au gouvernement actuel, notamment le ministre du ministre de l’Industrie et du commerce, Zied Laadhari, dont l’office lui vaut d’acerbes critiques, Ennahdha lorgne d’autres portefeuilles comme celui de l’Education, et s’emploie à étoffer sa présence au sein du gouvernement de manière à refléter son poids politique, notamment au niveau de la Représentation nationale. C’est sans doute pourquoi elle est mise sous pression par les siens pour fixer un plafond à ce remaniement ainsi que des lignes rouges que Chahed ne devrait pas franchir sous peine d’entrer dans une confrontation avec l’état major du parti.

Chahed réussira-t-il à reléguer au rôle de seconds couteaux Nidaâ et Ennahdha pour se consacrer comme il l’entend à la tâche à la faveur de laquelle il tiendra ses engagements, affirmera son statut de timonier de l’action gouvernementale et ira de l’avant dans la mise en œuvre de cette ardente obligation qu’il a fait sienne, celle de livrer contre la corruption une guerre et non une bataille sans suite, comme il l’a affirmé au New York Times? Davantage qu’une question, c’est tout un programme et un avenir qui sont en jeu.

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Des dirigeants de Nidaa Tounes se sont prononcés en faveur de la restructuration du gouvernement en raison des manquements dans certains départements ministériels et des suspicions de corruption

Des dirigeants de Nidaa Tounes se sont prononcés, ce jeudi, en faveur de la restructuration du gouvernement et d’un remaniement ministériel, en raison des manquements constatés dans certains départements ministériels et des suspicions de corruption qui pèsent sur certains responsables.
Khaled Chawket, dirigeant au Nidaa Tounes a jugé ” indispensable ” d’opérer, aujourd’hui, un remaniement ministériel pour combler les lacunes constatées au niveau de certains départements ministériels.
Dans une déclaration à l’agence TAP, il a indiqué que l’appel à ce changement, en cette période bien précise, n’entraînerait aucune perturbation sur l’action du gouvernement, bien au contraire, il permettra, si besoin est, de conforter le rôle du gouvernement et de combler les lacunes dans certains ministères.
Pour sa part, Hafedh Caid Essebsi, directeur exécutif de Nidaa Tounes (et fils du président de la République), a appelé, dans un statut posté sur sa page ” Facebook ” à un remaniement ministériel.
Hafedh Caid Essebsi a jugé ” nécessaire” d’opérer un remaniement en profondeur et de restructurer le gouvernement, dix mois après la signature du Document de Carthage.
“Cet appel au remaniement est plus que jamais nécessaire pour donner plus d’efficacité et de cohésion à l’équipe gouvernementale au service de l’intérêt du peuple tunisien”, a t-il affirmé.
Pour Hafedh Caid Essebsi, le rendement de certains ministères est en dessous de la moyenne, ce qui impose, aujourd’hui, un remaniement.

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« Après avoir bien analysé la situation et suite à des consultations constructives avec le président de Nidaa Tounès et nos bases dans la circonscription

Le directeur exécutif du parti Nidaa Tounes, Hafedh Caied Essebsi (HCE), a assuré, dans une interview accordée lundi 24 avril 2017 à sputniknews, que son père, le président de la République, Bèji Caied Essebsi, sépare strictement les affaires familiales et la politique.

Il a par ailleurs indiqué qu’il y a parfois des désaccords avec le chef de l’Etat sur certaines approches politiques, mais sans que cela affecte les liens qui les unissent. “HCE a sa propre trajectoire politique”, a-t-il ajouté.

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Intervenant sur les ondes de Shems fm, Leila Chettaoui, députée de Nidaa Tounes, a qualifié le directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi, de cheval de Troie.

Suite aux déclarations du député Taïeb Madani l’accusant d’avoir été à l’origine des enregistrements fuités du parti, Leila Chettaoui a affirmé que Nidaa Tounes est mort.

Elle a affirmé qu’une mafia formée par des hommes d’affaires en relation avec des parties étrangères a mis la main sur le parti dans le but d’accéder au pouvoir.

La députée a aussi affirmé que Hafedh Caïd Essebsi est entouré par des opportunistes, parmi eux des hommes d’affaires ayant des liens avec l’étranger et qui cherchent à soigner leurs propres intérêts.

Leila Chettaoui a ajouté que la direction de Nidaa Tounes a écarté plusieurs de ses compétences qui avaient refusé de se soumettre.

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Il est impossible d’être un maître quand on n’a pas été soi-même un élève. C’est valable dans tous les domaines de cette existence. Le départ précipité du dictateur a mis à nu le désert en matière de politique politicienne, ne parlons pas de la démocratie. Le moule de Ben Ali n’a pas fabriqué les hommes politiques capables de porter sur leurs épaules les nombreuses aspirations de la population. Et comme la nature a horreur du vide, des dirigeants autoproclamés et d’autres qui ont été élus, parfois mal élus, ont revendiqué leur droit à conduire les destinées de la Tunisie. Cela a valu au pays bien des déboires, et même des tragédies tels que les assassinats politiques, les départs de milliers de jeunes vers les zones de conflit, le naufrage économique, des tempêtes sociales, etc. Parmi ces phénomènes, et épiphénomènes, il y a le surgissement d’une nouvelle génération de leaders politiques, qui n’ont de leader que le nom, mais qui font beaucoup de mal à cette démocratie à laquelle la Tunisie s’essaye. Hafedh Caïd Essebsi (HCE), le fils du locataire du palais de Carthage, Béji Caïd Essebsi (BCE), en fait incontestablement partie.

L’affaire rocambolesque et pathétique à bien des égards de la fuite des enregistrements de la réunion de Nidaa Tounes, où des vertes et des pas mûres ont été débitées sur le mini remaniement ministériel et sur son instigateur, Youssef Chahed, est symptomatique de ce microcosme politique qui sent le moisi, alors qu’il est censé servir de locomotive à des citoyens déboussolés et qui pensaient avoir remis les clés de la maison à une élite responsable. Le réveil est brutal, archi douloureux et de mauvais augure pour la nécessaire entreprise de reconstruction d’un pays sinistré dans bien des aspects. Que peut-on attendre du directeur exécutif du parti sorti majoritaire des dernières législatives quand il descend à ce niveau : « Tant que le vieux est à Carthage, rien ne nous échappera, ne vous inquiétez pas, il est un calculateur » ? Pas grand chose, assurément. Et je ne vous parle pas du pétrin dans lequel il met le papa, lui qui a toujours prétendu qu’une fois sur le fauteuil du président de la République, il se tiendrait au-dessus de la mêlée, à équidistance entre tous les partis politiques… Bref le plus neutre du monde. Et bien avec ce que son fils vient de déballer sur la place publique, contre son gré, cette posture d’un BCE irréprochable a pris un sacré coup…

Un fils très encombrant

Le chef de l’Etat paie sans doute sans doute là son refus de calmer les ardeurs et stopper les errements de HCE, malgré les appels réitérés. Un refus qu’il a martelé dans son dernier livre, arguant le droit de son fils de se lancer dans la bataille, comme M. et Mme tout le monde. Sauf que le directeur exécutif de Nidaa Tounes n’est pas comme M. et Mme tout le monde, notamment dans cette Tunisie post-révolutionnaire où les mauvais réflexes ont la vie dure (népotisme, favoritisme, corruption, passe-droits, clientélisme politique, etc.). Si BCE au moins peut faire valoir quelques faits d’armes, notamment le fait d’avoir pris les rênes du pays dans une phase très délicate, en février 2011, et de l’avoir mené à bon port (les élections), il n’en est rien pour son fils. Il doit son incroyable ascension aux honneurs qui entourent son papa de président. Il n’a même pas été élu par un congrès en bonne et due forme ! Pour rappel, il n’a même pas pu décrocher un ticket au sein de son parti pour candidater aux dernières législatives, la simple évocation de son nom ayant provoqué une levée de boucliers. Quant à un destin national, un vrai je veux dire, autre que celui qu’il s’est fabriqué de toutes pièces, ce n’est même la peine d’y penser vu les sondages qui le placent presque tous dans le haut du panier des personnalités en qui les citoyens ont le moins confiance et qu’ils souhaitent rayer de la vie politique. Alors d’une certaine façon il a bien raison de dire “tant que le vieux est à Carthage…”. Sauf que le “vieux” est au crépuscule de sa vie politique et a déjà dit qu’il ne défendra pas ses chances à la prochaine présidentielle. Et que se passera-t-il pour HCE quand le cher papa aura quitté la scène politique ? Il y a de fortes chances que le fils le suive, disparaissant à la vitesse de l’éclair qu’il a été pour s’emparer des rênes du parti…

Avant cet épisode navrant des enregistrements fuités, il y a eu l’affaire d’une autre conversation entre HCE et Nabil Karoui, qui a été ébruitée presque dans les mêmes conditions. Nabil Karoui, à qui on prédisait un brillant destin à Nidaa Tounes mais qui s’est cramé les ailes par la suite. Enfin, pour être plus précis, on l’a beaucoup aidé dans cette entreprise d’autodestruction. Et devinez par qui. Le même : Le fils du président de la République. Le même qui aurait sollicité son concours, dans cet étrange échange qui a fuité sur les réseaux sociaux, pour démolir quelqu’un qui le gêne dans le parti. C’est bien connu, HCE n’aime pas les empêcheurs de tourner en rond. Le cimetière de Nidaa Tounes est plein de cadres qui ont osé se dresser sur son chemin. Demandez à Ridha Belhaj…

Les rapports entre Karoui et Essesbi fils sont bizarres. Avec ces deux là on passe de bisbilles, haine cordiale à rapprochement, dans des basses besognes, à en croire le contenu de leur conversation. Etrange aussi la passe d’armes entre l’ex-ministre de la Fonction publique, Abid Briki et l’homme d’affaires Chafik Jarraya. Ce dernier qui répond vertement à Briki, car croyant déceler son nom derrière les propos du bouillant ex-ministre sur un importateur qui doit une somme folle à l’Etat. Déballage et piques évidemment relayés par les médias et dont les citoyens se délectent, s’ils ne sont pas plongés dans une profonde déprime face à l’ampleur des dégâts pour l’image du pays et à la distance qu’il faudra parcourir pour rebâtir la Tunisie. La jeune démocratie souffre. Beaucoup.

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Ce qui fait du bruit en ce moment sur les réseaux sociaux, c’est une conversation téléphonique dans laquelle Nabil Karoui, propriétaire de la chaîne Nessma Tv, aurait révélé que Hafedh Caïd Essebsi, le patron auto-proclamé de Nidaa Tounes, l’aurait sollicité pour attaquer un leader du parti.

Par ailleurs Karoui aurait affirmé qu’il a joué un rôle très important dans l’accession de Béji Caïd Essebsi au pouvoir en 2014. Et d’ajouter que son fils, Hafedh Caïd Essebsi, aurait revendiqué le droit de piloter Nidaa Tounes à sa guise du seul fait que son père est le président de la République.

A noter que cette vidéo a été publiée une heure après la diffusion de l’interview de BCE sur la chaîne Nessma Tv…

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Le directeur exécutif de Nidaa Tounes Hafedh Caid Essebsi a, lors de la réunion périodique du conseil régional du mouvement tenue dimanche matin à Douar Hicher (La Manouba) réitéré son appel à dépasser les divisions et les clivages en proposant aux dissidents de présenter leurs visions de réformes au sein du parti et non à l’extérieur soulignant l’ouverture du mouvement vers toutes les opinions et propositions à condition de respecter les résultats du congrès consensuel “el wafa” de Sousse.
Il a appelé les dissidents à assumer leurs responsabilités nationales et historiques et à faire prévaloir en premier lieu l’intérêt de la patrie tout en veillant à garantir la stabilité du mouvement et sa pérennité et à respecter son rôle d’avant garde dans la scène politique nationale à la lumière des campagnes de dénigrement qui n’ont pas empêché les structures et les militants de s’unir autour de sa ligne démocratique tracée par Beji Caid Essebsi.
Hafedh Caid Essebsi a souligné également sa volonté de présider les meetings et les rencontres avec les structures de base locales et régionales de manière à être plus à l’écoute de la base en prévision des prochaines échéances politiques notamment les élections municipales qui constituent selon ses propos “le cadre propice qui consacre l’action de développement en améliorant la qualité de vie du citoyen et en luttant contre la pauvreté, la marginalisation et le chômage, autant de facteurs auxquels on peut faire face qu’avec des solutions économiques et sociales efficaces parallèlement aux efforts de lutte contre le terrorisme”.

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Le dirigeant de Nidaa Tounès Khemaies Ksila a estimé que la crise que connait le parti est provoquée par Hafedh Caid Essebsi.
Ce dernier “a beaucoup nui à Nidaa Tounès et à l’histoire de Beji Caid Essebsi”, selon ses dires.
Dans une déclaration, lundi, à la TAP avant la tenue d’une réunion entre dirigeants de Nidaa Tounès, il a qualifié de ” mise en scène scandaleuse” la réunion dimanche du Comité politique du parti.
“Le clan opposé à Hafedh Caid Essebsi ne quittera pas le parti”, a insisté Khemaies Ksila.
Il a ajouté ne pas chercher à impliquer le chef du gouvernement Youssef Chahed qui se trouve face à de grands défis socioéconomiques, dans les problèmes du parti.
Onze dirigeants de Nidaa Tounès ont signé dimanche une déclaration dans laquelle ils appellent à la tenue d’une réunion du comité politique du parti demain mardi pour plancher sur l’amendement du règlement intérieur, supprimer les postes de directeur exécutif et de représentant juridique et répartir les responsabilités au sein du comité exécutif.
Les signataires de la déclaration ont, également, qualifié la réunion du comité politique de dimanche, de “tentative de putsch opérée par Hafedh Caïd Essebsi en cherchant à asseoir son emprise et à s’emparer de la direction du parti à laquelle il a fait subir de grands préjudices après avoir échoué dans la déstabilisation du groupe parlementaire de Nidaa”.
Ont signé cette déclaration, Boujemaa Remili, Moncef Sellami, Faouzi Maaouia, Ridha Belhaj, Faouzi Elloumi, Nébil Karoui, Naceur Chouikh, Khemaies Ksila, Sofiene Toubel, Taieb Madani et Abdelaziz Kotti, lesquels ont appelé les cadres du parti à participer à une réunion qui doit se tenir lundi soir.
Pour rappel, la réunion tenue hier à Gammarth sous la présidence de Hafedh Caïd Essebsi a proposé le dirigeant de Nidaa Tounes et chef du gouvernement, Youssef Chahed à la tête du comité politique du mouvement.
Parmi les autres propositions: les membres du gouvernement appartenant à Nidaa Tounes ainsi que les membres du comité constitutif présents à la réunion feront désormais partie du bureau politique du mouvement.

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Le directeur exécutif de Nidaa Tounes

Boujemaa Remili, dirigeant à Nidaa Tounes, a exprimé son étonnement et son rejet de la nomination de Youssef Chahed à la tête du comité politique du parti. Il s’agit, selon lui, d’une démarche mal calculée qui met en péril le parti.
Dans une déclaration accordée ce lundi 19 septembre 2016 à Mosaïque fm, il a appelé le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, à quitter son poste jusqu’à l’organisation d’un congrès électif du parti.
Pour rappel, les participants à la réunion des cadres de Nidaa Tounes ont trouvé un accord autour d’un ensemble de propositions dont la nomination de Chahed à la tête du comité politique du parti. Les membres du gouvernement appartenant à Nidaa Tounes sont aussi promus en tant que membres de ce comité.

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Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif de Nidaa Tounes, a, une fois de plus, semé la zizanie dans son camp en tenant mordicus à être aux premières loges pour négocier les maroquins ministériels de son parti dans le gouvernement d’union nationale.

Lors des pourparlers avec Youssef Chahed, le nouveau chef du gouvernement, Hafedh Caïd Essebsi était à la tête d’une délégation qu’il avait lui-même entièrement composée, sans avoir consulté les organes de Nidaa Tounes, rapporte Jeune Afrique.
Et quand certains membres du bureau exécutif ont protesté pour exiger plus de démocratie dans les décisions et une meilleure représentativité, le fils du président de la République aurait rétorqué qu’il est « aux commandes » et que « ceux qui ne sont pas satisfaits peuvent partir ». Et tout ça en présence de leaders du parti tels que Moncef Sellami, Faouzi Elloumi, Nabil Karoui et Nacer Chouikh !

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Le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi a souligné, dimanche, que “Tous les Tunisiens doivent soutenir le gouvernement d’union nationale qui donne de l’espoir à la jeunesse tunisienne et compte relever les défis divers auxquels est confronté le pays notamment la crise économique”.
Dans une déclaration à l’agence TAP, il a indiqué que ce gouvernement formé de jeunes compétences et de 8 femmes travaillera dans une ambiance harmonieuse étant donné qu’il est soutenu par un grand nombre de partis politiques et d’organisations qui ont contribué à sa formation dès le départ à travers la signature du document de Carthage.
Hafedh Caïd Essebsi a exprimé son souhait de voir les membres du gouvernement, qui représentent pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie presque toutes les fractions politiques y compris celles qui ne sont pas représentées au parlement, travailler ensemble dans le cadre d’une équipe soudée et homogène.

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« Après avoir bien analysé la situation et suite à des consultations constructives avec le président de Nidaa Tounès et nos bases dans la circonscription

Les déclarations de Hafedh Caïd Essebsi sur la « prérogative exclusive du président de la République de nomination des ministres régaliens » ne sont pas passées sans faire des vagues.

Les constitutionnalistes voient dans cette démarche une violation intégrale de la Loi fondamentale qui stipule que le choix des ministres est du ressort du chef du gouvernement, en concertation avec le chef de l’Etat s’agissant uniquement des portefeuilles des Affaires étrangères et de la Défense.

Youssef Chahed s’est vivement offusqué des déclarations de Hafedh Caid Essebsi, les qualifiant d’ « irresponsables », alors que le président de la République les a trouvées « précipitées et embarrassantes », apprend Nessma tv. Le chef du groupe parlementaire de Nidaâ Tounès à l’ARP, lui, a évoqué une « simple erreur de communication ».

 

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Une délégation de Nidaa Tounes composée du directeur du bureau exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi, du président du groupe parlementaire Sofien Toubel, du porte parole du parti Abdelaziz Kotti, et du représentant des coordinations régionales Mustapha Ben Saïd devront rencontrer aujourd’hui, lundi 8 août 2016, le nouveau chef du gouvernement Youssef Chahed.

Dans une déclaration dimanche 7 Août 2016 à Shems Fm, le porte-parole du parti, Abdelaziz Kotti a indiqué que l’ordre du jour de la réunion portera sur la vision du Nidaa sur la composition du nouveau gouvernement d’union nationale, tout en précisant qu’ils lui soumettront une liste des noms que le parti compte proposer pour faire partie du nouveau gouvernement.

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Nabil Karoui a enterré les derniers espoirs d’une entente cordiale avec Hafedh Caïd Essebsi. L’ancien patron de la chaîne Nessma TV, qui se démène pour se faire une place parmi les caciques de Nidaa Tounes, est passé sur Mosaïque FM hier mardi 21 juin pour dire tout le mal qu’il pense du directeur exécutif du parti. Et il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère !

Karoui a ouvert les hostilités en qualifiant Nidaa Tounes de “One Men Show”. Puis haro sur le fils du président de la République, qu’il a traité de chef du gouvernement, de ministre de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des Finances et de l’Education nationale, à la fois. Il a ajouté que Essebsi fils est en train de tout régenter dans le parti et au sein de l’appareil d’Etat.

Bon pour le parti, c’est un secret de polichinelle, l’affaire est même déjà largement consommée. D’ailleurs c’est ce qui avait poussé dans les cordes l’ex-secrétaire générale de Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk, qui a finalement préféré prendre le large en créant son propre parti. Donc là pour le coup Karoui se réveille un peu tard, Hafedh Caïd Essebsi est déjà le maitre des lieux. Jusqu’au prochain “putsch”… ou défaite démocratique, même si on ne voit aucun combattant à l’horizon. Le fils du locataire du palais de Carthage a le temps de voir venir.

Quant à sa main mise sur l’appareil d’Etat, ce n’est pas encore fait. Ce n’est pas l’envie qui lui manque, mais les moyens. Cela dépendra beaucoup de l’issue des négociations autour de la personne qui va loger au palais de la Kasbah. Mais le papa y travaille…

Justement en parlant de ce lien de parenté, Karoui a déclaré que c’est un problème d’éthique et que la seule façon de solder ça est que Hafedh Caïd Essebsi lâche le parti, “dignement”. Pas sûr que son appel soit entendu. Pour rappel, le chef de l’Etat avait déclaré qu’il avait demandé la même chose à son fils, qui bien entendu n’avait pas obtempéré. Mais ça c’était au plus fort de la grogne interne contre la personne de Essebsi junior. Les choses se sont tassées depuis et l’intéressé s’est bien requinqué.

Des leaders qui font de la politique à la hache

Si on se détache un moment de ces bisbilles internes, le drame de Hafedh Caïd Essebsi et de Nabel Karoui c’est le drame de toute la classe politique tunisienne : Ils ont découvert la politique dans le tard, il y a à peine 5 ans, quand la chape de plomb de la dictature a sauté, après des dizaines d’années de bourguibisme paternaliste qui ne laissait que peu de place au vrai débat d’idées, au sens noble du terme, avec son esprit de contradiction. Ce qui fait que les dirigeants actuels, même ceux qui semblent être les plus aguerris, font de la politique à la hache, avec des attaques frontales, violentes, sans beaucoup de discernement. Logique, on ne peut pas être un maitre dans une discipline qu’on n’a pas apprise.

Il y a encore quelques jours, Nabil Karoui était plus patron de TV, businessman que politicien. Il s’est fait rapidement une place sur la scène politique en surfant sur sa notoriété, déjà établie, mais aussi parce que, il faut le dire, des ténors, des vrais, il y en a pas beaucoup. Et c’est pareil dans tous les partis. Quant à Essebsi junior, il est sorti du chapeau de son père et a refusé de rentrer ses ailes, même au plus fort de la contestation contre son intrusion. Si on lui reconnait une qualité c’est sa pugnacité, qui a fini par avoir, à l’usure, tous ses adversaires. Mais c’est son seul fait d’armes, et évidemment ça ne suffit pas pour faire de l’homme un monstre de la politique, comme l’est le papa, même si en ce moment il semble avoir perdu ses gammes avec son histoire de gouvernement d’union nationale.

La tragédie de la Tunisie c’est que sa classe politique est à son niveau, c’est-à-dire pas très inspirée quand il s’agit de plancher sur la chose politique. Mais de ce point de vue il ne peut pas y avoir de miracle, les dirigeants étant toujours à l’image du peuple. Les leaders censés piloter le navire apprennent les arcanes de la politique, exactement comme le font les citoyens. Donc il ne faut pas s’attendre à des lumières sur la scène politique, dans l’immédiat. Le temps de la maturation sera long. Très long.

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Nidaa Tounès aurait décidé de désigner Omar S’habou comme tête de liste du parti pour les élections législatives dans la circonscription

Nabil Karoui, membre du comité politique du Mouvement Nidaa Tounes a dénoncé lundi la mainmise exercée par le directeur exécutif du Mouvement Hafedh Caïd Essebsi sur le parti.
Selon lui, Hafedh Caïd Essebsi cumule toutes les fonctions définies lors du congrès de Sousse tenu au début de l’année en cours.
Dans un entretien accordé à la station radiophonique privée ” Radio Mosaïque “, Karoui a regretté l’absence de toute distribution des rôles au sein du parti. ” Il n’y a pas de répartition des rôles au sein du Mouvement . Il y a plutôt un directeur exécutif qui fait tout “, a-t-il lancé.
Plusieurs membres du Mouvement, a-t-il ajouté, sont mécontents de voir Hafedh Caïd Essebsi représenter Nidaa Tounes lors des concertations autour de la formation d’un gouvernement d’union nationale. ” Les concertations sont devenues ainsi entre père et fils “, a-t-il indiqué sur un ton sarcastique.
Vainqueur des élections présidentielle et législatives de 2014, le Mouvement Nidaa Tounes a connu, depuis l’accès du Béji Caïd Essebsi à la magistrature suprême et sa démission de la présidence du parti, une crise de leadership.
Selon plusieurs dirigeants au Mouvement Nidaa Tounes, le fils du président de la République, Hafedh Caïd Essebsi, aurait une propension à exercer une mainmise totale sur le parti. Ils l’accusent aussi d’être à l’origine des dissensions au sein du parti et du départ de plusieurs de ses membres-fondateurs.
Au cours de l’entretien, Nabil Karoui a tenu à préciser qu’il ne brigue pas la primature.
Cette précision intervient sur fonds des rumeurs qui circulaient dans les médias sur sa candidature à la présidence du gouvernement et son éventuelle accession à un portefeuille ministériel.

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Lors de son intervention mercredi 8 juin 2016 sur la chaîne France24, le membre du comité politique de Nidaa Tounes et ancien président du cabinet présidentiel, Ridha Belhaj a fait remarquer que l’initiative du président de la République, Béji Caied Essebsi de former un gouvernement d’union nationale est inconstitutionnelle et qu’elle profitera uniquement au Mouvement Ennahdha.

Il a en outre affirmé dans une déclaration rapportée par Shems Fm, que ce qui se passe en ce moment a été préparé à l’avance par, entre autres, Hafedh Caïd Essebsi. Le seul et unique but étant de se débarrasser d’Essid.

Interrogé sur la démission attendue d’Essid, Ridha Belhaj avait répondu en ces termes : « je ne pense pas qu’Essid ait présenté sa démission car il s’agit bel et bien d’un homme d’Etat patriote qui veille au respect de la loi », et ce avant de rajouter : « Habib Essid pourrait se conformer à la volonté générale mais que cela soit fait à travers les différentes institutions de l’Etat et surtout à travers l’Assemblée des Représentants du Peuple ».

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Hafedh Caïd Essebsi

Les responsables de Nidaa Tounes ont célébré dimanche, au palais du congrès, le 60ème anniversaire de l’indépendance soulignant la place qu’occupe le parti sur la scène politique du pays, alors que les festivités ont été marquées par le départ du directeur exécutif du parti, Hafedh Caid Essebsi.
Ridha Belhaj, président du comité politique a, à cette occasion, mis l’accent sur la nécessité pour le parti de rester la première force politique dans le pays, notant que la lutte contre le terrorisme est tributaire de la solidité de cette force.
Il a ajouté que son mouvement est le premier garant de l’unité nationale faisant remarquer qu’un congrès électoral  aura lieu prochainement pour diriger le parti durant la prochaine étape, et ce sans préciser la date.
Belhaj a mis l’accent sur la nécessité de soutenir le gouvernement actuel malgré les divergences, appelant à identifier des solutions au problème du chômage, lequel constitue selon ses propos un des principaux facteurs favorisant le terrorisme.
Pour sa part, la secrétaire Générale du parti chargée de la femme, Ons Hattab a adressé un message aux députés démissionnaires pour rejoindre de nouveau les rangs de Nidaa Tounes.

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L’Instance constitutive de Nidaa Tounès a décidé la création d’une commission chargée du « développement des structures organisationnelles

L’Instance constitutive de Nidaa Tounès a décidé la création d’une commission chargée du « développement des structures organisationnelles et procédurales du mouvement » et la séparation entre le volet administratif et celui du suivi politique au niveau des structures régionales et locales.

L’Instance a décidé la création d’une direction chargée du suivi administratif et organisationnel des structures régionales, à la tête de la quelle a été nommé Hafedh Caïd Essebsi, ainsi que la création d’un comité de suivi et de coordination présidé par le président du parti ou un vice-président.

L’Instance constitutive a appelé le bureau exécutif à se réunir en présence des coordinateurs régionaux.

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Hafedh Caïd Essebsi (HCE)

Hafedh Caïd Essebsi (HCE), fils du président de Nidaa Tounes ne cesse de défrayer la chronique. Avantagé d’être aux côtés de son père Béji Caïd Essebsi (BCE), dans les moments difficiles de début 2012, le rôle qu’il joue depuis n’en paraît pas moins à tout le monde.

Dans ce parti , il y a beaucoup d’avocats, de militants de souche beldi , de gens connus par leur franc -parler comme lui , mais aucun d’eux n’est le fils du leader et fondateur de Nidaa Tounes .Donc tout ce qu’il dit ou fait est vu sous le seul angle qu’il est le fils de BCE et traité avec le ressentiment très partagé ne tolérant plus les liens familiaux en politique et dans les affaires économiques . Le père, BCE, rappelle de temps à autre que son fils, parce qu’il est un homme public, a sa propre identité, et il est de son droit de faire de la politique comme tout citoyen, soulignant que sa promotion, il la doit à ses qualités de militant, et il serait injuste de ne voir en lui que le fils du leader du parti. Mais ses contradicteurs, qui ne sont pas forcément opposés au père, portent un autre jugement sur la personne et sur son bilan.

Depuis la nomination de HCE au poste de coordinateur général des structures du parti, en octobre 2013, une vive polémique a éclaté sur la personne et sur la mission. Certains y ont décelé une volonté de la part de la famille d’accaparer le leadership du parti. Il est vrai que les temps étaient aux premiers signes du compromis historique entre Rached Ghannouchi et BCE, préfigurant le démarrage du Dialogue national et la démission du gouvernement Ali Lâarayedh. Ces accords n’étaient pas concrétisés à cette date, et le même mois d’octobre a été le théâtre d’évènements sanglants à Goubellatt, Sidi Ali Ben Aoun, et à Sousse et Monastir on a vu des kamikazes tenter de faire sauter un hôtel de la région et le mausolée Habib Bourguiba. Mais, malgré ce climat annonciateur de grands orages, la nomination interpellait déjà la vigilance de plusieurs militants de Nidaa Tounes.

Evidemment, le poste de coordinateur général des structures donne des envies de par son caractère stratégique, au temps de la restructuration du parti et à l’approche des élections qui pointaient à l’horizon. Les arguments des uns et des autres portaient sur le mode de la désignation de HCE (par une commission groupant 15 dirigeants du comité exécutif du parti), et son droit de citoyen à accéder aux postes qu’il mérite. («Est-ce parce que mon père est à la tête du parti qu’on doit m’exclure? Devrais-je alors intégrer un autre parti pour satisfaire ceux qui sont contre moi?”, dit-il au journal Al Maghreb) .Plusieurs observateurs ont affirmé que BCE était plutôt contre cette nomination “afin d’éviter tout chevauchement entre le familial et le politique”, comme l’a affirmé le même journal.

La même polémique a rebondi ces derniers jours en rapport avec plusieurs thèmes en vrac (présence des Rcdistes au sein de la direction du parti, dans les coordinations de France et dans quelques régions, luttes entre hommes d’affaires). L’ampleur donnée par les deux pôles politiques du parti à ces thèmes de divergence, paraît exagérée et renvoie au mode de fonctionnement des partis d’extrême-gauche qui instituent, le plus souvent, de manière artificielle , des luttes entre les deux lignes, leur attribuant un rôle moteur dans le développement des formations politiques.

Mais ce qui échappe aux instigateurs de ces luttes qui prennent l’allure d’un combat à résultante nulle, c’est la mission du parti et le rôle salutaire qu’il est en train de jouer pour préserver le modèle de société auquel tous les Tunisiens tiennent, surtout après la perte de la troïka et des islamistes de tout crédit dans la défense du projet démocratique. Un observateur a commenté le risque d’éclatement de Nidaa Tounès si ces luttes ne sont pas maîtrisées en disant que si ce parti éclate avant les prochaines élections, Ennahdha mènera le jeu politique en Tunisie pour des décennies encore , et que si cet éclatement survient après les élections, Ennahdha pourra recomposer le paysage politique et deviendra la force incontournable de l’après suffrage , et parviendra à façonner l’avenir du pays pour le moyen terme, ce qui relativise la prédiction de Abdelfattah Mourou qui a estimé que le départ d’Ennahdha du pouvoir préfigurerait une marginalisation de l’islam politique pour deux décennies au moins, affirme le même observateur . Cet observateur insiste sur le caractère salutaire de l’unité de Nidaa Tounes, soulignant que l’issue de la période transitoire dépendra de l’aboutissement des luttes internes de ce parti centriste. C’était le premier élément de la crise actuelle.

Le deuxième élément à retenir de cette crise, c’est la fin du rôle providentiel de BCE, qui a donné lieu à un renversement de la tendance politique générée par les élections du 23 octobre 2011. Il a été ferme et même menaçant dans son fameux manifeste politique, le 26 janvier 2012, dans lequel il a relevé le dérapage de la troïka qui a transformé sa mission constituante en un projet de gouvernement. Il a été souple et fédérateur des forces centristes, le 24 mars à Monastir, agressif et même mordant pour défendre les acquis de l’indépendance et stigmatiser violence, assassinats et mauvaise gestion des affaires de l’Etat du 15 juin 2012 au 30 juillet 2013, date de la main tendue à Rached Ghannouchi. BCE a saisi l’essentiel de la situation postrévolutionnaire. Il a institué une orientation judicieuse et de bonnes pratiques, s’est opposé à la dérive de la troïka et bâti l’appareil politique qui peut concrétiser son projet .Mais ces qualités cesseront d’avoir leur effet, lorsque le parti sera sur la ligne de départ pour les prochains scrutins, au même titre que les autres formations politiques. La nouvelle conjoncture exigera, alors, des rapports clairs entre les composantes du parti, un positionnement intelligent du parti sur l’échiquier politique, et une originalité dans le programme à faire valoir.

Aboussaoud Hmidi

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