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Idriss Déby Itno

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On n’a pas vu l’ombre du président tchadien, Idriss Déby Itno, à l’assemblée générale des Nations unies (ONU) à New York, alors que tout le monde y était et qu’une réunion de la plus haute importance du G5 Sahel (la force conjointe contre les groupes terroristes) s’y tenait. Des “raisons intérieures”, c’est ce qui explique l’absence très remarquée de Déby, a confié hier à l’AFP un responsable du Mouvement patriotique du salut, parti au pouvoir, qui a requis l’anonymat

Les bruits de bottes (rumeurs de mouvements de groupes armés, NDLR) dans l’extrême-nord et dans l’est du Tchad inquiètent” le président tchadien, a précisé le dirigeant.

Une autre source au sein de la présidence de la République a une autre lecture : Déby pourrait avoir déserté la grand-messe des chefs d’Etat du monde entier pour faire “un chantage aux Occidentaux pour qu’ils mettent des moyens à sa disposition.” Le Tchad “n’a pas les moyens financiers pour faire face aux difficultés du moment”, ajoute cette source.

A rappeler que fin juin, Déby avait fait sensation en déclarant que le Tchad “serait dans l’obligation de se retirer” des actions militaires en Afrique “si rien n’est fait” pour soutenir financièrement le pays. A noter qu’au Mali, le Tchad est le troisième contributeur pour les troupes de la Mission des Nations unies (Minusma), avec 1.390 hommes. Son retrait serait donc une catastrophe dans un pays où les djihadistes ont repris du poil de la bête depuis leur déroute face aux militaires français. Il est vrai également que le Tchad, qui ne roule plus sur l’or en raison notamment de la fonte des cours du pétrole, a de plus en plus de mal à financer ses interventions militaires extérieures…

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Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, s’attaque au gros dossier de la crise migratoire, après avoir arraché aux belligérants libyens un accord pour pacifier le pays. Ce lundi 28 août 2017, dans l’après midi, des dirigeants africains et européens sont attendus dans la capitale, pour un mini sommet qui devrait déboucher sur des décisions fortes, notamment en termes de soutien logistique et financier aux pays de transit en Afrique.

Les présidents tchadien et nigérien, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou ainsi que le chef du gouvernement d’entente nationale libyen, Fayez al-Sarraj, sont de la partie, indique Jeune Afrique.
Pour l’Europe, Macron a invité la chancelière allemande Angela Merkel, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le président du conseil italien Paolo Gentiloni et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

L’enjeu de cette rencontre est capital : «réaffirmer le soutien de l’Europe au Tchad, au Niger et à la Libye pour le contrôle et la gestion maîtrisée des flux migratoires». Pour le président français, l’affaire n’est pas nouvelle. En effet il s’est saisi de ce dossier dès cet été, et a même avancé en juillet dernier la mise en place de «hotspots» – des unités d’enregistrement des migrants – en Libye. Manifestement il avait omis le péril sécuritaire dans ce pays, ce qui lui avait été beaucoup reproché. Macron a alors revu sa copie et a proposé que ce dispositif soit installé au Tchad et au Niger…

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Le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Union africaine, sera investi ce lundi 08 août pour un cinquième mandat, chose qui ne passe pas aux yeux d’une frange de la population. D’ailleurs hier dimanche, l’opposition a battu le pavé pour contester, encore un fois, les résultats de la présidentielle, une manifestation violemment réprimée par les forces de l’ordre. Un jeune, qui a déchiré le drapeau du MPS, parti au pouvoir, a été abattu, a confié à l’AFP un officier de police sous couvert d’anonymat. Les autorités n’ont pas confirmé le décès pour le moment.

D’après le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, un autre manifestant a également été « touché par une balle au thorax ». Il aurait été acheminé vers l’hôpital pour y subir une opération. Mais aucune autre source n’a confirmé cette information.

La marche des opposants avait d’abord été interrompue par les policiers à coups de gaz lacrymogènes, mais plusieurs militants avaient décidé d’en découdre avec les policiers et sont revenus leur faire face. Et là la situation « a dégénéré », a ajouté Kebzabo.

Idem la veille, un meeting avait été dispersé par la police anti-émeute, l’opposition, qui ne l’entendait pas ainsi, en avait décidé autrement et maintenu sa « marche pacifique », en bravant l’interdiction formelle des autorités.

Ce lundi, les dirigeants de l’opposition ont appelé à une « Ville morte sur l’ensemble du territoire » pour plomber la cérémonie d’investiture d’Idriss Déby Itno. Les festivités doivent avoir lieu dans un grand hôtel de la capitale, N’Djamena ; une quinzaine de chefs d’État africains (le Rwandais Paul Kagame, l’Ougandais Yoweri Museveni, le Soudanais Omar el-Béchir, le Guinéen Alpha Condé, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois Patrice Talon et le nigérian Muhammadu Buhari) et d’autres invités sont annoncés. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a débarqué hier soir pour assister à l’événement.

Le lourd passif de Déby

Il a pris le pouvoir en 1990, par un coup d’Etat. Et depuis il dirige d’une main de fer le pays. A chaque élection il est réélu très confortablement, avec des scores dont le continent africain a le secret. A la dernière élection, en avril dernier, il a été un peu plus clément en raflant certes la présidentielle dès le premier tour mais avec près de 60% des voix. Le second, Saleh Kebzabo, est très loin derrière, 12,77% des voix.

Mais l’opposition n’a cessé de contester les résultats de ce scrutin qualifié de « hold-up électoral ». Depuis des semaines, elle organise la résistance. Vingt-neuf partis politiques se sont ainsi coalisés fin juillet autour de six candidats malheureux à la présidentielle pour mettre sur pied le Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement (Fonac). Certes les intimidations du régime ont eu raison de trois partis de ce front, qui l’ont quitté finalement, mais le reste des troupes tient à aller jusqu’au bout.

Vendredi dernier, des opposants avaient fait savoir qu’ils avaient dépôsé devant la Haute cour de justice une plainte pour « haute trahison » contre le président Déby. Parmi les motifs de la plainte : « prise illégale du pouvoir par la violence », « violation grave des droits de l’homme » ou encore « détournement de fonds public et corruption ».

Les opposants ne s’arrêtent pas là, ils demandent à la communauté internationale de classer le régime d’Idriss Déby comme une dictature. Ils accusent surtout la France de passer sous silence les « violations des droits de l’homme » au Tchad, un précieux soutien des Occidentaux dans leur croisade contre la secte islamiste nigériane Boko Haram. A souligner que la capitale du Tchad, N’Djamena, abrite le QG de l’opération militaire française Barkhane contre les cellules jihadistes au Sahel.

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