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Idriss Déby Itno

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Le président russe, Vladimir Poutine, ne fait pas dans la dentelle, ses opposants et la société civile, qu’il martyrise sans arrêt, en savent quelque chose. Poutine peut se le permettre parce qu’il est à la tête d’une nation forte, militairement et économiquement, et dont les pays occidentaux redoutent les colères. Maintenant il se permet même de choisir à qui il serre la main dans les rencontres internationales. C’est ce qu’on a appris à Paris, lors de la grand-messe convoquée par le président français pour causer paix et sécurité, les 11, 12 et 13 novembre 2018, une scène surréaliste qui n’a pas échappé aux objectifs de l‘AFP.

Poutine, alors que des dirigeants du monde se sont alignés pour une cérémonie, a foncé sur le chef de l’Etat français et son épouse, Emmanuel et Brigitte Macron et les a chaleureusement salués, idem pour la chancelière allemande, Angela Merkel, même tarif pour le couple présidentiel américain, Donald et Melania Trump. Stupeur et tremblements : il a zappé royalement le président tchadien, Idriss Déby Itno et sa femme, ignoré superbement le roi du Maroc, Mohammed VI, qui était pourtant juste à côté des Trump. A voir la tête du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui attendait lui aussi la poignée de main qui n’est jamais venue, on se dit que le maître du Kremlin a fait fort cette fois…

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Issa Mahamat Abdelmamout, ministre des Finances et du Budget du Tchad, a été débarqué par un décret du président Idriss Déby Itno. Son secrétaire d’Etat, Mahamat Allali Abakar, a été désigné pour lui succéder. C’est l’épilogue du bras de fer avec le trésorier-payeur général, qui appartient au cercle de Déby, rapporte Africanews.
La source ajoute qu’une grosse affaire de tentative de retrait de plusieurs centaines de millions des comptes du Trésor public a pourri les relations entre les deux hommes. Pointé du doigt pour détournement de fonds, l’ex-ministre des Finances avait alors argué que sa signature avait été imitée pour le mouiller et le faire limoger. En août dernier, Abdelmamout s’était plaint de pressions de la part des généraux du pouvoir pour qu’il desserre les cordons de la bourse.

Avec la crise économique interminable, du fait de la fonte des cours du pétrole dont le Tchad dépend beaucoup, le président Déby Itno est bousculé par ses opposants et harcelé par les citoyens, dont le quotidien est devenu un enfer. Alors le chef de l’Etat s’énerve et cherche des boucs émissaires. Il n’est pas exclu que d’autres têtes tombent prochainement, pour tenter de calmer la grogne des populations, mais il y a de fortes chances que la manouvre ne passe pas…
Rappelons qu’en janvier 2017 le président avait également limogé son ministre des Finances, Mbogo Ngabo Seli. Le moins qu’on puisse dire est que cela n’a rien changé à la situation du pays. Cette fois aussi ça ne changera rien, aussi bien dans les pratiques mafieuses au sommet de l’Etat que dans le destin économique du Tchad…

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C’est une nouvelle secousse dont le Tchad se serait bien passé. Alors que le premier gouvernement de la 4ème République prônée par le chef de l’Etat, Idriss Déby Itno, était censé calmer la grogne de l’opposition de plus en plus irritée par la longévité de l’homme fort du pays (au pouvoir depuis décembre 1990), il n’aura tenu qu’une quarantaine de petits jours.
Le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures, Jean Bernard Padaré, fait partie des débarqués, remplacé par Abdramane Mouctar Mahamat, d’après BBC Afrique. Le département descend d’un cran au passage et devient le ministère des infrastructures des Transports et du Désenclavement.

Exit également le ministre de l’Enseignement supérieur, Zakaria Fadoul Kitir, Déby a désigné à sa place David Houdeingar Ngarimaden.
Madame Ndolenodji Alixe Naimbaye est désormais à la tête de la Communication et en même temps porte-parole du gouvernement. A noter qu’elle était secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Madame Madeleine Alingué, qui était à la Communication, rejoint le ministère du Tourisme et du Développement artistique.
Par contre rien n’a bougé dans les départements les plus sensibles : la Défense, la Sécurité publique, les Affaires étrangères et les Finances…

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Après la nouvelle équipe que le Premier ministre, Albert Pahimi Padacké, vient de dévoiler, personne ne pourra douter de la volonté du président de la République, Idriss Déby Itno, de tailler dans les dépenses publiques. En effet le gouvernement est passé de 37 ministres à 24 (plus deux secrétaires d’Etat et un secrétaire général), rapporte Africanews. Et pour que le sacrifice soit complet et perçu comme tel par une population qui râle de plus en plus à cause du marasme économique, Déby s’est même séparé de quelques proches réputés indéboulonnables.

Exit par exemples Ahmat Mahamat Hassan, ministre de la Justice et des droits humains, le chef de l’Etat lui a préféré Djimet Arabi, son ancien conseiller juridique et secrétaire général de la présidence de la République. Ejectés également Bachar Ali Souleymane, à l’administration du territoire et la bonne gouvernance et Ahmat Bachir, au ministère de la sécurité publique. A la place de ces deux départements on en a maintenant un seul : Ministère de l’Administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale, chapeauté par Ahamadaye Abdelkérim Bokit.

Il y a aussi des anciens qui reprennent du service, à l’instar d’Aziz Mahamat Saleh, qui travaillait au cabinet du Premier ministre. Il est propulsé au ministère de la Santé.

Cette équipe de combat (18 hommes et 9 femmes) devra tout de suite se mettre au boulot car les problèmes ne manquent pas… et n’attendant pas ! Le premier défi est l‘économie du pays, malmenée depuis 2014 par la fonte des cours du pétrole, générant une crise sociale sans précédent qui bouscule l’homme fort du pays, pourtant solidement installé depuis 1990. Et puis il y a le péril sécuritaire, avec la secte islamiste nigériane Boko Haram qui frappe au sud-ouest, les remous en Centrafrique au sud et l’interminable crise libyenne au nord-ouest. Enfin il y a l’agitation politique, qui ne se calme pas depuis que Déby a eu l’idée de tripatouiller la Constitution pour s’offrit un 5ème mandat

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On n’a pas vu l’ombre du président tchadien, Idriss Déby Itno, à l’assemblée générale des Nations unies (ONU) à New York, alors que tout le monde y était et qu’une réunion de la plus haute importance du G5 Sahel (la force conjointe contre les groupes terroristes) s’y tenait. Des “raisons intérieures”, c’est ce qui explique l’absence très remarquée de Déby, a confié hier à l’AFP un responsable du Mouvement patriotique du salut, parti au pouvoir, qui a requis l’anonymat

Les bruits de bottes (rumeurs de mouvements de groupes armés, NDLR) dans l’extrême-nord et dans l’est du Tchad inquiètent” le président tchadien, a précisé le dirigeant.

Une autre source au sein de la présidence de la République a une autre lecture : Déby pourrait avoir déserté la grand-messe des chefs d’Etat du monde entier pour faire “un chantage aux Occidentaux pour qu’ils mettent des moyens à sa disposition.” Le Tchad “n’a pas les moyens financiers pour faire face aux difficultés du moment”, ajoute cette source.

A rappeler que fin juin, Déby avait fait sensation en déclarant que le Tchad “serait dans l’obligation de se retirer” des actions militaires en Afrique “si rien n’est fait” pour soutenir financièrement le pays. A noter qu’au Mali, le Tchad est le troisième contributeur pour les troupes de la Mission des Nations unies (Minusma), avec 1.390 hommes. Son retrait serait donc une catastrophe dans un pays où les djihadistes ont repris du poil de la bête depuis leur déroute face aux militaires français. Il est vrai également que le Tchad, qui ne roule plus sur l’or en raison notamment de la fonte des cours du pétrole, a de plus en plus de mal à financer ses interventions militaires extérieures…

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Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, s’attaque au gros dossier de la crise migratoire, après avoir arraché aux belligérants libyens un accord pour pacifier le pays. Ce lundi 28 août 2017, dans l’après midi, des dirigeants africains et européens sont attendus dans la capitale, pour un mini sommet qui devrait déboucher sur des décisions fortes, notamment en termes de soutien logistique et financier aux pays de transit en Afrique.

Les présidents tchadien et nigérien, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou ainsi que le chef du gouvernement d’entente nationale libyen, Fayez al-Sarraj, sont de la partie, indique Jeune Afrique.
Pour l’Europe, Macron a invité la chancelière allemande Angela Merkel, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le président du conseil italien Paolo Gentiloni et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

L’enjeu de cette rencontre est capital : «réaffirmer le soutien de l’Europe au Tchad, au Niger et à la Libye pour le contrôle et la gestion maîtrisée des flux migratoires». Pour le président français, l’affaire n’est pas nouvelle. En effet il s’est saisi de ce dossier dès cet été, et a même avancé en juillet dernier la mise en place de «hotspots» – des unités d’enregistrement des migrants – en Libye. Manifestement il avait omis le péril sécuritaire dans ce pays, ce qui lui avait été beaucoup reproché. Macron a alors revu sa copie et a proposé que ce dispositif soit installé au Tchad et au Niger…

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Le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Union africaine, sera investi ce lundi 08 août pour un cinquième mandat, chose qui ne passe pas aux yeux d’une frange de la population. D’ailleurs hier dimanche, l’opposition a battu le pavé pour contester, encore un fois, les résultats de la présidentielle, une manifestation violemment réprimée par les forces de l’ordre. Un jeune, qui a déchiré le drapeau du MPS, parti au pouvoir, a été abattu, a confié à l’AFP un officier de police sous couvert d’anonymat. Les autorités n’ont pas confirmé le décès pour le moment.

D’après le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, un autre manifestant a également été « touché par une balle au thorax ». Il aurait été acheminé vers l’hôpital pour y subir une opération. Mais aucune autre source n’a confirmé cette information.

La marche des opposants avait d’abord été interrompue par les policiers à coups de gaz lacrymogènes, mais plusieurs militants avaient décidé d’en découdre avec les policiers et sont revenus leur faire face. Et là la situation « a dégénéré », a ajouté Kebzabo.

Idem la veille, un meeting avait été dispersé par la police anti-émeute, l’opposition, qui ne l’entendait pas ainsi, en avait décidé autrement et maintenu sa « marche pacifique », en bravant l’interdiction formelle des autorités.

Ce lundi, les dirigeants de l’opposition ont appelé à une « Ville morte sur l’ensemble du territoire » pour plomber la cérémonie d’investiture d’Idriss Déby Itno. Les festivités doivent avoir lieu dans un grand hôtel de la capitale, N’Djamena ; une quinzaine de chefs d’État africains (le Rwandais Paul Kagame, l’Ougandais Yoweri Museveni, le Soudanais Omar el-Béchir, le Guinéen Alpha Condé, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois Patrice Talon et le nigérian Muhammadu Buhari) et d’autres invités sont annoncés. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a débarqué hier soir pour assister à l’événement.

Le lourd passif de Déby

Il a pris le pouvoir en 1990, par un coup d’Etat. Et depuis il dirige d’une main de fer le pays. A chaque élection il est réélu très confortablement, avec des scores dont le continent africain a le secret. A la dernière élection, en avril dernier, il a été un peu plus clément en raflant certes la présidentielle dès le premier tour mais avec près de 60% des voix. Le second, Saleh Kebzabo, est très loin derrière, 12,77% des voix.

Mais l’opposition n’a cessé de contester les résultats de ce scrutin qualifié de « hold-up électoral ». Depuis des semaines, elle organise la résistance. Vingt-neuf partis politiques se sont ainsi coalisés fin juillet autour de six candidats malheureux à la présidentielle pour mettre sur pied le Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement (Fonac). Certes les intimidations du régime ont eu raison de trois partis de ce front, qui l’ont quitté finalement, mais le reste des troupes tient à aller jusqu’au bout.

Vendredi dernier, des opposants avaient fait savoir qu’ils avaient dépôsé devant la Haute cour de justice une plainte pour « haute trahison » contre le président Déby. Parmi les motifs de la plainte : « prise illégale du pouvoir par la violence », « violation grave des droits de l’homme » ou encore « détournement de fonds public et corruption ».

Les opposants ne s’arrêtent pas là, ils demandent à la communauté internationale de classer le régime d’Idriss Déby comme une dictature. Ils accusent surtout la France de passer sous silence les « violations des droits de l’homme » au Tchad, un précieux soutien des Occidentaux dans leur croisade contre la secte islamiste nigériane Boko Haram. A souligner que la capitale du Tchad, N’Djamena, abrite le QG de l’opération militaire française Barkhane contre les cellules jihadistes au Sahel.

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