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Immigration

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Le Québec vient de prendre des mesures afin d’accélérer le délai de traitement des demandes et de mieux répondre aux besoins des régions, rapporte le site “courrierinternational”.

Officiellement entré en vigueur le 2 août 2018, le nouveau Règlement sur l’immigration au Québec (RIQ) vise à simplifier les procédures d’immigration et à encourager les candidats à l’immigration à s’installer en région plutôt qu’à Montréal.

Le ministère de l’Immigration promet en outre, grâce à ce nouveau dispositif, de “faire passer le délai de traitement des demandes de trente-deux mois à moins de douze mois”, indique la même source, citant Radio-Canada.

Les candidats admissibles au programme des travailleurs qualifiés – c’est-à-dire ceux qui ont obtenu un diplôme au Québec ou ceux qui bénéficient d’une offre d’emploi de la part d’une entreprise québécoise – pourront désormais s’inscrire à n’importe quel moment de l’année en remplissant un formulaire de déclaration d’intérêts.

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Selon les informations relayées par le site d’informations Africa News, le Botswana envisage d’assouplir ses lois sur l’immigration, afin d’attirer les investisseurs dans le pays, a indiqué la semaine dernière, le président Mokgweetsi.

 Cette politique vise à lutter contre la pénurie d’investisseurs à laquelle est confronté le pays, en raison de la loi sur l’immigration en vigueur.Celle-ci durcissait les conditions d’obtention de visa et d’investissement dans le pays, ce qui a entraîné un ralentissement de la croissance du secteur privé et une hausse du chômage.

 Selon un rapport de la Banque mondiale sur le climat des affaires dans le monde publié en 2017, le pays aurait régressé dans le classement, passant de la 21e à la 81e place sur 190 pays.

 Rappelons qu’à son arrivée au pouvoir le 1er avril dernier, suite à la démission de son prédécesseur Ian Khama, le nouveau président Mokgweetsi Masisi a indiqué son intention de s’attaquer au problème du chômage et de la dépendance de l’économie botswanaise aux exportations de matières premières, et plus précisément au diamant.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, est en train d’atteindre les limites de ce qu’elle peut encore faire pour le pays, après 12 ans de pouvoir. Elle qui a, contre vents et marées, imposé l’accueil et l’intégration de plus d’un million de migrants syriens et irakiens en 2015 et 2016, pourrait avoir beaucoup de mal à gérer la coalition qu’elle a difficilement installée à la tête de l’Allemagne, après d’âpres négociations suite à sa victoire aux dernières législatives. Beaucoup lui ont soufflé l’idée de se retirer dignement de la politique, au lieu de s’accrocher au pouvoir au risque de perdre le contrôle sur ses troupes. Manifestement on y est déjà, avec la déclaration fracassante du nouveau ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, dirigeant de l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, dans un entretien avec le quotidien Bild paru ce vendredi 16 mars : “L’islam n’appartient pas à l’Allemagne“. On est loin de l’esprit d’ouverture de 2015, quand Merkel disait “l’islam appartient désormais à l’Allemagne“.

L’Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël en font partie“, a déclaré Seehofer, rapporte Reuters. “Evidemment, les musulmans qui vivent ici appartiennent bien à l’Allemagne” mais “ils doivent vivre avec nous, pas à côté de nous ou contre nous“, a-t-il ajouté. Les 4,4 à 4,7 millions de musulmans qui vivent dans le pays ont du souci à se faire…

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Au vu de ce qu’a déballé le vice-président du Font National, Louis Aliot, dans l’émission “Bourdin Direct“, qui passe sur BFM TV et la radio RMC, on se dit que la Tunisie, le Maroc et l’Algérie ont bien de la chance que la formation d’extrême droite ne soit, pour le moment, qu’à la porte du pouvoir en France (la présidente du FN, Marine Le Pen, a été battue au second tour de la présidentielle de 2017 par Emmanuel Macron). Titillé par Jean Jacques Bourdin sur l’immigration en France, thème avec lequel Le pen et compagnie font leur beurre, Aliot s’est littéralement lâché sur les pays du Maghreb…

Si vous voulez dissuader les gens d’immigrer en France, il y a des mesures immédiates à prendre comme aller voir les pays d’origines qui nous envoient des migrants” dit-il. Puis, en dégainant les chiffres d’un rapport parlementaire publié mardi 20 février 2018 à l’Assemblée nationale française, il ajoute ceci : “Est ce que vous savez, aujourd’hui, quels sont les pays qui nous envoient le plus d’immigration ? Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie (…). C’est quand même extraordinaire, trois anciennes colonies françaises dont une a voulu l’indépendance et qui aujourd’hui se fait professionnelle de la migration. Que ces gens-là s’occupent de leurs pays ! Ils ont des richesses incroyables ! Ils ont du pétrole, ils ont du gaz !” dit Aliot, visiblement très remonté (c’est très bon ça pour les petites affaires de son parti, devant un électorat très sensible à ces arguments). Ensuite, pour s’assurer un maximum d’effet, il assène : “Ils sont en train de faire crever leur jeunesse et en plus maintenant, ils nous envoient de l’immigration“.

Questionné sur le projet de loi Asile et Migration, qui sera soumis ce mercredi au Conseil des ministres français, le vice-président du FN, déclare, droit dans ses bottes, que rapatrier les migrants économiques est une “évidence“. Mais il se défend de remettre en cause “le droit d’asile” en direction des réfugiés politiques “persécutés dans leurs pays“.
Nous ne pouvons plus accueillir des migrants supplémentaires” en France, affirme-t-il, arguant le poids des dépenses pour les citoyens français.

Un écran de fumée

La question de l’immigration est le fonds de commerce de tous les mouvements d’extrême droite en Europe, donc la France n’est pas une particularité en la matière. D’ailleurs en Allemagne, le poids lourd de l’Union européenne, les déboires de la chancelière Angela Merkel ont commencé quand le Pegida a commencé à surfer sur les problèmes quasiment existentiels que posait l’accueil de centaines de milliers de migrants syriens et irakiens. Ce qu’Aliot se garde bien de dire, c’est que son pays, la France, aspire aussi de brillants médecins, chercheurs, ingénieurs, informaticiens… D’ailleurs ces dernières années combien de médecins tunisiens – et pas les plus mauvais ! – ont filé vers l’Hexagone ? Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, assume d’ailleurs ce virage vers davantage de migrants, mais des migrants “bien choisis“, exactement comme le font les Etats-Unis et le Canada. De ce point de vue la France a beaucoup de trains de retard, que Macron a manifestement l’intention de rattraper. Cette facilitation des visas pour les étudiants n’a pas d’autre but.

La France certes est très préoccupée par son rayonnement culturel, la défense de la francophonie face à un anglais très conquérant, mais il y a aussi des impératifs économiques incontestables : Attirer les cerveaux du monde entier, notamment d’Afrique, pour espérer en garder le plus et assurer le sursaut de la 5ème puissance économique du monde. On ne peut pas le lui reprocher, les pays émetteurs de migrants n’ont qu’à faire ce qu’il faut pour retenir leurs élites et leurs plus brillants étudiants !

Pour faire le tour de la question, rappelons les derniers chiffres de l’INSEE en la matière, qui datent de 2013. D’après ces données, environ 30% des immigrés (légaux et illégaux) en France sont originaires du Maghreb. On avait dénombré 760.000 Algériens, 710.000 Marocains et 259.000 Tunisiens en France en 2013. Les Algériens formaient 13% du total des immigrés en France, les Marocains 12,2% et les Tunisiens 4,4%. Ce n’est pas négligeable, certes, mais ce n’est pas non plus cette invasion que le FN veut installer dans les têtes des Français dits, improprement d’ailleurs, de souche. Il faut relativiser, dans une population de près de 67 millions, quelques centaines de milliers d’immigrés ne devraient remuer personne, surtout quand ils ont un poids évident dans l’économie du pays…

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Journée riche en contritions, mea culpa et regrets de la part du président américain, Donald Trump. Après avoir présenté ses excuses pour avoir retweeté des vidéos islamophobes, le voilà qui fait les yeux doux aux pays africains, qu’il a profondément heurtés en qualifiant certains d’entre eux de “pays de merde“, selon un des parlementaires qui assistaient à cette fameuse réunion dans le Bureau ovale. Trump qui recevait ce vendredi, en marge du Forum économique mondial de Davos (en Suisse), le chef de l’Etat rwandais Paul Kagame, président en exercice de l’Union Africaine (UA), lui a demandé de faire part de “ses sentiments chaleureux” aux dirigeants du continent, rapporte l’AFP.

A noter que l’UA, qui sera en conclave ces 28 et 29 janvier dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba, s’était insurgée mi-janvier contre les remarques “blessantes” de Trump.
“Je sais que vous (ndlr l’Union africaine) vous réunissez bientôt, et je vous prie de transmettre mes sentiments chaleureux” aux président africains, a-t-il dit. Il en a rajouté une louche en couvrant Kagame de compliments, parlant d'”excellente discussion“, “absolument merveilleuse” avec le chef d’Etat africain qu’il a eu le “grand honneur” de recevoir.

Les ambassadeurs du groupe africain à l’ONU avaient vertement réagi à la sortie du président américain en exigeant “rétractation” et “excuses“. Le Sénégal et le Bostwana étaient même allés jusqu’à convoquer l’ambassadeur américain. Mais puisque Trump a fait amende honorable et tendu la main aux Africains, l’affaire devrait en rester là, pour soigner les intérêts de toutes les parties…

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé ce mardi 16 janvier 2018 que la France a délivré 262.000 titres de séjour à des étrangers l’an dernier, soit une hausse de 13,7% sur un an, du fait notamment du plus grand nombre de réfugiés et d’étudiants accueillis, nous apprend le site 20minutes.fr.

Les éloignements d’étrangers en situation irrégulière ont pour leur part augmenté de 14,6 %, avec un total de 14.859 retours forcés.

La hausse des titres de séjour s’explique par l’augmentation de 35 % de ceux accordés à des réfugiés, alors que le nombre de demandeurs d’asile a pour la première fois franchi la barre des 100.000 l’an dernier en France.

Les titres accordés à des étudiants, notamment venant de Chine et du Maghreb, ont bondi de 19,6 %, avec 88.100 au total, qui talonnent désormais l’immigration familiale au classement des principaux motifs d’arrivés en France.

D’après la même source, les titres de séjour pour cette immigration familiale ont faiblement augmenté (+2,2 % à 91.070), avec un recul de 3,8 % du « regroupement familial » stricto sensu (qui concerne les titres accordés aux membres de famille d’étrangers en situation régulière).

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Le président américain, Donald Trump, qui comme on le sait ne fait pas dans la dentelle, s’en est cette fois vertement pris aux migrants de certains pays africains, du Salavador et de Haïti. Ces propos surréalistes ont été tenus hier jeudi 11 janvier 2018 dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, lors d’une réunion avec des sénateurs sur un projet pour tasser le regroupement familial et réduire l’appel d’air créé par la fameuse loterie pour la carte verte, rapporte l‘AFP.

Trump, qui fait face à une forte opposition dans son projet de réduire drastiquement les flux de migrants, est sorti de ses gonds face aux parlementaires. «Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?» («Why are we having all these people from shithole countries come here ?»), a lâché le président américain durant la réunion, d’après le Washington Post, qui reprend plusieurs sources anonymes. D’après ces dernières, le républicain ciblait des pays d’Afrique, le Haïti et le Salvador, et soulignait le fait que les USA devraient plutôt abriter des ressortissants de la Norvège, dont il a conversé avec la Première ministre la veille. «Pourquoi avons-nous besoin de plus d’Haïtiens ?», aurait balancé Trump, selon le journal.
Le New York Times a corroboré ces propos, citant des participants à cette rencontre qui n’ont pas souhaité se dévoiler ; le journal avait déjà écrit en juin dernier que Trump avait déclaré dans une autre réunion sur l’immigration que les Haïtiens «ont tous le sida». La Maison-Blanche avait catégoriquement démenti.

Le démocrate Luis Gutierrez, un membre du Congrès, a réagi ainsi : «Nous pouvons dire maintenant avec 100% de certitude que le président est un raciste qui ne partage pas les valeurs inscrites dans notre Constitution».
Une autre parlementaire républicaine, Mia Love, d’origine haïtienne, a qualifié de «désobligeants» et «clivants» les mots employés par le président et exige des excuses publiques. «Cette attitude est inacceptable de la part du chef de notre nation», a-t-elle dit dans un communiqué.
L’ancien Premier ministre Haïtien, Laurent Lamothe, est monté au front sur son compte twitter face au «manque de respect et l’ignorance» de Trump.

Face au tollé, un porte-parole de l’exécutif a déclaré ceci dans un communiqué : «Certaines personnalités politiques à Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain (…). Comme d’autres nations ayant une immigration fondée sur le mérite, le président Trump se bat pour des solutions durables qui renforcent notre pays en accueillant ceux qui contribuent à notre société, font croître notre économie et s’assimilent à notre grande nation»…

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Le président français, Emmanuel Macron, était parti d’une bonne intention en faisant une virée dans le 10e arrondissement de Paris pour voir de ses yeux le démarrage de la 33e campagne hivernale des Restos du cœur, un événement très solennel et très populaire, parce que justement initié par le très populaire humoriste Coluche. Tout allait bien, aucune fausse note devant les objectifs des journalistes qui n’en rataient pas une miette. Jusqu’au grain de sable, à la toute fin de la cérémonie.

Macron, en sortant, est alors apostrophé par une femme, une Marocaine, à ce qu’elle dit, au sujet de sa politique pour le droit d’asile. Et là sur le film diffusé par CNews, on a vu un chef d’Etat glacial, le visage fermé, rien à voir avec la bonhommie qu’il nous sert d’habitude, rétorquer sèchement à la dame : «Si vous n’êtes pas en danger, il faut retourner dans votre pays“, avant d’ajouter, sur le même ton, “On prend notre part, mais on ne peut pas prendre toute la misère du monde, comme disait Michel Rocard». La femme rebondit alors en affirmant que ses parents sont malades et qu’ils résident en France. Là le président réplique u’il voudrait que la France «protège tous les gens qui relèvent de l’asile, qui ne sont pas en sécurité chez eux (..). Mais après, on ne peut pas accueillir tous les gens qui viennent sur des visas ou de commerce ou d’étudiant ou qui restent après. Donc, après, il faut retourner dans son pays. Si vous n’êtes pas en danger, il faut retourner dans votre pays. Et au Maroc, vous n’êtes pas en danger». Une posture très dure que ne renierait pas l’ancien président français Nicolas Sarkozy, dont les dérapages avaient fini par lasser ses électeurs…

Les mots de Macron, qui plus est à l’occasion du lancement de la plus grosse campagne du pays pour secourir les plus démunis dans la rudesse de l’hiver, ne passent pas. L’ancienne ministre Aurélie Filippetti les a qualifiés, sur RTL, de «mauvais symbole». Elle a déclaré ceci : «On voit qu’il a toujours un double discours. À la fois dans les instances européennes, il dit il faut accueillir plus de réfugiés et en même temps quand il se trouve face à une dame qui est aux Restos du cœur, donc qui est dans la misère et qui a du mal à avoir des papiers alors qu’elle souhaite vraiment les obtenir. Il est dans la fermeture et le manque d’empathie».

La dernière opération “4 vérités” de Macron remonte au sommet du G20, en juillet 2017, quand il avait asséné que les femmes du continent africain plombent le développement en faisant trop d’enfants. Avant cela il y a eu sa blague plus que douteuse sur les migrants aux Comores. Sarkozy était passé maitre dans les sorties de route de ce type, on sait comment il a fini…

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Radhouane Ayara qui vient d’être nommé ministre du Transport, est né le 15 juin 1968 à Béja. Il est titulaire d’un master en droit.
Ayara est un cadre supérieur à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale depuis 1995 . Il a exercé plusieurs responsabilités au niveau local et central (Ben Arous, Sfax, Sousse et Menzel Bourguiba) et il a participé à une mission diplomatique en Allemagne.
Ayara a été nommé Gouverneur du Kef en août 2015. Il a été nommé, le 21 août 2016, Secrétaire d’Etat à l’Immigration et Tunisiens à l’étranger dans le gouvernement de Youssef Chahed.

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L’ambassade américaine a annoncé ce lundi 21 août que l’octroi de visas pour les Etats-Unis sera temporairement suspendu en Russie à partir de ce mercredi en raison de la réduction du personnel diplomatique ordonnée par Moscou en riposte aux sanctions, relate l’AFP.

En raison de la limite imposée par le gouvernement russe sur le nombre de personnel diplomatique autorisé à se trouver en Russie, toutes les opérations liées aux visas hors immigration seront suspendues le 23 août“, avant de reprendre à partir du 1er septembre uniquement à Moscou, a indiqué l’ambassade.

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Ben Carson, le secrétaire au Logement de Donald Trump, est venu s’ajouter à la longue liste des amis très peu fréquentables du président. En effet il a défrayé la chronique et a indigné les internautes en déclarant le lundi 06 mars 2017 que les esclaves sont des immigrés qui ont débarqué aux USA pour toucher du doigt le fameux rêve américain, dans cette “terre (…) d’opportunités”. Si l’affront n’était pas venu d’un Afro-Américain, donc descendant d’esclaves, on aurait pas le mettre sous le tapis, mais là…

« Il y a eu [des] immigrés qui sont venus ici au fond des navires négriers, qui ont même travaillé plus longtemps et plus dur et pour obtenir moins » a dit Carson, avant d’ajouter : « Mais eux avaient aussi le rêve qu’un jour leurs fils, leurs filles, leurs petits-fils, leurs petites-filles, leurs arrière-petits-fils, leurs arrière-petites-filles puissent trouver la richesse et le bonheur sur cette terre. »

Ben Carson, qui a été le challenger de Trump lors des primaires des Républicains, a tenu ces propos devant les fonctionnaires de son département, le même jour où il a dévoilé la nouvelle mouture du décret sur l’immigration. Le moins qu’on puisse dire est qu’il a sacrément manqué d’inspiration, qui plus est sur un sujet aussi tragique qui a concerné des centaines de millions d’Africains. Pourtant ce chirurgien assez fortuné, très bon chic bon genre, s’était tenu à carreau jusque-là, et avait plutôt fait bonne impression, à part deux trois dérapages…

La pilule est amère pour la grande organisation de défense des droits des Noirs, la NAACP. Elle a rétorqué sur Twitter : « Des immigrés ??? »
Cette sortie a été suivie par un déluge de critiques sur les réseaux sociaux et dans la presse américaine ; le ministère n’a rien trouvé d’autre à répliquer que c’est une « cynique interprétation (…). Personne ne croit sincèrement que Ben Carson met au même niveau immigration et servitude involontaire ». Mais encore ? C’est un peu maigre comme argumentation !

Le bonhomme n’en est pas à sa première boulette, en 2013 il avait osé déclarer que la réforme du système de santé Obamacare, qui s’adresse pourtant directement à “sa” communauté, très défavorisée, était « la pire chose qui soit arrivée à ce pays depuis l’esclavage (…). Et c’est, d’une certaine façon, de l’esclavage, car cela nous asservit tous à l’Etat ». Cet esclavage qu’il qualifie maintenant d’immigration économique. Ce qui est certain c’est que Carson s’est définitivement discrédité auprès des Noirs…

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Donald Trump a un détracteur de plus : L’ancien président George W. Bush, pourtant du même bord que l’actuel homme fort des USA – le parti républicain. Bush a surpris en déclarant, comme le fait exactement la pléthore d’adversaires de Trump, même au sein de son propre camp, que l’ambiance politique à Washington actuellement est “plutôt détestable”. De tels propos venant de celui qui a lancé, contre vents et marées, la deuxième croisade en Irak et qui a popularisé les tristement célèbres concepts de “guerre de civilisation” et d'”axe du mal” sont tout simplement étonnants…

Bush a accentué la stupeur générale en ajoutant “Je n’aime ni le racisme ni les insultes, pas plus que je n’aime voir des gens se sentir exclus (…). Personne n’aime cela”. Personne sauf peut-être le bouillant et impétueux présent Trump…

L’ancien locataire de la Maison Blanche a tenu ces propos dans un entretien avec le magazine People qui sortira le vendredi 03 mars 2017. On y verra, peut-être, les fulgurances d’un homme de 70 ans, gagné par un brin de sagesse et qui a, peut-être, appris de ses erreurs, notamment cet entêtement à aller régler son compte au dictateur de Bagdad, Saddam Hussein, en s’adossant sur des preuves fabriquées de toutes pièces et en piétinant les slogans pacifistes des dizaines de millions de manifestants dans le monde. Une obstination qui a plongé le monde dans le chaos depuis, en engendrant des incendies qu’on n’arrive pas à éteindre et en enfantant des monstres du type Daech…

Bush fait actuellement la tournée des médias pour la promotion de son livre intitulé “Portraits de courage : un hommage du commandant en chef aux combattants de l’Amérique”. Et ça a plutôt bien commencé pour l’ancien président, qui passe presque pour un tendre au regard des débordements récurrents et dangereux de Trump. Hier, Bush a pris clairement ses distances avec la nouvelle équipe à la tête du pays, en affirmant qu’il est pour une politique d’immigration ouverte et tolérante, et en jetant des fleurs aux médias, “indispensables à la démocratie”, selon lui. Autant de positions qui le démarquent de Trump. Pour autant “la direction vers laquelle nous nous dirigeons ne m’inquiète pas”, a déclaré Bush, avant de conclure en ces termes : “Nous avons déjà traversé de telles périodes avant, et nous avons toujours trouvé le moyen de nous en sortir. Je suis plus optimiste que d’autres”. On verra d’ici peu si son optimise est justifié…

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Près de 200 migrants nigériens ont été rapatriés par avion depuis l’aéroport de Mitiga, à l’est de Tripoli, en coordination avec l’Organisation internationale de la migration (OIM).

 Selon Le Monde, de nouveaux départs sont prévus dans les semaines à venir et concerneront un total de plus de 900 migrants.En 2016, l’OIM « a assisté 1 589 migrants, volontairement rapatriés vers leur pays d’origine », en donnant la priorité « aux plus vulnérables ». La plupart des départs ont lieu depuis l’ouest du pays, à destination de l’Italie qui ne se trouve qu’à 300 kilomètres.

Les Européens envisagent des mesures pour bloquer l’arrivée de milliers de migrants depuis la Libye. Ces mesures alarment les ONG, qui redoutent de mauvais traitements à l’encontre des migrants qui resteraient bloqués en Libye, a ajouté la même source.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a entamé aujourd’hui, mardi 14 février 2017 une visite officielle de deux jours à la république d’Allemagne fédérale.
Au cours de cette visite, sur invitation de la Chancelière Angela Merkel, le chef du gouvernement sera accompagné des ministres de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, de l’Industrie et du Commerce, Zied Laâdhari, de l’Intérieur, Hédi Mejdoub et du secrétaire d’État chargé des Tunisiens à l’étranger, Radhouane Ayara. Sans oublier une délégation d’hommes et femmes d’affaires avec à leur tête Wided Bouchamaoui, présidente de l’UTICA.

Cette visite vise le renforcement de la coopération entre les deux pays notamment sécuritaire et économique. Chahed doit aussi examiner avec les responsables allemands, la situation des demandeurs d’asile et surtout ceux qui sont suspectés d’avoir des liens avec le terrorisme.

Lors de cette visite, le chef du gouvernement effectuera des entretiens avec les acteurs et les décideurs politiques et économiques dont en premier lieu la Chancelière Angela Merkel avec qui il aura un déjeuner de travail après une rencontre avec la chaîne ZDF le matin du 14 février à 7h15 du matin, une entrevue avec le ministre allemande des Finances et le président fédéral.

Il aura également des entretiens avec le ministre de l’Enseignement et celui des Affaires étrangères avant d’avoir un dîner avec les hommes d’affaires allemands et leurs homologues tunisiens.

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On le savait, le populisme a le vent en poupe, notamment en Europe et aux USA, et avec lui sa cohorte de xénophobie, d’islamophobie et de racisme dans ces parties du monde plus soumises aux flux migratoires, du fait surtout des foyers de tension que les Européens et les Américains ont eux-mêmes allumés. La dynamique populiste vient de porter magistralement au pouvoir le républicain Donald Trump, alors que les analystes politiques ne pariaient pas un dollar sur ses chances de succès à l’élection américaine. Mais voilà, la déraison populiste, si démagogue, si efficace et si ravageur, est passée par là, emportant tout sur son passage. En Europe il semble que cette sanctuarisation américaine de la nébuleuse populiste ait enhardi les tenants de la ligne dure contre l’immigration. Les musulmans, si facilement identifiables à tout ce qui va de travers dans ce monde, sont les premiers à trinquer. Ce que les Européens pensent des migrants musulmans, c’est un sondage de Chatham House publié le 07 février 2017 qui nous le dit. Et ce qu’on a appris est plutôt effrayant : Les esprits des Européens se ferment de plus en plus, et l’irrationnel, la peur de l’étranger, surtout musulman, gagne du terrain, avec toutes les visions fantasmées et destructrices qui vont avec.

Les citoyens de 10 pays européens interrogés dans le cadre de cette enquête sont, à une écrasante majorité, favorables à un arrêt net de l’immigration musulmane. Il n’y a qu’en Espagne et au Royaume-Uni où ce taux est en-dessous de 50% (41% chez les Espagnols et 47% chez les Britanniques). On atteint des sommets en Pologne, où 71% des citoyens se déclarent en faveur d’une fermeture des frontières aux migrants musulmans. La tendance est également remarquable en Hongrie, 64%, en Autriche, 65%, mais aussi, plus surprenant encore, en Belgique, qui affiche 64% de citoyens anti-immigration musulmane. Les attentats de Bruxelles, le 22 mars 2016, sont pour beaucoup dans ce désamour. Même la France, où il y a une forte communauté musulmane, est à un niveau très haut, 61%. Là aussi les terribles attaques terroristes de Paris (13 novembre 2015) et Nice (le 14 juillet 2016) ont porté un rude coup au modèle d’intégration à la française. Mais avant cela il y a eu le travail de sape de l’ex-président français, Nicolas Sarkozy, qui a assumé un virage à droite et a décomplexé les Français, libérant la parole xénophobe. C’est tout cela qui explique aujourd’hui que la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, soit à ce niveau de popularité, au point d’être la favorite, selon les sondages, du premier tour de la prochaine présidentielle, en avril 2017.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’au total 55% des Européens sondés optent pour un bouclage des frontières face aux migrants musulmans. Terrifiant, et cela d’autant plus que la vague islamophobe a considérablement grossi depuis la dernière enquête en 2016. En Pologne, on était à 66% l’an dernier (71% en 2017), à peine 28% au Royaume-Uni (47% en 2017), 29% en Allemagne (53% en 2017) et en France (61%). C’est une évolution spectaculaire. C’est d’ailleurs cette dynamique xénophobe qui a poussé les Britanniques à se recroqueviller sur eux et à sortir de l’Union européenne. Ils ont maintenant en face d’eux un Trump qui leur dit : Vous avez bien fait, venez dans mes bras, tout en soufflant sur les braises pour provoquer d’autres défections dans l’UE. Pas de doute : C’est l’inconnu qui préside désormais aux destinées de l’humanité depuis l’arrivée de la tornade Trump, avec des effets incalculables…

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La Commission européenne a mis sur la table de nouvelles mesures pour freiner l’arrivée de migrants via la mer méditerranée, dont 200 millions d’euros pour la Libye.

Les nouvelles mesures de lutte contre l’immigration seront débattues par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à Malte le 3 février, rapporte le site “Euractiv”.

Les 200 millions d’euros supplémentaires seront destinés à poursuivre l’entrainement européen des garde-côtes libyens, à leur fournir des moyens de surveillance et à financer les retours volontaires de migrants dans leur pays d’origine.

Selon la même source, le collège des commissaires a ainsi adopté une communication qui prévoit d’étendre les activités de formation des garde-côtes libyens pour renforcer la lutte contre le trafic d’êtres humains en Méditerranée.

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Le Donald Trump de la campagne électorale n’était pas une tempête dans un verre d’eau, ses promesses il les tient, du moins un certain nombre, celles auxquelles son électorat, conservateur et réactionnaire, tiennent le plus. Trump, qui a même un certain talent pour fracasser ce que Barack Obama a mis des mois et des années à fignoler, comme son emblématique réforme sur la santé, nous a annoncé à travers un des fameux tweets qu’il va s’attaquer ce mercredi 25 janvier à la Sécurité nationale. Il parle même d'”une grosse journée”, et quand c’est le républicain qui dit ça, on peut s’attendre à du grabuge.

Le nouvel homme fort des USA va d’abord parapher une ordonnance pour barrer la route, temporairement, dit-on, aux réfugiés, rapporte Franceinfo. Désormais, seuls les migrants issus des minorités religieuses qui fuient les exactions auront le droit de demander l’asile aux Etats-Unis. Cette disposition s’adresse directement aux chrétiens du Moyen et Proche Orient, victimes de persécutions, notamment par les éléments de Daech. Trump avait dernièrement pris fait et cause pour eux. Cette annonce fera le bonheur de son électorat, plutôt blanc et chrétien, au grand dam des musulmans et des pays arabes. Mais ça ils le savaient déjà puisque Trump ne s’en était pas caché…

Par ailleurs le président américain pourrait faire haro sur les ressortissants de sept pays d’Afrique et du Moyen-Orient, qui désormais seraient privés de visas. Les Syriens, Irakiens, Iraniens, Libyens, Somaliens, Soudanais et Yemenites, porteurs d’une menace terroriste, selon Trump, pourraient faire une croix sur le territoire américain.

On parle également de la signature d’une ordonnance sur le fameux mur que Trump avait promis d’ériger entre le Mexique et les Etats-Unis. Mais ce projet devrait rester dans les cartons un certain temps, et peut-être pour toujours car on voit mal la majorité au Congrès, aussi républicaine soit-elle, donner le feu vert à un programme de plusieurs milliards de dollars qui va saigner les caisses publiques, juste pour avoir le plaisir de stopper quelques Mexicains…

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Pendant que beaucoup de pays occidentaux se barricadent derrière leurs frontières, tournant le dos à la misère du monde, le Canada lui les ouvrent pour doper sa croissance. Les ambitions du pays à ce niveau sont grandes, démesurées diraient certains : Tripler la population d’ici 2100. Et en ce moment les candidats francophones à l’immigration ont la cote.

Avec une superficie de 9,97 millions de kilomètres carrés pour 36 millions d’habitants, le Canada est ce qu’on appelle un pays sous-peuplé. Pour donner un ordre d’idée, la France “ne compte que” 66,6 millions d’habitants pour 675.000 kilomètres carrés. Le Canada est tout simplement le deuxième pays le plus vaste de la planète, derrière la Russie, pourtant il n’est que le 36ème État le plus peuplé du monde. Une anomalie que le gouvernement de Justin Trudeau a bien l’intention de corriger. Les immigrés, avec leurs “étranges” coutumes, leurs religions, leurs langues et autres attirails, ça ne fait pas peur à Trudeau. “Depuis 2008, des programmes qui favorisent l’immigration ont été mis en place”, a confié à BFM TV Caroline Guimond, ministre-conseiller, qui pilote les programmes d’immigration. “Ce pays s’est créé grâce à l’immigration, c’est simplement la prolongation”, a-t-elle ajouté…

Chaque année, le Canada reçoit près de 260.000 étrangers. “En 2017, nous comptons en recevoir 300.000”, indique Caroline Guimond. Fin octobre, un rapport intitulé “l’initiative du siècle” suggérait même de passer à la vitesse supérieure en triplant la population du Canada, pour la porter à 100 millions d’habitants d’ici 2100. Et le curseur est mis sur les immigrés francophones.

Une affaire doublement importante

Les autorités ne s’en cachent pas : l’immigration a essentiellement pour objectif de dynamiser la croissance économique et l’innovation, en freinant le vieillissement de la population. Mais il est aussi question de permettre aux communautés francophones de continuer à exister, rayonner, prospérer, dans une époque où l’anglais dévore tout. “Le Québec est la province en majorité francophone, mais toutes les autres provinces ont des communautés francophones. Il est possible de vivre et travailler en français hors du Québec”, précise Caroline Guimond. “Et les habitants y demandent des écoles en français, des activités en français, la promotion de la culture francophone”. La ministre-conseiller a livré un élément qui a son poids : Des enquêtes ont démontré que les migrants francophones, bilingues, s’insèrent mieux dans la société. “L’immigration francophone a un impact très positif”. A noter que dans sa Constitution, la Confédération du Canada contraint les provinces à appuyer les communautés francophones.

Toutefois Caroline Guimond précise que le Canada accorde la priorité aux résidents canadiens. “L’employeur doit prouver qu’il a d’abord tenté de recruter des Canadiens”. Après seulement il peut se tourner vers un étranger. “Pour obtenir un visa, le capital humain est une part importante. La capacité de parler français est un vrai plus”, affirme Caroline Guimond. A noter que depuis 2015, les provinces (hors Québec) ont mis en place une Entrée express, un dispositif de points pour décrocher plus facilement un visa. La maitrise du français fait partie des critères majeurs.

Enfin sachez que tous les profils intéressent les autorités. Le gouvernement a même mis en place des rendez-vous phares, tels que le forum Destination Canada, pour appâter les étrangers avec des offres d’emploi pour les développeurs, les mécaniciens, coiffeurs, serveurs, chefs cuisiniers, responsables marketing, éducateurs, ébénistes, dans la haute technologie, la santé ou l’hôtellerie.

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la marine nationale tunisienne a arrêté 29 algériens à bord d’une embarcation en bois qui se sont réfugiés sur l’île de la Galite en raison d’une infiltration d’eau dans leur barque de fortune et les a transportés vers le port de Tabarka (gouvernorat de Jendouba) pour entreprendre les mesures nécessaires.
Dans une déclaration, samedi à l’agence TAP, le porte-parole officiel du ministère de la Défense, Belhassen Oueslati a fait savoir que le soldat de marine de phare de la Galite s’est aperçu, vers 9h du matin, de l’existence de personnes sur l’île.
Il a ajouté que les ressortissants algériens ont quitté, jeudi dernier à 23H00, Annaba (Algérie) pour tenter de rejoindre les côtes italiennes.

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