Italie : La loi anti-immigration de Salvini rejetée par des maires

Italie : La loi anti-immigration de Salvini rejetée par des maires

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Le décret-loi anti-immigration du ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, ne passe vraiment pas auprès des maires de plusieurs grandes villes du pays. Un texte “inhumain” et “criminogène“, voilà quelques unes des réactions qui ont accueilli le projet du chef de file de l’extrême droite.

C’est un texte inhumain parce qu’il viole les droits de l’Homme, et criminogène parce qu’il transforme en illégaux des personnes qui se trouvent légitimement sur notre territoire“, a déclaré jeudi 3 janvier 2019 Leoluca Orlando, le maire de Palerme, en Sicile, classé à gauche. A noter qu’il a fait savoir qu’il n’appliquera pas le décret-loi Sécurité et immigration “pour ce qui relève des compétences des communes”.
Ce que conteste le maire, c’est surtout la disposition qui ferme le droit de résidence aux immigrés titulaires d’un titre de séjour. De ce fait, les maires ne pourront plus délivrer une carte d’identité ou une inscription au service sanitaire national, alors que ce document est indispensable pour avoir droit aux prestations de santé telles que le médecin de famille.

Le ministre de l’Intérieur a très mal réagi à la fronde du maire de Palerme. “Tu veux désobéir? Je ne t’envoie pas l’armée“, a-t-il rétorqué dans une vidéo balancée sur Facebook. Il a fait savoir qu’il descendra prochainement à Palerme pour “livrer aux citoyens une villa avec vue sur mer confisquée à un mafieux“.
Certains maires regrettent les temps passés de l’immigration, mais pour eux aussi la belle vie c’est fini”, a ajouté Salvini.
Ce à quoi Orlando a répondu : “Il ne s’agit pas de désobéissance civile, ni d’objection de conscience, mais de la simple application des droits constitutionnels à tous ceux qui vivent dans notre pays“.

Les maires de Naples, Florence et Parme font également partie des ceux qui se rebellent face au décret-loi qui a été paraphé en novembre 2018 et qui durcit considérablement la politique du pays en matière d’immigration, ce que d’autres maires voient d’un très bon oeil. C’est le cas de ceux de Venise, Gênes et Vérone (nord), qui soutiennent que “le décret Sécurité contient des règles justes et compréhensibles“.

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