Tags Posts tagged with "ministre des Finances"

ministre des Finances

par -

Les pressions ont eu raison de Gervais Rakotoarimanana, le ministre malgache des Finances et du Budget. Il a fini par jeter l’éponge. Son départ a été officialisé hier lundi 17 juillet 2017, après des fortes turbulences au sein de l’équipe gouvernementale, rapporte Africa News.

Mais pour la presse malgache, le ministre des Finances était la cible d’attaques au sein du gouvernement, et même dans son propre parti, à cause de son obsession pour les règles de bonne gestion des deniers publics et la transparence. «Réputé pour son attachement à l’orthodoxie financière, le ministre des Finances est souvent pointé du doigt pour sa rigueur et son intransigeance face aux dépenses qu’il estime exagérées, ou excessives, par rapport aux moyens dont dispose l’État. Les députés, les syndicalistes, ont déjà tiré à boulet rouge sur le grand argentier», lisait-on hier matin sur le portail L’Express de Madagascar à propos de cette affaire.

Rakotoarimanana, qui a réuni la presse hier pour annoncer sa démission, a déploré un manque de solidarité gouvernementale autour de sa volonté de «servir l’intérêt de tous les Malgaches». Les autres ministres se seraient défaussés sur lui, en mettant sur ses épaules tout le poids des demandes sociales auxquelles ils faisaient face. Et il a dû essuyer la colère des salariés et des citoyens…

Pourtant ses résultats au ministère depuis 2015 parlent d’eux-mêmes, même les bailleurs internationaux étaient revenus à de meilleurs sentiments, à la faveur de l’assainissement des finances publiques. Fin juin 2017 par exemple, le Trésor a encaissé 86 millions de dollars, au titre de la deuxième tranche du Fonds élargi de crédit (FEC), mis en place par le Fonds monétaire international (FMI). Donc on peut aisément en conclure que ce départ est une très mauvaise affaire pour le chef de l’Etat malgache, Hery Rajoanarmampianina et pour l’image du pays, notamment auprès des bailleurs et investisseurs…

par -

Le limogeage des ex ministre de l’Education, Néji Jalloul, et des Finances, Lamia Zribi, continue de faire des vagues, surtout celui du dirigeant à Nidaâ tounès qui semble avoir été lâché par les siens et sans doute aussi par le mouvement Ennahdha. Sans le confirmer explicitement, Slim Besbes, élu d’Ennahdha à l’Assemblée des représentants du peuple dont il est membre de la commission des finances, a laissé en tendre que son parti était au parfum. Il a confié à A2fricanmanager que « le mouvement Ennahdha n’a pas été surpris par la décision du limogeage des deux ministres Zribi et Jalloul. D’un côté, le limogeage du ministre de l’Education était bien à l’ordre du jour depuis quelque temps, il ne restait que le choix du timing. Ce dernier a été bien choisi concomitamment à la survenance d’un événement inattendu et catégoriquement inadmissible. Il s’agit d’une déclaration irresponsable de la ministre des Finances qui a enflammé le marché des devises et causé beaucoup de tort à notre économie, déjà brisée. De toute façon nous pourrons que respecter la décision du chef du gouvernement qui use de ses pleines prérogatives », a-t-il dit.

Interrogé sur un éventuel remaniement ministériel, Besbes a indiqué qu’il devrait sûrement y en avoir un prochainement, ce qui doterait le gouvernement Chahed d’une structure définitive et même refondue. “D’une part, les décisions récentes d’attribuer les deux ministères concernées respectivement à Slim Khalbous et à Fadhel Abdelkefi ne sont que des nominations provisoires pour assurer la continuité de la gestion des activités des deux départements ministériels. D’autre part, Ennahdha ainsi que les autres composantes du gouvernement d’union nationale tiennent à développer des réflexions et des concertations profondes sur les bilans des différents membres dudit gouvernement et à s’associer au choix des alternatives”, a-t-il expliqué.

L’ancien ministre des Finances a sous un autre angle indiqué qu’il est tout à fait naturel qu’un parti défende ses ministres, les soutienne et ne les lâche pas. “Mais en plus, la pratique avait toujours prouvé que Ennahdha apporte habituellement un soutien réel au bloc gouvernemental et, au moins pour ce gouvernement, il n’a jamais manifesté une quelconque hostilité en ciblant un ministre bien déterminé, y compris ceux qui viennent d’être limogés”, a-t-il dit.

Interrogé sur le projet de loi sur la réconciliation économique, Slim Besbes a dit : “Je pense en premier lieu que dans notre contexte, et en vue d’œuvrer pour une véritable transition économique, la conciliation économique est un impératif indispensable et inéluctable pour libérer toutes les initiatives, mobiliser l’ensemble de nos potentiels et assainir notre climat d’affaires ». Néanmoins, affirme-t-il, « cette conciliation devrait respecter toutes les exigences constitutionnelles et être en harmonie avec les impératifs de la justice transitionnelle. Elle devrait bien être entourée par tous les garde- fous qui la prémunissent contre le risque de son détournement vers un compromis sélectif s’insérant dans un agenda partisan assez étroit”.

par -

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale et ministre des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, a affirmé, jeudi 4 mai 2017, que la situation actuelle des banques publiques nécessite des réformes profondes et une restructuration pour les doter d’une plus grande efficacité et d’une meilleure capacité à financer l’économie.

Abdelkefi qui s’exprimait lors de la première réunion de la Commission de financement de l’économie, a estimé, dans une déclaration rapportée par la TAP, que cette réunion constitue un cadre pour le lancement de consultations pour préparer la prise de décisions stratégiques visant à améliorer la performance des banques publiques. Il a affirmé la détermination du gouvernement à faire réussir cette démarche.

Les représentants des partis politiques et des organisations nationales présents, ont évoqué plusieurs problématiques liées à la stabilité politique et sociale pour la concrétisation des réformes, la nécessité d’inscrire la réforme fiscale dans le cadre du processus global de réforme, la mise en place de nouveaux mécanismes d’encouragement aux petites et moyennes entreprises.

Le débat a également porté sur l’importance de renforcer l’économie sociale et solidaire et sur la nécessité de trouver des solutions à la problématique des créances accrochées, mais aussi au phénomène de l’économie informelle.
Les intervenants ont également plaidé pour l’accélération de l’adoption du Code des changes, le développement des systèmes d’information des banques et le renforcement des ressources humaines.
D’autres réunions suivront pour étudier les propositions des différentes parties prenantes et pour mettre en place une feuille de route pour l’amélioration de la situation du secteur bancaire en général et des banques publiques en particulier, pour qu’elles jouent leur rôle de locomotive économique et financière.

par -

Nous venons d’apprendre d’une source proche du dossier que 4 candidats sont en lice pour le poste de ministre des Finances, actuellement occupé par intérim par le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi.

Il s’agirait de ;

– Faycel Derbel ; conseiller économique auprès du chef du gouvernement

– Taoufik Rajhi ; ministre-Conseiller auprès du Chef du Gouvernement Chargé du Suivi des Réformes Majeures .

– Moez Labidi ; Conseiller auprès de la ministre des Finances sortante, Lamia Zribi

– Slim Ben Aifa ; résidant à l’étranger

par -

Le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale Fadhel Abdelkefi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs questions dont les déclarations de la ministre des Finances, Lamia Zribi sur le gel des 2ème et 3ème tranches du crédit du FMI et la cession de certaines parts de l’État dans les banques publiques et les banques à participation non stratégique. Interview:

La ministre des Finances a récemment annoncé le gel par le FMI des 2ème et 3ème tranches du crédit qui seront accordées à la Tunisie, qu’est ce que vous en pensez?

Je pense que le discours de la ministre des Finances a été écarté de son contexte. Ce n’est pas cela qu’elle voulait dire. Elle voulait dire que nous sommes en train de continuer à négocier avec le FMI et que les négociations avec le FMI sont des discussions dont relèvent  tous les autres crédits, avec la Banque mondiale, la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque Africaine de Développement (BAD).

Nous espérons que ces pourparlers aboutiront  le plus tôt possible.

Mais la date précise pour le versement de cette tranche de crédit était prévue pour décembre 2016?

Oui, justement! Il y a ce décalage parce que nous sommes en train de continuer à négocier avec le FMI et que nous allons accélérer le rythme de quelques mesures que nous avons analysées à l’intérieur et sur lesquelles nous sommes d’accord. Il  n’y a pas de différences de vue. La question des diktats imposés de l’extérieur n’est pas vraie du tout. Ce sont des discussions qui se font à l’intérieur de l’administration tunisienne et nous sommes convaincus de les mettre en place pour corriger et rattraper les choses.

Le FMI n’a rien exigé, il est en train de négocier sur beaucoup de dossiers et de dialoguer avec nous pour trouver des solutions à un certain nombre de problèmes.

Et sur les banques publiques?

Plusieurs scénarios possibles  sont sur le tapis  et nous nous n’avons pas encore tranché. Nous sommes encore en train de réfléchir, mais comme la a dit le chef du gouvernement,  que se soit pour les banques publiques ou pour celles mixtes, il y a des mesures qui vont être prises mais qui sont en phase d’étude.

Et quelle été votre position par rapport au dernier remaniement ministériel?

j’ai deux attitudes. Si je vais répondre à titre personnel, Abid Briki est un collègue. On a travaillé ensemble durant six mois. C’est un ami et quelqu’un qui a aidé le gouvernement. Briki est aussi militant et une personnalité publique connue. Je l’apprécie énormément.

Maintenant le chef du gouvernement a pris sa décision. Je n’ai pas à la commenter.  c’est le chef du gouvernement qui a pris une décision vis-à-vis de l’un  de ses ministres.

Khalil Gheriani est aussi une personnalité connue dans le monde des affaires sociales et des négociations.

par -

‘université Montplaisir Tunis a organisé, le mercredi 8 mars 2017, en partenariat avec la bourse de Tunis, une conférence de presse sous le thème “La culture boursière et son impact sur le développement du marché financier”, et ce à l’occasion de l’inauguration de la salle de marché destinée à ses étudiants, notamment du master Ingénierie, actuariat et finance. L’objectif est de permettre aux étudiants de ladite université d’allier la pratique à la théorie et d’exécuter les métiers de la bourse sur place, où ils seront formés et peuvent eux-mêmes lancer les ordres de vente et d’achat sur le marché boursier en temps réel. La mise en place d’une salle de marché au sein de l’université est aussi une première en Tunisie et constitue également une source de revenus pour les étudiants qui peuvent dégager des bénéfices sur les transactions financières.

Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a indiqué, dans une déclaration à la presse, en marge de cette rencontre, que la contribution de la bourse dans l’économie nationale demeure très faible, voire insignifiante vu qu’elle n’a pas encore dépasse les 10%, comparée à l’Europe et ses 40% ou les États-Unis, 60%.
Il a expliqué cela par le faible niveau de l’épargne nationale qui ne dépasse pas actuellement 11% du PIB, contre 22% en 2010. Ajoutons à cela la difficulté de la bourse à attirer de nouvelles sociétés et de grandes entreprises représentant les différents secteurs d’activités et l’absence de plusieurs secteurs de la cote de la bourse, notamment l’énergie, le transport, les télécommunications, le tourisme, l’agriculture. L’absence de culture chez les entrepreneurs, les investisseurs et les particuliers explique aussi, selon lui, la baisse de la contribution de la bourse dans l’économie du pays, et ce malgré son rôle déterminant dans le développement du marché financier.

Bilel Sahnoun a toutefois indiqué que pour instaurer une culture boursière, il faut avant tout mettre en place les mécanismes et les législations adéquates, et ce dans l’objectif de garantir une meilleure contribution des grands secteurs dans l’indice boursier et par la suite dans le PIB du pays.

De son côté, Ahmed El Karam, directeur général d’Amen Bank, a souligné la nécessite de garantir une harmonie, voire une complémentarité entre les banques et la bourse dans le financement de l’économie. Du coup, la bourse permettra aux PME d’accéder à l’auto-financement et augmenter par conséquent leurs fonds propres.
Le DG d’Amen Bank a toutefois indiqué que cette complémentarité doit être basée sur 4 piliers fondamentaux, à savoir la bonne gouvernance, la transparence, la crédibilité et l’efficacité. “La crédibilité est une composante fondamentale qui se gagne progressivement, sinon on ne pourrait pas être accrédités auprès de nos partenaires étrangers”, a-t-il assuré.
En outre, il s’est réjoui du lancement de cette salle de marché à l’université de Tunis, une initiative qui permettra aux étudiants d’exercer les métiers de la bourse sur place.

Quant à lui, l’ancien ministre des Finances Jalloul Ayed a affirmé que le lancement d’une salle de marché est une bonne décision, soulignant qu’une telle initiative a été lancée au Maroc depuis longtemps et a contribué un an après à hauteur de 30% des revenus de la Banque marocaine du  commerce extérieur (BMCE). “Il ne faut jamais dire qu’on n’est pas prêt. il faut foncer”, a indiqué Ayed, soulignant toutefois que la bourse n’est qu’une petite partie du marché financier.

Un marché financier équilibré doit, selon lu, répondre aux besoins de toutes les entreprises (micro-entreprises, moyenne et grandes). “L’une des choses qu’on avait faites lorsqu’on était au pouvoir est la mise en place d’un cadre capital pour encourager les créateurs des fonds d’investissement et c’était par là que le fonds des dépôts et des consignations avait émergé”, a-t-il dit.

Jalloul Ayed a par ailleurs critiqué l’absence d’investisseurs institutionnels à la bourse de Tunis, “il n’ y a que les particuliers”, a-t-il assuré, avant d’ajouter : ” Notre bourse est mignonne mais petite, il y a encore du chemin à faire. il faut valoriser la bourse avec de gros investisseurs, des gestionnaires de fonds, des compagnies d’assurances et des investisseurs institutionnels”, a-t-il ajouté.

Concernant la culture boursière, Jalloul Ayed a appelé à instaurer en premier lieu cette culture chez les investisseurs institutionnels, les hauts cadres et le gouvernement avant même les particuliers, et c’est là où il faut vraiment faire un effort, a-t-il dit.

par -

La ministre des Finances, Lamia Zribi, a affirmé que la Tunisie aura besoin de 8,5 milliards de dinars en 2017.

Lors de son intervention ce mardi 14 février 2017 sur les ondes d’Express Fm, la ministre a en outre indiqué que 6,2 milliards de dinars de ces besoins devraient provenir de l’extérieur.

par -

La ministre des Finances, Lamia Zribi, a annoncé, lors de la séance plénière de ce mardi 27 décembre 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qu’un article additionnel a été ajouté au projet de la loi de finances complémentaire 2016, qui vient d’être adopté en plénière.

Cet article de loi, déjà approuvé par les députés de l’ARP, stipule le report de l’entrée en vigueur du nouveau code de l’investissement au mois d’avril 2017 au lieu du mois de janvier de la même année.

La ministre a par ailleurs expliqué que le nouveau code de l’investissement doit attendre la finalisation des décrets d’application régissant le nouveau texte, lequel est en phase de préparation au niveau du ministère des Finances.

S’agissant du projet de loi relatif aux incitations fiscales, la ministre a tenu à préciser que ce dernier a été déposé auprès de la commission des finances à l’ARP depuis le mois de mai dernier.

Interrogé sur l’affaire, Slim Besbes, membre de la commission des finances de l’ARP, a assuré à Africanmanager que le projet de loi portant sur les incitations fiscales sera examiné au début de l’année prochaine.

par -

Le président argentin, Mauricio Macri, a demandé à son ministre des Finances, Alfonso Prat-Gay, de démissionner, rapporte Reuters.

Ce départ s’accompagne d’une réorganisation du ministère des Finances, qui sera divisé en deux, le budget revenant à l’économiste Nicolas Dujovne tandis que la gestion de la dette publique et la réforme du système financier seront confiées à Luis Caputo, jusqu’à présent secrétaire d’État.

D’après la même source, Marco Pena a déclaré que le président Macri avait demandé à Alfonso Prat-Gay de quitter ses fonctions en raison de divergences sur la gestion du ministère et non pas à cause de désaccords sur la politique économique.

par -

-“Le gouvernement va poursuivre le dialogue avec les différentes parties en vue d’arriver à un consensus sur les dispositions du projet de la loi de finances 2017”, a déclaré la ministre des Finances, Lamia Boujenah Zeribi, lors d’une rencontre avec Ameur Meherzi, bâtonnier de l’ordre des avocats de Tunisie. La ministre estime qu’il faut conjuguer les efforts de tous les opérateurs sociaux et économiques pour trouver une issue à la conjoncture difficile par laquelle passe le pays, selon un communiqué du département de Finances.
D’après ses dires, les dispositions de la loi de finances 2017 ont pour objectifs de consacrer l’équité fiscale et d’assurer toutes les garanties nécessaires pour les contribuables. Ameur Meherzi, bâtonnier de l’ordre des avocats de Tunisie a présenté, à cette occasion, une série de propositions concernant la fiscalité de l’avocat. Il a évoqué les difficultés rencontrées par les jeunes avocats et souligné la volonté de l’Ordre des avocats à ancrer le principe d’accomplissement du devoir fiscal.

par -

Taoufik Rajhi, ministre conseiller chargé de la présidence du Conseil d’Analyses économiques et du suivi des grandes réformes, a affirmé lors d’une rencontre sur « le projet de la loi de finances 2017 » que la masse salariale a augmenté de 100% en 6 ans, de 2010 à 2016, alors que le PIB a progressé de seulement 55%, ce qui est un gros problème structurel au niveau de la politique d’ajustement.

Il a, en outre; assuré que 100% des ressources provenant des recettes fiscales sont utilisées pour payer les salaires. 70% des ressources de l’État pour l’année 2016 sont absorbées par les salaires contre 53% en 2010.
Rajhi a, sous un autre angle, indiqué que la masse salariale atteindra l’an prochain 15,3% du PIB, ce qui est énorme pour un pays qui ne crée pas de richesses et de croissance, selon ses dires
Selon lui, il est fort probable que la politique d’austérité soit prise en compte dans le prochain projet de la loi de finances.

Cette politique d’austérité est inévitable pour le pays et pourrait même être appliquée dans la loi de finances complémentaire 2017 si les sacrifices ne sont pas faits et si la croissance n’est pas au rendez-vous.

“Appliquer rigoureusement la loi”

Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a affirmé que la Tunisie vit aujourd’hui une crise de rareté des ressources, invitant  toutes les parties prenantes au dialogue  et à trouver un consensus dans l’objectif de partager le fardeau équitablement.

Il a par ailleurs appelé tout le monde à faire des sacrifices, notamment en ce qui concerne le gel des recrutements dans la fonction publique et le report des augmentations salariales au moins pour deux ans, afin de dépasser cette crise de rareté des ressources et préserver les équilibres financiers du pays.
Par ailleurs, dans un message adressé au ministre des Finances, Ghannouchi a dit : “Que dieu vous aide Madame la ministre (…) Les défis sont énormes (…) comment vous allez satisfaire toutes les demandes (…) comment vous allez trouver les ressources?”

Ghannouchi a, dans ce même ordre, indiqué qu’une fois un consensus sera trouvé autour de ce projet de la loi de finances 2017, il faudra appliquer rigoureusement la loi à tous les niveaux.

“Une situation préoccupante”

Quant à elle, la ministre des Finances, Lamia Zeribi, a affirmé que des amendements pourraient être apportés au projet de la loi de finances 2017, déposé depuis le 15 octobre dernier à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). “On est toujours ouvert au dialogue avec les différentes parties concernées notamment  l’Utica et l’Utap pour trouver un consensus autour de cette copie de la LF 2017″. L’absence d’une marge de manœuvre nous a poussés à prendre des mesures comme le cas du gel des salaires et des recrutements dans la fonction publique ainsi que  la taxe exceptionnelle imposée sur les chefs d’entreprise”, a expliqué la ministre dans une déclaration aux médias en marge de cette rencontre.

Elle a par ailleurs expliqué que ces amendements et modifications seraient apportés  sans toucher aux équilibres financiers du pays, soulignant que la situation financière du pays est très difficile voire préoccupante et que la croissance n’a pas dépassé les 1,2% durant cette année. De même, l’investissement n’a pas dépassé, selon ses dires, 19% du PIB et l’épargne nationale a baissé de 8 ou 9 points. Ainsi, le déficit budgétaire s’est situé à 5,7% du PIB, à cause principalement de la baisse des recettes provenant du secteur des phosphates, des mines, du tourisme et des industries manufacturières.

La ministre a également expliqué l’aggravation du déficit budgétaire par la baisse des participations des entreprises publiques aux caisses de l’État à cause des difficultés financières auxquelles elles font face.

“Pas de marges de manœuvre”

L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes a, pour sa part, indiqué que le gel des salaires et des recrutements dans la fonction publique est inévitable pour donner un peu d’oxygène au gouvernement afin de satisfaire les demandes économiques et sociales pressantes.

Le report des augmentations salariales permettra aussi, selon lui, d’alléger le fardeau de la masse salariale, qui n’a cessé, depuis la Révolution, de suivre une tendance à la hausse. « Le pays vit actuellement une situation exceptionnelle qui nécessite des mesures exceptionnelles », a-t-il dit.
En outre, Besbes a évoqué l’absence de marges de manœuvre pour le gouvernement, soulignant que tous les choix ont atteint leurs limites, notamment en ce qui concerne l’endettement extérieur et les recettes fiscales.

Riadh Bettaïeb, ancien ministre du Développement et de l’Investissement, a appelé, quant à lui,  à mener des études sur les programmes et les fonds alloués au développement et l’investissement et élaborer une stratégie pour les 15 ou 20 prochaines années.
Bettaieb a également plaidé pour la mise en  place d’une stratégie et d’une vision claire afin de redynamiser les secteurs et chercher de nouveaux marchés promoteurs comme celui de la Côte e d’ivoire ou aussi du Sénégal.
Il a également appelé à résoudre les problèmes du port de Radès qui représente aujourd’hui un défi majeur devant l’investissement.

par -

Entre 2008 et 2001, Lamia Zribi est DG des prévisions au sein du ministère du Développement et de la Coopération internationale, puis directrice des dépenses extérieures au sein du même ministère et en mai dernier, PDG de la BFPME. Diplômée de l’ENA (Ecole nationale d’administration) et maîtrisarde en sciences économiques, elle est la 7ème ministre des Finances de l’ère de l’après Ben Ali, un département des plus difficiles de tous les gouvernements de l’après révolution où la longévité est des plus courtes (7 ministres en 6 ans). Elle y entre en plus au plus délicat des moments.

Sitôt installée, elle se devait de confectionner une loi des finances dans un des délais les plus courts de l’histoire des finances publiques, une loi normalement instrument d’exécution d’un budget qui n’existait toujours pas à sa prise de fonction.

Sitôt installée aussi, elle se doit de trouver l’argent, beaucoup d’argent, nécessaire au bouclage du budget qu’elle présentera aux députés. Or, son argent est entre les mains d’entreprises, étatiques et privées, en difficulté. Lamia Zribi a en effet déclaré à Africanmanager que le montant de ces impayés encore non recouvrés, pour des raisons de procédures administratives ou judiciaires chez les entreprises et les professions libérales, sont évalués à 2.000 MDT ou 2 milliards DT. L’argent est aussi chez des contribuables qui ne veulent pas payer l’impôt ou qui ne peuvent pas en payer plus.

Tout cela, dans une conjoncture locale d’instabilité politique et sociale, avec des caisses presque vides, des contribuables de plus en plus rétifs à l’impôt car échaudés par la «révolution» et un Etat qui doit s’endetter toujours plus, non pas pour investir, mais pour faire face à des dépenses partout galopantes. Des dépenses où «nous nous sommes mis d’accord avec le FMI pour maintenir la masse salariale dans les limites de 13.500 MDT».

  • Les nobles objectifs d’une LF toujours incomprise

 «Nous avions hérité d’une situation difficile. Notre souci majeur était de mobiliser le plus de ressources pour l’Etat, comme avec la contribution conjoncturelle et toutes les autres taxes contenues dans la LF 2017, comme celle des piscines que nous avions préférée à l’instauration d’un impôt sur la fortune. L’autre souci majeur, à travers les différentes dispositions fiscales, était de redonner confiance dans les capacités de l’économie et stimuler l’investissement et l’emploi. C’est ce qui explique des mesures comme le contrat Al Karama (Ndlr : Prise en charge d’une partie des salaires par l’Etat pour les nouveaux recrutés), l’enveloppe qui financera les nouveaux microprojets à travers les associations, l’eau potable ou l’habitat et qui sont autant de mesures qui redonnent de l’espoir et la confiance, sans oublier l’ensemble de mesures dont le but était de concrétiser le principe de partage des fardeaux entre les différentes couches de la société». Ainsi parlait la nouvelle ministre à Africanmanager, de la nouvelle et très polémique LF 2017 qui semble pourtant être sa seule voie d’issue et la seule porte de sortie possible de tout le gouvernement Chahed.

Et lorsqu’on oppose à Lamia Zribi la critique, unanimement partagée, qu’un très large pan de l’économie, comme le marché parallèle et la contrebande, restent toujours en dehors de toutes ces mesures qui ne s’appliqueront in-fine qu’à une partie des opérateurs, la ministre ne le nie pas. Elle ne se démonte pas non plus et indique que «cela ne saurait être mis dans la LF et que la lutte contre ces deux phénomènes ne saurait avoir immédiatement des résultats, mais au bout d’un travail de longue haleine qui touche plusieurs départements, en amont et en aval du phénomène. C’est donc difficile de répondre à ces exigences sur le court-terme», ce sur quoi on la comprend sans lui donner raison, tant cette dichotomie économique approfondit le sentiment d’injustice fiscale en Tunisie.

  • Deux Milliards DT d’impayés, chez les entreprises et les professions libérales

 La ministre Zribi est pourtant un peu déstabilisée, lorsqu’on lui pose la question qui fait couler beaucoup d’encre et déchaîne les passions car elle constitue le nœud gordien de toute la LF 2017 et au cœur des relations gouvernement-UGTT. Une question relative à la volonté du gouvernement de reporter les augmentations salariales de 2017. «Ce report de deux ans dont l’impact est de 915 MDT, est pour l’instant une simple hypothèse mais qui reste impérative dans la LF. Car, s’il n’y a pas report, le budget manquera de ressources pour boucler le schéma de financement du budget 2017. Or, l’Etat a une capacité limitée à mobiliser des ressources, d’abord contrainte par le manque de liquidité sur le marché domestique et la difficulté à en mobiliser sur les marchés étrangers. L’autre hypothèse sur laquelle a été bâtie la LF 2017 est celle d’un report du paiement de la dette qatarie dont le montant est de 500 MUSD, l’une des plus chères, contractés en 2012 et à payer en avril 2017, et à propos de laquelle nous avions eu un accord verbal après discussion préliminaire avec le Qatar». Sans ces deux hypothèses, qui doivent aller de paire, le budget 2017 ne pourrait pas être bouclé, perdrait son équilibre et la LF deviendrait intenable. Sans ces deux hypothèses, c’est par un long silence que la ministre répond !

  • La quadrature du cercle !

 Il sera encore plus long ce silence, lorsqu’on ajoute à tout cela le refus par l’UGTT du report de l’augmentation, un des engagements officiels et même notifié aux bailleurs de fonds par une lettre officielle de l’ancien gouvernement. Un refus qui rendra très probable le décaissement du reste du crédit du FMI, qui sera suivi par la BM et la BAD. «Si la masse salariale dépassait ce qui a été convenu avec le FMI, notre programme avec le Fond prendra fin et les financements ne viendront pas et nous seront alors dans l’impasse, sans autre solution de rechange. Nous en avons demandé à l’UGTT et à ses experts, personne ne nous en a donné une», confirme la ministre.

Il ne restera alors que la sortie sur le marché de l’euro qui, si elle se réalisait, chose qui n’est pas sûre sans la tenue par la Tunisie de ses engagements avec le FMI, sera douloureusement chère (un taux d’au moins 5 %). Et là, c’est la ministre des Finances qui nous apprend que cette sortie était une condition de la garantie américaine pour un crédit sur les marchés financiers internationaux. La quadrature du cercle en quelque sorte pour la Tunisie du 7ème gouvernement.

Revenant sur la 1ère hypothèse qui semble être la seule planche de salut d’un gouvernement sans plan B et tancé par le temps, la ministre explique à Africanmanager qu’elle était issue de «discussions au sein de la commission 4×4 avec l’UGTT ou avec son BE». Elle précise que ce «report devait ainsi se faire, conjointement avec plus d’efforts vers une justice fiscale, un meilleur partage des sacrifices entre le salarié, les entreprises, les professions libérales et de plus grands efforts de recouvrement des impayés de l’Etat», ce que la ministre des Finances croit être concrétisé dans la LF 2017.

 

par -

Le ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordhan, subit en ce moment les foudres de la justice pour avoir mis en place une cellule au sein des services du fisc chargée d’espionner des personnalités politiques, dont le président de la République, Jacob Zuma. Le procureur général Shaun Abrahams a fait savoir ce mardi 11 octobre 2016 que des accusations de fraude pèsent sur le ministre. Deux autres personnes sont également dans le collimateur de la justice, pour le même motif. Mais ce ne sont pas les seuls ennuis de Gordhan, il traverse également une mauvaise passe dans le gouvernement de Zuma.

Gordhan a été coopté par le président Zuma en décembre 2015, avant cela – de 1999 à 2009 -, il a occupé la fonction de commissaire du fisc sud-africain. Mais avant même sa désignation en tant que ministre, il était déjà dans les petits papiers des juges. Les accusations ont commencé à tomber en 2014, mais c’est en 2015 que l’enquête a été déclenchée. Gordhan a toujours nié catégoriquement les faits qui lui sont reprochés, arguant que l’installation de cette unité avait été avalisée par le ministère.

La facture salée de Zuma ?

Ces événements ne font pas les affaires du ministre, qui est déjà sous les feux des membres du gouvernement et des fidèles de Zuma, qui lui reprochent surtout son obsession dans la traque des fraudeurs et autres corrompus. On peut donc, légitimement, se demander si Gordhan ne paye pas là le fait de s’être approché de trop près du président, cerné par les affaires de corruption. D’ailleurs il est arrivé que le ministre brave Zuma…

L’annonce des ennuis judiciaires du ministre, dont la politique apaise les marchés financiers, a immédiatement été accueillie par une dépréciation du rand sud-africain. Ce mardi 11 octobre, en fin de matinée, il lâchait plus de 3% par rapport au dollar, affichant désormais 14,22 rands pour un dollar.

par -

La ministre des Finances, Lamia Zribi, a déclaré ce vendredi 07 octobre sur Mosaïque FM qu’aucune hausse des prix des matières premières n’est envisagée pour 2017. Elle a précisé que le projet de la loi de finances pour l’année prochaine n’est pas complètement bouclé et qu’il est possible que des correctifs soient apportés.

La ministre a par ailleurs confirmé que la taxe de sortie de la Tunisie pour les citoyens algériens a été supprimée…

par -

Mme Lamia Boujnah Zribi, ministre des Finances, s’est entretenue hier vendredi 09 septembre au siège de son département avec M. Daniel Rubinstein, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie.

L’entretien a porté sur les relations d’amitié et de coopération qui lient les deux pays.

La ministre a, à cette occasion, salué le soutien permanent des Etats-Unis d’Amérique à la Tunisie en cette phase de transition démocratique et économique. Elle a également présenté un aperçu sur les défis que connait l’économie tunisienne, soulignant la détermination du nouveau gouvernement d’union nationale à engager les réformes nécessaires afin de booster l’investissement, relancer l’économie et préserver les équilibres des finances publiques.

De son côté l’ambassadeur des Etats-Unis a réitéré l’engagement de son pays à poursuivre son soutien à la Tunisie et a exprimé son entière disposition à être aux côtés de la Tunisie dans son plan de mise en œuvre des réformes économiques.

L’ambassadeur a par la même occasion salué la détermination du peuple tunisien à aller sur la voie de la démocratie.

par -
L'ancien ministre des Finances

Dans une interview accordée ce jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a déclaré qu’un  gouvernement d’unité nationale tel que proposé par le Président de la République, Béji Caied Essebsi serait encore pire que celui de Habib Essid.

Il a par ailleurs expliqué que Habib Essid a échoué pour plusieurs raisons dont notamment l’absence de programme, l’incohérence des pseudo-actions, et surtout la flagrante soumission aux désirs démagogiques des partis et syndicats ouvriers.

par -
Le Dinar tunisien ne va certainement pas faire exception et rompre avec la baisse observée depuis la Révolution au point que l’on ne s’attend pas à une grand-chose d’une économie qui n’est pas encore prête à amorcer une reprise

Dans une interview accordée ce jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a indiqué que l’inflation continue à ronger tous les équilibres macro-économiques, puisque, elle aussi, elle n’a cessé d’osciller entre 3 et 6%.

Il a dans le même contexte indiqué que l’injection de l’argent dans une économie mourante, sous forme de salaires et de crédits, aggravée par la spéculation impunie, explique la persistance de cette anomalie. Le bouquet de tout ça est évidement l’effondrement sans précédent du dinar surtout lorsque la Banque Centrale joue le rôle passif d’un spectateur.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux