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Mohammed VI n’est pas content et l’a fait vertement savoir aux ministres, qu’il a réunis hier dimanche 25 juin 2017 à Casablanca, pour le premier Conseil depuis la désignation du gouvernement en avril dernier, rapporte Jeune Afrique. Le roi du Maroc a signifié à l’équipe de Saad-Eddine Al-Othmani sa «déception» du fait des lenteurs dans l’application du programme de développement mis sur les rails en 2015 dans la région du Rif. Mohammed VI exige des ministres qu’ils mettent un terme à huit mois de tensions dans cette région délaissée en accélérant les investissements planifiés par le programme «Manarat Al Moutawassit» (le phare de la Méditerranée). Et pour se faire, Mohammed VI a privé de vacances certains ministres, jusqu’à ce qu’ils obtiennent des résultats tangibles…

Déception“, “mécontentement“, “préoccupation“… Les mots du communiqué du cabinet royal sont très forts, à la mesure de la situation explosive dans le Rif laquelle fait une très mauvaise publicité au royaume, dont les succès sont éclatants par ailleurs, sur le contient et ailleurs. Alors le roi a sonné le rassemblement autour du développement de cette partie du pays. Le programme, financé à hauteur de 6,5 milliards de dirhams (près de 600 millions d’euros), était censé s’achever en 2019, mais avec le retard pris, ce délai pourrait être repoussé. A moins que Mohammed VI mette sur le gril les ministres pour obtenir des avancées rapides, ce que manifestement il a l’intention de faire. D’après les autorités, les projets d’infrastructures du programme satisfont «90%» des demandes des contestataires du Rif et il sera «achevé sans délai». Affaire à suivre…

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Le Maroc enverra des avions chargés de produits alimentaires à destination du Qatar, rapporte les médias marocains.

Le ministère des Affaires étrangères marocain a, dans ce contexte,  annoncé dans un communiqué que «sur instruction” du roi Mohammed VI, le Maroc “a décidé d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination de l’Etat du Qatar. Cette décision se veut un geste de “solidarité et d’entraide entre peuples islamiques” en ce mois de jeûne du ramadan et elle “n’a aucun lien avec les aspects politiques de la crise entre le Qatar et d’autres pays frères», précise le communiqué.

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Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, avait zappé le Maroc lors de ses déplacements au Maghreb. Il avait honoré de sa présence la Tunisie, en novembre 2016 – il n’était pas encore officiellement candidat à la présidentielle française – et l’Algérie, en février 2017, dans le cadre de sa campagne électorale, mais avait fait l’impasse sur le royaume chérifien. Les choses ont bien changé depuis et le nouvel occupant du palais de l’Elysée a bien l’intention se se rattraper. «Le président Emmanuel Macron se rendra en visite officielle au Maroc les 14 et 15 juin», a confié une source à l’Élysée à Jeune Afrique. Elle a ajouté que Macron a inscrit dans son agenda une rencontre avec le roi Mohammed VI. «Il s’agit d’une visite éminemment politique. Les deux pays examineront les différents volets de leur coopération», s’enflamme un haut responsable marocain.

Le Maroc sera ainsi le premier pays maghrébin à accueillir officiellement le nouveau président français depuis son élection, en mai dernier, sans doute pour tenter de dissiper les nuages et l’incompréhension nés des reports successifs de cette visite.
Ce déplacement avait été ébruité par le site Atlasinfo le mercredi 7 juin 2017. Mais déjà dans un entretien avec Jeune Afrique, avant son élection, le candidat Macron avait déclaré que le Maroc serait sa première destination officielle au Maghreb une fois élu : «Je me suis déjà rendu en Algérie et en Tunisie, je n’ai pas encore pu aller au Maroc, mais je m’y rendrai très rapidement après mon élection, si les Français m’accordent leur confiance». Chose promise, chose due, dit-on…

Macron en profitera certainement pour assister, le jeudi 15 juin, à l’inauguration de la première tranche de l’usine de PSA de Kénitra, en compagnie du président du directoire du groupe, Carlos Tavares, du ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy. A souligner que cet investissement est l’un des plus gros au Maroc, avec celui de Renault Nissan.

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Le directeur général de l’Agence nationale marocaine de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (Ancfcc), Karim Tajmouati, a déclaré lors du conseil d’administration de la structure que « l’exercice 2016 a été marqué par une hausse de 9% des titres fonciers établis et de 25 % de la superficie immatriculée, par rapport à l’année précédente », rapporte l’agence Ecofin.

Ledit conseil d’administration, qui s’est tenu sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement durable et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, a connu la participation du ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, du ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, ainsi que des représentants des autres départements ministériels.

Une importante assistance qui n’est pas sans rappeler que la question foncière est au cœur des préoccupations du souverain chérifien.

Les diplomaties de Rabat et celle du Polisario ne se quittent pas d’une semelle. Le royaume chérifien vient à peine de recoller les morceaux avec Cuba – le 22 avril 2017, suite au voyage de Mohammed VI, le 07 du même mois -, voilà que le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, marche sur les pas du souverain marocain en débarquant à la Havane, le jeudi 25 mai 2017, pour amadouer le président Raul Castro. Et par la même occasion tenter de démolir ce que le roi du Maroc a rebâti…

Il faut dire que la diplomatie de Mohammed VI a été particulièrement efficace ces derniers mois dans ses virées aux quatre coins du monde pour retirer le tapis sous le pied du Polisario. En témoigne la concession majeure que vient d’arracher le roi du Maroc au président américain, Donald Trump, en obtenant de lui qu’une partie de l’aide des USA destinée au Sahara occidental soit administrée par Rabat. Alors regarder Cuba, un soutien historique, filer sous le nez du Polisario pour rejoindre le camp de Rabat, c’est plus que Brahim Ghali ne peut en supporter. Alors il a pris son bâton de pèlerin…

Rabat et la Havane ont officiellement annoncé le 22 avril 2017 le rétablissement de leurs liens diplomatiques, après 37 ans de gel. Certes Cuba a pris soin d’indiquer que cela ne change en rien sa politique étrangère et qu’elle est toujours favorable à l’autodétermination du Sahara occidental, que le Maroc avait proposé de renouer «unilatéralement» et «sans condition» les relations, mais quand on connait la puissance de l’armada diplomatique du roi, le danger est réel pour le Polisario. Ghali a trois jours pour convaincre Castro de lui rester fidèle…

Cuba, avec l’Algérie et l’Afrique du Sud, fait partie des vieux soutiens du Front Polisario. D’ailleurs la Havane, dans son communiqué d’hier, qualifie Ghali de “président de la RASD” (République Arabe Sahraouie Démocratique). Donc pour le moment, c’est le statu quo dans les positions, de tous les côtés. Rabat parle toujours de «compromis», une autonomie sous sa souveraineté en fait, alors que le Polisario s’accroche au référendum d’autodétermination. Pas plus tard que le 1er mai 2017, un dirigeant du Polisario a fait savoir que son mouvement était «prêt à entamer des négociations avec le Maroc“, mais “sur la base du droit des Sahraouis à l’autodétermination». Bref, on n’a pas avancé d’un iota dans cet épineux dossier…

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Le roi Mohammed VI doit lancer ce lundi officiellement le projet du gazoduc qui reliera le Maroc et le Nigeria, rapporte le site Bladi.

Cette cérémonie qui est prévue à Rabat se déroulera en présence notamment de chefs d’Etat africains et de responsables marocains et nigérians.

Long de 5 000 kilomètres, ce gazoduc va prolonger le West African Gas Pipeline, qui depuis 2010 relie le Nigeria au Ghana en passant par le Bénin et le Togo, rappelle la même source. Il devrait à terme atteindre également l’Europe.

Environ 10 milliards de dollars seront nécessaires pour la construction de ce gazoduc et le Maroc devrait faire appel, comme souvent dans des projets d’envergure, à des financements arabes, a ajouté la même source.

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Les chefs d’Etat africains n’ont pas boudé leur plaisir quand Emmanuel Macron a été désigné par les électeurs français le 07 mai 2017 pour remplacer François Hollande, un “ami” du continent. Certains présidents du continent, manifestement très soulagés d’avoir échappé au “cauchemar” Marine Le Pen, se sont même laissés aller à des déclarations passionnées qui tranchent avec les formules compassées et insipides des félicitions qu’on avait l’habitude d’entendre ou de lire. Il est vrai aussi que le candidat d’En Marche! avait fait le meilleur effet sur le continent avec un discours de campagne et des promesses en direction de l’Afrique qui sortent du lot. Les dirigeants du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne ont été parmi les plus prompts à adresser des messages à Macron. Le jeudi 11 mai 2017, le nouvel occupant du palais de l’Elysée a commencé à rendre la politesse aux présidents africains…

Macron a fait ses premiers pas de président sur notre continent en téléphonant aux francophones, rapporte jeuneafrique.com. Normal, me direz-vous. Mais là où il était très épié, car la chose est plus que symbolique, c’est par qui il allait commencer. Et bien ce sera le roi du Maroc, Mohammed VI. Pour rappel, Macron s’était rendu à Tunis en novembre 2016 et Alger en février 2017, mais il avait zappé Rabat. Et depuis il n’y a pas mis les pieds, malgré des bruits incessants sur un voyage au Maroc en mars et avril 2017. Cela explique peut-être qu’il ait appelé Mohammed VI en premier, dont le pays est devenu un poids lourd sur le continent…

Ensuite, le vendredi 12 mai 2017, le nouveau chef de l’Etat a appelé le président sénégalais, Macky Sall. A ce jour, Mohammed VI et Sall sont les seuls dirigeants du continent à s’être entretenus, au téléphone, avec Macron, selon la même source. On ne sait rien pour le moment du contenu des conversations. Par contre ce qu’on sait c’est que, pour ne pas faire de jaloux et aussi pour veiller aux nombreux intérêts de la France sur le continent, Macron va causer, dans les jours à venir, avec plusieurs autres présidents et Premier ministres africains. Un membre de son son cercle a confié ceci : «Symboliquement, il a commencé par les francophones, mais il n’oubliera pas les anglophones»…

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Le roi du Maroc, Mohammed VI, qui vient de passer des vacances de rêve à Cuba – une semaine – est actuellement du côté de la Floride, aux Etats-Unis… pour des vacances. Il a débarqué à Miami le jeudi avril 2017, rapporte jeuneafrique.com. Mais il n’y a pas que le farniente au menu du périple du souverain marocain, il va également bosser. Des sources proches du Palais royal ont confié au magazine qu’il va rencontrer le président américain, Donald Trump, ce week-end.
Il est indiqué que Mohammed VI sera invité à déjeuner Trump ce dimanche 16 avril.

Après le président égyptien, Abdefettah Al-Sissi, le roi du Maroc sera ainsi le deuxième dirigeant africain à s’entretenir avec le nouveau locataire de la Maison Blanche, même s’il n’y réside pas vraiment…

A noter que Mohammed VI a quitté Cuba à bord d’un avion du roi Salman d’Arabie Saoudite. A la Havane également il n’a pas chômé, il y a rencontré des dirigeants cubains, de quoi entrevoir un dégel des relations entre les deux pays, mises à mal pendant 37 ans par l’appui affiché de Cuba à la cause du Polisario.

Le déplacement aux USA est d’importance car ce mois d’avril, comme tous les ans, le dossier du Sahara revient sur la table du Conseil de sécurité. Mohammed VI mettra sûrement à profit son entretien avec Trump pour tenter de le faire basculer dans son camp, lui qui n’a encore pris aucune position sur la question…

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Le roi Mohammed VI du Maroc a désigné mercredi les membres du gouvernement qui sera dirigé par Saad Eddine El Othmani, rapporte l’agence de presse marocaine MAP.

Vainqueur des élections législatives d’octobre dernier, le PJD a toutefois perdu un ministère clé, celui de la Justice, dans les négociations en vue d’aboutir à la formation de ce cabinet.

La nouvelle majorité, qui compte 39 ministres, comprend le PJD, son allié du Parti du progrès et du socialisme (PPS, communiste), le Rassemblement national des indépendants (RNI, libéraux), le Mouvement populaire (MP), l’Union constitutionnelle (UC) et l’Union socialiste des forces populaires (USFP).

Le parti islamiste modéré, arrivé premier aux législatives avec 125 sièges sur 395, a obtenu les portefeuilles du Transport (Abdelkader Amara), de l’Énergie et les Mines (Aziz Rebbah), de l’Emploi (Mohammed Yatim) ou encore de la Famille (Bassima Hakkaoui), selon la liste publiée par l’agence MAP.

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Le Maroc a signé une convention avec le groupe chinois Haite pour l’édification d’une “ville industrielle” près de Tanger, qui accueillera quelque 200 compagnies chinoises et devrait créer des milliers d’emplois.

Au cours d’une cérémonie présidée par le roi du Maroc, lundi au palais de Tanger, les autorités marocaines ont signé une convention avec le groupe Haite, basé à Chengdu (centre de la Chine), et présenté les grandes lignes de cette future “Cité Mohammed VI Tanger Tech”, a constaté un vidéaste de l’AFP.

Erigé sur 2.000 hectares et porté par la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Haite et le groupe marocain BMCE Bank, ce vaste projet fait suite à un mémorandum d’entente signé en mai 2016 au cours d’une visite officielle de Mohammed VI à Pékin.

Mobilisant une enveloppe d’un milliard de dollars (930 millions d’euros), il consiste en “la construction d’un pôle économique capable de générer 100.000 emplois, dont un minimum de 90.000 emplois bénéficiera aux habitants de la région de Tanger”, selon la présentation officielle.

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Le roi marocain Mohammed VI a annoncé qu’il allait limoger le Premier ministre Abdelilah Benkirane, qui a échoué à former un nouveau gouvernement après cinq mois de négociations. Un remplaçant sera désigné au plus vite.

Selon l’AFP, le roi “recevra dans le délai le plus proche cette personnalité et la chargera de former le nouveau gouvernement”, ajoute encore le communiqué. “Parmi toutes les autres options que lui accorde” la Constitution, le roi a opté pour cette décision “dans son souci permanent” de “consolider le choix démocratique et de préserver les acquis” dans ce domaine.

Le Parti justice et développement (PJD), dont Abdelilah Benkirane est le secrétaire général, a remporté les législatives d’octobre 2016, et Abdelilah Benkirane, à la tête du gouvernement depuis 2011, avait été reconduit par le roi dans ses fonctions au lendemain du scrutin.

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Le Maroc devait se retirer à partir d’hier d’une zone contestée au Sahara occidental, théâtre de vives tensions avec les indépendantistes du Front Polisario, selon le site l’Orient lejour .

« Le royaume du Maroc procédera, dès aujourd’hui (hier), à un retrait unilatéral de la zone » de Guerguerat, à la frontière avec la Mauritanie, dans le sud-ouest du Sahara occidental, a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le texte ne donne aucune précision sur ce retrait. Disant vouloir lutter « contre la contrebande », l’armée marocaine avait entamé mi-août dans cette localité la construction d’une route goudronnée au-delà de son mur de défense, une barrière de sable qui marque la frontière du Sahara occidental sous contrôle marocain.

Les indépendantistes du Polisario ont depuis lors multiplié les incursions dans cette zone, les médias proches de ce mouvement faisant état en décembre dernier de patrouilles de ses combattants et d’installation d’une « base d’appui ».

Toujours selon la même source, l’annonce du retrait de Guerguerat, « sur instruction » du roi Mohammed VI, intervient après une demande en ce sens du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, explique le communiqué. Vendredi, Mohammed VI s’était entretenu au téléphone avec M. Guterres pour « attirer son attention sur la situation grave » dans cette zone.Il avait dénoncé les « incursions répétées des éléments armés du Polisario » et appelé l’ONU à « des mesures urgentes » pour y mettre fin.

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Encore une avalanche de contrats pour le Maroc en Zambie, où Mohammed VI s’est rendu hier lundi 20 février dans le cadre de sa tournée en Afrique australe. Le souverain marocain et le président zambien, Edgar Lungu, ont paraphé 19 accords, en ratissant très large : Diplomatie, éducation, services aériens, agriculture, etc., rapporte Jeune Afrique. Ces accords viennent s’ajouter aux 25 que le roi vient de signer au Ghana, pour sa toute première visite. L’infatigable Mohammed VI est coutumier du fait : Un maximum d’efficacité dans ses périples africains, au risque d’énerver encore un peu plus ses voisins tunisien et algérien, qui regardent tout cela avec les yeux de Chimène ; le premier paralysé par une diplomatie économique maigrichonne sur le continent, le second handicapé par des années d’égocentrisme du fait de la manne pétrolière, qui s’est d’ailleurs tarie, l’obligeant à se retrousser les manches pour explorer d’autres filons, dont, évidemment, les marchés africains…

Le magazine souligne le lobbying intense de Meriem Bensalah Chaqroun, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), qui mâche le travail à Mohammed VI en le précédant à chacun de ses déplacements sur le continent pour faire le tour des niches que le royaume peut exploiter. Le roi et elle forment un duo de choc qui fait mouche à chaque fois, ce que bien entendu la Tunisie et l’Algérie sont loin de pouvoir présenter. Certes l’Algérie s’est secouée dernièrement en organisant un Forum des affaires africain, mais il lui faudra un paquet d’années d’activisme pour rattraper son retard sur le Maroc. Idem pour la Tunisie, dont la première vraie tentative – modeste du reste car le chef du gouvernement avait programmé un voyage dans seulement 3 pays – s’est soldée dernièrement par un fiasco total, pour des raisons encore obscures. Mais comme Youssef Chahed avait promis, lors du Sommet des partenaires sociaux sur le développement et l’emploi, de faire de 2017 l’année de la conquête du continent, il ne faut pas désespérer de voir un sursaut de la Tunisie dans les mois à venir. En attendant, le Maroc, en véritable maitre des lieux, au même niveau que la Turquie, la Chine et la France, brille de mille feux sur le continent…

Une méthode infaillible

Pourtant il y a peu la Zambie n’était pas dans les petits papiers de la monarchie, mais les fins limiers du roi y ont identifié des opportunités que seul un minutieux travail sur le terrain permet de mettre à jour. Ensuite place à la redoutable équipe qui ne quitte jamais Mohammed VI : le président de Casablanca Finance City Authority (CFCA), Saïd Ibrahimi, le patron d’Attijariwafa Bank, Mohamed El Kettani, le directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance, Mohamed Hassan Bensalah, et le boss de la Banque centrale populaire (BCP), Mohamed Benchaâboun. Hier en Zambie, la dream team était à la manoeuvre pour signer des mémorandums d’entente, sous l’oeil bienveillant de Mohammed VI, et le sera encore dans les jours à venir dans d’autres capitales africaines. C’est bien connu : On ne change pas une équipe qui gagne…

A cette armada il faut ajouter les ministres marocains des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy et de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, inséparables lors des déplacements sur le continent pour parapher les accords ministériels.

Bien entendu il y a les bisbilles politiques car la Zambie appartient à « la petite minorité » de nations qui reconnaissent le Polisario, mais le travail de sape de Rabat sera d’autant plus facile que les Zambiens, et c’est le moins dire, ont une position floue sur cet épineux dossier. En juillet 2016, le ministre zambien des Affaires étrangères, Harry Kalaba, a fait sauter de joie la monarchie marocaine en déclarant que son pays ne reconnaissait plus la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Mais le 10 janvier 2017, patatras, il reçoit en grande pompe le leader sahraoui, Brahim Ghali. Il confirme le 09 février 2017, dix jours après le retour fracassant du Maroc dans le bercail de l’Union africaine (UA), en déclarant lors d’un déplacement à Alger que les frontières du Sahara doivent être « respectées » , et que le Maroc ne doit pas s’asseoir sur le fait « que le Sahara occidental est un pays membre de l’UA ».

Mais tous ces quiproquos entre le Maroc et la Zambie seront vite balayés par le potentiel des liens économiques. Et de ce point de vue il y a de quoi faire. Le sous-sol zambien regorge de cuivre, qui pèse d’ailleurs 15% dans le PIB du pays. Et avec l’envolée des cours des matières premières prédite par la Banque mondiale, la Zambie va revenir une destination particulièrement intéressante. D’ailleurs la BM la crédite d’un taux de croissance de 4% cette année. Et le Maroc, qui a déjà placé ses pions, y a tout à gagner.

Mais le précieux métal ne sera pas le seul pilier de la croissance de la Zambie, il y a aussi la diversification du secteur agricole et les énergies renouvelables. Là encore le Maroc est dans les starting-blocks…

Bassem Loukil et Jaloul Ayed, respectivement président et président d’honneur de Tunisia – Africa Business Council, étaient récemment allés voir le chef du gouvernement tunisien pour plaider la cause des marchés africains. Il faut espérer, pour le bien de la Tunisie, qui a trop longtemps lorgné l’Europe, que le formidable périple de Mohammed VI sur ce continent que les Tunisiens méconnaissent balayera les hésitations et atermoiements de Chahed…

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Le moins qu’on puisse dire est que la toute première visite du roi du Maroc, Mohammed VI, au Ghana est une réussite totale. Pas moins de 25 accords entre les deux pays ont été paraphés hier vendredi 17 février, lors d’une cérémonie au palais présidentiel à Accra. Il y a dans le paquet des accords gouvernementaux, mais la plupart des contrats scellés sont des partenariats public-privé, dans divers secteurs, de quoi donner un sacré coup de fouet aux échanges commerciaux entre les deux pays, très en-dessous du gros potentiel des deux économies…

Mohammed VI a longtemps boudé le Ghana à cause de son soutien affiché au Polisario. Mais avec l’élection de Nana Akufo-Addo, en décembre 2016, une nouvelle page entre les deux nations est tout à fait envisageable. Et ça commence plutôt bien !

Après le Ghana, le souverain marocain mettra le cap sur la Zambie, le Kenya, le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée…

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Mohammed VI a entamé jeudi une visite officielle au Ghana, une visite qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée dans plusieurs pays africains, selon Agence Afrique.

Des entretiens sont prévus entre Mohammed VI et le président ghanéen Nana Akufo-Addo lors de cette visite, qui sera également marquée par la conclusion de plusieurs accords de coopération.

De nombreuses entreprises marocaines sont présentes dans les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire voisine du Ghana.

Banques, assurances, télécommunications, BTP, industrie pharmaceutique, engrais… sont des secteurs où les marocains sont bien implantés.

Toutefois, les relations avec le Ghana restent limitées, en partie à cause de l’appartenance du Ghana à la sphère anglophone de l’Afrique, a précisé la même source.

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Il y a à peine deux semaines, l’infatigable roi du Maroc, Mohammed VI, était au Soudan du Sud puis au Gabon, pour sceller des partenariats. Il revient ce jeudi 16 février en Afrique subsaharienne, pour un long périple qui le mènera au Ghana, en Zambie, au Kenya, au Mali, en Guinée et en Côte d’Ivoire. Pour le moment on ne connait pas l’ordre exact des déplacements, mais ce dont on est sûr c’est que le souverain marocain sera, comme d’habitude, très bien reçu et qu’il rentrera, là aussi comme de coutume, avec plein de contrats dans ses valises…
C’est la première fois que Mohammed VI met les pieds au Ghana, et pour cause ce pays ne cache pas son soutien au Polisario, ennemi juré du royaume. Mais comme le Ghana vient d’amorcer une transition politique avec le fraichement élu Nana Akufo-Addo, on peut s’attendre à un nouveau départ entre les deux nations.
Au Ghana il sera surtout question des liens commerciaux. En 2015, les exportations du Maroc vers le Ghana étaient infimes, à peine 64.806.000 dollars, soit 0,29 % du volume global des exportations. C’est encore pire dans l’autre sens : 3.624.000 dollars vers le Maroc, soit 1 % de la totalité des exportations ghanéennes. Le potentiel entre ces deux poids lourds du continent africain est donc énorme….

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Le roi Mohammed VI a déclaré dans son discours sur la Marche verte que le Maroc est « une puissance politique influente » en Afrique. Le souverain a appelé les Etats qui s’opposent à son adhésion à l’Union africaine à agir avec « sagesse », a rapporté, dimanche 6 novembre, le site d’information « Yabiladi ».

C’est depuis Dakar que le roi a prononcé un discours à l’occasion de la commémoration du 41e anniversaire de la Marche verte. D’emblée le décor, une carte de l’Afrique sans les frontières politiques héritées de la colonisation entourée de deux drapeaux marocains, était révélateur de la teneur du message de Mohammed VI.

Le souverain est revenu sur la demande marocaine d’adhérer à l’Union africaine, affirmant que le royaume est dans son « droit légitime » et qu’il n’attend pas la « permission » de tierce pour reprendre sa place au sein de sa famille institutionnelle.

 La réintégration par le Maroc de l’Union africaine n’est pas une décision tactique, pas plus qu’elle n’a obéi à des calculs conjoncturels. Elle est plutôt l’aboutissement logique d’une réflexion approfondie », a-t-il expliqué.

Toujours selon la même source, c’est depuis Casablanca, en janvier 1961, que les bases juridiques de l’Organisation de l’unité africaine (l’ancêtre de l’UA) ont été lancées.

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Trois semaines à peine après une tournée très fructueuse en Afrique de l’Est (le 18 octobre 2016 au Rwanda où 19 contrats ont été conclus dans divers domaines, puis en Tanzanie où 20 accords ont été signés), le roi du Maroc, Mohammed VI, remet ça, mais cette fois du côté de l’Afrique de l’Ouest, plus précisément le Sénégal, une destination qu’il affectionne particulièrement. Le roi est attendu demain dimanche 06 novembre 2016 dans la capitale, Dakar, pour une visite officielle. “En considération de la profondeur des liens fraternels, spirituels et humains qui unissent le Maroc et le Sénégal, de la place spéciale dont jouit l’Afrique auprès de Sa Majesté le Roi et de l’ensemble des Marocains”, Mohammed VI a “décidé d’adresser le discours royal à son peuple fidèle, à l’occasion de la célébration du 41e anniversaire de la glorieuse marche verte, depuis la ville de Dakar”, a fait savoir le ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie dans un communiqué publié hier vendredi 4 octobre dans la soirée. C’est tout simplement une première, un insigne honneur que le peuple et les autorités sénégalais apprécieront sûrement à sa juste valeur…

Au menu du voyage du souverain marocain des rencontres officielles avec le président Macky Sall. “Les deux chefs d’Etat présideront la cérémonie de signature de plusieurs conventions bilatérales dans différents domaines”, indique le communiqué, ajoutant que Mohammed VI va être très actif durant son séjour au Sénégal, notamment en nouant des contacts avec les opérateurs locaux dans plusieurs secteurs.

Macky Sall interprète la décision du roi de prononcer le discours de la Marche verte depuis Dakar comme une façon de “parler à l’Afrique et aux Africains (…). On n’est plus dans le cas des relations traditionnelles diplomatiques. Ce sont des relations d’amitié spéciale qui corroborent cette relation bien particulière’’ entre le Sénégal et le Maroc, s’est  réjoui le chef de l’Etat sénégalais.

Le roi du Maroc, dont Macky Sall dit qu’il “a une vision de l’Afrique, et de ce que doit être l’Afrique de demain. Il a une ambition aussi pour le continent”, attend beaucoup de sa visite au Sénégal, un des pays qui se portent le mieux en Afrique de l’Ouest (avec la Côte d’Ivoire), où la croissance sera à plus de 6% en 2017, portée par l’ambitieux PSE (Plan Sénégal Emergent) et où on a découvert il y a peu de grandes quantités de pétrole et de gaz…

 

 

 

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C’est le jackpot pour le roi du Maroc, Mohammed VI, en pleine tournée en Afrique de l’Est. Après avoir paraphé 19 accords avec le Rwanda, dans divers secteurs, le souverain va dépasser ce chiffre avec la Tanzanie où pas moins de 20 contrats seront signés. C’est le ministre des Affaires étrangères tanzanien qui l’a confié à la presse locale ce lundi 24 octobre 2016.

Ces partenariats seront scellés dans les domaines de la sécurité, de la finance, du développement du secteur bancaire, de l’énergie ou encore de l’éducation. Mohammed VI, à la tête d’une délégation composée notamment de ses conseillers, de ministres ainsi que de plusieurs personnalités civiles et militaires, a donc, une fois de plus, rondement mené son affaire. C’est d’ailleurs toujours le cas quand l’infatigable roi fait des périples en Afrique où il a coutume de prendre tout son temps pour ficeler des accords…

Après la Tanzanie, cap sur l’Ethiopie où, on peut en être sûr, un paquet de contrats attendent le souverain marocain…

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La réforme de l’administration marocaine, enclenchée par le gouvernement actuel mais qui a du mal à passer à la vitesse supérieure, est cette fois portée par le roi Mohammed VI en personne. Et sa voix pèse ! Sur un ton sec, sans appel, le souverain a invité hier vendredi 14 octobre les nouveaux élus du Parlement et les fonctionnaires du royaume à être au service des citoyens et de la nation. « Sans citoyen, point d’administration », a-t-il asséné.

La rentrée parlementaire, suite à la victoire aux législatives du PJD, synonyme de maintien au pouvoir, a été marquée par le discours énergique du roi sur l’impérieuse nécessité de réformer l’administration. Certes Mohammed VI  évoque ce thème depuis son installation sur le trône, en 1999, mais cette fois il semble décidé à aller jusqu’au bout vu que le dossier n’a pas avancé d’un iota.

Des problèmes endémiques

Corruption, personnel pléthorique, manque de rigueur, ce sont les maux de l’administration marocaine abondamment dénoncés dans les rapports des institutions internationales.
D’après une enquête de l’ONG Transparency Maroc, pour ne citer que celle-là, un Marocain sur deux a payé un pot de vin l’an dernier, notamment dans les secteurs de la justice, de la gendarmerie et de la police. Autre fait notable : Le Maroc ne cesse de plonger dans le classement annuel de Transparency international, occupant la 88e position sur 175 pays dans le dernier rapport de l’ONG, publié en janvier 2016.

Certes les progrès du pays en matière d’administration numérique (e-gouvernement) sont notables, mais on est encore loin d’avoir terrassé les nombreux écueils de la bureaucratie, une situation perceptible dans le rapport Doing Business de 2016. Le pays a évolué dans certains aspects, tels que la facilité pour créer une entreprise ou le raccordement à l’électricité, mais au niveau des formalités du commerce transfrontalier et l’obtention de prêts bancaires, il a reculé.

Le roi est la solution, comme d’habitude

La situation est tellement ubuesque que beaucoup de Marocains sollicitent directement le roi pour régler leurs problèmes, face à des fonctionnaires extraordinairement absents. « Si certains ne comprennent pas que des citoyens s’adressent à leur roi pour régler des problèmes et des questions simples, c’est qu’il y a maldonne quelque part (…). Il est certain qu’ils se trouvent face à des portes fermées, ou parce que l’administration fait preuve de négligence dans les prestations qu’elle leur fournit, ou encore pour se plaindre d’une injustice qu’ils ont subie”, a déclaré Mohammed VI dans son allocution à l’Assemblée.

Le roi a sonné la mobilisation des fonctionnaires, au Maroc ou dans les consulats à l’étranger, pour défendre les intérêts des citoyens. Reste à savoir si les résultats suivront, et quand. Une chose est sûre : Quelle que soit la volonté de Mohammed VI, il devra suivre personnellement ce dossier, et dans la durée, pour faire rentrer dans les rangs les administrations, qui se vautrent depuis des décennies dans le laxisme et l’absence de contrôle…

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