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Néji Jalloul

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Evoquant la crise des caisses sociales, le président de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites), Néji Jalloul, a fait savoir, lors d’une rencontre organisée, ce mardi 2 octobre 2018 à Tunis sous le thème : “Quel avenir pour le retraité?”, que l’IITES a mis au point une batterie de solutions urgentes permettant aux caisses sociales d’échapper à la faillite. Ainsi, il a proposé la fusion de la Caisse nationale de retraite de prévoyance sociale (CNRPS) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour une caisse unique ou une compagnie d’assurance regroupant les salariés des secteurs privé et public. Du coup, le ministère des Domaines de l’état et des Affaires foncières pourra intervenir pour fournir les sièges à cette caisse unique dans toutes les délégations du pays et ce, dans l’objectif de se soustraire aux énormes dépenses en loyer, selon ses dires.

Outre la fusion de la CNRPS et la CNSS, le président de l’ITES a proposé de placer la CNAM sous la tutelle du ministère de la Santé, sachant que son champ d’intervention est plus en relation avec ce département que celui des Affaires sociales, d’après lui.

Nèji Jalloul a également proposé de placer les adhérents indépendants aux caisses sociales sous un régime d’assurance spécifique ou sous la tutelle de l’UTICA.

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Suite à la publication du récit de ce qu’il avait dit sur les ondes de la radio Express Fm et où on disait qu’il avait remis les pieds sur terre au directeur de l’ITES, Neji Jalloul, Karim Ben Kahla, nous a envoyé ce droit de réponse. Il y dit :

Chère équipe de rédaction

Tout en vous remerciant pour l’intérêt que vous avez porté à mon intervention radiophonique relative à la rencontre organisée par l’ITES et que vous avez publié sous le titre «Le président du Cercle Kheireddine fait descendre Jalloul de son nuage », j’aimerais apporter un petit rectificatif non pas tellement dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler un « droit de réponse » mais d’un devoir de clarification et de courtoisie envers votre journal et ses honorables lecteurs.

Au risque de vous surprendre et de provoquer ceux qui confondent critique et polémique, je pense qu’effectivement, en six mois, nous pouvons tout à fait arrêter l’hémorragie actuelle, amorcer une reprise de la confiance et inverser certaines tendances…non seulement nous pouvons le faire mais nous devons le faire.

Par contre, il est certain que se contenter de vouloir colmater les brèches d’un modèle à bout de souffle ne fera qu’agrandir celles-ci, tout comme attendre les réformes « structurelles », le retour « mécanique » ou « naturel » de la manivelle du « cycle économique », ou pire encore les prochaines élections, avant de trancher dans le vif par des mesures ponctuelles et douloureuses, nous conduirait à une faillite certaine.

En ce sens, toute initiative, y compris celle de l’ITES, de réfléchir à l’avenir de notre pays est bonne à prendre. Nous nous y attelons au sein du Cercle Kheireddine et nous continuons à penser que malgré la prolifération des Think tank, et des rencontres plus ou moins scientifiques, il n’y a toujours pas de « sociétés sous-développées, mais des sociétés sous-analysées » (J Berques).

Le temps nous est compté. Nous avons de moins en moins d’espace pour les réformes graduelles. Les « thérapies de choc », les ruptures douloureuses nous réuniront soit dans l’intelligence de la solidarité et pour les réussir, soit dans la désolation, pour pleurer notre sort et regretter de nous être chamaillés au temps où il fallait non seulement se tolérer mais faire preuve de bienveillance les uns envers les autres.

Oui. Au lieu de nous chamailler sur l’opportunité pour un Think tank d’organiser une rencontre sur l’avenir immédiat de notre Tunisie, je vous propose de débattre du sérieux et surtout de la faisabilité des propositions élaborées.  Parce que – et c’est là l’une des principales critiques que j’aimerais adresser à cette rencontre à laquelle j’ai eu le plaisir de participer – « On sait tous ce qu’il faut faire mais on ne sait pas comment se faire réélire après. » (J-C Junker).

Je pense qu’il est urgent de renouveler nos grilles de lecture du réel et que la crise économique est également une crise de la pensée économique aujourd’hui dominante en Tunisie. Je pense également que nous avons besoin de passer d’une approche en termes d’agrégats économiques à une approche basée sur les acteurs et les logiques d’action pour reconstruire notre gouvernance et rétablir la confiance.

Il me semble également que le plus important n’est pas de reprendre ou de compléter des généralités ou une liste « à la Prévert » de mesures qui confondraient les sciences de l’économique avec les recettes de quelques faux experts,  mais de penser la complexité de la conduite des réformes et des changements. En ce sens, et pour sortir du piège des réformes sans changements, des institutions qui s’affaissent en simples organisations et des politiques qui ne produisent que davantage de législations, il me semble que nous devons dépasser les approches tout aussi « puristes » que simplistes et mono-disciplinaires. Un débat que certains trouveraient théorique, mais sans théorie la pratique n’est qu’aveugle répétition.

Je ne néglige pas la dimension politique de toute réflexion sur l’avenir de notre pays et je ne sous-estime pas non plus la fatale récupération politicienne de toute parole discordante ou simplement nuancée. Mais j’aimerais qu’en ce moment où se joue l’avenir de notre pays, un débat serein, critique et apaisé s’installe entre nous tous. Autrement dit, plutôt que de polémiquer sur les intentions des uns et des autres, je pense que nous avons besoin de rétablir la confiance et de bannir la suspicion. Si j’ai exprimé le point de vue d’un universitaire libre et volontairement critique ce n’est pas pour « descendre » quiconque de son nuage mais au contraire, dans l’espoir que l’on se remette tous à rêver, à espérer et passez-moi l’expression, à monter tous sur le même nuage pour aller encore plus haut.

Merci pour votre patience.

Pr.  Karim Ben Kahla, Président du Cercle Kheireddine et Professeur, École supérieure de commerce de Tunis Directeur de l’ECCOFIGES (Ecole doctorale d’économie, commerce, comptabilité, finance et gestion de l’Université de la Manouba) Campus Universitaire de la Manouba. Page web personnelle : http://credo.me.ht/

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Néji Jalloul, le directeur de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), a appelé dans une déclaration faite aux médias, en marge d’une rencontre tenue, ce mardi 28 août 2018 à l’IHEC de Carthage, à changer les billets de banque. Selon lui c’est une des solutions pour s’attaquer au marché informel et faire sortir le pays de cette crise économique qui sévit depuis des années.

Lors de cette manifestation sur la situation économique intitulée «Le sauvetage économique de la Tunisie», Jalloul a tenu en outre à préciser que réussir une sortie de crise est possible en Tunisie et qu’il faut entamer, en 6 mois, les mesures urgentes. Il a appelé ainsi à mettre en valeur l’intelligence et les compétences nationales.
On va survivre à cette crise (…) les choses ne sont pas aussi compliquées qu’on croit (…) Il faut juste miser sur le dialogue national“, a-t-il dit.

Il a par ailleurs appelé à profiter de cette rencontre visant à entamer les réflexions sur les solutions et les nouvelles pistes de relance économique, soulignant l’importance d’arrêter l’hémorragie et inverser la tendance au moins pour les mois restants de l’année 2018, selon ses dires.

Il a assuré que le problème majeur auquel fait face aujourd’hui la Tunisie est socio-économique et que les politiques entreprises depuis la Révolution ont appauvri la classe moyenne et pauvre et enrichi les riches.

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6 mois seulement pour tirer le pays d’affaire. Néji Jalloul, directeur de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), l’avait sorti dernièrement pour épater la galerie avec les compétences au sein de Nidaa Tounes, capables de réaliser cet exploit, selon l’ex-ministre de l’Education. Et c’est aussi le thème sur lequel l’ITES va plancher ce mardi 28 août 2018 (passons sur le mélange des genres…). Karim Ben Kahla, professeur universitaire et à la tête du Cercle Kheiredine, qui travaille aussi avec Jalloul, nuance fortement ce qu’a dit ce dernier…

Ben Kahla a dit ce matin, sur Express FM, qu’il faut déjà commencer par rétablir la confiance entre l’Etat et les citoyens de manière à lancer les grandes réformes. «Ce qui est une urgence aujourd’hui, c’est comment rétablir la confiance en entreprenant certaines mesures. Nous sommes empêtrés dans une crise de la pensée économique dans le sens où le raisonnement en termes d’agrégats et de chiffres ne fonctionne plus et ne peut pas de toute façon opérer dans une situation aussi complexe que la nôtre. Il faut plutôt raisonner en termes de logique d’acteurs afin de susciter l’adhésion des gens aux réformes et donc rétablir la confiance», précise-t-il.

Les seules choses qu’on peut faire en 6 mois, c’est mettre en place une dynamique, réviser le rôle de l’Etat et celui des organisations nationales, notamment l’UGTT et l’UTICA. Pour la concrétisation des réformes par contre, il faudra beaucoup plus de temps, a déclaré le président du Cercle Kheiredine.
«Avec la configuration politique du moment, nous devons nous habituer à un Etat consensuel, relativement stratège où la société se prend en main», a conclu l’expert.

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L’ex-ministre de l’Education nationale et actuellement à la tête de l’ITES, Néji Jalloul, s’est évertué ces derniers mois à ne pas piper mot sur son parti, Nidaa Tounes et ses nombreux déboires. Et on le comprend, car aborder les questions qui fâchent pourrait lui valoir les foudres du directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi, qui a la colère facile et destructrice. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en sait quelque chose. Donc quand Jalloul se décide enfin à parler du parti, c’est, comme on peut l’imaginer, pour en dire du bien…

Il a déclaré ce lundi 06 août 2018, sur Mosaïque FM, que les compétences de son parti sont capables de faire le boulot. «A Nidaa Tounes, nous avons des solutions pour faire sortir le pays de sa crise en 6 mois !». Chiche est-on tenté de rétorquer à celui qui, d’après un sondage, figure dans le trio des personnalités politiques en qui les Tunisiens ont le plus confiance…

 

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L’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) a organisé, mercredi, en collaboration avec la fondation allemande Konrad Adenauer, une conférence sur ” le gypse, le sable silicieux et les perspectives offertes dans le gouvernorat de Tataouine “.

L’accent a été mis sur les richesses naturelles de la région et les opportunités qu’elles offrent pour la conquête des marchés et la création d’industries de transformation prometteuses.

Le directeur général de l’ITES, Néji Jalloul, a souligné le contraste entre les ressources naturelles et les compétences existantes dans la région d’une part et le fort taux de chômage et la faiblesse de l’infrastructure d’autre part, signalant que le gouvernorat renferme les deuxièmes réserves mondiales de gypse ainsi que d’importantes quantités de sable et de marbre de haute qualité.

Cette conférence est la troisième du genre organisée par l’ITES. Elle a été précédée de rencontres similaires axées sur le sel et la stratégie maritime en Tunisie, dans le but de proposer des solutions aux problèmes posés et d’apporter un appui aux structures concernées.

L’expert Samir Bouaziz, auteur d’une importante étude sur les substances utiles à Tataouine élaborée en 2005 en collaboration avec l’Office du développement du sud et le Conseil régional du gouvernorat, a indiqué à l’agence TAP que les problèmes fonciers constituent les principaux freins à l’investissement dans les substances utilises, appelant à tirer profit des études réalisées.

Les intervenants ont recommandé d’initier des projets créateurs d’emplois et de richesses pour le pays et de mettre en place des centres de recherche et développement, dans la région, pour ouvrir des perspectives aux investisseurs et garantir la gestion durable des richesses. Ils proposent, également, de créer un pôle industriel dans le cadre du partenariat public-privé.

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A 62 ans, le ministre est loin d’être un sinistre et encore moins un inconnu pour le ministère de Bab Bnet où il avait déjà officié pendant 3 années. De nouveau à la tête du département de l’Education nationale depuis septembre 2017, Hatem Ben Salem est en effet, pour ne pas faire plus long, Docteur d’État en droit de la faculté de Droit et des sciences politiques et économiques de Paris. Il est aussi agrégé en droit public de la faculté de Droit et des sciences politiques et économiques de Tunis.

Force est de reconnaitre que «le Mec en a sérieusement dans la caboche». Et pourtant le 6ème ministre de l’Education ne semble pas encore plaire à ces Messieurs de l’enseignement, secondaire notamment. Dans un Post de Fakhri Smiti sur les réseaux sociaux, le second de Lassaad Yaacoubi disait que «il sait qu’il ne restera pas à la tête du ministère, dès le prochain remaniement».

  • L’ombre de Jalloul le gladiateur plane sur Bab Bnet

Ayant muté avec le tonitruant Naji Jalloul dont le syndicat a fini par avoir la peau après que son chef de gouvernement l’a lâché, il prenait en fait la suite d’un véritable guerroyeur lorsqu’il sait qu’il est dans son droit et celui de la Nation.

Un Jalloul qui tenait très bien le bras de fer avec le syndicat ouvrier et savait gagner des batailles, dans une guerre où l’enjeu est civilisationnel et générationnel, et même sociétal. Des enjeux d’autant plus importants et déterminants qu’ils interviennent dans une conjoncture marquée par une baisse spectaculaire du niveau de l’enseignement et des enseignés. Un Jalloul qui rendait presque coup pour coup à un syndicat qui avait créé un bouillonnement politico-médiatique, sans précédent, pour pousser le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à se débarrasser de celui qui a été le seul à s’attaquer à la manne, pour les Instits, des cours particuliers et a pu entamer, certes dans le tumulte, un projet de réforme qu’il ne terminera pas.

C’est tout cet historique de guerre et de guéguerres entre ministère et syndicats qui fait la toile de fond de la relation du nouveau ministre de l’Education nationale avec son ancien rival, un syndicaliste pourtant qui ne fait plus l’unanimité parmi ses pairs et qui fut un temps l’ennemi public N°1 des parents d’élèves.

  • Ben Salem en prend sur la gueule, jusqu’aux menaces

Manifestement moins guerroyeur que son précédent, nettement moins médiatique et médiatisé que lui, moins frontal aussi dans ses prises de position et ses déclarations, Hatem Ben Salem fait de nouveau face au même Lassaad Yaacoubi et aux mêmes demandes, financières surtout, du syndicat des enseignants.

Des demandes que ses patrons de l’UGTT avaient pourtant signés, depuis 2015, pour ne plus en faire. Comme il a fait fi de la décision de justice de rendre les notes trimestrielles, une action de contestation qui met pourtant en grand danger les inscriptions des élèves tunisiens dans les grandes écoles étrangères, le syndicat des enseignants du secondaire a fait fi de la signature de l’ancien secrétaire général de l’UGTT qui avait même signé un accord pour le retrait des journées de grèves des salaires.

Devant le danger, pour l’avenir des élèves tunisiens, le ministre de l’Enseignement décide d’engager le combat avec les mêmes armes. Les enseignants retenaient les notes des élèves, le ministère retiendra les salaires des enseignants. Ces derniers dégainent de suite d’autres armes, plus vils et plus sales, il faut le dire : Des menaces et des insultes. La dernière est prêtée à un enseignant, qui s’adresse à Hatem Ben Salem avec des mots, que nous avons préféré flouter, qui n’ont rien à voir avec la bienséance d’un enseignant qu’on comparerait à un prophète mais plutôt avec l’impolitesse des personnes grossières. Hatem Ben Salem a reçu le message et publié lui aussi un Post sur les réseaux sociaux où il prend acte des «intimidations et des menaces», préférant insister sur le fait que «l’Etat restera au-dessus de tout le monde et se tuera au combat pour que l’école publique reste le phare».

La comparaison pourrait ne pas avoir lieu d’être entre les deux personnalités différentes des deux ministres, il n’empêche que Hatem Ben Salem est désormais attendu au tournant par le Syndicat des enseignants, et pour la suite de ce bras de fer par des parents d’élèves qui n’ont que le ministère pour défendre leurs droits.

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Considérée comme une voie possible vers le développement en Afrique, la notion « d’économie bleue » déterminera l’avenir économique et environnemental de la Tunisie au regard des immenses opportunités qu’elle offre pour la croissance du pays. C’est dans ce contexte que l’institut tunisien des études stratégiques (ITES) a organisé ce mardi 13 mars 2018 une conférence sur «Les assises de la mer : stratégie maritime tunisienne», en présence de plusieurs hauts responsables du secteur de l’agriculture, du transport, de l’énergie.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le directeur général de l’ITES, Neji Jalloul a affirmé que «la Tunisie est en train de revenir à ses diverses ressources naturelles dans le but de créer de la richesse et développer son industrie. Aujourd’hui nous avons de très grandes réserves, je cite à titre d’exemple l’industrie du plâtre dans le gouvernorat de Tataouine, qui germait depuis des années et a commencé à voir le jour. De même, nous avons la mer qui est une réserve vitale, et le savoir-faire que suppose son exploitation jouera un rôle déterminant pour les générations futures. Il nous revient de mettre au point les solutions à long terme sur lesquelles pourra s’appuyer une croissance saine de ce que l’on nomme économie bleue” a-t-il affirmé.

Et l’ex-ministre de préciser que “la Tunisie dispose de 1300 km de littoral, 7 ports de commerce, 60 îles, plus de 300 sites archéologiques sur le littoral et 10 ports de plaisance qui sont mal exploités. Donc on a besoin de développer davantage l’industrie de la pêche maritime, d’améliorer la sécurité maritime, de renforcer la formation académique et la recherche scientifique… Pour ce faire, l’ITES a lancé une stratégie maritime tunisienne nécessitant ainsi l’implication de plusieurs ministères, dont ceux du Transport, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, du Tourisme et de l’Artisanat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Industrie ainsi que des organismes nationaux, dont l’Utica ou la Conect“.

Cette stratégie, selon Jalloul, comporte plusieurs principaux axes : le développement et la restauration de la flotte marchande du pays, le développement des ports de commerce, y compris le port en eaux profondes d’Enfidha, des ports de plaisance et des ports de pêche ainsi que des entreprises de manutention portuaire,  le développement de la logistique, du transport international et du commerce maritime et enfin la formation dans les domaines de l’architecture et de la construction navale, des industries nautiques et du droit maritime…

On rappelle que l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a récemment annoncé qu’environ 200 événements auront lieu entre le 15 juin et le 30 septembre 2018 sur la côte tunisienne de Tabarka à Zarzis, dans le cadre d’une opération baptisée “la saison bleue” qui sera organisée à l’initiative de l’ambassade de France en Tunisie.
«La saison bleue vise à développer le concept de l’économie bleue et à dynamiser le commerce portuaire en accompagnant des projets importants comme le port en eau profonde d’Enfidha par exemple», a expliqué Poivre d’Arvor.

Il s’agit, en outre, de promouvoir et de revaloriser le littoral tunisien à travers l’organisation de plusieurs événements touristiques, balnéaires, nautiques mais aussi économiques et scientifiques.

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Les participants à la rencontre tenue mercredi à Gammarth sur le thème “Solidarité et relation intergénérationnelle” ont appelé à adopter de nouvelles approches visant à inciter les jeunes à participer à la vie publique.
La désaffection des jeunes pour la vie publique résulte d’une erreur collective qui nécessite l’implication de toutes les parties prenantes, a estimé Neji Jalloul, Directeur Général de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES).
Appuyant sur les résultats d’une étude menée par l’ITES, Jalloul a relevé que 40% des jeunes tunisiens souhaitent émigrer. 48% d’entre eux estiment que l’Etat est responsable de la migration irrégulière contre 27% qui pensent que c’est plutôt la famille qui en est la principale cause, a-t-il ajouté.
Les politiques demeurent encore sous l’emprise de la “mentalité patriarcale”, a-t-il encore souligné, déplorant l’absence des jeunes dans les postes de décision et à responsabilité, tant dans le secteur public que privé.
Le Représentant Résident de l’organisation Konrad-Adenauer-Stiftung Tunis, Holger Dix, a mis l’accent sur la nécessité d’ouvrir la voie aux jeunes pour qu’ils participent à la vie publique.
Le secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Abdelkadous Sâadaoui, a appelé à la nécessité d’ouvrir les espaces de création et de réflexion afin de permettre aux jeunes d’exprimer leurs préoccupations et de faire entendre leurs voix.
Les efforts, a-t-il dit, doivent être déployés pour développer l’indice du bonheur chez le Tunisien pour qu’il soit en mesure de rester dans son pays.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi a reçu, mardi au palais de Carthage, le directeur général de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), Néji Jalloul.
A l’issue de la rencontre, Néji Jalloul a déclaré avoir donné à l’intention du président de la République un aperçu de la nouvelle structuration de l’Institut et lui a présenté un ensemble de projets d’études étroitement liés à la réalité et aux préoccupations des Tunisiens.
Le président de la République avait décidé, le 12 septembre dernier, la nomination de Néji Jalloul à la tête de la direction générale de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).

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Le très médiatique ex-ministre de l’Education Néji Jalloul, qu’on a peu entendu depuis son éviction, fait son come back, mais  pas les mains vides. En effet il s’est présenté, sur Jawhara FM ce lundi 11 septembre, avec, dit-il, un projet pour sauver Nidaa Tounes, qui prend l’eau de toutes parts. «Je reviens aujourd’hui vers ma famille Nidaa Tounes pour laquelle j’ai un plan de sortie de crise»…

On a également appris que la semaine prochaine, il allait reprendre, comme si de rien n’était, ses activités d’enseignant universitaire et qu’il reste fidèle à son parti. «Cette année est décisive, il faut redonner du tonus au parti, la diriger vers une nouvelle vision et fédérer davantage ceux qui sont porteurs des principes du parti» a plaidé Jalloul.

L’ancien ministre s’est aussi aventuré sur des terrains qu’on le lui connaissait pas, préfigurant peut-être le nouveau costume qu’il entend endosser. Il a ainsi pointé la concurrence déloyale qui frappe les secteurs du textile et de l’alimentaire en Tunisie. Sa solution : Un «protectionnisme sectoriel», n’hésitant pas à donner l’exemple de Donald Trump aux USA ou du Brexit en Grande-Bretagne.

S’agissant du poste d’ambassadeur qui lui a été proposé après son départ du département de l’Education, il a indiqué : «Je ne veux pas quitter la Tunisie, de plus ma femme risque de perdre son boulot et ma fille est scolarisée ici. J’allais toucher 7000 euros mais j’ai refusé car je veux vivre en Tunisie !».

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Le chef du gouvernement tunisien parlait mardi dernier d’attirer les compétences tunisiennes pour les amener à travailler, dans et pour leur pays. Il est vrai que la Tunisie est le second pays arabe où la fuite des compétences est la plus importante.

Youssef Chahed part pourtant fortement handicapé. Déjà il n’a pas su garder celles qu’il avait sous ses ordres. Ce fut le cas de Saïd El Aïdi, c’était justement une compétence recrutée en dehors des frontières. Il y a eu également Neji Jalloul, c’était aussi une compétence universitaire. Chahed ne s’illustre pas, non plus, comme le chef qui prend la défense de ceux en qui il a placé sa confiance et qui travaillent pour lui. Défendre ainsi l’idée d’attirer les compétences nous semble prêcher dans le désert… de compétences qu’il crée lui-même !

Ce serait insulter son intelligence que de croire qu’il ne le sait pas, mais il est plus que certain que celui qu’on cherche par cette nouvelle fuite, certainement organisée sans qu’on sache par qui, contre un autre de ses ministres, est le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en personne.

L’homme d’Etat dérange, aussi bien ses amis que ses ennemis. Sa guerre contre la corruption dérange. Le retour à la sécurité et la reprise du tourisme dérangent. La reprise de la croissance, pour le second trimestre consécutif, dérange. La Tunisie est en effet désormais un pays où beaucoup veulent que rien ne change. Et pour cela, il faut que la tête de l’Exécutif change. Cela a été assez criant, depuis plusieurs semaines, pour que Youssef Chahed l’entende.

Avant Fadhel Abdelkefi, il y avait eu les «affaires» concernant Mehdi Ben Gharbia et Iyed Dahmani. Bien avant, il y avait eu l’affaire Riadh Mouakhar. Sur les deux premières affaires, le porte-parole du gouvernement s’était officiellement prononcé. Sur la 3ème, personne n’avait demandé le départ de Mouakhar, qui est pourtant dans le même cas de figure qu’Abdelkefi. Ce dernier a eu l’audace et l’intelligence de présenter sa démission. Il l’a fait en direct sur une radio privée de la place, et qui plus est en se démettant de deux ministères dans le même élan. La démission a été acceptée, mais Abdelkefi restera en place jusqu’au prochain remaniement qui devient ainsi imminent, sinon nécessaire et en tout cas une vérité de Lapalisse. Toutes proportions gardées, il est aussi le 3ème ministre de Youssef Chahed à le faire dans un média, après Abid Briki et Neji Jalloul. Trois démissions en un peu plus d’un an, sans compter celle de l’ancien ministre des Affaires religieuses. Quelque chose ne tourne pas rond dans le GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Quelque chose ne va pas aussi chez Youssef Chahed !

Abdelkefi garde par cette démission, à notre sens, notamment sa dignité, alors qu’on se préparerait manifestement à le traîner dans la boue politique. Il retrouve aussi sa liberté de citoyen tunisien, fort convaincu de l’impartialité de la justice comme il l’a dit à la radio, pour pouvoir se défendre dans une affaire déterrée à dessin, «fuitée» 3 années après sa clôture, par ses propres services et médiatisée par d’autres plus puissants. Il retournera aussi vaquer à ses propres affaires, à créer des entreprises et à créer de la valeur ajoutée à l’économie de son pays, comme il sait très bien le faire. Les mauvaises langues diront aussi qu’il retrouvera son salaire (dont on ne dira pas le montant) dont il a abandonné le confort, croyant qu’il le faisait pour servir l’Etat dont il a su être l’homme sans trop en faire.

Reste à se demander comment en est-il arrivé à cette démission. Il n’est en effet un secret pour personne au ministère des Finances que le ministre par intérim a pris la suite d’un ministre qui avait ses protecteurs et ces derniers leurs entrées et sorties dans le même ministère. L’intérim durait un peu trop à leur goût et la liste des prétendants commençait à se faire un peu trop longue pour eux. Cela, d’autant plus que le ministre par intérim s’était fait aider au ministère des Finances par un conseiller qui en sait assez sur les finances pour ne pas qu’on ne lui souhaite pas la bienvenue. Les finances c’est des chiffres et les chiffres c’est des additions et des soustractions qui font des affaires, celles des uns et par conséquent pas celles d’autres. Comprendra qui pourra ou voudra !

Il n’est, non plus, un secret pour personne que le désormais ancien ministre préparait une importante purge au sein de la Douane. Un de ses gradés jurait ses grands dieux il y a quelques jours dans un des bureaux de La Place de La Kasbah qu’il descendra le ministre par intérim quoi qu’il lui en coûtera.

Sur Mosaïque, Abdelkefi a mis le doigt là où il fallait, nous semble-t-il. L’ancien ministre a ainsi assuré que «le document concernant la plainte a été publié sur Facebook. Je n’accuse pas la direction générale de la douane de fuiter ce document». Une déclaration du genre «je dis cela, je ne dis rien» et qui veut certainement dire plus de choses qu’elle n’en dit. Et d’ajouter que «l’information a par la suite été reprise par des journalistes. Mais je déplore encore une fois la déformation des faits». Il ne voulait certainement pas parler, par exemple, de ceux qui l’arrosaient il y a quelques jours de louanges et qui le descendaient déjà en flamme, avant même qu’il n’annonce sa démission !

A qui profite enfin le crime de déstabiliser le GUN, qui mettra certainement de longues semaines à se mettre d’accord sur une nouvelle répartition des fauteuils du gouvernement et trouver un ministre des Finances «prêt à l’emploi» ? Qui a intérêt à salir de la sorte le vis-à-vis de l’Etat face à la Banque Mondiale et au FMI à la veille d’une nouvelle Revue en septembre prochain ? Certainement pas à la Tunisie !

Ce n’est pas défendre le diable que de dire, comme le faisait noter l’agence Reuters, que «Abdelkefi est un membre clé du gouvernement du Premier ministre Youssef Chahed, qui est sous pression pour mener à bien les réformes économiques contentieuses demandées par les prêteurs internationaux et réduire son déficit budgétaire» et que «les gouvernements successifs n’ont pas réussi à faire face à des réformes douloureuses nécessaires pour réviser les dépenses publiques».

 

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Dans une interview accordée au journal “Acharâa El Magharibi” dans son édition de ce lundi 27 mars 2017, le ministre de l’Éducation, Nèji Jalloul, a déclaré qu’il compte rester à la tête du ministère jusqu’en 2019, soulignant qu’une nouvelle étape de travail nécessite une nouvelle équipe.

À la même source, Nèji Jalloul a précisé que des changements avaient été effectués sur son équipe et ont concerné même son chef de cabinet.

Il a par ailleurs indiqué que son ministère est en train d’étudier l’interdiction des cours particuliers à l’extérieur de l’espace éducatif.

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Mohamed Msalmi, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale a annoncé, lors de son intervention, ce mercredi 22 mars 2017 sur Mosaïque Fm, que les cours ne seront pas suspendus le 27 mars prochain dans les lycées.

Il a, en revanche déclaré que l’UGTT appelle au limogeage du ministre de l’éducation et que la réunion administrative de l’enseignement secondaire se poursuivra jusqu’au 15 avril pour prendre les décisions nécessaires visant le remplacement de Néji Jalloul.

Mohamed Msalmi a souligné que les discussions avec le chef du gouvernement sont toujours d’actualité, estimant que le maintien de Néji Jalloul à la tête de l’éducation est un danger pour les élèves et pour l’institution.

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Le membre du bureau exécutif et porte-parole de l’UGTT, Sami Tahri a affirmé, lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion du bureau exécutif élargi de la centrale syndicale qu’une commission administrative du syndicat de l’enseignement secondaire aura lieu, aujourd’hui, mercredi 22 mars 2017, pour prendre les décisions adéquates, en réponse à la demande du syndicat national de l’enseignement secondaire, rapporte Jawhara Fm.

Parmi les points abordés lors de cette réunion, l’application des accords préalablement établi avec la partie syndicale, dont ceux qui ont été signés depuis des années, indique la même source.
Par ailleurs, le bureau exécutif de l’UGTT tient le ministre de l’Éducation responsable de la tension qui règne au sein du ministère, appelant le chef du Gouvernement à trouver un remplaçant rapidement.
D’un autre côté, Tahri a assuré que le différend qui a éclaté entre le syndicat central et le syndicat de l’enseignement secondaire ne se transformera pas en un conflit interne.

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Le président de la République, Béji Caïed Essebsi a déclaré, dans une interview accordée, lundi 20 mars 2017, à la chaîne “Al Watniya” qu’il n’existe aucun différend entre le bureau exécutif de la centrale syndicale et le ministre de l’éducation Néji Jalloul.

Il a en outre estimé que le ministre de l’Éducation accompli son devoir parfaitement et que le gouvernement est satisfait de son rendement.
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Dans un communiqué publié l’après-midi du samedi 18 mars, L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a exprimé son refus de la décision de suspendre les cours dans l’enseignement secondaire, suite à la réunion des représentants syndicaux régionaux.

La centrale syndicale a rappelé son support aux professeurs du secondaire, mais elle a tenu à rappeler que l’année scolaire courante a déjà subit plusieurs perturbations, et que toute nouvelle perturbation ne fera qu’en rajouter une couche. L’UGTT a précisé que ce seront les élèves qui paieront le prix cher d’un conflit entre le syndicat et le ministère de l’Éducation.

“Nous avons tenu à éviter tout ce qui pourrait déconcentrer nos enfants, surtout ceux qui se préparent à passer les examens nationaux… Nous refusons la suspension des cours et nous comptons sur tous les syndicalistes de l’enseignement secondaire et tous les professeurs pour poursuivre le travail sérieux… tout en poursuivant les négociations pour trouver une alternative à la tête du ministère”, indique le communiqué.

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Le chef du gouvernement n’aime manifestement pas qu’on «marche sur ses plates-bandes», ou qu’on le bouscule. D’autres diront, peut-être, qu’il n’aime non plus être mis sous pression ou qu’on le menace de quitter le bateau dont il estime être le seul capitaine et dont il a, seul, la responsabilité.

Moins de 12 heures après l’annonce du ministre de la Fonction publique, Abid Briki, qu’il projetait de quitter le gouvernement, en indiquant qu’il en parlera de nouveau avec son chef, ce dernier le démet de ses fonctions sans attendre et sans autre forme de procès.

Il prend ainsi la main sur un ministre qui ne se sentirait pas faire partie de SON équipe et dont la seule allégeance est pour l’UGTT qui l’aurait «imposé», pour ainsi dire, au nom du «Document de Carthage» dont elle est le plus imposant signataire. Une organisation, dont Chahed avait vu les ravages sur le gouvernement de son prédécesseur où il était déjà ministre.

Le geste pourrait ainsi être perçu comme un recadrage de toute l’équipe d’un GUN (Gouvernement d’Union Nationale) qui n’a toujours pas été «aux ordres» de la seule personne redevable de tous devant l’ARP. «Frappez la chatte et c’est la mariée qui en tirera les conséquences ( أضرب القطوسة تتربى العروسة )», disait un proverbe local !

Evoquant les raisons du «Push-Out» de Briki, un observateur qui a requis l’anonymat nous indique que «personne n’est irremplaçable dans une équipe gouvernementale, qui se doit de travailler dans l’esprit d’équipe et tout team-player qui ne s’aligne pas avec l’esprit de l’équipe, devient gênant». On comprend alors que l’ancien syndicaliste reconverti en politique n’a pas pu s’intégrer à l’équipe de Youssef Chahed et probablement avec la personne même du chef du gouvernement. Notre source y ajoute «les résultats du système de Reporting par rapport aux performances de chaque membre du gouvernement». On comprendrait alors que les performances de l’ancien ministre de la Fonction publique n’aient pas été, surtout en matière de réformes, à la hauteur des attentes du chef du gouvernement et que son départ n’aurait été qu’une question de temps.

Le lendemain sur la même chaîne TV, Briki prend très mal ce limogeage qu’il qualifie d’«insulte», éludera le volet performance et s’attardera sur le «Document de Carthage» qu’il considère comme l’acte fondateur de sa nomination et non le chef du gouvernement. Il sort même de sa réserve lorsqu’il a avoué mettre son téléphone sur haut-parleur lors d’un entretien avec Chahed, et cite des dossiers de corruption relatifs à des personnalités de l’Etat, que Chahed aurait refusé d’étudier.

  • Tel est pris qui croyait prendre ou le syndicaliste victime de son propre piège !

Des différends entre Briki et Chahed, qui ne seraient pas nouveaux, les fuites sur son possible départ ne sont pas récentes. Tout cela laisserait comprendre que Briki était déjà au courant de son possible départ qu’il aurait ébruité, en guise de signal d’alerte aux signataires du Document de Carthage, dont l’UGTT, ou de tentative de pression sur Youssef Chahed, ce qui pourrait en faire une victime et non un syndicaliste qui n’aurait pas su être ministre. De là, il n’est pas exclu que ce limogeage signe le début d’une nouvelle période de turbulences dans les relations Gouvernement-UGTT.

Briki a en effet été un ancien SG adjoint d’une centrale syndicale, déjà en bisbille avec Chahed à propos de son ministre de l’Education. Briki a aussi précisé, lors de son intervention téléphonique sur le plateau d’Attassia vendredi soir, qu’il avait rencontré le nouveau SG de l’UGTT et avait parlé avec lui de son probable départ.

Les mauvaises langues n’excluent pas un possible coup de pouce de Taboubi à Briki pour qu’il quitte le GUN, afin de pousser Chahed à un remaniement qui comprendrait Néji Jalloul [Ndlr : Samedi soir sur Attassia, Briki avouera l’existence de bruits, non officiels, selon lesquels il prendrait la place de Jalloul au département de l’Education], lequel ministre de l’Education aurait déjà fait l’objet d’une plainte, appuyée d’éléments à charge, de la part de l’UGTT. Ce qui est certain, selon un observateur qui a requis l’anonymat, c’est que le lien entre le départ de Briki et l’UGTT existe bel et bien.

Ce qui nous semble sûr, c’est que Briki a, par le show qu’il a fait de l’annonce de son intention de démissionner, donné la nette impression de faire du «chantage» au chef du gouvernement, même si ce mot pourrait paraître fort et bien qu’il ait aussi dit espérer que son départ n’aura pas d’impact sur le gouvernement. Il n’aurait ainsi laissé aucun autre choix à Chahed que de l’exfiltrer avec le moindre mal et même si cette démission ferait du mal au GUN (Gouvernement d’Union Nationale) comme en avait menacé Briki. Ce dernier ne semble pas de toutes les façons connaître cette citation de J.P Chevènement pour expliquer l’une de ses démissions, lorsqu’il disait que «un ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule». Briki ne l’a pas fait, mais en a fait pression et le ciel lui en est tombé sur la tête !

  • Le bon point de l’indéfectible soutien à un Résistant

L’autre point à mettre à l’actif de Youssef Chahed dans ce qui parait être «le remaniement malgré lui», c’est qu’il n’a pas inclus celui dont les syndicalistes de l’UGTT demandent la tête. Un bon point pour ne pas avoir cédé aux pressions, de ne pas avoir lâché son ministre. Il en avait donné l’impression avec la démission de l’ancien ministre des Affaires religieuses. Il corrige peut-être !

Ce remaniement, qui ne clôt pas, paraît-il pas, la question, aura tout de même donné l’opportunité de colmater la brèche du ministère des Affaires religieuses. A sa tête, c’est désormais un ancien juge, sans couleur politique particulière et une personnalité, musulmane sans pour autant être islamiste. Toutes, a priori, des qualités qui devraient lui permettre de mener à bien sa mission à la tête d’un ministère de toutes les polémiques. Et déjà avec Ahmed Adhoum, c’est une sorte de rupture par rapport à un ministère qui n’a vu que des hommes de religion dans un pays qui refuse que la foi fasse la loi.

  • La rupture encore avec un privé chez le public

Autre particularité de ce mini-remaniement, c’est l’introduction d’un sang nouveau en la personne de Khalil Ghariani. L’homme est un membre du BE de l’Utica chargé du dossier des négociations salariales. L’appel à un inconditionnel du secteur privé pour gérer l’épineux dossier de la fonction publique, pourrait témoigner de la volonté de Youssef Chahed d’y introduire une dose de «privé» et de recherche de solutions, de l’autre côté de la barrière, pour un secteur devenu problématique par le poids de sa masse et celui de ses salaires. Vu sous cet angle, Ghariani pourrait, peut-être en effet, consommer la rupture avec les méthodes d’un ancien ministre dont les anciens employeurs tiraient le plus gros de leurs adhérents dans la fonction publique.

Reste la question du remplacement de Fayçal Hafiane au secrétariat d’Etat au Commerce par Abdellatif Hmam. Il est de notoriété publique que Hafiane ne s’entendait pas avec son ministre Zied Laadhari, à propos notamment du dossier des relations commerciales avec la Turquie. Un dossier, dont la première victime avait été l’ancien DG du commerce extérieur.

Jusque-là DG de l’ONTT, Hmam est un énarque qui a fait ses premières écoles au ministère du Commerce et de l’industrie, avant de diriger le Cepex de main de maître et pendant de longues années. Au caractère bien trempé, véritable main de fer dans un gant de velours, il fait peu de doute qu’il saura gérer et le ministre d’Ennahdha et un secteur dont dépend toute la balance commerciale d’une économie tunisienne qui en pâtit depuis 2011.

En attendant tout cela, les premières voix remettant en cause ce remaniement ministériel sont celles d’Ennahdha qui évoque, ce dimanche 26 février 2017 dans un communiqué, «un remaniement fait sans consultations avec les parties signataires de l’accord de Carthage». Chahed et son GUN ne sont pas encore sortis de l’auberge. Si au moins elle était espagnole !

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Entre le ministre de l’Education, Néji Jalloul, et le Syndicat général de l’enseignement secondaire, ça semble être une lutte à mort, symbolique, entendons-nous bien. En effet les deux parties se cramponnent à leurs positions, Jalloul continuant de plus belle ses réformes, drapé sur son bon droit et une popularité qui fait pâlir d’envie ses collègues politiciens et les enseignants réclamant obstinément sa tête, quitte, il faut le dire, à prendre en otage les élèves avec des grèves qu’ils ont promis de faire jusqu’à l’éviction du ministre. Tout cela ne sent pas très bon, surtout pour l’avenir de nos chers petits, déjà plombé par une baisse continuelle de leur niveau d’études. Face à ce conflit mortifère, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, reste étonnamment silencieux, laissant son ministre se débattre tout seul dans la fosse aux lions et refusant tout arbitrage pour que tout ce petit monde sorte de ce bras de fer par le haut. Encore une occasion de prise de parole ratée par Chahed…

Ce mercredi 22 février, le Secrétaire général adjoint du syndicat général de l’enseignement secondaire, Néjib Sallemi, s’est réjoui d’un taux de participation à la grève dans les collèges et les lycées publics de 97%.
“Les grévistes exigent que le Chef du gouvernement trouve un remplaçant à la tête du ministère de l’Education”, a déclaré Sallemi, estimant que “l’actuel ministre représente un danger pour le secteur à travers ses décisions unilatérales improvisées et ses offenses à l’encontre des enseignants”.
“Les sit-in ouverts dans les sièges des délégations régionales de l’Education se poursuivent, a-t-il lancé, et nous irons vendredi aux délégations de la jeunesse et des sports pour faire pression sur la présidence du gouvernement afin d’activer le projet de statut des métiers du sport et des animateurs sportifs, non encore parus au Journal Officiel”.

Une instance administrative sectorielle du syndicat de l’enseignement secondaire pourrait se réunir le 2 mars pour examiner les modalités d’un éventuel arrêt des cours “en cas d’échec des négociations avec la présidence du gouvernement”, selon les déclarations du Secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi, lors d’une conférence de presse tenue lundi dernier.

Jalloul dans ses habits de combat

En face, l’inflexible et preux Jalloul a mis ses habits de combat, manifestement prêt à en découdre avec les enseignants, jusqu’au bout, comme il l’avait déjà déclaré dans les médias suite aux bruits sur son éviction pour le mettre dans un placard à la présidence de la République. Le ministre de l’Education a déclaré ce mercredi que les mouvements de protestation demandant sa révocation sont une “affaire normale” qui ne le “dérange pas”, estimant que “chaque citoyen a le droit de réclamer le remplacement d’un ministre, dans le cadre de l’exercice démocratique”.

Jalloul réagissait à la grève observée ce mercredi par les enseignants des collèges et des lycées secondaires pour revendiquer sa révocation, alors qu’il effectuait une visite à l’école primaire Cherfech 24 à Sidi Thabet (gouvernorat de l’Ariana) où il a supervisé l’installation du Conseil de l’élève citoyen.
“Je comprends les revendications des enseignants, y compris celles relatives à ma révocation”, a-t-il déclaré.
Et d’ajouter: “Ceux qui exigent ma révocation devront attendre les prochaines élections, parce que je poursuivrai la réforme de l’éducation et redoublerai d’efforts pour consacrer le principe de citoyenneté chez nos enfants, et pour ancrer la culture de la démocratie et des élections en eux dans le but de former une nouvelle génération de citoyens responsables et conscients de leurs droits et leurs devoirs envers la patrie”.

Le ministre a en outre expliqué que l’exercice de la pratique démocratique à travers le Conseil de l’enfant citoyen est une partie intégrante du processus d’édification qui vise à faire de la démocratie et des élections un élément vital de l’identité arabo-musulmane modérée.
“La consécration des principes universels et des nobles valeurs chez les élèves, à travers les cours d’éducation civique dispensés de manière moderne et non traditionnelle, entre dans le cadre de la réforme éducative escomptée”, a-t-il encore souligné.

Une véritable campagne électorale a été menée à l’école Cherfech 24, moyennant affiches et banderoles résumant les promesses électorales (amélioration de l’environnement de l’école, programmes récréatifs et d’animation, clubs culturels, etc) ainsi que le passage aux urnes dans des bureaux de vote aménagés pour la circonstance, avec un chef de bureau, des membres et des observateurs. Une ambiance festive a marqué cet événement et les élèves étaient fiers de participer à l’opération de vote, a constaté la correspondante de l’agence TAP.

Les enseignants des collèges et des lycées secondaires ont observé ce mercredi une grève, accompagnée de sit-in dans les délégations régionales de l’Education depuis lundi et d’un rassemblement des enseignants prévu le 1er mars devant le ministère de l’Education et le palais du gouvernement à la Kasbah “jusqu’à ce que le ministre de l’Education soit remplacé”, selon les déclarations du secrétaire général de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi.

TAP

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