Tags Posts tagged with "nidaa tounes"

nidaa tounes

par -

Les succès du chef du gouvernement, Youssef Chahed, notamment contre la corruption, qui en ont fait en un clin d’oeil le personnage phare de la scène politique, seraient de moins en moins digestes pour les ténors de son parti, Nidaa Tounes, surtout Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif et Sofiane Toubel, chef du groupe parlementaire, enfin ce qui en reste (le groupe a perdu une trentaine d’élus depuis 2014). A en croire Jeune Afrique, mais c’était un secret de polichinelle, la croisade du chef du gouvernement contre la corruption pourrait mouiller et éliminer de fait certains cadres du parti, ce qui dégagerait un boulevard pour Chahed à la prochaine présidentielle. Et pourquoi pas un brillant destin à la Macron…

Des sources proches du bureau politique de Nidaa Tounes ont confié au magazine africain que certains des détracteurs du locataire du palais de la Kasbah, comme ultime tentative pour atomiser la popularité sans précédent de Chahed sous la 2ème République, se seraient résolus à orchestrer une campagne dans les médias et sur les réseaux sociaux. L’idée, machiavélique, serait de pointer l’action de Chahed en tant qu’expert international au sein du ministère américain de l’Agriculture, jusqu’en 2015, pour introduire les produits de la très controversée firme Monsanto, décriée dans beaucoup de pays, notamment européens, pour ses OGM (organismes génétiquement modifiés) dont les effets sur l’homme inspirent les craintes…

par -

Jusqu’où le bloc parlementaire de Nidaa Tounes va fondre ? C’est la question que, légitimement, on peut se poser en apprenant ce mardi 04 juillet 2017, par la bouche de Mohammed Ennaceur, président de l’ARP, le départ du député Issam Matoussi. La énième défection au sein du groupe sorti majoritaire des législatives du 26 octobre 2014. Est loin le temps où les nidaïstes trônaient fièrement au Parlement avec leurs 86 élus. C’est Ennahdha qui se frotte les mains, lui qui a pu, malgré les soubresauts et dissensions internes soigneusement planqués sous le tapis, conserver son bloc de 69 députés, a regardé tranquillement Nidaa se débattre dans la fange et s’est emparé sans le moindre effort de la majorité à l’Assemblée…

A noter que la démission de Matoussi avait été précédemment ébruitée et qu’elle a été actée ce mardi au début de la séance plénière. Après ça, le bloc parlementaire de Nidaa à se retrouve avec un maigre paquet de 58 élus, 11 de moins que Ennahdha…

par -

De tous les -trop nombreux- chefs du gouvernement qui se sont succédé en Tunisie depuis la Révolution, l’actuel, Youssef Chahed, passera à la postérité comme celui à qui il est arrivé de pouvoir en faire à sa tête. Non pas parce que tels sont ses choix et sa volonté, mais parce que, essentiellement, il a été servi par ce qui peut s’apparenter à une opportunité «  divine », sa campagne contre la corruption dont il tire d’incroyables dividendes en termes de popularité et, bien plus encore, d’indépendance vis-à-vis des deux partis majoritaires au Parlement qui voyaient en lui, au départ, un doux agneau, très peu susceptible d’insubordination.

Le désormais indomptable locataire de la Kasbah aura l’occasion d’en faire étalage et la démonstration lorsqu’il s’agira d’opérer ce remaniement ministériel dont il est abondamment question pour prendre les allures d’une fatalité en fonction de laquelle tout l’échiquier politique ou presque s’échine à se déterminer. Que ce soit à travers des messages pas toujours subliminaux, d’indications franches et explicites, de manifestations d’intérêt, ou même carrément d’injonctions, certes parementées de propos avenants, comme a choisi de le faire le directeur exécutif de Nidaâ Tounès, Hafedh Caïd Essebsi, la ruée vers le prochain gouvernement est devenue une guerre de positions à laquelle se livrent les deux prépondérants, Nidaâ et Ennahdha. Ils s’y investissent, et en désespoir de cause, après avoir échoué à obtenir la tête de Chahed, mise à prix déjà depuis le mois de mai.

Deus ex machina 

Mais c’était compter sans cette sorte de deus ex machina qui a changé la donne et brouillé toutes cartes. Le chef du gouvernement, alors fragilisé par ce qui se passait à El-Kamour et les casseroles qu’il a ramassées dans la gestion de la crise, a jeté toutes ses forces dans la bataille contre la corruption dont le prologue, alors impensable, a été de placer en résidence surveillée celui qui passait pour le plus intouchable des barons de la corruption dans le pays, Chafik Jarraya, convaincu, en prime, d’intelligence avec une armée étrangère. S’en est suivie une vague d’arrestations sans précédent touchant les caciques de maints autres bastions de la corruption dont des affidés ont été démasqués au sein mêmes des deux grands partis qui soutiennent le gouvernement et peuplent le Parlement.

Cessant d’être le captif de Nidaâ dont il est issu et Ennahdha qui a fait profession de foi de lui servir d’assise, Youssef Chahed semble tout à fait en état de tenir les engagements qu’il avait pris lors de son investiture par l’Assemblée des représentants du peuple. Il aura mis plus de dix mois pour le faire, et d’abord en décidant de se doter d’un gouvernement sur lequel les deux partis majeurs auront un droit de regard ramené à la portion congrue. Ce sera sans doute chose faite après sa visite à Washington. Il entrerait alors dans le vif du sujet en faisant place nette dans son quant-à soi gouvernemental, indispensable pré-requis pour le lancement des réformes, douloureuses et autres, qu’il a dit entendre mener. Le tout à l’abri des influences et des velléités d’ingérence de son supposé bouclier politique même s’il n’est pas exclu que la majorité parlementaire ne sera pas dépouillée de sa « capacité de nuisance » de lui tenir la dragée haute lorsqu’il s’agira de voter les projets de loi, un exercice dans lequel elle a montré toute l’étendue de son art et de sa science.

Des combats d’arrière-garde !

Hafedh Caïd Essebsi a beau revendiquer le primat de son parti et faire prévaloir son droit en tant que vainqueur des élections législatives pour exiger une présence plus large dans la composition du gouvernement. Mais il omet de se rendre à l’évidence que ce statut est dépassé par les événements et par la nouvelle réalité politique avec d’abord le Document de Carthage et ensuite avec le pathétique émiettement de son parti, vite supplanté par Ennahdha à l’ARP. BCE junior a aussi beau clamer en allusion à Youssef Chahed, dans son fameux enregistrement de conversation à bâton rompus : «  Nous l’avons amené pour nous prêter main forte, et le voilà qu’il gouverne en solitaire ». Mais le fait désormais établi est que ce Chahed-là est désormais rangé au magasin des accessoires, ayant conquis le statut d’un homme totalement affranchi de la tutelle de son parti au point qu’on lui prête le projet d’en créer un autre, le sien propre. Surtout, il s’est arrogé un carré du pouvoir et un territoire politique qui rendent chimérique toute tentative de l’en déloger.

Les tourments d’Ennahdha n’en sont pas moins vifs, même si le mouvement s’en épanche dans des termes voilés. Mais ses craintes sont réelles concernant les chaises musicales sur lesquelles Youssef Chahed est en train de travailler. Davantage que de garder ses représentants au gouvernement actuel, notamment le ministre du ministre de l’Industrie et du commerce, Zied Laadhari, dont l’office lui vaut d’acerbes critiques, Ennahdha lorgne d’autres portefeuilles comme celui de l’Education, et s’emploie à étoffer sa présence au sein du gouvernement de manière à refléter son poids politique, notamment au niveau de la Représentation nationale. C’est sans doute pourquoi elle est mise sous pression par les siens pour fixer un plafond à ce remaniement ainsi que des lignes rouges que Chahed ne devrait pas franchir sous peine d’entrer dans une confrontation avec l’état major du parti.

Chahed réussira-t-il à reléguer au rôle de seconds couteaux Nidaâ et Ennahdha pour se consacrer comme il l’entend à la tâche à la faveur de laquelle il tiendra ses engagements, affirmera son statut de timonier de l’action gouvernementale et ira de l’avant dans la mise en œuvre de cette ardente obligation qu’il a fait sienne, celle de livrer contre la corruption une guerre et non une bataille sans suite, comme il l’a affirmé au New York Times? Davantage qu’une question, c’est tout un programme et un avenir qui sont en jeu.

par -

Des dirigeants de Nidaa Tounes se sont prononcés en faveur de la restructuration du gouvernement en raison des manquements dans certains départements ministériels et des suspicions de corruption

Des dirigeants de Nidaa Tounes se sont prononcés, ce jeudi, en faveur de la restructuration du gouvernement et d’un remaniement ministériel, en raison des manquements constatés dans certains départements ministériels et des suspicions de corruption qui pèsent sur certains responsables.
Khaled Chawket, dirigeant au Nidaa Tounes a jugé ” indispensable ” d’opérer, aujourd’hui, un remaniement ministériel pour combler les lacunes constatées au niveau de certains départements ministériels.
Dans une déclaration à l’agence TAP, il a indiqué que l’appel à ce changement, en cette période bien précise, n’entraînerait aucune perturbation sur l’action du gouvernement, bien au contraire, il permettra, si besoin est, de conforter le rôle du gouvernement et de combler les lacunes dans certains ministères.
Pour sa part, Hafedh Caid Essebsi, directeur exécutif de Nidaa Tounes (et fils du président de la République), a appelé, dans un statut posté sur sa page ” Facebook ” à un remaniement ministériel.
Hafedh Caid Essebsi a jugé ” nécessaire” d’opérer un remaniement en profondeur et de restructurer le gouvernement, dix mois après la signature du Document de Carthage.
“Cet appel au remaniement est plus que jamais nécessaire pour donner plus d’efficacité et de cohésion à l’équipe gouvernementale au service de l’intérêt du peuple tunisien”, a t-il affirmé.
Pour Hafedh Caid Essebsi, le rendement de certains ministères est en dessous de la moyenne, ce qui impose, aujourd’hui, un remaniement.

par -

L’association Winou Etrottoir a convoqué la presse hier jeudi 22 juin 2017 à l’hôtel Majestic pour mettre sur la place publique sa charte d’engagement citoyen et distribuer les bons et les mauvais points. L’exposé a d’abord égrainé les transgressions puis a attaqué la série d’engagements et d’actions.

En lien direct avec l’effervescence électorale en vue – élections municipales -, Winou Etrottoir a fait savoir qu’elle a entamé l’élaboration d’une charte d’engagement citoyen comportant 4 chapitres (bonne gouvernance & Transparence, Cadre de vie & Urbanisme, Transport & mobilité et Démocratie participative) et 14 points. Les parties qui apposent leurs signatures sur ce document sont tenues de se conformer à la totalité des volets de cette charte, prenant l’engagement de les mettre en oeuvre, de les propager et de veiller à leur application sur les plans local, régional et national. 13 partis politiques, de différentes obédiences et l’INLUCC ont déjà paraphé ce document, a indiqué l’association. Mais il y a les abonnés absents, et pas des moindres : Nidaa Tounes et Ennahdha. Jusqu’à hier, les deux formations phares de la scène politique locale faisaient la sourde oreille, alors que Nidaa a été la première formation sollicitée par l’association.

Pour rappel, Winou Etrottoir a vu le jour il y a à peine deux ans, mais son activisme, notamment sur Facebook avec les clichés révoltants sur la défiguration des espaces urbains, en a fait très rapidement un élément du quotidien des citoyens. Winou Etrottoir est devenue, légalement, une association en octobre 2016 et a entamé officiellement ses actions en janvier 2017. Les activistes ont fait beaucoup de chemin depuis, forçant les autorités à leur prêter une oreille attentive et les partis politiques, prompts à s’afficher avec tout ce qui est populaire, à adhérer à la dynamique…

Le journal libyen “Al Marsad Al Yawm” a publié, samedi 18 juin 2017, des photos de l’une des réunions secrètes ayant regroupé des dirigeants de Nidaa Tounes et une délégation du commandement général de l’armée libyenne conduite par le colonel, Ahmed Al Mesmari.

Une source libyenne a par ailleurs indiqué à Mosaïque Fm, que cette réunion s’est déroulée à Sfax, en présence du consul libyen, Bahloul Essid. La même source a refusé, en revanche, de dévoiler les noms d’autres personnalités ayant participé à cette réunion.

D’après le journal libyen, la réunion a eu lieu avant le mois de Ramadan, probablement entre avril et mai 2017 et que la délégation de Nidaa Tounes était conduite par le président exécutif du parti Hafedh Caied Essebsi qui était accompagné de Borhène Besaies et des membres du bureau juridique du parti et d’autres dirigeants.

Le journal a également affirmé que la réunion est censée coordonner les efforts entre les forces armées libyennes et Nidaa Tounes pour la lutte antiterroriste, notamment en matière de renseignements sur les personnalités terroristes actives dans les deux pays. La partie tunisienne a fourni des informations importantes sur les mouvements des figures du terrorisme libyennes sur les territoires tunisiens sans toutefois donner des précisions sur leurs identités.

Les deux parties ont convenu de créer une salle d’opération sécuritaire conjointe qui a entamé déjà son travail. La réunion a eu pour objet également, les activités qataries en Libye, les relations de Abdelhakim Belhaj avec des parties tunisiennes dont notamment l’homme d’affaires, Chafik Jarraya, indique la même source.

par -

Les députés Leila Chattaoui et Ennaceur Channoufi (groupe de Nidaa) ont rejoint le bloc Al-Horra du mouvement Machrou Tounes, a annoncé, mardi 13 juin 2017, le président de l’assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur.
” Le nombre des députés de Nidaa Tounes s’élève désormais à 59 “, a ajouté le président de l’ARP à l’ouverture d’une séance plénière consacrée à l’examen d’une série de projets de lois.
La composition des groupes parlementaires à l’ARP se compose désormais comme suit :
Ennahdha : 69 députés
Nidaa Tounes : 59
Al-Horra : 23
Front populaire : 15
Bloc Démocrate : 12
UPL : 11
Afek Tounes et l’appel des Tunisiens à l’étranger : 10
Bloc National : 7
Députés n’appartenant pas aux groupes : 11

par -

La députée Sabrine Goubantini a dit lundi, avoir comparu devant le juge d’instruction près le tribunal militaire permanent de Tunis pour s’expliquer sur ses accusations portées contre des dirigeants de Nidaa Tounes. Goubantini avait accusé plusieurs membres de parti de complot contre la sûreté de l’Etat.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Goubantini a affirmé avoir porté plainte à travers son avocat, Mr Abdessattar Messaoudi, contre plusieurs personnes pour ” diffamation et menaces de mort explicites “.
Le comité politique de Nidaa Tounes avait décidé, mercredi dernier, le gel de l’adhésion de la députée Sabrine Goubantini jusqu’à la tenue de son congrès et son exclusion du bloc parlementaire, décision prise sur la base d’une pétition signée par 42 députés pour ” son comportement portant atteinte à l’image du parti et à son unité”.
Plus tard, le ministère public avait ordonné l’ouverture d’une information judiciaire sur les déclarations de la députée, relatives aux informations portant atteinte à la sécurité nationale qui ont été abordées lors d’une réunion, précédente, du parti Nidaa Tounes.
Selon le substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis et porte-parole du Pôle judiciaire de lutte antiterroriste, Sofiène Selliti, la décision intervient en application de l’article 31 du code de procédure pénale et suite aux propos tenus par Sabrine Goubantini dans l’émission ” La Matinale ” diffusée sur les ondes de ” Shems FM “.
Selon Goubantini, des informations portant atteinte à la sécurité nationale ont été abordées lors d’une réunion précédente du parti.

par -

“Je suis issu de Nida Tounès et j’en suis fier. Ce parti fondé par le président Béji Caïd Essebsi a créé un équilibre profond et profitable à la démocratie dans la vie politique tunisienne. Ce parti a connu beaucoup de crises que nul ne saurait nier”, a déclaré le chef du gouvernement, Youssef Chahed dans une interview accordée au journal Lapresse est parue dans son édition de ce dimanche 4 juin 2017.

Il a par ailleurs précisé que Nidaa Tounes connaît une crise de leadership depuis que le président Béji Caïd Essebsi est au palais de Carthage. “Il est encore désorganisé structurellement. Je nie catégoriquement viser le parti Nida Tounès, c’est insensé. J’ai de bonnes relations avec tous les élus de Nida Tounès. Certains veulent semer la zizanie et la discorde. Mais je suis à égale distance de tous les partis tels Nida, Ennahdha, Afek ou autres”, a-t-il ajouté.

par -

Le centre de gravité de la présente campagne contre la corruption semble se déplacer vers le Bardo, avec des soupçons qui s’agglomèrent pour incriminer des députés d’avoir trempé dans des faits de corruption, de s’y être associés ou encore de les avoir favorisés. Soupçons, disions-nous, et uniquement cela, car il ne peut s’agir que d’une perception, d’une opinion défavorable à l’égard de quelqu’un, de son comportement, fondé sur des indices, des impressions, des intuitions, mais sans preuves précises. Mais c’est suffisant pour déclencher une action en justice, une information judiciaire, pour aller au fond des choses, démêler le vrai du faux, pour finalement aider à la manifestation de la vérité. Et c’est alors que l’on cessera de parler de soupçons pour entrer dans le vif du sujet, instruire à charge comme à décharge, inculper et enfin juger.

Sans qu’il y ait lieu d’être sélectif, ce sont les élus de Nidaâ Tounès, qui sont en train d’essuyer ces présomptions de faits de corruption, pour avoir été proches -d’aucuns affirment aux ordres et sous la coupe- de l’homme d’affaires Chafik Jarraya, et sans doute d’autres, même s’ils s’en défendent avec la dernière énergie. Certains d’entre eux, du reste, poussant loin les limites de cet exercice, veulent renoncer à l’immunité parlementaire, histoire de convaincre leurs détracteurs qu’ils n’ont rien à craindre ni à cacher. Leur groupe parlementaire va même jusqu’à dénoncer vigoureusement la « campagne tendancieuse s’appliquant à exploiter les récentes arrestations pour nuire à l’image de plusieurs députés du parti ».

Une assurance et un aplomb qui cachent mal cet émoi qui s’est installé sous la coupole de l’Assemblée des représentants du peuple. Une aubaine pour l’opposition pour tirer à boulets rouges sur ceux des élus de Nidaâ, mais dans une bien moindre mesure d’Ennahda, déjà sous ses fourches caudines pour commission des faits réels ou supposés couvrant les dessous de table, les fraudes de toutes sortes,           l’extorsion, le favoritisme et le détournement des fonds publics et privés, bref la corruption et la concussion dans leur acception toute générale.

Des pratiques dont on dit qu’elles sont répandues dans certains compartiments de la Représentation nationale comme dans de très nombreux parlements dans le monde, par exemple en France où , selon un récent sondage, les parlementaires figurent à la tête des responsables jugés les plus corrompus (77%), les députés européens (76%) et le pouvoir exécutif national (72%). Pour autant, leurs pairs tunisiens devraient-ils s’offusquer outre mesure d’accusations de la même eau ?

Des accusations et griefs disséqués dans le dernier rapport de Crisis Group où l’ARP est présentée comme « le centre de convergence des réseaux clientélistes », une assertion validée par des entrepreneurs, de hauts fonctionnaires, de militants politiques et syndicaux qui affirment en chœur que « plusieurs députés sont devenus spécialistes de courtage et de portage d’affaires ». Mais surtout, « les opérateurs économiques qui ont financé la campagne électorale de certains partis ou ils ont été élus, influencent directement les nominations des ministres, des secrétaires d’Etat, des cadres de l’administration centrale, régionale et locale, y compris des douanes et des forces de sécurité intérieure ». Et ces derniers sont tenus de « renvoyer l’ascenseur » aux hommes et femmes d’affaires qui ont contribué à les nommer en bloquant et débloquant des projets économiques, une fois en poste. Certains, comme sous la dictature, se verraient dans l’obligation d’obtempérer pour éviter de voir leurs dossiers de mœurs, de fiscalité ou de corruption étalés au grand jour, d’autres le feraient sous la menace de révocation ou seulement pour s’acquitter de leur dette.

En attendant Chahed !

Alors que le processus investigatif se poursuit sans révéler plus que ce que l’on sache déjà, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’a pas soufflé mot de l’ordonnance de sa croisade, depuis ses furtives et cornéliennes déclarations sur le choix que les Tunisiens sont sommés de faire entre leur pays et la corruption. L’opportunité lui sera offerte de préciser sa pensée et d’en dire davantage à l’opinion publique à travers l’ARP convoquée à cet effet en séance plénière pour débattre du processus de la lutte contre la corruption, selon son président Mohamed Ennaceur qui a salué l’initiative « singulière » de Chahed, ayant eu une influence positive sur l’opinion publique car « elle a renforcé la confiance en l’Etat ».

Ce qu’il faut attendre du chef du gouvernement, c’est moins des professions de foi et des déclarations d’intention qu’une stratégie cohérente, efficace et de long terme pour déconstruire tout le système à l’enseigne duquel s’organise et se structure la corruption dans le pays. Il lui sera tout aussi indispensable de lancer un cri de ralliement pour mobiliser dans une même cause toutes les composantes de la communauté nationale et toutes les articulations de l’Etat, singulièrement la magistrature à laquelle sera confié l’essentiel du travail.

par -

Le président de la république, Béji Caid Essebsi a rencontrera ce mercredi matin, 31 mai 2017 une délégation de Nidaa Tounes au palais de Carthage, rapporte Mosaïque Fm.

Cette délégation est composée de membres du bureau exécutif de Nidaa Tounes et du président du bloc Sofiène Toubel, indique la même source.

Cette réunion est censée appuyer les efforts du gouvernement de l’union nationale dans sa guerre contre la corruption. BCE devra également rencontrer des représentants des autres partis formant la coalition au pouvoir dont Afek Tounes.

par -

Lors de sa réunion, lundi 29 mai 2017, à l’ARP, le bloc parlementaire de Nidaa Tounes a décidé de saisir la justice pour poursuivre “ceux qui s’attaquent aux députés et essayent de ternir leur image et ce, suite aux dernières arrestations effectuées dans le cadre de la compagne menée par le gouvernement contre la corruption”, selon le parti.

Nidaa Tounes a également décidé de présenter une initiative concernant la lutte contre la corruption.

Par ailleurs, dans une déclaration de presse, le député du groupe parlementaire de Nidaa Tounes, Jalel Ghdira a précisé, lundi, que quiconque soupçonné de corruption, qu’il soit député ou simple citoyen, doit être traduit devant la justice, se disant favorable à la divulgation de noms impliqués dans la corruption et à leur comparution devant la justice quelles que soient leurs responsabilités.

“Aucune accusation n’a encore été portée contre des acteurs politiques”, a-t-il fait remarquer.
Plusieurs députés du bloc parlementaire de Nidaa Tounes ont été accusés d’avoir des liens avec l’homme d’affaires Chafik Jerraya, arrêté récemment pour “atteinte à la sûreté de l’Etat”.

A noter qu’un groupe de députés a, volontairement, demandé la levée de l’immunité parlementaire, dont les membres du bloc “Al Horra” du mouvement Projet de la Tunisie ainsi que les députés Leila Chattaoui et Wallid Jallad.

par -

Le mouvement Nidaa Tounes a affirmé son soutien aux efforts déployés par le gouvernement dans la lutte contre la corruption, “un point essentiel dans le Document de Carthage et le programme du gouvernement d’union nationale”, selon le parti.
Dans le cadre de la campagne d’arrestation menée, depuis mardi, contre un certain nombre de personnes impliquées dans des affaires de corruption, le parti a souligné, mercredi, dans un communiqué, son adhésion au processus des grandes réformes nationales dont la lutte contre la corruption.
Le parti a dit, dans ce contexte, soutenir toute initiative législative visant à développer le système judiciaire dans ce domaine, ajoutant que Nidaa Tounes œuvrera à présenter une initiative législative sur la transparence de la vie publique et l’organisation de l’espace public.
Une campagne d’arrestation d’hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption financière et administrative a été lancée, mardi soir, dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence, a précisé une source de la présidence du gouvernement. Parmi eux, figurent les hommes d’affaires Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi.
D’autres noms ont été relayés par certains médias, notamment Kheireddine Meddeb et Néjib Ben Ismail sans que leur éventuelle arrestation soit confirmée ou infirmée par une partie officielle.

par -

Le dirigeant au sein de Nidaa Tounes, Khaled Chaouket a souligné la nécessité de procéder à un remaniement ministériel.”Ce n’est pas seulement la demande de Nidaa Tounes mais une nécessité. Nonobstant les noms, la situation actuelle impose un remaniement ministériel”, a-t-il dit.

“Certains poste sont vacants et d’autres gérés par des intérimaires”, a assuré Chaouket, appelant à une évaluation du rendement des ministres “le chef du gouvernement s’est engagé à le faire”.

En cas de remaniement ministériel, Chaouket à fait savoir que Nidaa Tounes aura son mot à dire en tant que premier parti de la coalition gouvernementale.

par -

Nidaa Tounes a entamé, semble-t-il, sa thérapie de choc. Le parti a convoqué la presse ce mercredi 17 mai 2017, à son siège, pour lui présenter une batterie de nouvelles mesures censées donner un coup de fouet à une formation qui ne fait plus battre le coeur de ses militants et dont certains cadres ont pris la poudre d’escampette, lassés par les querelles intestines et les combats de coq des égos surdimensionnés.

Lors de cette conférence de presse, animés par le chef du bloc parlementaire du parti, Sofiène Toubel, le chargé des affaires politiques du parti, Borhen Bsaies et Khaled Chouket, on a appris qu’un «centre de réflexions et d’études» allait bientôt être mis en place. Le but de la manoeuvre : pondre des idées et projets politiques, des études et des recherches. Les cibles n’ont pas été précisées, mais on peut imaginer que cette structure va ratisser large, d’autant plus que les problèmes et trains qui n’arrivent pas à l’heure ne manquent pas dans le pays !

Un «conseil supérieur pour les compétences» est également dans les tuyaux. Ce dispositif sera opérationnel dès les prochaines municipales et ces “sauveurs” d’un autre genre vont être ventilés dans tous les comités du parti, a indiqué Chouket.

Par ailleurs on a appris qu’une «commission ad hoc des affaires politiques» va être créée, avec pour objectif l’évaluation du discours politique et la défense de la ligne de Nidaa Tounes.

par -

Nous venons d’apprendre que le bureau exécutif de Nidaa Tounes a officiellement décidé d’exclure la députée Leila Chattaoui du bloc parlementaire du parti à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Leila Chettaoui est accusée d’être derrière la fuite de l’enregistrement de la réunion du bureau politique de Nidaa Tounes, un déballage qui avait provoqué un scandale dans le pays.

par -

L’ancien ministre de l’Éducation, Nèji Jalloul a considéré que Nidaa Tounes est fini et qu’il n’a plus de dirigeants. « Aujourd’hui, Nidaa Tounes existe sur le papier seulement.», a-t-il estimé.

Il a par ailleurs ajouté, dans une interview accordée, ce mercredi 3 mai 2017, au journal “Akhbar El Joumhouria”, qu’après les élections, et à cause de la guerre des positions, Nidaa Tounes a explosé et est devenu un corps sans vie.

Il est à rappeler à ce propos que le chef du gouvernement, Youssef Chahed avait récemment limogé deux ministres à savoir celui des finances, Lamia Zribi et de l’Éducation, Néji Jalloul.

par -

Le directeur exécutif de Nidaâ Tounes, Hafedh Caied Essebsi (HCE), a indiqué, dans une interview accordée, lundi 24 avril 2017, à sputniknews, que son parti ne se mêle ni de près, ni de loin des affaires de l’administration ou du pouvoir exécutif.

HCE a, dans le même cadre, indiqué que son parti respecte la spécificité des prérogatives constitutionnelles des trois présidences – la présidence de la République, celles du gouvernement et du Parlement -, estimant à ce propos que la relation entre Nidaâ Tounes et les trois institutions est organique.

par -

12 membres du bureau central de Machroô Tounes de Tunis 2 ont rejoint officiellement, aujourd’hui Nidaa Tounes.
Le membre démissionnaire du bureau central de Machroô Tounes Ali Hasnaoui a assuré, dans une déclaration, dimanche 23 avril 2017 à Shems Fm, que cette décision avait été prise depuis deux semaines.

par -

La députée de Nidaa Tounes, Nejia Ben Abdelhafidh a présenté officiellement sa démission du bloc de son parti. Elle a indiqué que le parti a déraillé et a renoncé à ses constantes.

Par ailleurs, Najia Ben Abdelhafidh a par ailleurs dénoncé, dans une déclaration à Mosaïque Fm, les tentatives de sabotage des travaux de la commission des Tunisiens à l’étranger et a souligné que la délégation parlementaire qui s’est rendue récemment en Libye a refusé de donner des informations sur le dossier des enfants portés disparus dans ce pays, à ladite commission.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux