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Anticipant l’accroissement des besoins humanitaires et médicaux, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent l’aide qu’elles apportent dans les zones difficilement atteignables de l’Etat de Borno, au Nigeria.

L’arrivée de la saison des pluies rend inaccessibles certaines régions, car la campagne se transforme en marécage boueux et les routes disparaissent sous l’eau. La ville isolée de Rann devient alors une île coupée du monde. Environ 40 000 personnes déplacées ou habitants locaux seront privées d’aide à moins qu’elle ne soit déployée en amont.

La saison des pluies coïncide avec le pic de paludisme et l’augmentation des taux de malnutrition. En prévision de cette période, MSF déploie des équipes mobiles pour fournir un support médical et humanitaire à Rann, Banki et Damasak dans les prochains mois. Elles dispenseront des consultations, distribueront des traitements préventifs contre le paludisme, des moustiquaires et du savon et travailleront à améliorer l’accès aux sanitaires et à l’eau. Elles dépisteront et traiteront également les enfants souffrant de malnutrition.

 « L’insécurité et les défis logistiques rendent difficile l’acheminement de l’aide vers ces endroits, mais nous travaillons dur pour mettre en place des activités avant que la pluie n’arrive » explique Dr Moussa Sow, coordinateur des équipes mobiles MSF, qui interviennent spécialement pendant la saison des pluies.

«Les populations qui vivent ici ont été contraintes de se déplacer et beaucoup d’entre elles ont été victimes de violence. Nos équipes feront tout leur possible pour s’assurer que les habitants ne souffrent ni ne meurent de maladies évitables. »

Les équipes mobiles ont installé le matériel médical et logistique, et commencent maintenant les activités médicales. Pendant la saison des pluies, elles tourneront entre ces trois sites.

Cette semaine, une deuxième équipe mobile distribue des traitements préventifs contre le paludisme à Barma, et se prépare à faire de même à Dikwa, afin d’anticiper le pic de paludisme attendu les mois à venir.

Les conditions de vie sont déjà précaires et pour ne pas tomber dans la malnutrition, les déplacés dépendent de la poursuite des distributions de nourriture. Une pluie plus intense signifie aussi un risque accru de maladies transmises par l’eau, comme le choléra. MSF a mis en place des plans d’interventions d’urgence dans certaines parties de l’Etat du Borno, dont la capitale Maiduguri.

Une épidémie d’hépatite E a déjà été déclarée dans certaines régions de cet Etat, notamment à Ngala, où MSF apporte une réponse médicale contre cette maladie. La situation pourrait se détériorer si les camps de déplacés déjà surpeuplés sont inondés et si l’accès à l’eau et aux sanitaires est insuffisant.

Lorsque MSF a commencé ses activités à Rann en janvier, il y avait seulement un litre d’eau disponible par jour et par personne, un chiffre bien en deçà des seuils d’urgence. MSF et d’autres organisations ont travaillé à améliorer l’acheminement de l’eau, permettant aux résidents de Rann d’accéder aujourd’hui à 10 ou 15 litres d’eau par jour.

Mais l’organisation craint que le manque de latrines ne conduise à des épidémies. Les équipes estiment qu’à Rann, il n’y a qu’une latrine pour 279 personnes alors que les standards recommandent une latrine pour 20 personnes maximum.

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Le ministre nigérian des Affaires étrangères a déclaré que sa visite en Tunisie se veut une occasion pour examiner l’évolution de la coopération bilatérale et les moyens de la renforcer dans les différents domaines.
Lors d’une réunion avec la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, au siège de l’UTICA, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, qui effectue une visite de travail en Tunisie du 21 au 23 juin 2017, a souligné l’importance de la coopération entre les secteurs privés tuniso-nigérians, mettant l’accent sur les potentialités réelles de cette coopération, ce qui peut profiter aux deux pays, a ajouté le ministre.
Les deux parties ont abordé, au cours de cette réunion, les domaines d’activités qui s’offrent au partenariat tuniso-nigérian, mettant l’accent sur les opportunités d’investissement dans les deux pays. Les deux parties ont également mis l’accent sur l’importance des liaisons aériennes directes entre la Tunisie et les pays subsahariens pour la promotion des échanges bilatéraux.
Bouchamaoui a présenté aux invités nigérians l’environnement des affaires en Tunisie, notamment la nouvelle loi sur l’investissement exprimant le souhait que le Nigeria et la Tunisie œuvrent ensemble pour le renforcement du climat des affaires et pour le développement de la coopération bilatérale et son renforcement dans les différents domaines qui offrent des opportunités de coopération aux secteurs privés des deux pays.

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La CONECT International a organisé une réunion de travail avec son excellence M. Geoffrey Onyeama, Ministre des Affaires Etrangères du Nigéria, qui a été accompagné d’une importante délégation, hier le 22 juin 2017 dans ses locaux.

La réunion fut présidée par M. Tarak Cherif, Président de la CONECT, et Mme Monia Essaidi, Présidente de CONECT International et en présence de M. Karim Ben Becher, Directeur Général des Affaires Politiques, Economiques et de la Coopération pour l’Afrique et l’U.A. au M.A.E, de M. Adnen Bouassida, M. Issam Ben Youssef et Mme Mongia Amara, Vice-présidents de la CONECT International.

Des opérateurs économiques tunisiens dans les secteurs agro-alimentaire, énergie & énergie renouvelable, pharmaceutique, bancaire, BTP, immobilier et de la santé ont activement échangé avec son excellence M. le Ministre afin de promouvoir et d’opérationnaliser les échanges commerciaux entre les deux pays.

Son excellence M. le Ministre a présenté les différents atouts du Nigeria et a souligné l’amélioration progressive enregistrée par le pays dans le climat des affaires. En effet la nation la plus peuplée en Afrique, avec 193 millions d’habitants (2017), est également la première économique du continent selon le classement par PIB nominal (2016), le premier producteur africain et cinquième exportateur mondial de pétrole (2016) et le 4ème pays qui a attiré le plus d’investissements directs étrangers en 2014 à hauteur de 4,7 milliards de $.

La réunion de travail a ainsi porté sur les possibilités de coopération entre les deux pays amis et le développement des relations bilatérales dans un cadre propice à l’investissement et aux exportations.

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Le ministre des Affaires étrangères nigérian, Geoffrey Onyeama, effectue à partir du 21 juin courant une visite officielle de trois jours en Tunisie, à l’invitation de son homologue Khemaies Jhinaoui.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et de l’identification des opportunités de partenariat entre les deux pays dans plusieurs domaines.
Au cours de cette visite, les deux ministres évoqueront les questions africaines d’intérêt commun en prévision du 29e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), qui se tiendra les 3 et 4 juillet dans la capitale éthiopienne, Addis Abbeba.
Geoffrey Onyeama rencontrera plusieurs hauts responsables tunisiens

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C’est une annonce qui n’honore pas le Nigeria, déjà régulièrement épinglé par les rapports internationaux sur la corruption et les détournements de fonds publics, mais cette fois au moins le gouvernement a le mérite de reconnaitre les faits et de les porter à la connaissance des citoyens. Au moins la moitié de l’aide alimentaire destinée aux populations en proie à la faim du fait des incursions meurtrières de Boko Haram dans le nord-est s’est évaporée, ou plus précisément a été soigneusement détournée, a confié Laolu Akande, porte-parole du président par intérim, Yemi Osinbajo, rapporte l’Agence Ecofin ce lundi 19 juin 2017.

Alors la solution sera sécuritaire et militaire. En effet les autorités ont décidé de mobiliser 1376 soldats et 656 policiers pour veiller sur les chargements et s’assurer qu’ils arrivent à bon port dans les Etats de Borno, Adamawa et Yobe, les plus touchés par les ravages du groupe terroriste, a indiqué Laolu Akande…

A noter que le président par intérim a activé le 8 juin 2017 un programme destiné à approvisionner en céréales 1,8 million de personnes qui ont dû fuir leurs domiciles dans le nord-est du pays. A ajouter au dispositif mis en branle par les Nations unies, qui ont évalué leurs besoins à 1,05 milliard $ pour venir à bout de la crise alimentaire qui frappe dans cette région. Mais pour le moment on est très loin du compte avec à peine un quart du montant collecté. Les populations du nord-est ne sont pas au bout de leurs tourments…

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Le Nigeria va ouvrir une usine de traitement et de transformation de déchets à Calabar, dans l‘État de Cross River, rapporte le site d’information Africanews.

Un groupe italien financera la totalité des 40 millions d’euros nécessaires à la réalisation du projet.

Le Nigeria, lui, se contentera de mettre à disposition de son partenaire les 100 hectares de terrain qui abritera l’usine de recyclage, comme l’a soumis l’entreprise italienne.

À terme, l’usine ambitionne de traiter 500 000 tonnes de déchets solides municipaux dans tout l‘État de Cross River. Ce qui permettra d’ouvrir quelque 2 200 emplois directs et indirects, détaille la même source.

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Le roi Mohammed VI doit lancer ce lundi officiellement le projet du gazoduc qui reliera le Maroc et le Nigeria, rapporte le site Bladi.

Cette cérémonie qui est prévue à Rabat se déroulera en présence notamment de chefs d’Etat africains et de responsables marocains et nigérians.

Long de 5 000 kilomètres, ce gazoduc va prolonger le West African Gas Pipeline, qui depuis 2010 relie le Nigeria au Ghana en passant par le Bénin et le Togo, rappelle la même source. Il devrait à terme atteindre également l’Europe.

Environ 10 milliards de dollars seront nécessaires pour la construction de ce gazoduc et le Maroc devrait faire appel, comme souvent dans des projets d’envergure, à des financements arabes, a ajouté la même source.

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Plus de mille personnes sont décédées depuis novembre 2016  du virus de la méningite qui s’est propagé dans le nord du Nigeria, mais l‘épidémie est désormais sous contrôle, rapporte Africanews.

Les premiers cas d’infection par le virus de la méningite de souche C (pour la première fois déclarée en épidémie au Nigeria) ont été rapportés dans l‘État de Zamfara en novembre. Puis la maladie s’est propagée dans 22 autres États avant que les autorités ne lancent une campagne de vaccination massive dans ce pays de 190 millions d’habitants, le plus peuplé d’Afrique, a précisé la même source.

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Quatre-vingt-deux lycéennes de Chibok prisonnières de Boko Haram ont été libérées samedi, a confirmé la présidence nigériane. Cela faisait plus de trois ans qu’elles étaient captives du groupe djihadiste nigérian. « Aujourd’hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées […], en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités », a précisé la présidence sur son compte Twitter. Elle confirmait ainsi une information donnée dans un premier temps par un ministre, plusieurs sources des services de sécurité et par le père de deux des jeunes filles enlevées en 2014.

Une source militaire avait d’abord affirmé qu’« au moins 80 jeunes filles de Chibok » avaient été amenées à Banki, à la frontière avec le Cameroun, dans le nord-est du Nigeria. « Des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki à 17 h 30 [16 h 30 GMT]. Elles sont logées dans les baraquements militaires et partiront par avion vers Maiduguri [capitale de l’État du Borno] demain », avait ajouté cette source. Ces « 82 filles de Chibok sont maintenant à Abuja », a déclaré Femi Adesina, porte-parole de la présidence sur Twitter, précisant qu’elles avaient été conduites à la résidence présidentielle, où elles seront reçues par le président nigérian Muhammadu Buhari. Le président « a exprimé sa profonde gratitude envers les agences de sécurité, l’armée, le gouvernement de la Fédération suisse, la Croix-Rouge, ainsi que les ONG locales et internationales », a déclaré Garba Shehu, porte-parole de la présidence, dans un communiqué.

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Le ministère de la Santé  Nigérian a annonce que plus de 800 personnes sont décédées depuis cinq mois d’une épidémie de méningite qui frappe le nord du Nigeria, rapporte Africanews.

Le 19 avril, le Centre national nigérian de surveillance des maladies avait annoncé un bilan de 745 morts et plus de 8.000 cas suspects recensés.

Les épidémies de méningite ne sont pas rares au Nigeria, géant ouest-africain de 190 millions d’habitants, qui se situe sur la “ceinture de la méningite” qui court du Sénégal à l’Éthiopie.

Toutefois, des tests en laboratoire ont confirmé que cette méningite est d’un nouveau type (souche C). C’est la première fois qu’elle se déclare en épidémie dans le pays, a ajouté la même source.

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Le Nigeria saute officiellement le pas : le plan de redressement et de croissance économique (ERGP) est sur les rails. Le président Muhammadu Buhari en a fait l’annonce récemment, rapporte l’Agence Ecofin. Trop tôt pour le moment pour dire si les réformes annoncées seront effectivement appliquées et si elles permettront au pays de sortir de la pire récession depuis 25 ans, mais ce plan a le mérite d’exister. Le pays n’est sans doute jamais allé aussi loin dans les efforts de redressement d’une économie archaïque de rente, sur le papier du moins.

Buhari, qui a pris la parole en marge d’une réunion du conseil exécutif fédéral il y a peu à Abuja, a redit que son équipe est déterminée à faire passer le Nigeria du statut de consommateur passif, abreuvé de pétrodollars à producteur de biens et services. De toute façon il le faudra pour rompre la forte dépendance du pétrole, dont la chute des cours a causé au pays les pires ennuis de ces dernières décennies. Et qui sait, peut-être qu’après cette thérapie de choc, le géant retrouvera sa place d’économie numéro 1 du continent, qu’elle a perdue en 2016 au profit de l’Afrique du Sud…

« L’EGRP réunit dans un seul document toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire et booster les investissements dans les secteurs de l’énergie, du transport et des infrastructures. Il dresse une feuille de route ambitieuse visant à faire renouer l’économie avec la croissance, avec une projection de 7% à l’horizon 2020 », a indiqué un Buhari requinqué après ses ennuis de santé dernièrement…
A noter que l’EGRP contient 60 points qui ambitionnent de faire redémarrer la machine économique…

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Trois kamikazes ont été tués dans deux différentes attaques suicides dans la banlieue de la capitale de l’État de Borno, Maiduguri. Un civil a été blessé, et un camion partiellement endommagé, a annoncé le site Africanews.

Un autre attentat-suicide a été perpétré dans le village de Dusuma. Le terroriste a perdu la vie et un homme ayant essayé de l’arrêter a été blessé.

Maiduguri a été la ville la plus touchée par l’insurrection de Boko Haram depuis 8 ans. Le groupe cherche à créer un califat islamique dans le nord-est du Nigeria, a encore précisé la même source.

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Au Nigeria, ce ne sont pas 1, 2, 3… milliards de dollars qui ont disparu des caisses du service des impôts mais bien 12,8 (4 trillions de nairas). Certes le pays en a vu d’autres en matière de détournement de fonds, de corruption, de fraude fiscale, mais là ça dépasse ce qu’on a vu de pire. Le comité du Sénat qui pilote les impôts est monté au front pour exiger une enquête sur ce trou abyssal…

« L’enquête ne se rapporte pas aux dépenses effectuées. Il s’agit de fuites. Le comité s’interroge sur les pertes enregistrées et mettra tout en œuvre pour que les parties impliqués rendent l’argent qui manque », a déclaré le président du comité, Hope Uzodinma, rapporte l’Agence Ecofin. Il a également dénoncé le caractère endémique de la corruption au niveau du service des impôts.

Selon lui, des investigations avaient permis d’établir que la disparition des recettes était due à une utilisation inappropriée, parfois pas utilisation du tout, des formulaires de devises (e-form M). Ceux-ci doivent être remplis par les importateurs pour transférer des devises hors du Nigeria. C’est donc une fraude à grande échelle, orchestrée par des réseaux parfaitement huilés, qui a causé cet énorme manque à gagner pour des caisses publiques exsangues, avec la récession, la pire des ces dernières décennies, du fait de la fonte des cours du pétrole dont le Nigeria dépend tant…

Le président du comité a également pointé la responsabilité de la mauvaise classification des cargaisons en suivant le système des codes harmonisés (HS Code), l’absence de contrôle de ces cargaisons ainsi que le manque d’outils technologiques adaptés à une bonne collecte des impôts.

Le comité a déjà entamé le travail, en jetant son dévolu sur les compagnies et banques mouillées dans la disparition des deniers publics…

Le dernier gros scandale financier au Nigeria date de décembre 2016, avec la découverte d’une dette colossale de 6.9 milliards de dollars soigneusement planquée par le gouvernement de Jonathan Goodluck, entre 2010 et 2015. Le pays, qui a perdu l’an dernier sa place de 1e économie du continent au profit de l’Afrique du Sud, est donc très loin d’être guéri de ses maux…

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Le ministre algérien des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talai, a convenu avec le chargé d’affaires auprès de l’ambassade du Nigeria en Algérie, Moussa Sani, de l’étude d’une liaison aérienne Alger-Lagos, selon Radioalgérie.

 Les entretiens entre les deux parties ont, en outre, porté sur les voies et moyens visant à renforcer la coopération bilatérale et le partenariat entre les deux pays, notamment dans le domaine des travaux publics et du transport aérien.

Au cours de la rencontre, le ministre a fait savoir que la compagnie Air Algérie planifiait le lancement, après la réception de la nouvelle aérogare d’Alger, de  plusieurs lignes aériennes en direction de différentes capitales africaines, nous apprend la même source.

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Le Nigeria va mieux, économiquement, et ce sont les réserves en devises étrangères qui nous le disent. En effet la Banque centrale du géant pétrolier a fait savoir que ses réserves en devises ont dépassé 30 milliards $, rapporte l’Agence Ecofin. Le pays n’avait pas connu une telle embellie depuis octobre 2015, quand la crise pétrolière était à son maximum.

La tendance enregistrée au niveau des devises en début d’année, une poussée de 15,02%, se confirme donc. La Banque centrale n’est pas allée jusqu’à exposer les raisons de cette progression, mais l’agence Reuters y voit la main de la remontée des cours des hydrocarbures, d’où le Nigeria tire 70% de ses revenus. Certes une politique de diversification des sources de recettes de l’Etat a été lancée, mais il faut du temps pour en tirer les bénéfices. En attendant le pays, qui a perdu en 2016 sa place de première économie du continent – au profit de l’Afrique du Sud -, à cause de la pire récession depuis 25 ans, sort un peu la tête de l’eau…

Toutefois les spécialistes indiquent que le matelas des réserves de devises est très loin d’être aussi épais que celui d’août 2008, qui affichait 64 milliards $. Donc il y a encore du boulot…

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Les ténors Shell et Eni ont du souci à se faire. En effet l’agence anti-corruption nigériane a fait savoir jeudi 02 mars 2017 que les deux sociétés pétrolières sont sous le coup d’une inculpation dans une sombre affaire de corruption autour d’un contrat de 1,3 milliard de dollars.

D’après les documents judiciaires, 11 personnes ont été formellement mises en cause par la Commission pour les crimes économiques et financiers (EFCC). Des businessmen et des politiciens nigérians auraient encaissé « un montant cumulé de 801 millions de dollars » (soit 759 millions d’euros) de la part du britannique Shell, de l’italien Eni et de sa filiale nigériane, rapporte jeuneafrique.com.

L’affaire a eu des rebondissements en Italie, où la justice s’est saisie de ce dossier. Les faits reprochés remontent à 2011, quand les deux majors ont raflé le permis pour le bloc pétrolier offshore au Nigeria en échange d’un beau chèque de 1,3 milliard de dollars.

Shell et Eni nient toute fraude, en bloc. « Eni n’a rien fait d’illégal », a affirmé le directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, au Financial Times, en février dernier. « À chaque étape, nous avons agi dans le respect de la loi (…). Eni et Shell ont payé le gouvernement nigérian, et n’ont pas été impliqués dans la décision du gouvernement sur la manière d’utiliser cet argent.”

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Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

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Le Nigeria avait lancé un eurobond d’un milliard de dollars pour résorber son déficit budgétaire, les investisseurs se sont bousculés, ce sera finalement 7,7 milliards de dollars. Une excellente nouvelle annoncée par la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

Mais le bonheur des uns faisant le malheur des autres, les investisseurs ne sont pas à la fête. En effet cet afflux d’argent a eu un effet mécanique : Le taux de l’emprunt, d’une maturité de 15 ans, est descendu à 7,875%, en-dessous des prévisions des investisseurs. «Beaucoup d’investisseurs espéraient un taux de plus de 8%, mais le carnet de commande final qui a dépassé les 7 milliards de dollars a finalement ramené le taux à 7,875%», a expliqué Michael McGill, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Aviva Investors, cité par l’agence Reuters.

Pour Delphine Arrighi, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Old Mutual Global Investors, «le Nigeria a émis son emprunt au bon moment, et le marché était clairement favorable aux investissements à risque»…

Le géant pétrolier va très mal, il fait face à une terrible récession, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Le pays paie le prix fort de sa très forte dépendance des recettes du pétrole, qui pèsent 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises. Et puisque les cours du brut ont fondu depuis quelques années, le PIB du Nigeria a été rogné de 1,7% l’an dernier, d’après les données du Fonds monétaire international (FMI).

Les choses iront à peine mieux cette année, avec une prévision de croissance de 0,8% dit le FMI, un niveau inférieur à la dernière prévision de la Banque mondiale, 1%. Il n’est pas exclu que le chiffre du FMI soit encore revu à la baisse au cours de l’année si les réformes promises et sans cesse repoussées ne sont pas au rendez-vous…

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Cinq soldats nigérians et plus de quinze combattants de Boko Haram ont été tués dans une attaque du groupe islamiste sur une base de l’armée dans le nord-est du Nigeria, rapporte « Reuters ».

Plusieurs explosions ont en outre été entendues dimanche à Maiduguri, le chef-lieu de l’Etat de Borno, où Boko Haram a lancé son insurrection armée il y a sept ans, a ajouté la même source.

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Le Royaume du Maroc et la République Fédérale du Nigeria se sont mis d’accord, le samedi 3 décembre 2016, pour mettre à l’étude la construction d’un gazoduc régional, appelé à relier les ressources gazières du Nigeria au Maroc à travers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, et qui pourra, ultérieurement, approvisionner le marché européen.

La cérémonie de lancement du projet de réalisation du futur gazoduc a été présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République Fédérale du Nigeria, SEM. Muhammadu Buhari. Les deux Chefs d’Etat ont convenu de mettre en place un organe de coordination bilatéral chargé de suivre cet important projet.

Le futur gazoduc traversera 11 pays ouest africains, en l’occurrence le Bénin, le Togo, le Ghana, la Cote d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau , la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie, et permettra l’alimentation de tous ces pays en énergie.

Conçu comme projet destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera réalisé avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie, de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers, et d’améliorer la compétitivité des exportations, et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles largement disponibles pour les marchés nationaux et internationaux.

Premier du genre, ce projet gigantesque permettra aussi d’améliorer la compétitivité des exportations et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles disponibles pour les marchés nationaux et internationaux. Cette plate-forme de coopération Sud-Sud placera toute cette zone sur le chemin d’une croissance plus forte profitant des complémentarités et des synergies durables fondées sur des approches inclusives. Il signe ainsi l’avènement d’une véritable coopération stratégique en Afrique.

Pour assurer la réussite de ce projet d’envergure, le Nigeria et le Maroc ont décidé de joindre leurs efforts et de coopérer étroitement, à travers leurs fonds souverains respectifs, Nigeria Sovereign Investment Authority et Ithmar Al Mawarid (ITHMAR CAPITAL).

Il est à rappeler que ce partenariat inédit entre les deux fonds souverains renforce l’initiative créant le « Green Growth Infrastructure Gacility for Africa » (GGIF for Africa), premier fonds d’investissement vert dédié au continent africain, lancé par la Banque Mondiale et Ithmar Capital lors du sommet de la finance qui s’est tenu le 16 novembre en marge de la COP 22 à Marrakech. Ce fonds vert a pour objectif de catalyser la transition de l’Afrique vers une économie verte.

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