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L’affaire, depuis son annonce, n’a cessé de faire l’objet d’une grande polémique. À peine quelques jours  après son lancement officiel, le premier projet immobilier récemment lancé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed a causé une totale déception. Le “premier logement” n’a pas plu à ceux qui voulaient acquérir un logement et échapper à la hausse vertigineuse des prix des loyers. Pour la plupart, le projet n’est pas de nature à profiter à la classe moyenne puisque le prix unitaire des logements dépasse sa capacité de remboursement. Il profitera plutôt aux banquiers et aux promoteurs immobiliers. Face à une telle situation, les promoteurs immobiliers se heurteront à des difficultés de commercialisation des logements construits. Du coup, ils ne pourront pas rembourser leurs dettes aux banques. C’est à partir de ce constat que l’idée de ce programme immobilier avait émergé. Le chef du gouvernement n’a fait qu’approuver l’idée pour en faire un projet.

Pour les Tunisiens c’est le projet des promoteurs immobiliers qui attendent avec grande impatience de trouver des clients à leur projet en vue de payer leurs dettes auprès des banques. On a eu déjà la confirmation de l’un des promoteurs immobilier et expert en la matière. Dans une interview récente à Africanmanager, Faouzi Ayadi a tenu à préciser qu’historiquement, cette initiative du « premier logement » est venue des promoteurs immobiliers, expliquant toutefois que “cela ne veut pas forcément dire qu’elle est contre le client. “Cette action est certes destinée  pour le promoteur autant que pour le client. Moi personnellement,  je ne vois pas de contradiction même si je savais que cette initiative provient de la chambre syndicale des promoteurs, mais ce n’est pas un problème. Il faut comprendre aussi que le promoteur immobilier construit  pour le client,  et sans lui,  il ne peut rien faire, et même les clients s’il n y a pas de promoteurs,  il ne trouve pas  où acheter”, avait-il assuré.

Tenus à l’écart, les Tunisiens ont dénoncé la hausse des prix des logements proposés à la vente, la complexité des procédures, la longueur des délais d’attente et la non adéquation entre l’offre et la demande. D’autres ont critiqué le fait de se limiter à une liste bien déterminée de promoteurs immobiliers. S’y ajoute l’impact de ce programme sur le budget de la classe moyenne qui  se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de répondre à ses principaux besoins financiers et remplir son couffin de tous les jours. Alourdir la classe moyenne et forcer le citoyen à rembourser deux crédits à des taux d’intérêt élevés voire le double du montant du crédit a été fortement critiqué par les Tunisiens qui ont exigé un seul crédit assuré à 100% par les banques. L’expert en risques financiers Mourad Hattab, a dans ce sens affirmé, dans une déclaration à la Tap, que la couverture de l’autofinancement (20% du montant du logement) sous forme de crédit, est en contradiction avec les normes internationales. Pour lui, ce modèle de financement ” est erroné “.
Et d’ajouter  que les risques financiers ne peuvent être supportés uniquement par les banques mais une partie même minime doit être prise en charge par le demandeur de crédit, a-t-il indiqué. C’est pour cette raison que l’autofinancement ne doit pas être assuré à travers un crédit, a-t-il encore expliqué.

S’agissant des objectifs recherchés à travers ce programme, il a souligné que le citoyen ” est la dernière personne à laquelle on a pensé en mettant en place ce programme “. Consacrer 200 millions de dinars seulement pour le secteur immobilier, sur un total de 30 mille milliards (budget de l’Etat), est une preuve que le logement ne constitue pas une priorité pour le gouvernement, d’autant moins que le programme ne peut cibler que 9000 familles, alors que 20% des Tunisiens n’ont pas les moyens d’acquérir un bien immobilier, 50% n’ont aucune chance d’en avoir un et 37% possèdent déjà leurs propres logements.

Ce programme, a ajouté Hattab à la même source, servira les intérêts des promoteurs immobiliers, d’autant plus qu’un nombre important d’entre eux fait face à l’accumulation des dettes qui pourront être remboursées grâce à ce projet.
Au sujet de la catégorie ciblée, il a rappelé que ce programme est destiné aux familles aux revenus moyens oscillant entre 4,5 et 10 fois le SMIG (entre 1600 et 40 mille dinars), tandis que le revenu moyen de la majorité des familles tunisiennes est de 1100 dinars.

Ce programme vise donc essentiellement la classe moyenne supérieure et non la classe moyenne, et n’a pas  de vocation sociale; le gouvernement ne dispose pas d’une approche du secteur de l’habitat, vu que le niveau de la mensualité à payer est élevé, assure Hattab.

Pour rappel, le programme du premier logement dont le coup d’envoi a été donné le 3 février dernier concernera tous les gouvernorats de la République et devra profiter à quelque 200 mille familles tunisiennes et permettra aux familles issues de la classe moyenne qui désirent acquérir un premier bien immobilier d’obtenir en guise d’un autofinancement qui peut aller jusqu’à 20% de la valeur totale du bien. Environ 1012 logements répartis sur 15 régions, sont mis à la disposition du programme à des prix oscillant entre 110 mille dinars et 200 mille dinars. Ces logements sont cédés aux bénéficiaires après la signature d’un document de réservation (entre le promoteur immobilier et le client), dans un délai ne dépassant pas 45 jours.

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Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat a indiqué, lors de son passage ce lundi, 13 février 2017 sur Mosaïque Fm, que le budget alloué au projet du “premier logement”  ne va pas servir les intérêts des promoteurs immobiliers. “Ceux qui n’ont pas accepté le projet n’ont pas participé. La loi n’impose pas une liste limitée de promoteurs. Le promoteur qui veut participer doit donner sa fourchette des prix de vente des appartements. Le texte de loi est clair sur les conditions d’adhésion”, a assuré le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que l’orientation de cette loi peut s’élargir encore pour aider à la construction d’un logement au lieu de l’achat, mais avec des conditions précises. “Mais nous devons fixer des mécanismes de contrôle.  La collaboration avec des promoteurs immobiliers n’est qu’une première mesure parmi plusieurs autres qui suivront, a expliqué le ministre de l’Équipement et de l’habitat”, a-t-il expliqué.

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Dans une déclaration ce mercredi 4 mai 2016 à Africanmanager, le président de la chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers Fahmi chaâbane a appelé à annuler l’autorisation du gouverneur pour l’achat de biens immobiliers en Tunisie par des étrangers, soulignant que cette autorisation présente un handicap majeur devant l’investissement et le développement économique dans le pays.

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Dans une déclaration ce mercredi 4 mai 2016 à Africanmanager, le président de la chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers Fahmi chaâbane a affirmé             que le secteur des promoteurs immobiliers souffre de plusieurs problèmes, appelant ainsi le gouvernement à intervenir             pour résoudre les problèmes qui sont principalement d’ordre financier et administratif.

Il a par ailleurs annoncé que des accords de partenariat visant la facilitation du travail des promoteurs immobiliers seront signés le 11 mai prochain avec la Steg,             l’ONAS ou encore la Sonede. D’autres accords seront signés dans le secteur privé, a-t-il dit.

Le président de la chambre syndicale des promoteurs immobiliers a dans le même contexte réclamé la facilitation d’octroi des crédits et la prolongation de la durée de remboursement des crédits auprès des banques.

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Le 31 octobre 2012

Le 31 octobre 2012, il a été formé une Association Professionnelle à Caractère Général dont l’objet est la coordination des actions des adhérents, en vue de la défense de leurs intérêts moraux et matériels, la participation et la contribution à la promotion et au développement du secteur de la Promotion Immobilière et de la construction, la mise en relation avec les donneurs d’ordre, l’Etat, les institutions publiques ou régionales, ainsi que l’orientation et l’encadrement des adhérents et le développement de leurs exploitations et de leurs Produits.

Le dossier de l’association a été envoyé au Secrétaire Général du Gouvernement par lettre recommandée avec accusé de réception, en date du 28 septembre 2012.Les premiers membres du comité directeur fondateur suivants ont été exceptionnellement choisis pour un mandat de deux ans. Il s’agit de Chedly Sellami en tant que président, de Taoufik Elleuch, Abderrazek Ben Mahmoud, Noureddine Chiha, Abderrazek Bouricha, Mohamed Kaffel, Nabil Azzouz et Hammadi Hentati : Membre.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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