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L’Arabie saoudite et ses alliés ont-ils réussi à faire plier le Qatar ou sont-ils allés trop vite en besogne, ce qui a permis au président américain, Donald Trump, de briller en jouant les bons offices ? Chacun se fera son avis sur la question. En tout cas à la surprise générale, alors que Doha est boudé par ses voisins, il a fait sensation ce mardi 11 juillet en annonçant qu’il a signé avec les États-Unis un accord bilatéral pour combattre le financement du “terrorisme“.

C’est le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, et le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, en visite actuellement à Doha pour une médiation entre le Qatar et l’Arabie saoudite and Co, qui en a fait l’annonce. “Aujourd’hui, le Qatar est le premier pays à signer avec les États-Unis un programme pour la lutte contre le financement du terrorisme“, a dit fièrement cheikh Mohammed. Il a ajouté, dans une conférence de presse avec Tillerson: “Nous invitons les pays qui nous imposent un blocus à s’y joindre“…

L’accord indique que “les efforts futurs que le Qatar peut faire pour renforcer sa lutte contre le terrorisme et s’attaquer activement aux problèmes du financement du terrorisme“, a expliqué un conseiller du secrétaire d’État, RC Hammond. “C’est un pas en avant“, a-t-il dit dans un communiqué.

Tillerson est attendu demain mercredi à Jeddah, pour converser avec ses homologues d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Bahreïn et d’Égypte.

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Le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), a annoncé mardi son intention d’augmenter du tiers sa production de gaz en pleine crise avec ses voisins qui lui imposent des sanctions.

Selon l’AFP , l’annonce a été faite au moment où l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte s’apprêtaient à évaluer la réponse du Qatar à leurs exigences d’un changement de cap dans sa politique.

Avant de remettre lundi sa réponse au médiateur koweïtien dans la crise, Doha avait rejeté implicitement la liste de demandes – fermeture de la télévision Al-Jazeera et d’une base militaire turque, réduction des relations avec l’Iran – en la jugeant maximaliste et attentatoire à sa souveraineté.

On rappelle que quatre pays arabes ont rompu le 5 juin avec le Qatar qu’ils accusent de soutenir “le terrorisme” et de se rapprocher de l’Iran, et lui ont imposé une série de sanctions économiques.

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L’ultimatum adressé au Qatar par l’Arabie saoudite et ses alliés arabes expire ce dimanche sans qu’aucun signe ne dessine la possibilité d’une sortie de crise, rapporte huffpostmaghreb.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte ont rompu le 5 juin dernier leurs relations diplomatiques, puis fermé toutes frontières aériennes, maritimes et terrestres, avec le Qatar. Ils accusent ce pays du Golfe de liens avec le terrorisme.

Ces pays ont transmis le 23 juin au Qatar une série de requêtes à mettre en oeuvre sous dix jours. Le délai ainsi fixé à la mise en oeuvre de ces exigences, transmises par le Koweït qui fait office de médiateur, expire dimanche.

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Il y a la diplomatie d’un côté et le business de l’autre, sous couvert des intérêts supérieurs de la nation. C’est ce que nous inspire le contrat de 12 milliards de dollars qui a été paraphé hier mercredi 14 juin 2017 par le ministre américain de la Défense, James Mattis et son homologue qatari, Khalid Al-Attiyah. Cette signature intervient quelques jours après la sortie du président américain, Donald Trump, qui s’est rangé derrière la position de l’Arabie saoudite laquelle a entrainé 4 de ses alliés dans un vaste mouvement de rupture diplomatique avec le Qatar sur fond d’accusations de soutien au terrorisme. Trump a même formellement demandé au Qatar de cesser ses agissements destructeurs et meurtriers…

L’annonce de la signature de ce contrat en a surpris plus d’un, surtout qu’il s’agit pour les USA de livrer au Qatar des avions de combat, les fameux F-15, a indiqué le Pentagone. “La vente de 12 milliards de dollars va donner au Qatar une technologie de pointe et augmenter la coopération sécuritaire (…) entre les États-Unis et le Qatar“, a-t-il ajouté. On est donc loin du serrage de vis du côté de Washington, encore moins des sanctions auxquelles on pouvait s’attendre après tout de même des accusations lourdes contre un Qatar qui déstabiliserait toute l’humanité ! Mieux – ou pire, c’est selon : James Mattis et Khalid  Al-Attiyah ont abordé des dossiers de sécurité de la plus haute importance, dont le danger que représente Daech et “l’importance de désamorcer les tensions pour que tous les partenaires dans la région du Golfe puissent se concentrer sur les prochaines étapes pour atteindre (leurs) objectifs communs“, rapporte l’AFP. Le même Daech que le Qatar soutiendrait, selon Riyad, Washington et compagnie, pour semer la terreur, la désolation et la mort aux quatre coins du monde ! Comprenne qui pourra…

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La députée et ex-présidente de la commission d’enquête parlementaire sur les réseaux d’envoi des jeunes vers les zones de conflit, Leila Chettaoui a indiqué, lors de son passage, mercredi 14 juin 2017, sur Shems Fm que, selon le rapport de cette commission, 200 associations, toute de nature religieuse, ont reçu des financements à 99% en provenance du Qatar « les virements venaient du Qatar et étaient entre 100 mille et 3 millions de dinars. Imaginez une association créée depuis moins d’un mois qui reçoit un financement étranger de 3 milliards de millimes », a-t-elle indiqué.

Elle a par ailleurs précisé que 20 mille associations ont été recensées en Tunisie alors que l’étude de la commission tunisienne d’analyse financière n’a concerné qu’un échantillon de 200 associations.

Chettaoui a, dans le même cadre, ajouté que les autorités disposent de toutes les informations nécessaires fournies par les institutions de l’État sauf que c’est la prise de décision politique qui fait défaut.

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Le Maroc enverra des avions chargés de produits alimentaires à destination du Qatar, rapporte les médias marocains.

Le ministère des Affaires étrangères marocain a, dans ce contexte,  annoncé dans un communiqué que «sur instruction” du roi Mohammed VI, le Maroc “a décidé d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination de l’Etat du Qatar. Cette décision se veut un geste de “solidarité et d’entraide entre peuples islamiques” en ce mois de jeûne du ramadan et elle “n’a aucun lien avec les aspects politiques de la crise entre le Qatar et d’autres pays frères», précise le communiqué.

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L’Iran a envoyé quatre avions cargos chargés de vivres au Qatar et a l’intention d’acheminer cent tonnes de fruits et légumes par jour vers Doha, ont rapporté les autorités iraniennes, rapporte Reuters.

Le Qatar est en pourparlers avec l’Iran et la Turquie pour obtenir des vivres et de l’eau potable, craignant d’être confronté à des pénuries car ses plus gros fournisseurs, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite, ont rompu lundi leurs relations commerciales et diplomatiques avec Doha.

Le Qatar, petit émirat péninsulaire de 2,5 millions d’habitants, importait 80% de ses besoins alimentaires de ses voisins du Golfe jusqu’à la rupture des relations.

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Le  porte-parole de l’armée libyenne, Ahmed Al-Mesmari, a annoncé lors d’une conférence de presse que le Qatar a financé les terroristes retranchés en Libye, à travers l’agence bancaire tunisienne de l’Habitat (BH) sise dans le gouvernorat de Tataouine.

Cette agence aurait reçu la somme de 8 milliard de dollars pour être transférés par la suite vers d’autres pays, notamment la Libye.

Al-Mesmari a rappelé, dans ce contexte, que, dès le début de la révolution libyenne, le Qatar a envoyé des avions bourrés d’armes qui ont atterri à Benghazi.«Les terroristes ont bénéficié des armes très sophistiquées et c’est ainsi qu’ils ont pu accéder au pouvoir», a-t-il précisé.

A noter que la Banque de l’Habitat n’a pas officiellement confirmé ou démenti les récentes déclarations faites par le haut responsable libyen.

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Al Jazeera, la chaîne de télévision pan-arabe basée au Qatar, a annoncé jeudi être la cible d’une vaste cyberattaque. Selon les données rapportées par Reuters, cette attaque vise tous les systèmes de l’entreprise, les sites internet et ses plateformes sur les réseaux sociaux.

Ses services continuent néanmoins de fonctionner, a-t-on souligné dans l’entreprise. Il s’agit de la troisième tentative de piratage d’Al Jazeera en quatorze mois. Elle intervient trois jours après la rupture par l’Arabie Saoudite, les EAU, le Bahreïn, le Yémen ainsi que L’Égypte de leurs relations diplomatiques avec le Qatar.

Ces pays accusent l’émirat de déstabiliser la région en soutenant le terrorisme et l’Iran, ce que Doha dément. L’Arabie saoudite a fermé lundi les bureaux d’Al Jazeera dans le pays, une mesure imitée par les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn, l’Égypte et le Yémen.

Fondée en 1996 par le gouvernement du Qatar, elle dispose de nombreux bureaux dans le monde et diffuse des informations en plusieurs langues, dont l’anglais.

La chaîne a notamment gagné en notoriété à l’occasion des soulèvements du “printemps arabe”, et a donné la parole aux voix de l’opposition dans des pays habitués à vivre sous des régimes autocratiques.

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Le président américain Donald Trump, après avoir soutenu l’isolement du Qatar, propose désormais son aide pour apaiser la grave crise qui oppose Doha à ses voisins du Golfe, rapporte le Matin Online.

Lors d’un entretien téléphonique avec l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, M. Trump a évoqué, mercredi 7 juin 2017, l’idée d’une rencontre à la Maison Blanche pour aplanir les différends.

Cet appel intervient alors que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont accentué mercredi la pression sur le Qatar, trois jours après avoir rompu leurs relations avec leur partenaire du Golfe, a précisé la même source.

Lundi, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, l’Égypte et le Yémen ont rompu toute relation avec le Qatar, la pire crise diplomatique dans la région depuis des années. Ils ont été suivis par la Mauritanie.

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Plusieurs médias et sites électroniques  ont  révélé  qu'un vaste coup de filet anticorruption a été mené

Le parlement de la Turquie a approuvé, mercredi 7 juin 2017, la mise en œuvre d’un accord autorisant le déploiement de troupes sur une base turque au Qatar, rapporte l’AFP.

Le vote donne la possibilité à Ankara d’envoyer ses troupes sur une base militaire installée au Qatar dans le cadre d’un accord signé en 2014, alors que Doha traverse une grave crise diplomatique.

Aucunes précisions sur le nombre de militaires qui pourraient être déployés sur la base, ni sur la date de l’application de l’accord n’ont été formulées.

L’initiative de déployer des forces peut être considérée comme un soutien apporté au Qatar confronté à une crise après que plusieurs pays arabes ont rompu leurs relations diplomatiques avec ce dernier.

Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué la décision de ces pays, déclarant qu’elle n’était pas de nature à résoudre les problèmes régionaux.

On rappelle que quatre pays : Le Bahreïn, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont annoncé le 5 juin rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar.

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Le ministère des Affaires étrangères des Maldives a annoncé dans un communiqué, qu’il fait partie de la liste des pays qui ont décidé de rompre leur relation avec le Qatar.

Les Maldives est le premier pays non arabe à rompre ses relations diplomatiques avec ce pays.

On rappelle que le Bahreïn, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont annoncé lundi qu’ils rompaient leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu’ils allaient expulser les diplomates et les citoyens de ce pays et stopper toutes les liaisons aériennes.

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Des pirates russes seraient à l’origine d’une attaque informatique contre l’agence de presse officielle du Qatar fin mai, qui avait ravivé des tensions dans la région, a rapporté mardi soir la CNN.

La chaîne d’informations cite comme sources des enquêteurs américains, après l’isolement diplomatique de ce petit État du Golfe par plusieurs voisins ces derniers jours.

Le but de la Russie avec ce piratage était de provoquer des divisions entre les États-Unis et leurs alliés, selon ces enquêteurs.

Des enquêteurs du FBI américain aident le Qatar à déterminer l’origine de ce “piratage” présumé de l’agence de presse QNA il y a deux semaines.

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On se demandait si le président américain, Donald Trump, à la faveur des centaines de milliards de dollars qu’il a ramassés dernièrement en Arabie saoudite, était derrière le coup de sang de Riyad, qui a entrainé ses alliés dans une vague de rupture diplomatique sans précédent avec le Qatar. Ou à tout le moins on se demandait si Trump n’avait pas donné son aval à cet isolement du petit émirat, petit par ses dimensions mais costaud par l’activisme de sa diplomatie, aidée en cela par les milliards de dollars généreusement ventilés aux quatre coins du monde, souvent pour des projets pas toujours avouables. Et bien le président américain a mis les pieds dans le plat ce mardi 06 juin 2017 : “Tous les éléments pointent vers le Qatar” dans le financement de l’extrémisme religieux, rapporte Europe 1.

Le président américain en a rajouté une louche sur Twitter, qu’il affectionne particulièrement : la punition administrée au Qatar sera “peut-être le début de la fin de l’horreur du terrorisme“…

Pourtant jusqu’ici les USA étaient le grand allié du Qatar, qui par ailleurs abrite la plus grande base aérienne américaine de la région et le siège du commandement militaire qui opère au Moyen-Orient. Ce n’est pas rien ! La base d’Al-Udeid est déterminante dans le combat contre Daech en Syrie et en Irak, menée par la coalition internationale et pilotée par Washington, et dont d’ailleurs fait partie Doha. Situation ubuesque…

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Mohamed Ennaceur, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a déclaré ce mardi 6 juin 2017 que le gouvernement d’union nationale suit de près la situation des ressortissants tunisiens au Qatar et que le ministre des Affaires étrangères sera bientôt auditionné sur ce dossier.
On rappelle que le Bahreïn, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont annoncé lundi matin qu’ils rompaient leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu’ils allaient expulser les diplomates et les citoyens de ce pays et stopper toutes les liaisons aériennes.

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On en a moins parlé car tous les regards étaient braqués sur le cataclysme politique et diplomatique suite à la rupture des liens entre Doha et 5 pays arabes (l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Yémen), mais les effets sont aussi financiers. Hier lundi 06 juin 2017, l’indice Qatar Stock Exchange a trinqué, s’érodant de 7.6% dans la matinée. C’était à peine mieux à la clôture, -7.5%. La Bourse qatarie n’avait pas connu pareille dégringolade depuis 2009.

Toutes les valeurs ont fondu, et pas peu. Les actions du secteur de l’énergie ont été parmi les plus touchées, -10%, le seuil minimal toléré par les régulateurs. L’action qui a le moins chuté affiche -6%.

Certes le pays n’est pas encore aux abois, loin de là, avec sa cagnotte de 335 milliards de dollars dans son fonds souverain et son excédent commercial de 2,7 milliards de dollars rien qu’en avril 2017, sans parler de l’impact de ses méga infrastructures portuaires. Mais il ne faudrait pas que le Qatar se fâche trop longtemps avec ses voisins. L’économie et les finances ont horreur des tensions politiques et diplomatiques…

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L’Arabie saoudite a fermé, lundi 5 juin 2017, les bureaux de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera, quelques heures après la rupture par le royaume et quatre de ses alliés de leurs liens avec le Qatar, rapporte 7sur7, citant l’agence officielle Spa.

“Le ministère de l’Information a fermé les bureaux de la chaîne Al Jazeera et lui a retiré sa licence”, a précisé la même source.

Fondée il y a plus de 20 ans par le gouvernement du Qatar, Al Jazeera, qui dispose de près de 80 bureaux à travers le monde et diffuse dans plusieurs langues, a été la caisse de résonance des mouvements du Printemps arabe. Mais ses détracteurs jugent sa ligne éditoriale trop favorable aux islamistes, y voyant parfois un outil au service de la diplomatie du Qatar, précise la même source.

Par ailleurs, le réseau qatari des chaînes de télévision beIN Sports n’est plus accessible via le câble aux Emirats arabes unis, selon un agent de la compagnie émiratie de télécoms DU.

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Différentes compagnies aériennes du Golfe ont annoncé suspendre leurs vols reliant le Qatar aux pays voisins, après que ces derniers ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha. Qatar Airways a elle aussi arrêté ses liaisons vers et depuis les autres Émirats, rapporte bfmtv.

La compagnie aérienne Etihad des Émirats arabes unis a tiré la première lundi, en annonçant la suspension de tous ses vols vers et en provenance du Qatar, peu après la décision d’Abou Dhabi de rompre ses relations diplomatiques avec Doha, indique la même source.

Etihad Airways a précisé dans un communiqué que cette mesure entrerait en vigueur mardi matin “jusqu’à nouvel ordre”, alors que les Émirats, l’Arabie saoudite et Bahreïn ont décidé de fermer “dans 24 heures” leur espace aérien et leurs frontières terrestres et maritimes avec le Qatar, accusé de soutenir “le terrorisme”.

Peu de temps après, les compagnies aériennes Emirates et Flydubai ainsi que la saoudienne Saudia ont annoncé elles aussi suspendre leurs liaisons aériennes avec cette petite mais très riche monarchie pétrolière et gazière. Dans des communiqués séparés, ces compagnies précisent que la suspension des vols avec le Qatar entrera en vigueur mardi matin “jusqu’à nouvel ordre”.

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Séisme diplomatique, c’est peut-être peu dire. La mise au ban de l’Etat du Qatar par l’Arabie, saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et Bahreïn a tout pour bouleverser de fond en comble la donne non seulement dans le Golfe, mais aussi dans toute la région du Moyen-Orient. En rompant leurs relations avec Doha, ces quatre pays signent une nouvelle étape, une révolution copernicienne dans la configuration géopolitique d’une zone où s’enchevêtrent les intérêts de maintes puissances, et non des moindres, et où l’Iran s’active à y avoir son empreinte.

Officiellement, Qatar est accusé de soutenir et de financer le terrorisme, mais fait plus grave, de s’accommoder de l’Iran, et même de le défendre face à son pire ennemi, l’Arabie Saoudite et l’allié de cette dernière, les Etats-Unis. Des griefs qui ont suscité la fureur de Doha accusant à son tour ses voisins du Golfe de vouloir le mettre «sous tutelle» et de l’étouffer économiquement.

A Tunis comme ailleurs, la surprise a été totale. D’autant qui rien ne donnait à penser que la riposte de Ryadh et de ses alliés serait si rapide et si foudroyante, même si on soupçonnait les uns et les autres de vouloir en découdre. La Tunisie tient à observer dans ce conflit une stricte retenue, gardant des relations généralement bonnes de ce côté-ci comme de l’autre. Les partis politiques majeurs ne se sont pas exprimés sur la question, surtout Ennahdha dont personne n’ignore les accointances avec l’Etat de Qatar, principal soutien des Frères musulmans en Egypte et ailleurs. Le seul , pour l’heure, à avoir eu un position tranchée sur la rupture des relations diplomatiques entre trois pays du Golfe et l’Egypte, d’une part, et Qatar, d’autre part, est l’ex président de la République, Moncef Marzouki, qui parle de « chantage et d’intention de faire plier nos frères qataris » , pour affirmer qu’il s’agit d’une « autre bataille , mais pas la dernière, dans le feuilleton dans la lutte pour l’affranchissement vis-à-vis de la tyrannie, de la corruption et de l’asservissement dans la région et dans tout le monde arabe ».

La main de Trump !

Nombreux sont les observateurs qui fait le rapprochement entre la, décision de rupture des relations diplomatiques et la visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite couronnée par la signature d’un accord sur « une vision stratégique » pour renforcer les relations économiques et de défense entre les deux pays. Trump avait pris sur lui d’appeler à « chasser » les extrémistes et « les terroristes », demandant aussi demandé à la communauté internationale « d’isoler » l’Iran. Le Qatar s’est plaint d’être victime d’une campagne hostile, notamment aux États-Unis, concernant son soutien présumé aux groupes islamistes.

Ce lundi 5 juin, c’est le secrétaire d’État américain Rex Tillerson qui s’est chargé de réagir à ce séisme diplomatique. « Il est important que ces pays restent unis ». Un commentaire timide. Mais d’après le Washington Post, la politique de Donald Trump dans la péninsule arabique peut avoir joué sur les relations internes au Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe plusieurs monarchies pétrolières sunnites, dont celles impliquées dans la rupture diplomatique de lundi. Tandis que l’administration Obama considérait ce groupe comme un bloc, Donald Trump a vu l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis comme les “deux piliers de son approche sur la région”, écrit le journal, ce qui a pu favoriser l’explosion du rapport de forces interne.

Balkanisation rampante

En termes de géostratégie politique, on voit dans cette rupture diplomatique la marque d’une nouvelle étape dans la balkanisation du monde arabe. Le spécialiste de géopolitique et auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient, Frédéric Encel, constate que le monde arabe n’en finit plus de se morceler et de se balkaniser. Cela a commencé avec la Somalie, puis le Soudan, l’Irak, la Syrie, jusqu’au Yémen et aux Comores… Il y a un effondrement soit économique, soit politique, soit géopolitique et militaire, soit les trois, avec une division profonde au sein de la Ligue des 22 Etats Arabes.

Il s’agit là d’une nouvelle étape. Elle est grave, explique-t-il parce qu’au fond, le dernier pôle géopolitique arabe à disposer encore d’un véritable levier de puissance avec les hydrocarbures, et à entretenir une vraie unité, c’est le Conseil de Coopération du Golfe. Et il est en train d’éclater. « C’est une nouvelle illustration de l’effondrement géopolitique du monde arabe, dont la traduction la plus éclatante en Syrie est le parrainage des négociations entre la Russie, la Turquie et l’Iran. Il n’y a pas un Etat arabe ».

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Après l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis et le royaume du Bahreïn, la Libye a aussi décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir des « groupes terroristes », dont Al-Qaïda, Daech et les Frères musulmans.

Il est à rappeler à ce propos que l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis et le royaume du Bahreïn ont annoncé, ce lundi 5 juin 2017, avoir rompu leurs liens diplomatiques et fermé leurs frontières avec le Qatar, invoquant des questions de sécurité nationale et en accusant Doha de déstabiliser la région et de soutenir des “groupes terroristes”.

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