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“La maîtrise du budget de l’Etat et la garantie de son équilibre, sans recourir aux augmentations rituelles, mais à travers des mesures novatrices” a été le thème d’une table-ronde organisé ce mardi 18 juillet 2017 à Tunis, à l’initiative de l’Institut tunisien des experts comptables (ITEC). Lors de ce débat, les experts comptables et les différents acteurs économiques se sont accordés à dire que la situation économique et financière sera encore plus difficile en 2018 et qu’il est fort probable que de nouvelles taxes soient imposées pour gonfler le budget de l’État. Le gel des salaires et des recrutements dans la fonction publique a été aussi soulevé.

La privatisation s’impose…

Moncef Boussanouga Zammouri, le président d’honneur de l’Ordre des experts comptables de Tunisie, a dressé un tableau sombre de la situation économique actuelle, soulignant que l’évolution du budget de l’État sur les 5 dernières années ne respecte pas le principe de l’équilibre entre les recettes et les dépenses. De plus, le besoin de financement de l’Etat a été multiplié par 8 entre 2010 et 2016 et cela va encore, selon ses dires, augmenter durant les prochaines années.

Il a dans le même contexte indiqué que les revenus non fiscaux demeurent toujours faibles par rapport aux recettes fiscales. De même, les salaires des fonctionnaires ont augmenté de 11,7% par an, soit deux fois plus vite que les recettes de l’Etat. Le taux d’endettement public a augmenté de 51%, passant de 41% du PIB à 62% du PIB.

C’est ainsi qu’il a proposé de relancer la croissance pour atteindre 5% de PIB en termes réels et ce, en améliorant les recettes et accélérant les réformes fiscales dans l’objectif d’étendre l’assiette.

Il a en outre indiqué que les recettes non fiscales issues de la privatisation (totale ou partielle) de plusieurs activités offre un grand potentiel de croissance pour les recettes de l’État, appelant à ce propos à relancer l’investissement public en partenariat public-privé (PPP) et concessions et augmenter les recettes non fiscales par des privatisations totales ou partielles (tabac, institutions financières, logistique..). “Le seul pays qui a privatisé la télécommunication avant le tabac c’est la Tunisie“, a-t-il soutenu.

Le grand ennemi de la Tunisie est le terrorisme

De son côté, le conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé de la réforme fiscale, Fayçal Derbal, a alerté contre le dérapage de l’économie tunisienne et ce, suite au glissement au niveau de la rémunération et des subventions, qui ont été multipliées par 4 selon ses dires.

Évoquant les raisons, Derbal a souligné que la plus grande cause de ce dérapage c’est le terrorisme : “Nous sommes dans une guerre avec un grand ennemi qui s’appelle le terrorisme. 5,3 Milliards de dinars, (soit une dotation additionnelle en PIB de 1,3%) est le coût supplémentaire supporté par l’État entre les années 2011 et 2016 rien que pour se préparer à la guerre contre le terrorisme“.  En outre, il a évoqué la stagnation des recettes fiscales et la baisse des revenus non fiscaux (dividendes, contributions des entreprises…).

Il a toutefois indiqué que bien que le déficit budgétaire de l’État demeure plus ou moins élevé, il demeure soutenable. Il a appelé l’État à abandonner ses créances auprès de certaines entreprises publiques. Selon lui, certaines entreprises ont un passif qui date de près de 30 ans. “C’est inutile… Il faut carboniser les dettes de certaines entreprises…“, a-t-il ajouté.
Derbal a en outre annoncé la mise en place du Conseil des nomes nationales des comptes publiques. Cet nouvel organisme a déjà entamé ses travaux et il est chargé, selon lui, de faire la lumière sur l’état de santé des comptes publiques.

Ce n’est pas un mal absolu…

Quant à lui, Habib Karaouli, le PDG de la banque d’affaires récemment baptisée “CAP Bank”, a assuré que le déficit en soi n’est pas un mal absolu dans toutes les situations. “Si on était dans une situation de déficit dynamique keynésien où le déficit sert essentiellement à financer les investissements productifs et créer de la richesse, ce déficit serait le bienvenu. Mais malheureusement, ce n’est pas vraiment le cas pour la Tunisie“, a-t-il dit.

La Tunisie a besoin, selon lui, d’une loi de finances et d’un plan de bataille qui doit exprimer les objectifs, ce qui n’est pas le cas de la Tunisie, qui a oublié l’essentiel, à savoir la création de l’emploi pour les diplômés de l’enseignement supérieur et la réduction des disparités régionales, principaux facteurs du déclenchement du soulèvement populaire, selon ses dires.

S’agissant de l’endettement, Karaouli a précisé que plusieurs pays ont un taux endettement beaucoup plus important que la Tunisie et s’en sortent bien. “C’est pour cela qu’on parle de la soutenabilité de la dette“, a-t-il indiqué.

Il a en outre affirmé que le budget 2018 table sur une croissance nulle et ne devrait pas dépasser 34 milliards de dinars, expliquant à ce propos que le problème n’est pas les ressources mais plutôt l’emploi. C’est ainsi qu’il a fait part de son espoir de trouver des solutions alternatives afin de sortir de la logique de désinvestissement actuelle, de rétablir la confiance, de favoriser les IDE et d’alléger le recours à l’endettement puisque rien n’a été mis en valeur, selon ses dires.

Report des échéances de paiement de la dette…

Pour sa part, l’expert-comptable Walid Ben Salah a signalé qu’en Tunisie, il y a un vrai problème de déficit courant qui dépasse de loin le déficit budgétaire et ce, à cause de l’endettement excessif.

Ben Salah y est allé avec force détails en indiquant que “l’année 2018 connaîtra une augmentation non seulement des salaires mais aussi des cours de change, du prix de baril et des services de la dette“. Il a fait savoir que tout cela mènera certainement au gel des augmentations salariales et des recrutements dans la fonction publique. “Du coup, de nouvelles taxes et impositions devraient être instituées au titre de cette année“, a-t-il prédit.

Il a dans le même ordre d’idées indiqué qu’aujourd’hui la Tunisie est dans une situation très difficile. “On va de nouveau solliciter le report des échéances de remboursement de la dette, comme c’était déjà le cas en 2016“, a-t-il assuré.

S’agissant des négociations avec le FMI, l’expert-comptable a fait remarquer que la Tunisie devra plaider l’allongement de la période sur laquelle elle s’est engagée pour la réalisation des réformes convenues.

Et nos députés…

Il a, sur un autre volet, fait remarquer que la majorité des députés ne maîtrisent pas les questions financières, notamment la fiscalité, et ne sont pas même assistés par des spécialistes en la matière.

Il a par ailleurs indiqué qu’aujourd’hui la Tunisie se trouve face à un grand problème de financement, faisant savoir que la situation du secteur bancaire et financier est en train d’impacter l’économie nationale du pays, les entreprises publiques et privées, l’investissement et la croissance.
L’assèchement de la liquidité fait que l’État emprunte à des taux très élevés“, a assuré Ben Salah, appelant ainsi l’État et les parties concernées à trouver des solutions pour les injections de liquidité sur le marché ainsi que les modalités de financement.

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Lors d’une table ronde organisée ce mardi 18 juillet 2017 à Tunis, l’expert-comptable Walid Ben Salah a déclaré que l’année 2018 sera encore plus difficile que les précédentes. “L’année 2018 connaîtra une augmentation non seulement des salaires mais aussi des cours de change, du prix de baril et des services de la dette“, a indiqué Ben Salah, faisant savoir que tout cela mènera certainement au gel des augmentations salariales et des recrutements dans la fonction publique. “Du coup, de nouvelles taxes et impositions devraient être instituées au titre de cette année“, a-t-il assuré.

Ben Salah a sous un autre angle indiqué qu’aujourd’hui la Tunisie vit une situation très difficile. “On va de nouveau solliciter le report des échéances de remboursement de la dette, comme c’était déjà le cas en 2016“, a-t-il assuré.

S’agissant des négociations avec le FMI, l’expert-comptable a fait remarquer que la Tunisie devra miser sur l’allongement de la période sur laquelle elle s’est engagée pour la réalisation des réformes convenues.

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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Imed Hammami, a déclaré hier jeudi 6 juillet 2017 dans la soirée, sur Mosaïque FM, que 100 personnes seront embauchées dans les sociétés pétrolières de Tataouine. Il a indiqué que le concours de recrutement sera organisé ce 10 juillet.

Hammami a ajouté que d’autres sélections de ce type auront lieu en septembre et en octobre 2017 pour 300 embauches supplémentaires. Enfin il a précisé qu’à terme 1000 emplois seront créés de la sorte en 2017 et 500 en 2018.

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La Compagnie de l’Environnement et de la Plantation (CEP) à Tataouine a annoncé qu’elle va créer 1000 postes d’emploi ; 4% de ces postes seront réservés aux personnes à besoins spécifiques, rapporte Mosaïque fm.

Les citoyens qui seront embauchés par la société en question seront répartis à travers les délégations selon le nombre d’habitants, a ajouté la même source.

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La Cour des comptes a dévoilé ce jeudi 11 mai 2017, lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, les résultats de son contrôle de la gestion financière de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE).

Fadhila Gargouri, juge à la Cour des comptes, a, à cette occasion, fait savoir qu’une série d’infractions ont été recensées par ledit rapport.

Parmi les dépassements qui ont été compilés, il y a les sommes d’argent dépensées sans justificatifs, dont l’acquisition de quatre véhicules jugés non indispensables pour un montant estimé à 223.000 dinars.

Il y a aussi un trou de 3 millions de dinars qui a été constaté et la perte de certains équipements comme 18 ordinateurs, 48 téléphones portables et d’autres équipements du centre informatique d’une valeur de 34.800 dinars.

Une série de recrutements inexplicables!

Sur un autre volet, la juge à la Cour des comptes a fait remarquer que l’ISIE n’a même pas respecté les normes et les procédures au niveau du recrutement des agents et des chargés des affaires administratives.

Pour les 20 catégories de postes à pourvoir, seuls 6 ont fait l’objet d’un concours, tandis qu’il a été relevé le recrutement de 10 agents dont les noms ne figuraient même pas sur la liste des candidats à ces postes !

A noter également que 90 autres agents ont commencé à travailler sans contrats en bonne et due forme, en plus de la non application par le Conseil de l’Instance de nombreuses décisions.

Et de préciser que des consignes ont par ailleurs été données à l’ISIE afin de rationaliser l’octroi des primes et de fixer les salaires de ses agents.

On rappelle que Chafik Sarsar, président de la structure, a annoncé mardi 09 mai 2017, à la surprise générale, sa démission et celle de deux autres membres, provoquant une onde de choc dans le pays.

Sarsar s’est expliqué sur les raisons de son départ et sur les facteurs l’empêchant de continuer de présider l’instance, pour ensuite s’engager à poursuivre sa mission. Bref, on n’y comprend rien, comme d’ailleurs beaucoup de choses qui se passent dans le pays depuis la fameuse révolution…

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Les protestataires au champ pétrolier Sidi El Kilani, dans la délégation d’Essouassi, (gouvernorat de Mahdia), ont décidé de lever leur sit-in suite à un accord conclu, mardi, avec la Compagnie Tuniso-Koweito-Chinoise de Pétrole (CTKCP) qui exploite le site.
Lors d’une réunion, tenue en présence du PDG de la compagnie, du gouverneur et des députés de Mahdia, la société s’est engagée à allouer une somme de 500 MD, sur deux tranches, au Conseil régional pour recruter 150 personnes issues des régions Hathermine et Ouled Khelifa pour une période de six mois à compter du 1er juin 2017.
La PDG de la compagnie a promis également d’examiner avec le Conseil d’administration de la société la question d’intégration de nouveaux personnels, en accordant la priorité aux jeunes compétences de la région.
Lundi dernier, un jeune protestataire s’est immolé par le feu pour déplorer le laxisme de la compagnie à mettre en œuvre ses engagements. En effet, la CTKCP s’est engagée, le 12 avril 2017, suite à une réunion avec les sit-inneurs à l’aménagement d’une route dans la région (40 mille dinars), l’édification d’une mosquée (12 mille dinars) et d’un dispensaire (50 mille dinars) à Sidi Khelifa, ainsi que le cofinancement de projets de jeunes promoteurs.

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Adnene Haji

Lors d’une séance plénière tenue, mercredi  à l’ARP, le député indépendant Adnene Hajji a appelé à l’ouverture d’une enquête approfondie pour des suspicions de corruption aux concours d’entrée à l’instance vérité et dignité (IVD), rapporte Mosaïque fm.

Plusieurs députés ont également critiqué le manque de transparence et le refus de répondre à leurs questions de la part de la présidente de l’Instance Sihem Ben Sedrine.

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Les recrutements seront suspendus, l’année prochaine, à l’exception de ceux des diplômés des écoles de formation et les retraités ne seront pas remplacés, selon le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2017.
Les postes vacants (démission, décès ou rattachement) ne seront pas comblés toute au long de l’année prochaine. Les besoins seront couverts par la réaffectation des ressources humaines disponibles dans les structures publiques, ministérielles ou régionales.
Parmi les autres mesures incluses dans le projet de budget, une meilleure maitrise et une réduction des programmes d’avancement annuel, tout en les soumettant aux critères de compétence et d’excellence et en abaissant la prime des heures supplémentaires et maitrisant et rationalisant la prime de rendement, en la liant effectivement au rendement.
Le prochain budget est également axé sur la mise en place d’une stratégie de maitrise de la consommation de l’énergie, et d’exploitation des énergies alternatives et renouvelables, notamment dans les espaces et les entreprises énergivores.
Une priorité absolue sera accordée, l’année prochaine, aux projets et programmes, prévus dans le plan de développement 2016-2020, et actuellement en cours, pour les parachever dans les plus brefs délais.
De même, les projets et programmes décidés dans le cadre de séances de travail ministérielles et de conseils ministériels restreints, ainsi que les projets à rendement élevé et les méga-projets seront prioritaires car ils contribuent, directement, à la réalisation des objectifs des politiques publiques, et partant, à l’impulsion du développement régional aux plans quantitatif et qualitatif.
Il s’agit de projets d’infrastructure de base qui contribuent à améliorer les conditions de vie des citoyens, notamment, dans les régions prioritaires. L’objectif étant, aussi, de constituer des réserves foncières pour la réalisation des projets dans le cadre de plans d’aménagement urbain dans les régions.

Dans l’interview accordée à Al Arabiya

Selon des données publiées récemment par le site « Algérie patriotique », lequel s’est référé aux chiffres communiqués début septembre par The Soufan Group, la Tunisie compte entre 6 000 et 7 000 terroristes recrutés par des groupes extrémistes, essentiellement par « Daech ».

Selon les mêmes estimations établies jusqu’à décembre 2015, le Maroc compte entre 1200 et 1500 recrues. Ce chiffre serait nettement plus élevé si l’Algérie n’avait pas pris la décision de stopper le flux de «djihadistes» marocains qui se rendaient en Libye via le territoire algérien.

Par contre le nombre de djihadistes algériens ayant rejoint “Daech” est largement inférieur, autour de 200 recrues.

Selon « Algérie patriotique », ce chiffre peut surprendre pour un grand pays d’Afrique qui a connu une décennie de terrorisme. Le fait est que quinze années après la “décennie noire”, «le radicalisme semble avoir moins d’attrait en Algérie», constate ce réseau d’information, anciennement rattaché aux Nations unies et lauréat de plusieurs prix.

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Au cours de la communication financière qu’il tient en ce moment, le DG de la Banque de l’Habitat a annoncé un plan de recrutement de 300 nouveau cadres sur 3 ans et un plan de départ volontaire à la retraite de 365 personnes. Les départs à la retraite volontaire devraient coûter 108 MDT à la banque, mais lui permettre aussi de faire un gain de 75,6 MDT, a encore précisé Ahmed Rjiba.

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Le moins qu’on puisse dire est que le communiqué de l’UGTT de Gafsa invitant les protestataires de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) à lâcher du lest et à accorder du temps au gouvernement pour répondre à leurs doléances est étrange et inhabituel. On était plutôt habitué à une attitude plus va-t-en guerre de la part de la centrale syndicale. L’UGTT a même demandé aux employés mécontents de la CPG de temporiser pour donner aux autorités de la latitude afin de solutionner le retard pris en matière de développement. Enfin le syndicat a appelé les employés de la CPG à retourner au travail. Tout cela fait un peu beaucoup et tranche avec les postures de l’UGTT, surtout ces dernières années où elle en a fait voir de toutes les couleurs aux gouvernants, bloquant toute velléité de relance économique franche. Alors, qu’est-ce qui explique ce revirement citoyen de l’UGTT ?

La raison est dans le texte du communiqué publié hier samedi 03 septembre 2016. Pas besoin de procéder à une explication très savante, l’UGTT a elle-même dit qu’il faut reprendre le boulot pour éviter la faillite de la société, ce qui ne ferait pas les affaires de la région, ni celles du pays. Voilà, le motif est là. Ce que l’UGTT n’a pas précisé, c’est que les mouvements de protestation, pour diverses raisons, ont tellement affaibli ce fleuron de l’industrie tunisienne qu’il est au bord du précipice. Ce n’est pas pour rien que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en avait fait la tête de gondole de son discours devant les parlementaires pour illustrer cette Tunisie qui ne tourne pas rond et qu’il faut de toute urgence remettre sur orbite. Mais fallait-il attendre que la situation de la CPG atteigne cette gravité pour faire preuve, a minima, de sens des responsabilités ? Fallait-il attendre quasiment un point de non retour, avec des mauvaises habitudes qui se sont cimentées, pour sonner le branle-bas de sauvetage ? Nous posons la question à l’UGTT…

Mais à y regarder de plus près, l’UGTT a maintenant toutes les raisons de demander à ses troupes de regagner leurs postes de travail. En effet, dans la même matinée où elle pond son fameux communiqué, on apprend que la CPG et le Groupe Chimique Tunisien vont embaucher près de 2800 agents et cadres. Que demande le peuple ? Tout cela va se faire dans une société, la CPG, qui est à l’arrêt depuis des jours, plombée par les mouvements sociaux. Essayez de trouver de la logique là-dans. Bon, il y a bien l’unité de Mdhila qui a poussivement repris la production hier samedi, mais c’est une broutille au regard de tous les problèmes endémiques du secteur. Tout cela n’a pas empêché les autorités de continuer à se nourrir déraisonnablement de la bête, au risque de la tuer avec des vagues incessantes de recrutements. Mais l’essentiel est ailleurs : Eviter que le feu prenne dans cette redoutable région de Gafsa.

On marche sur la tête !

La CPG, de l’aveu même de son PDG, Romdhane Souid, c’est une entreprise qui tourne à 40% de sa capacité de production, et cela fait cinq ans que cela dure. La CPG c’est une boîte qui a cumulé un déficit de 5 milliards de dinars du fait de la chute continue de la production. On peut aussi évoquer la fonte des réserves de phosphate commercial, qui sont passées de 7,2 millions de tonnes en 2010 à 2 millions présentement. On peut aussi parler de la baisse vertigineuse des recettes d’exportation du phosphate et dérivés, qui étaient de 1,2 milliard de dollars en 2010 et à peine 351 millions l’an dernier. Depuis le début de cette année jusqu’au 18 juillet, seuls 2 millions de tonnes de phosphate commercial sont sortis des usines de la CPG, alors qu’on en attendait 3,6 millions, ce qui fait un déficit de 44%. Si on fait la comparaison avec la même période de 2010, la production s’était établie à 4,3 millions de tonnes.

Quand Ammar Amroussia, député du FP, parlait (sur Africanmanager le 31 août 2016) de consacrer une part des recettes de la CPG aux habitants de Gafsa, il parlait des revenus d’une société malade au point qu’on ne sait plus par quel bout la prendre pour la sauver du naufrage. Tant pis, la bête est mourante certes, mais tant qu’il lui reste un peu de chair dont on peut se repaître, on peut s’en accommoder. Par ailleurs, il faut croire que les propos d’Amroussia, qui agitait la menace, à peine voilée, d’un soulèvement à Gafsa de la même ampleur que celui de 2008 ont fait mouche. En effet, Sofiène Toubel, député de Nidaa Tounes pour la circonscription de Gafsa, a demandé, le 02 septembre 2016, que 20% des recettes de la production du phosphate restent dans le gouvernorat de Gafsa. Mais il n’est pas le premier dirigeant politique éclairé à nous éblouir avec sa science, l’ex-président de la République, Moncef Marzouki, avait suggéré exactement la même chose, à l’unité près, en juin 2012. Rached Ghannouchi, le chef de file du mouvement Ennahdha, avait abondé dans le même sens, mais s’était gardé d’avancer un pourcentage. « Il est inconcevable que Gafsa dispose de richesses et que ses jeunes chôment », s’était-il borné à dire.

Tout ce beau monde n’a pas pensé une seconde au fait que cette forme de discrimination positive qu’il propose est la meilleure manière de craqueler le ciment de l’unité de nationale, déjà malmenée par la post-révolution. Imaginez le tableau si toutes les régions de la Tunisie exigeaient le même traitement.

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Dans son rapport semestriel, l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) a annoncé qu’en 2016, l’instance a renforcé son staff avec le recrutement de nouveaux profils,  soit 78 agents et inspecteurs.

L’instance a, dans le même contexte, indiqué qu’elle projette également recruter plusieurs autres profils, et ce dans l’objectif de réussir la mission qui lui a été accordée de lutter efficacement contre le fléau de la corruption.

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Le ministre de l’Education Nèji Jalloul a déclaré, en marge de sa participation au premier carnaval des activités éducatives et sportives à Nabeul, sur la problématique des recrutements au sein du ministère de l’Éducation, rapporte Jawhara Fm.

Le ministre a affirmé qu’il ne faut pas compter uniquement sur le ministère de l’Education pour régler tous les problèmes de chômage du pays, d’autant plus que le ministère “a honoré tous ses engagements et a déjà recruté plus de 6 000 postes (instituteurs et professeurs) au cours de cette année”.
“Le recrutement dans la fonction publique est en effet relié au ministère des finances, à un décret gouvernemental mais également à l’équilibre économique du pays et aux fonds internationaux”, a expliqué à la même source.
Jalloul a, de ce fait, appelé les protestataires à arrêter les sit-in dans les commissariats de l’éducation, sous peine de procéder à des sanctions.

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“Maîtriser la masse salariale reste une priorité immédiate pour la Tunisie afin d’assurer la viabilité budgétaire, en attendant l’élaboration d’une vaste réforme de la fonction publique”, indique le FMI dans une note d’analyse rendue publique lundi 8 août 2016. L’institution souligne que la rationalisation des promotions et des primes de rendement (qui représente une économie de 0,2 % du PIB) a été nécessaire pour maintenir la masse salariale au niveau initialement prévu dans le budget de 2016, et a ainsi contribué à compenser de nouvelles augmentations de salaire récemment accordées aux forces de sécurité (0,2 %), qui s’ajoutent aux accords conclus par le passé avec les syndicats et qui sont prises en compte dans le budget actuel (0,7 % du PIB). C’est  ainsi que les services du FMI ont reconnu que les forces de sécurité sont actuellement dans une situation difficile, mais ont noté qu’une hausse des salaires mettrait en péril la viabilité budgétaire, tout en réduisant la marge disponible pour financer les dépenses prioritaires pour répondre aux besoins des chômeurs. Les services du FMI et les autorités conviennent par ailleurs que le recours au secteur public ne peut pas être la solution pour réduire le chômage élevé, alors que la masse salariale représente déjà 14 % du PIB (et 63 % des recettes fiscales).

Les services du FMI ont salué la volonté d’engager une vaste réforme de la fonction publique, qui sera définie dans le cadre d’une stratégie assortie d’échéances précises d’ici à septembre 2016 (repère structurel). Dans le cadre de cette stratégie, les autorités se sont engagées à maîtriser les augmentations salariales et à mener à bien les revues fonctionnelles de quatre ministères (repère structurel à la fin décembre), ce qui devrait, selon le FMI, améliorer l’efficience et la qualité des services et ouvrir la voie à un redéploiement des ressources humaines là où les besoins sont les plus pressants (notamment dans les régions de l’intérieur). “Cela pourrait permettre également une réduction des effectifs, que l’on pourrait accélérer en encourageant des départs volontaires ciblés en 2018, qui aiderait les autorités à atteindre leur objectif d’améliorer la prestation des services publics et de ramener la masse salariale à 12 % du PIB d’ici à 2020”, assure le FMI.

Appel au gel des salaires et des recrutements

Selon le FMI, la mise en œuvre de la stratégie de réforme de la fonction publique devra passer par une maîtrise de l’augmentation de la masse salariale en 2017. “L’augmentation de la masse salariale, due à une hausse de l’emploi de 23 % et une augmentation du salaire moyen de 37 % depuis la Révolution, n’est pas viable”, note le FMI , soulignant l’engagement des autorités tunisiennes à limiter la hausse de la masse salariale en 2017 pour la ramener au taux d’inflation anticipé, ce qui suppose, compte tenu des hausses de salaires accordées par le passé, qu’il faudra trouver des économies de l’ordre de 0,6 % du PIB en 2017. Des options précises doivent être envisagées lors de l’élaboration du budget 2017, qui devrait être conforme à la stratégie globale de réforme. Des options possibles consistent à rationaliser le système de primes et d’allocations, réduire davantage la rotation des emplois et les promotions et prolonger le gel des recrutements.

Le FMI note par ailleurs que ramener la masse salariale à un niveau comparable à celui qu’elle avait avant la révolution passe par des réformes de qualité de l’emploi et des salaires dans le secteur public. Et d’ajouter que les réformes qui ont été couronnées de succès dans d’autres pays montrent qu’il faut conjuguer des mesures à court terme de limitation des salaires à des réformes plus durables. L’expérience d’autres pays indique que pour réussir, les efforts doivent reposer sur un vaste consensus politique, et être cohérentes avec le cadre budgétaire à moyen terme et les réformes des retraites. Parmi les réformes possibles, le FMI propose à court terme le gel des salaires, expliquant qu’en Tunisie, l’effet de cette mesure serait probablement limité par les augmentations décidées avec les syndicats jusqu’à 2017. Un gel des salaires, en particulier chez les fonctionnaires des catégories inférieures, pourrait contribuer à réduire la disparité avec le secteur privé (une prime salariale de 18,5 % et un faible ratio de compression par exemple).

Rationalisation des primes et des allocations

Le FMI propose aussi la rationalisation des primes et des allocations, le gel des recrutements. Une autre mesure proposée, non moins importante que les dernières : Les départs volontaires de fonctionnaires. Ces départs seraient vraisemblablement accompagnés d’indemnités de départ, ce qui augmenterait les coûts à court terme. Il faudrait préparer avec soin cette option afin qu’elle soit cohérente avec la décision récente de relever l’âge de la retraite en Tunisie, de façon à contribuer à rendre le régime de retraites plus viable, explique le FMI.

S’agissant des réformes durables, le FMI suggère de rationaliser la taille et la structure de l’administration et resserrer le lien entre rémunération et performance.

La réforme de la fonction publique tunisienne devrait toutefois, selon le FMI, aller de pair avec la réforme des entreprises publiques, qui ont été par le passé une source de création d’emplois publics, avec une transparence et une efficience limitées.

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Pour 2014

Le président directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) a indiqué, vendredi, à Sidi Bouzid, dans une déclaration de presse, que l’annonce des résultats finaux du concours de recrutement d’ouvriers à la mine de phosphate, à Meknassi, ne devra pas dépasser le 15 août 2016.
Il a précisé, en marge de la deuxième session du conseil régional de développement de Sidi Bouzid, que le lancement de la mine est bloqué à cause du refus de certains propriétaires de céder leurs terrains à la compagnie.
A signaler qu’une première liste de 100 ouvriers, annoncée en avril 2016, a été contestée par plusieurs habitants de Meknassi.
La mine de Meknassi est restée inactive, depuis le début du siècle dernier, suite à la crise économique de 1929. Des investissements de l’ordre de 105 millions de dinars sont mobilisés par la CPG pour relancer de cette activité, à Meknassi, dont le démarrage a été reporté à plusieurs reprises en raison de litiges fonciers.

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Samari Consulting, leader dans le domaine de la chasse de têtes et du coaching anglophone et bien reconnu par les cadres et les entreprises locales, les PME ainsi que les multinationales, a ouvert ses portes à Tunis pour couvrir la région de l’Afrique du Nord et l’Afrique Sub-saharienne, ainsi que le Moyen-Orient.

Percevant le grand potentiel de la région en termes de développement économique et de candidats de qualité, et sous la direction de Hédi Samari, directeur général, elle apporte à ses clients opérant dans la région ses services de conseil en recrutement de candidats locaux de haut calibre avec une expérience à l’international ou locale pour les pays émergents, comme elle s’intéressera également aux candidats de haut calibre basés à l’étranger et qui souhaitent revenir dans leur pays d’origine.

Samari Consulting opère également dans le domaine du coaching anglophone en «Business English », pour les sociétés ainsi que pour les particuliers, couvrant des thèmes comme la communication en anglais, les compétences interculturelles, la préparation pour les entretiens et la négociation.

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Un décret gouvernemental simplifiant les recrutements dans les établissements publics sera bientôt promulgué. En vertu de ce texte, les recrutements dans les établissements publics (près de 7 mille) ne requièrent plus l’approbation de l’Unité de suivi des établissements et des entreprises publics relevant du ministère de la fonction publique. A noter que cette approbation est sollicitée dans les recrutements dans la fonction public. Ce décret s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le gouvernement visant à simplifier les procédures administratives et compléter les recrutements programmés, dans les plus proches délais, indique le département dans un communiqué publié mercredi.
Le ministère affirme qu’il n’hésitera pas à annuler des concours qui s’avèrent frauduleux, conformément au décret gouvernemental n°372 de 2016 datant du 21 mars 2016.

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