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Le dossier de la corruption ne cesse de faire couler beaucoup d’encre, notamment après la campagne de lutte contre le fléau décrétée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à la fin du mois de mai dernier. Ce mercredi 12 juillet 2017, c’est au tour du centre de l’Islam et de la Démocratie d’ouvrir le débat sur le sujet.

Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a déclaré, lors d’une rencontre à Tunis, que les gouvernements qui se sont succédé après la Révolution, à l’exception de ceux de 2011 et 2012, ont échoué dans ce combat et ont causé au pays un gros retard en la matière. “Ce sont ces gouvernements là qui devraient assumer la responsabilité parce qu’ils n’ont pas fait preuve de volonté pour lutter contre la corruption“, a-t-il assuré.

Il a dans le même contexte indiqué que la lutte contre la corruption est un dossier national très important et que les choses ont commencé à bouger avec la mise en place du gouvernement d’Union nationale, lequel a placé la lutte contre la corruption à la tête de ses priorités, après la lutte contre le terrorisme.

C’est maintenant que la lutte contre la corruption est mise sur les rails et nous espérons que les choses commencent vraiment à bouger. C’est à partir de l’année 2016 qu’on a commencé à sentir le changement et une volonté politique de lutter contre la corruption“, a-t-il dit.

Chawki Tabib a par ailleurs tenu à préciser que la stratégie de lutte contre la corruption est une décision émanant de l’ancienne Assemblée Nationale Constituante (ANC) en 2012, mais elle avait été gelée pour pendant 4 ans, jusqu’à son approbation à travers un document signé par le gouvernement en décembre 2016.

“Ils m’ont accusé…”

Il a sous un autre angle indiqué que certains ministres l’ont sévèrement critiqué pour avoir lâché des informations sur les affaires en cours, allant jusqu’à l’accuser de faire fuir les investisseurs avec ses déclarations, surtout quand il parle d'”État mafieux”.

Le président de l’INCUCC a par ailleurs indiqué qu’en examinant de près les dossiers parvenus à l’instance, il a été surpris et même choqué par les dépassements qui ont eu lieu. “Certains éléments dans les dossiers de corruption m’ont poussé à agir et à parler, enfreignant le devoir de réserve“, a-t-il dit

Tabib a critiqué les déclarations de certains députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qui ont reproché à l’instance de ne pas travailler énergiquement. Il a fait remarquer que certains députés ignorent la loi réglementant l’instance en question.

“Chahed conduit une bicyclette sur une autoroute…”

À une interrogation sur la pertinence de la campagne de lutte contre la corruption récemment lancée par Youssef Chahed, Tabib a tenu à préciser qu’il s’agit d’un pas en avant. “L’image qui nous vient présentement est que Youssef Chahed a pris une bicyclette sur une autoroute où il est interdit de reculer, et même de s’arrêter“, a-t-il dit.

Il convient de rappeler à ce propos qu’une campagne d’arrestation d’hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption financière et administrative a été lancée, à la fin du mois de mai dernier, dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence. Parmi eux figurent Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi.

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De tous les -trop nombreux- chefs du gouvernement qui se sont succédé en Tunisie depuis la Révolution, l’actuel, Youssef Chahed, passera à la postérité comme celui à qui il est arrivé de pouvoir en faire à sa tête. Non pas parce que tels sont ses choix et sa volonté, mais parce que, essentiellement, il a été servi par ce qui peut s’apparenter à une opportunité «  divine », sa campagne contre la corruption dont il tire d’incroyables dividendes en termes de popularité et, bien plus encore, d’indépendance vis-à-vis des deux partis majoritaires au Parlement qui voyaient en lui, au départ, un doux agneau, très peu susceptible d’insubordination.

Le désormais indomptable locataire de la Kasbah aura l’occasion d’en faire étalage et la démonstration lorsqu’il s’agira d’opérer ce remaniement ministériel dont il est abondamment question pour prendre les allures d’une fatalité en fonction de laquelle tout l’échiquier politique ou presque s’échine à se déterminer. Que ce soit à travers des messages pas toujours subliminaux, d’indications franches et explicites, de manifestations d’intérêt, ou même carrément d’injonctions, certes parementées de propos avenants, comme a choisi de le faire le directeur exécutif de Nidaâ Tounès, Hafedh Caïd Essebsi, la ruée vers le prochain gouvernement est devenue une guerre de positions à laquelle se livrent les deux prépondérants, Nidaâ et Ennahdha. Ils s’y investissent, et en désespoir de cause, après avoir échoué à obtenir la tête de Chahed, mise à prix déjà depuis le mois de mai.

Deus ex machina 

Mais c’était compter sans cette sorte de deus ex machina qui a changé la donne et brouillé toutes cartes. Le chef du gouvernement, alors fragilisé par ce qui se passait à El-Kamour et les casseroles qu’il a ramassées dans la gestion de la crise, a jeté toutes ses forces dans la bataille contre la corruption dont le prologue, alors impensable, a été de placer en résidence surveillée celui qui passait pour le plus intouchable des barons de la corruption dans le pays, Chafik Jarraya, convaincu, en prime, d’intelligence avec une armée étrangère. S’en est suivie une vague d’arrestations sans précédent touchant les caciques de maints autres bastions de la corruption dont des affidés ont été démasqués au sein mêmes des deux grands partis qui soutiennent le gouvernement et peuplent le Parlement.

Cessant d’être le captif de Nidaâ dont il est issu et Ennahdha qui a fait profession de foi de lui servir d’assise, Youssef Chahed semble tout à fait en état de tenir les engagements qu’il avait pris lors de son investiture par l’Assemblée des représentants du peuple. Il aura mis plus de dix mois pour le faire, et d’abord en décidant de se doter d’un gouvernement sur lequel les deux partis majeurs auront un droit de regard ramené à la portion congrue. Ce sera sans doute chose faite après sa visite à Washington. Il entrerait alors dans le vif du sujet en faisant place nette dans son quant-à soi gouvernemental, indispensable pré-requis pour le lancement des réformes, douloureuses et autres, qu’il a dit entendre mener. Le tout à l’abri des influences et des velléités d’ingérence de son supposé bouclier politique même s’il n’est pas exclu que la majorité parlementaire ne sera pas dépouillée de sa « capacité de nuisance » de lui tenir la dragée haute lorsqu’il s’agira de voter les projets de loi, un exercice dans lequel elle a montré toute l’étendue de son art et de sa science.

Des combats d’arrière-garde !

Hafedh Caïd Essebsi a beau revendiquer le primat de son parti et faire prévaloir son droit en tant que vainqueur des élections législatives pour exiger une présence plus large dans la composition du gouvernement. Mais il omet de se rendre à l’évidence que ce statut est dépassé par les événements et par la nouvelle réalité politique avec d’abord le Document de Carthage et ensuite avec le pathétique émiettement de son parti, vite supplanté par Ennahdha à l’ARP. BCE junior a aussi beau clamer en allusion à Youssef Chahed, dans son fameux enregistrement de conversation à bâton rompus : «  Nous l’avons amené pour nous prêter main forte, et le voilà qu’il gouverne en solitaire ». Mais le fait désormais établi est que ce Chahed-là est désormais rangé au magasin des accessoires, ayant conquis le statut d’un homme totalement affranchi de la tutelle de son parti au point qu’on lui prête le projet d’en créer un autre, le sien propre. Surtout, il s’est arrogé un carré du pouvoir et un territoire politique qui rendent chimérique toute tentative de l’en déloger.

Les tourments d’Ennahdha n’en sont pas moins vifs, même si le mouvement s’en épanche dans des termes voilés. Mais ses craintes sont réelles concernant les chaises musicales sur lesquelles Youssef Chahed est en train de travailler. Davantage que de garder ses représentants au gouvernement actuel, notamment le ministre du ministre de l’Industrie et du commerce, Zied Laadhari, dont l’office lui vaut d’acerbes critiques, Ennahdha lorgne d’autres portefeuilles comme celui de l’Education, et s’emploie à étoffer sa présence au sein du gouvernement de manière à refléter son poids politique, notamment au niveau de la Représentation nationale. C’est sans doute pourquoi elle est mise sous pression par les siens pour fixer un plafond à ce remaniement ainsi que des lignes rouges que Chahed ne devrait pas franchir sous peine d’entrer dans une confrontation avec l’état major du parti.

Chahed réussira-t-il à reléguer au rôle de seconds couteaux Nidaâ et Ennahdha pour se consacrer comme il l’entend à la tâche à la faveur de laquelle il tiendra ses engagements, affirmera son statut de timonier de l’action gouvernementale et ira de l’avant dans la mise en œuvre de cette ardente obligation qu’il a fait sienne, celle de livrer contre la corruption une guerre et non une bataille sans suite, comme il l’a affirmé au New York Times? Davantage qu’une question, c’est tout un programme et un avenir qui sont en jeu.

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Les Tunisiens ne sont, manifestement, pas heureux ! Selon le dernier rapport (World Happiness Report 2017) de l’OCDE, qui classe les pays en fonction du degré de bonheur de leurs citoyens, la Tunisie se positionne au 102ème rang mondial alors que le voisin algérien occupe la 53ème place et le Maroc, la 84ème.
Ce malaise a un coût. En Tunisie, 98% des congés de longue durée dans la fonction publique sont liés à des maladies psychiatriques et font perdre à l’Etat 172 mille journées de travail par an. C’est l’équivalent de 4,6 millions de dinars de pertes par an, selon une enquête d’investigation publiée en janvier 2017, par l’agence TAP.

“Un signe révélateur du malaise économique et social”

Dans les mois qui ont suivi la révolution, le nombre des consultation a progressé de 20% à l’hôpital Razi, à la Manouba. Les actes de consultation à cet hôpital, ont atteint 7914 en 2016 et rien que pour les trois mois de 2017, ils sont au nombre de 1914 actes, d’après DR Rim Ghachem Attia, psychiatre, psychothérapeute et chef de Service au sein de l’hôpital Razi.
Dr Attia ne veut, néanmoins, pas être alarmiste, face à ce chiffre, “bien qu’il soit un signe révélateur du malaise économique et social, il peut aussi, témoigner du climat de liberté dans le pays”.
Elle assure par ailleurs, que les tentatives de suicide ont presque quintuplé (enquête 2015), ajoutant qu’elles sont liées à des conditions socio-économiques. “C’est beaucoup plus réactionnel qu’endogène.Il s’agit beaucoup plus de femmes que d’hommes, âgées entre 25 et 35 ans”.

De son côté, Dr Afef Karaoud Chrad, psychiatre dans le privé, reconnait que la dépression et les troubles anxieux ont un impact sur la production et la productivité au sein des entreprises. “Dans certains cas, la thérapie exige l’éloignement des patients de leurs lieux de travail sous forme de congés de longue durée. Mais la dépression est toujours très mal prise en charge en Tunisie, les gens croient que ça n’arrive qu’aux autres alors qu’il faut prendre au sérieux cette maladie qui devient une maladie physiologique et héréditaire”.

Hausse des ventes de sédatifs et d’antidépresseurs

Du côté des pharmacies, le malaise des Tunisiens se sent à travers l’augmentation des ventes de sédatifs et d’antidépresseurs. Dans une grande pharmacie d’El Manar, un quartier huppé de Tunis, le pharmacien de service a déclaré qu’il en vendait, sans ou avec ordonnance, 10 paquets et même plus chaque jour. “Ces médicaments sont à la portée de tous, car leurs prix varient entre 3 à 5 dinars le paquet, mais les antidépresseurs à base de plantes sont beaucoup plus chers et donc sont moins accessibles à tous”.

La dépression et les troubles de l’anxiété coûtent à l’économie mondiale 1000 milliards de dollars (US $) par an, selon un rapport de l’Organisation Mondiale de Santé (OMS), publié en 2017 en se basant sur des chiffres de 2015. La situation pourrait encore empirer, car selon l’OMS, la dépression devrait devenir en 2020, la première cause de morbidité chez la femme et la deuxième chez l’homme (après les maladies cardiovasculaires).

TAP

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La Révolution a des allures de lendemain qui déchantent pour la plupart des Tunisiens. Les citoyens, impatients, désignent les dirigeants comme les responsables du retard de ces trains qu’on attend tant – développement, emplois, prospérité, fin des disparités régionales, etc. D’ailleurs le dernier sondage est accablant pour le personnel politique, mais encore plus pour l’exécutif tunisien (le président de la République, le chef du gouvernement, les ministres…). Là c’est carrément la descente aux enfers de la cote de popularité, à des niveaux abyssaux, au bout tout de même d’un laps très court à la tête du pays. Mais en ce moment rien ne trouve grâce aux yeux des Tunisiens, qui ont la dent dure avec tout ce qui leur tombe sous le nez, attribuant volontiers leurs malheurs à tout ce qui de près ou de loin peut ressembler à une autorité…

La dernière enquête en date, commandée par le Centre de l’Institut Républicain International (IRI) pour les sondages et réalisée entre le 06 et le 13 décembre 2016, ne déroge pas à la règle : Très mauvais pour le gouvernement. Quand 85% des sondés décrivent la situation économique actuelle comme «mauvaise» ou «très mauvaise» (respectivement 38% et 47%) et que 61% soutiennent que le gouvernement ne met pas en place des politiques en direction de la jeunesse (28% «non» et 33% «pas du tout»), ça ne peut pas être un brevet de satisfecit, quel que soit par ailleurs l’optimisme de la partie qui reçoit cela en pleine figure! Le plus déprimant dans cette affaire pour les bâtisseurs de la nouvelle Tunisie depuis le départ précipité et ahurissant de Ben Ali, même des années après, c’est que les Tunisiens tournent le dos, de plus en plus, aux mirages de la démocratie, avec ses promesses de lendemains qui chantent. Plus que jamais, le label de la démocratie a des apparences de miroir aux alouettes, et les programmes économiques inspirent difficilement autre chose que, au meilleurs des cas, des voeux pieux et des chimères, au pire des balivernes savamment enrobés. C’est cela l’état d’esprit de la majorité des citoyens, à en croire les sondages, une courte majorité, mais majorité quand même. Et puis il faut voir d’où on vient pour saisir la profondeur et l’acuité du désenchantement. En mai 2016, toujours d’après l’enquête de l’IRI, ils étaient seulement 18% à penser que la prospérité est «définitivement plus importante» que la démocratie ; ce chiffre est monté à 50% en décembre 2016! Ils ne sont plus que 48% à préférer la démocratie à toute autre forme de gouvernement. La Révolution a du vague de l’âme… ou le blues, si vous voulez.

Tous à nos rétroviseurs !

L’un des plus grands fossoyeurs du mythe de la Révolution, c’est la corruption, du moins la perception qu’on en a. Cela suffit largement à tailler en pièces les idéaux les plus beaux, et c’est exactement ce qui se passe actuellement en Tunisie. A tort ou à raison, 78% de ceux que l’IRI a sondés sont d’avis que le niveau de la corruption est plus élevé qu’avant la Révolution de 2011, alors que justement un des motifs du soulèvement contre le régime de Ben Ali c’était cette corruption orchestrée par les familles que l’on sait. Pour le Tunisien lambda, rien n’a changé sous le soleil, au contraire les choses auraient empiré, ce qui pousse de plus en plus de personnes à regarder dans le rétroviseur, nostalgiques, pour se dorloter avec ces images du paternalisme rassurant et protecteur de Habib Bourguiba ou la dictature confortable de Ben Ali, dont les horreurs apparaissent presque pour certains comme des caresses au regard de leurs souffrances actuelles. Alors que très peu de choses qui se pratiquaient auparavant forment un citoyen. C’est d’ailleurs l’un des drames de la Tunisie en ce moment : Il n’y a pas assez de citoyens, au sens où on l’entend en Occident, c’est-à-dire des personnes qui peuvent jouir, de manière responsable, de la liberté et des droits que confère la démocratie, et de la prospérité qu’offre une économie développée. Eh oui, ce n’est pas un scoop, on peut avoir la démocratie et la prospérité. Pourquoi les Occidentaux y ont droit et nous non ?!

Hélas, assaillis par les ratés de la Révolution, tout à fait normaux pour une si jeune démocratie, de plus en plus de citoyens barricadent leurs esprits et sont obsédés par le paradis perdu il y a 6 ans, un fameux 14 janvier. On ne peut pas construire un pays avec un tel état d’esprit, même avec toute la bonne volonté du monde des gouvernants. Impossible de parler à certains, de plus en plus nombreux, du sacrifice des Japonnais après le largage des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki (06 et 09 août 1945). Sacrifice ultime pour des millions de Japonais qui travaillaient nuit et jour, avec un seul bol de riz par jour, en se sachant voués à une mort certaine et prématurée avec toutes ces radiations radioactives, mais avec pour seul point de mire le bonheur des générations futures. Impossible d’évoquer les efforts surhumains des Allemands pour reconstruire leur pays après sa destruction totale par les Russes et les Américains, mettant fin à la deuxième guerre mondiale. Idem pour les Français, après l’occupation allemande qui a mis le pays à genoux. Pareil pour les Anglais, dont la terre a été copieusement arrosée par un déluge de bombes lâchées par plus de 3000 avions de combat allemands, etc. Tous ces peuples n’ont renoncé à rien. Ni à la démocratie, ni à la démocratie. Si on part du principe que la race humaine est une et indivisible, et que les différences ne sont que culturelles, et non naturelles ou génétiques, alors il faut avoir les mêmes exigences que ceux à qui on tend la main pour nous sortir du sous-développement. Mais ça se travaille, il faut aller au charbon pour cela, accepter d’en baver, patienter, dans la durée. Mais ce discours est de moins en moins audible pour beaucoup de Tunisiens, adeptes du tout tout de suite, sans efforts ni sacrifices. Dommage. Et surtout destructeur…

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Une enquête, commandée par le Centre de l’Institut Républicain International (IRI) pour les sondages et publiée hier mardi 17 janvier 2017 sur son site Web, indique que les Tunisiens restent très insatisfaits par rapport à l’économie. Il y a également une corrélation évidente entre le rendement économique et la persistance de la corruption.

«Faisant le lien avec notre sondage précédent, la frustration par rapport à l’économie et la perception d’une corruption rampante demeurent des défis majeurs pour le nouveau gouvernement», a déclaré Scott Mastic, le directeur régional pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à l’IRI. «Le pays marque le sixième anniversaire de sa révolution démocratique, le gouvernement se doit de reconnaître qu’un progrès continu dépend de sa capacité à faire des réformes économiques et anti-corruption significatives.»

85% des interviewés décrivent la situation économique actuelle comme «mauvaise» ou «très mauvaise» (respectivement 38% et 47%). 32% pensent que l’emploi devrait être la première priorité, et 66% suggèrent que l’emploi devrait être la première priorité par rapport aux jeunes Tunisiens. Alors qu’un ensemble de 61% croient que le gouvernement ne promeut pas de politiques en faveur de la jeunesse (28% «non» et 33% «pas du tout»). Cette problématique suppose qu’une grande importance lui soit donnée, vu la vulnérabilité de ce segment démographique face à l’extrémisme violent.

La corruption émerge comme étant un problème persistant, avec 78% déclarant que le niveau de la corruption est plus haut qu’avant la révolution de 2011. Alors que 48% des interviewés préfèrent la démocratie à toute autre forme de gouvernement, le nombre d’interviewés qui estiment que la prospérité est «définitivement plus importante» que la démocratie a grimpé de 18% en mai 2016 à 50% en décembre 2016 !

Le sondage a été fait, pour le compte de l’IRI, par la société tunisienne ELKA Consulting, sous la supervision de Chesapeake Beach Consulting. Les données ont été collectées du 6 au 13 décembre 2016 moyennant des interviews en face à face et en arabe à partir d’un échantillon de 1222 Tunisiens âgés de 18 ans et plus. La marge d’erreur étant de plus ou moins 2,87% au milieu de gamme de niveau de confiance de 95%. Les interviewés ont été sélectionnés selon une stratification en multi-étapes proportionnellement à la distribution de la population dans l’échantillon. Les chiffres indiqués dans les graphs et des tableaux peuvent ne pas faire la somme de 100% en raison de l’arrondissement.

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé ce vendredi 13 janvier 2017 une série de mesures routières à l’occasion de la commémoration du 6ème anniversaire de la Révolution.
Dans un communiqué rendu public, ce département indique qu’il est interdit aux véhicules de circuler à l’avenue Habib Bourguiba et ce, à partir d’aujourd’hui à 18h00 jusqu’au samedi 14 janvier au soir à la fin des festivités. La circulation sera aussi interdite de la place d’Ennasr jusqu’au croisement des avenues Habib Bourguiba et de la République, a ajouté la même source.
Le parking de l’avenue Mohamed V a été mis à la disposition des automobilistes, sachant que la partie allant du croisement Avenue du Ghana – Avenue Mohamed V à la place de la Révolution sera réservée aux piétons.

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A l’occasion du 6ème anniversaire de la Révolution, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, devrait annoncer une série de mesures importantes et qui seraient d’ordre économique et social.
Citant des sources bien informées, le quotidien «Assarih», dans son édition de ce mardi 10 janvier, a ajouté que Chahed saisira cette occasion pour présenter une vision globale et un plan bien précis pour la période à venir.
L’annonce de ces mesures viendrait à un moment où le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a choisi de se rendre à Gafsa le 14 janvier pour commémorer le sixième anniversaire de la chute du régime de Ben Ali, qui constitue le grand tournant de la Révolution tunisienne.

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“La démocratie en terre d’islam”. “Une révolution en pays d’islam”. Les intitulés des deux ouvrages se ressemblent beaucoup. Le premier est un livre-entretien signé par le président de la République, Béji Caid Essebsi (BCE) et la journaliste française Arlette Chabot. Le second a été écrit par le célèbre constitutionnaliste Yadh Ben Achour. Mais la ressemblance ne s’arrête pas là, il y a aussi la chronologie des deux ouvrages : Le premier a été publié le 1er décembre 2016, le deuxième est sorti le même mois. Et puis il y a, plus troublant et plus important encore, la similitude entre l’objet de ces deux livres, ou plus précisément les sujets traités : La Tunisie, où se joue depuis 5 ans une expérience inédite aux développements incertains, entre les fulgurances de la démocratie et l’inamovibilité de la tradition islamique. D’autres auraient dit un cocktail détonant, ou à tout le moins un attelage hétéroclite. Mais les deux témoins de leur temps, et non moins acteurs – BCE affiche 90 printemps au compteur et Ben Achour 71 ans –  n’ont pas reculé devant la difficulté et ont tenté de cerner la trajectoire d’une Tunisie turbulente, agitée, rebelle, réfractaire, malade à certains égards, mais partie pour un périple dont ses fils et filles attendent le meilleur, même si rien n’est acquis, loin de là…

Si les deux hommes ont tenu à mettre en relief la dimension Islam, c’est parce que la cohabitation entre la religion et le virage démocratique ne va pas de soi, elle est à construire, à tous les instants. Mais entendons-nous bien : ce ne sont pas les principes fondamentaux des deux notions qui posent problème, de ce point de vue il n’y a rien d’antinomique, c’est plutôt la compréhension qu’on en a qui est génératrice de tensions, jusqu’à des drames épouvantables pouvant fissurer l’unité nationale. Le débat actuel sur le retour des djihadistes l’illustre parfaitement. Ces personnes, qui ont, et c’est le moins qu’on puisse dire, une autre lecture des préceptes de l’Islam, devront pourtant être appréhendées, jugées et punies au besoin par une société qui n’est plus la même depuis le 14 janvier 2014. Le fait est que la Tunisie a fait des pas importants dans l’Etat de droit, corollaire de l’expérience démocratique à laquelle elle s’essaye, du moins selon le texte fondamental – la Constitution – qui régit désormais le pays. Même si dans la pratique, c’est tout autre chose. Mais ça ce n’est pas l’objet de notre propos présentement. Nous nous bornons à dire que les djihadistes qui vont bientôt frapper à la porte de la Tunisie ne manqueront pas, eux aussi – eh oui, même eux, d’ailleurs ils le font si bien en Occident ! – de revendiquer leur droit à être jugés selon les canons de l’Etat de droit, de la démocratie, des notions qu’ils combattent par ailleurs, par les armes, quand cela sert leurs intérêts idéologiques inacceptables pour le commun des mortels. Certes ni BCE, ni Ben Achour n’évoquent cette question, car elle n’était pas aussi prégnante il y a quelques semaines, mais nous nous devons d’interroger leurs oeuvres à l’aune de ces sujets devenus brûlants.

Deux regards acérés

Du livre du président de la République nous avons appris la difficulté de tenir les rênes d’un pays en proie au doute, pris par la fièvre du changement dont on ne sait d’ailleurs sur quoi il va débucher, si on est sincère une seconde. Ce qu’on sait c’est que le pays qu’on lui a confié le 27 février 2011 suite au départ précipité de Ben Ali n’a rien à voir avec la Tunisie de 2017 qu’il observe par le truchement de sa fonction de chef de l’Etat. Les choses ont changé depuis, et l’agitation autour des excités partis guerroyer en Syrie et en Irak n’est qu’une manifestation de ces mutations parmi d’autres, pour le meilleur et pour le pire. Le fait que BCE ait été aussi intraitable et aussi dur dans son livre avec son compagnon et complice de circonstance, Rached Ghannouchi et son mouvement, Ennahdha, démontre, si besoin en est, que les gouvernants sont sous pression du fait justement des nombreuses batailles à livrer, dont celle d’une cohabitation harmonieuse entre Islam et démocratie. Même Essebsi, qu’on n’attendait pas sur ce terrain là, a disputé à Ghannouchi la maitrise des textes sacrés de manière à obtenir son quitus pour s’autoriser à s’exprimer sur la délicate question de la place de l’Islam dans cette société toute nouvelle que les Tunisiens sont en train de bâtir. L’affaire est d’importance !

Le professeur Yadh Ben Achour, qui avait une vue imprenable sur les enjeux dans le pays quand il pilotait en 2011 la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, a lui aussi effleuré la problématique, mais a préféré s’appesantir sur les «conditions politiques et éthiques qui définissent une révolution », un moment historique qu’il qualifie d'”à part, ni disproportionnée ni davantage insensée, une révolution habile, ajustée, et comme sur mesure», même s’il en souligne tous les ratés, les incohérences, les paradoxes, les reniements.

Pour le constitutionnaliste, l’essentiel est ailleurs : Il faut «restituer l’événement, rétablir la révolution en tant que telle d’autant qu’elle est sans précédents dans l’histoire et de souligner son caractère particulier et sa singularité ainsi que la force du droit qui a prévalu». S’il dit ça c’est parce que justement, au regard des soubresauts actuellement dans le pays, personne n’est capable de déterminer l’issue de cette expérience inédite. Les craintes pour cette jeune démocratie sont là, bien réelles, les dangers aussi, et l’auteur ne s’en cache pas, il aurait d’ailleurs tort, mais il a la certitude que «les pages glorieuses qui ont été écrites au cours de son jaillissement et de son déroulement ne seront jamais tournées». Sur ce point nous sommes beaucoup moins formels, au regard d’un passé plus lointain – la restauration, ou le tour de vis, de Napoléon après la flamboyante révolution française de 1789 – ou ce qui se passe actuellement en Turquie, une démocratie ternie par les dérives autocrates de l’inarrêtable Erdogan. Rien n’est jamais acquis, hélas…

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De récents rapports élaborés par les Nations-unies relèvent que le printemps arabe a coûté à la Tunisie plus de 80 Milliards de dinars et ce, de 2011 à 2015, rapporte ce vendredi 18 novembre 2016 le quotidien de langue arabe “Achourouk”.

L’État tunisien a, dans ce contexte, alloué un gros budget à la lutte contre le terrorisme qui a touché de nombreuses régions du pays et ce depuis 2011, indique la même source.

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Le ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, Abid Briki, a déclaré que la situation délicate de la Tunisie pourrait aboutir au déclenchement d’une nouvelle révolution.
Dans une déclaration accordée à notre confrère « 24 heures », le ministre a ajouté que les premiers bénéficiaires de cette situation seraient certainement les organisations terroristes.
« Il ne s’agit pas d’une exagération, mais si l’armée est obligée de protéger les établissements publics, les frontières seraient ouvertes et les daechiens vont entrer en Tunisie ».

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Le ministre de la Défense au sein du gouvernement intérimaire, Farhat Horchani a affirmé, ce Lundi 8 Août 2016, que le terrorisme n’a aucun avenir en Tunisie.

Lors de sa présence à un dîner organisé à la mémoire des blessés et des martyrs de la révolution, Farhat Horchani a rappelé, dans une déclaration rapportée par Shems Fm, que le peuple tunisien est soudé et n’a aucun problème d’ordre ethnique ou religieux.

Il a également indiqué que la situation des familles des blessés et martyrs de la révolution, sera meilleure à l’avenir.

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Le retard affiché dans la publication des deux listes des martyrs et blessés de la révolution continue de susciter la polémique et de provoquer la colère des familles. Une telle situation les a poussées à réagir et à choisir la voie de la protestation pour dénoncer ces pratiques et exiger l’accélération des procédures.

Partant de cette idée, un sit-in sera observé ce samedi 23 juillet 2016 par les familles des martyrs et blessés de la Révolution devant le théâtre municipal pour dénoncer ces pratiques et exiger la publication des deux listes dans le Journal officiel de la République tunisienne (JORT).

De même, une rencontre avec la presse sera organisée par plusieurs associations au siège du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDS) pour excercer une pression sur les autorités…

Un engagement gouvernemental

Cette polémique a poussé Africanmanager à contacter l’instance générale des martyrs et blessés de la Révolution pour avoir des précisions sur cette question. Majdouline Cherni, au nom de ladite instance, a assuré que son département s’engage à accélérer les procédures afin d’assurer l’élaboration et la publication de la liste définitive des blessés et martyrs de la révolution.

Contacté par notre journal, la responsable a ajouté qu’un effort accru se déploie actuellement et ce, en coordination avec la Haute Instance des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour gagner ce chalenge.

« Plusieurs séances de travail ont eu lieu avec Tawfik Bouderbala, président de la haute instance des droits de l’homme et des libertés fondamentales de manière à accélérer l’achèvement de ce dossier», a dit Cherni.

Ce travail sera couronné par la publication d’un rapport qui va contenir toutes les statistiques et les normes fixées pour l’élaboration des deux listes en question.

Toujours selon la même source, ce rapport une fois élaboré, sera présenté par la Haute Instance des droits de l’homme et des libertés fondamentales aux trois présidents.

Mais qu’en est-il du retard affiché ? C’est simple, a répondu Majdouline Cherni, faisant savoir qu’il s’agit d’un travail délicat, d’autant plus que la commission des martyrs et blessés de la Révolution relevant de la Haute instance des droits de l’Homme et des libertés fondamentales étudie actuellement 8 mille dossiers parmi 26 mille qui ont été présentés en 2013.

Des dossiers frauduleux devant la justice…

« C’est un travail dur et sensible et il est important de souligner que la Haute Instance des droits de l’homme a découvert plusieurs dossiers frauduleux et contenant des documents falsifiés, qui seront par la suite transférés à la justice », a dit Majdouline Cherni, avant de rappeler que ladite instance est la seule partie habilitée à publier la liste définitive des blessés.

La responsable s’est par ailleurs montrée optimiste quant à la finalisation de ce travail dans les plus brefs délais, surtout que la commission en question a réussi à examiner les dossiers de 22 gouvernorats sur l’ensemble des 24.

Pour la liste des martyrs, déjà remise en décembre 2015 aux trois présidences, elle ne peut être publiée qu’une fois la liste des martyrs établie.

Sur un autre plan, la présidente de l’Instance nationale des martyrs et blessés de la révolution a souligné que 90% des familles des martyrs et blessés de la révolution ont bénéficié d’indemnisations et ce, conformément à l’article 95.

S’agissant de l’exécution des verdicts judiciaires, elle a souligné que le processus a été entamé depuis la fin de 2014 et se poursuit jusqu’à ce jour. Chiffre à l’appui, elle a fait savoir que plus de 26 millions de dinars ont été décaissés seulement à Kasserine et dans le Grand Tunis.

Bouderbela fait la sourde oreille

Face à ce climat de tension, on a essayé de contacter le président de la Haute Instance des droits de l’homme et des libertés fondamentales, Tawfik Bouderbela dans le but de s’assurer de l’avancement de ce dossier. Mais voilà, le responsable est aux abonnés absents !

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L’Instance générale des martyrs et blessés de la Révolution et des actes terroristes œuvre, en coordination avec la Haute instance des droits de l’Homme, à accélérer la fin de l’étude des dossiers et l’élaboration de la liste définitive des blessés et martyrs de la Révolution, a indiqué Majdouline Cherni, présidente de l’instance.
La haute instance des droits de l’Homme est la seule partie habilitée à étudier les dossiers et à élaborer la liste définitive, a-t-elle déclaré, mercredi, à l’agence TAP.
La présidente de l’instance a rappelé que 26 mille dossiers au moins ont été présentés en 2013 dont 8 mille transférés, pour étude, à la commission des martyrs et blessés de la Révolution relevant de la Haute instance des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.
Un rapport détaillé sera rédigé à cet effet à l’issue des travaux de la commission afin de fournir les statistiques et les normes fixées, a-t-elle affirmé, précisant que les dossiers frauduleux et contenant des documents falsifiés seront transférés à la justice.
La commission a déjà examiné les dossiers de 22 gouvernorats sur 24 concernant les blessés, a-t-elle indiqué, précisant que la liste des martyrs remise en décembre 2015 aux trois présidences a été définitivement établie.
Majdouline Cherni a, par ailleurs, fait savoir que les familles des martyrs et blessés du Grand Tunis et de Kasserine ont bénéficié en 2015 et 2016 des indemnisations. Il s’agit d’environ 1000 bénéficiaires et de 26 millions de dinars à peu près, a-t-elle précisé.
L’Instance générale des martyrs et blessés de la Révolution œuvre à améliorer les services et à simplifier les procédures pour les familles, a souligné la présidente de l’instance, ajoutant que celle-ci met tout en œuvre pour parachever le dossier, notamment à travers la coordination avec les ministères et les structures y afférant.
A noter que les familles des martyrs et blessés de la Révolution entameront, samedi prochain, un sit-in devant le théâtre municipal pour dénoncer le retard observé dans la publication de la liste officielle et d’en réclamer la parution dans le Journal officiel de la République tunisienne (JORT).

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La commission générale des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes a décidé de consacrer chaque jeudi à la rencontre des familles des victimes.
Dans un communiqué publié lundi, la commission précise que la date de ces rencontres est fixée au préalable sur demande, formulée par voie postale ou par téléphone, et ce en coordination avec ses services administratifs.
Dans une déclaration à la TAP, la présidente de la commission, Majdouline Cherni, a expliqué que cette décision vise à fournir l’assistance et la prise en charge nécessaires des familles des martyrs et blessés de la révolution, dans la mesure où “chaque dossier a ses spécificités et requiert un suivi voire des mesures exceptionnelles”.
Cherni a indiqué que ces rencontres auront un impact psychologique positif précisant que le calendrier des rencontres est soumis à un ordre de priorité.

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Le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unies

Des aides alimentaires ont été accordées par les Emirats Arabes Unis à mille familles de martyrs de la Révolution et du terrorisme en Tunisie, à l’occasion du mois saint de Ramadan.
Une cérémonie a été organisée, mercredi, en présence de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis à Tunis, Salem Issa Khatam Alzoabi, et la présidente de l’Instance générale des martyrs et des blessés de la révolution et des opérations terroristes, Majdouline Cherni.
Dans une déclaration aux médias, l’ambassadeur émirati a indiqué que ces aides s’inscrivent dans le cadre des actions humanitaires de la fondation Khalifa Bin Zayed Al Nahyan pour le mois de Ramadan.
Majdouline Cherni a, pour sa part, souligné que les aides entrent dans le cadre du renforcement des relations fraternelles entre les Emirats Arabes Unis et la Tunisie, ajoutant que ce geste symbolique est une forme de reconnaissance pour le sacrifice des martyrs de la révolution et du terrorisme.
Stockées dans l’entrepôt de l’Union tunisienne de solidarité sociale (UTSS) à El-Aouina (Tunis), les aides en nature incluant notamment des paquets de lait, des pâtes, des boites de tomates et de thon en conserve, de l’huile, du sucre et de la farine, seront distribuées aux familles concernées par le ministère des affaires sociales et l’UTSS.

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La liste des blessés de la révolution est prête pour 22 gouvernorats, a annoncé Majdouline Cherni, présidente de l’Instance générale des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes.
Elle a ajouté à Africanmanager que les efforts sont en cours pour déterminer la liste dans les deux autres gouvernorats restants.
Majdouline Cherni a par ailleurs noté que l’Instance est en train de coordonner avec le ministère des Affaires Sociales afin de déterminer le taux d’incapacité physique.
De même, les efforts se conjuguent pour finaliser les procédures administratives permettant aux blessés de la révolution de bénéficier des avantages additionnels.

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Dans une interview accordée ce jeudi 19 mai à Africanmanager, Majdouline Cherni, présidente de l’Instance générale des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes a déclaré que la liste définitive des personnes tombées en martyrs durant les évènements de la révolution est prête.
Elle a dans ce cadre souligné que l’Instance est en train de finaliser les procédures administratives et les consultations sociales nécessaires en vue de la publication de cette liste qui ” n’a pas été actualisée depuis 2011 », a-t-elle expliqué.
Elle a par ailleurs rappelé que cette liste a été présentée aux trois présidents en attendant sa publication au Journal Officiel de la République tunisienne (JORT).

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Des familles de martyrs ont exprimé

Majdouline Cherni, présidente de l’Instance générale des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes a déclaré que tous les jugements judiciaires militaires ont été exécutés en ce qui concerne l’indemnisation au profit des familles de martyrs et blessés de la révolution.
Dans une interview exclusive accordée ce jeudi 19 mai à Africanmanager, elle a précisé que ces jugements ont concerné le gouvernorat de Kasserine et ceux du Grand Tunis.
Elle a par ailleurs noté que 25 millions ont été décaissés entre 2015 et 2016 au profit des ayants-droit.

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1868 entreprises industrielles ont fermé leurs portes sur la période allant de 2011 à 2015, soit en moyenne 374 unités chaque année. Ces fermetures sont dues aux évènements et aux actes de déprédation qui ont accompagné la Révolution et à la crise économique que traverse le pays. Le nombre d’emplois perdus à cause de la fermeture de ces entreprises industrielles s’élève à 12 912 postes en 2015, contre 19 711 en 2014 et 37 460 en 2011.

Selon les derniers chiffres de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), sur la période allant de 2007 à 2015, près de 1628 entreprises industrielles ont mis la clé sous la porte, soit en moyenne 407 unités annuellement.

Selon les mêmes chiffres, pour l’année 2015, 263 entreprises industrielles ont arrêté leurs activités, contre 369 entreprises en 2014. Les secteurs concernés par ces fermetures sont le textile et habillement, les industries agroalimentaires ainsi que le secteur du cuir et de la chaussure.

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Dans une déclaration accordée à Africanmaager, la présidente de l’Instance générale des martyrs et blessés de la révolution, Majdouline Cherni, a indiqué que ” la liste des martyrs de la révolution est enfin prête”.

Elle a dans ce cadre précisé que cette liste a été transférée aux trois présidents de la Tunisie et ce, en attendant sa publication dans le Journal Officiel Tunisien (JORT).

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