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Deux faits expliquent le limogeage de Néji Jalloul, ancien ministre de l’Éducation. Des sources ont confié à Africanmanager que lors d’une réunion récente entre l’ex-ministre et le chef du gouvernement, Youssef Chahed, aucun portefeuille ministériel n’a été proposé à Jalloul, Chahed s’est contenté de lui offrir un poste de ministre conseiller à ses côtés…

La deuxième raison de ce limogeage est la manière avec laquelle l’ex-patron de l’Education a géré la crise avec les syndicats. Selon nos sources, Chahed a fait payer à Jalloul son incapacité à sortir par le haut de ce bras de fer, alors qu’il est membre du gouvernement et appelé par conséquent à suivre les orientations générales fixées par le commandant du bateau…

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L’UGTT tient depuis hier son congrès. Un enjeu surtout électoral pour les différentes figures du syndicalisme tunisien de l’après Ben Ali qui se disputeront les chaises du secrétariat général dans une sorte de «jeu des chaises musicales». Mais un enjeu aussi politique, au regard de l’importance grandissante des syndicats, dans cette conjoncture de faiblesse de l’autorité de l’Etat. Une sorte de revanche sur les temps anciens où les syndicats ne faisaient que partie de «l’applaudoire» ou de l’applaudimètre national aux politiques du chef de l’Etat, en la présence duquel, tous s’alignaient et tendaient juste la main pour un salut qu’ils devaient prendre pour le plus immense des privilèges.
Socle de toutes les oppositions avant la révolution, le syndicalisme est devenu depuis peu LE parti politique par excellence et qui se permet même d’être au-dessus des politiques, sans pour autant oublier de s’en déclarer loin.

Comme le «RCD-isme» du temps de l’ancien chef de l’Etat tunisien, qui représentait une sorte d’ascenseur social et politique et accordait une sorte d’impunité, administrative au moins, le syndicalisme après la révolution, devenu l’outil préféré de toutes les revendications, sociales, politiques et économiques, des plus vagues (comme le développement), aux plus précises (comme les augmentations salariales) et même aux plus politiques (comme le fait de demander le départ d’un ministre), accorde même une certaine immunité, sinon impunité.
Le syndicalisme, métier à part entière et qui plus est payé par l’Administration dont est issue la grande majorité des syndicalistes sous le régime de la mise à disposition, est aussi devenu l’outil de l’exercice de la politique qui ne dit pas son nom. Désormais en effet, le syndicat en Tunisie est «partenaire social et politique» de tous les gouvernements de l’après révolution sans exception, qui revendique la participation à toutes ses décisions et demande même le départ de ceux, parmi ses membres, qui ne lui plairaient pas.

Bénéficiant longtemps de la très bonne image, nationaliste et partie prenante dans la lutte contre l’ancien colon français, le syndicaliste a pu surfer sur la vague de la révolution de 2011 dont il se dit l’un des faiseurs et mêle le pionnier. Au fil du temps et la mauvaise conjoncture économique aidant, l’image s’est cependant dégradée. Ayant pu inscrire le droit de la grève dans la Constitution de 2014, sans aucun garde-fou et surtout sans la protection du droit au travail, le syndicalisme a usé, jusqu’à en abuser, de ce droit constitutionnel.
Depuis 2012 en effet, le syndicalisme est en Tunisie devenu synonyme de grèves, tournantes et incessantes, et parrain de tous les mouvements sociaux qui sont derrière la déchéance de l’économie de tout un pays, l’explosion de la masse salariale de ses fonctionnaires à des ratios inédits, même sur le plan international. Et cela se traduit désormais dans l’opinion publique. Une opinion qui s’exprime cependant, uniquement, sous l’anonymat des sondages d’opinion, car étant le principal soutien à tous ceux qui soutireraient quelque chose à un Etat accusé de l’avoir oubliée pendant des décennies, 90 % des Tunisiens, estimant que la révolution a échoué dans l’amélioration des conditions de leur vie (cf. Open Sigma 2017).
Le moral des Tunisiens étant au plus bas, cette nouvelle image de «mauvais élève» de la révolution dans son sens global et économique surtout vient de voir le jour dans un récent sondage d’opinion, rendu public par Sigma Conseil au cours de son dernier Open.

Selon ce sondage, en effet 51 % des Tunisiens pensent que le rôle des syndicats est négatif. Derrière cette opinion, il faudra voir l’impact négatif de la vague revendicatrice des syndicats et l’impact du syndicalisme sur des secteurs vitaux comme celui de la sécurité. Derrière les 32 % des sondés qui répondent «plutôt satisfaisant», on pourrait voir le côté positif des augmentations salariales.
Indéniablement, et même sous couvert de l’anonymat du sondage d’opinion, les Tunisiens commencent à perdre confiance dans les syndicats. 47 % des Tunisiens sont désormais dans cette logique et les 50 % de confiants (dont uniquement 14 % sont très positifs à ce propos) ne tarderont pas, à notre sens, à changer de camp, au moins en partie, si l’UGTT, principal syndicat en Tunisie, n’entame pas une révision de son rôle, une mise à jour de la mentalité de ses cadres et leur manière de réagir aux critiques. On ne sait pas si le congrès de l’UGTT en cours y a consacré une partie de ses travaux.
Messieurs des syndicats, on attend vos insultes ! C’est de la maïeutique…

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Plusieurs personnalités nationales, des composantes de la société civile ainsi que des syndicats ont signé, mercredi 18 janvier 2017, une pétition visant à interdire Hizb Ettahrir, jugé comme un parti en contradiction avec la constitution et la loi tunisienne.

Dans cette pétition, il a été écrit : “Ce parti continue de prôner l’établissement d’un État Islamique selon le modèle dit du califat basé sur la “Chariaâ” comme loi suprême, œuvre publiquement et activement pour le démantèlement de la République et annonce considérer que les terroristes tunisiens au moyen orient sont des militants partis au jihad”.

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Dans une interview accordée, ce mercredi 14 septembre 2016, au quotidien Assabah, le ministre de l’Education, Neji Jalloul, a affirmé que tous les problèmes entre son département et les parties syndicalistes de l’enseignement de base et secondaire ont été résolus et que les grèves seront annulées.

Sur un autre volet, le ministre a annoncé que son département a transmis plusieurs dossiers de corruption aux autorités judiciaires.

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En matière de civisme et d’amour de la patrie, la Finlande, une fois de plus, donne l’exemple. De toute façon si ce n’est pas elle c’est la Norvège, la Suède, les Pays-Bas… Bref, ça se passe souvent du côté de l’Europe du Nord. Cette fois les Finlandais, plus précisément les plus grands syndicats du pays, ont étonné le monde en concluant hier mardi 14 juin 2016 un accord avec le gouvernement pour contraindre la grande majorité des salariés à travailler plus sans gagner plus. But de la manière : Booster la compétitivité du pays après des années de léthargie.

Il a fallu une année pour négocier et mettre au point cette délicate affaire, du fait que c’est un gouvernement de centre-droit qui est actuellement aux manettes et il ne jure que par l’austérité ; en face il y a des syndicats lesquels, bien entendu, sont farouchement opposés au virage de la rigueur. Mais enfin, tout ce petit monde a pu arriver à trouver un point de convergence, une chose impensable en France par exemple, où l’économie du pays est perturbée actuellement par les syndicats, très remontés contre la gauche au pouvoir qui a fait passer en force une loi du travail bradant les intérêts des salariés, selon les dires des protestataires.

Le gouvernement finlandais mise sur ce qu’il appelle une « dévaluation interne » pour réveiller cette économie de la zone euro malmenée par la crise, avec notamment des indicateurs au rouge pour le secteur de l’exportation. « Je crois que ce sera d’une grande importance pour notre objectif de créer 110 000 emplois et de porter le taux d’emploi à 72 % » contre 68,5 % actuellement, a confié le Premier ministre centriste, Juha Sipilä.

En pratique, à peu près 87 % des salariés finlandais vont devoir bosser vingt-quatre heures (soit trois jours) de plus par an, sans un sou de plus. En plus, les syndicats ont avalisé le principe d’un gel des salaires sur une année. Enfin, sacrifice ultime, la plus grosse part des cotisations sociales va peser sur les épaules des salariés et les rémunérations, en cas de congés payés dans le secteur public seront rognés de 30 % d’ici à 2019. Un fonctionnaire qui touche 3 000 euros par mois va voir son salaire fondre de 4,5 %, soit 1 700 euros par an. Le gouvernement s’est engagé à compenser tous ces efforts par des baisses d’impôts. C’est le minimum qu’il pouvait faire…

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Les syndicats de l’éducation et de l’enseignement manifesteront, jeudi, 25 février courant, contre la montée en puissance du phénomène de la violence scolaire. Ainsi, les différents acteurs du système éducatif observeront, pendant deux heures (10h-12h), un sit-in devant les différents établissements éducatifs du pays, a déclaré à l’Agence TAP, le SG du syndicat général de l’enseignement de base, Mastouri Gammoudi. Leur souci majeur étant “d’alerter l’autorité de tutelle sur la nécessité d’adopter une loi pénalisant les atteintes contre l’institution scolaire et d’offrir la protection nécessaire au personnel éducatif”, a dit le responsable syndical.
Il s’agit également de revendiquer « le déploiement de patrouilles de sécurité permanentes aux alentours des établissements scolaires.” Dans un communiqué commun publié, samedi, les syndicats généraux de l’éducation et de l’enseignement avaient annoncé leur décision d’observer un sit-in, réaffirmant l’engagement à défendre l’intégrité de l’institution scolaire et à préserver la dignité du personnel éducatif.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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