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M. Mohamed Ibn Chambas, Représentant Spécial du Secrétaire Général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), présentera au Conseil de Sécurité ce jeudi 23 juillet 2017 son rapport d’activités qui couvre la période du 1er janvier 2017 au 30 juin 2017.

De nombreux développements politiques, sécuritaires et humanitaires ont marqué le premier trimestre 2017 dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Dans son intervention, M. Ibn Chambas mettra l’accent sur la persistance des menaces sécuritaires telles que les activités terroristes, la criminalité transfrontalière, ainsi que le trafic de drogues, d’armes et des personnes. Il parlera  aussi de la situation sécuritaire et humanitaire dans le Bassin du Lac Tchad qui reste préoccupante malgré les efforts entrepris pour lutter contre Boko Haram.

M. Ibn Chambas abordera aussi la résolution pacifique de la crise post-électorale en Gambie, les réformes politiques en cours et l’organisation des élections à venir au Liberia, en Sierra Leone et au Sénégal.

La mise en œuvre de a Stratégie Intégrée des Nations Unies pour le Sahel(SINUS) et la nécessité de  renforcer la coordination avec les différents partenaires sera aussi abordée.

Pour plus d’information, vous pourrez suivre l’intervention de M. Mohamed Ibn Chambas, au Conseil de Sécurité, sur http://webtv.un.org, le jeudi 13 juillet 2017 à 16 heures GMT.

Par ailleurs, le rapport du Secrétaire Général sur les activités du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), pour la période du 1er janvier au 30 juin 2017,  est disponible sur notre site : https://unowas.unmissions.org/sites/default/files/n1718087.pdf.

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L’Arabie saoudite et ses alliés ont-ils réussi à faire plier le Qatar ou sont-ils allés trop vite en besogne, ce qui a permis au président américain, Donald Trump, de briller en jouant les bons offices ? Chacun se fera son avis sur la question. En tout cas à la surprise générale, alors que Doha est boudé par ses voisins, il a fait sensation ce mardi 11 juillet en annonçant qu’il a signé avec les États-Unis un accord bilatéral pour combattre le financement du “terrorisme“.

C’est le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, et le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, en visite actuellement à Doha pour une médiation entre le Qatar et l’Arabie saoudite and Co, qui en a fait l’annonce. “Aujourd’hui, le Qatar est le premier pays à signer avec les États-Unis un programme pour la lutte contre le financement du terrorisme“, a dit fièrement cheikh Mohammed. Il a ajouté, dans une conférence de presse avec Tillerson: “Nous invitons les pays qui nous imposent un blocus à s’y joindre“…

L’accord indique que “les efforts futurs que le Qatar peut faire pour renforcer sa lutte contre le terrorisme et s’attaquer activement aux problèmes du financement du terrorisme“, a expliqué un conseiller du secrétaire d’État, RC Hammond. “C’est un pas en avant“, a-t-il dit dans un communiqué.

Tillerson est attendu demain mercredi à Jeddah, pour converser avec ses homologues d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Bahreïn et d’Égypte.

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Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, a rencontré le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed. Selon un communiqué du ministère américain de la Défense, lu aujourd’hui par le porte-parole du Pentagone, Dana W. White, «Mattis a salué la Tunisie pour son leadership dans la promotion de la sécurité et de la stabilité régionales en Afrique du Nord et a exprimé son désir de renforcer la coopération dans le domaine de la défense dans l’avenir». Elle a ajouté que «Mattis a affirmé le fort engagement des États-Unis pour un soutien continu à la Tunisie».
Lors de la réunion, les deux dirigeants ont discuté de l’importance du partenariat de défense entre les États-Unis et la Tunisie, de la situation sécuritaire de la Tunisie et de l’assistance antiterroriste, a-t-elle déclaré. Les deux dirigeants ont noté les progrès et l’importance de la formation militaire, du partage du renseignement et de la coopération en matière de défense.

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L’Arabie saoudite c’est l’arroseur arrosé en ce moment. Alors qu’elle cherche des poux dans la tête de son voisin, le Qatar, qu’elle accuse de financier l’internationale djihadiste et de semer la mort dans le monde, patatras, un institut de recherche britannique indépendant affirme dans un rapport que Riyad est le plus gros financier de l’islamisme radical au Royaume-Uni. Aussitôt publiée, hier mercredi 05 juillet, cette étude a été flinguée par l’ambassade saoudienne à Londres, rapporte l’AFP...

Si certaines organisations du Golfe ou d’Iran se sont rendues coupables de promouvoir le fondamentalisme, celles d’Arabie saoudite sont assurément en tête de liste“, a affirmé Tom Wilson, membre du centre de réflexion conservateur britannique Henry Jackson Society et auteur du rapport. La document indique que depuis les années 1960, le royaume “a dépensé des millions de dollars pour exporter l’idéologie wahhabite, notamment dans les communautés musulmanes des pays occidentaux“.
Certes les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et l’Iran sont épinglés par le rapport, mais dans une moindre mesure. Alors que l’Arabie saoudite est pointée du doigt pour les “dotations accordées aux mosquées et aux institutions éducatives islamiques” qui ont “accueilli des prêcheurs radicaux” et propagé “une littérature extrémiste“. Certains penseurs religieux influents s’activant au Royaume-Uni ont également été formés en Arabie saoudite, dit l’étude. C’est donc infiniment plus grave, si on se fie au document, que les écarts reprochés aux voisins de l’Arabie saoudite et que cette dernière se fait un malin plaisir d’exhiber à la face du monde, jusqu’à entrainer ses “amis” dans sa guerre contre le Qatar.

Par ailleurs le rapport invite le gouvernement britannique à faire la lumière sur les montants colossaux qui viennent de l’étranger, notamment de l’Arabie saoudite. Mais là on marche sur des oeufs car cette dernière est la première partenaire commerciale du Royaume-Uni au Moyen-Orient. Les exportations de biens et services britanniques étaient estimées à 7,4 milliards d’euros en 2015. Fouiller dans les affaires d’un client aussi dépensier ne sera pas chose aisée pour les autorités britanniques…

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Un réseau de financement de terroristes a été démantelé, lundi, par l’unité nationale de lutte contre le terrorisme de l’Aouina. Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, le réseau finançait des terroristes tunisiens en Syrie et actifs entre la Tunisie, la Libye et la Turquie. Treize terroristes présumés dont des femmes à Ben Guerdane, Bizerte et l’Ariana ont été interpellés.
“Le réseau a réussi à transférer de grandes sommes d’argent à travers des intermédiaires vers la Turquie qui sont ensuite acheminés vers la Syrie”, lit-on de même source.
Les investigations ont démontré que la plupart des membres du réseau résident à Ben Guerdane où ils pratiquent le trafic de devise et le blanchiment d’argent, précise le même communiqué. “Les interpellés avaient l’habitude de blanchir l’argent gagné dans le trafic de devise à travers l’achat d’or et de biens immobiliers et le financement de leurs activités commerciales, explique le MI.
Après information du Ministère public, l’unité nationale de lutte contre le terrorisme de l’Aouina a, en collaboration avec les unités de la garde nationale de Médenine, effectué une descente dans les locaux appartenant aux suspects et arrêtés 11 d’entre eux. Des sommes d’argents en dinars tunisiens et en devise (dinars libyen et euro), des bijoux, 4 fusils de chasse sans permis et 2 voitures avec de fausses plaques d’immatriculation ont été saisis lors de l’intervention sécuritaire. La valeur des objets saisis est estimée à 3 millions de dinars, selon le même communiqué.
L’interrogatoire avec les 11 présumés terroristes arrêtés à Ben Guerdane a, par ailleurs, conduit à l’arrestation de deux femmes résidant à Bizerte et l’Ariana soupçonnées de financer des groupes terroristes.
Sur ordre du ministère public, les 13 suspects ont été placés en garde à vue et une information judiciaire a été ouverte pour “don et collecte d’argent au profit de membres, organisations et activités liés au terrorisme, et soupçons de blanchiment d’argent”.

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Le Conseil des droits de l’homme (CDH) a conclu cet après-midi les travaux de sa 35e session, entamée le 6 juin dernier, en adoptant deux résolutions.

Au titre de la promotion et de la protection de tous les droits de l’homme, et après le rejet par votes distincts de trois amendements, le Conseil a adopté sans vote un texte dans lequel il demande aux États de veiller à ce que les mesures prises pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent qui peut conduire au terrorisme ne soient pas discriminatoires. Il leur demande aussi de ne pas recourir au profilage fondé sur des stéréotypes liés à l’appartenance ethnique, à des motifs raciaux ou religieux ou à tout autre motif de discrimination interdit par le droit international.

Dans l’autre projet de résolution, également adopté sans vote, le Conseil a décidé de prolonger le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Érythrée pour une durée d’un an.

Par ailleurs, et sur proposition du Président du Conseil, M. Joaquín Alexander Maza Martelli, le Conseil a nommé M. Obiora Okafor, du Nigéria, en tant qu’Expert indépendant sur les droits de l’homme et la solidarité internationale; M. Fernand de Varennes, du Canada, Rapporteur spécial sur les questions relatives aux minorités; M. Felipe Gonzales Morales, du Chili, Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants; et Mme Fionnuala Ni Aolain, de l’Irlande, Rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste.

Dans ses remarques de clôture de la session, le Président du Conseil s’est inquiété des actes de représailles exercés au cours de la session sur des membres de la société civile, assurant qu’il suivrait les cas qui lui ont été rapportés.

La 36e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme se tiendra du 11 au 29 septembre 2017.

Adoption de résolutions

Promotion et de la protection de tous les droits de l’homme

Par une résolution intitulée «Protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste» (A/HRC/35/L.27), adoptée sans vote, le Conseil demande instamment aux États de veiller à ce que les mesures prises pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent qui peut conduire au terrorisme ne soient pas discriminatoires, et de ne pas recourir à un profilage fondé sur des stéréotypes liés à l’appartenance ethnique, à des motifs raciaux ou religieux ou à tout autre motif de discrimination interdit par le droit international. Le Conseil prie par ailleurs le Rapporteur spécial, conformément à son mandat, de continuer à rassembler, demander, recevoir et échanger des informations sur les violations alléguées des droits de l’homme et des libertés fondamentales commises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et de lui faire rapport régulièrement. Le Conseil accueille avec satisfaction la création du Bureau de lutte contre le terrorisme et engage le Bureau à faire en sorte que le respect du droit international, notamment du droit international des droits de l’homme et, le cas échéant, du droit international humanitaire et du droit international des réfugiés, soit un élément majeur de l’assistance technique aux États dans la lutte antiterroriste.

Le Conseil rappelle qu’il est nécessaire de continuer à faire en sorte que les procédures du régime de sanctions de l’Organisation des Nations Unies en matière de lutte antiterroriste soient plus claires et équitables afin d’accroître leur efficacité et leur transparence, en particulier quand il s’agit d’inscrire des particuliers et des entités sur les listes de sanctions liées au terrorisme et de les radier de ces listes, tout en soulignant l’importance que revêtent les sanctions dans la lutte contre le terrorisme menée en vertu du droit international, et accueille avec satisfaction les initiatives du Conseil de sécurité à l’appui de ces objectifs.

Le Mexique, présentant le projet, a indiqué qu’il réaffirmait que toute action individuelle ou collective contre le terrorisme devait s’inscrire dans le respect des droits de l’homme.  Plus que jamais les États doivent demeurer unis dans la lutte contre le terrorisme, a souligné la délégation mexicaine. C’est pourquoi le projet, équilibré et complet, demande au Conseil de s’exprimer d’une seule et même voix contre le terrorisme, a précisé le Mexique. Il a regretté que malgré les efforts de compromis, des amendements aient été proposés pour éliminer les références à l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme, alors que ce concept est validé par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. Le Mexique a appelé les États Membres à adopter la résolution par consensus.

Ci-dessous, sont présentées dans l’ordre chronologique des interventions, les déclarations faites par les délégations au sujet de la résolution L.27 et des amendements afférents.

La Fédération de Russie a présenté les amendements L.43 et L.44 au projet de résolution L.27. La Fédération de Russie a déclaré qu’elle s’était toujours exprimée en faveur du renforcement de la lutte contre le terrorisme sur la base du respect de la souveraineté, de la non-ingérence et du consensus. Elle a constaté que le projet, sous sa forme actuelle, ne répondait pas à ces critères.  L’amendement L.43 vise à combler cette lacune en modifiant le paragraphe 3 du projet, qui serait libellé ainsi: [le Conseil] réaffirme sa condamnation sans équivoque de tous les actes, méthodes et pratiques terroristes, sous toutes leurs formes et dans toutes leurs manifestations, où qu’ils se produisent et quels qu’en soient les auteurs et les motifs, ainsi que du soutien financier, matériel ou politique au terrorisme, comme injustifiables au regard du droit international applicable, compte tenu en particulier de leurs effets préjudiciables sur la jouissance des droits de l’homme et sur les sociétés démocratiques, et parce qu’ils menacent l’intégrité territoriale et la sécurité des États et déstabilisent des gouvernements légitimement constitués.

S’agissant de l’amendement L.44, la Fédération de Russie a rappelé que, dans son rapport de l’année dernière, le Rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte contre le terrorisme, M. Ben Emmerson, avait critiqué le flou de la définition de l’«extrémisme violent». Cet avis est partagé par la Fédération de Russie, dont l’amendement L.44 supprime justement toute référence à l’extrémisme violent dans le projet de résolution.

Présentant l’amendement L.46, l’Afrique du Sud a déclaré qu’elle était profondément affligée par la perte de vies résultant d’actes de terreur de par le monde et assuré qu’elle partageait les sentiments sous-jacents à la résolution. L’amendement tente un rééquilibrage du texte en précisant que la lutte des mouvements visant la libération nationale, l’autodétermination et la création d’un État ne saurait être associée au terrorisme. D’autre part, le projet de résolution ne fait aucune référence aux violations des droits de l’homme commises au nom de la guerre contre le terrorisme, notamment les transfèrements et centres de détention secrets, les détentions arbitraires, les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.

Le Panama a indiqué rejeter tous les amendements et demandé leur mise aux voix, relevant que le projet L.27 avait reçu l’appui de plus de 40 pays partageant une même compréhension du terrorisme.

L’Égypte a invité le Conseil à s’abstenir d’introduire une nouvelle terminologie – «extrémisme violent» – qui risque d’ajouter une nouvelle ambigüité. L’extrémisme violent peut être synonyme de terrorisme, mais ne mène pas forcément au terrorisme. Une distinction artificielle ne ferait qu’engendrer des difficultés comme dans le cas actuel de la Syrie. Le Secrétariat des Nations Unies commence à saupoudrer les documents de cette expression même sans consulter les États Membres, a regretté l’Égypte.

L’Allemagne, au nom de l’Union européenne, a rappelé que la semaine dernière le Secrétaire général de l’ONU avait annoncé la création d’un nouveau Bureau de lutte contre le terrorisme. L’Allemagne a encouragé le Conseil à parler d’une seule voix et à produire une résolution centrée sur les droits concrets des individus. Elle a souhaité des politiques à la fois fortes et intelligentes.

La Suisse a souligné l’importance du projet de résolution car il est axé sur le respect du droit international dans la prévention de l’extrémisme violent et dans la lutte contre le terrorisme, dans le même esprit que la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies.

La Belgique a indiqué que le combat contre le terrorisme et l’extrémisme violent est encore plus urgent aujourd’hui, d’où l’importance de la création du Bureau de lutte contre le terrorisme. La résolution sur le même thème de l’Assemblée générale avait été adoptée par consensus et ce doit en être de même au Conseil. Les différentes résolutions sur le terrorisme et l’extrémisme violent par le passé devraient être fusionnées, a proposé la Belgique, qui a prié d’envoyer un message fort en adoptant ce texte.

Les États-Unis ont également recommandé d’adopter la résolution sans changement et par consensus. Le paragraphe 4 du dispositif réaffirme le rôle clé joué par les organisations civiles et les défenseurs des droits de l’homme. La lutte antiterroriste doit être menée conformément aux obligations internationales des États. Les États-Unis ont indiqué qu’ils menaient la lutte antiterroriste dans le respect de la vie privée.

Le Panama s’est prononcé contre le projet d’amendement (L.43) visant à supprimer la référence à «l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme» aux dépens du langage agréé dans la résolution 2354 (2017) du Conseil de sécurité et dans la résolution 70/291 de l’Assemblée générale.

Les États-Unis ont rejeté et condamné les actes violents et de terrorisme. La suppression de la référence à l’extrémisme violent laisserait entendre que le Conseil entérine cette forme de violence: ce serait inacceptable. Les États-Unis ont condamné les points de vue maximalistes des auteurs de l’amendement L.43.

Le Panama a indiqué rejeter l’amendement L.43, qui affaiblit le texte et vise à éliminer la référence à l’extrémisme violent. Il considère que le langage du projet de résolution fait figure de compromis et a appelé les Membres du Conseil à voter contre l’amendement.

Les États-Unis ont exhorté les États Membres à voter contre l’amendement L.43, dont l’adoption porterait un coup au processus multilatéral.

Le Conseil a rejeté le projet d’amendement L.43 par 13 voix pour et 26 contre, avec 8 abstentions.

L’Albanie a rejeté l’amendement L.44, convaincue que le projet de résolution L.27 tel que présenté est le reflet d’un compromis. La notion consensuelle d’extrémisme violent a été adoptée par consensus par l’Assemblée générale. L’Albanie a appelé à voter contre l’amendement.

Le Royaume-Uni a déploré que l’amendement L.44 vise à supprimer toute référence à l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme, en dépit du fait que l’Assemblée générale a repris ce concept. L’objectif global de la résolution est de lutter contre le terrorisme dans le respect des droits de l’homme et cela doit englober toutes les formes de terrorisme, a souligné la délégation, qui a appelé à voter contre l’amendement.

Le Panama a rejeté l’amendement L.44 qui vise à éliminer l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme en dépit du fait qu’il s’agit d’une terminologie utilisée dans les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Éliminer ces références reviendrait à ignorer la situation actuelle. Il est indispensable d’aborder la dimension des droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et quelles qu’en soient les causes. Le Panama a appelé à voter contre l’amendement.

Le Conseil a rejeté le projet d’amendement L.44 par 9 voix pour et 26 contre, avec 11 abstentions.

Le Panama a ensuite appelé à voter contre l’amendement L.46.

L’Égypte a réaffirmé son attachement au droit à l’autodétermination et à l’établissement de relations cordiales entre les États. L’Égypte n’a eu de cesse d’appuyer les mouvements de libération nationale en Afrique et en Amérique latine. Elle appuie également la juste lutte des Palestiniens. Le droit à l’autodétermination dans cette résolution a un caractère général, ne concerne pas une région particulière et ne mentionne pas de groupe ou mouvement particulier. La résolution présentée par le Mexique a une orientation bien définie et doit en conséquence ne pas faire un amalgame entre terrorisme et lutte de libération. En conclusion, l’Égypte votera en faveur du projet d’amendement L.46.

La Géorgie n’a pas saisi le lien entre la résolution et le projet d’amendement: elle votera contre l’amendement.

Le Conseil a rejeté le projet d’amendement L.46 par 14 voix pour et 23 contre, avec 10 abstentions.  

Le Royaume-Uni a déclaré que le terrorisme avait fait de nombreuses victimes cette année. Il faut aborder le terrorisme et l’extrémisme violent dans le respect du droit.

L’Équateur a condamné tous les actes de terrorisme et fait valoir l’importance de la concertation et de l’action collective. Il ne serait cependant pas fructueux de faire un amalgame entre terrorisme et violence extrémiste.

Explications de vote sur les résolutions adoptées au titre de la promotion et protection des droits de l’homme

Les États-Unis ont précisé leur position sur certaines questions évoquées dans les résolutions. Les États-Unis estiment que ces résolutions n’impliquent pas que les États doivent adhérer à des instruments auxquels ils ne sont pas partie.  Les références aux droits de l’homme dans certaines résolutions sont des raccourcis, a estimé la délégation, précisant que les droits de l’homme sont individuels et non collectifs. Ils ont noté que les États appliquent déjà de nombreuses initiatives pour donner effets aux droits de l’homme et que les résolutions ne devraient pas les obliger à changer.  Par ailleurs, les États-Unis ont relevé que le «droit au développement» n’est pas défini de manière univoque au niveau international. D’autre part, les États-Unis s’opposent au transfert de technologie mentionné dans une résolution.

La République de Corée s’est abstenue sur la résolution concernant la protection de la famille, estimant que les pratiques préjudiciables et les violations des droits de l’homme ne sauraient être justifiées au nom de la protection de la famille.

Le Botswana a réaffirmé sa position en faveur des résolutions sur l’élimination de la violence contre les femmes, sur l’élimination de la discrimination contre les femmes et les filles et sur la jouissance du droit égal à l’éducation. Il va sans dire que c’est bien le Conseil qui doit être saisi de ces questions, a précisé la délégation, ajoutant que la violence et la discrimination à l’égard des femmes et des filles ne sauraient être tolérées par les Nations Unies.

Le Royaume-Uni a salué le processus transparent mené par le Portugal sur la résolution relative au droit à l’éducation, considérant la coopération internationale comme un élément essentiel. La responsabilité première du respect du droit à l’éducation revient à l’État: la coopération doit être perçue comme un soutien aux efforts nationaux, et non les remplacer, a fait observer le Royaume-Uni.

La Slovénie a expliqué son vote sur la résolution sur la protection de la famille. Elle reconnaît le rôle de la famille a dans la société mais estime qu’il faut tenir compte des procédures et initiatives existant déjà, regrettant que la résolution ne reconnaisse plus les lacunes dans la protection des droits humains des personnes âgées. Les politiques familiales devraient soutenir toutes les familles, quelles qu’elles soient, ce que ne reflète pas complètement la résolution, raison pour laquelle la Slovénie a voté contre.

Le Venezuela a voté pour la résolution sur la protection de la famille, famille qui est un pilier essentiel de la société. Le Venezuela a réaffirmé son engagement dans la lutte contre toute forme de discrimination. Il s’est dit préoccupé par le fait que quelques individus s’en prennent aux institutions vénézuéliennes.

Le Kirghizistan a reconnu le rôle important du Rapporteur spécial sur les exécutions sommaires ou arbitraires dans protection des droits de l’homme. Le Kirghizistan s’est rallié au consensus sur la résolution L.5, mais s’est dissocié du paragraphe 5 du projet, car le Kirghizistan n’a pas ratifié le Statut de Rome.

Situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent l’attention du Conseil

Par une résolution (A/HRC/35/L.13/Rev.1 amendé), adoptée sans vote, le Conseil décide de prolonger le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Érythrée pour une durée d’un an, et prie la titulaire du mandat de continuer d’assurer le suivi approprié de la mise en œuvre des recommandations de la Commission d’enquête et des recommandations qu’elle a elle-même formulées dans son rapport sur la situation des droits de l’homme en Érythrée, et d’intensifier ses efforts en la matière, de présenter un rapport écrit au Conseil des droits de l’homme à sa session de juin 2018 et de prendre la parole devant l’Assemblée générale et d’engager avec elle un dialogue à sa session de septembre 2017. De plus, le Conseil de tenir un dialogue renforcé sur la situation des droits de l’homme en Érythrée à sa session de mars 2018, avec la participation de la Rapporteuse spéciale, du Haut-Commissariat, de la société civile et des autres parties prenantes.  Le Conseil demande par ailleurs au Gouvernement érythréen d’envisager de mettre en place en Érythrée une présence du Haut-Commissariat investie d’un mandat général consistant à protéger et à promouvoir les droits de l’homme et à en surveiller le respect à la faveur d’un accès sans entrave.

Le Conseil prie le Haut-Commissariat de continuer d’intensifier l’action visant à améliorer la situation des droits de l’homme en Érythrée et de présenter un compte rendu oral au Conseil des droits de l’homme à sa session de mars 2018 sur les progrès accomplis dans la coopération entre l’Érythrée et le Haut-Commissariat, et sur leur incidence sur la situation des droits de l’homme en Érythrée.

Ci-dessous, sont présentées dans l’ordre chronologique des interventions, les déclarations faites par les délégations au sujet du texte de la résolution L.13/Rev.1.

L’Égypte a déploré que les États africains instrumentalisent le Conseil pour défendre des intérêts bilatéraux et a appelé à en mesurer les conséquences éventuelles. Cela ne crée ni un dialogue favorable, ni un échange constructif. Les problèmes africains peuvent trouver des solutions africaines, a affirmé l’Égypte, soulignant que l’Union africaine est l’enceinte appropriée pour discuter de ces problèmes. Des textes dirigés contre certains États ne sont rien d’autre que des tentatives de politisation. L’Égypte ne saurait appuyer cette résolution qui ne fait nullement consensus.

Cuba a fait valoir le principe du respect de la Charte des Nations Unies pour atteindre des normes supérieures. Le paragraphe 22 du dispositif ne doit pas impliquer que le Conseil de sécurité outrepasse son mandat; Cuba ne s’opposera au consensus mais se dissocie de ce paragraphe.

La Chine a affirmé que le texte sur la situation des droits de l’homme en Érythrée doit faire le bilan de ce qui a été fait, ce qui n’est pas le cas. La Chine a indiqué qu’elle n’appuyait pas le projet de résolution L.13/Rev.1.

L’Allemagne, au nom des pays de l’Union européenne membres du Conseil, s’est dite préoccupée par la situation des droits de l’homme en Érythrée, ainsi que par le manque de progrès, en particulier pour la reddition de comptes et en ce qui concerne le service militaire illimité. Elle a regretté que certaines de ses observations n’aient pas été prises en considération dans le projet de résolution.

L’Arabie Saoudite, au nom du Conseil de coopération du Golfe, s’est félicitée des mesures prises par le Gouvernement de l’Érythrée pour promouvoir les droits économiques et sociaux de son peuple.  Un dialogue constructif et positif entre les États et l’Érythrée permet d’éviter les confrontations, a souligné la délégation saoudienne.

En tant que pays concerné, l’Érythrée a estimé qu’en adoptant ce projet de résolution, le Conseil se trouverait une fois de plus entraîné dans un conflit, ce qui n’allait pas contribuer à préserver la paix et la sécurité.  L’objectif de ce texte n’a jamais été le progrès des droits de l’homme, mais le harcèlement à l’encontre de l’Érythrée pour des raisons politiques sous prétexte de protection des droits de l’homme, a affirmé la délégation érythréenne.  Elle a ajouté qu’il ne fallait pas soutenir une résolution risquant de déstabiliser la région.  La délégation a en outre rejeté les efforts de certains États Membres d’isoler le pays afin d’empêcher des avancées économiques et sociales, se félicitant que cela n’ait pas réussi à annihiler la volonté du peuple érythréen.  L’Érythrée ne sera pas dissuadée par cette politisation des débats, ni par cette résolution contre-productive destinée à saper les efforts de coopération.  L’Érythrée a indiqué rejeter cette résolution et a appelé à voter contre.

Explications de vote sur toutes les résolutions adoptées au titre de tous les points de l’ordre du jour

La Suisse, s’exprimant également au nom de l’Australie, de la Norvège, de l’Islande et du Liechtenstein, a remercié l’Union européenne pour la façon dont ont été conduites les discussions sur la détérioration de la situation au Bélarus, regrettant néanmoins que la partie du texte relative à la peine de mort n’ait pas été revue et précisant qu’elle se prononçait contre le recours à la peine capitale au Bélarus.

Le Venezuela a rejeté le deux poids, deux mesures et la politisation concernant les mandats spécifiques à des pays.  Le traitement de la situation des droits de l’homme doit associer les pays concernés pour améliorer la situation et l’Examen périodique universel (EPU) a montré qu’il était vraiment utile, a ajouté le Venezuela, précisant qu’il s’était donc dissocié de la résolution relative à l’Érythrée.

La Hongrie a indiqué avoir voté pour la résolution L.16 sur la situation des droits de l’homme au Bélarus.  Elle s’est dite préoccupée par les atteintes aux libertés fondamentales dans ce pays et a jugé essentiel que le Bélarus restaure le dialogue avec les institutions européennes.

Le Brésil a expliqué pourquoi il avait voté contre la résolution sur la situation des droits de l’homme au Bélarus, soulignant qu’il attache une grande importance au principe de non-sélectivité.  Le Brésil a tenu compte de la dégradation de la situation au Bélarus début 2017 et a estimé qu’il y avait matière à meilleure coopération avec les Nations Unies; mais en même temps, il s’est félicité des mesures du Bélarus en faveur d’une coopération avec certaines institutions, espérant que les élections de 2018 se dérouleront dans un climat pacifique.

L’Australie, au nom de plusieurs autres pays, a reconnu le rôle fondamental de la famille.  Les résolutions du Conseil ne devraient jamais négliger les violences  contre les enfants et contre les LGBTI.  Dans chaque pays, les structures familiales sont diverses: les politiques, de même que les résolutions du Conseil, devraient tenir compte de ce fait, a dit l’Australie.

L’Angola a réitéré son ferme engagement au respect des principes des droits de l’homme sur la base du dialogue, du consensus et de l’égalité de traitement entre les États.  L’Angola s’est inquiété de la tendance à une politisation excessive du Conseil, de même que du jeu d’intérêts inavoués destinés à influencer ses décisions.  Concernant l’assistance technique, l’Angola s’est félicité de la résolution sur la République démocratique du Congo, témoin de la bonne foi du Gouvernement de ce pays et de sa disposition à coopérer avec le Haut-Commissaire.  L’Angola a renouvelé son appel à la communauté internationale pour apporter une assistance aux nombreux Congolais qui continuent à se réfugier sur son territoire.  La communauté internationale est aussi appelée à apporter son aide aux autorités de la République démocratique du Congo pour qu’elles puissent assurer la paix et la sécurité sur l’ensemble de leur territoire.

Le Liechtenstein a jugé indispensable de mettre un terme à la violence dans le cercle familial.  Il a par ailleurs salué l’adoption de résolution faisant référence au rôle positif de la société civile; et de la résolution sur la lutte contre la corruption, disant attendre la tenue de l’atelier annoncé.

Le Canada s’est félicité de la résolution sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, et salué l’adoption de la proposition très importante relative à la participation des hommes et des garçons dans la réduction de ce fléau.  Le Canada a regretté l’absence de consensus sur la nécessité pour les États d’appliquer des programmes exhaustifs d’éducation sexuelle.

Le Honduras a recommandé de maintenir un dialogue international constructif reposant sur le caractère inaliénable, universel, impartial et non-sélectif des droits de l’homme.

La Jordanie a rejeté l’utilisation de définitions qui ne rencontrent pas un consensus au niveau international.  Il convient de tenir compte des besoins spécifiques des individus en situation de risque, tout en assumant le partage des responsabilités entre les États, a dit la Jordanie.  Quant à la résolution sur la discrimination contre les femmes, la Jordanie n’est pas d’accord avec les références qui y sont faites à l’héritage.

Le Pakistan a condamné le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations.  Il a estimé que la lutte pour l’autodétermination ne devrait pas être assimilée au terrorisme.  Le Pakistan a plaidé en faveur du respect du droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

La Fédération de Russie a dit être opposée à tout examen de la situation des droits de l’homme dans des pays en particulier.  Pour cette raison, la Fédération de Russie ne peut appuyer les résolutions portant sur le Bélarus, la Syrie, l’Érythrée et l’Ukraine.  La Fédération de Russie n’accepte pas non plus les interprétations biaisées de telle ou telle notion juridique internationale, au risque de créer des précédents.

La Sierra Leone a déclaré qu’il était temps de passer à l’action pour appliquer la Déclaration et le Programme d’action de Durban et mettre en œuvre la Décennie internationale pour les personnes d’ascendance africaine.  La Sierra Leone s’est donc félicitée de l’adoption de la résolution portant sur un projet de déclaration des Nations Unies sur la promotion et le plein respect des droits de l’homme des personnes d’ascendance africaine.

Bahreïn, au nom du Conseil de coopération du Golfe, a remercié les délégations qui ont facilité les négociations sur la résolution concernant les mariages précoces dans les camps de réfugiés.  Mais si les droits de l’enfant sont effectivement une priorité pour tous, Bahreïn aurait aimé que les coauteurs cherchent le consensus, au lieu de soulever des questions controversées qui ne tiennent pas compte des spécificités culturelles et religieuses des États.

La République islamique d’Iran s’est dissociée des paragraphes opérationnels 8 et 9 de la résolution sur l’intensification de l’action menée pour éliminer la violence à l’égard des femmes, car elle ne peut accepter l’usage de termes non reconnus au plan international.  Concernant la résolution sur les «mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés dans les situations de crise humanitaire», la République islamique d’Iran estime également que les spécificités culturelles et religieuses des États doivent être respectées.  Elle a émis en outre des réserves sur la référence à «l’extrémisme violent qui peut conduire au terrorisme» contenu dans la résolution L.27.  Et enfin, tout en soutenant l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre de femmes et des filles, la République islamique d’Iran se dissocie d’un certain nombre de paragraphes de la résolution sur ce sujet (paragraphes 7, 13 et 17 du préambule, paragraphes 3(c), 5 (d), 8(c), 9(e), 12 et 13 du dispositif).

L’Uruguay, s’exprimant également au nom de l’Argentine et du Chili, a dit, à propos de la résolution sur l’importance de la famille, qu’il était d’accord pour souligner l’importance de la famille, et que l’État devait protéger le corps social.  N’ayant pas une approche existentialiste qui pourrait perpétuer des stéréotypes discriminatoires à l’encontre des personnes âgées, l’Uruguay a estimé que la résolution n’aborde pas la question sur la base des droits humains, et qu’elle ignore également la violence intrafamiliale contre les personnes âgées, souvent des femmes.  L’État doit aider toutes les familles, y compris monoparentales, sans discrimination, a fait observer l’Uruguay.  Il s’est félicité du travail de l’Expert indépendant sur les droits des personnes âgées.

Les Pays-Bas, au nom de 48 États, ont rappelé qu’à l’ouverture de cette session le Haut-Commissaire avait souligné la responsabilité particulière des Membres du Conseil de coopérer avec ses mécanismes.  Participer activement au dépôt de candidatures pour les élections au Conseil, faire en sorte que celles-ci soient compétitives, contribuer à la promotion de la capacité des petits États… sont des éléments importants pour améliorer la coopération au sein du Conseil.  Il faut éviter, ont dit les Pays-Bas, toute tactique procédurale pour freiner le travail du Conseil; il faut coopérer avec la société civile et envisager de faire des progrès nationaux et régionaux avec l’assistance des mécanismes.

Remarques de conclusion / clôture de la session

Le Brésil, au nom de cinq autres pays, a souligné l’importance de l’efficacité des travaux du Conseil et a salué les initiatives utiles qui ont été lancées dans ce sens.  Le Brésil a jugé indispensable de favoriser une culture de dialogue, de transparence et de respect au sein même du Conseil, et de s’engager auprès de tous les membres pour garantir l’efficacité des activités sur le terrain.

Le Service international pour les droits de l’homme, au nom de plusieurs organisations non gouvernementales, a salué l’engagement de nombreux États, dans toutes les régions, pour améliorer l’efficacité du Conseil.  À l’instar des Pays-Bas, l’ONG a souligné la nécessité pour le Conseil d’appliquer des critères reposant sur les droits de l’homme pour déterminer quand et comment intervenir en cas de situation préoccupante, de sorte qu’il devienne toujours plus accessible, plus efficace et plus protecteur.  Enfin, l’ONG s’est félicitée de la perspective de l’envoi d’une équipe d’experts internationaux dans le Kasaï, espérant qu’elle ferait la lumière sur les violences épouvantables perpétrées dans cette région de la République démocratique du Congo.

Dans ses remarques de clôture de la session, M. JOAQUIN ALEXANDER MAZA MARTELLI, Président du Conseil des droits de l’homme, a déclaré que, malheureusement, au cours de cette session, il avait été informé d’actes de représailles visant des organisations de la société civile souhaitant participer aux travaux du Conseil.  Il a rappelé les résolutions 12/2 et 12/16 du Conseil, qui soulignent l’importance du rôle de la société civile dans les travaux du Conseil.  Il a assuré de sa volonté de suivre les cas qui lui ont été rapportés.

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L’explosion d’une voiture piégée jeudi 22 juin devant une banque de Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand, dans le sud de l’Afghanistan, a fait une trentaine de morts et une soixantaine de blessés, rapporte France 24.

L’attaque n’a, pour le moment, pas été revendiquée, mais elle coïncide avec l’intensification de l’offensive de printemps des Taliban.

Le département des affaires sanitaires du Helmand a affiché un bilan de “29 morts et 60 blessés” sur sa page Facebook, près de deux heures et demi après l’attentat.

La plupart des victimes, civiles et militaires, étaient en train de faire la queue devant une banque pour toucher leur salaire.

Lashkar Gah, qui abrite deux hôpitaux majeurs pour toute la région, est pratiquement encerclée par les Taliban : les insurgés contrôlent aux trois-quarts le Helmand, haut-lieu du pavot en Afghanistan qui assure l’essentiel de leurs revenus par le prélèvement de taxes sur les producteurs, précise la même source.

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Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, un habitué des palais présidentiels en Afrique, a déclaré ceci suite à l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’unanimité, de la résolution autorisant l’envoi d’une force dans le Sahel pour stopper les ravages des groupes djihadistes :

Je salue l’adoption à l’unanimité par le conseil de sécurité de la résolution 2359 qui salue le déploiement de la force conjointe du G5-Sahel.

Le conseil de sécurité y exprime son soutien plein, clair et entier à une initiative africaine de lutte contre le terrorisme et appelle l’ensemble de la communauté internationale à lui fournir assistance. Il est désormais saisi et aura régulièrement l’occasion de suivre la mise en œuvre des activités de la force conjointe du G5 Sahel.

Avec la création de cette force, les Etats africains ont manifesté leur volonté de s’unir pour assurer leur sécurité. C’est une initiative que je salue et que nous devons tous soutenir.

La paix et la sécurité dans le Sahel constituent une priorité de premier plan pour la France, engagée aux côtés de ses partenaires africains dans la lutte contre le terrorisme à travers notamment l’opération Barkhane“. Ces propos ont été tenus hier mercredi 21 juin 2017 de suite après le vote à l’ONU.

Pour rappel, le texte de la résolution a été élaboré et porté à bout de bras par la France. Mais il se heurtait jusqu’ici aux réticences des USA. Après un accord avec Paris la veille du vote, Washington a enfin accepté de lever son véto. Des troupes supplémentaires vont donc pouvoir renforcer le dispositif militaire déjà mis en place par le G5 Sahel, composé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad. Avec le financement de 56 millions de dollars de l’Union européenne, les choses semblent bien engagées…

C’est incontestablement une victoire pour la France et un grand motif de soulagement, car ses soldats, près de 4000, déployés dans le cadre de l’opération Barkhane, se sont retrouvés pratiquement seuls dans le bourbier sahélien, alors que le péril terroriste ne cesse de grossir. Pas plus tard que le week-end dernier, les djihadistes ont frappé à deux reprises au Mali en 24 heures. Il y a donc urgence…

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Hier lundi 19 juin 2017, Adam D. a foncé avec son véhicule sur un fourgon de la gendarmerie stationné sur les Champs-Elysées, à Paris. Le choc n’a fait aucun blessé, ce qui relève du miracle vu la foule qui envahit ces lieux quotidiennement. Toutefois la voiture de l’assaillant a pris feu suite à la collision et son conducteur est décédé suite à ses blessures…

Pour les autorités françaises, il ne fait aucun doute qu’Adam D. a volontairement percuté les militaires, dans l’intention de tuer, comme ce fut le cas il y a deux semaines lors de l’attaque de Notre-Dame, qui ciblait des militaires également.

D’après LCI, l’homme est âgé de 31 ans, il vient de la région parisienne et est papa de deux petits enfants. “Deux bonbonnes de gaz de 13 kilos chacune, un pistolet automatique, une carabine, un sac tactique, un ordinateur portable, deux CD de prêches islamistes et plus de 9000 munitions” disposées dans des caisses ont été retrouvés dans son véhicule. Ce qu’on sait également, toujours selon LCI, c’est que l’individu est fiché S depuis septembre 2015 pour affiliation à la mouvance islamiste radicale, qu’il était sous le coup depuis septembre 2014 d’un mandat d’arrêt de la justice tunisienne pour terrorisme. ll avait été appréhendé avec un groupe d’hommes équipés de talkies-walkies et d’armes blanches. Par ailleurs il a baigné ces dernières années dans des milieux qualifiés de radicaux, aussi bien sa famille que ses fréquentations, mais son casier judiciaire était vierge…

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Aujourd’hui, l’UE a adopté des conclusions sur le Mali et la région du Sahel, rappelant son approche solide et intégrée, sur la base de la stratégie pour le Sahel et de son plan d’action régional, afin de contribuer à la stabilisation de la région. Cette approche mobilise l’ensemble des instruments appropriés dans les domaines de la diplomatie, de la coopération au développement à long terme, du soutien au respect des droits de l’homme, des efforts de stabilisation, du développement des capacités de résilience, des migrations et de la sécurité, y compris les missions PSDC.

Le Conseil condamne vivement l’attentat terroriste perpétré hier à Bamako.

Le Conseil réitère son plein soutien à la mise en œuvre rapide et complète de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, avec la pleine participation de la société civile, y compris des femmes et des jeunes, seul moyen de rétablir la paix et la sécurité dans le pays. La participation de la Haute représentante à la réunion du Comité de suivi de l’accord de paix (CSA), tenue le 5 juin 2017 à Bamako, confirme que l’UE est résolument attachée à cet accord.

L’UE salue le rôle politique de premier plan des pays du G5 Sahel, de la CEDEAO et de l’Union africaine dans le contexte des efforts qu’ils déploient pour soutenir la sécurité, le développement et la réconciliation dans la région. L’UE salue l’initiative des chefs d’État du G5 Sahel concernant la création de la force conjointe G5 Sahel. L’UE a été la première à annoncer une contribution financière en faveur de cette initiative, un montant de 50 millions d’euros ayant été envisagé à cette fin.

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Quelques heures à peine après une incursion meurtrière dans un camp militaire de la localité de Bintagoungou, à 80 km à l’ouest de Tombouctou samedi 17 juin 2017 («cinq morts, huit blessés et neuf véhicules perdus», selon un bilan de l’armée malienne), les djihadistes frappent de nouveau dans un lieu de villégiature à quelques encablures de la capitale, Bamako. Deux personnes dont une Franco-Gabonaise y ont laissé la vie. A noter qu’il y avait une quarantaine personnes sur place au moment de l’assaut, des clients et salariés du site. Quatre terroristes ont été abattus par les forces de sécurité. Il n’y a pour le moment aucune revendication, mais pour les autorités il ne faut aucun doute que ce sont les groupes djihadistes…

L’attaque s’est produite hier dimanche vers 16h, heure locale. Les individus armés ont pénétré sur les lieux et ont tout de suite commencé à tirer sur les clients de ce lieu de vacances très prisé par les expatriés et les Occidentaux. N’eût été l’intervention très rapide des forces spéciales maliennes, des soldats français de l’opération Barkhane et des troupes de la Minusma (mission de l’ONU au Mali), le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd. La dernière attaque de ce type remonte au 21 mars 2016, presque dans les mêmes conditions dans un hôtel de Bamako où séjournait la mission de l’Union européenne au Mali (EUTM Mali).

Depuis le terrible assaut de l’hôtel Radisson Blu de Bamako (21 morts), la capitale est régulièrement la cible des djihadistes, qui profitent des faiblesses de l’armée malienne pour frapper presque où bon leur semble, pour ensuite disparaitre rapidement dans la nature, dans ce vaste pays, le 23ème dans le monde par la superficie, impossible à sécuriser, surtout pour un Etat aussi démuni…

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36 personnes accusées de soutien logistique au terrorisme dans l’attaque de sidi Ali Ben Aoun (Sidi Bouzid) ont été condamnées à des peines de 2 à 20 ans de prison ferme. Six agents de la Garde nationale dont Socrate Cherni sont tombés en martyr dans cette attaque terroriste.
Le jugement a été rendu, tard vendredi, par la cinquième chambre criminelle près du Tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de terrorisme.
Selon le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis et du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiène Selliti, le tribunal a également condamné les accusés impliqués dans cette affaire à indemniser les héritiers des martyrs et à verser, chacun, la somme de 15 mille dinars au titre de réparation d’un préjudice moral et entre 6 et 18 mille dinars au titre de réparation financière.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Selliti a précisé sur les 36 accusés dans cette affaire, 28 personnes étaient placées en garde à vue. Les autres étaient en état de liberté.
Le tribunal a décidé la disjonction des procédures dans cette affaire concernant les accusés impliqués directement dans le meurtre (36 personnes) et les accusés en cavale, a indiqué Selliti.
Rappelons que six gardes nationaux sont tombés en martyrs et 7 autres ont été blessés le 23 octobre 2013 dans un attentat terroriste à Sidi Ali Ben Aoun. Les martyrs sont Socrate Cherni, Imed Hizi, Ridha Mnasri, Anis Salhi, Taher Chebbi et Mohamed Marzouki.

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L’ambassadrice Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, s’est exprimée ce matin lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la coopération entre les Nations unies et l’Union africaine.

« L’Union africaine dispose d’une capacité unique en son genre d’anticipation de crise, de médiation de conflits et de déploiement de militaires et policiers dans un court délai. Et ce, qui plus est, dans certains des environnements les plus difficiles au monde. Nous nous félicitons du leadership croissant dont l’UA a fait montre en contribuant aux opérations de paix et en luttant contre les groupes terroristes et d’insurgés. »

« Nous sommes encouragés par la perspective d’opérations de paix plus efficaces, autonomes et menées par l’Afrique. Nous comprenons toutefois que des progrès supplémentaires prendront du temps. Par conséquent, avant d’envisager une avancée vers une résolution cadre concernant le soutien financier par l’ONU, nous chercherons d’abord à voir les mises en œuvre et les résultats concrets sur base des références et échéances propres de l’UA. »

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Plusieurs activistes de la société civile estiment que le gouvernement tunisien n’a pas tous les moyens nécessaires pour contrôler toutes les associations, alors le curseur est mis sur celles soupçonnées de soutenir le terrorisme et de blanchir l’argent sale.

La présidence du gouvernement vient d’annoncer qu’une batterie de mesures fermes ont été prises à l’encontre des des hors-la-loi et ce, en collaboration avec les différentes parties concernées par ce dossier lequel demeure depuis des années une affaire très compliquée et très inquiétante.

C’est dans ce contexte que des sources bien informées ont confirmé à Africanmanager que parmi les 18 mille associations qui ont été créées depuis le 14 janvier 2011, seules 2000 ont remis leurs états financiers à la Cour des compte depuis 2014.

L’argent qatari qui aurait financé les terroristes

Le porte-parole de l’armée libyenne, Ahmed Al-Mesmari, avait déclaré lors d’une conférence de presse que le Qatar a financé les terroristes retranchés en Libye, à travers l’Agence bancaire tunisienne de l’Habitat (BH), sise dans le gouvernorat de Tataouine.

Cette agence, selon ses dires, aurait reçu la somme de 8 millions de dollars, transférés par la suite vers d’autres pays, notamment la Libye.

On rappelle également que le secrétaire général du gouvernement, Ahmed Zarrouk, avait indiqué en 2016 que des suspicions de terrorisme planent sur 157 associations dont 42 groupes non reconnus en tant qu’associations.

Il avait précisé que 95% des dossiers sur les déclarations pour la création d’associations sont incomplets et donc non conformes aux dispositions du décret-loi n°2011-88 portant organisation de ces structures.

Il avait, en outre, souligné que sur les 38 demandes de dissolution une seule a abouti et que 49 décisions de suspension d’activité ont été exécutées sur 150 demandes formulées. Il avait signalé que 703 avertissements ont été adressés à des associations dont le nombre avoisine aujourd’hui 18 558.

Le gouvernement hausse le ton et réagit!

La présidence du gouvernement a appelé dans un communiqué rendu public, lundi 12 juin 2017, toutes les associations légalement constituées à informer le secrétariat général du gouvernement sur leur financement étranger, en précisant sa provenance, son montant et son objet, et ce dans un délai ne dépassant pas un mois à partir de la date d’aujourd’hui.

Elles doivent aussi en informer le public à travers des communiqués qui seront publiés dans la presse écrite. Cette décision a été prise en vertu du décret numéro 88, de la date du 24 septembre 2011 (articles 3, 4, 41 et 44), relatif aux associations tunisiennes.

Sur un autre volet, le gouvernement a appelé toute association ayant bénéficié d’un financement public à fournir à la Cour des comptes un rapport annuel sur ses recettes et dépenses, et ce conformément à l’article 44 de la même loi.

A noter qu’il s’agit d’un avertissement adressé par le gouvernement aux associations financées par des organismes ou des Etats étrangers, qui doivent se conformer aux exigences de la loi, au risque de faire l’objet de poursuites judiciaires.

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Dans un post publié sur sa page facebook officielle, le député du bloc national à l’ARP Walid Jalled a appelé le juge d’instruction relavant du tribunal de première instance de Tunis et le pôle judiciaire financier à ouvrir une enquête sur les sources du financement de l’association Tunisia Charity.

Selon ses dires, l’association en question dont le président est Abdelmonaem Daïmi, frère du député Imed Daïmi, dispose d’un budget de plusieurs millions de dinars.

Le député a également indiqué que Tunisia Charity est une section de l’association Qatar Charity, accusée de financer des groupes terroristes.

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La Tunisie va recevoir prochainement un quatrième lot de navires rapides d’intervention de catégorie (65 pieds) et ce, sous forme de don des États-Unis. L’objectif est de consolider l’effort de l’Armée tunisienne dans la protection des frontières de toute menace terroriste, et lutter contre les phénomènes de contrebande, d’émigration clandestine et de crime organisé.

D’une vitesse estimée à 50 nœuds, le navire a une longueur de près de 20 mètres et 5 de largeur.

Il convient de rappeler à ce propos qu’un troisième lot de navires a été déjà reçu au début de cette année, une opération qui s’est déroulée dans le cadre de la coopération militaire tuniso-américaine.

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Une cellule “takfiriste” composée de deux personnes a été démantelée, mardi, dans la délégation de Goubellat par la brigade des recherches et d’investigation de la Garde nationale de Medjez el-Bab (gouvernorat de Béja), a indiqué le ministère de l’Intérieur.
Dans un communiqué publié mercredi, le département de l’Intérieur a précisé que les deux individus placés en garde à vue ont avoué qu’ils ont fait allégeance à l’organisation terroriste daech. Les deux suspects font l’apologie d’actes terroristes et sont en lien avec d’autres personnes “takfiristes” sur les réseaux sociaux, ajoute la même source.
Une instruction a été ouverte contre les deux individus pour “formation d’une cellule terroriste faisant l’apologie du terrorisme”.

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La police italienne a déclaré ce mardi 6 juin 2017 qu’elle avait démantelé un réseau de contrebande entre la Tunisie et la Sicile qui se préparait à amener des migrants ayant des liens avec des jihadistes vers l’Europe. L’opération intitulée «Scorpionfish» surveillait le groupe objet de soupçons depuis janvier et ciblait 15 citoyens italiens ou tunisiens recherchés par des mandats d’arrêt, rapporte l’agence de presse italienne Ansa reprise par d’autres médias italiens. Aucun renseignement n’a été publié sur les personnes détenues, mais la police a déclaré avoir saisi une voiture et des bateaux rapides dans plusieurs régions italiennes.

L’enquête a révélé que le groupe avait fait au moins cinq voyages et, à un moment donné, la police a réussi à suivre un bateau qui transbordait 14 migrants et 100 kilos de cigarettes de contrebande.
À l’approche de l’été, ils se préparaient à augmenter le nombre de voyages à deux par semaine, en utilisant des bateaux rapides pour traverser du nord-est de la Tunisie à la région de Trapani, dans l’ouest de la Sicile, en environ quatre heures. Les migrants et les cigarettes ont été amenés dans les plages de Sicile, où les complices attendaient avec des vêtements secs, selon la police.

Selon les mêmes sources italiennes, le groupe était apparemment disposé à amener les personnes recherchées par les autorités tunisiennes pour des crimes graves ou des liens possibles avec des djihadistes, mais la police dit avoir agi avant qu’aucun voyage ne puisse être fait.
Selon les mêmes sources, les trafiquants ont transporté environ 15 migrants payant 2 000 à 3 000 euros chacun et des dizaines de kilos de cigarettes, chaque passage générant environ 40 000 euros (45 000 dollars).

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On se demandait si le président américain, Donald Trump, à la faveur des centaines de milliards de dollars qu’il a ramassés dernièrement en Arabie saoudite, était derrière le coup de sang de Riyad, qui a entrainé ses alliés dans une vague de rupture diplomatique sans précédent avec le Qatar. Ou à tout le moins on se demandait si Trump n’avait pas donné son aval à cet isolement du petit émirat, petit par ses dimensions mais costaud par l’activisme de sa diplomatie, aidée en cela par les milliards de dollars généreusement ventilés aux quatre coins du monde, souvent pour des projets pas toujours avouables. Et bien le président américain a mis les pieds dans le plat ce mardi 06 juin 2017 : “Tous les éléments pointent vers le Qatar” dans le financement de l’extrémisme religieux, rapporte Europe 1.

Le président américain en a rajouté une louche sur Twitter, qu’il affectionne particulièrement : la punition administrée au Qatar sera “peut-être le début de la fin de l’horreur du terrorisme“…

Pourtant jusqu’ici les USA étaient le grand allié du Qatar, qui par ailleurs abrite la plus grande base aérienne américaine de la région et le siège du commandement militaire qui opère au Moyen-Orient. Ce n’est pas rien ! La base d’Al-Udeid est déterminante dans le combat contre Daech en Syrie et en Irak, menée par la coalition internationale et pilotée par Washington, et dont d’ailleurs fait partie Doha. Situation ubuesque…

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Le ministre français de l’Europe et des Affaires Étrangères, Jean-Yves Le Drian, a condamné dimanche, 4 juin 2017 à Tunis, les actes terroristes survenus ce week-end en Tunisie et en Grande Bretagne où un Français a été tué.
“Deux pays amis de la France viennent d’être victimes d’attaques terroristes odieuses”, a-t-il spécifié, dans l’enceinte du musée du Bardo où il s’est directement, rendu à son arrivé à Tunis
Accompagné du ministre tunisien des affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, le responsable s’est recueilli au mémorial érigé en souvenir des victimes de l’attentat terroriste du 18 mars 2015 , et y
a déposé une gerbe de fleurs.
“Ces moments difficiles requièrent de la solidarité et de la détermination”, a-t-il dit, réitérant la disposition de son pays à soutenir les autorités tunisiennes et britanniques dans la lutte contre le terrorisme.
Pour sa part, Jhinaoui a condamné ” les actes terroristes lâches ” perpétrés en Tunisie et en Grande Bretagne.
“Le terrorisme n’a ni religion, ni frontière. C’est un fléau dont l’éradication nécessite une solidarité sans faille entre tous les pays épris de paix. C’est aussi, un combat commun que nous menons contre un ennemi commun”, a-t-il notamment ajouté.
Jean-Yves Le Drian effectue une visite de travail de deux jours, à l’invitation de son homologue tunisien. Son arrivée, qui était prévu pour jeudi 1er juin 2017, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, a eu lieu finalement, dimanche.
Il s’agit, du premier déplacement de ce responsable en dehors de l’Europe depuis sa nomination à la tête du département français des affaires étrangères.
Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, trois semaines après l’entrée en action du gouvernement d’Emmanuel Macron.
La visite constitue également, une occasion pour poursuivre les concertations politiques et passer en revue l’état des lieux de la coopération bilatérale dans divers domaines, toujours d’après le ministère des affaires étrangères.

En Tunisie, le corps de berger Khalifa Soltani a été retrouvé samedi après midi, par une unité de l’Armée nationale au mont Mghila (gouvernorat de Sidi Bouzid), à l’endroit même où il a été kidnappé, la veille, par un groupe de terroristes. Il a été inhumé dimanche.
A Londres, une attaque menée samedi soir, par trois assaillants au véhicule bélier et au couteau a fait sept morts et 48 blessés.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Le président français, Emmanuel Macron, est décidément très actif sur le contient africain. Après avoir parrainé la force conjointe anti-djihadiste des pays du Sahel,...

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