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Covid-19 : Entre mourir et mal-vivre, le cœur du Tunisien, et celui du gouvernement, balancent !

Les Tunisiens ont un peu plus peur pour  leur pouvoir d’achat (78 % pensent que la situation économique se détériore), que de mourir du Covid (76 % ont peur du Covid). C’est ce qui ressort du dernier baromètre d’Emrhod consulting pour le mois de juin 2021.

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Les deux taux se rapprochent certes, mais restent indicatifs des deux grandes peurs qui traversent en cet été 2021 la société tunisienne. Une peur, tellement tenace, que le Tunisien en oublie l’autre danger qui le guette toujours, celui du terrorisme. Ils étaient 53 % à le considérer danger élevé en mars 2014, ils ne sont plus que 21 % à en avoir peur en juin dernier.

Et c’est, à notre sens, ce qui explique cette gestion par le chef du gouvernement tunisien Hichem Mechichi de la crise du Covid-19. Certains diront prudente et d’autres pas courageuse. Elle vacille en tout cas entre le souci de la vie du Tunisien, et le souci de ne pas le mettre financièrement à genoux, d’autant plus qu’il n’a pas les moyens d’une autre politique à l’européenne !  

–        Le Tunisien la peur au ventre !

En février dernier, 81 % des sondés étaient totalement réfractaires à la vaccination, 8 % disaient qu’ils allaient s’inscrire sur la plateforme Evax, et seulement 11 % annonçaient l’avoir fait. Cinq mois plus tard, en juin 2021, les réfractaires au vaccin n’étaient plus que 33 % des personnes interrogées, le taux de ceux qui disaient qu’ils allaient s’inscrire sur la plateforme de RDV pour le vaccin, passait à 28 % et les inscrits augmentaient de 26 points alors que leur pourcentage passait à 37 %. Une ancienne Pub d’une célèbre voiture disait « Pas assez chère, mon fils ». Pour le vaccin, on pourrait presque paraphraser par un « Pas assez de morts, mon fils » !

Et pourtant, en mars 2020 où on était encore dans la 1ère vague de contamination, 32 % des personnes interrogées par Emrhod disaient avoir peur du Covid-19. Deux vagues après, en juin dernier, ils sont 76 % à déclarer leur peur. On notera que cette courbe de la peur du Covid avait connu un relâchement significatif en septembre 2020 et s’était carrément effritée à seulement 38 % en février 2021. Le nombre en constante hausse des contaminés, et désormais touchant presque toutes les familles et les proches, la courbe de la peur remonte à partir d’avril pour culminer à 66 %, redescendait à 47 % en mai et devenait plus tenace en juin 2021.

Et pourtant, en février 2021, 81 % des interrogés affirmaient ne pas être inscrits sur les listes de vaccination. En mars, ils étaient 67 % dans cette perspective. Mai, la peur désormais au ventre, les irréductibles au vaccin n’étaient plus que 44 %, et en juin, moins encore (33 %). Force est de remarquer que le Tunisien ne marche qu’à la peur !

–        Il a peur du Covid, mais aussi du mal-vivre

Le sondage d’Emrhod donnait aussi en juin dernier un aperçu sur le ressenti du Tunisie par rapport à l’évolution de la situation économique du pays en général. Le taux d’espérance économique, qui n’était pas plus que de 36 % en mars 2014 lorsque BCE (Béji Caïed Essebssi) entrait à Carthage, restera exactement au même niveau lorsqu’il rejoindra le Seigneur en juillet 2019.

Entre octobre 2019 et janvier 2020, le mal-être économique du Tunisien baissera. L’entrée à Carthage d’un nouveau chef d’Etat faisait son effet, et le taux d’espérance économique restera entre 35 et 40 %, pour négocier ensuite une descente aux  enfers du pessimisme, jusqu’à être à seulement 15 % d’optimistes quant à l’amélioration de la situation économique en juin dernier.

Force est ainsi de constater que Kais Saïed ne faisait qu’illusion et que la désillusion économique sous le règne de cet homme qui ne parlait que de complots et de Constitution, ne fait plus naître que de la désillusion, et le chef de l’Etat tunisien y perd des plumes dans les sondages où il est désormais au plus bas

Nous disions plus haut que la gestion de la crise du Covid par Hichem Mechichi tentait en fait de ménager le chou et la carotte (Certes, y compris la sienne). Une autre voie est possible, et nous le lui avions dit. Celle de mettre tout le paquet sur la vaccination, qui devrait au moins devenir obligée (pour ne pas dire obligatoire). Et pour y arriver, convaincre et se convaincre que l’achat de plus de vaccin est LE véritable investissement pour l’avenir. L’argent pour le faire est déjà là dans le titre 2 du budget, celui de l’investissement (4,033 Milliards DT), dont uniquement 763 MDT ont été dépensés jusqu’avril 2021 !

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