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Quand Trump menace Salmane pour qu’il freine la hausse du prix du brut

Le président américain, Donald Trump, est très énervé du fait de la montée du prix du baril de pétrole, et l’a fait vertement savoir à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) mais surtout à l’Arabie saoudite, son alliée dans la région et moteur de l’organisation. «L’Opep (…) est en train d’arnaquer le reste du monde. Et je n’aime pas ça (…). Nous avons défendu beaucoup de ces nations [membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ndlr], pour rien. Et ils tirent profit de nous en nous donnant des prix de pétrole élevés. Nous voulons qu’ils cessent d’augmenter leurs tarifs», a dit Trump lors de son allocution à l’Assemblée générale (AG) de l’ONU, mercredi 26 septembre 2018, rapporte Jeune Afrique.

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Il est vrai que la hausse des cours du brut, une excellente affaire pour les pays producteurs, commence à terroriser les gros acheteurs, tels que les Etats-Unis. Vendredi 28 septembre 2018, on en était à 83 dollars le baril, contre 55 à la même période en 2017. D’après les données de l’Opep, les USA produisent environ 16,5 millions de barils par jour, et en consomment plus de 20 millions par jour. Donc cet écart il faut bien le trouver ailleurs, or il devient de plus en plus cher.

Samedi 29 septembre 2018, Trump a conversé au téléphone avec le souverain saoudien, le roi Salmane et a rapporté le contenu de la discussion dans un discours en Virginie-Occidentale : «Je lui ai dit : “Roi, vous avez des milliards de dollars. Sans nous, qui sait ce qui peut arriver ? Sans nous, peut-être que vous n’arriverez pas à garder vos avions, parce qu’ils seraient attaqués”», a asséné Trump pour manifester son irritation.
Pourtant début juin, l’OPEP avait fait une fleur à Washington en acceptant sa requête, très discrète, de porter la production à un million de barils par jour. D’ailleurs le ministère saoudien du Pétrole, Khalid al-Falih, face à la menace à peine voilée des USA, n’a pas manqué de le rappeler dimanche 23 septembre 2018, lors d’une réunion interministérielle à Alger : « Les pays membres ont répondu de très bonne manière ces trois derniers mois (…) pour compenser la baisse de la production en Iran, au Venezuela et au Mexique». Un manière de dire que les pays producteurs ont déjà donné et que c’est maintenant à leur tour de profiter du retour du pétrole cher.

Le président américain n’est pas au bout de ses peines car d’après les spécialistes, l’Arabie saoudite souhaite que le prix du baril se hisse à 87 dollars avant la fin de 2018. Le royaume, en proie à des difficultés pour équilibrer ses budgets, n’aurait pas l’intention de freiner la remontée des cours dont ses caisses publiques dépendent tant. Mais pour le président français, Emmanuel Macron, il y a une solution : lever les sanctions américaines pour que l’Iran puisse écouler son pétrole, ce qui augmenterait l’offre et donc ferait automatiquement baisser les prix. Mais Trump est-il prêt à entendre la voix de la raison ?

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