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Saïed incite les banques à enquêter sur leurs clients, et fait promo pour le Parallèle

Ce n’est pas la 1ère fois que Kais Saïed se trompe, et fait ce qu’un chef d’Etat ne devrait pas faire. Dans sa dite campagne contre les spéculateurs pour contrecarrer tout ce qui se dit sur le vrai rôle de l’Etat dans les différentes pénuries que vit le peuple tunisien qui connaît la plus haute inflation depuis 36 ans comme le disait Radhi Meddeb, et le mensonge d’Etat à ce propos, il s’était déjà essayé aux industriels du rond de béton, et avait essuyé un échec en justice. Il ne semble pas en avoir tiré leçon, et continue à se laisser berner et prendre des vessies pour des lanternes.

–          « Ousja », le paradis artificiel des consommateurs

Vendredi dernier, le chef de tout l’Etat qui était manifestement en déconnexion avec le « Real-économique », rencontrait à Ousja (Gouvernorat de Bizerte) un certain nombre d’agriculteurs « qui vendent leurs produits à des prix qui couvrent juste le coût de production, et il n’y a aucune comparaison avec les prix en vigueur sur un certain nombre de marchés, ce qui établit la preuve que la perte de certains produits n’est pas en raison de la rareté, mais plutôt en raison des pratiques des monopoles et des soi-disant canaux de distribution », disait le communiqué officiel de la présidence de la République tunisienne.

Les commentaires sur les réseaux sociaux, comme lors d’un récent reportage de la TV publique sur des prix d’un autre temps, ne seront certainement pas du goût du chef de tout l’Etat, comme en témoignent ces extraits pris sur la page de la Présidence même. Et ce n’est pas un habitué de ce tronçon de route qui dira le contraire.

« Les revendeurs de fruits et légumes sur les routes sont sur mon chemin toutes les semaines, mais je ne m’arrête jamais et je n’achète jamais chez eux. J’achète toujours dans les marchés, les échoppes et les grandes surfaces, car ces revendeurs ne payent rien,  ni taxes, ni impôts, ni location du local, ni frais municipaux aucun frais, ni facture [Ndlr : Ni n’affichent les prix, ni ne respectent les conditions de d’hygiène lors de la vente et la présentation des produits]. L’immense majorité des légumes n’est pas de cette région, mais des fournisseurs viennent du centre du pays. Et le pire, c’est qu’elle est de mauvaise qualité et plus chère sur la route qui est surchargée de plomb provenant des voitures qui passent à côté », témoignait Dr Samir Abdelmoumen, médecin Major au SAMU du Nord-est.

Un témoignage qui donne à penser, à juste titre d’ailleurs, que c’est le chef d’un Etat en mal de ressources financières qui fait la promo de circuits parallèles de distribution, qui ne paient rien ou presque en taxes et impôts à l’Etat et ses collectivités publiques, ce qui est  constitutif  de fraude fiscale, si petite soit-elle. Qui n’affichent pas leurs prix et vendent au prorata des contenants. Toutes des pratiques illégales.

Serait-ce une tentative délibérée du chef de tout l’Etat de déconstruire les réseaux de distribution, et de les remplacer par le Parallèle en fermant les yeux devant ses pratiques illégales ? Un chef d’Etat ne devrait pourtant pas faire cela !

–          Un chef d’Etat ne devrait pas faire cela !

Un chef d’Etat qui respecte certainement les lois, comme celle sur le secret bancaire sauf sur ordonnance d’un juge, n’irait donc pas demander à un banquier de faire ce qui est contre la loi. Vendredi dernier aussi vers 15 heures, avant ou après sa visite au siège du ministère du Commerce en face du siège de la banque, Kais Saïed fait irruption dans le bureau du DG de la Banque nationale agricole (BNA). Le communiqué officiel dit que le chef de tout l’Etat serait muni d’un « nombre de dossiers qui exigent l’ouverture d’enquêtes immédiates ». Des dossiers, dont on ne voyait pas trace lors de cette rencontre avec le DG d’une banque publique, dont le nom sera tu par le communiqué de la Présidence.

Ce dernier, ajoute que « des faits graves ont été commis et des preuves existent ». Personne n’en connaîtra certainement  quoi que ce soit, comme lors de toutes ses visites, et comme pour toutes ses autres accusations. Mais tout le pays sait désormais, grâce à cette visite fortement médiatisée, qu’il se passerait « quelque chose de louche », dans cette banque, pourtant cotée sur la bourse de Tunis, ses états financiers audités par deux commissaires aux comptes, et contrôlés au millime près par la BCT qui n’a signalé rien qui cloche ! La BCT serait-elle aussi complice ?

Peut-être par souci de réserve, Saïed n’a rien dit de ses soupçons, manifestement avérés et dont il aurait la preuve. Il n’en demeure pas moins vrai que la visite filmée et rendue publique avec la mine coléreuse de Saïed, pourrait porter atteinte, à Dieu ne plaise, à l’image de cette honorable institution. Elle pourrait inciter plus d’un à retirer leur cash des banques et mettre ainsi à mal tout un secteur qui finance l’Etat, au moins par les milliards DT en BT et BTA notamment !

–          L’inconscience caractérisée d’un chef d’Etat en mal de ressources

Les observateurs de l’actualité présidentielle se demandent si le chef de l’Etat ne savait-il pas tout cela. S’il savait que ce n’est pas aux banques d’enquêter sur les affaires de leurs clients, mais au régulateur et à la justice. S’il savait que les soupçons, la BCT en reçoit chaque année des dizaines, de la part des banques aussi, qui en ordonne l’analyse par a CTAF, et que cette dernière envoie ses rapports à la justice pour suivi s’il le faut.

Saïed ne soupçonnait-il pas aussi l’impact de sa visite médiatisée sur les clients de cette illustre banque et ses états financiers ? Ne pouvait-il pas inviter le DG de la BNA en conférence privée, ou faire ordonner une enquête par le CGF, pour préserver l’honorabilité de cette banque publique, qui finance par ailleurs les importations de céréales, d’huile, de carburants et autres denrées ?

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4 Commentaires

  1. Votre article qui parle du chef ‘de tout l’état’ montre votre impartialité. Et puis KS n’est pas le dieu RAA des pharaons pour rayonner sur tout le pays fece aux 4000 Ali Baba et 160000 voleurs et traîtres qui pullulent en Tunisie

    • Les banques ont beaucoup à cacher et une banque centrale ne peut être que complice.
      Par preuve :
      faites l’inventaire des banques qui detiennent une part au dessus de celle autorisée par la loi dans le capital d’une entreprise d’assurance.
      Les connivances, les pratiques anticoncurrentielles et je sais de quoi je parles. Mr avez vous un jour pris un crédit?
      Si c’est le cas la banque vous impose son assurance qui couvre ce crédit et c’est illégal et anticoncurrentiel. Je ne parle même pas de la rémunération quelles obtiennent de leur entreprise d’assurance. C’est tout simplement insolant.
      Et je sais que dans notre environnement judiciaire et reglementaire et économoque on doit subir ceci car c’est la loi du plus fort financiérement qui passe.

  2. TN
    Pouvez nous donner une idée sur la nature de ces. « des faits graves ont été commis et des preuves existent ». Pouvez vous le faire vous journalistes ?
    Merci

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