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Un incident technique s’est produit au niveau du système informatique de la Banque Nationale Agricole et a provoqué l’interruption provisoire de quelques services et opérations bancaires au sein du réseau d’agences, indique la banque dans un communiqué, soulignant toutefois que toutes les agences ont continué néanmoins à offrir leurs prestations à la clientèle de la banque.

La situation a été totalement rétablie dans la journée grâce à l’intervention rapide et efficace des équipes de la BNA qui ont tout mis en œuvre pour régulariser la situation.

L’incident, précise la BNA, est purement technique et n’a aucun lien avec une quelconque intrusion extérieure, présentant ainsi ses excuses à ses clients et partenaires et regrette les désagréments occasionnés par cet incident.

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Les actionnaires de la Banque nationale agricole (BNA) ont demandé des comptes à la direction de l’établissement suite à la non distribution de dividendes au titre de l’année 2016, une décision qui a été prise et approuvée par le conseil d’administration de la Banque, alors que l’exercice a été excellent. Ce lundi 22 mai 2017 lors de l’Assemblée Générale ordinaire (AGO) de la BNA, l’un des petits actionnaires a dit ceci : “Ce n’est pas normal que la banque n’accorde pas de dividendes à ses actionnaires comme le font les autres (…). C’est la quatrième année sans dividendes (…) Vous devez réviser votre politique“. Sur cette question, le directeur général de la Banque, Habib Belhaj Kouider, a indiqué que l’établissement ne pourra pas distribuer de dividendes avant de retrouver de la valeur, et c’est le cas déjà de plusieurs banques, selon ses dires. “On espère toutefois distribuer des dividendes dans les années à venir. 2017 est la première année de notre plan de développement et de transformation qui s’étale sur 5 ans“, a-t-il indiqué, avant d’ajouter : “Nous voulons faire une banque qui peut distribuer annuellement des dividendes d’une manière pérenne“, a-t-il assuré.

Dans le même ordre d’idée, le PDG de la banque a dit dans son interview accordée à Africanmanager : “Il y a anachronisme entre vendre du patrimoine dans le but de respecter la réglementation et distribuer un dividende. Cela ne se fait pas. Les actionnaires ont raison. Ils savent cependant que les deux exemples de réussite en matière de plan d’assainissement de banque n’ont rien distribué pendant 6 ou 7 ans. La BNA est dans la même logique, mais ne sera pas dans la même périodicité“.

Un autre actionnaire a critiqué la faiblesse de la capitalisation boursière de la banque malgré les bons résultats de l’exercice : “La capitalisation boursière de la BNA est équivalente à celle de la société Eurocycles qui vient d’entrer en bourse. Le cours est très faible et le titre n’est pas attractif…“, a indiqué l’un des actionnaires de la banque. Un constat partagé par le DG de la banque lui-même, qui a avoué que la capitalisation boursière de la BNA est très faible, soulignant toutefois que la Banque est dans la même situation que plusieurs banques : “Le comportement de l’action est étroitement lié à la structure saine et équilibrée à laquelle doit aboutir la banque“, a-t-il dit.
En effet, l’action de la BNA s’est échangée durant l’année 2016 pendant 245 séances de bourse avec un volume moyen de transactions journalières de près de 8.746 titres. Ainsi, les échanges globaux de l’action BNA ont porté sur 2.141.992 actions pour un volume global de 20.993 mD. Le cours de fin de séance a, pour sa part, fluctué entre un minimum de 8,120 dinars enregistré le 4 juillet 2016 et un maximum de 13,160 dinars le 13 janvier 2016.

Par ailleurs, à fin 2016, la capitalisation boursière s’est établie à 290.880 mD contre 358.400 mD en 2015. La banque a expliqué qu’en termes de performances, la baisse du rendement du cours du titre BNA a suivi la tendance de l’indice Tunindex au cours de l’année 2016 et ce, compte tenu de la morosité du marché.

Sur les prévisions, il est à signaler que l’évolution de l’activité de la BNA au cours de l’exercice 2017 sera caractérisée par un accroissement de 5,8% du total bilan, une progression de 5% de l’encours global des engagements bruts, une augmentation de 4,9% de l’encours des ressources mobilisées auprès de la clientèle et une augmentation de 29,4% de l’encours des emprunts et des ressources spéciales. Il est toutefois attendu que l’encours brut du portefeuille-titres d’investissement baissera en 2017 de 2%.

L’évolution de l’activité de la banque ainsi projetée se solderait par un accroissement des produits d’exploitation bancaire au taux de 6,8% et une hausse des charges d’exploitation bancaire de 7,8%, entraînant ainsi une progression du PNB de 6% au cours de l’exercice 2017.

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L’action Banque Nationale Agricole (BNA) s’est échangée durant l’année 2016 durant 245 séances de la bourse avec un volume moyen de transactions journalières de près de 8.746 titres. C’est ce qui a été annoncé lors de l’Assemblée Générale ordinaire (AGO) de la banque tenue ce lundi 22 mai 2017 à Tunis.

Ainsi, les échanges globaux de l’action BNA ont porté sur 2.141.992 titres pour un volume global de 20.993 mD. Le cours de fin de séance a, pour sa part, fluctué entre un minimum de 8,120 dinars enregistrés le 4 juillet 2016 et un maximum de 13,160 dinars le 13 janvier 2016.

Par ailleurs, à fin 2016, la capitalisation boursière s’est établie à 290.880 mD contre 358.400 mD en 2015. La banque a expliqué qu’en termes de performances, la baisse du rendement du cours du titre BNA a suivi la tendance de l’indice Tunindex au cours de l’année 2016 et ce compte tenu de la morosité du marché.

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L’évolution de l’activité de la BNA au cours de l’exercice 2017 sera caractérisée par un accroissement de 5,8% du total bilan, une progression de 5% de l’encours global des engagements bruts, une augmentation de 4,9% de l’encours des ressources mobilisées auprès de la clientèle et une augmentation de 29,4% de l’encours des emprunts et des ressources spéciales. C’est ce qui a été annoncé lors de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la banque qui a eu lieu ce lundi 22 mai 2017 à Tunis. Il est toutefois attendu que l’encours brut du portefeuille-titres d’investissement baisse en 2017 de 2%.

L’évolution de l’activité de la banque ainsi projetée se solderait par un accroissement des produits d’exploitation bancaire au taux de 6,8% et une hausse des charges d’exploitation bancaire de 7,8%, entraînant ainsi une progression du PNB de 6% au cours de l’exercice 2017.

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Après une année et demie à la tête de la seconde plus grande banque publique, Habib Haj Gouider tenait jeudi dernier sa seconde communication financière, au cours de laquelle il présentait son premier propre bilan. Ce dernier tranche, tant par les taux de progression que par ceux de réalisation du Business Plan qu’il avait présenté en juin 2016, avec la situation de la banque lorsque ce haut cadre du secteur privé avait pris la BNA en main sur la base d’un concours de recrutement organisé par le ministère des Finances qui avait alors changé la gouvernance et le mode de gouvernance de tout le secteur bancaire public tunisien.

Au bout d’une année, comme en témoigne ce tableau présenté lors de la communication financière de vendredi dernier, c’est un chiffre d’affaires en hausse de 8,8 %, un PNB en croissance de presque 13 %, tout comme le RBE (Résultat brut d’exploitation) et un résultat net (RN) qui grimpe même de plus de 452 % passant de 25 à 140 MDT. Désormais, le DG peut aisément parler d’esprit d’équipe, d’efficience et même d’éthique, et il est religieusement écouté par les cadres de sa banque qui sont désormais dans une recherche quotidienne de la performance qui ne compte plus le temps.

Pour le 1er trimestre de 2017, les résultats de la banque nationale agricole semblent continuer sur le même trend haussier. Entre mars 2016 et la même période 2017, les produits d’exploitation ont augmenté de 13,2 % et le PNB était en hausse de 5,8 % malgré une envolée de plus de 20 % des charges d’exploitation.

Pour le reste de l’exercice en cours, le DG de la banque est optimiste, sans oublier d’attirer l’attention sur le probable impact de la nouvelle loi bancaire en matière de couverture des risques des déposants qui devrait être de 0,3 % du total des ressources [Mais lesquels ? Ceci reste à définir]. «Si les prémisses de reprise économique des 4 premiers mois se vérifiaient avec une inflexion du profil de risque de nos entreprises par un retour à la croissance, je pense que ce sera une assez bonne année pour nous, comme pour le reste du secteur bancaire. Nous serions alors moins obligés de faire de provisions qui diminueraient les bénéfices», dit Habib Bel Haj Gouider à Africanmanager. Et le DG de la BNA d’ajouter que «pour l’instant, les indicateurs sont plus positifs que négatifs et nous resterons sur le trend haussier. Je pense que nous serons au-delà des 8 % de croissance du PNB prévus dans le BP».

  • Et le Brexit immobilier et de bière ?

Sinon, plan d’assainissement oblige, la BNA ne distribuera pas cette année de dividende, comme nous l’a confirmé le DG de la banque, dans une interview exclusive. La BNA sortira par ailleurs du secteur immobilier et devrait vendre ses participations aux filières immobilières pour n’en garder que 20 % comme l’y oblige désormais la nouvelle loi bancaire. Ce ne sera probablement le cas pour ses participations au capital de la SFBT (Société de fabrication des boissons de Tunisie), dont le CA était de plus 23,060 MDT au 1er TR 2017 après les 148,7 MDT de toute l’année 2016, et où la banque n’est plus qu’à 6 %. Elle en a déjà vendu 2 paquets pour consolider son assise financière et améliorer son ratio de solvabilité, comme l’a dit Habib Bel Haj Gouider à Africanmanager, et il n’est pas sûr qu’elle continue. Elle fera donc, sûrement en 2018, son Brexit de la pierre (immobilier), mais pas encore totalement de la bière, principal produit de la SFB. (Lire notre Interviw de Habib Bel Haj Gouider)

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Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route. Il affirme qu’il ne distribuera pas de dividende avant 2019 et en donne les raisons. Il s’explique finalement, dans cette interview exclusive, qu’il vendra de l’immobilier en 2018, mais probablement plus de bière. Habib Belhaj Gouider, DG de la BNA en toute sincérité.

On remarque que le résultat a presque fait un bond faramineux de 452,16 % en une seule année. Est-ce de l’exploitation ou autre chose ?

Ce n’est pas uniquement de l’exploitation, sans que cela soit uniquement autre chose. Réparti entre récurrent et non-récurrent, le résultat se répartit en 55 MDT de récurrent et 85 MDT en titres de participation. Cela, sachant qu’en 2015, nous avions déjà intégré dans nos résultats la vente de certains titres de participation.

 C’est donc, pour la seconde année consécutive, que vos résultats sont boostés par des plus-values de cession ?

Le but était de couvrir, d’une manière conséquente, les risques inhérents au portefeuille, tout en dégageant un résultat bénéficiaire de 25 MDT. Cela veut dire que l’activité récurrente était négative, puisqu’on avait fait une plus-value de cession de 90 MDT l’année dernière. Cette année 2016, l’activité récurrente est bénéficiaire de 55 MDT, ce qui fait la différence. En valeur absolue, par rapport à l’année dernière, nous étions déficitaires de 60 MDT.

 Remarquons aussi que vous n’auriez pas été aussi bénéficiaire en 2016 si vous aviez suffisamment couvert vos risques, comme le voudrait la législation en place.

La couverture des créances accrochées et des risques est de 60 % sur toutes les classes. La Banque Centrale dit qu’il faut atteindre 70 %. Nous y sommes déjà, sur la Classe 4. Nous sommes certes moins couverts sur les autres classes de risque, de 20 % sur la classe 2 et de 50 % sur la classe 3. Nous avions cependant cédé 85 MDT du portefeuille des créances carbonisées à notre filiale de recouvrement et les avons couverts en totalité. Nous avons ainsi diminué nos provisions de couverture, en espérant que le recouvrement en sera fait ultérieurement. Au niveau du provisionnement, je pense que le portefeuille de la BNA est assez provisionné. Nous avons même dépassé ce qui était inscrit dans le business plan au titre du provisionnement.

Par ailleurs, comme on devait être à 7 % en matière de «Tiers 1», ou fonds propres de base, on était obligés de vendre une partie de notre participation au capital de la SFBT. Sans le souci du «tiers 1», on n’aurait pas vendu et on se serait contenté d’un RN de 55 MDT.

 Et même à 140 MDT de RN, la BNA ne distribue toujours pas de dividende, depuis 3 ans. Vos actionnaires ne s’impatienteraient-il ?

Il y a anachronisme entre vendre du patrimoine dans le but de respecter la réglementation et distribuer un dividende. Cela ne se fait pas. Les actionnaires ont raison. Ils savent cependant que les deux exemples de réussite en matière de plans d’assainissement de banques n’ont rien distribué pendant 6 ou 7 ans. La BNA est dans la même logique, mais ne sera pas dans la même périodicité.

 ON s’attendrait donc, vu que le plan d’assainissement de la BNA devrait finir en 2020, à ce qu’il n’y ait pas d’ici là de distribution de dividende ?

On pourrait gagner une année et pourquoi ne pas faire de distribution de dividende pour l’exercice 2019. Ce qui nous semple beaucoup plus important, c’est que l’action BNA prenne petit à petit de la valeur avec les bons résultats que nous faisons. Le même phénomène a d’ailleurs été enregistré chez d’autres banques qui ont connu un assainissement.

 Lors de votre 1ère communication financière en 2016, vous évoquiez une sortie du secteur immobilier, une sorte de «Pierre-Exit», et vous ne l’avez finalement pas fait alors qu’il y a des «cadavres dans le placard». Vous aviez entamé un «Bière-Exit» sans le terminer. Que va faire la BNA de son portefeuille ?

Des cadavres dans le placard à la BNA, côté immobilier, ceci n’est pas totalement vrai. Pour le «Brexit», nous étions, l’année dernière, dans une logique de regroupement des filiales immobilières dans une sorte de Holding. A partir de cela et après l’accord du conseil d’administration, nous pourrions statuer sur une cession partielle. Entretemps, il y a eu la nouvelle loi bancaire qui nous interdit de posséder au-delà de 20 %, ce qui fait perdre toute viabilité à la stratégie de Holding. Nous aurons donc, au cours 2018, cédé une partie des filiales immobilières pour être conforme à la loi en la matière et jusqu’à ne plus être qu’à 20 % de manière directe dans chaque filiale immobilière.

Pour la bière, on a cédé deux bons paquets d’actions en 2015 et 2016 pour être dans les normes du «tiers 1». Si nous continuons à avoir cette activité récurrente qui dégage du cash et de la richesse, le Conseil d’administration étudiera la question, soit de réduire ou de céder. Mais aujourd’hui, on n’a plus la même impression que les autres années.

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Déterminée à tenir ses promesses, la Banque nationale agricole (BNA) a, comme cela a été annoncé en 2016, inauguré l’espace actionnaire de la BNA. La cérémonie a eu lieu lors d’une rencontre organisée vendredi 19 mai 2017. Etaient présents à cet évènement le directeur général de la Banque, Habib Ben Hadj Kouider et le président du Conseil d’administration, Imed Turki ainsi que bon nombre d’actionnaires, de cadres de l’établissement et opérateurs du secteur.

Habib Ben Hadj Kouider a, à cette occasion, indiqué que 2017 est l’année de la transformation de la banque ; il a remercié toute personne ayant contribué à la réussite de ce projet. “Et voilà, la BNA inaugure, comme on l’a promis, cet espace réservé aux actionnaires de la banque. C’est une première en Tunisie“, a assuré Kouider, ajoutant que cet espace sera un lieu d’échange pour “les actionnaires qui l’ont longtemps réclamé.”

Quant à lui, le président du Conseil d’administration de la Banque a affirmé que l’inauguration de cet espace reflète clairement l’étroite relation entre l’établissement et ses actionnaires, mais aussi avec ses cadres et ouvriers. Il a souligné que la direction ne va pas freiner l’élan des investissements et veillera toujours au développement de la banque.

Il a en outre indiqué que la mise en place d’un tel espace est non seulement une première en Tunisie, mais aussi en Afrique et elle vise à offrir aux actionnaires de la banque un lieu de rencontre pour échanger.

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On apprend, dans les résultats financiers de la seconde des plus importantes banques publiques, la BNA, pour l’exercice 2016, que le résultat net ou bénéfice de cette banque a grimpé de 452,2 % en une seule année. Il passait ainsi, en 2016, de 25,3 à 140 MDT, engrangeant du coup plus de 114 MDT de plus. Pour le détail, c’est un produit total d’exploitation de 674,8 MDT en hausse de 8,9 % (dont 88,275 en gains sur portefeuille commercial et revenus du portefeuille d’investissement), un PNB de 378,8 MDT en hausse de 13 % et un résultat d’exploitation de plus de 154,4 MDT, en hausse de 485,1 %. La banque, dirigée Habib Haj Gouider, un haut cadre issu du secteur privé, reprend son souffle, s’assainit et rebondit. Bon vent.

D’un capital de 160 MDT, la BNA dispose d’un réseau de 16 directions régionales, 3 succursales, 171 agences et finance tous les secteurs de l’économie nationale, et en particulier la grande partie des besoins du secteur agricole, ce qui en fait un véritable bras financier de la politique agricole de la Tunisie qui affiche même un ratio de liquidité de 102,02 % et un ratio de solvabilité de 11,118 %, supérieur au ratio réglementaire de 10 %. Une banque qui finance l’économie locale, puisque les créances nettes sur la clientèle se sont établies, au 31 décembre 2016, à 7,371.767 MDT contre 6,818.824 MDT à fin 2015, enregistrant ainsi une augmentation de 552.943 mDT.

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Courant l’exercice 2015, la société de promotion immobilière Essoukna, filiale de la Banque BNA, a fait l’objet d’un contrôle fiscal couvrant la période allant de 2011 à 2014 au titre des différents impôts et taxes auxquels elle est soumise. Une notification des résultats de la vérification fiscale a été adressée à la société en date du 19 novembre 2015, ayant pour effet d’ajuster à la hausse le crédit de la TVA d’un montant de 267 316 DT, de réclamer à la société un complément d’impôts et taxes à payer de 605 545 DT, dont 144 823 DT de pénalités, et d’ajuster à la baisse l’excédent d’impôt sur les sociétés d’un montant de 62 748 DT. Conformément aux dispositions de l’article 44 du CDPF, la société a formulé son opposition, en premier lieu, en date du 30 décembre 2015 quant aux résultats de cette vérification fiscale et, en second lieu, en date du 13 juin 2016 suite à la réplique de l’Administration Fiscale parvenue à la société le 1er juin 2016.

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“Depuis 2012, le FMI conditionnait son soutien à la Tunisie par d’importantes réformes touchant plus particulièrement les finances publiques, les caisses de sécurité sociale et le système bancaire. Depuis, hélas, rien n’a été fait dans ce domaine sauf la recapitalisation de la STB et de la BNA”. C’est ce qu’a déclaré Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances, dans une interview accordée à Africanmanager. Il a estimé que de ce fait, le FMI a presque désespéré de la Tunisie et pourrait rompre son aide.

Dimassi a par ailleurs indiqué que le projet budgétaire de 2017 est basé sur un emprunt extérieur de 6 045 millions de dinars (MD) dont 1 435 MD (23.7%) proviennent du FMI, 1 262 MD du Marché Financier International, 1 125 MD de la Banque Mondiale et 1 125 de l’Union Européenne. “Le refus du FMI d’octroyer à la Tunisie ce prêt risque de neutraliser certains autres crédits extérieurs et de creuser ainsi un trou ingérable dans le budget de l’Etat. Cette situation intenable risque de pousser l’Etat à comprimer brutalement certaines dépenses budgétaires tels que les salaires et les primes de la fonction publique, les dépenses de compensation, les services de la dette ou les dépenses d’équipement”, a-t-il dit.

Ce genre de mesures pourrait évidemment, selon ses déclarations, provoquer de graves tensions économiques, sociales et même géopolitiques. Le plus probable serait donc un recours à de nouvelles ressources budgétaires. L’État pourrait donc tenter de glaner d’autres recettes provenant soit d’une flagellation fiscale plus douloureuse, soit d’une liquidation hâtive d’importantes sociétés publiques, y compris les banques. Dans tous les cas, la décision du FMI d’arrêter son appui à la Tunisie assoit cette dernière sur un véritable volcan.

À notre interrogation sur le fait de savoir si la Tunisie pourra vraiment se passer du FMI, Dimassi a dit  : “Bien sûr que oui, à condition qu’elle réussisse à équilibrer elle-même ses comptes (budget et balance commerciale). Rappelons que depuis son indépendance (60 ans), la Tunisie n’a eu recours au FMI qu’à trois reprises : 1964, 1986 et actuellement”.

S’agissant des mises en garde contre les dictats du FMI, telles qu’exprimés par certains experts, l’ancien ministre a fait savoir que ce genre de mise en garde relève de la démagogie et du populisme dont usent à tours de bras la majeure partie des politiciens et syndicalistes, y compris leurs experts. Ces gens-là font semblant d’ignorer que le FMI n’est pas une banque mais un fonds de secours fait pour venir en aide aux pays en crise, a asséné Dimassi. “L’idée étant de tenter de sauver le maximum de pays en difficulté de la situation de cessation de paiement afin de ne pas voir l’économie mondiale s’écrouler. Le FMI n’a donc jamais couru derrière un pays pour lui imposer ses dictas. Ce sont plutôt les pays en crise qui font recours au FMI. Évidemment, ce dernier a toujours dicté des réformes à ces pays afin qu’ils ne refassent pas les mêmes conneries et stupidités du passé. Les déséquilibrés tentent toujours de coller la responsabilité de l’erreur à autrui !”, a-t-il conclu.

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C’était, vendredi 10 mars, une communication financière, la 1ère du nouveau DG, plutôt inattendue de la STB, avec même des chiffres de ses états financiers 2016, qui n’étaient pas encore validés par les commissaires aux comptes et présentés, comme il est de coutume, lors d’une AG ordinaire.

Au menu, concocté par le chef Samir Saïed, la nouvelle stratégie en 4 points de «la mère de toutes les banques» tunisiennes (créée en 1957, la même année que la BNA) où la priorité sera donnée aux clients d’abord, aux actionnaires, aux collaborateurs et à l’économie ensuite. C’est ensuite, l’état des lieux de cette stratégie, née il faut le dire, de l’audit, dans une vision déclinée en 13 axes, 47 chantiers et plus de 200 initiatives pour une transformation qui devrait s’étaler sur 4 ans (2016-2020).

  • Des chiffres en hausse par l’an I de son redressement

Un menu aussi où le nouveau DG s’est fait plaisir à égrener les 9 premières réalisations des objectifs du business plan à l’horizon 2016, ponctués de chiffres, tous à la hausse. Les dépôts de la clientèle ont été de 5.443 MDT, les crédits de 5.558 MDT, un PNB de 310 MDT, un RBE de 164 MDT et un RN (Résultat net) de 70 MDT. Pour ce dernier, il devra être diminué de 30 MDT qui iront pour la restructuration sociale en départs à la retraite. Il n’en reste pas moins vrai, comme aimait à la dire Samir Saïed, que la banque en est déjà à des pourcentages de réalisation de ses objectifs oscillant entre 98 % et 110 % même, pendant la seule année 2016. Et ce sont déjà ces réalisations qui lui permettent de prévoir des dépôts 7.185 MDT (en hausse de 7,2 %) en 2020, des encours nets des crédits de 7.300 MDT (à la hausse de 7,1 %), un PNB de 575 MDT (à la hausse de 16,7 %), un RBE qui croîtrait de 17,7 % et un résultat net qui bondirait de 46,2 % à 185 MDT en 2020.

Il ne le dira pas et refusera tout commentaire avec un sourire éloquent, mais cette présentation, au moment où on parle de la privatisation des banques publiques et leur mauvaise santé, était sans aucun doute porteuse d’un message de début de rétablissement financier de la plus grande des banques publiques, et aussi de début de réalisation de son plan de redressement, avec déjà des résultats probants.

  • Un montage financier Win-Win pour les hôteliers non récalcitrants

Une assez importante partie de la communication financière de la STB a été consacrée au traitement des créances touristiques. Lourdes de 1.700 MDT sur ses livres comptables, représentant 600 entités, 20 % des créances accrochées de la banque et 25 % du total des engagements de la banque, ces créances ont toujours constitué un handicap pesant tant pour les finances de la banque que le financement d’un secteur hôtelier. Un secteur qui reste incapable de rembourser sa dette et de ce fait, incapable d’accéder au financement pour assurer sa pérennité et sa relance.

Cette dette constitue donc un défi majeur pour la nouvelle direction générale de la STB. Dès sa première sortie médiatique, Samir Saïed n’est pas venu les mains vides. Il propose, en effet, une sorte de plan Marshall pour l’hôtellerie et une fenêtre de sortie de crise hôteliers-banquiers.

«Le point de départ, c’est une démarche macroéconomique de redressement du secteur. Avec la fédération (FTH), nous travaillons à l’heure actuelle sur des solutions à présenter au gouvernement car, relancer le tourisme, c’est relancer toute l’économie tunisienne», commence par indiquer, optimiste, le DG de la STB. Et ce dernier de préciser ensuite que «l’étape suivante sera des business plans individuels, avec l’aide de bureaux d’études spécialisés et de consultants. Nous déterminerons alors la dette supportable par l’hôtel, la capacité de remboursement de chaque hôtel. Cette dette supportable sera divisée en 2 parties. Une petite partie sera classée dette-senior et la dette-junior qui viendra en second rang pour alléger le poids des remboursements pendant les 1ères deux années de la relance. La partie de dette non supportable sera ensuite transformée en obligations convertibles avec peu ou pas d’intérêts et qui pourrait même être abandonnés par la suite. L’option de conversion est cependant liée aux performances de l’entreprise. Si l’équipe de gestion concrétise les objectifs, c’est tant mieux et l’hôtelier ou propriétaire-gestionnaire pourra nous payer l’obligation convertible, même tardivement. Dans le cas contraire, celui où l’équipe de gestion ne pourra pas réaliser les objectifs fixés, la banque exerce son option de conversion et transformera la dette en prise de participation dans le capital. On deviendra alors actionnaires et on fera appel à une société de gestion extérieure qui sera chargée de la gestion de l’hôtel, dont le propriétaire restera membre du conseil d’administration. A la fin de la période de redressement, l’hôtelier pourra racheter les obligations ou nous vendrons l’hôtel car nous n’avons pas vocation à rester dans l’affaire à redresser, mais à accompagner ce redressement et à sortir à la première occasion». C’est, en gros, le montage que propose la STB aux hôteliers endettés pour les aider à redresser leurs unités et à retrouver leurs capacités de remboursement, sans pour autant perdre en performance financière.

  • Que répondra la FTH ?

Et lorsqu’on rappelle au DG de la STB que les hôteliers remettent en cause le volume de la dette et sa composition, entre principal et intérêts divers, Samir Saïed se rebiffe et indique que «il y a beaucoup d’intox dans cette question et on sait que certains hôteliers essaient de gagner du temps. Nous n’avons pas de différends avec la fédération, mais avec certains hôteliers qui refusent de rembourser. Nos dettes sont comptabilisées et il n’y a aucune taxe ou intérêt qui ne soient pas légaux et réglementaires». Et de revenir à sa proposition, en précisant que «le montage que nous proposons, qui représente une partie de la dette, tombera de fait pour les hôtels qui ne vont pas réussir leur plan de redressement. La seule différence, c’est qu’au lieu de l’abandonner aujourd’hui, sans être sûr que l’hôtel réussira à se remettre sur pieds, nous le ferons uniquement plus tard pour les hôtels qui ne redémarreront pas. Pour ceux qui réussiront, ils payeront l’obligation convertible dont on abandonnera les intérêts, ce qui permettra à la banque de récupérer au moins une partie de la dette et rembourser l’Etat pour les 700 MDT injectés à la STB».

Pour l’instant, ce plan de la STB pour désenclaver financièrement l’hôtellerie et remettre de l’ordre dans ses propres finances, aurait déjà trouvé bonnes grâces auprès de la FTH et du FMI et attendrait l’aval de la BCT. La banque aurait aussi enchaîné les réunions avec divers groupes hôteliers et entreprises endettées, qui auraient aussi applaudi à ce plan de sauvetage.

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On vient d’apprendre qu’un agent à la Banque nationale agricole (BNA)

La BNA vient de publier ses indicateurs d’activité pour le 4ème trimestre de l’année 2016 comportant des performances rassurantes se résumant essentiellement en une croissance soutenue de l’activité, l’amélioration des indicateurs de rentabilité, le renforcement des dépôts et la consolidation des fonds propres.

Le Produit Net Bancaire (PNB) généré durant ce 4ème trimestre 2016 a atteint 104.717 MDT, en hausse de 40.32% comparé à la même période de l’année 2015. Cette évolution s’explique essentiellement par la hausse de 27.11% du Produit d’Exploitation Bancaire (PEB), qui s’est établi à 186.812 MDT au terme de ce 4ème trimestre.

L’année 2016 s’est soldée par un total PEB de 669.482 MDT et un total PNB de 373.462 MDT, affichant ainsi des taux de croissance respectifs de 8% et de 11.4% comparé à l’année 2015.

Pour l’encours des dépôts, qui a atteint 6 946.257 MDT au 31/12/2016, en progression de 11.2% par rapport à l’année 2015, le dynamisme était particulièrement marqué sur les Dépôts d’Epargne avec une croissance de 6.4% et les Dépôts à Vue avec une hausse de 4.5%.

De même, l’encours des crédits, affichant une progression de 6.9% pour atteindre plus de 7 286 M DT, conforte certes le rang de premier pourvoyeur de concours à l’économie au sein du système bancaire tunisien.

Les capitaux propres, en accroissement de 4.2%, correspondant à un total de 636.854 MDT au 31 décembre 2016, constituent un socle confortable de solvabilité pour la BNA.

Ces réalisations probantes, en ligne avec les objectifs de la BNA, témoignent de l’efficacité de sa stratégie et de son plan de transformation et de modernisation pour la période 2016 – 2020 soutenue par une expertise incontournable dans tous les métiers de la banque.

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Lors d’une rencontre avec de jeunes étudiants, samedi soir à Tunis, le chef du gouvernement tunisien a beaucoup parlé économie et même de finance, après avoir redit cette lapalissade que «la révolution n’a pas réalisé ses objectifs économiques». Il se trompe pourtant. En termes de résultats, la révolution, mais pas celle dont il parlait, en avait réalisé. Elle a en effet détruit toutes les réalisations engrangées par la Tunisie durant les 50 dernières années. L’autre révolution, celle dont parlait Chahed, n’a tout simplement, su ni pu, redresser la barre et remettre l’économie tunisienne en marche et sur le droit chemin.

Mais ce n’est pas le sujet, puisque le discours du samedi soir de Youssef Chahed devant des étudiants d’une Ecole préparatoire de Tunis, a été en grande partie consacré au secteur des banques publiques. Des institutions financières, imaginées fortes et concurrentielles devant un secteur privé qui les devance, mais voulues de fait comme caisses de l’Etat et son bras financier, comme l’a justement dit le chef du gouvernement tunisien dans son discours. Des caisses pour pouvoir faire la politique d’un Etat auquel tout le monde demande «le développement» et pour lequel personne, à l’intérieur, ne veut donner de l’argent (Taxes et impôts). Un Etat qui a certes changé la gouvernance de ces banques, mais juste en façade, car les conseils d’administration restent sous mainmise du ministère des Finances.

  • Chahed fait marche arrière.

Au cours de cette rencontre, où on a si rarement Chahed prendre prononcer le mot décision, le chef du gouvernement a d’abord défoncé une porte ouverte en parlant des difficultés des banques publiques. Il oubliait que l’ANC, comme l’ARP, l’ont longuement répété, jusqu’à pousser le budget de l’Etat à injecter 1.000 DT pour la recapitaliser de 2 de ces banques (STB et BH).

Or, la manière dont il a parlé suggère que ce plan de restructuration et de sauvetage aurait déjà capoté, du moins du point de vue de l’actuel gouvernement. C’est en tout cas ce qu’on est directement amené à penser, lorsque le chef du gouvernement affirme que «les banques publiques se sont révélées incapables de jouer leur rôle de bras financier de l’Etat» en matière de financement de l’économie.

Et Chahed d’ajouter que «les grandes difficultés financières qu’elles vivent les ont transformées, d’une partie de la solution pour faire face aux défis économiques, en une partie de la crise et nous avons déjà commencé à les restructurer pour qu’elles recommencent à jouer leurs rôles comme il faut et pour en faire une partie de la solution et non le contraire».

Jusqu’à ce discours de Youssef Chahed, les trois deux précédents étaient surtout dans une logique de continuité d’un État qui, par le volume d’argent public qu’il y a déjà injecté, aura déjà choisi de garder ces institutions dans le giron public. Ce ne semble plus être le cas. Chahed vient en effet d’annoncer, sans trop y mettre les formes, une nouvelle orientation dans la politique financière, celle de se débarrasser des banques publiques, tout au moins d’en diminuer sérieusement le nombre.

Chahed commencé par poser une question, jamais soulevée auparavant par un premier ministre ou un chef de gouvernement tunisien. «Il faut se poser franchement la question. Est-il nécessaire d’avoir trois banques publiques (En fait 4 si on n’oublie pas la BFPME où les actionnaires sont l’Etat, Tunisie Télécom, l’OACA, le Groupe Chimique et la Sotugar) qui souffrent toutes et se noient dans les difficultés financières ? Ou est-ce que la solution ne serait pas une seule grande banque publique qui doit être financièrement assez puissante pour concurrencer le secteur privé et capable de jouer le rôle voulu de financement des secteurs d’activité délaissés par le secteur privé ?», a-t-il dit. La question n’est pas nouvelle, mais date du temps de Taoufik Baccar lorsqu’il était à la tête de la BCT. Sauf que cette question a été tranchée par l’Audit de 2013 qui avait décidé que «les trois banques publiques (STB, BNA et BH) resteraient étatiques et leur gouvernance serait privée». Ce scénario avait été révélé par «Tunisie Valeurs», dans une note publiée dans sa revue d’octobre 2015. [Ndlr : TV dont faisait partie l’actuel ministre du Développement Fadhel Abdelkefi, présent samedi soir avec Youssef Chahed]. Le discours de Chahed, serait ainsi un retour en arrière !

  • Chahed très mécontent des banques publiques.

On comprend donc aisément que le chef du gouvernement tunisien ne veuille plus des banques publiques, car mécontent de leur participation au financement de l’économie. Mais selon nos informations, il serait plutôt mécontent du fait qu’elles n’obéissent plus aux instructions de la tutelle en matière de demandes de financement des entreprises publiques en difficultés financières et de certains offices largement endettés. Ces mêmes banques publiques qui subissent l’ire du chef du gouvernement, deviennent en effet, depuis leur recapitalisation et le changement de leurs gouvernances, plus soucieuses de la bancabilité des projets. Cela ne semble plus plaire au 3ème chef de gouvernement de la seconde République. Une réunion devrait d’ailleurs se tenir, la semaine prochaine à La Kasbah, avec une banque publique qui avait refusé d’injecter plus d’argent dans une société publique agricole, largement déficitaire et plombée par le fisc et la CNSS, sans compter ses énormes retards de paiement du loyer et sans aucune rentabilité.

Des banques, accusées, mais toujours phagocytées par le public qui ne leur laisse pas les coudées franches en matière d’investissement, comme dernièrement pour la STB que le ministère des Finances aurait finalement empêché d’acquérir un bloc d’actions de la SFBT pour 50 MDT. Des banques encore incapables de gérer le lourd fardeau des impayées, car toujours maintenues sous la menace d’un article de loi qui criminalise toute tentative de trouver une autre solution que le paiement, immédiat et entier de la dette, ce que des entreprises comme celles du secteur hôtelier ne peuvent pas faire à cause de la conjoncture.

  • La privatisation en option cachée.

L’une des options pourrait donc être donc de les fusionner. Or, l’expérience de la STB-BNDT-BD ET a déjà démontré l’impact et le résultat d’une telle expérience et son coût. Cette option pourrait de plus être contraire aux engagements de la Tunisie avec ceux qui avaient en partie financé la recapitalisation.

Ce qui semble être le plus probable, c’est de vendre deux des quatre banques publiques. Dans ce cas, il faudra d’abord assainir les situations financières des banques à vendre. Le poids des dettes touristiques pour la STB ou celui des dettes agricoles et d’autres entreprises publiques comme les offices de l’huile ou des céréales, est si Lourd qu’il pourrait pousser l’État à vendre passif pour actif et n’y gagnera que des prunes.

Il semble pourtant admis, par le gouvernement Chahed, selon nos sources, de sortir du capital (pour ne pas utiliser le mot vendre qui fâcherait notamment l’UGTT) de deux des banques publiques dans un premier temps. Les fonds pourraient servir à renforcer la BFPME qui pourrait devenir le bras financier de l’Etat dans les régions où l’appui de l’Etat est fortement demandé et tout aussi fortement critiqué. A terme aussi, et si la pilule passait auprès de l’UGTT, même la 3ème pourrait être, entièrement ou partiellement, privatisée.

  • Bonne position sur les participations bancaires.

Le chef du gouvernement évoque ensuite, sans les nommer, le cas des banques mixtes ou anciennes banques de développement. “Il n’est plus possible que l’État continue d’avoir des participations dans plusieurs banques. En plus des 3 publiques, l’État est actionnaire dans d’autres petites banques qui ne peuvent, ni être rentables, ni même lui permettre de gérer ces banques. Nous avons donc décidé de revoir ces participations”. Ainsi tranche Youssef Chahed. La décision n’est pas nouvelle. Elle date de l’ancien régime, mais n’a jamais pu être concrétisée. Celles qui restent dont essentiellement la banque Stusid, la BTS et la BTEI et la dernière semble être la plus facile à vendre, l’offre des Emiratis étant déjà disponible sans qu’on en connaisse le prix. Il restera alors d’éviter l’erreur commise à la vente de la TQB aux Qataris de la QNB, en lui permettant de ne payer que le minimum d’impôt alors que la maison-mère est largement bénéficiaire. L’Etat serait ainsi doublement bénéficiaire. D’abord en se débarrassant des bras cassés et en récupérant ses billes, ensuite en rétablissant la justice fiscale dans les rangs des banques.

 

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A fin septembre 2016, selon des chiffres publiés par la BVMT (Bourse des Valeurs Mobilières de Tunisie), les revenues des sociétés cotées en bourse ont dépassé les 10 Milliards DT (10.004.360 mille DT). Des revenus qui s’inscrivaient en hausse de 8,6 % par rapport à la même période de 2015.

Au palmarès des plus importants revenus, les banques avec 2.233, 601 MDT où la BNA (Banque Nationale Agricole) est à la première position avec des revenus dépassant les 268,7 MDT. Le second secteur d’activité qui a réalisé les plus grands revenus en bourse est celui de la distribution, avec Le Magasin Général en 1ère place (633,516 MDT), suivie de Monoprix (396,474 MDT) et Ennakl Automobile en 4ème  place.

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L’agence internationale de notation de crédit Capital Intelligence Ratings, a annoncé mercredi           avoir dégradé la note de solidité financière de la Banque Nationale Agricole (BNA) de ‘B’ à ‘B-‘. Elle a expliqué sa dégradation de la note par le niveau accru des prêts non performants (NPLs), l’année dernière, et la baisse de la couverture et de la rentabilité y associée.

La note reste limitée par une très faible qualité des actifs du portefeuille prêts, la faible couverture des pertes sur prêts, et de faibles niveaux de liquidité et de capital, ce dernier étant exacerbé par l’insuffisance des provisions.

CI Ratings a également abaissé la note à long terme en devises étrangères de la BNA de ‘B’ à ‘B-‘ pour les mêmes raisons que celles de la note de solidité financière. Cependant, la note à court terme en devises étrangères est maintenue à ‘B’. Les notes en devises étrangères sont limitées par la faiblesse du profil financier de la Banque, mais elles sont soutenues par l’actionnariat majoritaire du gouvernement. Les perspectives pour toutes les notes sont révisées de « négatives » à « stables ». CI prévoit qu’une image plus claire émergera bientôt concernant la restructuration et la marche à suivre par la Banque. La note de soutien est maintenue à ‘3’. L’agence estime qu’il existe une forte probabilité que la BNA serait soutenue en cas de besoin, car elle appartient à l’État et détient une part importante du marché.

Les NPLs ont augmenté en 2015

La BNA est la deuxième plus grande banque en Tunisie et assure d’importants services bancaires sur le marché intérieur avec environ quatorze pour cent des actifs du marché. Le profil financier de la Banque est très faible, ce qui reflète une très mauvaise qualité d’actifs du portefeuille prêts et l’insuffisante couverture des pertes sur prêts y associée, en plus de la très faible liquidité et de capital. Les créances douteuses ont augmenté de nouveau en 2015, et à un rythme plus rapide, ce qui reflète une croissance plus faible de l’économie, en particulier dans le secteur du tourisme, suite aux attentats terroristes. Le niveau global élevé des créances improductives reflète l’économie naissante et le loyer de l’argent géré par le gouvernement par le passé. Il reste des défis importants que l’économie tunisienne doit relever, et cela va continuer à exercer une pression sur la qualité des actifs du portefeuille prêts de la Banque. La faible qualité des actifs a entraîné une faible rentabilité en raison du coût de portage des créances improductives et la charge élevée continue du provisionnement, qui absorbe une grande partie du résultat d’exploitation. Ce dernier reste faible, ayant continué de se détériorer en 2015.

 La liquidité de la BNA est serrée due au fait que les prêts constituent un pourcentage élevé de l’actif total, et la base de l’actif liquide est faible. En outre, le marché des dépôts de la clientèle en Tunisie a été faible au cours des dernières années, avec les banques comptant sur la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour des liquidités supplémentaires. Le capital a besoin d’être augmenté, mais cela est quelque peu tributaire de l’orientation stratégique de la BNA à l’ avenir. Il est question que la BNA pourrait ne pas avoir besoin de capitaux supplémentaires en raison des garanties explicites de l’Etat pour les prêts aux entreprises lui appartenant et les ventes d’actifs prévues. Toutefois, CI considère sa position de capital comme étant faible.

Les origines de la Banque remontent à 1959, date de la fondation de l’une des deux banques spécialisées dans le financement agricole dont la fusion en 1990 a donné naissance à la BNA. La République de Tunisie et institutions par-publiques possèdent 66% de la Banque, le gouvernement en conserve le contrôle total de la gestion. À la fin de 2015, les actifs totaux de la BNA se sont élevés à 8.8 milliards de dinars tunisiens, soit 4.3 milliards de dollars US.

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Le Tunindex a débuté la séance de ce mardi, 15 novembre 2016, dans le vert, gagnant 0,43% à hauteur de 5562.53 points dans un volume total de 2,312 MD, a indiqué l’intermédiaire en bourse Mena Capital Partners (MCP).
A la hausse, Soukna profite de l’échange de 19 titres à 3,86 D pour grimper de 3,20%, suivie par la BNA et la SFBT qui affichent une performance respective de 2,96% et 2,31% à 9,71 D et 19,90 D.

Carthage Cement draine une enveloppe de 1,201 MD à 2,50 D, soit une augmentation de 2,04%.
A la baisse, MGR perd 3,73% de ses capitaux à 2,06 D, tout comme Cerealis et Hexabyte qui dévissent respectivement de 2,92% et 2,88% à 4,665 D et 4,37D.

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On vient d’apprendre qu’un agent à la Banque nationale agricole (BNA)

La Banque Nationale Agricole (BNA) a cédé en date du 20 octobre, 315 000 Actions et droits de vote SFBT, représentant ainsi 0,26 % du capital de cette dernière, franchissant à la baisse le seuil de 10%.

La BNA envisage de poursuivre l’acquisition et la cession de nouvelles actions et n’envisage pas d’acquérir le contrôle de la société.

Cette déclaration a été communiquée à la Bourse de Tunis, le 26 Octobre 2016 par l’Intermédiaire en Bourse BNA Capitaux.

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L’agence de notation Capital Intelligence (CI) a affirmé la note de solidité financière de la Banque Natinale Agricole (BNA) à ‘B’.

La résilience de la BNA, dans un environnement économique et financier difficile et l’adoption d’un plan de transformation et de modernisation efficace préservant le dynamisme d’une banque innovante, sont fortement récompensées au terme de ces trois premiers trimestres 2016.
Ainsi, les indicateurs d’activité y afférents annoncent un PNB de 268.745 M DT (millions de dinars tunisiens) en évolution de 3.1% par rapport aux 3 premiers trimestres 2015 ; une croissance solide marquée par l’activité de l’intermédiation affichant une évolution de 2.1% du Produit d’Exploitation Bancaire qui s’est établi à 482.6 M DT.
Les encours sur la clientèle qui ont atteint 7 229 M DT et marquant une hausse de 2.2 % confortent davantage le positionnement de la BNA en tant que 1ère banque pourvoyeur de crédits en Tunisie.
Les dépôts ont affiché une croissance de 4.9% pour s’établir à 6 364.440 M DT au 30 septembre 2016, une évolution tirée essentiellement par le dynamisme des dépôts d’épargne qui affiche une progression de 5.5% par rapport à la même période 2015.
Certes, la BNA a clôturé en toute sérénité et confiance ce troisième trimestre 2016 tout en préservant une ambition de croissance pour le quatrième trimestre ; elle continuera ainsi de renforcer sa présence dans les zones à fort potentiel de croissance, perfectionnera la qualité de ses produits et services pour répondre aux besoins spécifiques de la clientèle et poursuivra son développement en portant une attention particulière à la nouvelle conjoncture économique, politique et sociale du pays.

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L’agence de notation Capital Intelligence (CI) a affirmé la note de solidité financière de la Banque Natinale Agricole (BNA) à ‘B’.

Une progression de l’ensemble des indicateurs de la banque qui augure de bonnes perspectives

Au courant du premier semestre de l’année 2016, l’activité de la banque s’est caractérisée par un accroissement des crédits de 0,9% par rapport à fin décembre 2015 pour s’élever à 6 880MD : La banque demeure parmi les leaders du secteur bancaire en termes d’octroi des crédits pour la clientèle.

Quant aux dépôts, la banque maintient sa deuxième position, en termes de collecte des dépôts, en dépit d’un léger repli de 1,7% à 6 143MD.

En matière d’exploitation bancaire, la banque affiche un PNB de 183,4MD en progression de 7,1% par rapport à la même période de 2015. Cette performance se justifie notamment par la hausse de la marge sur commissions (+24%) ainsi que celle des revenus (+41%), qui ont pu ainsi compenser la régression des produits d’intérêt impactés par une classification des créances plus rigoureuse.

En matière de productivité, la banque a pu maintenir son coefficient d’exploitation à 51,5% en dépit d’une hausse des charges opérationnelles de 7% par rapport au 30/06/2015.

Du côté des provisions, la BNA continue ses efforts avec une dotation nette de 60,5MD et ce, malgré une baisse par rapport à la même période de l’année écoulée, période qui a connu entre autres, une correction des situations antérieures. Cet effort se traduit par une dotation nette cumulée entre juin 2015 et juin 2016 de 269 MD

La banque a clôturé le premier semestre avec un résultat net de 21,8MD contre une perte de 34,8MD à fin juin 2015.

Avancement des travaux de transformation de la banque

Au niveau de l’avancement du plan de modernisation de la banque, divers projets ont été déjà entamés dont on pourra citer :

  • Une préparation de l’implantation d’un Global Banking permettant la refonte totale du système d’information de la banque ;
  • Une évaluation des compétences et un diagnostic approfondi des ressources humaines a été effectué par un cabinet externe ;
  • Une réorganisation de la banque dans le but d’aboutir à une orientation client de tous les process ;
  • L’acquisition d’outils et la refonte de certains process pour permettre à la banque de rattraper assez rapidement la concurrence.

 Renforcement de l’assise financière de la banque   

Sur un autre plan et soucieuse de respecter les normes prudentielles en matière de liquidité et de solvabilité, la banque vient de procéder à une émission obligataire de grande taille (100MD) souscrite promptement avec succès.

Un autre emprunt obligataire faisant appel public à l’épargne d’un même montant devrait être émis au courant du prochain exercice. Le document de référence est en cours de validation par le CMF et sera diffusé incessamment auprès du public.

La banque tient ses promesses en matière de communication  

D’un autre côté et afin d’améliorer la communication envers ses actionnaires, la banque a décidé de mettre en place un espace Actionnaires virtuel (via son site web) et physique (à travers l’ouverture d’un bureau au niveau du siège de la banque) permettant l’échange d’informations et visant le développement d’une relation permanente et de proximité ainsi que la consolidation de son capital confiance.

Le titre BNA

Le titre BNA se traite actuellement à 9DT sur la cote de la bourse, soit un PE de 4,8x le bénéfice net prévu pour 2016, en décote de 55,5% par rapport au secteur bancaire et 63,6% par rapport au marché. Le titre est actuellement valorisé à 0,5x les fonds propres nets de la banque, suite à une baisse substantielle depuis le début de l’année 2016 (-19,6%). L’Action BNA représente actuellement une valorisation attrayante compte tenu du plan de restructuration entamé et de la capacité du titre à atteindre des niveaux de prix nettement supérieurs (+47% en 2015).

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La société immobilière SIMPAR, société mère du groupe immobilier de la Banque Nationale Agricole (BNA), a pris part au salon de l’immobilier “Soukna Expo”, qui a ouvert ses portes hier jeudi 6 octobre à l’UTICA et se poursuivra jusqu’au 9 octobre courant. “C’est la deuxième participation de la SIMPAR après celle de 2015, année de la première édition “Soukna Expo”. “Nouer des contacts avec des banquiers, des assureurs et des décideurs du secteur, rechercher de nouveaux partenariats et faire la promotion des produits sont les principaux objectifs de la SIMPAR”. C’est ce qu’a confié à Africanmanager la directrice commerciale de la société, Lamia Brahem.

Interrogée sur les nouveautés et les grands chantiers de la société, la directrice commerciale de la SIMPAR a indiqué qu’une remise exceptionnelle de 5% sera accordée pour toute acquisition durant la période du salon, soit une période de 4 jours.

En outre, la responsable a annoncé l’achèvement de deux nouveaux grands projets. Le premier concerne la résidence “La Couronne”, située à Ennacer 2. Elle abrite 24 logements de type S+2, S+3 et S+4 dotés d’équipements modernes. La résidence bénéficie d’un emplacement idéal par rapport aux différentes infrastructures : écoles, grandes surfaces, banques, cliniques et centres de loisir.

Le PV de récolement relatif à cette résidence a été obtenu le 30 septembre dernier et les logements sont actuellement prêts à être vendus. “C’est une résidence de très haut standing. Les appartements ont été conçus pour une catégorie de la société bien déterminée”, a-t-elle expliqué.

L’autre projet concerne une résidence située à la Marsa et baptisée “Les Mimosas”. Cette résidence sera prête à la fin de l’année 2016 ou au début de l’année 2017. C’est un ensemble immobilier de haut standing, situé au niveau de la route de Gammarth. Il est proche des divers équipements commerciaux et scolaires. Il abrite trois immeubles de type R+2 qui desservent 17 appartements, deux Duplex et 8 commerces. Il est doté d’un parking au sous-sol de 28 places et de 16 celliers.

Lamia Brahem a, sous un autre angle, annoncé que 4 autres nouveaux projets sont en cours de construction dont deux résidences à El Mourouj, un aux Jardins de Carthage et un autre à El Menzah 9.

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