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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale et ministre des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, a affirmé, jeudi 4 mai 2017, que la situation actuelle des banques publiques nécessite des réformes profondes et une restructuration pour les doter d’une plus grande efficacité et d’une meilleure capacité à financer l’économie.

Abdelkefi qui s’exprimait lors de la première réunion de la Commission de financement de l’économie, a estimé, dans une déclaration rapportée par la TAP, que cette réunion constitue un cadre pour le lancement de consultations pour préparer la prise de décisions stratégiques visant à améliorer la performance des banques publiques. Il a affirmé la détermination du gouvernement à faire réussir cette démarche.

Les représentants des partis politiques et des organisations nationales présents, ont évoqué plusieurs problématiques liées à la stabilité politique et sociale pour la concrétisation des réformes, la nécessité d’inscrire la réforme fiscale dans le cadre du processus global de réforme, la mise en place de nouveaux mécanismes d’encouragement aux petites et moyennes entreprises.

Le débat a également porté sur l’importance de renforcer l’économie sociale et solidaire et sur la nécessité de trouver des solutions à la problématique des créances accrochées, mais aussi au phénomène de l’économie informelle.
Les intervenants ont également plaidé pour l’accélération de l’adoption du Code des changes, le développement des systèmes d’information des banques et le renforcement des ressources humaines.
D’autres réunions suivront pour étudier les propositions des différentes parties prenantes et pour mettre en place une feuille de route pour l’amélioration de la situation du secteur bancaire en général et des banques publiques en particulier, pour qu’elles jouent leur rôle de locomotive économique et financière.

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« La privatisation des banques publiques tunisiennes est une mesure inévitable, comme c’est le cas dans l’ensemble des pays développés « , a estimé le président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), Ahmed El Karam, affirmant que l’Etat dispose d’autres mécanismes qui peuvent lui permettre d’intervenir sur le marché efficacement, dont la Caisse des Dépôts et Consignations, qui sert à élaborer des stratégies financières à travers l’orientation des fonds publics et aussi l’épargne nationale vers des secteurs bien précis.
Intervenant, jeudi, lors d’une conférence sur l' » Economie et le système bancaire « , Karam a relevé qu’en cas de privatisation des banques publiques (BNA, BH et STB), l’Etat continuera, sans aucun problème, à appuyer les sociétés publiques, et ce, en présentant sa garantie, pour que ces sociétés puissent bénéficier des crédits de financement.
Par ailleurs, il a écarté le risque de licenciement des employés de ces institutions financières, en cas de privatisation. « L’expérience nous a prouvé le contraire. Toutes les banques qui ont été privatisée ont réussi à élargir leurs activités et se sont retrouvées dans le besoin de recruter de nouveaux cadres« .
Toutefois, « même après privatisation, ces banques doivent poursuivre leur rôle en tant que pilier de l’économie nationale, ainsi il faut que la cession des parts de l’Etat soit faite au profit du capital national« , a t-il recommandé.

De son côté, le président de la Banque d’Affaires de Tunisie, Habib Karouli, a estimé que l’Etat doit privatiser la BNA et la BH et aussi se désengager de ses participations minoritaires dans le capital d’un nombre de banques, rappelant qu’on dénombre 15 banques sur un total de 22 (opérant en Tunisie), où l’Etat dispose d’actions.
« En ce qui concerne la STB, je pense qu’on doit la maintenir sous la tutelle de l’Etat, pour que ce dernier puisse avoir un bras financier propre à lui, qui lui permette de mettre en exécution ses politiques« , a-t-il jugé.

Quant à Ghazi Boulila, membre du conseil d’administration de la STB, est contre le recours à la privatisation des trois banques publiques, expliquant que ces institutions ont affiché des résultats positifs cette année et qu’elles adhérent bien aux business plans établis lors de leur recapitalisation.
Toutefois, le responsable a appelé à définir une mesure adéquate pour alléger le fardeau des dettes touristiques, qui représentent 60% des créances classées de la STB.

Evoquant la crise économique actuelle, l’ex-ministre du Transport Mahmoud Ben Romdhane a expliqué que cette crise est due essentiellement à un problème de déficit des finances publiques aggravé par une instabilité politique, des mouvements sociaux qui ont frappé des secteurs stratégiques (phosphates…) et également le problème du terrorisme qui a frappé de plein fouet le secteur du tourisme et celui du transport international.
Afin de faire face à cette situation, il faut avoir conscience de la gravité de la situation, dresser un diagnostic adéquat de cette crise, et surtout mettre en place un  » deal  » (compromis) entre tous les acteurs économiques et sociaux. Il a averti que « si la situation continue de la sorte, ce sera le chaos dans notre pays« .

En ce qui concerne le phénomène de la dépréciation du dinar, les experts et responsables présents à cette conférence ont été unanimes à déclarer que la valeur du dinar n’est autre que le miroir de « la santé de notre économie« .
D’après eux, le rétablissement du dinar tunisien dépendra des mesures à prendre, notamment en termes de consolidation des exportations, de réduction des importations et d’incitation à l’investissement.

TAP

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Des contrat-programmes ont été signés, mercredi 19 avril 2017 à Tunis, entre le ministère des Finances et les banques publiques, à savoir la STB, la BH et la BNA, dans l’objectif de favoriser la mise en place des principes de la bonne gouvernance au sein de ces banques et d’instaurer la transparence, a indiqué un communiqué du ministère.
Ces contrat-programmes visent également à réduire le niveau des créances accrochées, à mettre à jour le système d’évaluation des risques, à doter ces banques de systèmes d’informations modernes, mais aussi à optimiser la coordination entre la politique financière publique et politique de change.
Lesquels contrats ont également pour objectif de réviser les orientations stratégiques des banques et engagent les deux parties signataires à atteindre les objectifs fixés et à préserver l’argent public afin de créer une dynamique économique.
Présidant la cérémonie de signature, la ministre des Finances Lamia Boujnah Zribi, a affirmé que la signature de ces contrat-programmes constitue un couronnement d’une série de réunions, depuis 2013, entre le ministère et les trois banques concernées, dans l’objectif de mettre en place des plans d’action adaptés aux exigences d’un secteur compétitif.
Et d’ajouter que  » ces contrat-programmes s’inscrivent dans le cadre de la poursuite de l’approche visant à améliorer la performance des banques publiques, conformément à l’article 3 du Décret n° 2013-4953, relatif aux participations, entreprises et établissements publics aux banques publiques.

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Retour critique sur un discours enflammé contre le pessimisme ambiant, prononcé samedi dernier en grande pompe, par le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed. Plus remonté à bloc par les nouvelles aides d’un gouvernement français sur le départ que par les résultats de son propre périple africain, il affirme ce que d’autres infirment. «Le GUN dont l’âge est de quelque 7 mois, a réalisé une très grande partie de ses promesses», disait-il dans le discours qu’il avait dédié à la présentation du nouveau code des investissements. Au fait, selon le «Chahed-Meter» d’I Watch, le GUN n’a réalisé que 8 sur 92 de ses promesses. 21 autres seraient en voie de réalisation. Par ailleurs, le code fait toujours polémique. Mais sa présentation comme LA réalisation, était « dictée » par la présence de la délégation du FMI en Tunisie. Nous faisons, de notre côté, remarquer à I Watch, que certains points, comme la «loi d’urgence économique» ou encore «l’indépendance énergétique» que le Chahed-Meter met dans la rubrique des réalisations, sont encore loin d’être réalisés. Ces deux points devraient même rejoindre la longue liste des promesses en voie de réalisation. «Pas assez, mon fils», pourrions-nous dire pour parodier une fameuse publicité !

  • La mauvaise foi de Chahed

Tout au long de son discours, Chahed se montrera optimiste, comme lorsqu’il affirme que «on a les possibilités de rebondir économiquement». Il donnera, en seul exemple, les résultats de sa dernière tournée africaine. Des résultats, comme la «bonne image dont jouit la Tunisie», ainsi que d’autres termes comme la réputation, les possibilités, l’expérience etc… Autant de mots et aucun chiffre !

L’optimisme de Chahed est aussi démontré, comme il l’affirme, par «la vision claire du gouvernement». Un seul exemple, tiré de son propre discours, démontre pourtant le contraire. Parlant en effet de la réforme des instruments de financement de l’économie, il affirme que «les banques publiques doivent jouer leur rôle de bras financier » pour financer les entreprises et les secteurs «qui trouvent des difficultés à avoir un financement auprès des banques privées». Tout le monde se rappelle pourtant les trois autres occasions où le même Chahed a affirmé que l’Etat n’a pas besoin de bras financier. Et d’affirmer ensuite, contrairement à ce qu’il avait déjà dit, que «le gouvernement a décidé de revoir ses participations dans le secteur bancaire (…) autre que les 3 banques publiques». Quelques semaines auparavant, il fulminait pourtant contre ces trois mêmes banques publiques.

Ce seul exemple affirme confirme que le GUN n’arrive toujours pas à avoir ou à donner une vision claire et stable dans le temps de ses orientations pour le microcosme économique national et étranger. Un microcosme qui n’arrive toujours pas à savoir si le GUN est du côté du secteur privé ou des syndicats qui sont comme un cor [caillou] dans la chaussure du chef de gouvernement.

C’est en effet le patronat qu’il somme d’être nationaliste («Vous avez, en tant que chefs d’entreprises, non pas seulement un rôle économique, mais surtout nationaliste dans cette conjoncture », disait-il dans son discours du 8 avril 2017) dans leurs investissements et non tous les partenaires. Il oubliait d’en faire autant pour une UGTT que tous accusent pourtant d’être la cause essentielle du délabrement de la situation économique (grèves, sit-in, soutien aux grèves sauvages à tout mouvement social, coupures des routes, demandes exorbitantes d’augmentations salariales, ingérence dans les choix politiques etc…) et de la situation financière du pays, à tel point que le FMI a estimé nécessaire d’aller leur parler directement pour les raisonner.

Chahed a certes affirmé que «le gouvernement a des programmes pour aider ces entreprises et leur donner toutes les conditions de réussite». Il parlait certainement du plan d’urgence économique. Le plan n’étant pas encore adopté, l’urgence perd toute sa signification dans le marasme général et toute son urgence.

  • Il prône la confiance alors qu’il a lui-même perdu 4 points de confiance !

C’est uniquement cette vision claire qui a vocation à rassurer les investisseurs et tout le public, dont plus de 73,1 % estiment déjà que le pays est dans la mauvaise voie. Chahed a par ailleurs perdu, selon le dernier baromètre politique de Sigma Conseil, 4 points dans l’estime de ses ouailles. Il faudrait donc, à notre sens, qu’il commence par remonter dans les sondages de confiance, pour pouvoir redonner confiance aux autres. Peut-être voulait-il parler de ce sondage, en évoquant le retour de confiance.

Or, la confiance commence par l’obligation de tout dire. Jamais pourtant, même aux plus officiels de ses discours, Chahed n’a daigné tout dire, de la réalité périlleuse des états financiers de l’Etat, des mesures douloureuses dont il parlait lors de la séance de vote de confiance et de la position de chacun de ses partenaires au GUN, politiques et sociaux, sur tout cela ?

Contrairement à son affirmation du samedi dernier, que «le GUN a fait le choix de la franchise et de tout dire à la population», il a plutôt fait le choix de toujours «noyer le poisson» et de «ménager la chèvre et le chou». Sinon, qui sait, depuis sept ans, la vraie vérité sur les assassinats politiques ? Qui connaît (y compris lui-même) la réalité des résultats (s’il y en a) des différentes commissions d’enquête, parlementaires et autres ? Qui sait toute la vérité sur la situation financière des entreprises publiques que Chahed vilipendait samedi dernier, et du poids des impayés de l’Etat lui-même dans cette situation qui les oblige à demander sa garantie pour s’endetter ?

Quand bien même certains PDG voudraient-ils le faire, ils se trouveraient vite réprimandés et risqueraient leurs postes. Beaucoup d’autres entreprises, comme celles des médias dont nous connaissons très bien l’exemple, attendent toujours l’accord de la Carep (Commission d’assainissement et de restructuration des entreprises publiques qui siège à La Kasbah) pour entamer le processus de leurs restructurations, sociale notamment, à cause du cor syndical dans la chaussure du chef du gouvernement, et financière ensuite, à cause du poids excessif des salaires. Youssef Chahed et son GUN ont-ils tout dit au peuple à ce propos ? Ont-ils pris le peuple à témoin dans toutes leurs négociations avec une UGTT qui prend tout et ne fait aucune concession pour tout lui dire et s’inscrire réellement dans la franchise dont il parlait samedi dernier ?

La réponse est malheureusement NON. Ceci fait obligatoirement de son discours du samedi une dissertation pleine de mauvaise foi et d’incohérences, entre ce qu’il dit avoir la volonté de faire, ce qu’il fait malgré lui et ce qu’il n’ose toujours pas faire et qu’il devrait pourtant faire. C’est cela qui explique les mauvais chiffres des sondages qui l’ont fait, manifestement, réagir à propos de la confiance du peuple dans son action. C’est ce qui fait enfin qu’il n’arrive toujours pas à instaurer la confiance entre gouvernement, citoyens et partenaires économiques et même partenaires financiers internationaux ! Chahed est optimiste. Mais a-t-il réellement un autre choix ? Peut-être de prendre le risque tout dire et d’assumer les conséquences de son «coming out ». Mais pour cela, il faudrait … !

 

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Le conseiller économique du chef du gouvernement, Ridha Saïdi, a déclaré, dans une interview accordée à Africanmanager, que la restructuration des banques publiques a gagné du terrain de manière considérable.

Il a par ailleurs expliqué que le processus de restructuration porte sur la bonne gouvernance, l’efficacité des financements injectés ainsi que la conformité de ces institutions financières publiques aux normes internationales.

Ridha Saïd a en outre indiqué que la restructuration des banques publiques s’inscrit dans le cadre de la stratégie de réforme des institutions financières publiques, surtout après le démarrage, en 2013, du processus d’audit interne et la mobilisation, en 2015, de ressources de l’État de l’ordre de 860 Millions de dinars pour la recapitalisation.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a affirmé, lors d’une plénière qui se tient actuellement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que les banques publiques sont aujourd’hui le problème et non la solution.

Il a par ailleurs souligné, lors de cette plénière consacrée au vote de confiance aux deux nouveaux membres du gouvernement, la nécessite de mettre en place une grande institution financière capable de concurrencer les banques du secteur privé et de financer les projets des PME ainsi que ceux lancés dans les régions de l’intérieur.

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L’expert-comptable Walid Ben Salah a indiqué, lors de son intervention, ce lundi 6 mars 2017 sur Express Fm, que le fonds de garantie des dépôts a été mis en place pour améliorer le rendement des banques tunisiennes et indemniser les déposants. « C’est un fonds qui a été créé pour protéger les dépôts des particuliers », a déclaré Ben Salah.

Il a par ailleurs précisé que le fonds vise à préserver la stabilité des établissements financiers en cas de faillite : « C’est une sorte de sécurité pour les banques connaissant des difficultés financières. Le fonds aura en charge le dédommagement des clients de la banque en cas de faillite », jusqu’à 60 000 dinars…

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 « La cession de certaines parts dans les banques publiques peut avoir un impact positif sur le plan financier du moment que les nouveaux participants vont renflouer le capital desdites banques ». C’est ce qu’a indiqué Mohamed Salah Ayari, conseiller fiscal, enseignant universitaire dans une interview accordée à Africanmanager, soulignant toutefois que l’idée principale consiste à ouvrir le capital à de nouveaux actionnaires dont l’apport financier peut aider à la restructuration de ces banques. Mais l’idéal, selon lui, serait de fusionner les trois banques publiques, à savoir la BNA, la STB et la BH, afin d’avoir une banque très solide et d’une dimension plus importante.

En outre, l’expert en fiscalité a estimé qu’il demeure convaincu que l’existence d’une importante banque publique peut aider énormément à l’exécution de la politique de l’État pour promouvoir l’investissement dans certains secteurs clés et surtout pour aider les PME et les nouveaux promoteurs.
Évoquant le scénario du gouvernement de faire partir volontairement 10 mille emplois de la fonction publique, il a tenu à préciser qu’on parle de la libération de 50.000 employés de la fonction publique dont 10.000 emplois durant l’année 2017. « En réalité, la libération de ces employés est dictée par l’obligation de comprimer le nombre important des fonctionnaires de l’Etat dont le nombre total avoisine les 650.000 fonctionnaires pour une population globale de l’ordre de 11 millions d’habitants, alors qu’au Maroc, par exemple,  le nombre des fonctionnaires est de l’ordre de 370.000 emplois pour une population globale de 30 millions d’habitants », a-t-il expliqué.

Cette situation a engendré, selon lui, une masse salariale s’élevant à 13.700 MD au titre de l’année 2017, ce qui représente 42,54% de l’ensemble des recettes budgétaires qui s’élèvent à 32.200 MD et avoisine les 14% du PIB. « A mon avis, le gouvernement est obligé de suivre cette politique consistant à alléger le poids de la masse salariale dans la fonction, afin d’atténuer son impact sur le Budget de l’Etat d’un côté, et de respecter ses engagements vis-à-vis du FMI, d’un autre côté, surtout que celui a bloqué la 2ème tranche du prêt accordé à la Tunisie qui s’élève à 350 MD  et ce, en attendant l’octroi de la troisième tranche d’égal montant ».

Concernant les  déclarations de certains experts qui ont alerté sur la disparition des compétences des institutions de l’État, Mohamed Salah Ayari a indiqué qu’au contraire, cette mesure va alléger le budget de l’État, tel qu’indiqué ci-dessus. « Mais pour ce qui est du risque qui peut affecter les compétences au sein de la fonction publique, je demeure persuadé que la fonction publique regorge de compétences, surtout que la libération du nombre déclaré peut être bien étudiée pour ne toucher que les employés qui ne jouent pas un rôle prépondérant dans l’Administration », a-t-il dit.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a affirmé que la Tunisie ne suit pas à la lettre les consignes du Fonds Monétaire International (FMI). « C’est la Tunisie qui a décidé de demander l’aide financière du FMI car cela lui permet de regagner la confiance des investisseurs », a déclaré la ministre, lors de son passage, ce mardi 28 février 2017 sur Express Fm/

Concernant la cession de parts dans les banques publiques, Lamia Zribi a indiqué qu’aucune décision n’a été prise à ce sujet : « Il y des divergences de points de vue quant à la question de cession de parts, mais le gouvernement tentera d’aplanir ces divergences dans les jours à venir », a indiqué la ministre à la même source.

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La décision du Fonds Monétaire International (FMI) de geler une partie du crédit réservé à la Tunisie a poussé le gouvernement à étudier la possibilité de vendre des parts dans certaines banques publiques ou à participation non stratégique, au cours de l’année 2017. Une proposition qui a été à l’origine d’une grosse polémique dans le pays. Certains experts en la matière ont considéré que la privatisation de ces banques est une ligne rouge alors que d’autres se réjouissent de cette orientation, estimant qu’une telle décision serait bénéfique pour l’État, notamment dans le renflouage des caisses et la réduction, entre autres, du déficit des finances publiques. Nous apprenons toutefois d’une source proche du dossier que le gouvernement de Chahed s’apprête à lancer officiellement la décision de privatiser prioritairement les banques à participation non stratégique, mais attend le moment opportun pour l’annonce. Il semble que le dernier remaniement ministériel ait bouleversé les choses, surtout avec le changement du ministre de la Fonction publique. Une décision n’a pas plu à la partie syndicale, qui a accusé Chahed de ne pas respecter l’esprit du pacte de Carthage, alors imaginez la réaction de l’UGTT avec une annonce officielle de privatisation!

Le député du Front populaire (FP) et président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mongi Rahoui a affirmé, dans une déclaration,ce lundi 27 février 2017 à Africanmanager, que l’affaire de la privatisation des banques publiques ne date pas d’aujourd’hui, mais a été de nouveau mise sur la table à cause de l’énorme pression que subit Youssef Chahed de la part du FMI.

Il a par ailleurs indiqué que l’ARP s’opposera à cette orientation, avant de souligner que la privatisation des banques publiques est une ligne rouge. Dans une déclaration faite aux médias, il a en outre indiqué que le gouvernement n’a fourni aucun effort pour atteindre ses objectifs : « Qu’attendez-vous d’un gouvernement qui sert les intérêts des lobbies ? », s’est-il interrogé, avant de lancer qu’il est persuadé que l’État pourra céder des parts dans les banques publiques.

Et Rahoui de rajouter que les banques publiques appartiennent au peuple tunisien et que la décision de privatiser ces banques revient exclusivement à l’ARP.

De son côté, l’expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a, dans une déclaration à Africanmanager, indiqué que la privatisation des banques publiques n’est pas la bonne décision et que cela aura certainement des effets négatifs. Et de préciser que les banques publiques appliquent les politiques et les stratégies financières et économiques que l’État a élaborées pour un certain nombre de secteurs dont le tourisme et l’agriculture, et que si elles sont privatisées, on ne peut plus parler de plan d’action.

Pour dépasser la crise financière des banques publiques, Dimassi a appelé à revoir la relation entre l’État et ces institutions financières à travers la signature d’un accord définissant les prérogatives de chaque partie. Les rapports actuels entre l’État et les institutions financières sont à caractère administratif, ce qui a aggravé, selon ses déclarations, la crise des banques publiques.

Il a fait savoir, en outre, que le FMI ne va pas encore accorder de crédit à la Tunisie parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses et ses engagements en termes de réformes, rappelant l’augmentation récente des salaires dans le secteur public, une décision contraire à ce qui a été convenu entre le gouvernement tunisien et le FMI, qui a exigé la réforme de l’administration tunisienne, de la fonction publique et de la fiscalité. « La décision du gel des crédits aura certainement un impact négatif sur les autres bailleurs de fonds, telles que la Banque Mondiale ou encore la Banque africaine de développement (BAD) », a assuré Dimassi.

Quant à lui, l’ancien ministre du Commerce Mohsen Hassan a indiqué, dans un statut posté sur sa page Facebook, que la privatisation (totale ou partielle) des trois banques publiques, STB, BNA et BH, qui accaparent 40% des actifs bancaires en Tunisie, est un dossier épineux à gérer par le gouvernement de Youssef Chahed. « Beaucoup d’arguments plaident en faveur de ce désengagement de l’État de ce secteur vital pour l’économie tunisienne. Gain immédiat pour le gouvernement qui va trouver des ressources indispensables pour réduire le déficit des finances publiques », a-t-il expliqué.

De plus, un business model a été mis en place afin « d’améliorer leur compétitivité, de renforcer leur notoriété et de faciliter l’accès à de futurs partenaires stratégiques ou techniques privés »
La privatisation pourrait, ainsi, selon ses déclarations, encourager les partenaires de la Tunisie et être un facteur de dynamisation de la croissance. « Cela dit, la partie n’est pas gagnée. les partenaires sociaux et les employés de ces institutions, estimés à 6000, ont besoin d’être sensibilisés et impliqués dans cette grande reforme », a-t-il dit.

Et Mohsen Hassan d’ajouter que la situation économique et sociale dans le pays et le manque de visibilité de la classe politique risquent de constituer des handicaps qui empêcheraient l’opération d’aboutir dans des délais rapides.

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Le président de la commission des finances au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui, a déclaré que le gouvernement n’a fourni aucun effort pour atteindre ses objectifs.

« Qu’attendez-vous d’un gouvernement qui sert les intérêts des lobbies ? », s’est-il interrogé, lors de son passage ce lundi sur Express Fm, avant d’annoncer qu’il est persuadé que l’État pourra céder des parts dans les banques publiques.

Le président de la commission des finances a par ailleurs précisé que les banques publiques appartiennent au peuple tunisien : « La décision de privatisation de ces banques revient exclusivement à l’ARP ».

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Le député du groupe parlementaire du Front populaire (FP) et président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mongi Rahoui a affirmé, dans une déclaration, ce lundi 27 février 2017 à Africanmanager, que l’affaire de privatisation des banques publiques est une affaire qui n’est pas nouvelle, mais a été de nouveau soulevée à cause de l’énorme pression que subit Youssef Chahed de la part du Fonds Monétaire International (FMI).

Il a par ailleurs indiqué que l’ARP s’opposera à cette orientation, avant de souligner que la privatisation des banques publiques est une ligne rouge.

Cette réponse vient suite à la déclaration de la ministre des Finances, Lamia Dridi, selon laquelle le FMI a gelé une partie du crédit réservé à la Tunisie, ce qui a poussé le gouvernement à étudier la possibilité de vendre certaines parts dans trois banques publiques au cours de l’année 2017 dans le cadre des réformes du secteur bancaire.

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Le sort des banques publiques, les difficultés auxquelles elles font face et le dernier rapport de Fitch Rating ont été les principales questions soulevés dans l’interview accordée à Africanmanager par l’expert en économie et président de l’Observatoire « Tunisia Progress », Mohamed Jarraya.

Quelle est l’importance du rapport de Fitch, quel impact sur la Tunisie ?

Cette notation est importante pour la Tunisie, car d’une part c’est la troisième agence mondiale (après Standard and Poor’s et Moody’s), et d’autre part cette dégradation tombe tout juste avant l’échéance d’avril pour laquelle le gouvernement s’apprête à sortir sur le marché international des capitaux pour lever les fonds nécessaires au budget. Et même si on peut trouver des bailleurs, on risque de payer un peu plus cher nos crédits, soit à un taux d’intérêt plus élevé que l’habituel.

Quel avenir pour les banques publiques en Tunisie?

A l’aube de l’indépendance, alors que l’initiative privée était « nourrissante », il était du devoir du jeune État tunisien de jouer son rôle d’Etat-providence. C’est ainsi qu’un tissu d’entreprises publiques a vu le jour dans les secteurs stratégiques et de première utilité économique pour le citoyen, entre autres les banques qui ont bien joué leur rôle social.

Aujourd’hui le secteur des banques est de plus en plus concurrentiel et l’État n’a plus de place dans le capital des banques. Ainsi, la banque publique n’a plus d’avenir et c’est au privé de prendre la relève. Pour le contrôle et la régulation, l’État dispose des lois et des organes : BCT, CMF, Cours spécialisées, etc. Ainsi, l’intérêt national sera bien protégé.

Où résident, selon vous, les difficultés de ces banques?  

Les grands handicaps de ces banques publiques sont notamment les créances irrécouvrables, la masse salariale et par conséquent l’accumulation des déficits. Les raisons profondes sont bien connues. Il n’est plus judicieux d’utiliser les fonds du contribuable pour essuyer les abus des barons profiteurs. La recapitalisation ne pourra plus sauver ces banques.

Quel est le meilleur plan de sauvetage, selon vous?

A mon avis, le meilleur plan de sauvetage (restructuration) de ces banques doit prévoir l’allègement des charges, le développement de la productivité (efficience) et la transmission au privé.

Et quels sont les avantages de cette privatisation?

De façon générale la privatisation comporte deux avantages évidents pour le gouvernement : faire entrer des fonds (aident à réduire le déficit budgétaire) et se débarrasser de la gestion des services concurrentiels.

Dans la mesure où la privatisation ne crée pas de monopole susceptible de nuire à un développement économique et social harmonieux, qu’elle favorise la concurrence et le meilleur fonctionnement des marchés, elle peut avoir des effets positifs.

Ainsi, nous avons besoin de développer la privatisation sous les conditions suivantes, à assurer par l’Etat : Instaurer et garantir une bonne transparence dans l’étude des dossiers et la transmission, progressive, des entreprises aux privés, imposer et garantir de bonnes règles de concurrence et de compétitivité évitant tout monopole et réserver à l’Etat le pouvoir de re-nationaliser l’entreprise ou le secteur à tout moment, en cas de dérapage.

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Nous croyons savoir, de sources concordantes proches du dossier, que les dernières déclaration du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, à propos des banques publiques, semblent avoir pris presque tout son monde par surprise.
Ce serait en effet ainsi le cas du ministère des Finances où le chef de cabinet de la ministre était pourtant en charge du dossier de la restructuration et de la recapitalisation des banques publiques.
Au matin de la publication de notre article, le chef de cabinet de la ministre Boujneh, téléphonait aux amis banquiers pour savoir ce qui se serait passé pour amener le chef du gouvernement à court-circuiter la propre tutelle des banques publiques par ses déclarations du samedi dernier. Seul le ministre du développement Fadhel Abdelkefi semblait être bien au courant des intentions de Chahed et les expliquait dès lundi sur les ondes d’une radio privée.

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Retour à la question des banques publiques. D’abord, pour se poser la question de savoir si elles sont ou non bénéficiaires et donc, de fait, en bonne santé financière ou déficitaires et perdent de l’argent, le leur, celui de l’Etat et celui des petits et grands actionnaires, publics et privés. Leurs états financiers annuels, confirmés par les commissaires aux comptes (CC) et la BCT, le confirment et ces banques, qui irritent le chef du gouvernement tunisien, paient des impôts et distribuent même des bénéfices, entre autres à l’Etat tunisien actionnaire. Le cas contraire, CC et BCT devraient aller en justice pour falsification de chiffres. Certaines, comme la BNA, n’avaient même pas besoin de l’argent public pour leur recapitalisation et l’avaient fait par leurs propres moyens.

Ensuite, poser la question de savoir si ces banques ont été bien gérées. La réponse est aussi par l’affirmative, puisque ces banques gagnaient jusqu’ici de l’argent et que les CC n’ont jamais fait de remarques sur la gestion de ces établissements, dont les différents dirigeants ont toujours eu les quitus de bonne gestion lors des différentes AG et durant de longues années.
Enfin, savoir si ces banques ont ou non joué leur rôle dans le financement de l’économie. La réponse est aussi par l’affirmative et les rapports annuels de la BCT l’ont chaque année confirmé, chiffres à l’appui. Elles l’ont d’ailleurs si bien joué, toutes seules, ou poussées par les différents gouvernements, qu’elles se sont enfoncées dans les crédits non performants, difficilement récupérables ou carrément carbonisés. Mais des crédits toujours correctement provisionnés, grâce justement aux bénéfices.

⦁ Qui n’a pas un jour fait une intervention dans ces banques, leur jette la pierre !

Des bénéfices faits, malgré les lourdes dettes d’entreprises comme l’Office de l’huile, l’office des céréales et autres entreprises publiques hautement déficitaires comme le dernier exemple de la société El Fouledh (145 MDT en 2015 et des dettes de 197,9 MDT). Il semble peu probable que les banques publiques aient continué, d’elles-mêmes, à injecter de l’argent dans une entreprise moribonde ! En 2014, trois grands Offices publics plombaient les finances de la seconde grande banque du pays, la BNA. Les banques publiques pouvaient-elles ne pas donner de l’argent à ce genre d’entreprises ? L’auraient-elles fait, si ce n’est la garantie de l’Etat qui n’a presque jamais remboursé ces crédits à ses banques ?
Où est donc le problème et pourquoi seraient-elles soudainement devenues «une partie du problème et non une partie de la solution face aux défis économiques», comme le disait samedi dernier Youssef Chahed ?

Le problème est d’abord dans la conception de l’Etat, qui plus est fortement endetté (plus de 63 % du PIB), en panne de ressources propres et en panne d’investissement et qui a besoin de faire de la politique, de la banque publique dans une conjoncture de forte demande de toutes parts.
Disons-le clairement alors. Pour un tel Etat, la banque est, d’abord, son bras financier. Dans son dernier discours, Youssef Chahed l’a bien dit ainsi. La banque, c’est aussi la caisse publique où le gouvernant devrait pouvoir puiser lorsqu’il le doit et où le politicien devrait pouvoir avoir ses interventions pour un crédit aux amis ou aux soutiens, lorsqu’il le veut. Une sorte de «Beit Mel Al Mousslimine» comme du temps des Califes, pour la faire plus courte.

Le client tunisien n’a jamais été en odeur de sainteté auprès des banques, et ces dernières sont loin d’être des saintes. Il faut pourtant leur rendre justice. Elles ont certainement donné de mauvais crédits et en ont refusé d’autres, mais beaucoup n’auraient rien fait sans ces crédits, et l’Etat non plus. Elles ont certainement endetté plus d’un, mais elles ont aussi créé plus d’un grand homme d’affaires. Où est donc la solution ?

⦁ Les banques, entre public et privé, ou la différence entre ciel et terre !

La solution est d’abord dans la restructuration. Or cette dernière a été entamée depuis 2015. La gouvernance a été changée, les DG ne sont plus nommés, mais choisis sur dossier. Les conseils d’administrations aussi. Dans sa dernière loi bancaire, la BCT a serré le vis et va jusqu’à décider qui peut être actionnaire et qui peut-être commissaire aux comptes. L’Etat a mis 1.857 MDT dans deux banques publiques pour renforcer leurs assises financières et compte bien contrôler l’utilisation de tout cet argent. La loi n° 2015-31 du 21 août 2015 le confirme en indiquant que ««le ministère chargé des finances doit obligatoirement présenter tous les six mois à l’Assemblée des représentants du peuple un rapport sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme de restructuration des deux banques publiques concernées par l’article premier. Ce rapport est consigné dans un rapport spécial sur le portefeuille des créances classées et des provisions nécessaires à constituer pour les couvrir, établi par les deux commissaires aux comptes des deux banques mentionnées. La Banque centrale de Tunisie présente également tous les six mois un rapport sur les travaux de contrôle bancaire au sein des banques publiques pour le même but. Ce rapport contient un rapport spécial établi par les deux commissaires aux comptes de la Banque centrale sur l’activité de contrôle bancaire à la banque, comprenant obligatoirement et clairement leur opinion sur l’efficacité de ces modalités et son niveau de conformité avec les normes internationales en vigueur dans le domaine». Cinq députés, 3 représentants du ministère des Finances, 2 de la Cour des Comptes et 2 de la BCT sont chargés du suivi des réformes des banques publiques. Pourquoi n’ont-ils pas agi depuis plus d’une année pour confirmer ou infirmer les accusations de Youssef Chehed ? Ont-elles reçu les fameux rapports et n’ont rien dit ou les auraient enterrés ?

Encore faut-il, à côté de tout cela, que l’Etat actionnaire donne à ses banques les moyens de travailler comme les banques privées auxquelles il les compare. Les moyens de traiter ainsi les dossiers, tous les dossiers, sans complaisance, même et surtout vis-à-vis de l’Etat, selon le seul critère de la bancabilité de ses projets et les saines finances de ses entreprises. Les moyens de décider, sans revenir à la tutelle, administrative ou de fait. Les moyens juridiques, et en dehors de toute menace de poursuites judiciaires, comme pour le fameux article 96, de récupérer ses dettes avec célérité et sans entraves.

⦁ Vendre est contre la loi 37/2015 ?

Représentant de l’Etat, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a éludé toutes ces questions dans sa dernière attaque organisée contre les banques publiques, voudrait vendre ou tout au moins diminuer le nombre des banques publiques. Le peut-il légalement ? La réponse est non !
On ne sait pas qui a rédigé le discours du chef du gouvernement à propos des banques publiques et où il avait laissé entrevoir la possibilité de céder une ou plusieurs des trois principales banques publiques tunisiennes. On ne sait pas, non plus, si les conseillers qui ont rédigé ce discours ont bien lu le texte final de la loi N°37/2015 relatif au renforcement de la solidité financière de la Banque de l’Habitat et la Société Tunisienne de Banque.

On y lit notamment, que «nonobstant les dispositions de la loi n° 89-9 du 1er février 1989, relative aux participations et entreprises publiques et l’ensemble des textes qui l’ont modifiée ou complétée, les opérations de restructuration du capital de la Société Tunisienne de Banque et de la Banque de l’Habitat, seront désormais approuvées par loi en ce qui concerne le taux de participation de l’Etat dans leur capital».
Cela veut dire, essentiellement, une chose : Après avoir injecté 1000 MDT dans le capital de la STB et la BH, le gouvernement ne peut changer l’actuel actionnariat de ces banques, et donc vendre totalement ou partiellement, sauf accord écrit et voté de l’ARP. Pour contourner cette loi, il faudrait obligatoirement passer par l’ARP pour une autre loi. Le savait-il ? Le lui a-t-on dit ?

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Fadhel Abdelkefi, le ministre du Développement et de la Coopération internationale a déclaré, lors de son passage, ce lundi, sur Express Fm, que les trois banques publiques tunisiennes sont dans une situation assez difficile et qu’elles souffrent de problèmes procéduraux et qui relèvent du management puisque leurs dirigeants ne bénéficient pas de la même flexibilité qu’ont les dirigeants des banques privées et cela revient à leurs nature étatique et à la législation tunisienne qui peut s’avérer parfois très archaïque.

Le ministre a par ailleurs annoncé, à la même source, que la nouvelle stratégie et vision du gouvernement tend vers la création d’une nouvelle banque nationale en lui donnant des ressources propres et la liberté à ses dirigeants d’agir de façon fluide.

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Lors d’une rencontre avec de jeunes étudiants, samedi soir à Tunis, le chef du gouvernement tunisien a beaucoup parlé économie et même de finance, après avoir redit cette lapalissade que «la révolution n’a pas réalisé ses objectifs économiques». Il se trompe pourtant. En termes de résultats, la révolution, mais pas celle dont il parlait, en avait réalisé. Elle a en effet détruit toutes les réalisations engrangées par la Tunisie durant les 50 dernières années. L’autre révolution, celle dont parlait Chahed, n’a tout simplement, su ni pu, redresser la barre et remettre l’économie tunisienne en marche et sur le droit chemin.

Mais ce n’est pas le sujet, puisque le discours du samedi soir de Youssef Chahed devant des étudiants d’une Ecole préparatoire de Tunis, a été en grande partie consacré au secteur des banques publiques. Des institutions financières, imaginées fortes et concurrentielles devant un secteur privé qui les devance, mais voulues de fait comme caisses de l’Etat et son bras financier, comme l’a justement dit le chef du gouvernement tunisien dans son discours. Des caisses pour pouvoir faire la politique d’un Etat auquel tout le monde demande «le développement» et pour lequel personne, à l’intérieur, ne veut donner de l’argent (Taxes et impôts). Un Etat qui a certes changé la gouvernance de ces banques, mais juste en façade, car les conseils d’administration restent sous mainmise du ministère des Finances.

  • Chahed fait marche arrière.

Au cours de cette rencontre, où on a si rarement Chahed prendre prononcer le mot décision, le chef du gouvernement a d’abord défoncé une porte ouverte en parlant des difficultés des banques publiques. Il oubliait que l’ANC, comme l’ARP, l’ont longuement répété, jusqu’à pousser le budget de l’Etat à injecter 1.000 DT pour la recapitaliser de 2 de ces banques (STB et BH).

Or, la manière dont il a parlé suggère que ce plan de restructuration et de sauvetage aurait déjà capoté, du moins du point de vue de l’actuel gouvernement. C’est en tout cas ce qu’on est directement amené à penser, lorsque le chef du gouvernement affirme que «les banques publiques se sont révélées incapables de jouer leur rôle de bras financier de l’Etat» en matière de financement de l’économie.

Et Chahed d’ajouter que «les grandes difficultés financières qu’elles vivent les ont transformées, d’une partie de la solution pour faire face aux défis économiques, en une partie de la crise et nous avons déjà commencé à les restructurer pour qu’elles recommencent à jouer leurs rôles comme il faut et pour en faire une partie de la solution et non le contraire».

Jusqu’à ce discours de Youssef Chahed, les trois deux précédents étaient surtout dans une logique de continuité d’un État qui, par le volume d’argent public qu’il y a déjà injecté, aura déjà choisi de garder ces institutions dans le giron public. Ce ne semble plus être le cas. Chahed vient en effet d’annoncer, sans trop y mettre les formes, une nouvelle orientation dans la politique financière, celle de se débarrasser des banques publiques, tout au moins d’en diminuer sérieusement le nombre.

Chahed commencé par poser une question, jamais soulevée auparavant par un premier ministre ou un chef de gouvernement tunisien. «Il faut se poser franchement la question. Est-il nécessaire d’avoir trois banques publiques (En fait 4 si on n’oublie pas la BFPME où les actionnaires sont l’Etat, Tunisie Télécom, l’OACA, le Groupe Chimique et la Sotugar) qui souffrent toutes et se noient dans les difficultés financières ? Ou est-ce que la solution ne serait pas une seule grande banque publique qui doit être financièrement assez puissante pour concurrencer le secteur privé et capable de jouer le rôle voulu de financement des secteurs d’activité délaissés par le secteur privé ?», a-t-il dit. La question n’est pas nouvelle, mais date du temps de Taoufik Baccar lorsqu’il était à la tête de la BCT. Sauf que cette question a été tranchée par l’Audit de 2013 qui avait décidé que «les trois banques publiques (STB, BNA et BH) resteraient étatiques et leur gouvernance serait privée». Ce scénario avait été révélé par «Tunisie Valeurs», dans une note publiée dans sa revue d’octobre 2015. [Ndlr : TV dont faisait partie l’actuel ministre du Développement Fadhel Abdelkefi, présent samedi soir avec Youssef Chahed]. Le discours de Chahed, serait ainsi un retour en arrière !

  • Chahed très mécontent des banques publiques.

On comprend donc aisément que le chef du gouvernement tunisien ne veuille plus des banques publiques, car mécontent de leur participation au financement de l’économie. Mais selon nos informations, il serait plutôt mécontent du fait qu’elles n’obéissent plus aux instructions de la tutelle en matière de demandes de financement des entreprises publiques en difficultés financières et de certains offices largement endettés. Ces mêmes banques publiques qui subissent l’ire du chef du gouvernement, deviennent en effet, depuis leur recapitalisation et le changement de leurs gouvernances, plus soucieuses de la bancabilité des projets. Cela ne semble plus plaire au 3ème chef de gouvernement de la seconde République. Une réunion devrait d’ailleurs se tenir, la semaine prochaine à La Kasbah, avec une banque publique qui avait refusé d’injecter plus d’argent dans une société publique agricole, largement déficitaire et plombée par le fisc et la CNSS, sans compter ses énormes retards de paiement du loyer et sans aucune rentabilité.

Des banques, accusées, mais toujours phagocytées par le public qui ne leur laisse pas les coudées franches en matière d’investissement, comme dernièrement pour la STB que le ministère des Finances aurait finalement empêché d’acquérir un bloc d’actions de la SFBT pour 50 MDT. Des banques encore incapables de gérer le lourd fardeau des impayées, car toujours maintenues sous la menace d’un article de loi qui criminalise toute tentative de trouver une autre solution que le paiement, immédiat et entier de la dette, ce que des entreprises comme celles du secteur hôtelier ne peuvent pas faire à cause de la conjoncture.

  • La privatisation en option cachée.

L’une des options pourrait donc être donc de les fusionner. Or, l’expérience de la STB-BNDT-BD ET a déjà démontré l’impact et le résultat d’une telle expérience et son coût. Cette option pourrait de plus être contraire aux engagements de la Tunisie avec ceux qui avaient en partie financé la recapitalisation.

Ce qui semble être le plus probable, c’est de vendre deux des quatre banques publiques. Dans ce cas, il faudra d’abord assainir les situations financières des banques à vendre. Le poids des dettes touristiques pour la STB ou celui des dettes agricoles et d’autres entreprises publiques comme les offices de l’huile ou des céréales, est si Lourd qu’il pourrait pousser l’État à vendre passif pour actif et n’y gagnera que des prunes.

Il semble pourtant admis, par le gouvernement Chahed, selon nos sources, de sortir du capital (pour ne pas utiliser le mot vendre qui fâcherait notamment l’UGTT) de deux des banques publiques dans un premier temps. Les fonds pourraient servir à renforcer la BFPME qui pourrait devenir le bras financier de l’Etat dans les régions où l’appui de l’Etat est fortement demandé et tout aussi fortement critiqué. A terme aussi, et si la pilule passait auprès de l’UGTT, même la 3ème pourrait être, entièrement ou partiellement, privatisée.

  • Bonne position sur les participations bancaires.

Le chef du gouvernement évoque ensuite, sans les nommer, le cas des banques mixtes ou anciennes banques de développement. « Il n’est plus possible que l’État continue d’avoir des participations dans plusieurs banques. En plus des 3 publiques, l’État est actionnaire dans d’autres petites banques qui ne peuvent, ni être rentables, ni même lui permettre de gérer ces banques. Nous avons donc décidé de revoir ces participations ». Ainsi tranche Youssef Chahed. La décision n’est pas nouvelle. Elle date de l’ancien régime, mais n’a jamais pu être concrétisée. Celles qui restent dont essentiellement la banque Stusid, la BTS et la BTEI et la dernière semble être la plus facile à vendre, l’offre des Emiratis étant déjà disponible sans qu’on en connaisse le prix. Il restera alors d’éviter l’erreur commise à la vente de la TQB aux Qataris de la QNB, en lui permettant de ne payer que le minimum d’impôt alors que la maison-mère est largement bénéficiaire. L’Etat serait ainsi doublement bénéficiaire. D’abord en se débarrassant des bras cassés et en récupérant ses billes, ensuite en rétablissant la justice fiscale dans les rangs des banques.

 

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2.5 milliards de dinars, c’est le montant du déficit des banques publiques en Tunisie. Des experts financiers affirment que le système bancaire tunisien est en crise, bien avant 2011, rapporte le quotidien Al Sarih, ce vendredi 9 septembre 2016.

De nombreux facteurs expliquent cette situation, notamment le fait que des crédits qui ont été octroyés au secteur du tourisme n’aient pas été encore remboursés, a ajouté la même source.

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Les trois banque publiques tunisiennes, STB, BNA et Banque de l’Habitat, restent depuis l’année dernière sans présidents de conseils d’administration. Comme pour les postes de directeurs généraux de ces 3 banques, une procédure de candidatures aux postes de présidents de conseil, avait été lancée depuis le mois de juillet 2015. De multiples candidats «indépendants», comme le voudrait la Banque mondiale qui avait piloté les projets de restructuration des banques publiques, ainsi que par le FMI ont été reçues par le ministère tunisien des Finances. Cela fait presqu’une année que les noms des nouveaux présidents des trois conseils d’administration sommeillent sur le bureau du chef du gouvernement qui n’arrive toujours pas à se décider sur les noms. Ces nominations conditionnent pourtant le mise en place par les trois banques, qui ont depuis quelques mois de nouveaux DG,  de leurs nouveaux business plans. Le Gouverneur de la BCT en avait fait l’insistante demande auprès de Habib Essid lors de leur dernière rencontre. Il attend toujours !

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Les Directions générales de nombre de banques privées ont sommé par courrier les chefs d’agences qui en relèvent et les hauts responsables

Les directeurs généraux des banques publiques seront désormais payés 20 mille dinars par mois contre 4,5 mille dinars à ce jour, a révélé le directeur exécutif de l’organisation I watch, à Africanmanager

Tout en rappelant que son organisation a été parmi celles et ceux qui ont demandé que soient augmentés les salaires des DG des banques publiques, il a estimé qu’une augmentation de cette ampleur n’était pas prévisible dans la conjoncture économique et financière qui est actuellement celle de la Tunisie, soulignant qu’il était attendu que cette hausse ne dépasserait pas les 8 mille dinars, soit 5 fois plus que ce qui était prévu.

Il a affirmé que le gouvernement n’était nullement tenu d’augmenter ces rémunérations eu égard au grand écart entre celles du secteur public et celles du secteur bancaire privé où les DG touchent 80 mille dinars par mois.

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